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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 20:35
- mardi 12 janvier: participation au Conseil Politique du club Gauche Avenir
- mercredi 13 janvier: présentation des voeux à la mairie de  Cordes
- samedi 16 janvier: intervention lors de la journée d'études organisée à la mairie de Paris (18ème arrondissement) sur "Jaurès: 150 ans de modernité"
- jeudi 28 janvier: participation au forum organisé par Gauche Avenir à l'Assemblée Nationale sur le thème "la gauche, c'est nous"
- vendredi 12 février: réception de l'école (bioclimatique) intercommunale du Pays cordais
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Published by Paul Quilès
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 20:04

Deux paysages de Cordes sous la neige....pour vous faire rêver!

                Vue de Cordes sous la neige

Vue de la Bride sous la neige

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3 janvier 2010 7 03 /01 /janvier /2010 18:30

   Un ami, qui vit aux Etats-Unis, me transmet ces chiffres pour le moins inquiétants :


Selon des statistiques données par Newsweek, voici ce qui fait recette en 2009, dans les livres, les films, la musique, la télévision:

70% - La violence, 
60% - L'argent, 
45% - Le sexe,
40% - La jeunesse,
20% - Les vampires,

10% - La politique,
10% - Dieu

On peut se rassurer en pensant que les chiffres doivent être différents en France. 
En ce qui concerne les vampires, certainement…. mais s’ils se vérifient pour les autres thèmes, on peut avoir des inquiétudes sur les choix de ceux qui ont le nez collé aux sondages d’opinion !

Pour ma part, cela ne m’empêchera pas de continuer (courageusement ?) à m’intéresser à un sujet qui semble moins faire recette : la politique.

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2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 18:34

  A l'occasion du 50ème anniversaire de la mort d'Albert Camus, le quotidien Libération a publié ce matin dans Le Mag un remarquable article de Philippe Lançon (Camus, cet étrange ami), dont je vous recommande la lecture.
  J'aime beaucoup sa conclusion: " Il faut aimer la vie avant d'en aimer le sens, dit Dostoievski. Oui, et quand l'amour de vivre disparaît, aucun sens ne nous en console" (Camus, 1949)

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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 16:12

                             Camus.jpg
    Une "intéressante" citation à 
méditer
         en ce 1er janvier:

"Un sage oriental demandait toujours, dans ses prières, que la divinité voulût bien lui épargner de vivre une époque intéressante. Comme nous ne sommes pas sages, la divinité ne nous a pas épargnés et nous vivons une époque intéressante. En tout cas, elle n'admet pas que nous puissions nous désintéresser d'elle. "           

                     Albert Camus
                   Discours de Suède

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 18:59

                                   2010.jpg   
   
                               

            Cette période de l'année a toujours été pour moi un moment de perplexité. Comment souhaiter les vœux ? A qui ? Pour dire quoi ?

        Bien entendu, cet évènement est l’occasion sympathique de redire son amitié et de reprendre des contacts qui se seraient distendus. Mais il y a aussi la tradition, qui veut que l’on respecte les conventions de la vie sociale, en souhaitant, souvent de façon mécanique, des vœux de « bonne année », de « bonne santé », de « réussite ».  Je ne faillirai donc pas à ces obligations, même si le sens des formules rituelles a fini par s’émousser. Personne n’est dupe….mais c’est ainsi.

        En revanche, ce moment peut être l’occasion de faire un bilan de l’année écoulée et d’exprimer des espoirs partagés. Au cours de 30 années de vie publique, j’ai eu à connaître des bilans forts et enthousiasmants, d’autres plus tristes et graves ; j’ai toujours tenté de tracer des perspectives mobilisatrices, inspiré par le fameux « optimisme de la volonté », cher au philosophe  Gramsci…..

        Aujourd’hui, à l’aube de 2010, en cette fin de la première décennie du XXIème siècle, c’est un sentiment mêlé que j’éprouve devant la façon dont le monde se débat dans la crise sans précédent qu’il traverse. Malgré les grandes phrases, les déclarations ronflantes, les superlatifs et les promesses des dirigeants, malgré l’émotionnel qui dégouline en permanence à travers les médias, on sent bien que nombre d’entre eux attendent, de façon irresponsable, que « tout recommence comme avant ».

        Ce que je souhaite donc, en particulier à ceux qui décident, à quelque poste qu’ils se trouvent, c’est que la prise de conscience réelle de la gravité des désordres du monde –économiques, sociaux, environnementaux…- se traduise par des actes forts, qui nous permettront dans un an d’être fiers de l’action des hommes en 2010 et pleins d’espoir pour l’avenir.
                          Paul Quilès

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 10:38

La fin du mois de décembre est l’occasion de tirer des bilans de l’année écoulée et d’essayer de tracer des perspectives pour l’année à venir.

Dans ce que je lis et que j’entends en ce moment, il me semble retrouver presque totalement ce que j’exprimais déjà en 2005,
dans le livre que j’ai écrit avec
Alexandra Novosseloff  
(« Face aux désordres du monde » : voir sur ce blog).

La conclusion du livre n’a malheureusement pas perdu de son actualité.
A vous de juger !

_____________________________________________________________________ 

 

Comment convaincre?

          Nous nous sommes efforcés de décrire les principales caractéristiques de notre monde incertain de ce début de 3ème millénaire, qui hésite entre chaos et espoir. Entre le chaos résultant des multiples désordres qui l’agitent et l’espoir de voir mises en oeuvre des solutions durables, quelle est la marge ? Est-il naïf de ne pas se satisfaire de ces « chroniques d’une catastrophe annoncée » dont on nous abreuve et d’imaginer que le monde, ses dirigeants et ses peuples pourraient suivre une autre voie ?

 

            Au cours des siècles, l’humanité a progressé vers une meilleure connaissance de la planète, de ses ressources ; elle a amélioré ses conditions de vie et de travail ; elle a acquis plus de puissance grâce aux progrès, parfois fulgurants, de la science, des techniques et de la médecine ; elle a su conquérir la nature et finalement mieux maîtriser son destin.

 

Constater ces avancées indéniables, dont tous les hommes ne profitent cependant pas de la même façon, ne doit pas empêcher de voir que le monde est aujourd’hui pétri de contradictions. La menace de guerres entre Etats a quasiment disparu, mais le nombre de conflits internes – souvent meurtriers – n’a jamais été aussi élevé. Le niveau de vie mondial s’accroît, mais les écarts entre revenus aussi. Les progrès de la médecine ont permis d’augmenter l’espérance de vie dans les pays développés, mais des populations entières sont menacées par des famines et des épidémies. Les régimes démocratiques sont de plus en plus nombreux, mais d’immenses régions sont encore sous l’emprise de dictatures. Les grandes religions font appel beaucoup plus que par le passé à la tolérance, mais les mouvements religieux fondés sur le fanatisme et les sectes se développent dangereusement.

 

De fait, le monde a toujours progressé par à coups. Les avancées n’ont pas souvent découlé de l’appréciation logique par les hommes de l’intérêt collectif, qui aurait amené à éviter les conflits destructeurs et à rechercher la paix, l’équilibre, le progrès et le développement. Elles ont plutôt été façonnées par les rapports de force entre Etats, dont les affrontements et les guerres ont catalysé des prises de conscience impensables auparavant. C’est bien en effet l’étendue des désastres humains, économiques et parfois moraux engendrés par les grandes guerres, les génocides et les crimes des idéologies totalitaires qui a conduit à la création de la Société des Nations (SDN) après la guerre de 14-18, des Nations Unies après la Seconde Guerre mondiale ou, plus récemment, de la Cour Pénale Internationale (CPI). C’est elle qui a poussé les nations d’Europe, autrefois ennemies, à s’unir. De même, lorsqu’une catastrophe naturelle ou technologique survient, on réalise brusquement qu’il aurait été possible d’en minimiser les conséquences par des mesures … que l’on s’empresse alors de décider. Ce fut le cas au lendemain du tsunami asiatique de décembre 2004 ou lors de la crise de la « vache folle » il y a quelques années.

 

Aujourd’hui, devant la dangerosité des risques et des menaces que nous avons décrits, il n’est pas illégitime de se demander quelles sont les chances d’éviter de tels à coups, dont il n’est pas sûr cette fois-ci que la prise de conscience qu’ils entraîneraient ne se révèlerait pas trop tardive et inefficace. En d’autres termes, peut-on envisager en ce début de 21ème siècle que la raison finira par s’imposer dans les relations internationales comme le moyen le plus pertinent de défendre l’intérêt collectif de l’humanité ?

 

Vaste ambition, lorsque l’on mesure la somme des difficultés à surmonter !

- Le premier obstacle réside dans la différence d’appréciation des menaces selon les Etats. Il arrive que les décideurs sous-estiment certains dangers, par méconnaissance des véritables enjeux. Cette réaction, plus fréquente qu’on ne le croit, ne permet pas d’aborder avec sérieux les débats multilatéraux … lorsqu’ils ont lieu.

- Le deuxième obstacle provient de l’attitude de l’hyperpuissance américaine, dont on sait que, malgré des discours généreux, elle agit trop souvent en fonction de ses intérêts exclusifs et de l’idée qu’elle se fait de l’évolution souhaitable du monde.

- La troisième difficulté est inhérente à la notion même de démocratie, ou en tout cas à la manière dont elle fonctionne dans la plupart des pays qui ont adopté ce mode de gouvernance. Les dirigeants, élus par le peuple, hésitent à annoncer les décisions courageuses, voire les sacrifices pourtant nécessaires, préférant jouer sur les peurs et flatter les égoïsmes nationaux, locaux ou corporatistes. Le souci de l’élection (ou de la réélection !), la lutte pour le pouvoir, sur fond de médiatisation parfois caricaturale, créent un climat qui tend à faire prévaloir la préoccupation du court terme sur une vision plus large de l’intérêt collectif. Il n’est naturellement pas question de remettre en cause la démocratie, seul système politique capable de concilier liberté et développement économique et qui contribue à la disparition des conflits armés et à la lutte contre la pauvreté. Pour autant, le fonctionnement des démocraties doit évoluer, si l’on veut enrayer la crise qui se manifeste en France, en Europe et dans une grande partie du monde, par une perte de confiance grandissante dans la politique et dans ceux qui l’incarnent. Ceci paraît d’autant plus nécessaire que cette crise de la démocratie est une des raisons pour lesquelles les risques et les menaces que nous avons décrits sont insuffisamment pris en compte dans les actes.

 

Pour obtenir l’adhésion des citoyens aux grandes décisions, il faut qu’ils se sentent concernés et, pour cela, ils doivent être sérieusement informés : sur les faits, bien sûr, mais aussi sur les enjeux. Les discours hypocrites, les belles paroles, les effets d’annonce ne contribuent pas à cette clarté indispensable à un exercice sain de la démocratie. Une fois informé, le citoyen peut exprimer un avis qui l’engage, pour autant qu’on le consulte de façon simple et intelligible. La récente consultation par referendum sur le projet touffu et illisible de Constitution européenne, mélangeant les détails et les questions de fond, est à cet égard un parfait contre exemple.

 

Dans notre monde moderne, la médiatisation intervient d’une façon de plus en plus prégnante pour informer les citoyens et elle contribue à former ce que l’on appelle l’opinion publique. En réalité, il faudrait plutôt distinguer des opinions publiques ou des courants d'opinion, ou plus exactement préciser de qui l'on parle : des élites, des classes dirigeantes, des populations locales. Il existe certainement une opinion publique internationale homogène au niveau des élites et des classes dirigeantes, qui partagent le même type de préoccupations, qui ont le même langage, qui s’intéressent aux mêmes perspectives. En revanche, dans chaque pays, les opinions publiques sont avant tout structurées par le mode et le niveau de vie ou encore par la culture.

 

Il faut donc se méfier lorsque, faute de faire confiance aux organes représentatifs de la démocratie, l’on invoque cette opinion publique, qui n’est pourtant la plupart du temps qu’une construction, produit à la fois de l'hyper médiatisation de l'actualité et de la simplification outrancière à laquelle elle donne lieu. Comme le dit Jean-Marie Guéhenno, « fragmentation des images et des sujets, émiettement du temps, simplification des perceptions : on en parle ou on n’en parle pas, c’est le principal, et souvent l’unique critère, car une question dont on ne parle pas n’existe pas. Quant à savoir ce qu’on doit faire, ce mode d’organisation du débat pousse aux oppositions simplistes. Sur tout problème, il y a une position dominante, par rapport à laquelle on se définit, par oui ou par non. Les nuances, le qualificatif, les « pas tout à fait », et le « presque d’accord », sont discrédités, parce que non pédagogiques »*. De plus, la façon dont l’actualité est traitée est souvent contradictoire. D’abord dramatisante, avec des images fortes, de la compassion, un sentiment de culpabilité. Puis rassurante : « c’est loin », « de toute façon, on n’y peut rien », « ça passera ». Rien de plus facile alors de conditionner, voire de manipuler les populations, peu au fait des méandres de la politique internationale.

 

Il n’en demeure pas moins que les opinions publiques peuvent faire preuve de lucidité et peser sur le cours des relations internationales autrement que comme des relais passifs de choix et de décisions qui les dépassent. Ce qui exige avant tout qu’elles soient bien informées. Le formidable outil que représente le système d’information mondial, avec Internet, la multiplicité des médias, la communication instantanée, peut y aider, même si sa diffusion ne touche qu’imparfaitement une bonne partie de la planète et certaines catégories de population. Les corps intermédiaires – associations, ONG – ont un rôle important à jouer dans ce travail. Il faut aussi écouter le mouvement alter mondialiste, qui a le mérite, malgré une approche un peu brouillonne, de montrer les véritables enjeux. Toutes les voix qui parlent de l’avenir et qui aident à mieux comprendre la réalité du monde favorisent la prise de conscience par les peuples qu’ils ont un destin commun. Ils ne peuvent plus alors négliger la défense de ces biens collectifs que sont par exemple l’environnement, l’eau potable, les océans. Ils comprennent que la lutte contre les épidémies, contre le terrorisme, contre les mafias et le crime organisé n’a pas de sens dans un cadre strictement national. Ils réalisent que seule la définition de préférences collectives globales permet de répondre aux grands défis de demain, notamment celui du développement.

 

            Mieux informés, plus conscients des enjeux et des risques, plus attentifs à la résolution des problèmes du monde, les citoyens des démocraties ont la capacité de faire pression sur les gouvernants.  (………….)

                                                        

            S’il est souhaitable que la pression des peuples puisse ainsi s’exercer, il faut se résoudre à constater que, jusqu’ici, les relations internationales demeurent avant tout le domaine privilégié de l’intervention des Etats et de leurs gouvernements. Le moteur essentiel de leur action est le rapport de forces : feutré lorsqu’il se cantonne au domaine de la diplomatie, implacable lorsqu’il concerne l’économie, brutal quand il se traduit par l’usage de la force. Presque toujours, ce sont les intérêts des Etats et parfois ceux des dirigeants qui gouvernent les relations internationales. Les errements du monde actuel montrent à chaque instant les limites de cette addition des souverainetés nationales pour régler intelligemment les crises et répondre aux grands défis de demain.

 

Depuis une trentaine d’années, il existe bien des conférences internationales, qui se concluent par de vibrantes et émouvantes déclarations sur la pauvreté, la santé, l’environnement, les droits des femmes. Leur faible traduction en termes de réalisations concrètes fait apparaître ces manifestations comme des initiatives sympathiques, mais peu efficaces. Seul ce qu’il faut bien appeler un « pouvoir mondial », cohérent et reconnu, sera en mesure, comme le suggère Kofi Annan, de « dépasser nos préoccupations étroites et d’apprendre à appréhender dans la concertation tout l’éventail des questions qui se posent à nous ». Les institutions internationales existantes souffrent de lourdes carences, souvent dénoncées: une inefficacité chronique, un fonctionnement fondé sur une approche formelle de la démocratie – qui donne le même poids à Haïti et à l’Inde ! – des instances décisionnaires dont la légitimité fait débat. Les réformer, ainsi que nous l’avons proposé, constitue le préalable indispensable à l’apparition de ce « pouvoir mondial ». (…………..)

 

Est-il raisonnable dans ces conditions d’espérer que les périls et les désordres  de ce début de 21ème siècle ne déboucheront pas sur le chaos ? Peut-on imaginer, sans tomber dans l’angélisme, que les politiques que nous nous sommes efforcés de décrire ont quelque chance d’être mises en œuvre ? L’espoir le plus sérieux réside dans la prise de conscience des citoyens du monde, qui constituent, sans le savoir, une véritable « opinion publique mondiale », capable de peser sur les gouvernants et sur les acteurs de la scène internationale. Il faut souhaiter qu’à force de pressions et de réactions multiples, nationales et internationales, celle-ci pourra leur faire comprendre qu’en se laissant guider exclusivement par des intérêts égoïstes, ils contribuent à l’émergence de catastrophes qui, en retour, nuiront à leurs propres intérêts. Dans cet appel à l’intelligence et à la lucidité collective, la mise en avant de la prééminence du système de gouvernance mondiale est fondamentale, dans la mesure où seule une ONU réformée, plus efficace garantira la pérennité des solutions.

 

C’est ainsi que de nouvelles solidarités apparaîtront au sein des sociétés démocratiques, entre les Etats et entre les institutions internationales. Question de volonté bien sûr, mais aussi d’imagination, car trop souvent les réponses et les attitudes conventionnelles sont inadaptées pour résoudre les problèmes du monde. Si cet espoir ne se concrétise pas, il est à craindre que les catastrophes si souvent annoncées ne conduisent à des excès qui mettraient en cause la liberté et la démocratie.  

 

* Jean-Marie Guéhenno, La fin de la démocratie, 1993, Paris, Champs- Flammarion, p. 49.

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 18:40

    Dans l'intense brouhaha qui a entouré le sommet de Copenhague, on a parfois perdu de vue que la réponse à "l'urgence climatique" passait aussi par la promotion de modes de développement plus économes. Bien entendu, un tel objectif n'a pas la même signification aux quatre coins de la planète et il doit prendre en compte la diversité des situations économiques et sociales des différents pays.
     Il est intéressant de noter que cette préoccupation est ancienne, puisque le dictionnaire universel de Furetière (1690) parle de "l'Œconomie" (vieux terme français) comme du "mesnagement prudent qu'on fait de son bien, ou de celui d'autrui".*
    Qui a dit que la notion de développement durable était un concept récent?

* cité par Pierre Calame, expert en politiques publiques, aux Rencontres Territoires & Développement durable de Rueil Malmaison.

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Published by Paul Quilès - dans Energie et environnement
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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 11:03

Un ami m'envoie cette vidéo effarante, avec un commentaire assez pertinent:
"C'est la confirmation que la bêtise humaine
est sans limite..."
http://www.malhanga.com/videosflash/ 
(couper le son)
Comme disait Albert Einstein:
"Deux choses sont infinies, l'Univers et la bêtise humaine. Mais, en ce qui concerne l'Univers,
je n'ai pas encore de certitude absolue".

 

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 20:26

    On connaît les sketches d’Anne Roumanoff, qui se terminent par un tonitruant : « On ne nous dit pas tout… ».
    C’est exactement l’impression que je ressens en ce moment en suivant l’actualité, à travers les commentaires des médias et les déclarations des principaux responsables politiques !

    Parmi bien d’autres, voici quelques exemples, dans des domaines très divers, de ce véritable « enfumage » de l’opinion publique.


- Le faux débat sur « l’identité nationale ». Certains, dont je suis, ont prévenu dés    le départ que cette initiative de N. Sarkozy, dont la maitrise d’œuvre a été confiée au ministre de l'immigration, était dangereuse. Les dérapages de nature raciste auxquels on assiste quotidiennement en sont la preuve et il ne faut pas s’en étonner, puisqu’il s’agissait, non pas d’un « débat », mais d’une opération destinée à "piquer des valeurs au Front national", selon la délicate expression d’E. Besson !


- La dramaturgie autour du sommet de Copenhague
, dont l’objet était, d’après les commentaires les moins exaltés, de "sauver la planète et l’humanité". N. Sarkozy et son super ministre Borloo, si prompts à se présenter comme les meilleurs défenseurs de l’écologie, feraient bien de s’interroger sur les raisons de l’insuffisance de production d’électricité pendant l’hiver, dans un pays qui, pendant 30 ans, a parié sur le développement du nucléaire et donc de l’électricité pour répondre au défi énergétique ! Ils devraient aussi expliquer pourquoi, alors qu'on se vante de pouvoir atteindre bientôt des chiffres élevés de production d’électricité renouvelable, on prend des décisions incompréhensibles. Témoin cet arrêté tarifaire sur le solaire photovoltaïque en préparation, qui prévoit notamment une diminution brutale de 10% du tarif au 1er janvier 2010 et une très forte limitation règlementaire pour les toitures intégrées. Juste au moment ou la filière commençait à décoller...

    Pour ceux qui s’intéressent à une expertise sérieuse et argumentée sur les questions de changement climatique et de développement mondial , voici un site très utile: http://www.global-chance.org/

- La « nouvelle stratégie » de B.Obama en Afghanistan  est présentée comme la réponse à la situation inextricable que rencontrent l’OTAN dans ce pays en guerre depuis 8 ans. Il y aurait beaucoup à dire sur le sujet. Je me contenterai d’un chiffre, qui a fait l’objet de peu de commentaires : celui du coût fantastique de l’engagement américain (désormais 100 000 soldats), qui va se monter à 100 milliards de dollars par an ! Si une part de ces sommes avait été consacrée au cours des années passées à la reconstruction du pays et à des dépenses civiles, la situation serait moins grave. Les Américains et l’OTAN pourrait aussi méditer ces autres chiffres, qui expliquent pourquoi les Talibans attirent autant de combattants : ils les payent 250 à 300 $/mois, alors que l’armée afghane ne leur donne que 120 $/mois !

- la tragi comédie autour de Johnny
. Il faut être aveugle ou naïf pour ne pas réaliser depuis le début de cette affaire qu’il s’agit d’une mascarade, dans laquelle le chanteur est l’otage (probablement consentant) d’une affaire de gros sous. Il est regrettable que trop de médias, au cours de longs reportages, commentaires et émissions se soient faits les relais de cette opération sordide, montée par des gens qui s’intéressent moins à la santé de Johnny qu’au magot de la tournée qu’ils risquent de perdre…..et qu’ils voudraient se faire rembourser par une compagnie d’assurance. Petite question: notre chanteur « national » (comme l’identité du même nom !), est-il toujours domicilié fiscalement en Suisse ? Si c’est le cas, on se demande pourquoi son ami, N. Sarkozy, ne lui a pas parlé du bouclier fiscal…

- la taxe "charmante" sur les bonus bancaires
, annoncée à grands coups de clairon par Gordon Brown et Nicolas Sarkozy, est avant tout une opération médiatique destinée à permettre au Premier Ministre britannique, mal en point dans les sondages, d’améliorer sa position à quelques encablures des élections législatives et à N. Sarkozy de montrer sa prétendue détermination à "moraliser le capitalisme". Il est étonnant que cette idée, aux effets pourtant modestes (taxe temporaire sur les bonus de 2010) et qu’Angela Merkel trouve "charmante", n’ait pas été avancée au récent sommet du G20 de Pittsburgh !

- la fable de l’hyper parlement
, colportée par M. Coppé, chef des députés UMP, depuis la dernière réforme constitutionnelle, censée donner de vastes pouvoirs au Parlement. Apparemment, les députés n’y croient pas eux-mêmes, puisqu’ils n’étaient que 12 à la fin du débat à l’Assemblée Nationale sur l’identité nationale !

                                           
    Oui, vraiment, on ne nous dit pas tout, mais, pire encore, on nous prend pour des idiots, comme le fait remarquer un de mes amis, qui m’a envoyé un message indigné, dont j’extrais cette partie :


  «Voulant défendre le lancement du débat sur l'identité nationale et le fait de demander sur ce sujet l'avis du peuple français, N. Sarkozy a déclaré : "il y a quelques années, on a eu un référendum douloureux en France, 55 % des gens ont voté non à l'Europe. Alors j'ai vu une partie des élites qui disaient "oh là là, le peuple a dit non, changez le peuple; faut plus l'interroger !" Vous avez de la fièvre, Monsieur Denisot ? Alors, faut plus prendre la température !". …..Mais comment s'appelait le Président de la République qui a décidé de casser le thermomètre, de ne plus interroger le peuple, de le nier purement et simplement, en décidant de ne pas soumettre à un nouveau référendum le traité de Lisbonne, succédané de cette fameuse Constitution européenne ? Oui, vraiment, plus c'est gros, mieux ça passe ! Du moins, le croit-il ! »

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la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez