Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 18:23
     Avec Marie-Noëlle Lienemann, j'ai adressé à Martine Aubry la lettre ci-après, pour lui rappeler les engagements pris par la direction nationale du PS devant les militants le 3 juillet 2010;
      Ayant été tous les deux à l'origine de cette initiative lors de cette Convention sur la rénovation et les primaires, nous lui demandons:

- de faire connaître où en sont les contacts avec les partenaires du PS pour "élaborer une plate-forme commune";

- de réaffirmer avec force cette démarche unitaire.

    En effet, nous estimons qu'il s'agit là de la seule urgence de la période. Nous espérons que l’affirmation de cette démarche unitaire, comme le travail sur des propositions programmatiques mobilisatrices et réalistes prendront le pas sur les positionnements personnels qui affaiblissent actuellement le PS et la gauche.

--------------------------

                                                                                                               

             Chère Martine,

 

            Lors de la commission des résolutions de la Convention nationale du 3 juillet 2010, nous avions proposé un amendement important au texte sur les primaires. Celui-ci, voté majoritairement dans plusieurs fédérations, stipulait notamment qu’un  mandat serait donné à la direction nationale du PS « pour prendre les contacts nécessaires avec nos partenaires, dans le but d'élaborer une plate-forme commune et d'engager des discussions afin d'évaluer la possibilité d'une candidature de rassemblement désignée par les primaires ».

 

            L’amendement, présenté par François Lamy à la fin de la Convention, a été intégré dans le texte final, voté à la quasi-unanimité par les délégués.

 

            L’observation des évènements qui émaillent actuellement la vie du PS nous amène à penser que ce mandat donné à la direction nationale du parti est passé au second rang des préoccupations. La conséquence dangereuse de cette absence de visibilité du choix stratégique voulu par la Convention est qu’elle laisse libre cours à un autre scénario, dans lequel l’affrontement public des ambitions personnelles prend le pas sur l’affirmation d’une alternative politique collective.

 

            Nous aimerions savoir où en sont concrètement les contacts avec nos partenaires  « dans le but d'élaborer une plate-forme commune et d'engager des discussions afin d'évaluer la possibilité d'une candidature de rassemblement désignée par les primaires ». Nous te demandons de réaffirmer avec force cette démarche unitaire, validée par les militants, qui est la seule susceptible de rendre à la gauche sa crédibilité et de conduire à la victoire. Tu avais toi-même évoqué le projet de construire une « maison commune » de la gauche et des écologistes. Il ne peut prendre corps qu’autour d’une perspective programmatique commune et le temps est désormais compté.

 

           Alors que l’espoir d’une alternative portée par la gauche se fait fortement sentir dans le pays, il serait grave de ne pas répondre à l’attente de nos concitoyens, en laissant se développer un climat si peu propice à l’indispensable mobilisation de la gauche.

 

 

      Dans l’attente de ta réponse, bien cordialement.   

 
          Paul Quilès        Marie-Noëlle Lienemann    

Partager cet article

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Primaires
commenter cet article

commentaires

PEREZ Pierre 06/12/2010 09:03


La lettre de Paul Quiles et de Marie Noëlle Lieneman à la
Secrétaire du PS est empreinte d'honnête intellectuelle ,
de fidélité à des idées et d'un réalisme incontestable .
Seront-ils entendus ? Dans la cas contraire nous allons
directement,vers un second tour disputé par deux candidats
de droite . Il serait scandaleux de connaitre à nouveau ce
triste scénario . La France mérite mieux que cette médiocrité . Les ambitions personnelles ,à ce niveau ,basta!...


Lefèvre 05/12/2010 12:49


Il faudrait lire Julliard "L'oeuf et la poule"
La gauche doit-elle choisir d'abord son candidat ou son programme ? Faux problème !
Comment faire ? Oui, comment doit procéder un Parti socialiste que son écrasante victoire aux régionales a plongé dans le temps des difficultés, voire des tempêtes ? Lui faut-il désigner, toutes
affaires cessantes, un candidat à la présidentielle de 2012 et le doter ensuite d'un programme, ou faire l'inverse ? Programme d'abord ! répondent les gens sérieux. Mais les gens sérieux, quand ils
sont myopes, sont sérieusement myopes...
Vous connaissez l'histoire : est-ce la poule qui est sortie de l'oeuf ou l'oeuf qui est sorti de la poule ? Depuis le commencement du monde, l'humanité se pose la question. Je suis en mesure de
vous donner la réponse : Dieu les a créés en même temps, d'un même coup de baguette magique.
Le Parti socialiste ferait bien d'imiter la sagesse divine. Pourquoi ? Parce que le principe de l'élection présidentielle nous a définitivement fait sortir de ce que j'appellerai la politique
newtonienne, fondée sur un enchaînement de causes et d'effets : le parti / le programme / le candidat / l'élection / l'application du programme.
En vérité, les choses ne se passent jamais ainsi. Il y a d'abord les aléas de la conjoncture. En 2007, quand il menait une campagne résolument libérale, Sarkozy pouvait-il savoir que, moins de deux
ans plus tard, la crise financière et économique allait faire de lui un partisan de l'intervention de l'Etat et d'une forme de protectionnisme écologique ? Il y a ensuite l'équation propre de
l'élu. Quel que soit le régime politique, celui-ci ne vaut qu'autant que les dirigeants sont capables de le traduire. Il y a des dictatures molles. Il y a des démocraties énergiques, voire
autoritaires.
L'élection présidentielle est bel et bien un pacte de confiance, intuitu personae, entre une personnalité et la nation. Les électeurs votent conjointement pour un individu et pour la ligne
politique qu'il incarne. C'est un tout indissociable. Comment donc imaginer que cette ligne politique puisse être élaborée en dehors de lui, ès qualités ? Du reste, François Mitterrand en était
convaincu, qui se réservait toujours de sélectionner dans le programme du PS ce qui lui paraissait conforme à sa propre vision.
L'élaboration d'un programme haut-le-pied comporte en outre un danger majeur. C'est d'en faire une addition de mesures catégorielles, marquées par le clientélisme, en dehors de toute cohérence
économique et de toute responsabilité financière. Pour un peu que ce programme soit négocié entre partis, l'escalade n'a plus de limites et aboutit à un monstre non viable, comme feu le Programme
commun de 1972.
Certes, il est bon que les experts préparent des projets particuliers. Il est bon qu'un parti politique destiné à participer au gouvernement de la France s'interroge sur ses priorités. Mais le
candidat - ou la candidate - présenté par le Parti socialiste, s'il était élu, ne serait pas l'élu du Parti socialiste. Il serait l'élu de toute la nation ; c'est envers elle qu'il serait comptable
de ses actes.
Au-delà des mesures particulières, le président élu en 2012 devra conjuguer une demande de justice sociale et d'égalité, qui ne cesse de monter, avec l'exigence de rigueur qu'impose le niveau du
déficit et de la dette. La France n'est pas totalement à l'abri d'une mésaventure à la grecque, et DSK pourrait même finir par présider aux destinées de la France sans avoir à passer par l'élection
présidentielle : comme président du FMI !
Il est probable que Nicolas Sarkozy a laissé passer son tour et que, pendant le temps qui lui reste, il ne prendra pas de grande initiative. Il appartiendra donc au nouvel élu - supposons-le de
gauche - d'opérer la rupture si souvent promise tout en venant au secours des plus faibles. Il y faudra beaucoup d'énergie mais surtout un énorme capital de confiance de la part d'une majorité
aussi large que possible de la nation. Ne dites donc pas que le choix du candidat est secondaire. Chacun, dans son for intérieur, sait bien que c'est le plus important. Il faut, avant que l'élu et
la nation se rencontrent et se reconnaissent, une longue période de fiançailles. Dans le mariage d'aujourd'hui, le partage de l'amour est plus important que le contrat devant notaire. Jacques
Julliard – NO – 01/04/2010

Et faire une véritable primaire de la gauche avec tous les partis: celle du PS ne fera que multiplier les courants et ne créera aucune dynamique à gauche et elle ne servira à rien. Je refuse de
payer 1 euro pour la primaire du PS mais suis prêt à payer 10 euro pour la primaire de la gauche.
Il est clair que le PS va à la ruine en suivant Martine et en attendant DSK !


Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez