Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
20 mars 2011 7 20 /03 /mars /2011 16:35

Alors que la coalition internationale a commencé à intervenir en Libye, sur mandat du Conseil de sécurité de l’ONU (résolution du 17 mars), je souhaite résumer ma réflexion, que j’ai exprimée à de très nombreuses reprises au cours des derniers jours*.



 

LibyeEcouter :

- interview de Paul Quilès sur Europe 1

….cliquer

- interview sur BFM TV  

….cliquer

  

*** 

    Je ne vais pas réécrire l’Histoire, mais je regrette qu’elle ait été écrite mal et tard. Jugez-en plutôt :

   

- le 24 février, sur RMC , je lance un « appel au Président de la République pour qu’il fasse prendre une décision dans la journée : celle d'intervenir auprès du Conseil de sécurité – dont la France est l’un des cinq membres permanents qui ont le droit de veto et donc un rôle prépondérant –, pour mettre en place une "zone d’interdiction de survol aérien". » Pas de réponse….

  

- le 26 février, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1970, qui impose des sanctions économiques au régime du dictateur libyen et qui saisit la CPI (Cour Pénale Internationale) , afin que Kadhafi et ses proches y soient déférés pour « crimes contre l’humanité ». Aucune mention sur l’instauration d’une « zone d’interdiction de survol aérien »….

 

- le 3 mars, sur RFI, je rappelle l’urgence de l’instauration de cette zone, au nom de la doctrine sur « la responsabilité de protéger » adoptée par l’ONU en 2005.

 

- le 9 mars, devant les tergiversations de la Communauté internationale et les mauvais arguments pour justifier l’inaction, j’exprime mon inquiétude et ma colère sur ce blog (« Lâcheté ? »)

 

- le 17 mars, le Conseil de sécurité adopte enfin la résolution 1973 (« Un espoir pour la Libye »)

 

             Les risques de ce retard

 

    Entre le 24 février et le 17 mars, il s’est écoulé 3 semaines, pendant lesquelles Kadhafi a cassé l’élan des opposants. Des villes ont été reprises et saccagées (Zaouïa, Misrata) ; les massacres ont continué.

    Si la « zone d’interdiction de survol aérien » avait été instaurée il y a 3 semaines, les opposants auraient pu poursuivre leur marche vers Tripoli. Si cela avait été fait il y a 2 semaines, les forces de Kadhafi ne se seraient pas approchées de Benghazi et il n’y aurait pas eu 200 000 personnes fuyant la Libye pour l’Egypte.

    Cette décision tardive rend les opérations de la coalition –même si l’intervention était nécessaire- encore plus compliquées. Les risques pour les populations civiles sont évidents et toutes les précautions doivent être prises pour éviter ce que les militaires appellent pudiquement des « dégâts collatéraux ».

    L’objectif ne peut naturellement pas être d’«instaurer la démocratie par des bombardements ». Il s’agit de desserrer l’étau imposé par les forces de Kadhafi, pour permettre aux opposants libyens, qui sont des gens courageux et épris de liberté, de faire émerger une relève institutionnelle.

    Personne ne peut envisager sérieusement de négocier avec un dictateur que l’on est en train de traîner devant la Cour pénale internationale. Les pays qui feignent de s’indigner de cette intervention ne sont pas des exemples de démocratie et on voit bien qu’ils craignent que « la responsabilité de protéger » leur peuple ne leur soit un jour rappelée par l’ONU. Comment ne pas penser par exemple aux évènements sanglants qui viennent de se dérouler au Yémen et à Bahrein ? Attention au syndrome du « 2 poids, 2 mesures », qui deviendrait vite insupportable.

_____________________________________________________________ 

 * Derniers interviews de Paul Quilès sur la situation en Libye :

- 17 mars : France Inter

- 18 mars : France 24

- 19 mars : BFM TV, Europe 1, I Télé, France Info, LCI, Dépêche du midi 

 - 20 mars : RMC, Sud Radio             

 - Lire ou écouter la Revue de presse d'Ivan  Levaï sur France Inter

 

Partager cet article

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans International et défense
commenter cet article

commentaires

Véronique Pons 23/03/2011 11:58


Explication de texte bien utile :

par Bernard Guetta
mercredi 23 mars 2011
L'Otan, la France et la Libye

La question était de savoir comment concilier trois points de vue inconciliables. Le premier était celui des Américains qui ne souhaitaient ni prendre le commandement de l’opération libyenne parce
qu’ils ne voulaient pas en assumer le coût et que leurs forces sont déjà engagées en Irak et en Afghanistan ni laisser les Européens la piloter en coordination avec des pays arabes car ils ne
tiennent pas à ce que l’Europe s’érige en puissance politique autonome.

Les Etats-Unis entendaient donc que ce soit l’Otan qui prenne les commandes afin de pouvoir se mettre en retrait tout en gardant un œil sur cette intervention grâce au poids déterminant qu’ils ont
dans l’Alliance atlantique dont l’Otan est le bras armé. La France, à l’inverse, refusait que l’opération libyenne soit placée sous le commandement d’une organisation qui est partout identifiée aux
Etats-Unis parce que les pays arabes ne l’auraient pas voulu et que, sans leur soutien, la défense des insurgés libyens pourrait vite être perçue comme une intervention occidentale et non plus
onusienne, voire rappeler l’aventure irakienne.

Beaucoup des pays européens enfin, notamment la Grande-Bretagne, étaient également partisans du passage sous commandement de l’Otan car ils craignaient qu’en conduisant seule l’opération libyenne,
l’Europe ne s’éloigne des Etats-Unis en se découvrant capable de mener une action militaire par elle-même.

Tout se mêlait soudain dans ce débat, le besoin qu’ont les Etats-Unis de ne plus se projeter aux quatre coins du monde, l’évolution de la relation euraméricaine à l’heure de la montée de l’Asie et
les idées divergentes – Europe puissance ou Europe marché – que les Européens se font de leur Union.

C’était insoluble mais, comme il fallait choisir entre un compromis et l’arrêt de cette opération, un compromis a été trouvé. La conduite politique des opérations reviendra aux ministres des
Affaires étrangères des pays engagés, y compris, donc, les deux et, bientôt, trois pays arabes tandis que l’organisation et la planification reviendra à l’Otan. En pratique, l’Otan est aux
commandes opérationnelles mais elle ne l’est qu’en « soutien » et sous l’autorité de la coalition qui s’est formée pour appliquer la résolution du Conseil de sécurité.

Ce n’est pas d’une clarté absolue mais tout le monde est plus ou moins satisfait et le colonel Kadhafi ne pourra pas profiter de la désunion qui menaçait pour reprendre la main. C’est l’essentiel
et, pendant ce temps-là, le printemps arabe, bien loin de reculer, se développe.

Il a maintenant gagné la Syrie où, pour la cinquième journée consécutive, de nouvelles manifestations ont agité hier le sud du pays. Si la contestation syrienne s’étendait, la répression serait
sans doute violente mais c’est un régime allié de l’Iran qui serait ébranlé et les répercussions en seraient immédiates pour les deux mouvements qu’il soutient, le Hamas palestinien et le Hezbollah
libanais. Quant au président yéménite, lâché par la moitié de son armée et un nombre toujours croissant de hauts fonctionnaires, il est maintenant dos au mur.


Paul Quilès 23/03/2011 16:10



D'accord avec cette analyse On voit bien toutes les ambiguités des positions des parties en présence, qui ont tendance à penser plus à leurs intérêts nationaux qu'à ceux du peuple libyen.
Attitude classique dans le concert des nations, depuis la nuit des temps, mais ce n'est pas une raison pour s'en satisfaire et oublier de dénoncer les hypocrisies et les dangers des
contradictions entre les discours et les actes.



Véronique Pons 22/03/2011 23:37


Version 2 annulant et remplaçant la précédente
Merci pour vos explications claires, argumentées et précises sur France 24 ainsi que pour la qualité de votre écoute... Dommage que le rapport énarques/ingénieurs and Co ne soit pas plus équilibré
au sein du PS...
Par ailleurs, je n'ai pas entendu une voix socialiste s'interroger sur les éventuelles vraies raisons motivant les réserves d'A. Juppé en ce qui concerne l'éventuel commandement par l'OTAN des
opérations menées dans le conflit libyo-libyen alors même que le Président de la République a voulu, contre le désir de la majorité des français, que notre pays rejoigne le commandement intégré de
l'OTAN ce qui avait soulevé des réserves de la part d’A. Juppé. N'y a-t-il donc pas au niveau de l’état deux conceptions différentes de notre stratégie de défense nationale dont le président, sauf
erreur de ma part, avait pourtant présenté comme l’un des thèmes phare de la "rupture" ? Ceci n’est-il pas au moins aussi important que la différence entre la position du Président qui appelle les
électeurs de droite à l'abstention dimanche prochain pendant que le Premier Ministre invite, lui, les électeurs de droite à faire barrage au FN ? Rien d’étonnant à cela puisqu’il a été
archi-analysé que le Premier Ministre "n'existe" qu'en qualité de "contre-image" du Président, de modérateur, voire de correcteur des excès présidentiels. Par contre, A. Juppé, lui, qui interdit à
Sarkozy de mener une diplomatie parallèle, peut, s'il grimpe dans les sondages, amener les députés de la majorité, inquiets pour leur réélection, à se mutiner et à contraindre N. Sarkozy à ne pas
se représenter aux présidentielles. A. Juppé serait alors un adversaire très sérieux en 2012 pour le candidat PS. Depuis des mois, N. Sarkozy ne décolle pas dans les intentions de votes, plombé par
ses problèmes de comportement, ses accélérations conjoncturo/médiatiques entraînant, notamment, des embouteillages de lois (majoritairement sécuritaires) dont aucune n'a pu encore faire l'objet
d'évaluation et insuffisamment "réfléchies" ce qui les rend parfois inapplicables (cf. les propos de B. Accoyer qui a demandé un break). Je me souviens que Raphaëlle Bacquet, du Monde, avait
analysé, avant les élections présidentielles de 2007, que la com ne suffirait pas à soutenir durablement l'action de N. Sarkozy et qu'il lui faudrait aussi "du fond" sous peine de saturation.
Depuis des mois, nous en sommes là : sur quel bilan positif de son action ce candidat pourrait-il s'appuyer pour enflammer à nouveau les foules ? Sur quels actes ou images cohérents alors qu'il
part "dans tous les sens" ne sachant plus quoi faire avaler aux électeurs gavés et repus pour inverser la dynamique à son profit : à titre d'exemple, il a donné en quelques jours une cuillère de
droits de l'Homme avec BHL pour la gauche, une cuillère d'appel à l'abstention au 2ème tour des cantonales pour la droite... Quant à son hostilité et son agressivité à l'égard des contre-pouvoirs
systématiquement qualifiés de corporatistes (fourre-tout qui compte aussi les malheureux blogueurs français dorénavant placés un peu après les chinois au classement mondial des "surveillés" !) de
nature systématique, obsessionnelle, voire pathologique sont-elles encore crédibles ? Des électeurs indécis à ce jour, parmi lesquels des militaires qui n'ont pas apprécié que le président ait fait
défiler devant Bachar El Assad, un 14/7, des soldats français dont les camarades avaient trouvé la mort à Beyrouth dans un attentat perpétré par le Hezbollah et dont le commanditaire était
précisément la Syrie, pourraient bien pencher pour la gauche si elle voulait s'en donner les moyens. Quelle est donc la finalité de cette Union pour la Méditerranée n°2 (dont j'aimerais bien
connaître le montant du budget prévisionnel à payer par le contribuable) que le Président veut promouvoir (et avec qui ?).
Enfin, pourquoi le PS ne fait-il pas preuve de pédagogie en nous expliquant pourquoi, pour la 1ère fois dans la vie de la Vème République, le Sénat pourrait "basculer" à gauche, notamment grâce aux
cantonales, ce qui aurait des répercussions non négligeables quelle que soit la majorité présidentielle sortie des urnes en 2012 ? Ceci inciterait peut-être les gens à aller voter au 2ème tour ?
Car il ne s’agit pas seulement d’une élection locale sans enjeu national, sous-entendu dépourvue d’intérêt stratégique, comme le prétend la droite.
Voilà des sujets qui intéressent ceux des électeurs qui sont notamment cadres, en profession libérale, magistrats, agriculteurs, enseignants, commerçants, chefs d’entreprises qui ne se pressent pas
aux meetings, qui n’ont pas de contacts directs avec les élus mais qui sont susceptibles de se décider en fonction des programmes des partis (si possible aboutis et pas seulement le résultat d'un
consensus incompréhensible...). Beaucoup de ces gens ne constituent pas le "noyau dur" des partis politiques et ils ont le pouvoir (one man, one vote) de faire pencher la balance d'un coté ou de
l'autre en qualité de force d’appoint. Pourquoi n'entend-on donc pas les voix de ceux qui posent des questions de fond susceptibles de les motiver alors qu'on nous répète que les gens aiment les
débats d'idées ? Pourquoi le PS me donne-t-il toujours l'impression de courir après les événements (alors même que N. Sarkozy a toujours un coup d'avance en matière de réactivité) ou d'être en
retard d'une réflexion ? Pourquoi Martine Aubry et quelques autres de la rue de Solférino ont-ils l’air tellement fatigués, tellement peu motivés par ce qu’ils font que leur spleen en devient
communicatif ?
Véronique Pons


Véronique Pons 22/03/2011 20:30


Pour mémoire :

Les liens économiques entre l'Italie et la Libye
21 février (Reuters) -
La Bourse de Milan a chuté de 3,6%
lundi, alors que les troubles en Libye pèsent sur les sociétés
exposées au pays nord-africain et menacent les exportations de
pétrole libyen dont l'Italie est la principale destination.
Ces heurts, dont certains redoutent qu'ils ne dégénèrent en
guerre civile, pèsent sur la place boursière italienne en raison
des liens historiques et économiques entre la Libye et l'Italie,
ancienne puissance coloniale.

Ces dernières années, Tripoli a utilisé ses pétrodollars
pour prendre des participations dans plusieurs entreprises
phares de la péninsule, tandis que les groupes italiens ont
décroché des contrats pour des projets énergétiques ou
d'infrastructure en Libye.
Voici une liste des principaux investissements réalisés
entre les deux pays :

Le numéro un italien du pétrole et du gaz mène d'importantes
opérations en Libye et, par le passé, a dit prévoir d'investir
25 milliards d'euros sur place.
Tripoli a manifesté son intérêt pour acheter des parts dans
Eni, mais n'a pas précisé la taille de sa participation
actuelle.

Impregilo, premier groupe de construction d'Italie,
s'annonçait avant les heurts comme l'un des principaux
bénéficiaires de la politique du président du Conseil Silvio
Berlusconi visant à développer les liens avec le régime de
Mouammar Kadhafi.
Le groupe s'est pré-qualifié pour décrocher un contrat
portant sur un projet d'autoroute libyenne, financée par Rome,
d'une valeur de cinq milliards d'euros. Le numéro deux italien
Astaldi a également fait état de son intérêt pour le projet.
Impregilo a été cité comme une possible cible pour un
investissement libyen.

Le groupe d'aérospace et de défense s'est mis d'accord en
2009 avec Tripoli pour coopérer sur des projets aérospatiaux au
Moyen-Orient et en Afrique.

Selon l'accord, une coentreprise détenue à parité par
Finmeccanica et le Libya Africa Investment Portfolio doit être
créée et servir de véhicule principal d'investissement.

Finmeccanica a aussi décroché des contrats dans le pays,
dont un projet ferroviaire de 247 millions d'euros l'an dernier,
et a dit viser d'autres commandes de Tripoli.

La Libya Investment Authority (LIA) possède une
participation de 2,01% dans le groupe italien, selon des
documents déposés le mois dernier auprès des autorités de
régulation.

La part totale de la Libye dans la première banque d'Italie
a atteint 7,5% après que la LIA a acquis une participation de
2,59%.La banque centrale libyenne possède elle une
participation de 4,988%.

FIAT
Une polémique sur la montée en puissance des actionnaires
libyens au capital de l'établissement a coûté en septembre
dernier son poste d'administrateur délégué à Alessandro Profumo.
Tripoli est venu au secours de Fiat en 1977 à l'invitation
du chef de la famille fondatrice du constructeur automobile
italien, Giovanni Agnelli. La Libyan Arab Foreign Investment
Company (Lafico) a alors pris une participation d'environ 15%
dans le groupe en difficulté, un investissement très critiqué.
Lafico a revendu ses actions en 1986, avant de racheter un
peu plus de 2% du capital en 2002. Actuellement, sa
participation s'élève à un peu moins de 2%.

FOOTBALL
La Lafico possède 7,5% du club de football de la Juventus
Turin, contrôlé par la famille Agnelli. Un des fils de Mouammar
Kadhafi, Saadi Kadhafi, a fait partie du conseil
d'administration de la "Vieille Dame" et a même, en tant que
joueur, porté les maillots des clubs de Perouse et d'Udine.
La Libye a été citée comme acquéreur potentiel de la Lazio
de Rome et a également investi dans le club de Trieste.

TEXTILES
La Lafico compte une participation de 21,7% au capital
d'Olcese, selon le site internet du groupe textile.

(Giselda Vagnoni et Deepa Babington, Jean Décotte pour le
service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

© Thomson Reuters 2011 Tous droits réservés.


yves 22/03/2011 07:36


Oui, ce retard à instaurer l'exclusion aérienne n'aura hélas pas permis de dissuader les troupes de Kahdafi de reprendre plusieurs villes pour y liquider l'opposition, mais seulement heureusement
permis d'éviter le pire à Bengahzi. Maintenant, compte-tenu du mandat de l'ONU et des réticences arabes à aller plus loin, ne devons-nous pas en rester-là et ne pas entrer dans une guerre à
l'irakienne ?

Il me semble qu'il va falloir autant de courage et de lucidité pour s'arrêter qu'il en a manqué hélas pour y aller à temps. Qu'en pensez-vous ? Ne pouvons-nous pas dire : "mission accomplie" et
veiller seulement à ce que les blindés et avions ne ressortent pas de leurs trous pour bombarder des civils, sans autre nouvelle intervention aérienne, à Tripoli notamment, qui manifestement vont
"sortir du mandat" ? Merci pour votre éclairage...


Paul Quilès 23/03/2011 15:58



Votre remarque est pertinente. Il ne faut pas sortir de la résolution 1973 (donc pas de guerre d'Irak ou
d'Afghanistan), mais on doit la lire complètement. Abandonner aujourd'hui les Libyens à une répression, qui serait féroce, serait une vraie lâcheté, impardonnable. Je ne comprends
pas certaines réactions, du genre ("il fallait se contenter de rééquilibrer le rapport de forces".....avec Kadhafi? celui qu'on traîne devant la Cour Pénale Internationale pour crimes contre
l'humanité?).
Ceci étant, il va falloir courage et lucidité, d'autant plus qu'on assiste au bal des hypocrites au niveau international. J'aurai l'occasion d'en parler prochainement.



Véronique Pons 21/03/2011 10:54


Info du WALL STREET JOURNAL du 17/03/11 non démentie à ce jour. Si cela s'avère exact, les insurgés vont pouvoir rapidement aller de l'avant (par ailleurs, je me permets de rappeler que l'égyptien
Amr Moussa, candidat déclaré à la présidence de l'Egypte, se serait rendu très populaire dans son pays dans le passé grâce à ses déclarations anti-israéliennes ce qui aurait poussé Moubarak à le
"caser" à la Ligue Arabe en qualité de Secrétaire général afin de se débarrasser d'un rival potentiel) :

http://online.wsj.com/article/SB10001424052748704360404576206992835270906.html?KEYWORDS=egypt

* MIDDLE EAST NEWS
* MARCH 17, 2011, 6:41 P.M. ET

Egypt Said to Arm Libya Rebels

By CHARLES LEVINSON And MATTHEW ROSENBERG

CAIRO—Egypt's military has begun shipping arms over the border to Libyan rebels with Washington's knowledge, U.S. and Libyan rebel officials said.

The shipments—mostly small arms such as assault rifles and ammunition—appear to be the first confirmed case of an outside government arming the rebel fighters. Those fighters have been losing
ground for days in the face of a steady westward advance by forces loyal to Libyan leader Moammar Gadhafi.

The Egyptian shipments are the strongest indication to date that some Arab countries are heeding Western calls to take a lead in efforts to intervene on behalf of pro-democracy rebels in their
fight against Mr. Gadhafi in Libya. Washington and other Western countries have long voiced frustration with Arab states' unwillingness to help resolve crises in their own region, even as they
criticized Western powers for attempting to do so.

The shipments also follow an unusually robust diplomatic response from Arab states. There have been rare public calls for foreign military intervention in an Arab country, including a vote by the
23-member Arab League last week urging the U.N. to impose a no-fly zone over Libya.

The vote provided critical political cover to Western powers wary of intervening militarily without a broad regional and international mandate. On Thursday evening, the U.N. Security Council voted
on a resolution endorsing a no-fly zone in Libya and authorizing military action in support of the rebels.

Within the council, Lebanon took a lead role drafting and circulating the draft of the resolution, which calls for "all necessary measures" to enforce a ban on flights over Libya. The United Arab
Emirates and Qatar have taken the lead in offering to participate in enforcing a no-fly zone, according to U.N. diplomats.

Libyan rebel officials in Benghazi, meanwhile, have praised Qatar from the first days of the uprising, calling the small Gulf state their staunchest ally. Qatar has consistently pressed behind the
scenes for tough and urgent international action behind the scenes, these officials said.

Qatari flags fly prominently in rebel-held Benghazi. After pro-Gadhafi forces retook the town of Ras Lanuf last week, Libyan state TV broadcast images of food-aid packages bearing the Qatari
flag.

The White House has been reluctant to back calls from leaders in Congress for arming Libya's rebels directly, arguing that the U.S. must first fully assess who the fighters are and what policies
they will pursue if they succeeded in toppling Col. Gadhafi. U.S. officials believe the opposition includes some Islamist elements. They fear that Islamist groups hostile to the U.S. could try to
hijack the opposition and take any arms that are provided.

The Egyptian weapons transfers began "a few days ago" and are ongoing, according to a senior U.S. official. "There's no formal U.S. policy or acknowledgement that this is going on," said the senior
official. But "this is something we have knowledge of."

Calls to Egypt's foreign ministry and the spokesman for the prime minister seeking comment went unanswered. There is no means of reaching Egypt's military for comment. A Egyptian official in
Washington said he had no knowledge of weapon shipments.

The U.S. official also noted that the shipments appeared to come "too little, too late" to tip the military balance in favor of the rebels, who have faced an onslaught from Libyan forces backed by
tanks, artillery and aircraft.

"We know the Egyptian military council is helping us, but they can't be so visible," said Hani Souflakis, a Libyan businessman in Cairo who has been acting as a rebel liaison with the Egyptian
government since the uprising began.

"Weapons are getting through," said Mr. Souflakis, who says he has regular contacts with Egyptian officials in Cairo and the rebel leadership in Libya. "Americans have given the green light to the
Egyptians to help. The Americans don't want to be involved in a direct level, but the Egyptians wouldn't do it if they didn't get the green light."

Western officials and rebel leaders in Libya said the U.S. has wanted to avoid being seen as taking a leadership role in any military action against Mr. Gadhafi after its invasions of Iraq and
Afganistan fueled anger and mistrust with Washington throughout the region.

But the U.S. stated clearly it wants Mr. Gadhafi out of power and has signaled it would support those offering help to the rebels militarily or otherwise.

A spokesman for the rebel government in Benghazi said arms shipments have begun arriving to the rebels but declined to specify where they came from.

"Our military committee is purchasing arms and arming our people. The weapons are coming, but the nature of the weapons, the amount, where it's coming from, that has been classified," said the
spokesman, Mustafa al-Gherryani.

The U.S. official said Egypt wanted to keep the shipments covert. In public, Egypt has sought to maintain a neutral stance toward the rebel uprising in Libya. Egypt abstained during the Arab
League's vote calling for the U.N. to impose a no-fly zone on Mr. Gadhafi, according to people familiar with the internal Arab League deliberations.

Hundreds of thousands of Egyptian laborers are believed to still be in Libya.

On the other hand, the Egyptian military's covert support for the rebels suggests that it has calculated that Mr. Gadhafi is unlikely to remain in power, at least in the eastern half of the
country, and therefore Egypt is eager to begin to build good relations with the rebels.

Rebel forces in the past 24 hours appeared to make some progress fending off pro-Gadhafi forces' assaults and have rolled out new weapons for the first time since the uprising began last month.
Among them are rebel tanks that have taken up positions on the front lines in recent days. Rebels also launched fighter-jet attacks on government positions on Wednesday for the first time so
far.

The tanks and fighter jets are believed to have been among the weapons seized by rebels from defected units of the Libyan army in the eastern half of the country, but they have received spare parts
or trained mechanics from outside the country to help them deploy them, some rebel officials have speculated.
—Sam Dagher and Adam Entous contributed to this article.


Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez