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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 08:00

Cet article, que j'ai écrit avec David Cayla et Marie-Noëlle Lienemann, animateurs, comme moi, du club Gauche Avenir, a été publié* dans le quotidien Libération
du 12 octobre 2009
 


           
Les banques vont mieux, les indices boursiers s’envolent, les bonus continuent à fleurir. Après avoir été au bord du collapsus, le secteur bancaire renoue avec les profits insolents d’il y a quelques années. Aux Etats-Unis, JP Morgan Chase annonce des bénéfices en hausse de 36% au second trimestre, tandis que ceux de Goldman Sachs ont bondi de 90% ! Même la convalescente Citigroup, renflouée à hauteur de 45 milliards de dollars par l'État fédéral américain, affiche un bénéfice net de 4,27 milliards de dollars au deuxième trimestre.

            La France n’est pas épargnée par cette avalanche de profits. Il suffit de voir le redressement spectaculaire de la banque du génial Kerviel : en trois mois, la Société Générale est passée d’une perte de 278 millions d’euros au premier trimestre à un bénéfice de 309 millions. Quant à BNP Paribas, devenue première banque européenne après avoir avalé la belge Fortis, elle annonce plus de 3,1 milliards d’euros de profit pour les six premiers mois de l’année 2009.

            Si ces profits avaient un lien avec l’activité de l’économie réelle, cela serait une bonne nouvelle. Or, avec un chômage qui augmente (le secteur privé américain a encore détruit plus de 260 000 emplois en septembre), les entreprises n’investissent pas et les ménages étranglés par la dette sont légion. Dans un tel contexte, où les pratiques bancaires n’ont pas changé, il est illusoire d’espérer, comme le fait le gouvernement, un redémarrage du crédit qui serait susceptible de relancer la production et la consommation.

            Les banques n’investissent pas prioritairement dans l’économie réelle, parce que ce n’est pas assez rentable. D’où viennent alors leurs fabuleux profits ? Tout simplement de leurs activités spéculatives et de la hausse des marchés financiers. Avec la baisse des taux d’intérêt des banques centrales, les profits des activités de marché s’envolent, alors que la banque de détail reste au point mort. Retrouvant les bonnes vieilles méthodes de « l’effet levier », les salles de marché empruntent massivement pour maximiser leurs revenus à partir de produits à haut rendement, dont la complexité et l’absence de transparence n’ont rien à envier aux fameux crédits « subprimes ».

            Les banques ont tiré au moins tiré une leçon de la crise. Elles savent à présent qu’aucun gouvernement ne laissera l’une d’entre elles faire faillite. L’épisode « Lehman Brothers » a fait plus de mal à ce pauvre Paulson (le secrétaire au trésor de George Bush) qu’il n’en a fait aux banques. Elles y ont même gagné. Les plus fortes ont profité des faillites des petites pour se renforcer, en rachetant à vil prix les actifs des « canards boiteux ». Le secteur bancaire en est sorti concentré, au point qu’une nouvelle faillite serait politiquement inenvisageable. Ainsi, fort de la garantie implicite des contribuables, le secteur bancaire peut spéculer sans risque et engranger des profits.

            En France, l’État aurait pu, comme à Londres ou à Washington, procéder à la nationalisation totale ou partielle des banques qu’il a aidées. Il aurait pu, dans une logique d’optimisation des deniers publics, récupérer une partie de ces profits sous forme de dividendes. Il aurait pu, en revendant sa participation une fois la crise passée, dégager des plus-values, dont le montant s’exprime en milliards d’euros (12 milliards d’euros de plus-values potentielles pour les seules BNP Paribas et Société Générale). « L’État ne spécule pas », répond Christine Lagarde….qui oublie d’ajouter : « On laisse la spéculation aux banques » ! S’il avait vraiment voulu « refonder » le capitalisme financier comme il l’avait promis, Nicolas Sarkozy aurait pu faire participer pleinement l’Etat au capital des banques, en nommant des administrateurs publics et en exigeant la fin de cette spéculation mortifère.

            On ne peut rester passif devant de tels scandales. Il faut aller à l’essentiel.
- L’essentiel, c’est d’abord d’arrêter cette folle logique, qui veut que, puisque la crise serait derrière nous, la spéculation effrénée peut reprendre « comme avant ».
- L’essentiel, c’est que l’État cesse de conforter un système rapace, dont l’activité normale consiste à détourner massivement la richesse créée dans l’économie réelle vers les casinos des marchés financiers.
- L’essentiel, c’est d’empêcher que se creuse le gouffre de la prochaine crise, en laissant les banques faire des profits qui ne correspondent pas à leur contribution réelle à l’économie.

            Pour cela, il y a une solution simple: c’est d’imposer le plafonnement des profits bancaires par l’impôt, comme le propose Frédéric Lordon. Puisque les banques sont incapables de se réguler elles-mêmes, puisque le G20 n’a réussi à leur imposer qu’un encadrement cosmétique, il faut exiger que les profits bancaires retournent à l’économie réelle, en leur permettant de financer les dépenses de santé, d’éducation, de recherche, en donnant à l’État les moyens d’investir dans les transports, de mieux assurer la sécurité et de financer les services publics. C’est cela l’essentiel, si l’on veut vraiment que « demain ne soit pas comme avant ».
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* sous le titre "Les banques ont appris qu'elles pouvaient faire n'importe quoi" 

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 17:44

- jeudi 8 octobre: invité du débat sur le thème "service public: quel avenir?", organisé à l'occasion du Congrès de la FAFPT (fédération Autonome de la Fonction Publique Territoriale) à Cap'Découverte.
- samedi 10 octobre: participation au colloque sur la laïcité organisé à l'Assemblée Nationale par Gauche Avenir et intervention en clôture des travaux.
- vendredi 16 octobre: invité de l'association GESA et du Président du Conseil Général des Pyrénées Orientales pour animer une réunion sur le thème "la Gauche aujourd'hui".
- lundi 26 octobre: à l'invitation du Président du Conseil Général du Puy de Dôme, participation au vernissage de l'exposition sur Jaurès et à une conférence sur "Jean Jaurès, l'époque et l'histoire".
 

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 22:21

Quelques extraits du long et passionnant article que notre ami Rémi Lefèbvre, professeur de sciences politiques à l’université de Lille2, signataire de l'appel de Gauche Avenir, a publié dans le Monde diplomatique d'octobre.                            
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    Les élections européennes passées, l’agenda des partis de l’ex-gauche plurielle est dominé, en cette rentrée, non par la crise économique et sociale, mais par les préparatifs des élections régionales et l’épineuse question de la composition des listes. Le mode de scrutin proportionnel confère aux partis politiques un rôle essentiel dans cette élection qui leur permet de rétribuer ou de reconvertir tout un ensemble de responsables (anciens élus battus, aspirants à la carrière politique sans ancrage municipal, collaborateurs ou proches d’élus, adjoints de grandes villes, responsables de courants…). Les associés-rivaux socialistes, écologistes et communistes ont beaucoup à perdre ou à gagner dans ces élections régionales. Les socialistes cherchent à préserver la quasi-totalité des régions (20 sur 22) qu’ils dirigent depuis leur écrasante victoire de 2004. Quelques jours après les élections européennes, Martine Aubry a déjà concédé aux présidents de région sortants une grande liberté dans les stratégies d’alliance locales et la composition des listes pour permettre de conserver le maximum de régions. Le pragmatisme électoral sera dès lors de mise. Les Verts, dont la structuration locale dépend de leurs 170 élus régionaux, entendent capitaliser leur victoire aux élections européennes et  construire un nouveau rapport de forces avec le PS en vue des prochaines élections législatives. Le PCF enfin hésite entre la poursuite du Front de Gauche et une alliance classique avec le PS, moins aventureuse, qui aurait l’avantage de lui assurer d’emblée un minimum de mandats. L’intérêt des appareils politiques prime ici sur toute autre considération : les enjeux internes à la gauche ont pris le pas sur les enjeux externes et les intérêts des groupes que la gauche est censée défendre.

   Depuis 2002, la gauche se trouve dans une situation paradoxale. Affaiblie nationalement, écartée de la sphère du pouvoir central, idéologiquement dominée, privée de toute perspective structurante, elle n’a jamais autant prospéré localement. Le PS et les Verts ont accru de manière considérable leur nombre d’élus, dont les pouvoirs ont été renforcés avec la décentralisation. Le PCF, dont les scores aux élections présidentielles sont catastrophiques, parvient à maintenir un groupe parlementaire grâce à ses maires et survit grâce à ses réseaux d’élus. La « logique des élections intermédiaires », qui pénalise aujourd’hui les gouvernements de droite en place profite à la gauche. En rééquilibrant localement le partage du pouvoir, elle assure une rente de situation aux partis de gauche, qui font ainsi vivre des milliers de professionnels de la politique, dont les logiques de carrière pèsent en retour sur les stratégies partisanes. Le développement de l’intercommunalité depuis 1999, dans un total déficit démocratique, a contribué à considérablement augmenter les indemnités électives et à professionnaliser un nombre croissant d’élus de plus en plus nombreux à vivre de et pour la politique*. La question sensible des indemnités et des carrières, souvent occultée et déniée publiquement, joue en coulisses un rôle essentiel et surdétermine tout un ensemble de prises de positions et de stratégies. Le PS est par exemple incapable de forger une position commune sur la question de la réforme des collectivités territoriales, tant les intérêts départementalistes et régionalistes de ses élus divergent.

   La gauche se structure ainsi de plus en plus par rapport à cette spécificité française institutionnelle : le nombre considérable de mandats électifs liés à l’empilement des collectivités locales. C’est d’ailleurs ce marché des postes électoraux que Nicolas Sarkozy cherche à tarir dans la réforme des collectivités locales, qui doit être un temps fort de la fin de son mandat. La création du mandat de « conseiller territorial » doit permettre de réduire le nombre de postes de conseillers régionaux et cantonaux de 6000 à 3000.

   Il est convenu depuis quelques années de parler de « la crise » du PS confronté à des problèmes de « leadership », de divisions permanentes, la démobilisation de ses militants… Mais cette « crise » est toute relative. De nombreux socialistes ne connaissent pas la « crise » et se sont repliés dans le confort de leurs bastions. Le PS vit plutôt une crise de croissance locale qui a vampirisé le centre partisan. Jamais il n’a compté autant d’élus. Depuis la défaite présidentielle de 2002, le PS a considérablement renforcé son implantation locale.  

(…) Dans ce contexte, chez de nombreux dirigeants socialistes, les vieux réflexes « molletistes » resurgissent : « Laissons le pouvoir à la droite, il y a trop de coups à prendre dans un environnement économique hostile à la social-démocratie, replions nous sur nos positions locales qui font vivre le PS ». Les élus en place mesurent bien qu’une hypothétique victoire socialiste aux prochaines élections présidentielles aurait mécaniquement, par la logique des « élections intermédiaires », des effets négatifs sur leur ancrage local. Ils se désolidarisent ainsi du devenir national de leur organisation et cultivent leurs fiefs. Mais le pouvoir local pour quoi faire au juste? Ces bases locales n’apparaissent pas aujourd’hui comme des leviers de politisation. Les contours du « socialisme municipal » apparaissent aujourd’hui particulièrement flous. Le local, pourtant doté de marges de manœuvre réelles avec la décentralisation, malgré le désengagement de l’Etat, n’apparaît plus comme un levier de transformation sociale (comme ce fut le cas dans les années 70).  On se défend de « faire de la politique » au niveau local, pensé comme relevant essentiellement de la gestion. Le programme socialiste municipal de 2007 n’était qu’une vague déclaration de principes qui n’inspira que secondairement les candidats locaux. Les régions arrachées à la droite en 2004 devaient constituer des « vitrines » du socialisme. Il n’en fut rien. Que sont devenus par exemple  les « emplois tremplins » ? L’apolitisme tient souvent lieu de projet dans le discours d’élus qui cherchent avant tout à conforter leur implantation et répugnent à tout marquage partisan trop net de leur action.

(…) Le PS et ses notables furent longtemps un contre-modèle pour les écologistes. Un même processus de professionnalisation les affecte pourtant, sur une population militante plus limitée. Il est loin le temps où les écologistes défendaient « la politique autrement » et cherchait à subvertir le jeu politique professionnel. Les Verts ont longtemps cultivé une forte méfiance à l’égard de la politique traditionnelle et des principes de la délégation politique (logique de carrière, concentration du pouvoir, personnalisation, leadership…) Ils ont un temps expérimenté des formes alternatives d’exercice des mandats (refus du cumul, pratique du tourniquet…) un peu comme les partis ouvriers avaient tenté de le faire à la fin du XIXe siècle. Ces velléités n’existent plus. Les Verts, convertis au « réalisme » électoral, se sont normalisés et ont pleinement intériorisé les règles du jeu de la démocratie représentative telle qu’elle est. La rotation des mandats n’est plus appliquée. Le cumul des mandats est toléré et largement pratiqué même si les statuts du parti, non respectés, le réglementent toujours**. Noel Mamère est député-maire de Bègles depuis trois mandats et Dominique Voynet, après s’être engagée à ne pas cumuler, est devenue, suite aux dernières élections municipales, sénatrice-maire de Montreuil. Cette pratique du cumul est justifiée par les arguments traditionnels de ses défenseurs. Est invoqué qu’il faut mettre en avant des personnalités connues, reconnues et compétentes.  

(…) La problématique du PC est un peu différente. On observe certes un renforcement du pouvoir des élus dans un parti qui cherchait historiquement à les contrôler pour éviter toute dérive de personnalisation notabiliaire (le cumul était globalement interdit jusque dans les années 70). Le parti communiste retrouve « l’implantation en archipel » qui était la sienne dans l’entre-deux-guerres : son électorat se dénationalise et se rétracte sur ses bases locales. Le parti s’appuie sur ses élus, poursuivant par là une stratégie d’amortissement du déclin dont le prix est leur large autonomie. Cette posture de survie explique très largement le grand écart du PC pris entre sa proximité idéologique avec l’extrême gauche et la stratégie de préservation des positions locales que permet (pour combien de temps ?) la stratégie d’alliance avec le PS.

   L’historien du parti communiste Roger Martelli analyse les écueils de cette stratégie: « On est dans une situation d’entre deux. Il s’agit de maintenir le capital d’élus pour sauver l’appareil, coller au PS pour préserver les positions locales. Mais enrayer le déclin plus que de reconstituer de nouvelles dynamiques, c’est une démarche défensive. Le poids de la question électorale et des intérêts locaux s’est incontestablement renforcé mais ils sont conçus comme une condition du maintien de l’appareil qui demeure le noyau considéré comme nécessaire de l’organisation communiste. Le parti cherche à avoir des élus, leur poids s’est accru mais le poids dans les organismes de direction n’a pas grandi. La structure partisane verticale et hiérarchique reste une culture enracinée dans le parti. En même temps, les responsables de parti sont devenus élus, ce qui a toute une série d’effets. Les régionales de 1998 ont été de ce point de vue un tournant. La consigne a été de mettre systématiquement les secrétaires fédéraux sur les listes. Ils sont pris des responsabilités dans les exécutifs. C’est une rupture. C’est une manière de salarier sur des fonctions électives des permanents. Jusque là, les secrétaires fédéraux restaient en retrait des responsabilités gestionnaires pour se consacrer au parti. On entendait alors beaucoup ‘moi, si je ne suis pas élu, je n’ai plus de poste de permanent mais ma fédération éclate ou se désagrège’ ». De nombreux élus d’origine ouvrière qui vivent de la politique depuis longtemps craignent un retour à la vie professionnelle qui leur poserait de redoutables problèmes de reconversion.

    De fait, aujourd’hui le fonctionnement et la viabilité du PC dépendent de ses élus. Les contributions des élus représentent plus de la moitié des ressources du parti pour l’exercice 2007  (un peu plus de 17 millions d’euros sur des ressources s’élevant à 32 millions), les cotisations d’adhérents représentant 3 millions d’euros et le financement public 3,7 millions. Le PCF est de loin la formation dont la contribution des élus au fonctionnement est la plus forte (en 2007, 17 millions pour le PCF, 1,8 million pour l’UMP et 12 millions pour le PS). Le PCF revendique près de 10 000 élus locaux et 500 municipalités de toutes tailles, dont 89 dans des villes de plus de 9 000 habitants.

    Au total, les institutions locales tiennent les partis de gauche beaucoup plus que l’inverse.

(…) Cette professionnalisation est aussi un obstacle à la recomposition de la gauche. Le patriotisme de parti est à la mesure des intérêts de carrière. Les stratégies individuelles de maintien de position élective priment avant tout et confortent les stratégies d’appareil..
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* Les indemnités des élus locaux ont connu une hausse très forte ces dernières années : plus 50,5% entre 2000 et 2001, plus de 37,1% en 2002 et plus 13,4% en 2003. Les exécutifs des intercommunalités sont pléthoriques, comme le dénonce régulièrement la Cour de Comptes.  
**  Le cumul des mandats constitue une véritable assurance-vie politique et un réducteur d’incertitude électorale. Il permet de construire l’inamovibilité électorale en renforçant l’implantation locale, en neutralisant la concurrence ou en permettant de rester dans le jeu en cas de perte d’un des mandats. C’est une donnée structurelle du jeu politique.

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 15:28

Par décision du Conseil municipal du 5 octobre 2009, la commune de Cordes fera désormais partie des membres du réseau “les Maires pour la Paix" ("Mayors for peace")

Ce réseau s’est constitué, à partir de 1985, à l’initiative des maires d’Hiroshima et Nagazaki, villes japonaises qui ont subi l’horreur nucléaire en 1945. Il rassemble près de 3000 villes dans 134 pays (88 collectivités en France) et a pour vocation de sensibiliser les populations au danger que représentent les arsenaux nucléaires.

     Parallèlement, il sert de relais au message de l’O.N.U. et de son Secrétaire général, Ban Ki-Moon, en faveur du désarmement nucléaire. Les 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU viennent d’ailleurs d’adopter une résolution appelant tous les Etats à s’engager dans des négociations sur la réduction de leurs arsenaux nucléaires pour aboutir à “un traité de désarmement général et complet sous strict contrôle international”.

     
Cette adhésion est également une façon modeste de participer au développement de la “culture de paix” que souhaite promouvoir l’ONU, en défendant et en faisant vivre :

“l’ensemble des valeurs, des attitudes, des traditions, des comportements et des modes de vie fondés sur :

    - le respect de la vie et le rejet de la violence ;

    - l’engagement de régler pacifiquement les conflits ;

    - les efforts déployés pour répondre aux besoins des générations actuelles et futures ;

    - le respect et la promotion du droit au développement ;

    - le respect et la promotion de l’égalité des droits et des chances pour les hommes et les femmes ;

     - le respect et la promotion du droit de chacun à la liberté d’expression, d’opinion et d’information ;

     - l’adhésion aux principes de liberté, de justice, de démocratie, de tolérance, de solidarité, de coopération, du pluralisme, de la diversité culturelle, du dialogue et de la compréhension à tous les niveaux de la société et entre les nations" *


   
Dans la période actuelle, de plus en plus incertaine, traversée de crises, de violences sociales, de tentations belliqueuses, de telles initiatives peuvent contribuer à une prise de conscience collective des efforts nécessaires pour construire un monde meilleur.

Le 21 septembre, “Journée Internationale de la paix”, le drapeau arc en ciel de la paix flottait à l’entrée de la mairie de Cordes.

* Extrait de la résolution 53/423 de l’Asemblée générale de l’ONU

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 17:18

Plus de 500 personnes ont voté ce matin sur le marché de Cordes contre le changement de statut de la Poste. Cette mobilisation est considérable pour un petit canton rural. Elle s’est accompagnée de nombreuses discussions et de débats improvisés sur l’avenir de la Poste et des services publics.

   J’ai été heureux d’entendre la plupart des votants encourager les organisateurs de cette campagne à continuer à refuser le mauvais coup qui se prépare. Certains se demandaient cependant si cette « votation citoyenne » pouvait avoir un effet quelconque sur les décisions du gouvernement. Personnellement, je pense que oui. Je rappelle en effet que, si N. Sarkozy avait fait prendre les décrets d’application de la réforme constitutionnelle de juillet 2008, il aurait été possible de faire un « référendum d’initiative populaire », mais il craignait sans doute qu’une mobilisation forte conduise au rejet du projet de modification du statut de la Poste ! Raison de plus pour se féliciter du fort taux de participation à la « votation citoyenne » qui vient de se dérouler ; il augure bien du référendum, officiel celui-là, qui devra bien finir par avoir lieu.

   Il faudra bien alors que les Français s’expriment collectivement sur le devenir des services publics. Nous y sommes attachés, parce qu’ils font partie intégrante de notre mode de vie et qu’ils sont encore plus importants dans la période de crise économique que nous vivons. Un vrai débat s’impose sur leurs missions, leur évolution, leur modernisation. Il faut réfléchir à la façon dont ils peuvent répondre encore mieux aux besoins et aux attentes de nos concitoyens, trop souvent ravalés au rang de consommateurs de services, fournis par des entreprises privées, gouvernées par le souci de la marchandisation et de la rentabilité à tout prix.

   Je tire un autre enseignement de la réussite de cette votation. Lorsqu’une soixantaine d’organisations, de diverses sensibilités, se rassemblent pour une action commune, elles renforcent la capacité de conviction et de mobilisation. Sans pour autant abandonner leur propre personnalité, elles donnent, par leur volonté d’agir ensemble, une plus grande crédibilité au combat.

   Ceux –dont je suis- qui plaident pour que ce type de rassemblement se prolonge par d’autres actions, mais aussi par l’élaboration commune d’un projet, puis d’une plateforme, que portera un candidat commun de la gauche pour 2012, se trouvent confortés par ce succès.

   Il devient urgent de convaincre les principaux acteurs de la gauche que les stratégies individuelles ou de clans, les haines recuites, les pesanteurs des appareils politiques, les démarches inspirées par une lecture sommaire des sondages d’opinion, ne peuvent que conduire à l’échec. Une autre voie est possible. C’est ce que nous avons appelé le « nouveau Front populaire ». J’y reviendrai prochainement.

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 19:36

"Le choix des militants socialistes s'est exprimé prioritairement et largement (70% des voix) en faveur d'un rassemblement politique à gauche, sur la base d'une plateforme commune, portée par un candidat choisi à l'issue de primaires.

  Le mandat donné au bureau national du PS pour engager les contacts et les actions afin d’atteindre cet objectif est un point majeur de la rénovation : il s’agit d’une stratégie politique confirmant la recherche de l’union des forces de gauche.

  Ce choix doit maintenant se traduire par des actes concrets et urgents, qui permettront ce rassemblement, indispensable pour conduire à la victoire en 2012. Cela ne sera pas possible sans un engagement fort du PS, une volonté politique sans faille, une offre sérieuse respectant nos partenaires.

  Il faudra aussi s'adresser, au delà de toute la gauche politique, à la gauche associative, syndicale et citoyenne, de façon à aboutir à une plateforme de transformation sociale, qui obligera tout candidat et lui donnera une force considérable. 

  Le temps nous est compté, car le succès de cette démarche exige de l’engager immédiatement."
(communiqué de Paul Quilès et de Marie Noëlle Lienemann)

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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 11:49
Le gouvernement veut faire croire que le changement de statut de la Poste est imposé par l'Europe: c'est faux. Il promet que cela n'entraînera pas de privatisation: on a vu ce que vaut ce genre de promesse avec GDF...
Puisqu'il n'est pas encore possible d'exiger un "référendum d'initiative populaire", pourtant prévu par la réforme de la Constitution de juillet 2008 (le gouvernement n'a pas encore pris le décret d'application!), il faut que la "votation citoyenne", qui se déroule en ce moment à l'initiative de 60 organisations, soit un succès. 
   Ce sera un signe fort que les Français souhaitent dire leur mot sur l'avenir des services publics, menacés par la logique de marchandisation et de rentabilité à tout prix qu'ils refusent.
   A Cordes, on votera samedi 3 octobre, au marché, de 8h à midi.
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29 septembre 2009 2 29 /09 /septembre /2009 15:20

Loin des préoccupations de la vie politique, voici quelques belles images des fêtes médiévales de Cordes sur ciel, qui se déroulent chaque année en juillet.
Pour visionner la vidéo:
Cliquez ici

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Published by Paul Quilès - dans Cordes sur Ciel
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:56


En quelques mots, voici les premiers enseignements que je tire des élections allemandes:

 

* Un constat terrible : entre 2005 et 2009, le SPD a perdu 11,2%, Die Linke a gagné 3,3%, mais la gauche a reculé et l’abstention a augmenté, pour atteindre un niveau historique. 


* Une triple leçon pour la gauche (allemande, mais aussi française !):
    - L’alliance avec la droite (ou les clins d’œil à des fractions de la droite)   échec
    - La division de la gauche     échec
    - La compétition à gauche+le refus de l’unité   échec

 

* Conclusion : le changement ne peut provenir que du rassemblement de la gauche, dans l’action, dans la préparation d’un projet commun et dans la constitution d’un nouveau Front populaire.

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 14:27
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Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez