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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 20:05
Réponse au discours d'E. Macron sur la dissuasion nucléaire

Cette tribune de Paul Quilès et Bernard Norlain

a été publiée par La Croix sous le titre 

"La paix par la bombe, bel héritage pour les jeunes générations !  "

   Le Président de la République vient de sacrifier à un rituel maintenant bien établi, celui d’un « grand » discours sur la dissuasion nucléaire de la France et sur la définition d’une politique de défense nationale qui se voudrait, à juste titre, plus européenne.

   Cet exercice est toujours attendu avec impatience par la sphère nucléariste, parce qu’il vise à renouveler l’ancrage de la politique de défense dans le nucléaire militaire. Ce discours ne les décevra pas. Habillé de couleurs chatoyantes et bardé de brillantes idées, il n’est hélas que la version clinquante d’un vieux discours indéfiniment ressassé. Il est vrai qu’il est toujours difficile de faire du neuf avec du vieux.

      Brillant, ce discours l’est effectivement.

   Comment ne pas applaudir à un plaidoyer courageux pour le multilatéralisme, alors que celui-ci est partout malmené et plus encore dénoncé ?

  Comment ne pas approuver cet appel au désarmement et à la paix, cette volonté d’améliorer les conditions de la sécurité internationale ?

    Comment ne pas souscrire à cette proposition d’un dialogue stratégique avec les partenaires européens de la France ?

     Mais ce décor flamboyant est semblable aux décors dressés par le Prince Potemkine* pour la Grande Catherine : il ne fait que masquer l’usure des idées et le refus du changement.

 L’appel au multilatéralisme, déjà magnifiquement invoqué dans un discours à l’ONU, s’accompagne « en même temps » d’un rejet méprisant du souhait exprimé par 122 pays de ne plus être exposés à la menace nucléaire, même indirecte et qui ont voté pour cela un Traité d’interdiction des armes nucléaires. Ce traité, en cours de ratification, est pourtant le seul instrument adopté en ce sens par la majorité de la communauté internationale.

       L’appel au désarmement et à la refondation de l’ordre mondial au service de la paix est-il compatible avec le refus de nous engager réellement dans la voie du désarmement nucléaire et de respecter ainsi notre promesse de l’article VI du Traité de non-prolifération (TNP), alors que la France, à l’image des autres Etats nucléaires, se lance dans une nouvelle course aux armements nucléaires ? En témoigne l’augmentation de 60% des crédits destinés à la modernisation des forces nucléaires, qui passent à 37 milliards d’euros, le développement de nouveaux armements à vocation offensive et l’évolution (sans vouloir l’avouer) vers un concept d’emploi, ce qui signifie l’abaissement du seuil d’utilisation de l’arme nucléaire.

    De plus, il est difficile de soutenir que la France est un acteur du désarmement, alors qu’elle soutient le retrait des Etats-Unis du traité sur Forces Nucléaires Intermédiaires.

   L’appel à la construction d’une liberté d’action européenne et à susciter une ambition concrète pour la politique de sécurité et de défense de l’Europe devrait être effectivement notre priorité, mais la bonne réponse n’est pas d’étendre notre « parapluie nucléaire » sur l’Europe dans le cadre d’une dissuasion concertée ou élargie. En dehors du fait que cette proposition n’est pas nouvelle, la Bombe serait un cadeau empoisonné pour une Europe déjà très divisée sur ce thème, avec des Etats signataires du Traité d’interdiction et des opinions publiques très hostiles à l’arme nucléaire.

     En revanche, cette proposition est une bouée inespérée pour les partisans de la Bombe en France, angoissés de voir sa position de seul Etat doté d’armes nucléaires en Europe occidentale. Une réponse plus appropriée à la question de la construction d’une Défense européenne ne serait-elle pas plutôt d’européaniser l’OTAN et d’instaurer un véritable dialogue stratégique ?

        Enfin, dernière touche au ravalement d’une façade aux fondations d’argile, un plaidoyer pour la dissuasion nucléaire et ses prétendues vertus stabilisatrices. La paix par la Bombe, bel héritage pour les jeunes générations ! C’est oublier que la dissuasion n’est qu’un pari, un pari sur la rationalité d’un adversaire hypothétique. Transformer un pari en certitude, en une garantie absolue de sécurité, est en fait un aveu de faiblesse. La faiblesse de ne pas voir la réalité tragique du monde. Ne pas voir que dans le monde actuel, multipolaire, complexe, instable, il n’y a pas de garantie absolue de sécurité. C’est oublier aussi que ce sont les passions humaines qui guident les actions humaines, particulièrement dans les conflits…. et non une prétendue rationalité.

        En conclusion, « il faut que tout change pour que rien ne change »**. Telle est la leçon d’un discours en trompe-l’œil, probablement inspiré par les thuriféraires de la Bombe. Le monde a beau changer de plus en plus rapidement, la France immuable, drapée dans un héritage gaullien usurpé, s’accroche à sa ligne Maginot nucléaire.

 

* Potemkine (rappel) : militaire et homme de gouvernement russe du 18ème siècle, amant et favori de Catherine II. Son nom est surtout resté célèbre pour la mise en scène de façades prospères sur de misérables villages, dénommés par dérision « villages Potemkine ».

** Pour reprendre la fameuse réplique du "Guépard", le film de Visconti.

______________________________________

Sur ce sujet, lire aussi:

* communiqué d'IDN

* analyse de Marc Finaud, membre du bureau d'IDN

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 07:14
Setsuko Thurlow lors de la réception du prix Nobelpar l'Ican, le 10 décembre 2017. Photo NTB Scanpix. Terje Bendiksby via Reuters

Setsuko Thurlow lors de la réception du prix Nobelpar l'Ican, le 10 décembre 2017. Photo NTB Scanpix. Terje Bendiksby via Reuters

«Emmanuel Macron, vous n'avez jamais fait l’expérience de l’inhumanité absolue des armes nucléaires. Moi, oui»

LETTRE OUVERTEde Setsuko Thurlow, survivante d'Hiroshima et militante d'ICAN (Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires), organisation Prix Nobel de la paix 2017. 

Publiée par Libération le 7/2/2020

 

Le président Emmanuel Macron a prononcé aujourd’hui un discours sur les centaines d’armes nucléaires de la France, refusant le désarmement nucléaire et invoquant le manque de réalisme des efforts en vue de les abolir au niveau mondial. Mais il n’a jamais fait l’expérience de l’inhumanité absolue de ces armes. Moi, oui. Et j’ai passé ma vie entière à avertir le monde de la menace réelle que ces armes posent, et à faire comprendre l’illégalité et le mal ultime qu’elles représentent.

Le président Macron n’a pas répondu à ma demande de le rencontrer à Paris la semaine prochaine afin de partager avec lui les réalités de ce que sont les armes nucléaires et de ce qu’elles font aux personnes et à l’environnement. Mais les Français, et notamment les jeunes, méritent de connaître l’entière vérité sur les armes nucléaires.

En août prochain, cela fera 75 ans que les Etats-Unis ont complètement anéanti ma ville natale, Hiroshima. J’avais 13 ans. À 8h15, j’ai vu par la fenêtre un éclair aveuglant, blanc bleuté. Je me souviens d’avoir eu la sensation de flotter dans l’air.

Alors que je reprenais conscience dans un silence total et une profonde obscurité, je me suis retrouvée prise au piège du bâtiment qui s’était effondré sur moi. J’ai commencé à entendre les cris faibles de mes camarades de classe : «Maman, aide-moi. Dieu, aide-moi.» Alors que je sortais en rampant, les ruines étaient en feu. La plupart de mes camarades de classe ont été brûlés vifs. J’ai vu tout autour de moi une dévastation totale, inimaginable.

Des processions de figures fantomatiques se sont mises à défiler. Des personnes grotesquement blessées saignaient, brûlées, noires et enflées. Des parties de leurs corps avaient disparu. Leur chair et leur peau pendaient, laissant leurs os à. vif. Certains tenaient leurs yeux dans leurs mains. D’autres, le ventre ouvert, les intestins pendants. La puanteur nauséabonde de la chair humaine brûlée remplissait l’air.

Mythe de la dissuasion

Chaque fois que je me souviens d’Hiroshima, la première image qui me vient à l’esprit est celle d'Eiji, mon neveu de 4 ans. Son petit corps a été transformé en un morceau de chair fondue méconnaissable. Il n’a cessé de mendier de l’eau, d’une voix faible, jusqu’à ce que la mort le libère de son agonie.

Ainsi, avec une bombe atomique, ma ville bien-aimée a été anéantie. La plupart de ses habitants étaient des civils – parmi eux, des membres de ma propre famille et 351 de mes camarades de classe – qui ont été incinérés, vaporisés, carbonisés. Dans les semaines, les mois et les années qui ont suivi, des milliers d’autres personnes sont mortes, souvent de façon aléatoire et mystérieuse, des effets à retardement des radiations. Aujourd’hui encore, les radiations tuent des survivants.

Monsieur le président Macron, vous voulez maintenir et moderniser des centaines de ces armes inhumaines, instruments de génocide, qui menacent d’indicibles souffrances tous les êtres vivants ? Il est profondément naïf de croire que le monde peut conserver indéfiniment des armes nucléaires sans qu’elles ne soient à nouveau utilisées. Toute utilisation d’arme nucléaire serait contraire aux règles et aux principes du droit international humanitaire. En perpétuant le mythe de la dissuasion, en en faisant un élément central de la politique de défense de la France, en investissant massivement dans ces armes (à hauteur de 37 milliards pour les cinq prochaines années), vous mettez en péril la sécurité européenne ; vous mettez en péril la sécurité mondiale. Soyez réaliste.

Chère France, vous pouvez faire un autre choix.

En 2017, j’ai accepté le prix Nobel de la paix au nom de la Campagne internationale pour abolir les armes nucléaires – distinction obtenue pour le travail que nous avons accompli avec l’adoption de la première interdiction juridique internationale des armes nucléaires, le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires. A ce jour, 35 Etats ont ratifié ce traité et 81 l’ont signé.

Epée de Damoclès

Près de 20 villes françaises, dont Paris et Grenoble, ainsi que des dizaines d’élus français appellent la France à adhérer à ce traité et à s’engager sur la voie d’un monde sans armes nucléaires. La jeunesse française, cette nouvelle génération, a compris la menace inacceptable que représentent les armes nucléaires pour l’humanité. Selon un sondage publié en janvier par le Comité international de la Croix-Rouge, 81% des «milléniaux» pensent que l’utilisation des armes nucléaires n’est jamais acceptable. Et la semaine prochaine, des centaines d’étudiants et des militants se réuniront à Paris pour une conférence sur l’abolition des armes nucléaires.

Comme l’a déclaré le pape François à Nagasaki en novembre dernier, l’histoire jugera sévèrement les dirigeants qui rejettent le Traité sur l’interdiction des armes nucléaires et qui, au contraire, prononcent des discours à la gloire de leurs armes atomiques conçues avec l’intention de commettre une tuerie de masse. Les théories abstraites ne doivent plus masquer la réalité génocidaire de ces pratiques. Ne considérons la «dissuasion» comme rien d’autre que ce qu’elle n’est : la mise en péril certaine des peuples. N’acceptons plus d’avoir cette épée de Damoclès nucléaire au-dessus de nos têtes.

Monsieur le président Emmanuel Macron, vos stratèges de la défense ont peut-être étudié la théorie nucléaire, mais j’ai moi-même fait l’expérience bien réelle de l’enfer atomique. Vous devez choisir un avenir meilleur pour la France et pour l’Europe. Adhérez au Traité sur l’interdiction des armes nucléaires, et éradiquez à jamais la menace de l’anéantissement nucléaire.

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 19:46
Armes hypersoniques : un nouveau danger pour la stabilité internationale

      Le XXIe siècle est celui des révolutions dans le domaine de l’armement portées par les nouvelles technologies. Si les risques liés à l’intelligence artificielle ou à la cybersécurité sont connues, un autre danger est méconnu du grand public : les armes hypersoniques. Pourtant, le potentiel destructeur, et surtout déstabilisateur de ces armes conventionnelles mérite qu’on y prête attention.

 

      Durant la Guerre Froide, la plus grande menace venait de la course aux armements nucléaires. Le développement de ces armes par les États-Unis et l’URSS poursuivait alors quatre objectifs : rapidité, miniaturisation, précision, distance. Or les armes hypersoniques présentent ces mêmes caractéristiques : capables d’atteindre des vitesses hypersoniques (plus de cinq fois la vitesse du son), elles sont pratiquement impossibles à abattre.

 

      Susceptibles de toucher leurs cibles en quelques minutes, réduisant le temps de réaction de l’ennemi visé, les armes hypersoniques fournissent un avantage stratégique décisif à ceux qui les possèdent. Elles ont en cela un pouvoir déstabilisateur intrinsèque et pourraient même, selon certains analystes, remplacer certaines catégories d’armes nucléaires vieillissantes. Dans un contexte géopolitique instable et alors que les traités de non-prolifération sont menacés, tous les pays s’intéressent à ces nouvelles armes, des États-Unis à la Chine, en passant par l’Arabie Saoudite et la France.

 

      Si les États ne semblent pas, pour l’heure, avoir la volonté de nucléariser ces missiles hypersoniques, le danger est pourtant bien présent. Il ne suffirait que de quelques modifications pour que les armes hypersoniques puissent embarquer des têtes nucléaires. D’autant plus que celles-ci représentent des armes particulièrement adaptées pour des frappes inattendues et chirurgicales. A l’heure où les systèmes d’armes nucléaires et conventionnelles s’entremêlent, le risque d’erreur n’a jamais été aussi élevé. L’incertitude et le peu de temps de réaction que laissent les armes hypersoniques augmentent gravement le risque d’un conflit global déclenché par accident.

 

On trouvera sur ce lien une analyse technique et géopolitique de ce risque. 

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 19:38
Des exemples de mines antipersonnelles présentées lors d’un colloque contre l’emploi de telles armes, le 1er mars 2019 au siège de l’ONU à New York, aux Etats-Unis. LUIZ

Des exemples de mines antipersonnelles présentées lors d’un colloque contre l’emploi de telles armes, le 1er mars 2019 au siège de l’ONU à New York, aux Etats-Unis. LUIZ

     Le président des États-Unis, Donald Trump, a levé, vendredi 31 janvier, les restrictions imposées depuis 2014 à l’armée américaine sur l’usage des mines antipersonnel.

 

     Dans La Croix, Anne Hery, directrice du plaidoyer chez Handicap International, explique pourquoi s’agit d’un « énorme recul pour la protection des civils ». 

 

********

 

     La Croix : Quelle est votre réaction à cette annonce d’une possible reprise par les Américains de l’usage des mines antipersonnel ?

 

     Anne Hery : La décision de Donald Trump est inattendue, révoltante et injustifiable. C’est un énorme recul pour la protection des civils, à l’heure où justement la guerre se porte dans des zones urbaines. Des civils sont obligés de se déplacer et peuvent ainsi être exposés à ces mines antipersonnel.

     

     Le président américain revient sur la décision de son prédécesseur, Barack Obama, de se plier partiellement au traité d’interdiction des mines antipersonnel d’Ottawa de 1997, ratifié par 164 États dans le monde et qui interdit l’utilisation, le stockage, la production ou le transfert de mines antipersonnel, ces mines enterrées qui explosent lorsque l’on marche dessus.

 

     Le traité d’Ottawa est un succès formidable. Il a permis de diviser par dix le nombre annuel de victimes en 15 ans. Même si, depuis 2014, l’utilisation des mines a augmenté avec la multiplication des attaques de groupes djihadistes. Au moins 7 200 personnes ont été tuées ou blessées par ces armes en 2017. (….)

 

LIRE LA SUITE

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 12:13
La mémoire des pierres

Projection du film du spectacle


"LA MEMOIRE DES PIERRES"

 

En présence de Claude Moreau, metteur en scène

 

Dans le cadre des manifestations préparatoires au huit-centième anniversaire de la fondation de Cordes, le film du spectacle "La mémoire des pierres" avec Claude Rich, sera projeté au théâtre du Colombier samedi 15 février 2020 à 20h30.

 

Le spectacle a été conçu, mis en scène et réalisé par Claude Moreau ("ils ont tué Jaurès !", "Jaurès, une voix pour la paix"), d'après un scénario de Jean-Gabriel Jonin et de Claude Moreau, sur un texte de Jean-Gabriel Jonin.

 

                           ENTREE GRATUITE 

  Voici quelques "photos souvenirs" des moments forts de ce merveilleux spectacle, joué au pied de la cité médiévale en 1996-97-98.

  Un public nombreux et enthousiaste (près de 50 000 spectateurs en 3 étés) a vibré en écoutant l'histoire de Cordes racontée par Claude Rich et en regardant les scènes grandioses jouées par plus d'une centaine d'acteurs bénévoles. 

   Voici également une vidéo (8'30), qui donne un bon aperçu de ce spectacle inoubliable, fruit de la collaboration entre trois personnalités de talent: Jean-Gabriel Jonin pour le scénario, Claude Moreau pour la mise en scène et Claude Rich pour l'interprétation.

Regarder

 

Présentation du spectale   

Dans "la mémoire des pierres", Claude RICH incarne Claude MOLINIER, "Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire du Christ, pensionnaire du Roi, Amateur de la science Hermétique", personnage historique du 18ème siècle. Poursuivi par les soldats du Roi, il vient à Cordes retrouver la demeure de son ancêtre, en percer les mystères et retrouver son propre destin. Ses recherches dans la cité (séquences filmées) provoquent en flash-back des épisodes de l’histoire de Cordes (scènes jouées par les figurants). Le talent de Claude RICH a donné à cette fiction dramatique l’ampleur et le prestige que méritait cet évènement culturel.

La mémoire des pierres
La mémoire des pierres
La mémoire des pierres
La mémoire des pierres

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 18:30

 

 

Lire l'article

 

 

      Un sondage conduit par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) auprès de 16.000 « millenials » (jeunes nés entre 1985 et 2000) dans 16 pays très divers montre l’opposition largement majoritaire de la jeunesse mondiale à l’arme nucléaire.

 

     84% des jeunes (dont 81% en France) estiment que l’utilisation de l’arme nucléaire n’est en aucun cas acceptable, et même si 49% d’entre eux pensent qu’elle constitue un outil de dissuasion efficace, 80% estiment qu’elle est dangereuse pour l’humanité.

 

     Parallèlement, seule une minorité de millenials pense que le nombre de guerres diminuera à court terme, 47% envisagent qu’une troisième guerre mondiale survienne de leur vivant et 54% considèrent probable une attaque nucléaire dans les 10 prochaines années.

 

     A ce pessimisme ambiant s’ajoute une minorité substantielle de jeunes qui ne sont pas attachés aux règles humanitaires de la guerre (comme le refus de la torture), symptôme selon le CICR d’un discours politique déshumanisant vis-à-vis des ennemis réels ou supposés et qu’il est nécessaire de contrer avec fermeté.

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 16:35
Paru dans l'hebdomadaire le Tarn libre
Paru dans l'hebdomadaire le Tarn libre

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23 janvier 2020 4 23 /01 /janvier /2020 15:56
Un discours illustré
Un discours illustré

     Mon discours de voeux à la mairie de Cordes, vendredi dernier, était accompagné d'un diaporama de 180 photos, dont vous trouverez quelques exemples dans le document publié sur le site de la mairie.

 

       Lire aussi l'article de la Dépêche du Midi

Un discours illustré
Un discours illustré

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 09:23
Partir….c’est laisser un peu de soi-même

     Il y avait beaucoup de monde dans la grande salle Fonpeyrouse de la mairie ce 17 janvier, pour la présentation de mes vœux aux habitants de Cordes et de la région. Il est vrai que, fin mars, après 4 mandats et 25 ans au service de Cordes, je ne serai plus maire de ce beau village.

     Mon émotion était forte pour ce 25ème et dernier discours et je crois qu’elle était partagée par les personnes présentes dans la salle. 

     Voici la conclusion de ce discours, dont vous trouverez l'intégralité ci-après.

      « A Cordes tout est beau, même le regret », a écrit Albert Camus…..et je vais avoir l’occasion de le vérifier pour ce qui concerne le regret !

      L’autre citation qui me revient au moment de conclure cette 25ème séance de vœux est le fameux proverbe : « Partir, c’est mourir un peu, c’est laisser un peu de soi-même…. ».

      Ce que je laisserai, au-delà des réalisations auxquelles j’ai contribué, au- delà des souvenirs de ce que nous avons vécu ensemble pendant 25 ans, c’est effectivement un peu de moi-même qui, je l’espère, sera reconnu comme utile à la vie et au développement de ce superbe village, dont je resterai toujours amoureux.

 

    Mesdames, Messieurs, chers amis cordais et tarnais, merci d’être ici ce soir. Comme chaque année à la même époque, et pas seulement parce que la coutume le veut ainsi mais parce que c'est toujours un plaisir de vous rencontrer à cette occasion, les membres du conseil municipal et moi-même sommes heureux de vous retrouver ce soir pour vous souhaiter une très bonne année 2020.

  • Traditionnellement, la cérémonie des vœux du maire m'offre la possibilité de faire le point devant vous sur le bilan de l’action municipale au cours de l'année précédente et sur les projets à venir, mais aussi de réfléchir à haute voix sur l’état du monde dans lequel nous vivons. À cet égard, d'ailleurs, je voudrais vous lire un très court paragraphe que j'extraie du discours que j'avais prononcé ici-même en janvier 2018. Le voici :

     « Écoutez et regardez ce qui se passe autour de nous. Regardez au-delà de l’Atlantique, au Sud de la Méditerranée, en Afrique, en Extrême Orient, en Asie du Sud-Est. Partout, des guerres, des tensions graves, des menaces, des massacres, des flux de réfugiés, des dictatures de plus en plus brutales…. »

    Je ne trouve, hélas, rien à retirer à ces quelques phrases, bien au contraire. Je pourrais, en effet, ajouter à cette liste le Moyen-Orient, la Turquie, un bon nombre de pays d'Amérique Latine…sans parler des menaces nucléaires émanant de certains dirigeants. Je pourrais également, plus près de nous, évoquer les nombreuses tensions et incertitudes en France et en Europe. Mais ce serait une bien étrange façon de vous souhaiter une bonne année et de formuler des vœux.

     En ce qui concerne le monde, je ne peux guère que formuler des vœux de paix, de rapprochement entre les hommes et de respect mutuel entre les peuples, respect de leurs identités, de leurs territoires, de leurs intérêts légitimes et de leurs modes de vie. Cela implique un grand sens des responsabilités de la part des dirigeants... dont, malheureusement, beaucoup ne font pas preuve en ce moment.

  • Fort heureusement, dans notre commune et dans notre communauté de communes, les choses se passent de façon beaucoup plus paisible et respectueuse. Permettez-moi de souhaiter avec vous que tout ce qui fonctionne bien ici continue, pour chacun, à être une source de satisfactions, et que tout ce qui, au contraire, est actuellement une source de désagréments fasse, à l'avenir, l'objet d'une attention particulière de la part des élus et pas seulement….Je pense en effet à tous ceux qui, à leur côté, prennent en charge tel ou tel secteur de la vie commune, c’est à dire aux différentes associations qui animent notre territoire et c’est d’elles dont je vais vous parler maintenant.
  • Comme vous le savez, nous aurons en mars de nouvelles élections municipales, et la règle veut que les municipalités sortantes ne cherchent pas à tirer un parti quelconque de la présentation de leurs bilans, lors d'une cérémonie officielle, pour favoriser tels ou tels candidats faisant partie de l'équipe sortante. Je respecterai donc cette règle.

Ce qui a été entrepris et mené à bien par la municipalité actuelle en 2019, ainsi d'ailleurs que durant les années précédentes, chacun d'entre vous a pu le voir et s'en rendre compte. Mon propos, ce soir, n'est donc pas de dresser la liste de ces différentes réalisations, tant au niveau municipal qu'à l'échelon intercommunal Ces réalisations ont fait l'objet de deux expositions l'an dernier ici-même dans la cour de la maison Fonpeyrouse. Je ne ferai pas davantage la liste des projets de 2020 pour Cordes et pour la 4C.

  • J'aimerais au contraire rendre hommage aux associations locales et les remercier pour les actions qu'elles mènent, aussi bien à Cordes que dans les communes environnantes, et pour la part qu'elles prennent dans le développement économique, social et culturel de nos territoires.

Personnellement, j'ai toujours considéré les associations comme des partenaires privilégiés qui jouent un rôle extrêmement important dans la vie locale, en participant de façon déterminante à la consolidation de la cohésion sociale, grâce à leur présence sur le terrain et aux réseaux de relations et d'amis qu'elles créent et qui les caractérisent le plus souvent.

  Les capacités de création et de rayonnement des activités associatives reposent, comme vous le savez, sur le bénévolat. Et c'est cet engagement volontaire et bénévole qui, aujourd'hui encore, demeure le moteur même de la vie associative et de la participation effective, responsable et résolue des citoyens, et ce quel que soit leur âge et leur profession.

   Mes vœux de bonne année et mes remerciements vont naturellement à tous ces bénévoles sans exception, même si, et chacun d'entre vous le comprendra, je ne peux pas ne pas faire une mention particulière pour les membres des différents conseils d'administration et, plus encore, pour les membres des bureaux qui assument la responsabilité de la gestion quotidienne des associations, qu'ils soient présidents, secrétaires ou trésoriers.

    Lors de l'organisation du second Forum des Associations, qui a eu lieu le samedi 14 septembre 2019 à la salle du Cérou, 45 associations ont été répertoriées. Toutes n'ont pas leur siège social à Cordes, mais toutes interviennent à un titre ou à un autre sur notre territoire. Un certain nombre d'entre elles sont directement aidées par la mairie, soit sous forme de subventions, soit sous forme d'aide matérielle et logistique.

    Bien que les compétences de la mairie de Cordes et celles de la communauté de communes soient clairement définies, il n'est pas toujours très facile, dans l'exercice des responsabilités, domaine par domaine, d'identifier une ligne de démarcation absolue entre ce qui est du ressort des élus et ce dont se chargent les différentes associations.

  • Ainsi, au regard de la gestion du patrimoine, de son animation et de son entretien, la responsabilité qu'assume la Société des Amis du Vieux Cordes – qui est, je vous le rappelle, propriétaire des cinq portes de Cordes –, constitue un apport irremplaçable aussi bien en ce qui concerne la prise en charge matérielle d'une partie de notre patrimoine qu'en ce qui concerne sa valorisation et les connaissances qu'on peut en avoir, à travers ses conférences ses publications régulières. C'est bien évidemment là une tâche dont la mairie ne saurait se charger, pas plus d'ailleurs que de la gestion et de l'animation du Musée Charles Portal et des expositions qui y sont organisées.

Pour les élus, c'est également une satisfaction importante de voir que les initiatives qui sont prises par Les amis de Cordes et de Comtat cordais, notre « seconde association patrimoniale », sont le plus souvent relayées par la Société des Amis du Vieux Cordes. Lors de la conférence sur la reconstruction de l'église St Pierre de Crantoul qui a eu lieu ici-même samedi dernier, la plupart des responsables de ces deux associations étaient présents, et je les remercie de cette sorte de collaboration complice qui existe entre eux. Elle ne peut être que profitable pour Cordes, pour son patrimoine, pour la connaissance de notre histoire locale, notamment pour la préparation du huit centième anniversaire de la fondation de Cordes qui aura lieu en 2022. Des initiatives ont déjà été prises en ce sens, à la fois par la mairie et par deux commissions à laquelle appartiennent les présidents des deux associations précitées et Michel Bonnet.

Si je souligne cette coopération, c’est qu’elle me paraît être la manifestation d'une bonne intelligence des rapports humains, elle-même étant, par contagion, la garante d'un respect mutuel, indispensable à la bonne entente au sein de notre collectivité. Je me réjouis, d'ailleurs, que dans d'autres domaines, la culture notamment, certaines associations aient ainsi établi de véritables partenariats. Je pense là à l'ACADOC et aux deux associations qui gèrent le théâtre du Colombier et le festival l'Eté de Vaour.

  • La culture, voici un second domaine dans lequel les associations assument un rôle extrêmement important. Sans elles, la programmation annuelle de spectacles et de concerts ou celle, plus estivale, des festivals, n'existerait pas.

     Sans elles, effectivement, et ce sera ma façon de les saluer et de leur rendre hommage, il n'y aurait pas de :

•         Festival Musique sur ciel (qui en sera bientôt à sa 50ème édition)

•         Fêtes du Grand Fauconnier (qui en sera également bientôt à sa 50ème édition)

•         Fête occitane

•         Fêtes de la musique

•         Festival du rire

•         Festival international de Poésie

•         Rencontre philatélique

•         Jardin des Paradis

    Je ne peux naturellement pas citer les nombreuses initiatives qui sont prises dans le domaine culturel. Je tiens cependant à faire une mention particulière pour le théâtre du Colombier qui est, comme vous le savez, un équipement culturel appartenant à la 4C. En effet, les différentes manifestations que je viens de citer sont événementielles. Elles durent le temps d'un week-end, tout au plus une semaine entière, ce qui, bien évidemment, n'enlève rien ni à leur qualité ni à la somme de travail nécessaire à leur organisation.

   Le Colombier est, lui, ouvert pratiquement toute l'année. En 2019, si l'on compte les séances de cinéma, la salle de spectacles a accueilli du public 60 fois, soit, en moyenne, plus d'une fois par semaine. Le reste du temps, cette même salle est occupée aussi bien par les scolaires que par des compagnies en résidence, par le conservatoire de musique ou par des stages de théâtre ou de musique.

Je note qu’au Colombier, la fameuse ligne de démarcation dont je parlais tout à l'heure est la moins marquée, dans la mesure où deux des vice-présidents de la 4C font partie de l'équipe des bénévoles et y jouent un rôle extrêmement actif.

 

    Toutes les associations qui œuvrent dans le domaine culturel ont le même credo : passion du public, volonté de faire découvrir, de partager, de donner aux uns et aux autres l'occasion de se rencontrer, de se côtoyer, de partager des émotions.

 

    J'ajouterai cette autre ambition qui leur est commune et qui n'est pas des moindres : faire vivre notre territoire. Et c'est une ambition qui a des conséquences directes au niveau social, économique et touristique. Sans parler, bien évidemment d'une certaine qualité de la vie et de l'attractivité qu'elle entraîne.

 

  • Dans le domaine social, il faut naturellement parler de l'ESCALE, qui a développé des partenariats avec de nombreuses associations.

     Un des axes principaux du projet social de l'ESCALE consiste à initier et soutenir les initiatives des habitants. À ce titre, et, en tant que président de la Communauté de communes, je ne peux que me réjouir que les deux actions envisagées pour les quatre années qui viennent par l'équipe de l'ESCALE sont :

  • Informer et former pour accompagner et encourager le bénévolat ;
  • Accompagner les associations dans leur développement.

    Vous êtes nombreux ce soir à avoir conscience de la baisse de l’engagement bénévole dans la prise de responsabilités associatives. C'est un état de fait qui dure déjà depuis plusieurs années. Je fais très sincèrement le vœu que l'initiative prise par l'ESCALE pour encourager les habitants de notre territoire à s'investir dans les conseils d'administration de nos associations soit couronnée de succès. Souhaitons que les associations qui, à un titre ou à un autre, sont partenaires de l'ESCALE trouvent, le moment venu, des bénévoles prêts à prendre le relais, en tant que présidents, secrétaires ou trésoriers.

    Qui sont ces partenaires ?

  • En ce qui concerne les structures petite enfance et jeunesse, il s'agit naturellement du Centre de loisirs Arc en Ciel, de la Crèche La Coccinelle et du Jardin d’enfants de Milhars. Des rencontres ont eu lieu, au cours desquelles s'est exprimée une volonté de construire ensemble des projets en direction des familles, avec des animations complémentaires et coordonnées. Et ceci d’autant plus que des thématiques identiques sont inscrites dans les projets sociaux ou éducatifs des structures concernées, tel que la sensibilisation au développement durable et l’écocitoyenneté.

    Sur notre territoire, nous avons la chance de bénéficier d’un équipement exceptionnel, voulu par notre intercommunalité et destiné à l’enseignement : l’école bioclimatique du Pays cordais, qui aura exactement 10 ans le 1er mars prochain.

  • Pour les actions de solidarité, on retrouve l'association le Coup d’Pouce Cordais, du Foyer du Ségala, du Secours catholique, de C'vital et de Familles rurales dont les actions s’organisent, autant que la chose soit toujours possible, autour de projets communs avec l'ESCALE ou la MSAP (Maison de Service au Public) de Vaour.

L'enjeu, pour toutes ces associations est de continuer à mener leur propre projet en l'inscrivant dans une même dynamique de coopération.

  • Du côté de nos aînés, je voudrais naturellement saluer les initiatives prises par l'association La Cordée du Sourire qui, à sa façon et avec beaucoup de constance s'efforce de créer des occasions de rencontres et de distractions tout au long de l'année, de manière à maintenir un tissu de relations vivant et chaleureux. C'est également ce que s'attache à faire l'association L’amasière à la maison de retraite.

    S’agissant de notre EHPAD (Maison de retraite de La Mazière), je vous informe qu’il vient de recevoir le Label Humanitude®. Il est le 16ème établissement français à être ainsi reconnu. C’est une belle distinction, qui vient récompenser des années de préparation. Ce Label est présenté comme « un véritable gage de bientraitance » et comme « une marque de reconnaissance très forte pour le travail effectué avec bienveillance chaque jour par le personnel de l’établissement ». Une cérémonie de remise du Label est prévue le 13 février, en présence des autorités départementales et régionales.

 

   Pour l'une et l'autre de ces deux associations, et c'est également vrai de celles que j'ai citées précédemment, la cible, c'est bien évidemment la qualité des relations humaines. Je ne crois pas me tromper en disant que cette préoccupation se retrouve également au cœur de la mission quotidienne de l'ADMR (Association à Domicile en milieu Rural). Quel que soit leur âge, les êtres humains ont besoin d'affection, d'écoute et d'attention, plus encore dans les moments où, soit par la maladie, soit par le chagrin ou l'exclusion, ils sont, comme on dit, malmenés par la vie. Je gage que les élus qui, dans quelques semaines, vont prendre la responsabilité de mener l'action des municipalités et celle de la communauté de communes, auront tous à cœur d'accompagner avec une attention particulière les associations engagées dans le domaine exigeant de l'action sociale.

  • Je ne peux pas terminer ce tour d'horizon sans avoir un mot pour les associations qui dans le domaine sportif prennent en charge l'apprentissage, chez les plus jeunes, non seulement de l'effort physique mais de l'esprit d'équipe et des nombreuses valeurs que la pratique d'un sport permet de développer.

    Vous en avez très probablement fait l'expérience un jour ou l'autre : il est toujours difficile, dans une association comme dans n'importe quel groupe humain, une chorale ou un conseil municipal, de travailler avec quelqu'un qui n'a pas l'esprit d'équipe, qui ne respecte ni la règle ni les décisions de l'arbitre, qui joue « perso », comme on dit au football, et qui n'en fait qu'à sa tête. Je dois avouer que j'ai une vraie admiration pour la constance et la patience des éducateurs, qu'ils soient parents, enseignants ou entraîneurs sportifs. Emmener une équipe en tête du tableau est une chose qui force le respect, mais qui n'a rien de définitif. Emmener une génération tout entière vers l'âge adulte en lui inculquant de vraies valeurs en est une autre. Lorsque la seconde se trouve accomplie, elle est beaucoup plus durable et la gratification qu'on peut en avoir en retour est d'une tout autre nature.

    S’agissant du bien-être du corps, je me dois de souligner aussi le développement des associations proposant des cours de danse et de yoga, qui rencontrent un réel succès.

 

    Avant de conclure mon intervention, la dernière que je ferai devant vous, je voudrais dire un mot sur la communauté de communes que nous avons créée et développée, la 4 C. Depuis près de 4 ans, nous avons rencontré -et moi, tout particulièrement- un nombre incroyable d’obstacles destinés à entraver l’existence même de cette intercommunalité, qui a pourtant fait ses preuves et qui fonctionne à la satisfaction de la population, des associations et des élus. Il n’a rien manqué dans la panoplie des méthodes bureaucratiques et politiciennes utilisées : interventions ministérielles et parlementaires, promesses non tenues, rumeurs locales, attaques personnelles, recours aux tribunaux…. Quand j’aurai le temps, j’écrirai peut-être quelques lignes sur ce triste épisode.

    Il n’en demeure pas moins que j’ai tenu bon, avec l’aide du bureau et du conseil communautaire de la 4C, que je remercie. (….)

  Au registre des remerciements, je n’aurais garde d’oublier le conseil municipal de Cordes, qui m’a accompagné efficacement depuis 2014. (….)

 

Conclusion

 

   « A Cordes tout est beau, même le regret », a écrit Albert Camus ….. et je vais avoir l’occasion de le vérifier pour ce qui concerne le regret !

    L’autre citation qui me revient au moment de conclure cette 25ème séance de vœux est le fameux proverbe : « Partir, c’est mourir un peu, c’est laisser un peu de soi-même …. ». Ce que je laisserai, au-delà des réalisations auxquelles j’ai contribué, au- delà des souvenirs de ce que nous avons vécu ensemble pendant 25 ans, c’est effectivement un peu de moi-même qui, je l’espère, sera reconnu comme utile à la vie et au développement de ce superbe village, dont je resterai toujours amoureux.

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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 18:05
Cordes en hiver

Le maire de Cordes profite d'un bel après-midi d'hiver ensoleillé

 

pour se promener au Pied Haut (lieu dit "le grain de sel"),

 

d'où la vue sur la cité et son "puech" (colline) est remarquable.

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Faites connaissance avec

Cordes sur Ciel,

la cité médiévale dont Paul Quilès a été le maire pendant 25 ans.

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        site de l'Office du tourisme 

Faites connaissance avec IDN

 (Initiatives pour le désarmement nucléaire),

dont Paul Quilès est président.

IDN travaille chaque jour à la réduction des arsenaux nucléaires et du risque, intentionnel ou non, d’utilisation de l’arme nucléaire.

IDN oeuvre à construire un monde sans armes nucléaires, pour une paix et une sécurité internationale durables.

Bibliographie

- 2018: L'illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain)

- 2017: Quelques citations sur les armes nucléaires

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  

- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu) 

- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff ) 

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï) 

- 1992: Nous vivons une époque intéressante 

- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez