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19 octobre 2014 7 19 /10 /octobre /2014 08:30

Suite de l'intervention de Paul Quilès

 

lors de la Fête de la Rose de la Fédération de la Loire

 

 Saint-Etienne- 18 octobre 2014

 

Début de l’intervention: voir 

 

  « Une situation du monde très menaçante »

 

************************

      Dans ce climat, faire la fête aujourd’hui peut donc sembler étrange, d’autant plus que l’ambiance en France est au pessimisme : un pouvoir désavoué par les urnes, avec une victoire incontestable du populisme, une défiance à l’égard des partis politiques et de leurs leaders, des doutes sur l’Europe et sur sa capacité à répondre à la crise, une désespérance qui gagne du terrain dans de nombreuses couches de la société….

 

      Quant à la situation de la gauche, elle est mauvaise. La désunion conduit même parfois à des affrontements. La stratégie du rassemblement a été abandonnée, alors que nous savons qu’elle seule permet à la gauche de gagner.

 

      Et, pour couronner le tout, les socialistes doutent et expriment de plus en plus leur incompréhension.

 

      Je me souviens, comme beaucoup d’entre vous, d’une autre fête. C’était il y a 2 ans et demi, le 6 mai 2012. Ce fut un beau moment, qui m’a rappelé la soirée du 10 mai 1981, que j’avais organisée en tant que directeur de la campagne de François Mitterrand, place de la Bastille.

 

      Notre victoire, celle de François Hollande, n’était pas une simple victoire par défaut, liée au rejet de Sarkozy….qui essaie d’ailleurs de revenir, en faisant croire qu’il a changé. Il veut jouer « le retour de l’Ile d’Elbe », mais il n’ira même pas jusqu’à Waterloo !

 

      Cette victoire a été aussi et surtout le résultat d’un choix, celui d’une ligne politique, d’un programme approuvé par une majorité de Français. C’est pourquoi j’ai relu le discours du Bourget, et j’ai alors pensé à un autre beau discours, passé à l’Histoire, celui de Martin Luther King le 28 août 1963 sur les droits civiques des Noirs : « I have a dream » (je fais un rêve). C’était un peu la conclusion de François Hollande au Bourget, mais il s’agissait là de promesses, d’engagements d’un homme qui était candidat à exercer des fonctions exécutives.

 

      Certes, tout n’est pas réalisable d’un seul coup, surtout lorsqu’on hérite d’une situation dégradée et de la gestion calamiteuse du pays par les prédécesseurs. Mon expérience des cinq gouvernements auquel j’ai participé en tant que ministre de François Mitterrand me permet de comprendre les difficultés de l’exercice du pouvoir, parfois sous estimées.

 

      Je ne nie pas les aspects positifs de certaines décisions du gouvernement, que vient de décrire votre député, Régis Juanico. Je souhaite, comme vous, la réussite du quinquennat, mais cela ne doit pas nous empêcher de rappeler les engagements, de demander que le projet pour la France soit clairement défini, de souhaiter que l’on écoute les parlementaires.

 

      Cela ne doit pas nous empêcher non plus de vouloir qu’on ne désespère pas notre électorat, les couches populaires, par des déclarations intempestives (seuils sociaux, 35 heures, indemnisation du chômage, amour de l’entreprise et du « business »). Je vous avoue que je suis moi-même troublé quand j’entends le Premier ministre conservateur britannique, M. Cameron, dire son admiration pour la gestion du marché du travail par le gouvernement français !

 

      Mais, au-delà des discours, il y a la ligne économique suivie et là, c’est plus sérieux. Même le FMI reconnaît que la politique d’austérité préconisée par les dirigeants européens et acceptée par la France est vouée à l’échec. Il y a quelques jours, c’est le vice-président de la Commission des finances, économiste par ailleurs, le socialiste Pierre-Alain Muet, qui affirmait que « l’Europe s’est enfoncée dans la dépression à cause de politiques d’austérité complètement irréalistes » et qui dénonçait « le discours ridicule sur la modernité du socialisme, consistant à copier Blair et Schröder » et à faire un véritable grand écart, avec la fameuse « politique de l’offre », qui a enfoncé toute l’Europe.

 

      Il est urgent de redresser la barre. Même si c’est difficile, il est préférable de reconnaître ses erreurs et de changer le cours d’une politique qui pourrait conduire à une catastrophe dans deux ans et demi.

 

      Je veux parler du risque d’un retour de la droite, dont les leaders en compétition se livrent à une surenchère libérale, avec des propositions très proches dans leur objectif. Il s’agit tout simplement de remettre en cause notre modèle social. Ecoutez plutôt leurs propositions : la suppression de l’impôt sur la fortune, la fin des 35 heures, l’accroissement de l’âge de départ à la retraite, le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux, 100 à 150 milliards d’euros d’économies pour le prochain quinquennat, la remise en cause du statut de la fonction publique !

 

      Quand je dis qu’il y a un risque de catastrophe dans deux ans et demi, je veux aussi naturellement parler du danger du FN. La décrépitude de la droite et le désarroi de l’électorat de gauche, qui se réduit d’élection en élection, font le lit d’un parti qu’on aurait tort de caricaturer. Il ne faut bien sûr pas oublier le caractère plus que douteux de ses origines, mais il s’agit aujourd’hui d’un mouvement populiste qui a su se renouveler et qui utilise tous les moyens de l’action et du discours politique, qui reprend même les mots de la gauche et qui a organisé un vrai militantisme de terrain.

 

      Dans cette situation, le PS ne peut pas se contenter d’observer, de râler et d’attendre le prochain échec ! Le PS n’a pas non plus vocation à devenir un parti godillot, un outil de sélection des candidats, une chambre d’enregistrement, une agence de communication….C’est une erreur de procéder brutalement, avec des appels au silence dans les rangs, accompagnés du fameux slogan de Madame Thatcher « TINA » (il n’y a pas d’alternative). Ce n’est pas ainsi que fonctionne le Parti socialiste (cf. 1905, 1971), même si la redoutable logique des institutions de la Vème République a imprégné les esprits du monde politique français, jusqu’au PS.

 

      Depuis des années (14 ans, pour ce qui me concerne), nous sommes nombreux à demander que ces institutions évoluent vers un meilleur partage des pouvoirs et un meilleur équilibre institutionnel. Rien n’a été fait, bien au contraire (instauration du quinquennat et inversion du calendrier électoral), pour en finir avec un système de monarchie républicaine qui renvoie toute décision au sommet de la pyramide. On connaît les conséquences de ce détestable système: un Premier ministre qui « exécute » la politique définie par le Président, une majorité parlementaire contrainte, un parti majoritaire pétrifié, sans marge d’initiative, peu écouté et dont les militants qui restent finissent par s’interroger sur leur utilité. Il ne suffit pas de faire signe à des sympathisants tous les 5 ans lors de la désignation du candidat lors des primaires pour établir un lien avec un électorat désabusé, désorienté et qui croit de moins en moins à la parole des politiques.

 

      L’initiative prise par Jean Christophe Cambadélis de faire réfléchir aux grandes questions sociétales et politiques à l’occasion d’Etats Généraux, est intéressante. Pour ma part, j’ai assisté à des débats très utiles sur des questions sectorielles. Alors, inviter les militants à réfléchir et à échanger, pourquoi pas ? On l’a déjà fait en 1993 (Lyon), mais je constate que cela n’a pas empêché un cuisant échec aux élections européennes qui ont suivi et le désastre du 21 avril 2002.

 

      Depuis cette époque, nous avons réécrit en 2008 notre « déclaration de principes », qui décline nos valeurs, nos objectifs et constitue notre « carte d’identité ». Faut-il la réécrire à nouveau aujourd’hui ? Pas évident. Le débat entre nous est indispensable, mais les dizaines de questions qui sont posées à l’occasion de ces Etats Généraux ne peuvent pas évacuer les interrogations sur la politique actuellement suivie, sinon le risque est de s’éloigner un peu plus des préoccupations quotidiennes des Français et de leurs souffrances.

 

      Pour éviter cela, il faut naturellement un congrès (c’est prévu dans nos statuts….à mi-mandat présidentiel). Un congrès, ce n’est pas, comme j’ai entendu un responsable socialiste le dire, une perte de temps, où l’on discute du « sexe des anges ». C’est au contraire une occasion de parler en profondeur des attentes des Français et de définir avec clarté le cap susceptible de rendre au PS sa crédibilité.

      Le PS doit redevenir un parti militant, un parti qui lutte activement et, pour cela, il faut redonner du sens et du souffle au militantisme, par exemple :

  • en musclant la formation des militants ;
  • en renouant avec les intellectuels, pour mieux appréhender la domination culturelle de la droite sur la société ;
  • en restaurant l’ancrage social du PS, par un dialogue avec les syndicats, les mouvements sociaux, les associations ;
  • en stimulant les rencontres entre militants des formations de gauche et pas seulement entre responsables.

      Il faut du courage pour conduire ces tâches. Quoi de plus normal pour des socialistes que de chercher ce courage et de le trouver dans le souvenir de la pensée et de l’action de Jaurès, dont nous commémorons cette année le centenaire de la mort.

 

      Député pendant 14 ans dans la circonscription de Carmaux, organisateur de 2 grands spectacles (« Ils ont tué Jaurès » en 1994 et cette année « Jaurès, une voix pour la paix »), je suis passionné par la vie, l’œuvre et l’action de Jaurès.

 

      Ici, dans la Loire, je sais que le souvenir du lien avec le député de Carmaux est fort. On le retrouve dans le beau livre de Gérard Lindeperg. Jaurès est venu pour la première fois dans votre département en 1886 ; il avait 27 ans seulement, pas encore socialiste et déjà une bonne notoriété….et un bon coup de  fourchette dans les banquets ! Il est ensuite revenu à 10 reprises, jusqu’en 1909, pour assister des grévistes ou participer à des réunions socialistes : février 1893 (Rive de Giers), janvier 1900 (mineurs de saint Etienne), février 1904 (inauguration de la Bourse du travail de Saint Etienne).

 

      Ce courage dont nous avons besoin, Jaurès l’a admirablement défini dans le fameux « discours à la jeunesse » prononcé au lycée Lapérouse d’Albi le 30 juillet 1903. Je ne reprendrai pas les formules tellement citées et parfois même coupées de leur contexte que tout le monde connaît, mais je citerai plutôt cette exhortation aux jeunes lycéens de réfléchir à la fois à l’état du monde et à leur propre vie….que l’on pourrait prononcer presque à l’identique aujourd’hui :

 

« Le courage…..  ce n’est pas de maintenir sur le monde la sombre nuée de la Guerre, nuée terrible, mais dormante, dont on peut toujours se flatter qu’elle éclatera sur d’autres.

 Le courage, ce n’est pas de laisser aux mains de la force la solution des conflits que la raison peut résoudre ; car le courage est l’exaltation de l’homme, et ceci en est l’abdication.

Le courage pour vous tous, courage de toutes les heures, c’est de supporter sans fléchir les épreuves de tout ordre, physiques et morales, que prodigue la vie.

Le courage, c’est de ne pas livrer sa volonté au hasard des impressions et des forces ; c’est de garder dans les lassitudes inévitables l’habitude du travail et de l’action.

Le courage dans le désordre infini de la vie qui nous sollicite de toutes parts, c’est de choisir un métier et de le bien faire, quel qu’il soit ; c’est de ne pas se rebuter du détail minutieux ou monotone ; c’est de devenir, autant que l’on peut, un technicien accompli. (……)

Le courage, c’est d’être tout ensemble, et quel que soit le métier, un praticien et un philosophe. Le courage, c’est de comprendre sa propre vie, de la préciser, de l’approfondir, de l’établir et de la coordonner cependant à la vie générale. »

 

      Voilà pourquoi, comme nous y incitait François Mitterrand, « il faut toujours revenir à Jaurès », qui n’est pour nous, ni un prophète, ni un gourou. C’est un homme exceptionnel qui a marqué l’histoire de la gauche par sa pensée et par son action. Philosophe, humaniste, écrivain, journaliste, militant et dirigeant politique, élu, homme d’Etat, orateur hors pair, défenseur de la classe ouvrière (à l’époque il n’y avait ni congés, ni assurances, ni indemnité de licenciement, ni pension, la durée du travail était de 10 heures/jour dès l’âge de 10 ans), défenseur de l’homme (se souvenir de son combat pour Dreyfus ; après les hésitations du début, il réalise que c’est un combat de la gauche contre la droite, qui préfère l’injustice au désordre), de l’internationalisme, mais aussi de la France et de sa petite patrie (le Tarn).

 

      Par ses leçons -courage, volonté, respect des autres, hauteur de vue-, il reste un inspirateur, dont les valeurs se situent aux antipodes de celles d’un Sarkozy…..qui avait pourtant essayé de le récupérer en le citant 32 fois dans son discours de Toulouse (12 avril 2007) !

 

      Sa pensée ne se limitait pas au présent ; il jetait aussi des jalons. Les défis du monde auxquels Jaurès était confronté s’appelaient : la paix, l’unité de la gauche, la laïcité, la justice, les droits sociaux, les institutions de la République. Un siècle plus tard, les mêmes défis, sous d’autres formes, sont devant nous. Etre fidèle à Jaurès aujourd’hui, pour la gauche, c’est justement s’inspirer de son exemple dans au moins cinq domaines :

  1. la recherche de « l’arbitrage international » dans les conflits, pour éviter le fléau de la guerre, qui doit rester notre objectif en matière de politique internationale ;
  2. la lutte contre les inégalités et contre la précarité, que la crise déclenchée par les errements du capitalisme financier a accentuées (se rappeler de la phrase prémonitoire de Jaurès : « Trop souvent, le capitalisme a les pulsions précipitées de la folie »);
  3. les efforts pour faire progresser l’indispensable rassemblement de la gauche, déjà si difficile il y a un siècle, mais rendu possible par la volonté de Jaurès, qui nous a montré comment il fallait savoir aller au-delà des paroles et parfois même faire les compromis nécessaires dans l’intérêt de la gauche, ce qui est aujourd’hui plus nécessaire que jamais.
  4. le renforcement de la démocratie, affaiblie aujourd’hui par cette évolution des institutions vers une sorte de « monarchie républicaine », dont j’ai parlé. Jaurès proposait de remplacer le Sénat par une « Chambre du travail ». Il souhaitait une Assemblée nationale plus forte, pour équilibrer le pouvoir exécutif. Pour lui, la démocratie passait par un lien fort entre les élus, le peuple, les partis, les syndicats. Il refusait ce qu’il y a de trop convenu dans la démocratie parlementaire (les joutes oratoires, le compte rendu de mandat seulement tous les 5 ans…). Il disait que la démocratie devait se faire « au soleil », que ce qui compte, c’est de dire la vérité que l’on a en soi et que, pour que les hommes politiques soient respectés, il fallait qu’ils soient respectables. Vaste programme….
  5. la défense de la laïcité, plus que jamais nécessaire, dans notre monde où l’instrumentation des religions, avec ses conséquences sectaires et violentes, continue à embraser des sociétés tout entières. Pour Jaurès, la laïcité est un principe de vie en société dans une démocratie. La laïcité n’est pas la tolérance, car la liberté de conscience implique un respect égal et mutuel de toutes les personnes. Il considérait que la démocratie et la laïcité sont deux termes identiques, car la démocratie, qui signifie l’égalité des droits, fonde ses institutions et l’ensemble de son droit en dehors de tout système religieux.

 

      Le monde a changé depuis un siècle, mais dans le climat actuel de confusion, de doute et parfois de perte de repères, il est bon de revenir à Jaurès, dont la pensée, disait François Mitterrand, était «une espérance, jamais un système »

 

      Pour terminer, je citerai à nouveau Martin Luther King. Il avait raison de rêver.

      Je sais bien (et je vous l’ai dit) que le monde va mal, que les Français sont pessimistes, que l’Europe semble de plus en plus incapable de répondre à la crise, que les socialistes sont envahis par le doute, que le Front National gagne du terrain sur une droite en piteux état…mais aussi sur la gauche.

 

      Et pourtant, malgré ce constat et même à cause de ce constat, je rêve (« I have a dream ») :

  • que la France contribue activement à la paix, notamment au Moyen-Orient, sans se limiter à la participation à des opérations de guerre ;
  • que les grands débats ne sont pas évacués et que les citoyens peuvent y participer, que les droits du Parlement sont élargis ;
  • que des mesures fortes sont prises pour desserrer la contrainte que fait peser le monde de la finance « sur l’économie, la société et même nos vies » ;
  • que le pacte de stabilité européen est l’objet d’un moratoire, pour que la priorité ne soit pas accordée à la réduction des déficits ;
  • qu’il y a moins d’allègements de charges en faveur des entreprises, moins de coupes dans les dépenses et des baisses d’impôts supplémentaires pour les ménages ;
  • que l’Europe refuse les traités de libre-échange avec les Etats-Unis et le Canada, qui constituent des menaces pour les travailleurs et les industries de l’Union ;
  • que s’engage la grande réforme fiscale dont notre pays a besoin et une vraie réforme bancaire ;
  • que nos ministres ne sont pas applaudis seulement par les assemblées patronales ou quand ils rencontrent des dirigeants conservateurs étrangers ;
  • que le PS arrive à redonner du sens et du souffle au militantisme.

 

     Est-ce inutile de rêver ainsi ? Non. François Hollande lui-même a terminé son discours du Bourget (dont j’ai repris quelques passages dans les 9 rêves que je viens de faire devant vous) en citant Shakespeare : « Ils ont échoué parce qu’ils n’ont pas commencé par le rêve »

 

     Le rêve a un autre nom : l’espoir. Pour des militants socialistes, cet espoir passe par l’action et c’est à cela que je vous invite. Il n’est pas inutile de rappeler que le militant, étymologiquement, est un soldat (« miles » en latin).

 

      A vous donc de vous battre, l’espoir chevillé au corps. Agissez sur le terrain, dans vos associations, sur votre lieu de travail, auprès de vos élus. Croyez en vous, en votre force et vous convaincrez les Français, en dignes héritiers de Jean Jaurès.

"I have a dream" (Je fais un rêve)"I have a dream" (Je fais un rêve)

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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commentaires

Piednoël jean-michel 20/10/2014 23:16

50 ans après, mon rêve est toujours présent mais quelle difficulté à passer du rêve à une réalité qui aurait répondu à notre attente d' un état du monde, de l' Europe, de la France, compatible avec des idéaux où l' Homme, la planète terre seraient en harmonie.
La réflexion, la responsabilité et l' action doivent continuer de guider nos choix et les hommes d' Etat, comme vous le faites.

Villain Paul 19/10/2014 21:42

Je ne le fais jamais. Raison de plus, sans aucun doute, pour le faire cette fois : merci très sincèrement pour la clarté et la lucidité de votre pensée et de votre analyse. La lecture quasi quotidienne d'un certain nombre d'organes de presse et de commentateurs politiques me laisse trop souvent amer et sans perspectives, les articles que je lis manquant la plupart du temps de hauteur de vue, d'honnêteté intellectuelle et de rigueur, sans parler d'engagement tout court. J'en ressors le plus souvent avec une sorte de sentiment d'impuissance face aux atrocités et aux difficultés qui nous sont présentées. L'engagement local ne résout certainement pas tout, mais vous avez mille fois raison de souligner le fait que l'espoir passe par l'action. Elle présente, entre autres avantages, celui de consolider notre désir de vivre et notre habitation la plus humaine possible du monde.

hubert 19/10/2014 15:26

Toujours sur le metier ! resister et convaincre :tous les jours quoiqu il advienne !
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Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez