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5 juillet 2020 7 05 /07 /juillet /2020 17:42

Elisabeth Badinter lance un cri d'alarme contre un nouvel antiracisme qui met de "la race partout", bafoue l'universalisme et peut selon elle mener au séparatisme.

Texte publié dans l'Express du 16/6/2020- Propos recueillis par Thomas Mahler et Anne Rosencher.
Texte publié dans l'Express du 16/6/2020- Propos recueillis par Thomas Mahler et Anne Rosencher.
Texte publié dans l'Express du 16/6/2020- Propos recueillis par Thomas Mahler et Anne Rosencher.

Texte publié dans l'Express du 16/6/2020- Propos recueillis par Thomas Mahler et Anne Rosencher.

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28 juin 2020 7 28 /06 /juin /2020 11:46
J’AVAIS SIX ANS À HIROSHIMA

J'avais 6 ans à Hiroshima

Le 6 août 1945, 8 h 15

Livre de KEIJI NAKAZAWA

Traduit du japonais par Miho Cibot-Shimma

Sortie le 10 juillet

 

Résumé

Le 6 août 1945, à 8 h 15 du matin, l'apparition d'une gigantesque boule de feu à cinq cents mètres d'altitude au-dessus d'Hiroshima marque l'entrée de notre "civilisation" dans l'ère nucléaire. Rien, jamais, ne sera plus comme avant.

Soixante ans après la tragédie, le témoignage de Keiji Nakazawa, dans sa nudité même, est hallucinant de vérité. L'auteur de ce livre nous fait littéralement voir, à travers ses yeux d'enfant puis sa mémoire d'adulte, l'horreur qu'a vécue la population de cette ville martyre, frappée par l'apocalypse nucléaire.

 

Préface de Paul Quilès

UN PRÉCIEUX TÉMOIGNAGE POUR L’HISTOIRE

Il est des témoignages précieux qu’on ne peut ignorer. Ce récit du bombardement d’Hiroshima à travers les yeux d’un de ses survivants en fait partie. Lire et écouter ce que disent les Hibakushas est une urgence à plusieurs titres.

Comme les Poilus jadis et comme les rescapés des camps de concentration aujourd’hui, les survivants des bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki sont de moins en moins nombreux à pouvoir transmettre leur vécu, à raconter – notamment aux jeunes générations – leur expérience traumatique et leur combat de toute une vie contre les horreurs de la guerre.

Ce qui transparait à travers la description précise et incarnée de la catastrophe nucléaire de Keiji Nakazawa, c’est cette conscience de la vie qui se faufile entre les morts et de la responsabilité qui incombe aux survivants dans l’édification de l’avenir de l’humanité. Ces rescapés sont exceptionnels, parce qu’ils ont échappé au sort de leurs voisins, de leurs amis, de leur famille, mais aussi parce qu’ils ont compris que leur épreuve et leur souffrance les obligent vis-à-vis des hommes et des femmes qui prendront leur suite sur cette terre.

L’urgence de recevoir ce témoignage réside également dans son actualité fiévreuse. On pouvait croire le risque d’un conflit nucléaire dépassé, la lutte antinucléaire obsolète et le pacifisme désuet, mais depuis une décennie, les efforts entrepris par certains esprits raisonnables de la Guerre froide sont mis à mal par les risque-tout de notre siècle. Les traités de contrôle des armements nucléaires sont dénoncés, à l’instar du JCPOA avec l’Iran, du traité sur les forces nucléaires intermédiaires (FNI), ou se voient menacés par des manœuvres politiciennes, comme le traité New Start, quand ils ne sont tout simplement pas respectés, tel le Traité de non-prolifération nucléaire (TNP). La course technologique aux armements a repris entre les États-Unis, la Chine et la Russie, et les instances internationales, incapables d’empêcher la Corée du Nord de se doter de la bombe, regardent presque impuissantes les tensions s’attiser au Moyen-Orient.

Cet ouvrage est important, car il rappelle que les témoignages d’hier sont possiblement les récits des désastres de demain. Si les logiques du passé, à savoir la recherche de sécurité par la puissance, la menace et la domination de l’autre, sont toujours à l’œuvre aujourd’hui – presque autant que lors des plus chaudes années de la Guerre froide –, alors les tragédies d’antan sont vouées à se reproduire à une échelle encore plus effroyable.

Ces mémoires sont destinées à être brandies, afin de rappeler aux dirigeants de nos grandes puissances militaires les conséquences de leurs actions. Il est facile d’ordonner une attaque, d’appuyer sur un bouton ou de signer un communiqué, bien moins d’assumer les morts, les blessés, les irradiés, les déplacés, les tourmentés. Ceux qui oseraient déclencher la prochaine guerre nucléaire n’auraient pas à vivre avec les séquelles, les souvenirs et les dégâts physiques, psychiques et matériels qu’engendreraient leurs actions. Les futurs survivants des bombardements atomiques n’auraient rien demandé et n’auraient pas choisi de voir leur vie détruite au nom de leur sûreté.

Heureusement, des voix recommencent à s’élever contre la guerre qui vient, déconstruisent les truismes du consensus nucléaire et remettent au cœur du débat international la question de l’Homme. En 2017, 122 États ont adopté le Traité d’interdiction des armes nucléaires, qui entrera bientôt en vigueur, et la Campagne internationale pour l’abolition des armes nucléaires a été récompensée par le Prix Nobel de la Paix.

Si ces voix ne sont toujours pas de taille à faire fléchir les décideurs des neuf puissances nucléaires, les citoyens prennent peu à peu conscience des extrémités auxquelles on se dit prêt en vertu de leur soi-disant sécurité et entendent avoir leur mot à dire. C’est pour nourrir cet élan démocratique et humaniste que ce livre est indispensable, et qu’il faut l’accueillir comme une ressource capitale pour notre avenir.

Paul Quilès

Ancien ministre de la Défense

Président d’IDN – Initiatives pour le désarmement nucléaire

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25 juin 2020 4 25 /06 /juin /2020 15:33
Quelle était la couleur de peau de nos ancêtres?

     Alors que le débat sur le racisme et l’anti- racisme, parti des Etats-Unis, est devenu, comme la lutte contre la pandémie de Corona virus, une préoccupation mondiale, j’ai reçu d’un ami [1] cette courte contribution.

 

     Il s’agit, comme il le dit lui-même, de "méditer sur cet aspect sinistre de la condition humaine qui nous conduit tous, peu ou prou, en tant qu’individus ou en tant que nations à nous croire supérieurs aux autres individus ou aux autres nations."

 

************

 

     Christian de Duve, biochimiste belge et prix Nobel, sans être croyant, était obsédé par le problème du mal. Il pensait que cette propension à l’égoïsme est codée dans notre ADN et qu’il fallait contrecarrer cette forme moderne du péché originel par une vigoureuse action au niveau de l’éducation. En effet, sans éducation, les gens ignorent que les exemplaires d’Homo sapiens, sortis d’Afrique, pour s’établir en Europe et dans le monde entier étaient NOIRS. Bien comprendre cela devrait nous conduire à penser que nous sommes tous des NOIRS et fiers de l’être, parce que nous appartenons tous à une même espèce, ce qui exclut, du point de vue scientifique, la notion de race.

 

     Dans le magnifique film franco-israélien "Va, vis et deviens", réalisé en 2005 par Alain Michel-Blanc et Radu Mihaileanu, un jeune immigré noir se faisant passer pour juif alors qu’il est chrétien (il finira par se convertir au judaïsme), est confronté lors d’une "disputation" théologique à un jeune israélien d’origine polonaise parfaitement raciste. Le sujet débattu est de savoir si Adam était blanc ou noir. Le polonais argumente que le premier homme était blanc. Mais le jeune africain gagne en rappelant qu’Adam n’était ni blanc ni noir mais roux, parce que tiré de la glaise rouge (Adam veut dire glaiseux à partir d’une racine qui se réfère au sang) ! Du point de vue scientifique, cela voudrait dire qu’Adam appartient à l’espèce Homme de Néandertal, que l’on a de bonnes raisons, fondées sur la génétique, de croire qu’il était roux. 

 

     Voilà donc ce qui devrait nous être évident à tous et à toutes : nous sommes des individus égaux en dignité, parce que nous appartenons tous et toutes à la même famille.

