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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 17:41

Sur ce sujet si important pour la démocratie et pour la crédibilité de l'action politique, que j'ai abordé à de multiples reprises sur ce blog , il est réconfortant de constater que des initiatives commencent à être prises au niveau décentralisé.
Il faut saluer par exemple, les prises de position fermes de la Fédération socialiste du Finistère, ou encore celle du courant "un monde d'avance" de Vendée.
C'est peut-être ainsi, avec des militants "croyants et pratiquants", que commencera la "rénovation" des pratiques, si souvent invoquée dans les discours de certains responsables nationaux.

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Published by Paul Quilès - dans Cumul des mandats
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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 16:57

Je vous recommande la lecture de ce texte très parlant sur
les rémunérations des banquiers et des grands patrons.
Il émane d'un signataire de notre "pétition internationale contre les bonus",
qui propose des réponses concrètes
pour mettre à l'indécence de la situation actuelle.
Cliquez ici

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 14:54

Je vous recommande la lecture de l'excellente tribune de Martin Malvy,
président de la Région Midi Pyrénées, 
sur la réforme des collectivités territoriales,
qui a été publiée par le Monde
cliquez ici

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 13:34

Article de Paul Quilès, publié sur le site du Nouvel Observateur*

 

Il paraît que la « contribution climat énergie » (CCE), qui devait être une « taxe carbone », ferait l’objet d’un large consensus….sous entendu de la part des gens et des organisations vraiment responsables et conscients des enjeux climatiques.

Je pense faire partie de ceux –là ; mon métier, mes engagements, mes travaux en témoignent abondamment (voir sur ce blog). Et pourtant, je ne suis pas d’accord avec cette mauvaise réponse à une bonne question.


            De quoi s’agit-il en effet ? De convaincre les Français de réduire leurs émissions de « gaz à effet de serre » (GES), principalement celles qui sont dues à la combustion des énergies fossiles, c'est-à-dire du pétrole et de ses dérivés, du gaz, du charbon... Ces GES proviennent pour 37%, du secteur industriel, pour 35%, du secteur des transports, pour 25%, du secteur de l’habitat et du tertiaire.

            L’objectif est louable, mais pour l’atteindre, on peut recourir à plusieurs méthodes, complémentaires : l’information, large et bien argumentée, l’incitation, la coercition.

            C’est ce 3ème moyen, la coercition,  qui sera mis en œuvre pour le secteur industriel au niveau européen (avec de nombreuses dérogations), avec le régime des quotas, qui limitera les autorisations de rejet de GES, à partir de 2012.

            Sous une autre forme -l’augmentation du prix de l’énergie-, c’est également le moyen que le gouvernement a retenu pour les secteurs des transports et de l’habitat, avec application dès 2010.

           
            Avant d’examiner les autres façons d’agir sur les émissions de GES des ménages, arrêtons-nous sur les graves inconvénients de la méthode choisie, issue du « Rapport Rocard », qui consiste à instaurer une « contribution climat énergie », destinée essentiellement à augmenter le prix des carburants, du gaz et du fioul.
            Quelle que soit sa dénomination, il est incontestable qu’il s’agit d’un nouvel impôt, évalué à 160 €/an en moyenne (200 € au bout de 5 ans). Inutile de revenir sur son caractère injuste, puisque son impact financier sera très différent suivant le revenu, la localisation et l’activité professionnelle des ménages (urbains ou ruraux, familles aisées ou modestes, personnes dépendantes ou non de l’utilisation d’un voiture personnelle). Les mécanismes annoncés pour compenser ces différences par des reversements sont d’une telle complexité qu’ils rendent le système incompréhensible et peu crédible.


            Injuste et compliqué, cet impôt a également de grandes chances d’être inefficace. La consommation d’énergie présente en effet une faible sensibilité à l’augmentation des prix (ce que les économistes appellent l’« élasticité »). On a pu le constater au cours de différentes périodes récentes, où les prix ont beaucoup fluctué du fait des variations du cours du pétrole brut. Quelques exemples, très parlants :

  • de 1995 à 2006, le prix du carburant a augmenté de 66%, ce qui n’a pas empêché la consommation des particuliers de s’accroître de 7,6% ; la baisse de consommation enregistrée dans la dernière période est certainement due aux effets de la crise économique (réduction des déplacements privés et des transports de marchandises) ;
  • de 1990 à 2000, le prix du carburant a augmenté de 30% et, malgré cela, les rejets du transport routier sont passés de 109 à 125 millions de tonnes de CO2;
  • pour les combustibles de chauffage, les statistiques montrent que l’élasticité de la consommation de fioul et de gaz est encore plus faible. 

            La CCE est donc un impôt sur l’énergie, injuste, compliqué et inefficace, qui a peu de chances d’inciter les consommateurs à faire évoluer leur comportement. Par contre, elle n’est pas une taxe sur les émissions de carbone, qui s’appliquerait en fonction du « contenu carbone » des produits consommés, y compris des produits d’importation. Chacun sait par exemple que certains fruits importés d’Amérique du Sud en hiver « contiennent » 10 fois plus de pétrole que ceux qui sont produits en France, du fait de leur transport. Et que l’on ne vienne pas dire que cela serait compliqué ou que les règles de l’OMC l’interdiraient ! D’autres mesures complexes sont prises au niveau international. Quant à l’argument de l’OMC, il devient urgent que les responsables politiques cessent de l’utiliser comme un paravent ou un alibi à leur inaction, au nom de la sacro sainte liberté des échanges…. qui va finir par se confondre avec la liberté de polluer.

 

            Si l’on veut vraiment convaincre les consommateurs de réduire leurs émissions de GES, il existe d’autres moyens, plus efficaces et qui font, eux, l’objet d’un consensus:

- c’est d’abord la sensibilisation du public, par des campagnes répétées sur les diverses façons d’améliorer l’efficacité énergétique[1] et le contenu en carbone des produits et des services ;

-  c’est aussi une règlementation plus contraignante : pour les transports, la limitation du fret routier, le développement du ferroutage ... ; pour le résidentiel et le tertiaire, une règlementation thermique qui anticipe les règles futures pour la construction des logements et des bureaux… ;

- c’est encore des incitations plus fortes pour favoriser les investissements indispensables pour moderniser les équipements (amélioration du chauffage dans les bâtiments anciens, nouveaux modes de transport…) et recourir aux énergies renouvelables.


            Le Premier ministre nous dit qu’il veut organiser un grand débat sur le sujet. Alors, il ne faut pas hésiter : mettons tout sur la table et l’on verra bien quelle est la bonne réponse à la question. Ce débat ne doit pas être, comme trop souvent, une occasion de faire de la communication politique à grand spectacle…mais sans lendemain.


* Lire sur le site du Nouvel Observateur


[1]  ce que l’on a longtemps appelé les « économies d’énergie ».

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Published by Paul Quilès - dans Energie et environnement
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21 août 2009 5 21 /08 /août /2009 10:31

Une tribune de Paul Quilès sur le site de Rue89                   
"En quelques jours, plus de 2000 personnes ont approuvé la « Pétition internationale contre les bonus ».

Encore une pétition, diront certains ! Il est vrai que la question des bonus des traders n'est qu'un des aspects du dérèglement du système financier international, mais il est emblématique des pratiques immorales et dangereuses dont il se nourrit. Il est donc sain de dénoncer, mais aussi de proposer.".........lire la suite


 

 

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 11:38

En quelques jours, près de 2000 personnes ont approuvé cette démarche (notamment par l'intermédiaire du site "mesopinions.com" ou du groupe Facebook).      
     La question des bonus des banques n'est évidemment qu'un aspect des dérèglements du système financier international, mais cette question est emblématique des pratiques immorales et dangereuses dont il se nourrit. 
    L'objet de cette pétition internationale est donc de montrer aux gouvernements des grands pays (le G 20), qu'ils doivent prendre des décisions fortes pour transformer un système qui conduit à des ravages économiques et sociaux considérables. En effet, contrairement à ce que la propagande officielle nous suggère depuis quelques jours, la crise n'est pas derrière nous et le monde n'a pas fini de souffrir de ses conséquences.       
     Je vous invite à signer cette pétition et, pour être plus nombreux encore, à faire suivre le message ci- après* à votre carnet d'adresses    
    
     Vous trouverez également des liens** avec des documents intéressants sur ce sujet, dont je vous recommande la lecture.      
_____________________________________________________________________________________________ * Message à faire suivre 
                                            
 "Pétition internationale contre les bonus"

 

     Les grands dirigeants du monde prétendent ne rien pouvoir faire dans leur pays contre le retour des énormes bonus versés aux traders des banques….au motif que l’action doit être internationale. 

   

    Alors, il faut les prendre au mot ! Avant le prochain G20 qui se tiendra fin septembre à Pittsburgh, les citoyens de toute la planète doivent se mobiliser, pour exiger des décisions mondiales effectives, concernant le fonctionnement des réseaux de la finance internationale. 

   

    Ils doivent montrer qu’ils ne résignent pas à voir leurs dirigeants abdiquer devant ce système fou et devant les ravages économiques et sociaux qu’il engendre.

    C’est pourquoi nous vous proposons de signer la pétition internationale suivante : 

« Nous citoyens de différents pays du monde, exigeons des dirigeants de la planète qu’ils décident, lors du prochain G20, des mesures immédiates et efficaces pour limiter partout les bonus des traders dans les organismes financiers, soit en limitant leur rémunération variable, en pourcentage de leur rémunération fixe, soit en plafonnant ces bonus. »   
Pour signer la pétition..... cliquez ici   

Pour rejoindre le groupe Facebook..... ........cliquez ici

_______________________________________________________________________________________________________ 

 ** Liens avec des documents intéressants:

- http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/08/11/bonus-des-traders-dans-la-pratique-rien-ne-change_1227456_1101386.html

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/08/10/les-etats-semblent-impuissants-face-au-retour-des-bonus_1227179_0.html?xtor=AL-32280259

http://www.lefigaro.fr/societes/2009/08/13/04015-20090813ARTFIG00232-bonus-un-juge-defie-bank-of-america-.php

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/08/un-milliard-de-bonus-pour-bnp-paribas-les-raisons-de-sindigner.html

http://www.facebook.com/group.php?gid=18050361465

http://paul.quiles.over-blog.com/article-34789080.html "Hypocrites ou impuissants ?"  (tribune publiée par Libération le 13/08/2009, sous le titre " Appel international contre les bonus" )

http://eco.rue89.com/2009/08/15/bnp-paribas-50-millions-pour-les-dix-cadres-les-mieux-payes

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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 10:30

 

Cette analyse a été publiée le 13 août par le quotidien Libération, sous le titre "Appel international contre les bonus".


          « Finis les excès, finies les surenchères….La moralisation de la finance internationale est en marche ! ». Il y a tout juste 4 mois, le G 20 annonçait solennellement que l’on allait empêcher les pratiques qui avaient conduit au désastre et que le « monde d’après » ne ressemblerait plus au « monde d’avant »!

            Les derniers épisodes concernant les rémunérations dans les banques apparaissent comme un pied de nez à ceux qui prétendaient « refonder le capitalisme ». Deux exemples montrent l’étendue de la mystification : la banque américaine Goldman Sachs provisionne 11,3 milliards de dollars de bonus, après avoir bénéficié de 10 milliards d’aide publique ; la BNP provisionne 1 milliard d’euros pour le même objet, après avoir reçu de l’Etat 5,1 milliards de fonds propres.

            La réaction des responsables politiques est pour le moins déconcertante. Pour la ministre française de l’économie, il est « impossible d’agir au niveau d’un seul Etat », de crainte de créer une « distorsion de concurrence avec les autres places financières ». De son côté, le Président américain, apparemment pessimiste, confesse: « on n’a pas l’impression que ce qui s’est passé ait provoqué un changement de culture ou d’attitude ».

            Devant de telles attitudes, il est légitime de se poser la question : sont-ils hypocrites ou impuissants ? Hypocrites, s’ils ne veulent pas avouer qu’ils ne souhaitent pas vraiment bouleverser les règles du système ; impuissants, s’ils sont paralysés par la toute puissance des acteurs arrogants de la finance international.

            Faut-il leur rappeler que le rôle d’Etat est de fixer des règles, de mettre en place des mesures de rétorsion lorsque celles-ci ne sont pas respectées ? Se contenter de donner des conseils de bonne conduite est aussi inconséquent que de recommander à un drogué de réduire sa consommation, dans l’intérêt de sa santé et dans celui de son entourage !

            Car c’est bien de drogue qu’il s’agit ici. Les opérateurs avisés et habiles que sont les traders doivent être motivés par l’appât des gains mirobolants qu’on leur promet, avec le système des bonus[1], qui multiplie leur rémunération fixe par 5, 10, voire plus. Quant au fonctionnement lui-même du système financier et bancaire international, qui ne voit qu’il est lui aussi drogué à la recherche systématique du profit et du rendement, y compris en créant des produits sans lien avec l’économie réelle et en exploitant la moindre faille de la règlementation internationale.

            S’il n’y est pas mis fin, ces comportements, largement dénoncés, même aux Etats-Unis[2], peuvent conduire à nouveau vers des errements qui accentueront dangereusement les déséquilibres de l’économie mondiale. De plus, en mettant au grand jour les excès et l’immoralité de ces pratiques, ils risquent de pousser à bout ceux qui souffrent des effets de la crise dont elles sont en grande partie responsables. Comment pourront-ils longtemps accepter que l’argent public, le leur –celui des contribuables- soit ainsi bradé ou utilisé à des fins d’enrichissement indu ? Combien de temps encore supporteront-ils que, malgré les aides de l’Etat aux banques[3], celles-ci préfèrent engranger des bénéfices et distribuer des bonus, plutôt que de remplir leurs obligations de prêt à l’économie et aux particuliers ?


            Les solutions existent, si l’on veut bien prendre la mesure du danger de l’inaction ou des remèdes homéopathiques. Par exemple :

  • la limitation de la rémunération variable des traders, en pourcentage de leur rémunération fixe ;
  • la fixation d’un impôt dissuasif sur les hauts revenus ; souvenons- nous qu’aux Etats-Unis, le taux marginal d’imposition des revenus supérieurs à un million de dollars était supérieur à 90% dans les années 1930 ;
  • le contrôle strict de l’activité des banques par l’Etat, chaque fois qu’il est présent dans leur financement ; c’est ce que préconise la Cour des Comptes[4] ;
  • l’instauration d’une taxe sur l’ensemble des réseaux de la finance internationale, à l’instar de la « taxe Tobin » (qui se limitait au seul marché des changes). Les sommes ainsi prélevées contribueraient au financement des grandes causes internationales : protection de l’environnement, lutte contre le réchauffement climatique, politique de l’eau, lutte contre la faim….

            N’oublions pas enfin que la plupart des mesures doivent être prises au niveau de tous les Etats, faute de quoi les intervenants des marchés financiers déporteront les risques vers les zones non règlementées, ce qui affaiblira considérablement, voire annihilera l’effet des dites mesures.

            D’ici la réunion du G20 de Pittsburgh, fin septembre, la pression internationale doit se faire plus forte sur les responsables politiques de la planète, qui ne peuvent plus se résigner à l’hypocrisie ou à l’impuissance. Il faut redonner du sens à l’internationalisme ! Les opinions publiques, relayées par leurs organisations les plus engagées et par les médias, doivent dénoncer, proposer et refuser d’accepter que ce système fou conduise à d’autres  folies.

     Une "Pétition internationale contre les bonus" vient d'être lancée à cet effet
signez la pétition
 

Lire aussi: "une pétition de gauche contre les bonus",
sur  
le blog de Frédéric Lemaître,
rédacteur en chef du Monde


[1]  mal nommé d’ailleurs, puisque, contrairement au principe qui prévaut dans les assurances, il n’y a pas de malus.
[2] Rapport Cuomo

[3]  18,7 milliards d’euros de fonds propres

[4]  Rapport du 30 juin 2009

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11 août 2009 2 11 /08 /août /2009 18:33

Je viens de lancer la pétition suivante, que je vous invite à signer et à faire signer.
Je vous communiquerai jeudi plus longuement l'analyse
qui justifie cette initiative et qui a donné lieu
à un article
qui sera publié dans la presse.

***********************

     Les grands dirigeants du monde prétendent ne rien pouvoir faire dans leur pays contre le retour des énormes bonus versés aux traders des banques….au motif que l’action doit être internationale.

    Alors, il faut les prendre au mot ! Avant le prochain G20 qui se tiendra fin septembre à Pittsburgh, les citoyens de toute la planète doivent se mobiliser, pour exiger des décisions mondiales effectives, concernant le fonctionnement des réseaux de la finance internationale.

    Ils doivent montrer qu’ils ne résignent pas à voir leurs dirigeants abdiquer devant ce système fou et devant les ravages économiques et sociaux qu’il engendre.

    C’est pourquoi nous vous proposons de signer la pétition internationale suivante :
 

« Nous citoyens de différents pays du monde, exigeons des dirigeants de la planète qu’ils décident, lors du prochain G20, des mesures immédiates et efficaces pour limiter partout les bonus des traders dans les organismes financiers, soit en limitant leur rémunération variable, en pourcentage de leur rémunération fixe, soit en plafonnant ces bonus. »   


Pour signer la " pétition internationale contre les bonus"........cliquez ici
Pour rejoindre le groupe de Facebook ........cliquez ici

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 17:48

Découvrez la cité médiévale de Cordes sur ciel,
grâce à ce beau reportage de France 3 Sud.

              Cliquez ici
   (le reportage se situe entre 2'50 et 10'15)

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Published by Paul Quilès - dans Cordes sur Ciel
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6 août 2009 4 06 /08 /août /2009 09:57

  Chacun reconnaît l’intérêt des enquêtes d’opinion pour donner des indications –de façon parfois approximative- sur certaines tendances de la vie politique, économique ou sociale.

  Les prévisions électorales issues des sondages sont, par contre, sujettes à caution et montrent régulièrement leurs limites. Depuis plus de 30 ans, les erreurs manifestes s’accumulent (1974, 1981, 1995, 2002, 2009)….ce qui n’empêche pas les responsables politiques d’avoir fréquemment recours à cet horoscope magique.

   Une 3ème utilisation des sondages va plus loin. Il s’agit de mesurer la « popularité », la « notoriété », la « cote d’avenir » de personnalités politiques ou médiatiques (acteurs, sportifs, animateurs de télévision….). C’est là que le système déraille, incapable de dire quelle est la finalité de cette « mesure ».
   Le simple examen des chiffres depuis une vingtaine d’années montre bien le caractère superficiel, voire non significatif de ces enquêtes. C’est ainsi qu’il a suffi d'un malaise vagal…..pour que la popularité du Président de la République bondisse de 12 points dans les sondages !

   Bien entendu, ceci n’a aucun sens, mais les sondeurs continuent à sonder et la plupart des médias continuent à commenter. C’est pourquoi, je leur pose la délicate et importante question : à leur avis, combien de points aurait gagné le Président (ou le Premier ministre) pour une jambe cassée ? Pour un traumatisme cranien ? Pour un infarctus ?

   Clémenceau disait : « on peut tout faire avec une baïonnette ….sauf s’asseoir dessus ». Pour le paraphraser, je dirai qu’il faudrait éviter de vouloir « tout faire avec les sondages »…..

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez