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Le blog de Paul Quilès

Réflexions et informations sur la paix et le désarmement nucléaire, sur la démocratie et sur l'actualité politique.

RÉVÉLER ENCORE ET TOUJOURS LA VÉRITÉ SUR HIROSHIMA

Publié le 8 Août 2019 par Paul Quilès in Désarmement nucléaire

RÉVÉLER ENCORE ET TOUJOURS LA VÉRITÉ SUR HIROSHIMA

Ce texte de Francis Wurtz, publié dans l'Humanité-Dimanche, rappelle des vérités, longtemps occultées et qu'on ne doit pas oublier.

 

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"Merci à ARTE pour la rediffusion, à l'occasion du 74ème anniversaire de l'apocalypse d'Hiroshima, de l'excellent documentaire de Lucy van Beek sur "la véritable histoire" de la première bombe atomique. Cette vérité, qui, trois générations après les faits, a toujours tant de mal à s'imposer, tient en une phrase :  la terrible décision du Président des Etats-Unis, Harry Truman, ne fut pas "un mal nécessaire pour faire plier le Japon" -thèse vendue sans relâche à l'opinion publique internationale- mais un acte délibéré visant à prouver au monde, et d'abord à l'Union soviétique, la suprématie absolue de l'Amérique.

 

En mettant ainsi, de la façon la plus spectaculaire et la plus barbare, un terme à l'ère de la "Grande Alliance" qui a vaincu le nazisme, le choix de larguer la bombe sur Hiroshima puis Nagasaki constitua -au prix de 250 000 morts et de l’enfer pour des millions de Japonais- le premier acte de la "guerre froide" avec le futur second géant de l’ère nucléaire .

 

Cette vérité historique est essentielle. En effet, s'il est clairement reconnu que le Japon était défait AVANT le 6 août 1945, et condamné à une capitulation imminente SANS la "peste atomique" (Willfried Burchett) ; s’il est admis que l'Empereur Hirohito cherchait, AVANT la bombe, à négocier la reddition de son pays; s’il est établi que l'intervention des troupes soviétiques en Mandchourie contre les troupes japonaises -demandée par le prédécesseur du Président Truman, Franklin Roosevelt, à Yalta, « dans les trois mois qui suivront la défaite de l’Allemagne »-  était finalement prévue...le 8 août 1945, etc..., alors le recours à la terreur nucléaire par les Etats-Unis apparaît pour ce qu'il est : un crime d'une gravité extrême sans aucune circonstance atténuante.

 

Il est d’autant plus pertinent de rappeler aujourd’hui cette responsabilité historique des Etats-Unis que l’actuel Président nord-américain vient de relancer la course aux armements nucléaires en retirant son pays du Traité INF (démantèlement de toute une catégorie de missiles pouvant emporter des charges nucléaires)  signé en 1987 entre les Présidents Reagan et Gorbatchev .

 

C’est dire si le combat pour l’abolition de l’arme atomique reste d’une actualité cruciale ! Tandis que 9 pays (sur 192 membres des Nations-Unies) possèdent 17 000 armes nucléaires, 122 autres se sont prononcés pour leur interdiction en adoptant en 2017, à l’ONU, un traité en ce sens . C’est l’occasion de réitérer un hommage mérité à la campagne de la coalition d’ONG, ICAN, lauréate du Prix Nobel de la Paix pour avoir permis ce notable succès ! Saluons également, dans notre propre pays, directement concerné, la persévérance et le courage politique de personnalités ayant exercé des responsabilités touchant à ces armes -tel l’ancien ministre de la défense, Paul Quilès- et militant désormais activement pour l’élimination complète de ces arsenaux, en bravant toutes les pressions que l’on imagine.

 

L’abrogation de l’arme nucléaire s’inscrit dans le registre des grands progrès de civilisation : symptomatique est le fait qu’un  pays comme l’Afrique du sud a renoncé à l’arme nucléaire en 1994, en même temps que le pays se libérait de l’apartheid.

 

L’Histoire retiendra le nom du premier des neuf pays possédant aujourd’hui la bombe qui engagera concrètement le processus permettant d’en finir avec cette hideuse et dangereuse survivance de temps révolus. Ce serait l’honneur ineffaçable de la France de se faire la pionnière d’une nouvelle ère de sécurité collective mondiale."

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C
Merci, Paul pour ce rappel.
...qui ne doit rien au hasard et nous contraint à comparer la situation d'alors à celle d'aujourd'hui.
Dans les deux cas, nos "partenaires" US doivent affirmer leur force et leur supériorité. Certes contre un pouvoir russe, aujourd'hui renaissant, mais pas du tout contre feu les puissances du XIX siècle.
D'une part sont apparues la Chine et l'Inde dotées d'états aux moyens respectables, de l'autre, personne ne peut ni n'ose spéculer sur les réactions des milliards d'êtres humains vivant tant bien que mal - ou vice et versa - dans le cadre de plus d'une centaine d'états et de nations sur 4 continents.
Ces deux derniers facteurs sont propres a inquiéter une "superpuissance" américaine dont les dizaines d'interventions armées n'ont pu assurer la tranquillité et des revenus suffisants.
Dès l'élection de Trump, j'ai été chercher sur Amazon les 6 bouquin US qui traitaient des relations Chine-USA, depuis l'ère Kissinger; vu par le vrai deep-state et pas par les faux-nez "démocrates", Sorosistes, "guerredescivilisa-sionistes", etc.
A ce niveau, on sait et doit parler clair et pas pour plaire. On a nommé les points faibles US, la croissance du concurrent chinois dans tous les domaines...la seule surprise est la reconstruction de la Russie, de ses alliances, de ses capacités techno-scientifiques et d'exportateur important d'hydro-carbures et de minéraux. Pas étonnant que Trump exige alors de ses "alliés" un suivisme total en politique étrangère, minière et technologique, y compris sous la casaque de l'UE. Il y a la descente aux enfers de Alstom...de notre filière nucléaire, d'une politique de défense et de sécurité indépendante, etc...inventaire a compléter. A ta disposition!
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P
Merci pour ces éléments, qui complètent bien l'analyse de Moniz et Nunn dans la description de ce qu'ils appellent un "scénario catastrophe": http://paul.quiles.over-blog.com/2019/09/un-scenario-catastrophe.html
J
En ces temps troublés et plein de menaces, il était indispensable de se souvenir. Le documentaire sur "la véritable histoire" y aide. Merci Paul pour ce rappel. Jean
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