Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 08:44

- mercredi 2 septembre: visite de la 63ème foire de Chalons en Champagne, à l'invitation du 1er vice président de la région Champagne Ardennes, Gérard Berthiot; rencontre avec les socialistes de Chalons; conférence de presse.
- dimanche 6 septembre: participation au débat de clôture de l'Université d'été du MRC à Toulouse, avec Jean Pierre Chevènement, Jean François Kahn, Arnaud Montebourg.
- vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre: présence à la Fête de l'Humanité à La Courneuve, sur le stand du club Gauche Avenir.
- samedi 12 septembre: Conseil national du PS à Paris.
- vendredi 18 septembre: Comité politique de Gauche Avenir.
- samedi 17 octobre: réunion organisée par Gauche Avenir dans les Hauts de Seine.

Repost 0
Published by Paul Quilès
commenter cet article
30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 22:00

       J’entends souvent dire : « il faut vraiment avoir la foi, pour faire de la politique en ce moment! ». Il est vrai que ce n’est pas simple de prouver à nos concitoyens que l’action politique a un sens, dans cette démocratie, écrasée par l’hyper médiatisation, par le présidentialisme et par une atmosphère de crise mondiale, qui efface les repères et qui rend l’avenir de plus en plus incertain. Comment ne pas comprendre également qu’ils ne croient plus que les mots, si souvent déformés jusqu’à ne plus rien dire (rupture, changement, démocratie, rassemblement, moralisation….) se traduiront par des actes ? Et ce n’est pas la malheureuse formule d’un responsable socialiste, se proclamant « croyant, mais pas pratiquant », pour expliquer ses reniements, qui leur rendra la foi !

        Alors, certains ont trouvé la solution miracle : le recours au peuple, probablement parce que -pour rester dans les références religieuses- la voix du peuple, c’est la voix de Dieu (« vox populi, vox dei ») ? Il se trouve que l’on connaît les limites de la démocratie directe,…….. qui n’aurait pas permis par exemple d’abolir la peine de mort il y a 28 ans ! C’est bien pour cela que l’on a recours à la démocratie représentative, même si elle est très imparfaite et si, dans cette Vème République qui en a détourné le fonctionnement pour en faire une monarchie républicaine, bien des transformations sont nécessaires : mandat parlementaire unique, rééquilibrage des pouvoirs….

        Soyons donc prudents devant cette soudaine découverte du rôle du peuple comme remède magique aux doutes des citoyens devant la perte de crédibilité de la politique et des responsables politiques. On nous annonce des objectifs ambitieux : « donner une légitimité aux candidats », « régénérer la démocratie », « revisiter la conception des partis politiques », « redonner le pouvoir aux citoyens ». Chacune de ces formules prometteuses nécessiterait un long débat……mais comment ne pas voir qu’une primaire entre une dizaine de candidats socialistes risquerait d’avoir des effets contraires aux objectifs affichés. Par exemple : la participation au vote d’électeurs venant du bord opposé, la fixation de l’opinion publique sur les aspects médiatiques, largement influencés par des forces extérieures à la gauche, la mise à l’écart des autres organisations de gauche, les affrontements publics sur les aspects programmatiques .…Plus que jamais, le proverbe anglais se justifie : « le diable est dans les détails »

        Au-delà de ces observations de bon sens, ce qui me trouble surtout, c’est le silence sur ce qui constitue l’élément majeur du combat politique : la stratégie. Seule la « foi du charbonnier »[1] peut conduire à accepter un système qui fait de graves impasses. Il est en effet évident que F. Bayrou sera candidat en 2012 et qu’il y aura probablement un candidat d’extrême gauche. Veut-on rejouer le triste scénario du 1er tour de l’élection de 2002 ? Aurait-on oublié que, pour être en mesure d’élargir le front contre le candidat de la droite au 2ème  tour…..il faut y être présent ? La seule voie possible pour espérer vaincre une droite rassemblée et dangereuse, malgré ses échecs, est de réunir au 1er tour la gauche et les écologistes autour d’un candidat unique, qui portera un projet défini préalablement en commun.

        C’est sur cette base que peuvent prendre tout leur sens des primaires associant les militants des partis, des associations, des clubs (et peut-être des syndicats) qui auront contribué à organiser le rassemblement et à préparer le programme de la future majorité. Nous sommes près d’un millier de responsables et de militants de gauche à avoir proposé cela depuis 6 mois (www.gauche2012.org). C’est me semble-t-il, la seule démarche susceptible de forger la légitimité du candidat et de préparer la mobilisation des forces vives de la gauche, indispensable pour préparer la victoire en 2012.

[1] ou, pour prendre une référence plus laïque, le recours à la « méthode Coué » !


Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
commenter cet article
28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 11:00

Cette tribune, que j'ai co-signée avec Marie-Noëlle Lienemann, sera publiée demain par Marianne.                                     

           
     Poser aujourd’hui la question des primaires pour la désignation d’un candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 peut sembler étrange, alors qu’à l’évidence, l’urgence est ailleurs. Comment ne pas voir en effet que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses discours sur «  rien se sera comme avant », poursuit dans la voie du libéralisme et de la mondialisation financière, en laissant les banques reprendre leurs mauvaises habitudes (bonus des traders, faibles crédits aux entreprises), en préparant la privatisation de la Poste, en réduisant le nombre  d’enseignants, en laissant s’accélérer la désindustrialisation de la France ! Proposer une alternative de sortie de crise paraît certainement plus nécessaire à bon nombre de nos concitoyens que d’engager un débat sur l’opportunité de primaires au PS.

 

            Pour que cette question des primaires prenne tout son sens, elle doit procéder d’une réflexion plus large sur la stratégie que la gauche devrait mettre en œuvre pour gagner en 2012. Une telle démarche ne peut alors se concevoir que dans la perspective d’un accord global pour une majorité alternative (présidentielle, législatives, dynamique sociale…) et sur la base d’un projet, puis d’un programme.

           

            Pour cela, la première tâche est de clarifier le cap stratégique, dont on voit mal comment il ne pourrait pas être celui de l’unité de la gauche. Lors de son dernier congrès, le PS a arbitré dans cette direction, mais, pour enclencher une nouvelle étape de son rassemblement, les discours ne suffisent plus ; il faut des actes immédiats, afin de le préparer et d’éviter le retour aux vieilles tentations de l’alliance avec le centre.

 

            Il faut aussi éviter à tout prix de céder à la tentation de la présidentialisation de la vie politique française. Aucun candidat de gauche ne sera élu au sommet de l’Etat s’il n’est pas porté par un élan collectif, qui ne pourra se créer sans la constitution d’un nouveau Front populaire. Ce Front devra se constituer en respectant les différences qui subsistent au sein de la gauche française et donc en garantissant à ses différentes composantes une représentation politique, en particulier au Parlement, autour d’une nouvelle synthèse. Au vue de la crise et des besoins de changement, celle-ci ne saurait être à minima ; elle doit aussi concerner le monde syndical, associatif, bref la gauche vivante.

 

            Il faut en effet ne pas perdre de vue que le fond du projet et du programme, la vision d’avenir et les valeurs seront les clés du succès. S’ils ne se résument pas à quelques slogans et s’ils sont préparés collectivement, ils assureront un vrai rassemblement, mobilisateur pour la campagne électorale et ils engageront tout candidat.

 

            La désignation ne peut donc venir qu’à la fin d’un processus complet. Le candidat portera une dynamique, un message et des engagements, auxquels il ajoutera sa force personnelle. La question de la primaire ne se pose qu’en achèvement d’une stratégie, qui ne saurait se limiter à trouver le « bon » candidat censé sauver la gauche, encore moins à désigner le seul candidat socialiste. Elle ne peut non plus consister à copier des expériences étrangères, au demeurant peu probantes : la méthode italienne n’a pas été suffisante pour empêcher la défaite ; quant à la culture politique américaine, elle est très différente de celle de la France.

 

            L’histoire des élections présidentielles françaises nous enseigne que c’est toujours le camp le plus uni qui l’emporte. En 2012, il faudra présenter un projet collectif en phase avec les attentes du peuple de gauche, mais qu’aucune des forces en présence ne peut prétendre porter seule. Sans l’unité, il ne sera pas possible d’élaborer une nouvelle synthèse qui dépasse les vieux antagonismes, les rancœurs accumulées, les procès d’intention plus tournés vers le passé que vers l‘avenir. Sans l’unité, les Français demeureront dubitatifs sur la capacité de la gauche à gouverner et à transformer. 

 

          C’est dans cet esprit que nous proposons une démarche, soutenue par 900 militants, élus et responsables issus des diverses sensibilités de la gauche [1]. Cette démarche comporte: 

 

1)     La constitution d’un « Comité pour le rassemblement de la gauche », avec le même souci d’associer, au-delà des partis, toutes les forces qui s’engagent à gauche. Ce comité pourrait organiser immédiatement la « convergence » des gauches et des écologistes. Il préparerait des « Etats généraux de la gauche », dégageant des thèmes fondateurs en vue de la préparation d’une charte. La proposition de Martine Aubry de « maison commune » peut être un élément  de cette démarche, à condition qu’elle y associe très vite des personnalités syndicales, des clubs, des associations et des mouvements citoyens.

 

2)     Cette « Charte pour l’élection présidentielle », à achever avant mi 2010, servirait de base à un accord pour les législatives, et pour le programme d’un candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle.

 

3)     L’organisation de primaires, où les militants des organisations signataires de la Charte seraient consultés, prendrait alors tout son sens. Bien entendu, il s’agit ici des adhérents appartenant aux structures (politiques syndicales, associatives) ayant concouru à la rédaction de la Charte. Nous refusons l’idée de faire appel au concept vague de sympathisant, dont l’engagement se limiterait à procéder à une sorte de zapping occasionnel entre des leaders. Cela contribuerait un peu plus à la dépolitisation ambiante, en rejetant ce qui fait la force de la gauche française : le débat d’idées, l’engagement politique, la fibre militante.

 

            Si l’on veut sortir de la confusion et du désordre créés par la façon dont cette question des primaires est actuellement abordée, il faut être précis et dire :

- que ces primaires doivent avoir pour objectif de désigner un candidat de toute la gauche et pas du seul PS ;

- qu’elles doivent être préparées par un rassemblement de l’ensemble des forces vives de la gauche ;

- que les votants de ces primaires doivent être engagés dès le début du processus et être membres des partis, associations, clubs, syndicats, constitutifs de ce nouveau Front populaire.

           

            Cette démarche nous paraît aujourd’hui la seule voie sérieuse pour organiser la victoire de la gauche en 2012.

____________________________________________ 

[1]  voir le site www.gauche2012.org

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Politique française
commenter cet article
27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 22:53

A la suite de ma prise de position sur la taxe carbone (voir sur ce blog), j'ai été interviewé par France 5, dans le cadre de l'émission "C'est dans l'air" du 27 août 2009.
La commune de Cordes a été choisie à cette occasion comme illustration du débat, qu'on pourra suivre en cliquant ici 
             (le reportage se situe entre 25'20 et 29')

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Energie et environnement
commenter cet article
27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 15:17

     Depuis février 2009, nous avons lancé, avec Marie-Noëlle Lienemann, une initiative en faveur de primaires au sein de toute la gauche, en expliquant bien qu'il s'agissait:
- d'une démarche concernant l'ensemble de la gauche (partis, associations, clubs, ONG, syndicats...)
- que le projet commun était la condition préalable à la désignation du candidate(ou de la candidate)
- que cette démarche comprenait 6 étapes, clairement explicitées.
     Le site de Gauche 2012 , que je vous invite à consulter, donne de plus amples détails, ainsi que la liste des 900 signataires. 
     Or, voici que, m'exprimant dans une interview publiée par Libération ce matin (lire), je me retrouve, à travers les commentaires, dépêches et reportages, catalogué comme "le seul opposant au système des primaires", système dont on affirme qu'il ferait "désormais un quasi consensus au PS"!!
     Fort heureusement, les pendules ont été remises à l'heure avec une nouvelle dépêche de l'AFP, une tribune que j'ai écrite avec Marie Noëlle Lienemann pour MEDIAPART (lire) et une interview que j'ai donnée à France Inter (journal de 13h du 27/9/09: écouter).
     Décidément, il n'est pas évident de faire passer des messages sérieux et argumentés, quand la transmision rapide et simplifiée de l'information impose aujourd'hui des affrontements souvent caricaturaux! Je n'ai pas l'intention pour ma part de céder à cette dérive....

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
commenter cet article
27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 14:21

A l'occasion du 150ème anniversaire de la naissance de Jean Jaurès, l'hebdomadaire "l'Echo du Tarn" publie un dossier, avec des interviews:
-   de Paul Quilès :
     cliquez ici
-  de Gilles Candar (président de la Société d'études jauressiennes et membre du club Gauche Avenir): cliquez sur les 2 pages: 
     1ère page    2ème page
                                                           

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Jaurès
commenter cet article
27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 12:00

Cette tribune, que j'ai co-signée avec Marie-Noëlle Lienemann,
a été publiée par le site MEDIAPART

aujourd'hui (27/8/2009) 

 

             La « pétition des 100 » du club Terra Nova commence bien, avec cette interpellation[1] : « Nous appelons à une primaire populaire ouverte aux citoyens de gauche… ».

            Mais, très vite, le malaise s’installe. Dans la liste hétéroclite des signataires, on  trouve, entre autres, Jean Peyrelevade, vice-président du Modem, les principaux soutiens socialistes à la ligne d’alliance du PS avec le centre…..mais aussi des responsables socialistes, qui faisaient pourtant partie des deux tiers de militants du congrès de Reims opposés à cette alliance ! Si de nouvelles formes de démocratie doivent être inventées, elles ne sauraient se substituer à des délibérations collectives organisées. Chacun se souvient que ce débat est d’une importance capitale dans l’histoire de la gauche française. On sait par exemple ce qu’il en est advenu de l’idée que la « démocratie à la base » devait se substituer à la « démocratie bourgeoise »!

            Alors, soyons clairs, ce débat sur les primaires ne doit pas être l’occasion de faire passer par la « petite porte » un accord politique avec le Modem -nouvelle mouture de la vieille lune de la « troisième voie »-, qui se révèlerait doublement  inefficace :

- en empêchant l’unité de toute la gauche, ou au moins de toute la gauche prête à gouverner ;

- en réduisant les ambitions à quelques références, à des valeurs « communes » qualifiées de « progressistes » et dont on ne sait qui les définirait.

            Le malaise s’accroît, lorsque l’on essaie de comprendre ce qui est proposé. S’agit-il de désigner le candidat du PS ou un candidat du « centre gauche » ou un candidat du rassemblement de la gauche et des écologistes ? Tout au long du texte et des déclarations qui l’accompagnent, la confusion est entretenue et, comme on n’aperçoit nulle part de volonté d’associer l’ensemble des forces politiques à une démarche commune, large et globale, on en déduit qu’il s’agit de désigner le candidat socialiste. Les partenaires du PS, invités à se rallier et placés en position subalterne, ne pourront que refuser cette démarche méprisante. Au passage, cela arrangerait bien les tenants de l’alliance au centre…… et, sans doute, Nicolas Sarkozy!

            Le chemin vers une candidature unique de la gauche et des écologistes, qui est la seule stratégie susceptible de permettre la victoire de la gauche en 2012, passe par la définition d’un cadre commun, qui ne saurait se limiter à l’organisation de primaires.  Il faut un accord global pour une majorité alternative (et pas seulement un président), sur la base d’un projet, puis d’un programme. C’est cela l’urgence. Toute prise de position préalable du PS qui ne chercherait pas à être partagée et établie en commun avec ses partenaires serait une grave erreur et conduirait à l’échec.

            Pour sortir de l’ambigüité, il faut dire clairement:

1- que les primaires ont vocation à désigner un candidat unique de la gauche et des écologistes ;

2 –qu’elles doivent être préparées dans un cadre unitaire, à l’issue d’une démarche globale, qui aura permis de jeter les bases, en commun, d’un accord de gouvernement et d’un programme.

            Notons que la préparation du programme doit faire appel à un processus aussi participatif que le choix du candidat, sauf à définitivement basculer dans le présidentialisme, en confortant la logique dévastatrice de la 5ème République. Comment comprendre à cet égard que les promoteurs d’une 6ème République parlementaire semblent faire de la désignation du président l’alpha et l’oméga du renouveau de la gauche ?

            Prenons garde, à travers ce choix de ne pas accélérer une évolution « à l’américaine » de nos institutions. Outre le fait que les traditions politiques américaines sont très éloignées de notre culture politique, elles ne sont pas cohérentes avec les idéaux de la gauche, qui privilégient le collectif et ne croient pas en l’homme providentiel ! Partir tête baissée dans cette direction, c’est faire la même erreur qu’au moment de la décision de passer au quinquennat et d’inverser le calendrier électoral, décision alors plébiscitée dans les sondages, mais peu soutenue dans les urnes et dont on voit aujourd’hui les nocives dérives !

            Les signataires de la pétition ont bien senti que l’on ne saurait éluder le fond, puisqu’ils indiquent : « Le périmètre de la primaire ne pourra être arrêté qu’à l’issue d’un travail préalable sur le fond, permettant d’élaborer des fondamentaux idéologiques communs. Mais le principe doit être arrêté dés maintenant, sereinement et non dans l’urgence pré- électorale ».

            Cette idée – la recherche de « fondamentaux idéologiques communs »-  ne nous semble pas bonne. En effet, elle risque de conduire à se limiter à des formules creuses sur les valeurs, sorte de « fourre tout », que certains, même à droite, pourraient accepter ! Ou alors, il s’agira de tenter d’unir largement toute la palette idéologique de la gauche derrière une forme de pensée unique. Mission quasiment impossible, compte tenu de la diversité des courants culturels qui s’expriment dans la gauche française (communiste, écologiste, social-démocrate, altermondialiste, libertaire, chrétien de gauche, républicains sociaux, …), peu enclins à noyer leur identité idéologique dans un discours minimal, qui risque, de plus, de ne pas être clivant avec la droite.

            En revanche, ils peuvent s’unir autour d’objectifs de transformation sociale concrets et actuels, fondés sur des valeurs communes.  C’est à ce travail que doivent être conviées une large part des forces vives de la gauche et de l’écologie, tant dans le monde associatif, les ONG, les clubs, les syndicats, parce qu’ils s’intéressent d’abord aux propositions et aux changements effectifs qui doivent être engagés, avant de se préoccuper de la personnalité qui l’incarnera.

            C’est avec cette, préoccupation que nous avons proposé de constituer un Nouveau Front Populaire qui associe, à la démarche de définition d’un programme et de désignation du candidat, non seulement les partis mais aussi les nombreux  citoyens engagés dans différentes organisations militantes et de réflexion et qui ne se reconnaissent plus dans le paysage partisan actuel. Ils ne conçoivent pas la politique comme un « zapping électoral » et veulent être acteurs de choix politiques précis ; pour eux, le projet de la gauche doit se construire « tous ensemble ».

            L’appel que nous avons lancé en ce sens il y a 6 mois (« Gauche 2012 : le logiciel de la victoire ») et qui a rassemblé 900 signatures de militants, d’élus et de responsables issus des diverses sensibilités de la gauche, nous semble toujours pertinent. Il propose un calendrier comportant 6 phases:
-  1ère phase (été 2009). Décision de mettre en place un Comité de préparation des « Etats Généraux de la gauche ».

-  2ème phase (2ème semestre 2009).  Travaux du Comité de préparation : 

               * fixation des objectifs des Etats Généraux, du mode de débat, de la date et du fonctionnement des Etats généraux

               * rédaction de textes introductifs et choix des enjeux prioritaires à débattre.

- 3ème phase (décembre 2009 - janvier 2010). Préparation des Etats généraux nationaux par des rencontres décentralisées

-  4ème phase (juin 2010, après les élections régionales). Etats Généraux : vote du projet en vue de la préparation d’un accord de gouvernement, détermination du mode de fonctionnement des primaires (auxquelles participeront les militants et adhérents de toutes les organisations ayant accepté le projet).

-  5ème phase (2ème semestre 2010). Mise en place d’un comité unitaire de préparation des primaires et arrêtant les grandes lignes d’un programme ; établissement de la liste des votants ; campagne des candidats se présentant aux primaires.

-  6ème phase (début 2011). Primaires.

 

            Ce dont la France a besoin, ce n’est pas seulement d’une alternance, mais aussi d’une politique alternative à la logique dominante. Sans l’unité de toute la gauche, pas de victoire possible ; sans « rupture », pas de mobilisation du peuple de gauche, des employés, du monde du travail, qui risquent fort de bouder ces primaires ». C’est par une nouvelle dynamique unitaire que deviendra possible la reconquête des couches populaires. Cette tâche est certainement plus prioritaire que la méthode de désignation du candidat, pour rénover la gauche et assurer sa victoire en 2012.

 


[1] Ainsi que cela est rappelé en première page de Libération (26/9/2009)

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Politique française
commenter cet article
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 09:21

    Je viens d'entendre à la radio un éminent spécialiste de la finance internationale affirmer que rien de sérieux ne sortirait du prochain G 20, si l'opinion publique mondiale ne se mobilisait pas pour exercer une forte pression sur les dirigeants!

    Fort bien.....mais c'est ce que je ne cesse de répéter depuis des semaines (voir encore ce matin ma tribune dans l'Humanité) et c'est pour aider à cette sensibilisation que j'ai pris l'initiative de lancer la "pétition internationale contre les bonus".

    C'est avec ce même objectif que les présidents de l'Internationale socialiste (IS) et du Parti socialiste européen (PSE) viennent d'être interpelés par Marie Noëlle Lienemann.
    Dans son courrier, celle-ci déclare notamment:
"Les socialistes et sociaux démocrates ne peuvent pas rester passifs ou demeurer  dans une posture classique de bonnes  intentions, non suivies d’effet. Il est urgent de réinventer un internationalisme militant. La limitation des bonus des traders peut être la première mobilisation qui sonne le réveil de l’Internationale Socialiste et du Parti Socialiste Européen, ainsi que leur retour sur la scène mondiale comme acteurs majeurs de la transformation sociale.
C’est pourquoi je m’adresse à vous pour que soit lancée par l’IS et le PSE une pétition citoyenne internationale, pour faire pression sur les dirigeants de la planète en vue du prochain G20.   (......) 
A quoi serviraient l’IS et le PSE, si, dans pareille crise et face à de pareils excès, ils se contentaient de protestations formelles, sans agir, sans agir avec les citoyens du monde ?»

Repost 0
25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 09:04

Tribune de Paul Quilès, publiée dans le quotidien l'Humanité
 le 25 août 2009

 

            Il y a quelques mois, les responsables des grands pays de la planète, réunis au G 20, nous annonçaient solennellement que « la moralisation de la finance internationale » était en marche, que les excès et les pratiques qui avaient conduit au désastre allaient disparaître. N. Sarkozy, jamais à cours de formule, n’hésitait pas à parler de « refondation du capitalisme » !

            Force est de constater que la réalité est bien différente de ce qu’ils voulaient nous faire croire. Des banques, aidées par les Etats, parfois sauvées de la faillite par les pouvoirs publics, grâce à l’argent du contribuable, continuent à agir comme s’il ne s’était rien passé : mêmes pratiques, mêmes surenchères, mêmes justifications vaseuses sur le thème du « mérite » ou de la « prise de risque ». Songez qu’un trader américain réclame à sa banque 100 millions de dollars, alors que celle-ci a eu recours à des fonds publics à hauteur de 45 milliards de dollars ! En France aussi, on trouve des situations aussi indécentes: la BNP, par exemple, vient de provisionner 1 milliard d’euros pour les bonus, après avoir reçu de l’Etat 5,1 milliards de fonds propres.

            Certes, la question des bonus des banques n'est qu'un aspect des dérèglements du système financier international, mais il est indispensable de le dénoncer, parce qu’il est emblématique des pratiques immorales et dangereuses dont il se nourrit. C’est pour cette raison qu’une « pétition internationale contre les bonus »* a été lancée. Il s’agit de dénoncer et de proposer, afin de prendre au mot les responsables politiques des grands pays, qui ne cessent de se plaindre de leur impuissance. Pour Madame Lagarde, il est « impossible d’agir au niveau d’un seul Etat », de crainte de créer une « distorsion de concurrence avec les autres places financières ». Quant à Barack Obama, il confesse: « on n’a pas l’impression que ce qui s’est passé ait provoqué un changement de culture ou d’attitude ». On croit rêver !

            Cette apparente impuissance devant les acteurs arrogants de la finance internationale n’est peut-être qu’une façon de masquer leur intention de ne pas bouleverser les règles du système. Se contenter, comme ils le font, de donner des conseils de bonne conduite aux banques et aux traders est aussi ridicule que de recommander à un alcoolique de réduire sa consommation, dans l’intérêt de sa santé et dans celui de son entourage ! Auraient-ils oublié que le rôle de l'Etat est de fixer des règles, de mettre en place des mesures de rétorsion, lorsque celles-ci ne sont pas respectées ?

            Si l’on n’en finit pas avec ces comportements -dont les excès et l’immoralité sont de plus en plus souvent dénoncés[1]-, les déséquilibres de l’économie mondiale vont s’accentuer et ceux qui souffrent des effets de la crise risquent d’être poussés à bout. Comment accepter en effet que l’argent des contribuables soit ainsi bradé ? Comment supporter que les banques aidées par l’Etat[2] préfèrent engranger des bénéfices et distribuer des bonus, plutôt que de remplir leurs obligations de prêt à l’économie et aux particuliers ?  

            Avant le prochain G20, qui se tiendra fin septembre à Pittsburgh, les citoyens de toute la planète doivent se mobiliser, pour exiger des décisions mondiales effectives. Par exemple :

  • l’instauration d’une taxe sur l’ensemble des réseaux de la finance internationale. Les sommes prélevées contribueraient au financement des grandes causes mondiales : protection de l’environnement, lutte contre le réchauffement climatique, politique de l’eau, lutte contre la faim….
  • la limitation de la rémunération variable des traders, en pourcentage de leur rémunération fixe ;
  • la fixation d’un impôt dissuasif sur les hauts revenus[3] ;
  • le contrôle strict de l’activité des banques par l’Etat, chaque fois qu’il est présent dans leur financement.           

           Cette pétition vise à redonner du sens à l’internationalisme. Les citoyens du monde doivent dénoncer, proposer et montrer qu’ils ne résignent pas à voir leurs dirigeants abdiquer devant ce système fou et devant les ravages économiques et sociaux qu’il engendre.

___________________________________________________________________________
* Pour signer la pétition :

 -  http://www.facebook.com/group.php?gid=143635741468

- http://www.mesopinions.com/Petition-internationale-contre-les-bonus-petition-petitions-7ddf068d8745418dd0a9576cfe4d1db5.html 



[1]  Voir le très critique « Rapport Cuomo », qui vient d’être publié aux Etats-Unis

[2]  18,7 milliards d’euros de fonds propres

[3]  Il est savoureux de rappeler qu’aux Etats-Unis,  le taux marginal d’imposition des revenus supérieurs à un million de dollars était supérieur à 90%, dans les années 1930. 

Repost 0
24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 17:41

Sur ce sujet si important pour la démocratie et pour la crédibilité de l'action politique, que j'ai abordé à de multiples reprises sur ce blog , il est réconfortant de constater que des initiatives commencent à être prises au niveau décentralisé.
Il faut saluer par exemple, les prises de position fermes de la Fédération socialiste du Finistère, ou encore celle du courant "un monde d'avance" de Vendée.
C'est peut-être ainsi, avec des militants "croyants et pratiquants", que commencera la "rénovation" des pratiques, si souvent invoquée dans les discours de certains responsables nationaux.

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Cumul des mandats
commenter cet article

Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez