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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 13:12

France Inter

Je suis intervenu avec vigueur ce matin,

lors de l'émission de Patrick Cohen

sur France Inter,

pour répondre à Bernard-Henri Lévy

et lui rappeler que je m'exprime de façon claire et argumentée depuis plus de 3 semaines

(voir mon appel au Président de la République du 24 février)

pour demander la mise en place

d'une "zone d'exclusion aérienne"

au dessus de la Libye.

 

Pour écouter France Inter (3'30),

 cliquer ici

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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commentaires

Véronique Pons 06/04/2011 15:11


LE NOUVEL OBS - mardi, 05 avril 2011
BHL et la Libye : sauveur ou gribouille ?

L'implication de Bernard Henri Lévy dans le dossier libyen donne lieu, comme très souvent lorsque cette personnalité controversée est en cause, a des interprétations contradictoires. Commentaires
dithyrambiques et admiratifs, certains sincères, d'autres serviles, font face aux propos allant du sarcasme à l'hostilité. Admirateurs et comptenteurs s’opposent.

Ces derniers mettent en doute la sincérité de BHL, estiment qu'il se sert du dossier libyen pour se mettre en scène et retrouver une crédibilité mise à mal par l’affaire Botul. Ils se gaussent du
côté « People » (location d'un jet privé pour se rendre en Libye accompagnée d'un photographe), mettent en avant l'indignation sélective de BHL - qui a approuvé les bombardements de populations
civiles lors des guerres du Liban et de Gaza et s'indigne du même type d'opération en Libye. Il rejette le Quai d’Orsay car trop officiel mais n’a pas non plus de contacts avec les O.N.G. qu’elles
soient humanitaires ou de défense des droits de l’homme. Sur le dossier libyen, on reconnaît les critères classiques des interventions bheliennes : s'attaquer à un personnage très visible et
largement détesté qui entretient des relations d'hostilité avec Israël.
Nicolas Sarkozy avait réalisé que la présidence du G8 et du G20 ne lui donnerait pas le succès diplomatique de nature à redorer son blason sur le plan intérieur. Il venait de subir quelque revers
diplomatiques (Tunisie, Égypte, Mexique) et on commençait à lui reprocher son accueil de Kadhafi en 2008, voyait également un moyen de reprendre l’avantage en intervenant contre Kadhafi.

Toutes ces arrière-pensées existent probablement. Fallait-il pour autant s'opposer à l'intervention internationale en Libye ? Non. Lorsque la maison brûle on ne fait pas passer un examen de
conscience aux pompiers pas plus qu'on ne leur demande leur CV. Il est indéniable que Bernard Henri Lévy a su habilement donner de l'éclat aux demandes du CNT, établir un lien politique avec
Nicolas Sarkozy et permettre le déclenchement d'une opération qui a eu pour résultat d'empêcher un massacre publiquement annoncé par le colonel Kadhafi sur Benghazi. Quoi que l'on puisse penser du
personnage et de ses méthodes, c'est un fait positif qu’il faut reconnaître. Ce n'est pas parce que Bernard Henri Lévy a une approche manichéenne des relations internationales (le bien - le mal,
ceux qui sont avec moi - ceux qui ne sont pas) qu'il faut juger son action à la même aune.

Pour autant, l'impératif médiatique et l’insistance mise pour s'attribuer le bénéfice politico- moral de l'opération sont venus produire des effets contre productifs sur le plan politique et
stratégique.
S'il pouvait se concevoir de recevoir à l'Élysée une délégation du CNT, était-il judicieux de la reconnaître (on sait peu sur elle), de surcroit, de façon isolée, la veille d'un sommet européen
consacré à la Libye ? N'aurait-il pas été préférable d'en faire la proposition d'une reconnaissance commune aux pays européens ou du moins d'attendre l'issue de la réunion pour faire une telle
reconnaissance ? Cette dernière était-elle d'ailleurs nécessaire ? Elle n’est en rien la condition de la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne. Le fait de vouloir être en pointe sur
l'affaire, a certainement contribué à nourrir les réticences allemandes. La politique européenne de sécurité commune a été mise à mal dans cette affaire.

Il faut également se féliciter que le président n’ait pas suivi les préconisations de BHL, qui demandait à ce que l'intervention militaire ait lieu le plus tôt possible, sans passer par le Conseil
de sécurité. L'argument classique d'un refus systématique de la Chine et de la Russie n'a pas tenu. On voit bien les très grandes difficultés dans lesquelles la France aurait été plongée si elle
avait avancé en dehors d'un mandat de l'ONU, dont il faut reconnaître le mérite à Alain Juppé et à l’appareil diplomatique française (tant critiqué par BHL) de l'avoir obtenu. À suivre les
préconisations de BHL, la France aurait été gravement isolée et l’intervention aurait rapidement tourné au cauchemar pour elle.

Ce n’est pas parce que BHL a joué un rôle dans l’intervention qu’il faut la refuser. Mais ce n’est pas parce qu’on reconnaît ce rôle qu’il faut accepter ses solutions à l’emporte-pièce, de nature à
séduire les médias et flatter l’opinion mais qui n’apportent pas de solution durables.
Heureusement que l’intervention a eu le feu vert de l’ONU et s’est faite dans un cadre international légal. Et tout ce qui pourrait éloigner de ce cadre est à rejeter. Même si cela permet de faire
des effets de manches et de mèches.

Les admirateurs de BHL n’ont pas tort d’affirmer que son intervention initiale a contribué à éviter la catastrophe à Benghazi. Ceux qui sont plus réservés sur le personnage n’ont pas tort de penser
que le fait de ne pas continuer à suivre ses préconisations a permis d’éviter une catastrophe pour la France, et de créer les conditions d’autres catastrophes à venir dans la région.


Yves 18/03/2011 09:38


Bravo, vous avez enfin été entendu, et Martine Aubry s'est enfin exprimée dans le même sens que vous. Bien qu'irrité par la manière dont BHL voulait abosolument "se payer" la gauche comme "bouc
émissaire" de sa colère (par ailleurs justifiée), je dois reconnaitre quand même que M.Aubry n'aura pas été tout à fait à la hauteur de la siutation, d'autant qu'il lui aurait suffit de vous
appuyer dès le 24 février sur votre expertise pour faure entendre avant Sarkozy la voix de la gauche en faveur di peuple libyen. Cela va peut-être même se payer dimanche dans les urnes, car c'est
bien finalement Sarkozy-Juppé qui auront agi dans le bon sens, tandis que le PS aura semblé plus timoré et hésitant, malgré quelques voix forte comme la vôtre.

Mais l'essentiel est que l'action s'engage et j'espère que le PS va dès aujoiurd'hui féliciter et appuyer massivement le choix du gouvernement et le déploiement de nos armées dans le combat qui va
s'engager pour la libération de la Libye.


BEAU-CASTAGNAC 17/03/2011 13:59


je vous ai écouté ce matin ainsi que BHL à propos de la Lybie. Tous deux avaient raison à l'heure d'aujourd'hui où s'annonce/se confirme un massacre de la population lybienne. Il est temps d'agir
car il est fini le temps de demander l'autorisation. Bombarder les pistes de décollage de l'aviation de Kadhafi est une urgence de l'instant présent.
des voix comme la vôtre, celle de BHL et encore tant d'autres doivent immédiatement faire du "boucan" ensemble. un CRI collectif s'impose.


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- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
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1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez