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Le blog de Paul Quilès

Réflexions et informations sur la paix et le désarmement nucléaire, sur la démocratie et sur l'actualité politique.

L'intervention en Libye est-elle justifiée?

Publié le 27 Mars 2011 par Paul Quilès in International et défense

 

LibyePour lire le débat entre

Paul Quilès et Jacques Fath,

responsable des relations

internationales du PCF,

publié par l'Humanité,

cliquer ici

 

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V
<br /> POINT DE VUE :<br /> Arming Libya's rebels: A cautionary tale<br /> By Jonathan Marcus BBC diplomatic correspondent<br /> <br /> As the fortunes of the Libyan opposition forces rise and fall, there is a growing concern within the coalition that its air power may not be enough to prevent the rebels' defeat, raising the<br /> spectre of atrocities threatened by Col Gaddafi.<br /> <br /> Given the clear disparity of military power between the two sides, there is already talk by some coalition countries of effectively setting aside the apparent restrictions of the UN arms embargo on<br /> Libya, to arm and train the rebel fighters.<br /> <br /> Of course, we have been here before and the lessons of the past present a cautionary tale. In Bosnia during the early 1990s, Muslim forces were totally outgunned by the Serbs. The UN arms embargo<br /> simply served to freeze this disparity.<br /> <br /> After President Bill Clinton took office in Washington, there was a growing debate both inside and outside the administration for a dynamic new approach to the Bosnian crisis. It came down to four<br /> words: "lift", "arm", "train" and "strike".<br /> Sound familiar?<br /> <br /> The idea was to lift the arms embargo, arm and train the Muslim forces, and while this was being done strike with US air power to keep the Serbian forces at bay.<br /> Continue reading the main story<br /> “Start Quote<br /> <br /> This again all heads in the direction of boots on the ground”<br /> <br /> In the event, this policy was never implemented. Nonetheless Nato became increasingly drawn into the conflict first through the use of air power implementing a no-fly zone. (Does this sound<br /> familiar?)<br /> <br /> This turned into a fully fledged air campaign against Bosnian Serb targets. A subsequent peace agreement was maintained by some 60,000 Nato troops on the ground.<br /> <br /> Afghanistan provides an even more cautionary tale. During the early 1980s, the US boosted its funding to anti-Soviet Afghan rebels. Much of the money to buy arms was funnelled to the Afghan<br /> fighters via Pakistan.<br /> <br /> Money and equipment went inevitably to hardline Islamist groups which were in the vanguard of the fighting and on whom Pakistan relied to further its own strategic goals in the region.<br /> Crucial questions<br /> <br /> This US policy returned to haunt future administrations. Once the Soviets had left Afghanistan many of the groups that had been armed with US money shifted their horizons toward global jihad and<br /> this placed the US firmly in their sights.<br /> Rebel with gun and sheep in a pickup The rebels drew back on Tuesday in the face of Col Gaddafi's better armed forces<br /> <br /> No wonder then that the comments from the US Supreme Allied Commander in Europe, Adm James Stavridis, that US intelligence had shown what he called "flickers of potential al-Qaeda" amongst the<br /> ragtag rebel forces is causing some alarm.<br /> <br /> But beyond all these political questions about the wisdom of arming the Libyan opposition fighters, there are crucial practical questions as well.<br /> <br /> Time may not be on the rebel forces' side. Equipment, even relatively simple equipment like light anti-armour weapons for example, requires a degree of proficiency to have any real impact on the<br /> battlefield.<br /> <br /> Beyond equipment it may be organisationally where the rebel forces are weakest. Many of them are little more than armed civilians.<br /> Sign of a wobble<br /> <br /> True, they appear to have some tanks and missile launchers operated by defectors from the government forces. But tying all of this together into a functioning military capability is the work of<br /> months not weeks.<br /> <br /> If there were to be sufficient time, where might the training take place and who might be best to provide it? Might it require foreign expertise and trainers?<br /> <br /> This is the sort of job that US Special Forces have taken on in many places - but this again all heads in the direction of boots on the ground.<br /> <br /> The fact that this debate about arming and training the opposition has started at all is a sure sign of a wobble in the coalition camp; a fear that the defeat of Col Gaddafi's forces may not be<br /> inevitable even with the huge dose of coalition air power that's been applied.<br /> <br /> If rebel reverses continue, the debate will only grow louder.<br /> <br /> <br />
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V
<br /> Jacques Fath dit qu'"on aurait pu donner des armes aux insurgés, au besoin leur envoyer des instructeurs des pays arabes". Le New York Times a laissé filtrer, il y a plusieurs semaines déjà, que<br /> les USA avait demandé à l'Arabie Séoudite voisine de faire parvenir des armes US aux rebelles. Qu'a fait l'Arabie ? Mystère. On a vu aussi que Clinton s'était rendue au Caire. Or, dans les jours<br /> qui ont suivi, certains insurgés ont dit avoir reçu des armes légères en provenance de ce pays. Vrai ? Faux ? Et faut-il rappeler que l'ambryon de ce qui est devenu le Conseil National Provisoire<br /> s'est dit, pendant des semaines, opposé à toute présence étrangère précisant que cela incluait celle des arabes des pays voisins ? Les insurgés, eux-mêmes, interwievés par plusieurs media présents<br /> à l'époque ont clairement dit qu'ils voulaient s'en sortir seuls. Tout le monde a réagi trop tard : la communauté internationale mais aussi les insurgés. Sans doute parce que tout le monde pensait<br /> que ce serait plus facile de faire dégager Kadhafi. La zone d'exclusion aérienne a permis de sauver des vies humaines et de détruire 25 % des forces kadhafistes ce qui n'est pas neutre mais reste<br /> insuffisant.<br /> <br /> Il dit : "Je crains que nous ne soyons dans la même forme de logique qu’en Irak ou en Afghanistan". Depuis les années Bush, les opinions publiques, dans leur ensemble, ne sont pas convaincues des<br /> résultats des 2 guerres en question considérées comme des enlisements (75 % des américains, pour ne citer qu'eux, se sont déclarés opposés à une implication des USA en Libye). De plus, la crise<br /> économique a entraîné une paupérisation de la classe moyenne et un endettement colossal de l'état américain (qui aurait déjà dépensé 550 millions de dollars dans le conflit libyen). Obama, critiqué<br /> par le Congrès qui considère que le président américain aurait dû lui soumettre le projet d'intervention américaine en Libye, n'a pas eu d'autre choix que de passer le "bébé" à l'OTAN. Qui a<br /> actuellement les moyens d'aller se battre sur le sol libyen ? Personne.<br /> <br /> Il dit aussi : "Il y a toujours deux poids, deux mesures, parce que ce que l’on prétend faire aujourd’hui en Libye, on ne l’a jamais seulement envisagé pour le peuple palestinien… ni pour Bahreïn,<br /> ou le Yémen". C'est vrai, il y a 2 poids, 2 mesures et c'est injuste. Mais abandonner l'insurrection libyenne à AL QUAIDA (via sa filiale AQMI) qui n'attend que ça puisqu'elle s'est déjà portée au<br /> secours des insurgés qui n'ont pas le choix de refuser, serait non seulement une injustice de plus mais une erreur stratégique : on ne peut pas se permettre d'avoir, aux portes de l'Europe, une<br /> présence terroriste ou un état infiltré par des terroristes capables d'envoyer des missiles sur le sol de l'UE et/ou de renouer avec les attentats de l'époque du FIS pendant la guerre civile<br /> algérienne. Quelles que soient les critiques justifiées que l'on ait au sujet de la gestion de nos relations avec Israël, le Barheïn ou le Yémen, ils représentent des états sur lesquels il est<br /> possible d'exercer des pressions. Pas AL QUAIDA qui n'a de patrie que l'absence d'état précisément.<br /> <br /> Et il dit : "les puissances émergentes, les « Bric» – Brésil, Russie, Inde et Chine – ont émis des réserves, ainsi que l’Allemagne". C'est vrai : l'Allemagne, pacifiste pour les raisons que l'on<br /> sait, préconise un compromis avec Kadhafi, à savoir la partition de la Libye (la 1/2 ouest pour Tripoli, la 1/2 est pour Benghazi). C'est sans doute ce qu'espère Kadhafi qui, paranoïaque à<br /> l'extrême, n'acceptera jamais l'exil. Et dans ce cas, que vont devenir les villes qui seront du mauvais côté ? Je doute qu'elles considèrent la position allemande tellement sage, tellement<br /> équitable vis-à-vis d'elles... Quant à la Russie qui, comme la Chine, oppose toujours son veto, par principe, le fait qu'elle ait émis des réserves n'est peut-être pas étranger à une négociation<br /> menée entre russes et américains quelques jours auparavant. Mais peut-être aussi que, comme l'avait écrit Pascal Boniface, il y a plusieurs semaines, lorsque les états sont menacés d'éclatement, la<br /> Chine et la Russie n'exercent pas leur droit de veto. En ce qui concerne le Brésil et l'Inde, ils ont peut-être une façon différente des vieilles démocraties d'appréhender la gestion des conflits<br /> (ne constate-t-on pas la même attitude chez les pays qui ont rejoint récemment l'UE ?) et force est de constater que la Libye se trouve particulièrement loin de chez eux...<br /> <br /> <br />
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