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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:16

     Alors que reviennent en ce moment les souvenirs de celles et ceux qui ont vécu de près la victoire historique de la gauche en 1981, j'ai pensé utile de publier le texte que m'a adressé un militant qui n'était pas né à cette époque.

     Je trouve ses réflexions intéressantes et souvent pertinentes.

                                                       

                                     *************

    « Je suis né en 1982. Je n’ai donc pas participé à la victoire de François Mitterrand. J’ai néanmoins vécu sous sa présidence et j’ai été particulièrement ému à son décès qui fut commémoré dans les écoles de la République conformément au souhait de Jacques Chirac alors Président de la République.

    La victoire de 1981 a été un choc, à la fois pour les partisans de François Mitterrand, qui ont vécu l’arrivée à la plus haute fonction de l’Etat d’un socialiste, mais également aussi pour ses opposants, qui ont imaginé voir les chars soviétiques arriver sur Paris !

    François Mitterrand a su, malgré sa complexité, ou grâce à sa complexité, être la catalyseur de la Gauche, du Parti Communiste au Mouvement des Radicaux de Gauche, la candidature de Michel Crépeau (MRG) n’ayant été qu’une simple déclaration d’intention malgré toute sa qualité. Le rassemblement fut long à se dessiner. Laborieux dans le plein sens du terme. Le Programme commun de la Gauche en 1972, constamment revu et corrigé en vue de la présidentielle de 1981, fut l’acte fondateur d’un indicible espoir.

    Le premier septennat de François Mitterrand restera marqué du sceau des nationalisations, de l’abolition de la peine de mort, de la retraite à 60 ans, de la création des ZEP, d’une politique culturelle d’envergure....

 

    Quel bilan tirer de la longue présidence de François Mitterrand ?

   Il fut un Président dont l’action gouvernementale comporte un grand nombre d’avancées sociales et sociétales. Il fut également un fin politique et un humaniste respectueux de la République et de ses institutions. Les historiens semblent aujourd’hui juger son action de façon positive et même ses adversaires d’hier louent aujourd’hui ses qualités d’Homme d’Etat.

    D’un point de vue personnel, il fut un être complexe et contradictoire. Il fut également et surtout un rassembleur, capable de s’allier aux communistes et aux sociaux-libéraux. Beaucoup ont bâti sa légende, beaucoup ont tenté de se l’approprier, peu ont été véritablement critique, comme Jean-Pierre Chevènement dans son dernier livre, « La France est-elle finie ? ». Certes, on peut émettre de justes critiques sur le tournant libéral de 1983, sur la construction européenne. Tout ne fut pas réussi mais beaucoup fut tenté et nombre d’avancées sociales furent mises en œuvre durant ses deux septennats. Ce fut avant tout la première fois de l’histoire de la Vème République que la Gauche était au pouvoir.

    Une Gauche plurielle et unie avant l’heure, ainsi que nous l’espérons pour 2012 ; formons ce vœu ».

 

                  Yannick Boutot, militant socialiste

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Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
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- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez