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7 septembre 2009 1 07 /09 /septembre /2009 11:36

Réponse à la question d'hier
concernant la construction européenne.

Cette déclaration a été faite      par Pierre Mendès-France
à l'Assemblée Nationale le 18 janvier 1957, un peu plus de 2 mois avant la signature du Traité de Rome.

 Comment ne pas se demander ce qu'il dirait aujourd'hui?

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 16:31

       Avec Marie Noëlle Lienemann, nous avons posé cinq questions à la direction du PS, pour y voir clair dans les objectifs et les modalités éventuelles des "primaires ouvertes" (voir le texte sur ce blog).
       Ayant rencontré aujourd'hui, à l'occasion du débat de clôture de l'Université d'été du MRC, Arnaud Montebourg, chargé de cette question au PS, je lui ai remis le document intitulé "Primaires: 5 questions, 5 réponses". Il m'a promis de répondre.
       J'attends avec intérêt..... et impatience cette réponse, que je ne manquerai pas de vous communiquer.  

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 16:16

Lors du débat de clôture de l'Université d'été du MRC,
auquel j'ai participé ce matin, avec Jean-Pierre Chevènement,
Jean-François Kahn et Arnaud Montebourg,
j'ai cité la déclaration suivante concernant la construction européenne.
Elle mérite réflexion,
surtout quand on sait qui l'a faite et à quel moment!

« Le projet (.....) tel qu’il nous est présenté, est basé sur le libéralisme classique du XX ème siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes.

L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens large du mot, nationale et internationale. »

A votre avis, quel homme politique a prononcé ces paroles....et quand?
Réponse sur ce blog, demain.

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Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
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5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 11:48

Pour lire l'interview de Paul Quilès dans Le Parisien du 5 septembre 2009 à propos de la situation en Afghanistan:
"La stratégie est mauvaise" ....
cliquer ici

Voir aussi sur ce blog:
"Le bourbier afghan" ........cliquer ici

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 09:07

Voici le texte que nous avons fait parvenir, avec Marie Noëlle Lienemann,
à la direction du PS. 
 

            Après l’université d’été de La Rochelle, il nous paraît urgent de clarifier le sens et la conception que le Parti Socialiste va retenir de la méthode annoncée
pour désigner le futur candidat à l’élection présidentielle.
Pour notre part, nous y travaillons depuis février 2009. Notre initiative   

« Gauche 2012 » réunit à ce jour près d’un millier de signatures de militants et de responsables issus de toutes les sensibilités de gauche.
Son cap est celui de l’unité de la gauche, d’un combat pour une candidature unique, désignée par des primaires, aboutissement d’une démarche de rassemblement, qui tracerait les grandes orientations programmatiques et le cadre
d’un accord législatif et de gouvernement.
Cette stratégie nous paraît  la seule capable d’assurer la victoire de la gauche en 2012.

            C’est pourquoi, nous demandons des clarifications. Tel est l’objet du texte qui suit, que nous faisons parvenir à la direction du Parti Socialiste. Il fixe des conditions politiques majeures pour la réussite de cette démarche, au service du PS
mais aussi de toute la gauche.
      

  

Primaires : 5 questions, 5 réponses

 

            La première secrétaire du PS a annoncé qu’elle allait proposer, lors du Conseil National du 12 Octobre, de soumettre au vote des militants des propositions de rénovation du PS, comprenant notamment le principe d’organisation de « primaires ouvertes » pour la désignation du (ou de la) candidat(e) à l’élection présidentielle.

            Après l’université de la Rochelle, il nous parait que subsistent bien des ambigüités, qu’il est essentiel  de lever rapidement. En particulier, de nombreux Français qui se reconnaissent dans la gauche sont perturbés par le fait qu’une partie des défenseurs acharnés des primaires ont signé des appels ou organisé des rencontres pour promouvoir une telle démarche avec des responsables du Modem, tentant de lier les primaires avec des alliances au centre. Si la première secrétaire a écarté cette stratégie et rappelé son attachement au rassemblement de la gauche dans « une maison commune », il demeure de nombreuses incertitudes sur la démarche réelle dans laquelle se situe la perspective de primaires. 

            Nous considérons que 5 questions principales se posent. Nous leur apportons pour notre part 5 réponses, qui nous paraissent autant de conditions essentielles pour assurer la victoire de la gauche en 2012.

                                                          

 1-  L’objectif est-il de désigner un candidat du PS,  en élargissant le corps électoral bien au-delà des adhérents, pour créer un mouvement de mobilisation  autour du candidat désigné, dépassant le cadre du PS ?

  • Pour nous, les primaires n’ont de sens  que si elles ont vocation à désigner un candidat unique de la gauche et des écologistes. Elles doivent être  préparées dans un cadre unitaire, à l’issue d’une démarche globale, permettant de jeter les bases, en commun, d’un accord de gouvernement et des grandes lignes d’un programme (ou, au moins, d’objectifs de transformation sociale concrets et actuels), fondés sur des valeurs communes.    

2- Les candidatures sont-elles limitées aux seuls membres du Parti Socialiste ?

  • Pour nous, les candidatures doivent être ouvertes aux personnalités des différentes formations de gauche, engagées dans  la démarche unitaire et soutenant l’accord de gouvernement et le principe du candidat unique.

 3- Qui seront les votants? S’agira-t-il de toute personne qui vient  s’inscrire et qui paye un ou deux euros ?

  • Pour nous, les votants doivent être les adhérents des différentes organisations -pas seulement les partis, mais aussi les clubs, mouvements, associations, voire syndicats- qui se sont rassemblées sur un accord de gouvernement et les grandes lignes du programme (ou, au moins, d’objectifs de transformation sociale concrets et actuels), fondés sur des valeurs communes. Comme la plupart des citoyens de gauche, nous ne concevons pas la politique comme un « zapping électoral ». On ne saurait accepter une dissociation entre ceux qui participent aux choix des orientations et ceux qui choisissent les candidats.     

4- Quelles seront les phases préalables à ce vote ?  Le calendrier des primaires est-il  fixé indépendamment du travail de rassemblement (« la maison commune ») ?

  • Pour nous, les primaires  viennent en aboutissement de la démarche de rassemblement qui doit commencer très vite. Nous avons proposé un calendrier,  dans le cadre de l’initiative « Gauche 2012 », engagée depuis 6 mois et soutenue par près de 1000 signataires issus de tous les horizons de la gauche et de l’écologie: 
      - 1ère phase (dernier trimestre 2009). Mise en place en place d’un Comité de préparation des « Etats Généraux de la gauche » ; fixation des objectifs, du mode de débat, de la date et du fonctionnement des Etats généraux ; rédaction de textes introductifs et choix des enjeux prioritaires à débattre.
      - 2ème phase (décembre 2009 - janvier 2010). Préparation des Etats généraux nationaux par des rencontres décentralisées.
      - 3ème phase (juin 2010, après les élections régionales). Etats Généraux : vote du projet en vue de la préparation d’un accord de gouvernement.
      - 4ème phase (2ème semestre 2010). Mise en place d’un comité unitaire de préparation des primaires et arrêtant les grandes lignes d’un programme ; établissement de la liste des votants ; Campagne des candidats se présentant aux primaires.
      - 5ème phase (début 2011). Primaires. 

 5-Qui organise l'ensemble des opérations?

  • Pour nous, ce ne peut être qu’un « Comité National de préparation des primaires »,  qui aura aussi la charge d’acter l’accord politique de gouvernement et en vue de la candidature unique. Il rassemblera toutes les  organisations  signataires de l’accord. Il sera installé mi 2010. Il devra établir de la liste des votants, les conditions de campagne des candidats se présentant aux primaires, les modalités de vote.

          
          
Jamais la gauche n’a pu gagner sans être unie et rassemblée. La situation actuelle, d’une droite unie et d’une gauche divisée, au sein de laquelle le rapport de force est  instable et où les différences idéologiques, historiques, culturelles demeurent, exige une stratégie originale  pour une unité nouvelle (ni parti unifié, ni simple accord de second tour). Si le PS avance l’organisation de primaires sans les inclure dans un cadre  associant nos partenaires et les forces vives de la gauche et de l’écologie, il prendra le risque de porter  la lourde responsabilité de la défaite. 

            Les 5 propositions que nous faisons ici nous paraissent essentielles pour contribuer à la victoire de la gauche. C’est pourquoi, elles sont autant de conditions que nous mettons à l’acceptation des primaires. Nous proposerons aux militants de les ratifier. 

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 08:44

- mercredi 2 septembre: visite de la 63ème foire de Chalons en Champagne, à l'invitation du 1er vice président de la région Champagne Ardennes, Gérard Berthiot; rencontre avec les socialistes de Chalons; conférence de presse.
- dimanche 6 septembre: participation au débat de clôture de l'Université d'été du MRC à Toulouse, avec Jean Pierre Chevènement, Jean François Kahn, Arnaud Montebourg.
- vendredi 11, samedi 12 et dimanche 13 septembre: présence à la Fête de l'Humanité à La Courneuve, sur le stand du club Gauche Avenir.
- samedi 12 septembre: Conseil national du PS à Paris.
- vendredi 18 septembre: Comité politique de Gauche Avenir.
- samedi 17 octobre: réunion organisée par Gauche Avenir dans les Hauts de Seine.

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 22:00

       J’entends souvent dire : « il faut vraiment avoir la foi, pour faire de la politique en ce moment! ». Il est vrai que ce n’est pas simple de prouver à nos concitoyens que l’action politique a un sens, dans cette démocratie, écrasée par l’hyper médiatisation, par le présidentialisme et par une atmosphère de crise mondiale, qui efface les repères et qui rend l’avenir de plus en plus incertain. Comment ne pas comprendre également qu’ils ne croient plus que les mots, si souvent déformés jusqu’à ne plus rien dire (rupture, changement, démocratie, rassemblement, moralisation….) se traduiront par des actes ? Et ce n’est pas la malheureuse formule d’un responsable socialiste, se proclamant « croyant, mais pas pratiquant », pour expliquer ses reniements, qui leur rendra la foi !

        Alors, certains ont trouvé la solution miracle : le recours au peuple, probablement parce que -pour rester dans les références religieuses- la voix du peuple, c’est la voix de Dieu (« vox populi, vox dei ») ? Il se trouve que l’on connaît les limites de la démocratie directe,…….. qui n’aurait pas permis par exemple d’abolir la peine de mort il y a 28 ans ! C’est bien pour cela que l’on a recours à la démocratie représentative, même si elle est très imparfaite et si, dans cette Vème République qui en a détourné le fonctionnement pour en faire une monarchie républicaine, bien des transformations sont nécessaires : mandat parlementaire unique, rééquilibrage des pouvoirs….

        Soyons donc prudents devant cette soudaine découverte du rôle du peuple comme remède magique aux doutes des citoyens devant la perte de crédibilité de la politique et des responsables politiques. On nous annonce des objectifs ambitieux : « donner une légitimité aux candidats », « régénérer la démocratie », « revisiter la conception des partis politiques », « redonner le pouvoir aux citoyens ». Chacune de ces formules prometteuses nécessiterait un long débat……mais comment ne pas voir qu’une primaire entre une dizaine de candidats socialistes risquerait d’avoir des effets contraires aux objectifs affichés. Par exemple : la participation au vote d’électeurs venant du bord opposé, la fixation de l’opinion publique sur les aspects médiatiques, largement influencés par des forces extérieures à la gauche, la mise à l’écart des autres organisations de gauche, les affrontements publics sur les aspects programmatiques .…Plus que jamais, le proverbe anglais se justifie : « le diable est dans les détails »

        Au-delà de ces observations de bon sens, ce qui me trouble surtout, c’est le silence sur ce qui constitue l’élément majeur du combat politique : la stratégie. Seule la « foi du charbonnier »[1] peut conduire à accepter un système qui fait de graves impasses. Il est en effet évident que F. Bayrou sera candidat en 2012 et qu’il y aura probablement un candidat d’extrême gauche. Veut-on rejouer le triste scénario du 1er tour de l’élection de 2002 ? Aurait-on oublié que, pour être en mesure d’élargir le front contre le candidat de la droite au 2ème  tour…..il faut y être présent ? La seule voie possible pour espérer vaincre une droite rassemblée et dangereuse, malgré ses échecs, est de réunir au 1er tour la gauche et les écologistes autour d’un candidat unique, qui portera un projet défini préalablement en commun.

        C’est sur cette base que peuvent prendre tout leur sens des primaires associant les militants des partis, des associations, des clubs (et peut-être des syndicats) qui auront contribué à organiser le rassemblement et à préparer le programme de la future majorité. Nous sommes près d’un millier de responsables et de militants de gauche à avoir proposé cela depuis 6 mois (www.gauche2012.org). C’est me semble-t-il, la seule démarche susceptible de forger la légitimité du candidat et de préparer la mobilisation des forces vives de la gauche, indispensable pour préparer la victoire en 2012.

[1] ou, pour prendre une référence plus laïque, le recours à la « méthode Coué » !


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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 11:00

Cette tribune, que j'ai co-signée avec Marie-Noëlle Lienemann, sera publiée demain par Marianne.                                     

           
     Poser aujourd’hui la question des primaires pour la désignation d’un candidat socialiste à l’élection présidentielle de 2012 peut sembler étrange, alors qu’à l’évidence, l’urgence est ailleurs. Comment ne pas voir en effet que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses discours sur «  rien se sera comme avant », poursuit dans la voie du libéralisme et de la mondialisation financière, en laissant les banques reprendre leurs mauvaises habitudes (bonus des traders, faibles crédits aux entreprises), en préparant la privatisation de la Poste, en réduisant le nombre  d’enseignants, en laissant s’accélérer la désindustrialisation de la France ! Proposer une alternative de sortie de crise paraît certainement plus nécessaire à bon nombre de nos concitoyens que d’engager un débat sur l’opportunité de primaires au PS.

 

            Pour que cette question des primaires prenne tout son sens, elle doit procéder d’une réflexion plus large sur la stratégie que la gauche devrait mettre en œuvre pour gagner en 2012. Une telle démarche ne peut alors se concevoir que dans la perspective d’un accord global pour une majorité alternative (présidentielle, législatives, dynamique sociale…) et sur la base d’un projet, puis d’un programme.

           

            Pour cela, la première tâche est de clarifier le cap stratégique, dont on voit mal comment il ne pourrait pas être celui de l’unité de la gauche. Lors de son dernier congrès, le PS a arbitré dans cette direction, mais, pour enclencher une nouvelle étape de son rassemblement, les discours ne suffisent plus ; il faut des actes immédiats, afin de le préparer et d’éviter le retour aux vieilles tentations de l’alliance avec le centre.

 

            Il faut aussi éviter à tout prix de céder à la tentation de la présidentialisation de la vie politique française. Aucun candidat de gauche ne sera élu au sommet de l’Etat s’il n’est pas porté par un élan collectif, qui ne pourra se créer sans la constitution d’un nouveau Front populaire. Ce Front devra se constituer en respectant les différences qui subsistent au sein de la gauche française et donc en garantissant à ses différentes composantes une représentation politique, en particulier au Parlement, autour d’une nouvelle synthèse. Au vue de la crise et des besoins de changement, celle-ci ne saurait être à minima ; elle doit aussi concerner le monde syndical, associatif, bref la gauche vivante.

 

            Il faut en effet ne pas perdre de vue que le fond du projet et du programme, la vision d’avenir et les valeurs seront les clés du succès. S’ils ne se résument pas à quelques slogans et s’ils sont préparés collectivement, ils assureront un vrai rassemblement, mobilisateur pour la campagne électorale et ils engageront tout candidat.

 

            La désignation ne peut donc venir qu’à la fin d’un processus complet. Le candidat portera une dynamique, un message et des engagements, auxquels il ajoutera sa force personnelle. La question de la primaire ne se pose qu’en achèvement d’une stratégie, qui ne saurait se limiter à trouver le « bon » candidat censé sauver la gauche, encore moins à désigner le seul candidat socialiste. Elle ne peut non plus consister à copier des expériences étrangères, au demeurant peu probantes : la méthode italienne n’a pas été suffisante pour empêcher la défaite ; quant à la culture politique américaine, elle est très différente de celle de la France.

 

            L’histoire des élections présidentielles françaises nous enseigne que c’est toujours le camp le plus uni qui l’emporte. En 2012, il faudra présenter un projet collectif en phase avec les attentes du peuple de gauche, mais qu’aucune des forces en présence ne peut prétendre porter seule. Sans l’unité, il ne sera pas possible d’élaborer une nouvelle synthèse qui dépasse les vieux antagonismes, les rancœurs accumulées, les procès d’intention plus tournés vers le passé que vers l‘avenir. Sans l’unité, les Français demeureront dubitatifs sur la capacité de la gauche à gouverner et à transformer. 

 

          C’est dans cet esprit que nous proposons une démarche, soutenue par 900 militants, élus et responsables issus des diverses sensibilités de la gauche [1]. Cette démarche comporte: 

 

1)     La constitution d’un « Comité pour le rassemblement de la gauche », avec le même souci d’associer, au-delà des partis, toutes les forces qui s’engagent à gauche. Ce comité pourrait organiser immédiatement la « convergence » des gauches et des écologistes. Il préparerait des « Etats généraux de la gauche », dégageant des thèmes fondateurs en vue de la préparation d’une charte. La proposition de Martine Aubry de « maison commune » peut être un élément  de cette démarche, à condition qu’elle y associe très vite des personnalités syndicales, des clubs, des associations et des mouvements citoyens.

 

2)     Cette « Charte pour l’élection présidentielle », à achever avant mi 2010, servirait de base à un accord pour les législatives, et pour le programme d’un candidat unique de la gauche à l’élection présidentielle.

 

3)     L’organisation de primaires, où les militants des organisations signataires de la Charte seraient consultés, prendrait alors tout son sens. Bien entendu, il s’agit ici des adhérents appartenant aux structures (politiques syndicales, associatives) ayant concouru à la rédaction de la Charte. Nous refusons l’idée de faire appel au concept vague de sympathisant, dont l’engagement se limiterait à procéder à une sorte de zapping occasionnel entre des leaders. Cela contribuerait un peu plus à la dépolitisation ambiante, en rejetant ce qui fait la force de la gauche française : le débat d’idées, l’engagement politique, la fibre militante.

 

            Si l’on veut sortir de la confusion et du désordre créés par la façon dont cette question des primaires est actuellement abordée, il faut être précis et dire :

- que ces primaires doivent avoir pour objectif de désigner un candidat de toute la gauche et pas du seul PS ;

- qu’elles doivent être préparées par un rassemblement de l’ensemble des forces vives de la gauche ;

- que les votants de ces primaires doivent être engagés dès le début du processus et être membres des partis, associations, clubs, syndicats, constitutifs de ce nouveau Front populaire.

           

            Cette démarche nous paraît aujourd’hui la seule voie sérieuse pour organiser la victoire de la gauche en 2012.

____________________________________________ 

[1]  voir le site www.gauche2012.org

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 22:53

A la suite de ma prise de position sur la taxe carbone (voir sur ce blog), j'ai été interviewé par France 5, dans le cadre de l'émission "C'est dans l'air" du 27 août 2009.
La commune de Cordes a été choisie à cette occasion comme illustration du débat, qu'on pourra suivre en cliquant ici 
             (le reportage se situe entre 25'20 et 29')

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Published by Paul Quilès - dans Energie et environnement
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27 août 2009 4 27 /08 /août /2009 15:17

     Depuis février 2009, nous avons lancé, avec Marie-Noëlle Lienemann, une initiative en faveur de primaires au sein de toute la gauche, en expliquant bien qu'il s'agissait:
- d'une démarche concernant l'ensemble de la gauche (partis, associations, clubs, ONG, syndicats...)
- que le projet commun était la condition préalable à la désignation du candidate(ou de la candidate)
- que cette démarche comprenait 6 étapes, clairement explicitées.
     Le site de Gauche 2012 , que je vous invite à consulter, donne de plus amples détails, ainsi que la liste des 900 signataires. 
     Or, voici que, m'exprimant dans une interview publiée par Libération ce matin (lire), je me retrouve, à travers les commentaires, dépêches et reportages, catalogué comme "le seul opposant au système des primaires", système dont on affirme qu'il ferait "désormais un quasi consensus au PS"!!
     Fort heureusement, les pendules ont été remises à l'heure avec une nouvelle dépêche de l'AFP, une tribune que j'ai écrite avec Marie Noëlle Lienemann pour MEDIAPART (lire) et une interview que j'ai donnée à France Inter (journal de 13h du 27/9/09: écouter).
     Décidément, il n'est pas évident de faire passer des messages sérieux et argumentés, quand la transmision rapide et simplifiée de l'information impose aujourd'hui des affrontements souvent caricaturaux! Je n'ai pas l'intention pour ma part de céder à cette dérive....

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la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez