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21 novembre 2016 1 21 /11 /novembre /2016 11:41
Photo Reuters/Philippe Wojazer

Photo Reuters/Philippe Wojazer

     J’ai été surpris ce matin en consultant le tableau de bord de ce blog. Des centaines de lecteurs ont consulté hier mon texte du 22 août 2016 sur les primaires !

 

   Pensaient-ils trouver le résultat de la confrontation à droite ? Souhaitaient-ils avoir des informations (ou des indiscrétions) sur la prochaine confrontation à gauche ?

 

   Ils ont dû être bien déçus, en constatant qu'il s'agissait d'une critique des primaires. Les commentaires que j’entends depuis hier soir (qui viennent contredire ce que les mêmes disaient il y a quelques jours !), ne me feront pas changer d’avis. Je pense, plus que jamais, que cette mécanique, inspirée de la tradition politique américaine….dont on a pu apprécier voici peu les brillantes conséquences, n’enrichit pas la démocratie, bien au contraire.

 

     Plutôt que de me répéter, je préfère redonner le début de mon texte du 22 août 2016 ( « A quoi donc servent les primaires ? »)

 

***************************


     « Les partis de gauche qui ont appelé les électeurs à voter pour François Hollande le 6 mai 2012 le savent bien : compte tenu du climat politique, de la situation économique et sociale et du faible niveau de popularité des candidats potentiels, notamment du Président de la République, la division des candidatures de gauche au premier tour de la présidentielle de 2017 conduirait certainement à un affrontement droite/extrême droite au second tour.

 

      Devant cette perspective peu encourageante et encore plus dangereuse que lors de l’élection de 2002, où le Front national n’était pas aussi puissant qu’aujourd’hui, les partis et leaders de gauche s’efforcent de convaincre que la multiplication des primaires (socialiste, écologiste,…) et des candidatures contribuera à renforcer les chances de la gauche d’accéder au second tour.

 

     Etrange raisonnement, qui tient presque du déni ! Il est facile de comprendre en effet que la concurrence des candidats à ces primaires, dans une atmosphère mêlant les considérations de nature narcissique et la langue de bois, va se traduire par des surenchères qui rendront ridicules et peu crédibles les inévitables ralliements qui interviendront après ces combats de gladiateurs.

 

      Chacun voit bien que la multiplication des candidatures aux primaires  -à gauche comme à droite-, ne provient pas seulement du besoin évident de satisfaction égotique des postulants (qui ne croient pas un instant à leur chance). Elle a aussi son origine dans le calcul des candidats, qui aspirent à se trouver en bonne place pour négocier avec le vainqueur une position de pouvoir ou pour participer à la redistribution des responsabilités politiques après les élections de 2017, puisque, quel que soit le cas de figure, la question du devenir des forces politiques actuelles se posera.

 

      Ces préoccupations, malgré le langage fleuri qui habille les discours, sont peu susceptibles de redonner le goût de la politique à des électeurs inquiets et déçus. Pour ma part, je trouve dans cette ambiance délétère la confirmation de mon analyse du principe des primaires, que j’ai formulée à de nombreuses reprises depuis longtemps et des conséquences néfastes que cette compétition entretient.

 

     Pendant ce temps, une question majeure de la vie publique française est totalement occultée : celle du dysfonctionnement des institutions qui fondent notre démocratie. En l’absence d’actes, les promesses incantatoires de réformes, qui n’ont pas manqué depuis des années, ne convainquent plus personne. Et pourtant, il est essentiel de  revenir sur la réforme de 2001 et de procéder à l'élection des députés avant l'élection présidentielle, afin de centrer le débat non plus sur les rivalités de personnes, mais sur une vision politique de l'avenir de la France. »

 

Lire l’ensemble de mon texte du 22 août 2016

 

« A quoi donc servent les primaires ? »

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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commentaires

blase francine 23/11/2016 10:39

mais le programme politique , la vision politique des candidats à la primaire de droite sont énoncés et parfaitement clairs .Il est vrai que ce sont des électeurs de droite qui choisissent celui qu'ils estiment avoir le plus de chance de gagner car la vision politique de tous les candidats est la même.

N.L. Taram 23/11/2016 20:05

Bonjour Francine. Cela pourrait être le choix des électeurs de droite si ces primaires étaient réservées aux adhérents des partis de droite, ce qui n'est pas le cas. Il se pourrait qu'il y ait des surprises dimanche prochain >>> https://jeanlescop.wordpress.com/2016/11/22/fillon-number-one/

N.L. Taram 21/11/2016 21:36

Entièrement d'accord avec vous. Inutiles ces élections non officielles, mal organisées (je parle pour la Polynésie) qui trompent les électeurs et favorisent les dissensions. Concernant la reforme de 2001 et, en particulier, l'élection présidentielle, c'est antidémocratique. J'en finis par regretter la 4ème république...

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- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
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