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Le blog de Paul Quilès

Réflexions et informations sur la paix et le désarmement nucléaire, sur la démocratie et sur l'actualité politique.

Les effets du changement climatique s'annoncent cataclysmiques à court terme

Publié le 23 Juin 2021 par Paul Quilès in Energie et environnement

Les effets du changement climatique s'annoncent cataclysmiques à court terme

Je vous recommande vivement la lecture de cet excellent texte des Echos (avec l'AFP)qui alerte sur les effets du changement climatique.

 

Extraits

"Un projet de rapport du GIEC annonce pour 2050, voire avant, des effets dévastateurs du dérèglement climatique pour la Terre et l'humanité. Même la limitation du réchauffement global à +1,5 °C, fixée comme objectif, aura des conséquences dramatiques pour de nombreuses populations.

Le dernier rapport du GIEC, publié en 2014, était déjà particulièrement alarmant. Mais ce n'est rien à côté du dernier projet de rapport des experts du climat de l'ONU. Selon eux, quel que soit le rythme de réduction des émissions de gaz à effet de serre, les conséquences dévastatrices du réchauffement sur la nature et l'humanité qui en dépend vont s'accélérer et devenir douloureusement palpables bien avant 2050. « La vie sur Terre peut se remettre d'un changement climatique majeur en évoluant vers de nouvelles espèces et en créant de nouveaux écosystèmes. L'humanité ne le peut pas », note ainsi le résumé technique de 137 pages, que l'AFP a pu consulter.

Le projet de rapport rédigé par des centaines de scientifiques rattachés au Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) oscille entre un ton apocalyptique et l'espoir offert aux humains de changer leur destin par des mesures immédiates et drastiques. Parmi ses conclusions les plus importantes, figure un abaissement du seuil au-delà duquel le réchauffement peut être considéré comme acceptable.

Le pire est à venir 

Avec l'Accord de Paris en 2015, le monde s'est engagé à limiter le réchauffement à +2 °C par rapport à l'ère préindustrielle, si possible +1,5 °C. Désormais, le Giec estime que dépasser +1,5 °C pourrait déjà entraîner « progressivement des conséquences graves, pendant des siècles, et parfois irréversibles ».

Selon l'Organisation météorologique mondiale, la probabilité que ce seuil de +1,5 °C sur une année soit dépassé dès 2025 atteint déjà 40 %. « Le pire est à venir, avec des implications sur la vie de nos enfants et nos petits-enfants bien plus que sur la nôtre », martèle le GIEC, alors que la prise de conscience sur la crise climatique n'a jamais été aussi étendue.

Des changements déjà irréversibles

Le climat a déjà changé. Alors que la hausse des températures moyennes depuis le milieu du XIXe siècle atteint 1,1 °C, les effets sont déjà graves et seront de plus en plus violents, même si les émissions de CO2 sont freinées. Et les êtres vivants - humains ou non - les moins à blâmer pour ces émissions sont, ironiquement, ceux qui en souffriront le plus.

Pour certains animaux et variétés de plantes, il est peut-être même déjà trop tard. « Même à +1,5 °C, les conditions de vie vont changer au-delà de la capacité de certains organismes à s'adapter », souligne le rapport. Il cite notamment les récifs coralliens , dont un demi-milliard de personnes dépendent.

Parmi les espèces en sursis figurent les animaux de l'Arctique, territoire qui se réchauffe trois fois plus vite que la moyenne. Sur place, des modes de vie ancestraux, de peuples vivant en lien étroit avec la glace pourraient aussi disparaître.   

(....)

Une note d'espoir

En dépit de ses conclusions alarmantes, le rapport offre ainsi une note d'espoir. L'humanité peut encore orienter sa destinée vers un avenir meilleur en prenant aujourd'hui des mesures fortes pour freiner l'emballement de la deuxième moitié du siècle. « Nous avons besoin d'une transformation radicale des processus et des comportements à tous les niveaux : individus, communautés, entreprises, institutions et gouvernement », plaide le rapport. « Nous devons redéfinir notre mode de vie et de consommation ».

Le rapport d'évaluation complet de 4.000 pages a pour vocation d'éclairer les décisions politiques. Même si ses principales conclusions ne changeront pas, il ne sera officiellement publié qu'en février 2022, après son approbation par consensus par les 195 Etats membres. Trop tard, toutefois, pour les cruciales réunions internationales sur le climat et la biodiversité prévues fin 2021, notent certains scientifiques."

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