 

     Je vous embrasse, ma sœur blonde et mon frère brun, moi l’Ibère quelque peu Juif, quelque peu Arabe et totalement sapiens.

 

     Juan


[1] Ce texte de Juan m’a été transmis par Marc, qui vit actuellement aux Etats-Unis. Ils ont fréquenté, comme moi, le lycée Lyautey à Casablanca dans les années 50. Souvenirs, souvenirs !

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21 juin 2020 7 21 /06 /juin /2020 18:15
Dans une ville touchée par une bombe atomique

    Que se passerait-il dans une ville touchée par une bombe atomique ?

    Devant une telle question, on peut facilement imaginer quelques réactions :

  •  « Ce serait trop horrible. Je préfère ne pas y penser »…..Cela s’appelle du déni.
  • « Cela n’arrivera jamais. D’ailleurs, l’armement nucléaire empêche la guerre nucléaire »…..Bel acte de foi, sauf que nous sommes dans la vie réelle et que de tels dogmes ne correspondent en rien aux risques qui menacent le monde du 21ème siècle.
  • « Un accident ? Impensable. Les systèmes de sécurité sont très au point »…..C’est simplement ignorer les dizaines de fois où le monde est passé à deux doigts de l’apocalypse nucléaire.

     Les lecteurs de ce blog et du site d’IDN savent à quel point de telles réactions sont irresponsables.

     Dans plusieurs livres* que j’ai publiés à propos de l’arme nucléaire, j’ai également répondu en détail à toutes ces questions et montré que la menace nucléaire n’était pas une fiction.

     Je vous recommande de regarder cette vidéo, réalisée en collaboration avec la Croix-Rouge internationale et le Croissant Rouge. Elle explique de façon très expressive l’impact qu’aurait une bombe atomique qui toucherait une ville….une vraie ville et pas celle des jeux vidéo qui connaissent tant de succès auprès des jeunes !

REGARDER la vidéo

Vue près de 11 millions de fois sur YouTube!

__________________________________________

* L'illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain)

  Quelques citations sur les armes nucléaires

  Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

  Nucléaire, un mensonge français

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 10:59
AFP PHOTO / DIPTENDU DUTTA) et PHOTO JONATHAN ERNST, REUTERSAFP PHOTO / DIPTENDU DUTTA) et PHOTO JONATHAN ERNST, REUTERS

AFP PHOTO / DIPTENDU DUTTA) et PHOTO JONATHAN ERNST, REUTERS

     Pour la première fois depuis 45 ans, des confrontations entre Chinois et Indiens ont fait des dizaines de victimes. Ces affrontements peuvent être lourds de conséquences pour la sécurité mondiale.

     En effet, comme le souligne avec pertinence Pierre Haski dans son éditorial de ce matin sur France Inter (ECOUTER), il s’agit des 2 pays les plus peuplés au monde, gouvernés par des équipes de dirigeants au nationalisme exacerbé et dotés chacun d’un solide arsenal d’armes nucléaires. De plus, l’Inde regarde avec beaucoup de sympathie la stratégie de Donald Trump qui consiste à "encercler" la Chine.

     Cette confrontation, même si elle peut apparaître limitée pour l’instant, justifie l’inquiétude tous ceux, dont je suis avec mon association (IDN- Initiatives pour le Désarmement Nucléaire ), qui alertent sur le risque d’un affrontement nucléaire accidentel *.

*******

     * Si vous êtes convaincus par la pertinence du combat d’IDN, n'hésitez pas à vous informer et nous soutenir (voir le site d’IDN et sur ce blog)

*******

     C’est le moment de revoir cette terrible vidéo animée, dans laquelle William Perry, ancien Secrétaire d'Etat américain à la défense, décrit son cauchemar d'une guerre accidentelle entre l'Inde et la Pakistan.

     Le scénario, mis au point par des experts militaires en armes nucléaires, est destiné à faire comprendre ce que pourraient être les épouvantables conséquences d’un tel accident.....pas seulement en Inde et au Pakistan!

REGARDER 

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16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 15:21
On peut bien en rire aussi...

Le masque est une contrainte nécessaire....mais parfois pénible. 

 

Alors que les restaurants sont en train d'ouvrir, un ingénieur a trouvé une astuce qui devrait être brevetée!

 

Merci à mon ami Patrick Moulin pour ce "document".

A regarder (25 secondes)

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13 juin 2020 6 13 /06 /juin /2020 11:04
Pandémie et course aux armements : la bourse et la vie
Pandémie et course aux armements : la bourse et la vie

Merci aux médias suisses de donner à nouveau la parole à notre ami Marc Finaud, membre du bureau d’IDN, chargé des questions de prolifération et de désarmement au Geneva Center for Security Policy (GCSP). 

Ce texte, publié dans swissinfo.ch (lire le texte), montre à quel point l’argent, si nécessaire aujourd’hui pour financer la santé publique, est gaspillé dans les dépenses liées à la nouvelle et dangereuse course aux armements.

Il souligne aussi le rôle néfaste du lobby militaro-industriel, déjà dénoncé par le Président américain Eisenhower en 1961 *.

Extraits du texte de Marc Finaud

« Le monde est surarmé et la paix sous-financée », disait Ban Ki-moon quand il était Secrétaire général des Nations unies. Jamais telle constatation n’a été aussi pertinente qu’en ces temps de pandémie. Au sous-financement de la paix, on doit hélas ajouter le sous-financement de la santé publique.

Le monde s’est ému à juste titre du nombre de victimes de la pandémie de coronavirus, qui devrait atteindre le demi-million en six mois. A titre comparatif, c’est le même nombre de morts qui résulte en moyenne chaque année de la violence armée, dont près de 80 000 dans les zones de conflit et le reste dans les pays dits en paix, résultant d’homicides, de suicides et d’accidents du fait d’armes à feu. (….)

Un demi-million, c’est aussi le nombre de morts et de blessés que provoquerait en quelques minutes l’explosion d’une seule bombe nucléaire telle que l’une des 150 déployées par les Etats-Unis dans cinq pays de l’OTAN. Chacune d’elle a un pouvoir destructeur qui peut atteindre 24 fois la bombe de Hiroshima. Et il ne s’agit là évidemment que d’une partie infime des quelque 13 000 armes nucléaires réparties entre 9 puissances nucléaires, dont la capacité représente plus de 2000 fois la puissance de feu de toute la Seconde Guerre mondiale. Un seul sous-marin Trident peut délivrer l’équivalent de 5000 bombes de Hiroshima. (….)

On est en droit d'espérer que devant un tel gaspillage de ressources tournées vers la capacité d’infliger la mort plutôt que vers la protection sociale et sanitaire, la société civile, les parlements, les scientifiques et les médias se mobiliseront. (….)

 

* Discours de fin de mandat du Président Eisenhower (17 janvier 1961)

" Nous devons veiller à empêcher le complexe militaro-industriel d’acquérir une influence injustifiée dans les structures gouvernementales, qu’il l’ait ou non consciemment cherchée. Nous nous trouvons devant un risque réel, qui se maintiendra à l’avenir : qu’une concentration désastreuse de pouvoir en des mains dangereuses aille en s’affermissant. Nous devons veiller à ne jamais laisser le poids de cette association de pouvoirs mettre en danger nos libertés ou nos procédures démocratiques."

A lire dans mon livre  Quelques citations sur les armes nucléaires

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 16:27
Le risque de confrontation nucléaire

 

     Voici une émission remarquable de la télévision suisse RTS, qui fait le point de façon claire et très argumentée sur le risque de confrontation nucléaire. Modernisation des arsenaux, traités abandonnés, c’est en effet toute l’architecture du désarmement nucléaire qui se fissure.

 

     Je me permets de vous conseiller vivement de regarder cette émission, qui comprend deux interviews particulièrement éclairants de Marc Finaud, ancien diplomate et membre du bureau d’IDN.

 

 

- Toute l’émission (26’55)   Egalement sur YouTube (déjà regardée plus de 70.000 fois !)

 

- L’abandon des traités de contrôle de l’armement (3’47):

Le reportage fait le point sur le nombre de puissances nucléaires et de leurs armes : plus de 13.000 ogives réparties entre 9 pays menaçant l’humanité et la planète, alors que toute l’architecture des accords bilatéraux et multilatéraux qui avait maintenu une certaine stabilité est remise en cause par les présidents Bush et Trump.

 

- Premier entretien avec Marc Finaud (5’21):

Marc Finaud évoque les anciens dirigeants et militaires qui considèrent que le risque de guerre nucléaire est aujourd’hui plus élevé que pendant la guerre froide. Les raisons : une évolution des doctrines et des choix technologiques qui envisagent clairement l’emploi des armes nucléaires dans des conflits. Les puissances nucléaires ont de fait renoncé à la posture purement dissuasive ou défensive malgré le discours officiel. C’est ainsi que les vecteurs de ces armes sont plus rapides et plus précis et que les ogives nucléaires sont miniaturisées pour les rendre plus « utilisables ». La reprise éventuelle des essais nucléaires par l’administration Trump serait inutile en termes de développement des armes américaines et pourrait entraîner la reprise des essais indiens, pakistanais ou nord-coréens. Avec la Corée du Nord, les sommets Trump-Kim ont été des occasions manquées, faute de négociation sérieuse d’un accord incluant la levée progressive des sanctions et des garanties en échange de la dénucléarisation de la Corée du Nord.

 

- Les missiles hypersoniques, armes du futur ? (2’15):

​​​​​​​Le reportage évoque l’investissement de la plupart des puissances nucléaires dans des missiles encore plus rapides que les missiles balistiques ou de croisière (de 5 à 20 fois la vitesse du son).

 

- Second entretien avec Marc Finaud (6’34) :

​​​​​​​Marc Finaud estime que, techniquement, l’hyper-vélocité des missiles n’offre pas d’avantage réel, contrairement à leur manoeuvrabilité et leur capacité de précision. En fait, ils sont déstabilisants, car ils réduisent à néant le temps d’une intervention capable d’arrêter une offensive, et surtout ils sont capables de contourner toute défense antimissile et constituent une incitation à la première frappe incapacitante contre les capacités de riposte de l’adversaire. La mobilisation de la société civile en faveur du désarmement nucléaire a commencé et doit se poursuivre, même après l’entrée en vigueur du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, car il faut abolir ces armes avant qu’elles nous abolissent.

 

- Hausse record des dépenses militaires mondiales (2’48):

​​​​​​​Le reportage fait état des quelque 1917 milliards de dollars de dépenses militaires mondiales en 2019, dans un climat de tensions et de course aux armements ente les grandes puissances.

 

- La crise des missiles de Cuba (1’27) :

​​​​​​​Le reportage fait un rappel de cette crise historique au cours de laquelle le monde a frôlé la catastrophe nucléaire et qui a ouvert la voie à la négociation d’accords de contrôle des armements et de désarmement.

 

- Les prolongements de l’émission (2’24) :

​​​​​​​Le journaliste Marcel Mione évoque les publications et autres initiatives en faveur du désarmement nucléaire et de la sécurité des installations nucléaires.

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 10:54
Et la communauté de communes?
Et la communauté de communes?

Le nouveau conseil communautaire de la 4C (Communauté de Communes du Cordais et du Causse), que je préside, sera mis en place à l’issue du second tour des élections municipales qui aura lieu le 28 juin prochain. Vous pouvez prendre connaissance de l'action de la 4C depuis sa création le 1er janvier 2013 en cliquant sur ce lien: 

 Bilan 2013 – 2020 

********************

     Au regard des dispositions de la loi 23 Mars 2020, pour faire face à l’épidémie de COVID 19, la gouvernance de la Communauté de communes a continué à être assurée par l’équipe des élus formant l’exécutif du précédent mandat et ce pendant les deux mois de confinement imposés par notre gouvernement. Nos équipes ont su s’organiser grâce au professionnalisme et à l’investissement personnel de chacun de nos responsables de service et de la Directrice de la 4C.

     Malgré les contraintes liées à cette situation inédite et, par certains aspects très anxiogènes, le nouveau mode de travail (télétravail) a été très rapidement mis en place. C’est ainsi que nous avons pu répondre dès les premières semaines aux attentes de la population (écoles, collecte des déchets ménagers, accompagnement social, accueil des enfants des personnels soignants,….)

    Cette période de gouvernance complètement inédite et inconfortable pour les vice-présidents restant investis et pour moi-même, va devoir se prolonger jusqu’à l’installation des élus des deux communes pour lesquelles un deuxième tour aura lieu le 28 juin prochain, Saint Michel de Vax et Vaour.

     Par conséquent et conformément aux dispositions prises par le gouvernement, je continuerai, comme je l’ai fait depuis 2 mois, à exercer aux côtés des vice-présidents actuels, la présidence et la gouvernance de la 4C. Nous aurons à régler les affaires courantes en pleine responsabilité, avec l’assistance des responsables de nos services et en proche collaboration avec la Directrice de la 4C jusqu’à la réunion d’installation du nouveau conseil communautaire et à l’élection de son nouvel exécutif. Cette réunion devrait pouvoir se tenir au début du mois de juillet prochain.

Le Président,

Paul Quilès

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28 mai 2020 4 28 /05 /mai /2020 14:59
 « D’abord, ne pas nuire » (Hippocrate) « D’abord, ne pas nuire » (Hippocrate)

« D’abord, ne pas nuire » (Hippocrate)

Je vous recommande la lecture de ce texte, qui me semble utile pour démêler les controverses sans fin entre médecins et "spécialistes" qui alimentent l'anxiété générale.

**************

L’impérieuse nécessité révélée par le Covid-19

 

Par le docteur Bernard Pradines

 

    En ces temps de crise sanitaire, bien des citoyens sont légitimement désorientés. Accoutumés au confort des certitudes scientifiques et médicales, ils regardent avec perplexité des chercheurs répandre des hypothèses parfois contradictoires. Ceux qui les émettent sont souvent privés de leur prestance habituelle : nouvelle vague épidémique ou fin de nos tracas, traitement repositionné ou non, vaccin possible, disponible rapidement ou tardivement ? Pis, d’autres, réputés savants, se déchirent publiquement à propos de l’efficacité et de la dangerosité de telle ou telle thérapeutique.

 

Que s’est-il passé ?

 

    Au début de ma carrière, les cours à la faculté de médecine nous étaient enseignés par des professeurs qui étaient censés connaitre la vérité scientifique. Ils délivraient un message auquel il était bienséant de se référer. « Mon maître X dit que… » et « mon maître Y disait que… » appartenaient à nos arguments définitifs. Quelques congrès et revues nous permettaient de connaitre les réussites, presque jamais les revers de nos confrères. Nous nous informions mutuellement de nos succès et échecs pour en tirer parti au profit de nos patients.

 

    Puis vint progressivement l’«evidence-based medicine ». Traduisez : « la médecine fondée sur la preuve ». Ici, point de mandarin omniscient détenant la bonne démarche diagnostique ou la meilleure conduite à tenir devant une pathologie. Il s’agissait désormais de résultats d’études conduites avec une méthodologie progressivement plus exigeante, plus rigoureuse. Le sésame de la parole écoutée fut davantage dans cette nouvelle dimension : « d’après une étude multicentrique menée aux USA, on peut penser que… ».

 

    Ce phénomène fut accéléré par les scandales thérapeutiques tels que celui du Distilbène, du sang contaminé, de l’hormone de croissance ou encore de l’Isoméride, du Médiator ou de la Dépakine, celle-ci étant pourtant prescrite depuis longtemps. Certaines de nos médications furent déclarées inutiles ; je ne les ai jamais vues réapparaître. Nous apprîmes à différencier une étude observationnelle d’une étude interventionnelle. Nous prîmes conscience de la nécessité d’une rigueur indispensable à une interprétation statistique de qualité, apte à tirer des conclusions utiles en pratique quotidienne. Nous devinrent familiers de termes tels qu’étude rétrospective ou prospective, randomisation, double insu, cross-over. Nous constatâmes que les résultats  étaient  parfois contradictoires et tentèrent d’en appréhender la raison. Nous apprîmes à patienter dans l’expectative de déductions  applicables en pratique. Apparurent des spécialistes, dont les méthodologistes et les statisticiens, toujours plus exigeants. Ainsi nous guettions la méthodologie des études cliniques en quête de leur « robustesse » afin de vérifier si elles étaient « validées ». L’étude critique de la littérature médicale devint un sport favori pour les plus perspicaces.

 

    Des sociétés savantes se développèrent et émirent des recommandations selon les grandes familles de pathologies. Toujours « fondées sur la preuve ».

 

    Le phénomène fut accru par la naissance et le déploiement d’agences chargées d’émettre toutes sortes de « recommandations de bonne pratique ». Exemples français actuels : la Haute Autorité en Santé (HAS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

 

    La lecture de l’anglais écrit par les médecins, bien loin d’être unanime, s’est suffisamment répandue pour autoriser un accès à des banques internationales de données telles que PubMed. Phénomène bien sûr rendu possible par le développement d’Internet permettant à tout un chacun un accès autrefois réservé aux bibliothèques universitaires. La multiplication des revues et congrès scientifiques nous amena plus souvent à publier nos observations, résultats, éditoriaux ou revues de la littérature. Et à apprécier la problématique des travaux de recherche. Cet exercice nous rapprocha de la difficulté d’une démarche de qualité préalable à toute conclusion bénéfique pour nos patients.

 

Le retour des vieux réflexes

 

    Survient le Covid-19. D’un seul coup d’un seul se réveillent des vieux réflexes sous la pression de citoyens déjà malades ou non, qui attendent et parfois exigent un médicament susceptible de prévenir cette pathologie, de les sauver ou pour le moins d’atténuer leurs souffrances. Face à l’anxiété collective qui monte, les médecins sont brutalement renvoyés au bon vieux temps de l’absence « d’étude clinique bien conduite », une recherche nécessitant presque toujours plusieurs années. Retour aux médicaments au doigt mouillé. La liberté de prescription redevient une exigence pour calmer l’angoisse sociétale. Pis, des patients guéris, parfois célèbres, viennent témoigner de l’efficacité du traitement qui leur a été prescrit. Et de demander que d’autres en bénéficient dans un grand élan d’altruisme toujours désintéressé. C’est donc à une formidable régression à laquelle on assiste. Elle vient marier la valeur, mais aussi le mythe du médicament d’une part avec la société médiatique à flux continu, parfois réduite à quelques mots répétés en boucle d’autre part. Une involution inopinée. Un retour en arrière historique et culturel.

 

L’impérieuse nécessité d’une éducation et d’une information à la santé

 

    La médecine a besoin de temps pour fournir les bases solides d’un traitement, quel qu’il soit. Elle n’est pas exempte de discussions contradictoires et de compétitions d’écoles ou même individuelles. Certes. Mais elle ne doit pas se tromper dans la « balance bénéfice-risque ». « Primum non nocere[1] » fait-on dire à l’un de nos illustres prédécesseurs. Que l’on s’interroge sur la frugalité habituelle des dépenses de recherche est légitime. Que l’on souhaite des publications rapides de résultats s’ils deviennent significatifs est bien normal. Mais réclamer un franchissement des nécessaires étapes de la science aboutirait à se plaindre encore davantage de trop de hâte ayant mis en danger la santé d’autrui et de soi-même.

 

    Non, il n’y a pas 67 millions d’épidémiologistes et d’infectiologues en France. Oui, il y a l’impérieuse nécessité d’une éducation et d’une information à la santé qui intègre la connaissance des démarches indispensables à des déductions adéquates. Au présent et à l’avenir. Pour nous et pour nos descendants.


[1] « D’abord, ne pas nuire » (Hippocrate)

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Recherche Sur Ce Blog

Faites connaissance avec IDN

 (Initiatives pour le désarmement nucléaire),

dont Paul Quilès est président.

IDN travaille chaque jour à la réduction des arsenaux nucléaires et du risque, intentionnel ou non, d’utilisation de l’arme nucléaire.

IDN oeuvre à construire un monde sans armes nucléaires, pour une paix et une sécurité internationale durables.

Faites connaissance avec

Cordes sur Ciel,

la cité médiévale dont Paul Quilès a été le maire pendant 25 ans.

cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg 

site de l'Office du tourisme 

Bibliographie

- 2018: L'illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain)

- 2017: Quelques citations sur les armes nucléaires

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  

- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu) 

- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff ) 

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï) 

- 1992: Nous vivons une époque intéressante 

- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez