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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 00:11

"La gauche a perdu le sens du peuple.
Le divorce avec les catégories populaires n’est pas seulement en cause. Le phénomène est plus profond. La gauche ne « représente » plus la société à tous les sens du terme (incarner, donner une image de, figurer, défendre les intérêts de…)......"
Lire la suite de ce très intéressant article de
Rémy Lefèbvre
sur le site de Gauche Avenir

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Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 12:39

profits.jpgL'abondance de l'information et son caractère trop souvent superficiel nous empêchent de mesurer l'ampleur des désordres qui touchent notre planète. Il n'y a pas que le réchauffement climatique qui la menace....
Au cours de mes dernières lectures, j'ai été frappé par quelques chiffres qui donnent à réfléchir.

- L'objectif de la scolarisation des enfants.

L'ONU avait fixé comme "objectif du millénaire" la réalisation de l'enseignement primaire universel pour 2015. Or, il apparaît qu'il restera 56 millions d'enfants non scolarisés à cette date!
Quand on sait l'importance de l'éducation pour aider à sortir des populations du sous développement et de la misère, on peut s'indigner, en constatant avec Kevin Watkins (rapporteur pour l'UNESCO) que les 11,7 milliards de dollars nécessaires pour réaliser la scolarisation pour tous "représente environ 2% des montants mobilisés pour sauver seulement 4 grandes banques des Etats-Unis et de Grande Bretagne!".

- L'abandon par Barak Obama du projet de retour des Américains sur la Lune en 2020.
Sans rentrer dans le détail des raisons techniques et des choix qu'explique cette décision, il s'agit probablement ici du contrecoup de la 2ème phase de la crise économique, qui amène les Etats à se poser la question du remboursement des énormes dettes accumulées. Ils doivent économiser et faire des choix.
Les Etats-Unis, pour leur part, ont choisi: ils continueront à consacrer plus de 700 milliards de dollars aux dépenses militaires....soit autant que l'argent consacré à sauver le système bancaire américain!
D'autres, comme les pays du Sud de l'Europe, vont être amenés, si l'Union Européenne ne les soutient pas, à prendre des mesures douloureuses, aux conséquences sociales imprévisibles.

- Pendant ce temps là, on apprend  dans le Figaro de ce jour que "l'appétit de luxe est de retour "
"Après un coup d'arrêt brutal au lendemain de la faillite deLehman Brothers suivi d'une année à se terrer, les riches de toute la planète ressortent leurs cartes platinium sans fausse honte. La distribution ces jours-ci de bonus records dans la finance à New York, Londres ou Paris ne fera qu'encourager la fièvre après une année de diète".

  Comme disait "l'autre", il faut moraliser le capitalisme.......

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 17:08

                    Communiqué de presse 

      Le club Gauche Avenir, qui réunit des représentants des partis de gauche, ainsi que de nombreux animateurs de la société civile, associations et syndicats, se félicite de la réussite du forum « La gauche c’est nous », qu’il a organisé ce jeudi 28 janvier, à l’Assemblée Nationale. (voir ci-après le compte-rendu sommaire du forum).

        A l’issue de ce forum, suivi par près de 200 personnes, il apparaît que l’idée, défendue depuis des mois par Gauche Avenir, de préparer un accord législatif, rassemblant toute la gauche et les écologistes pour 2012, fait du chemin.

        Elle est même maintenant soutenue publiquement par de nombreux responsables des partis. Il ne faut plus en rester aux mots et aux intentions et associer tous ces militants et personnalités qui, au-delà des partis, constituent des forces vives pour changer la société.

        Alors, vite des Etats Généraux de la Gauche ! Pour cela, Gauche Avenir propose que, compte tenu de l’urgence, soit créé au lendemain des élections régionales, un comité de préparation des Etats Généraux de la gauche.

 

Compte-rendu sommaire du forum 


        
Pendant plus de 4 heures, ce forum, suivi par près de 200 personnes, a permis l’audition d’une douzaine de « grands témoins », personnalités du monde associatif et syndical, puis l’interpellation de responsables politiques des partis de la gauche sur la capacité à porter un projet et une volonté unitaire pour une victoire de la gauche en 2012.

        Le forum a mis en évidence une certaine déception, mais aussi la force des  attentes des responsables associatifs et syndicaux à l’égard des partis politiques de gauche : déception en raison du décalage entre les appareils politiques et le « peuple de gauche », de la division des partis et de l’absence de projet politique ; attentes envers les partis d’une affirmation plus effective des valeurs de la gauche et d’ implication plus forte face aux nombreuses remises en cause dues à la politique de N. Sarkozy.

        Des points d’accord sont apparus entre responsables associatifs et syndicaux et responsables politiques, portant par exemple sur la notion de travail créateur de richesse et porteur de citoyenneté, l’urgence d’une reconnaissance effective des travailleurs dans l’entreprise, dans la société, la réussite scolaire comme ambition collective, la « république laïque et sociale » pour lutter contre les intégrismes et le communautarisme, la solidarité avec tous les exclus, le logement pour tous, la défense et la promotion du service public républicain, l’alter mondialisme et  la social- écologie, la nécessité de mieux associer ceux qui trouvent, notamment chez les jeunes, d’autres espaces d’échanges que la politique, la promotion de la démocratie participative à l’échelon local comme national……

        Ces thèmes et les choix qui doivent en résulter en matière de politique économique, sociale et fiscale, peuvent constituer la base d’un projet prenant en compte les évolutions de la société et rassemblant la gauche autour d’une plateforme de transformation économique, sociale et écologique.

 

 

 

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 16:13

C'est fou comme certains responsables politiques oublient vite....
Le 11 décembre 2009, j'ai pris position contre l'acceptation par le PS de la candidature de G. Frêche comme tête de liste en Languedoc Roussillon. Avec Martine Chantecaille et Michael Moglia, nous avions expliqué nos raisons dans une tribune publiée par MEDIAPART (voir sur ce blog).
Il faut relire ce que nous avions écrit alors et notamment cette phrase, malheureusement prémonitoire:
 
"A trop vouloir s’adapter « pragmatiquement » à une réalité présentée comme s'imposant fatalement, les socialistes risquent de se fracasser contre elle."

Voila pourquoi nous venons de faire le communiqué suivant, en espérant être, cette fois-ci,
 entendus:

"Le 11 décembre dernier, nous avons cosigné une tribune demandant à la direction du Parti Socialiste de ne pas prendre acte d’une liste conduite par G.Frêche, exclu en 2007  pour des propos déjà incompatibles avec les valeurs socialistes.

Si nous n’avons pas alors été entendus, les dernières paroles de G.Frêche évoquant la « tronche non catholique » de L.Fabius imposent de revenir sur cette décision.

Par les candidats qu’elle présente, par les alliances qu’elle noue, une liste envoie toujours un message aux électeurs : rien ne peut justifier celui envoyé par une « tête » de liste qui s’appelle G.Frêche."

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 09:00

Logo.jpgLe quotidien Libération a publié une version plus courte de ce texte dans son édition du 28 janvier 2010

    L’élection présidentielle est, depuis 1962, l’évènement majeur de la vie politique française. Les décisions prises en 2000 par L. Jospin (quinquennat et inversion du calendrier) ont malheureusement accentué le phénomène. On peut le regretter, ce qui est mon cas(1), mais on est bien obligé d’en accepter les conséquences.
    La principale d’entre elles est que tous ceux qui participent à l’animation de la  vie politique -partis, commentateurs, médias- ont les yeux rivés en permanence sur l’échéance présidentielle. Logiquement, même s’ils s’en défendent, les états-majors des partis se mobilisent très longtemps à l’avance pour bâtir des stratégies de conquête ou de conservation du pouvoir.
    Dans cette tâche, il est essentiel pour la gauche de ne pas se tromper de diagnostic et de ne pas se laisser abuser par de « fausses évidences ». Il est de loin préférable de partir de constats qui, à défaut d’être des évidences, sont largement partagés à gauche. Contentons-nous ici d’en énoncer quelques uns :
 - au niveau international, c’est la fin du modèle soviétique, les insuffisances du modèle social- démocrate dans la crise économique et sociale actuelle, l’origine structurelle de cette crise, la redistribution des influences entre grandes puissances et blocs, les effets discutables du libre échange généralisé, la nécessité de faire évoluer le fonctionnement et les objectifs de l'’Europe;
 - au niveau national, c’est le rejet d’une certaine forme de monarchie républicaine et l’aspiration à d’autres formes de prise de décision, l’attachement au « modèle social » français, l’éparpillement de la gauche institutionnelle et la floraison de lieux de réflexion et d’organisations diverses, la nécessité pour la droite de faire des concessions aux idées d’extrême- droite, si elle veut l’emporter.
     Bien entendu, il ne suffit pas d’énoncer ces constats pour en déduire automatiquement la conduite à tenir. Par contre, ce qui me paraît plus dangereux, c’est la démarche qui consiste à bâtir une stratégie à partir d’hypothèses considérées comme des évidences, parce que « politiquement correctes » et largement véhiculées par les médias, les politologues et les sondages.
    Toute démarche fondée sur ces « fausses évidences » conduit en effet à coup sûr à l’échec. Par exemple:

 N. Sarkozy est en perte de vitesse, voire en chute libre ; il ne se « relèvera » pas.
C’est un raisonnement de ce type qui a conduit à sous-estimer la candidature de J. Chirac en 2002 (L. Jospin) et en 1995 (E. Balladur), avec les conséquences que l’on connaît.
Même si l’image de N. Sarkozy est abîmée, ce que personne ne conteste, la stratégie de la droite peut fonctionner et l’actuel président être réélu, si la gauche continue à se diviser (projets, candidats). De plus, personne ne paraît en mesure de rivaliser avec N. Sarkozy, l’éventuelle candidature de Villepin ne pouvant agir qu’à la marge et celle de F. Bayrou mordant surtout sur l’électorat de gauche.
Le danger pour la gauche d’accepter cette « fausse évidence» est qu’elle accentue l’émulation entre les nombreux candidats. Quand la victoire semble à portée de main,  chacun pense avoir sa chance. Le combat premier consiste alors à chercher à imposer sa candidature dans son propre camp, en n’hésitant devant aucune surenchère interne et en faisant passer les idées et le projet au second plan.

 Il suffit d’observer les sondages prévisionnels pour déterminer dans quel sens il faut aller.
Fausse évidence encore ! Ceux qui en douteraient feraient bien de méditer ces cinq exemples, pris parmi bien d’autres dans l’histoire politique récente. Que nous disaient en effet les sondages et les commentaires dominants?
- 1981 : « V. Giscard d’Estaing sera élu sans problème. Les socialistes ont commis l’erreur de choisir comme candidat F. Mitterrand, qui a une mauvaise image, au lieu de M. Rocard »
- 1995 : « E. Balladur sera élu dans un fauteuil, face à J. Chirac, au plus mal dans l’opinion »
- 2002 : « L. Jospin devrait l’emporter, face à un président sortant, dont l’image s’est dégradée »
- 2004 : «F. Hollande, proclamé homme de l’année, sera certainement le rival de N. Sarkozy à l’élection de 2007 »
- 2006 : « Les socialistes devraient choisir S. Royal comme candidate, car elle est la seule à pouvoir l’emporter »


 Le PS est le parti dominant à gauche et il peut définir seul son projet et choisir son candidat. Les « autres » seront bien obligés d’accepter ses choix et de rejoindre son candidat au 2ème tour de la présidentielle.

Cette thèse s’appuie sur une appréciation ancienne de la situation politique à gauche et d’une vision erronée des rapports de forces, réduite à l’observation des résultats d’élections, dont la nature est très différente de celle de l’élection présidentielle. Depuis 20 ans et même depuis 10 ans, il s’est passé nombre d’évolutions et d’évènements, qu’il serait dangereux de négliger : les 3 échecs successifs du candidat socialiste à la présidentielle, l’hésitation de certains dirigeants du PS sur la question des alliances, la lutte interne pour le leadership, l’incapacité à imposer une ligne, l’éparpillement de la gauche institutionnelle, l’existence d’un foisonnement d’organisations et de clubs, non assimilables aux partis et souvent peu attirés par eux.
Vouloir forcer l’ensemble de la gauche à entrer dans une conception du combat politique de moins en moins adaptée à cette réalité peut conduire à des affrontements brutaux, avec par exemple une multiplicité de candidatures au 1er tour en 2012, au prétexte de laisser aux électeurs la responsabilité de déterminer le rapport de forces entre les partis. On se souvient de ce qu’il est advenu de cette stratégie en 2002 !

 Les alliances doivent se bâtir à partir de considérations chiffrées, issues des précédentes élections.
Pour arriver à 50%, on imagine des alliances sur la base des résultats des précédentes élections, censées  se reproduire fidèlement et permettre d’atteindre le chiffre qui donne la victoire. C’est ce que j’appelle « la fausse évidence arithmétique ». Elle conduit certains socialistes à lorgner du côté du Modem (en feignant de ne pas savoir que F. Bayrou sera, quoi qu’il advienne, candidat au 1er tour). D’autres, au contraire, considèrent que le faible score du PC aux dernières élections rend inutile la recherche d’alliance de ce côté. D’autres socialistes, enfin, attendent que les prochaines élections régionales viennent fixer le rapport de forces avec les Verts.
Tous ces raisonnements négligent les dynamiques inhérentes à la vie politique, qui s’accentuent au moment des campagnes électorales. Plus grave, ils font l’impasse sur la question du contenu du projet, de sa crédibilité et de sa capacité à mobiliser l’électorat.

 Les primaires sont le meilleur moyen de faire émerger un candidat crédible et reconnu.
Vouloir s’inspirer du système américain ou italien n’a pas de sens, compte tenu des différences considérables institutionnelles, politiques, culturelles et historiques entre nos différents pays. Vouloir s’inspirer de la méthode utilisée par le PS en 2006 et désigner le seul candidat socialiste en accroissant et généralisant le système des « adhérents à 20 euros », c’est déconnecter la primaire du choix des alliances et du projet. De plus, il n’est pas compliqué d’imaginer l’ambiance et les dégâts que créerait un affrontement public, largement médiatisé pendant plusieurs mois, entre 6 ou 7 candidats socialistes, tentés de pratiquer une surenchère médiatique pour mieux convaincre des électeurs qui ne seraient plus des militants. Sans dynamique associant la plateforme, les alliances, le rassemblement de la gauche et le choix du candidat de cette unité à la fin du processus, les primaires sont dangereuses et donc inacceptables…si l’objectif est bien de l’emporter en 2012 !


     La seule solution qui permettra à la gauche de mobiliser une majorité autour d’un projet et de désigner un candidat porteur de ses espoirs est d’adopter une démarche comportant plusieurs temps (2) :
  -  le lancement des Etats généraux de la gauche, rassemblant  non seulement les responsables des partis, mais aussi des personnalités du monde associatif, syndical, intellectuel, représentant les forces vives de la gauche  ;
   - l’élaboration d’un «manifeste pour le changement», issu de ces Etats généraux et fixant les grands engagements de la gauche pour 2012, servant de base à une plateforme législative ultérieure et de charte pour tout candidat à l’élection présidentielle ;
   - l’organisation de primaires, auxquelles participeront les militants et adhérents de toutes les organisations ayant accepté la Charte.

     Cette démarche de «nouveau Front populaire» n’est pas encore très médiatisée. Il est vrai qu’elle n’est pas née autour de l’un de ses 12 candidats potentiels actuels (3) . Elle commence néanmoins à faire son chemin dans les esprits et cela est réconfortant pour tous ceux qui espèrent que la gauche saura se défaire des démons de la division et saisir la chance historique d’offrir une véritable alternative aux Français en 2012.
_____________________________________________


[1]  J’ai été l’un des rares à m’élever contre cette décision

[2]
  C’est dans cet esprit que le club Gauche Avenir organise le 28 janvier le forum « La gauche, c’est nous ». Des représentants des forces vives de la gauche exprimeront leurs attentes et interpelleront des responsables des partis de gauche sur les voies démocratiques nouvelles permettant de construire un projet commun. Voir sur ce blog

[3]  Pour l’instant : 3 candidats « certains », 3 candidats qui se positionnent pour 2017, 3 candidats qui hésitent et attendent (« au cas où… »), 3 candidats non socialistes….cela fait bien 4X3=12

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 17:33

Sarkozy.jpg
   En politique, comme en sport, il faut être beau joueur. Sur le plan médiatique, l’émission de téléréalité d’hier soir, donnée en « prime time » sur TF1 et animée par Nicolas Sarkozy et Jean-Pierre Pernaut, est plutôt une réussite.
    Le Président -animateur a fait preuve d’une grande maîtrise de lui-même, conduisant l’émission avec un calme étonnant, une capacité à répondre à toutes les questions, y compris les plus techniques, une volonté de créer un climat presque convivial, malgré la gravité des questions évoquées…..bref une émission qui a sans doute bien répondu à l’objectif des communicants de l’Elysée : améliorer l’image très abîmée de N. Sarkozy.

   Je ne rajouterai rien à la litanie –assez prévisible- des réactions auxquelles cette prestation a donné lieu, à droite, à gauche, de la part des responsables politiques et des commentateurs. Je voudrais tout simplement formuler un jugement global sur cet exercice de communication, en m’interrogeant : est-ce bien le rôle d’un président de la République que de se livrer ainsi pendant 2 heures à une opération médiatique aussi fabriquée et racoleuse ? En réalité, il s’agit à nouveau de montrer que toute décision, tout projet, toute mesure –même la plus ponctuelle- prend sa source à l’Elysée, plus exactement dans la volonté (le bon vouloir ?) du Président. La marge d'intervention du chef du gouvernement, de ses ministres, du Parlement est ramenée à bien peu de chose. C’est le triomphe de la monarchie républicaine.

   Dans ces conditions, rien d’étonnant à ce qu’on n’ait pas senti passer de souffle, de projet global, de message d’espoir dans cette succession de promesses peu crédibles parce que contradictoires avec ce que les Français vivent depuis 33 mois. Nulle mention par exemple du besoin de justice, encore plus nécessaire quand la crise rend les inégalités insupportables. Que dire aussi de cette auto satisfaction, si décalée par rapport au jugement négatif que porte une majorité des Français sur la politique brouillonne mais bien ciblée à droite de son gouvernement !

   A la différence de N. Sarkozy, le club Gauche Avenir, beaucoup plus modestement, mais plus sérieusement, va réunir un forum ce jeudi pour écouter une douzaine de représentants d’organisations intervenant dans les grands secteurs de la vie économique, sociale et culturelle (logement, éducation, emploi, libertés, environnement, solidarité….).  
   Rassurez-vous, ils n’ont pas été choisis par TF1 et nous, nous n’aurons pas réponse à tout ! Par contre, nous débattrons avec eux et avec des responsables des partis de gauche, pour imaginer comment les attentes des Français qu’auront exprimées les 12 intervenants pourraient s’insérer dans un projet politique commun, à l’occasion d’Etats Généraux de la gauche.

   Si nous arrivons à enclencher cette démarche (sur laquelle je m’exprimerai très prochainement), je ne doute pas que la gauche fera renaître l’espoir d’une alternative au sarkozisme. 

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 10:03

drapeau-Europe.jpgD'accord, c'était en 1961, il y a presque 50 ans. D'accord, c'est un peu théatral. D'accord, Jean Gabin est un acteur exceptionnel. D'accord, les dialogues d'Audiard sont remarquables.
Mais quand même.....quelle prémonition dans cet extrait du film d'Henri Verneuil, "Le Président"!
A voir ou à revoir.......
cliquer ici 

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Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 16:45

Invitation au Forum 
«La Gauche, c’est nous »

Pour voir le programme, cliquez ici 


         
Le club Gauche Avenir réunit des représentants des partis de gauche, ainsi que de nombreux membres d’associations ou de syndicats.

          Après avoir organisé plusieurs forums et rencontres (le «désenvoûtement idéologique», l’état de la gauche, l’actualité de Jaurès, la crise et la mondialisation, la laïcité….), Gauche Avenir souhaite donner la parole à celles et ceux qui, quotidiennement, tentent d’apporter des réponses individuelles et collectives aux attentes de nos concitoyens.

          En effet, la Gauche, ce n’est pas seulement l’addition des partis politiques de gauche. C’est aussi vous, les associations, les syndicats, les responsables et les citoyens :

          - vous qui êtes confrontés tous les jours à la remise en cause des solidarités et des libertés;

          - vous qui aspirez à être partie prenante d’un projet bâti à partir des attentes et des besoins de nos concitoyens, dans une alternative de progrès.

          - vous qui constituez les forces vives de la gauche et qui voulez que chacun, à sa place et dans le respect de l’indépendance syndicale et associative, puisse participer à l’élaboration d’un avenir fondé sur des valeurs qui nous rassemblent : la justice sociale, l’égalité, la solidarité, la fraternité, la laïcité, la promotion des droits de la personne humaine.

          Les Français attendent un changement profond de leurs conditions de vie, du fonctionnement de l’économie, de l’organisation de la société et de notre modèle de développement. Pour cela, ils ont besoin d’une victoire de la gauche en 2012, que seule une volonté unitaire sans faille rendra possible. Il s’agit donc, bien au-delà d’un accord entre partis, de définir ensemble une plateforme de transformation sociale et de nouvelles pratiques politiques associant les citoyens et les forces vives de la gauche à la conquête, puis à l’exercice du pouvoir.

          Le forum «Associations, syndicats, citoyens : la Gauche, c’est nous », a justement pour ambition de favoriser l’irruption de la société civile dans la construction d’un projet qui redonne force à la justice sociale, sens au pacte républicain et espoir au changement. La dynamique de rassemblement de toutes les forces de la gauche, c’est à nous de l’impulser !

 

 C’est dans cet esprit que nous vous invitons à participer à ce forum organisé par Gauche Avenir, le jeudi 28 janvier, à 18H00,

à l’Assemblée Nationale, salle Lamartine,

101 rue de l’Université, Paris (7ème).

Inscription sur  www.gaucheavenir.org , rubrique Forum

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Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
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14 janvier 2010 4 14 /01 /janvier /2010 12:29

cordes est     

    A l'occasion de la cérémonie des voeux,
Paul Quilès a présenté les perspectives pour Cordes en 2010.
     Dans son discours, il a notamment abordé la "philosophie" de l'action municipale,
à partir de l'Agenda 21 de la commune, présenté le bilan de la saison touristique,
détaillé les nombreuses animations culturelles prévues et fait le point sur les multiples projets engagés par Cordes et la Communauté de communes:
    - nouvelle école bioclimatique,
    - nouvelle caserne de sapeurs pompiers,
    - projet de création de "maisons de ville",
    - nouvelle station d'épuration,
    - création d'un Espace postal
et d'accueil "grands sites" 

     Lire le discours

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Published by Paul Quilès - dans Cordes sur Ciel
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10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 22:32

Logo.jpg
A 850 jours de l’élection présidentielle, le temps est compté pour la gauche si elle veut l’emporter.

Comme les 1022 personnalités et militants, issus des différentes sensibilités de la gauche, qui ont signé l’appel « Gauche 2012 »
(
www.gauche2012.org),
lancé il a un an, je considère que la seule solution pour sortir des impasses actuelles est la naissance d’un nouveau Front populaire.

C’est dans ce but que je formule 5 vœux pour 2010, que vous trouverez en cliquant ici.
Front-popu.jpg

 

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CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez