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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 10:41

Alors que le gouvernement rwandais vient de rendre public un rapport à charge contre la France à propos du génocide de 1994, je recommande la lecture de mon intervention lors du colloque du 20 octobre 2007 (cliquer ici). Ce texte, toujours d'actualité, rappelle notamment le travail considérable effectué par la commission parlementaire que j'ai présidée en 1998. Il montre qu'il est possible d'analyser avec objectivité les faits et les enchaînements qui ont conduit à cette épouvantable tragédie, sans pour autant se livrer à un réquisitoire sans nuance.

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 07:45
A l'occasion de la commémoration de la mort de Jaurès, il n'est pas inutile, alors que la gauche de 2008 semble désemparée, de revenir sur ce que le grand tribun socialiste nous a appris (une partie de mon texte a été publiée le 31 juillet 2008 dans Libération sous le titre "Socialistes, il est encore temps de relire Jaurès" et dans la Dépêche du Midi sous le titre "Un homme moderne et actuel")

Lire également dans ce blog l'analyse de Gilles Candar, historien jauressien, signataire de l'appel de Gauche Avenir.
                        
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     31 juillet 1914. Un cri s’élève dans les rues de Carmaux : « Ils ont tué Jaurès !»  Terrible tragédie, qui se poursuit le lendemain par la déclaration de guerre.

     Ce dramatique événement a été le point de départ de la grande fresque que nous avons réalisée à Carmaux en 1994. Nous avons voulu faire revivre les moments forts de la vie du grand tribun que fut Jaurès, parce que c’est ici qu’il a mené ses premiers combats aux côtés des mineurs et des verriers et qu’il a façonné les chemins de sa pensée politique. C’est certainement pour cela que le spectacle a rencontré un immense succès à travers toute la France et tout particulièrement dans le Carmausin.

     Mais l’évocation d’un événement, aussi fort soit-il, ne suffit pas. Je me souviens de la remarque ironique du patron du Café du Croissant, lorsque, le 31 juillet 1994, nous avions, avec Pierre Mauroy, déposé une gerbe sur les lieux du drame : « Vous, les socialistes, on ne vous entend parler de Jaurès qu’au moment des commémorations ! ». C’était un peu injuste. Sinon, quelle erreur ce serait pour les socialistes d’oublier la modernité et l’actualité de la pensée de Jaurès !

     Modernité et actualité que d’affirmer la nécessité d’aller plus loin dans l’approfondissement de la République ; …que de répéter que les droits sociaux sont indissociables des droits politiques ;…que de combattre pour l’abolition de la peine de mort ;…que de plaider pour l’arbitrage international des conflits et de rejeter les solutions militaires pour les résoudre.

     Il faut relire Jaurès, quand on est de gauche. Méditer son histoire, sa pensée et surtout sa pratique. Celle d’un Jaurès à la fois intellectuel et philosophe brillant, homme politique influent, journaliste courageux, militant socialiste ardent et sans tache, parlementaire actif, présent sur tous les terrains, sachant faire la synthèse entre l’action locale, les discours à la tribune de la Chambre des députés, les débats dans les congrès de son parti et l’action au sein de l’Internationale socialiste.

     Orateur exceptionnel, qui maniait le verbe avec un rare bonheur devant tous les publics, Jaurès ne cédait jamais à la démagogie, même sur la forme, puisqu’il considérait qu’il ne fallait pas mépriser le peuple en réservant la belle langue aux élites.

     Mais la grandeur de Jaurès, c’était probablement d’agir, car qu’est-ce que la parole sans l’acte ? Et Jaurès n’a cessé d’agir : pour la paix, contre la guerre ; pour l’unité des socialistes ; pour la défense des plus humbles ; pour la justice (son combat pour la réhabilitation de Dreyfus). Comme il agissait, il était critiqué, détesté. Nul ne fut plus que Jaurès l’objet d’un tel dénigrement, d’une telle haine. Avec le temps, on a parfois tendance à donner de lui une image consensuelle, presque « bonhomme », alors qu’il était un homme au tempérament fort, un lutteur déterminé à défendre à tout prix ses convictions.

     Il en fut d’ailleurs la victime le 31 juillet 1914. Ce jour là, son assassin pensait tuer tout ce qu’il représentait. Près d’un siècle plus tard, sa mémoire demeure bien vivante, son message de paix reste toujours actuel. Sa pensée porte l’espoir, plus que jamais.

     François Mitterrand disait qu’« il faut toujours revenir à Jaurès », dont il décrivait la pensée en ces termes : « Elle est une espérance, mais jamais un système. Parce qu’elle plonge ses racines dans le goût pour la vie, elle en affronte toutes les contradictions. Ce sont les contradictions de la République elle-même : entre ordre et progrès, entre raison et liberté. Jaurès aura tenté, sans jamais se lasser malgré les épreuves, cette difficile synthèse (…) Il a toujours su s’écarter des deux périls opposés qui menacent tout engagement politique : l’excès d’idéalisme et l’excès d’opportunisme ; la tentation de préférer à l’homme une théorie de l’homme ; la tentation de capituler, au nom de la raison, devant les résistances du réel. C’est l’honneur de Jaurès d’avoir conjuré ces périls : d’avoir affirmé qu’il n’y a science, ni progrès hors de la démocratie ; d’avoir tracé la voie entre les dogmatismes qui conduisent à la terreur et les renoncements qui fomentent les servitudes. Puisse cet exemple de courage demeurer vivant dans les mémoires ». 
                                                                                  
                                                                                                Paul Quilès

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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 07:40

«Le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant»par Gilles Candar, historien jaurésien, signataire de l’appel
de Gauche Avenir
  
 
(Ce texte a été publié dans Libération du 31 juillet 2008 sous le titre
«Le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant»
 )                               
       

  

          Que ferait Jaurès aujourd’hui ? Quels seraient ses choix ? Personne, bien sûr, ne peut le dire. Personne ne peut parler à sa place. Mais si nous aimons Jaurès, ce n’est pas seulement en songeant à un passé glorieux et tragique, c’est aussi parce que nous pensons qu’il peut nous aider à réfléchir, non nous donner des solutions toutes faites.

            D’abord un message de liberté et de fierté. Jaurès ne cesse de le dire, à ses élèves ou étudiants, comme à ses électeurs, aux militants et aux citoyens : soyez-vous-mêmes, n’abdiquez pas votre liberté, soyez des citoyens et des citoyennes agissantes. C’est tout le sens de la phrase si souvent répétée du discours d’Albi à la jeunesse : « le courage, c’est dire la vérité sans subir la loi du mensonge triomphant qui passe ». Propos général et consensuel ? En tout cas, pas inactuel : dans un monde complexe, incertain, la tentation est grande de laisser faire les leaders d’opinion, de suivre le courant… Des exemples récents ont montré la limite de l’exercice : se laisser porter par les vents dominants n’est pas la garantie d’un beau voyage.

         Ensuite, que voulait Jaurès ? Une société plus humaine, plus fraternelle, moins déchirée et inégalitaire… Il s’en est souvent expliqué, de même qu’il a souvent dit pourquoi il avait fini par penser que ce rêve serait possible en développant toutes les formes de la propriété sociale. Ses réponses valent-elles toujours aujourd’hui ? On peut en discuter, et sans grand danger présumer que beaucoup ont vieilli, évidemment. Lui-même appelait à ne pas trop se retourner sur le passé, à préférer la flamme vive de la pensée aux cendres refroidies du foyer… Mais deux aspects ne vieillissent pas et ne peuvent pas vieillir, car ils ne tiennent pas aux évolutions de la société, mais à une attitude générale devant la vie, à ce qu’on veut faire de soi et à son rapport aux autres. Soit dit en passant, Jaurès a eu l’occasion d’expliquer un jour sa conception de la sottise : c’était pour lui « l’exagération de soi-même » (1), il ne l’oubliait pas pour lui-même, et il est permis d’espérer que nos meilleurs dirigeants, à gauche et ailleurs, ne l’oublient pas non plus…

        Ce qui ne vieillit pas donc chez Jaurès, c’est d’abord son respect des autres. Il écoute, il argumente, il expose ses raisons, les confronte à celles des autres. Ce n’est sans doute pas la plus mauvaise façon de faire de la politique. Le reste passe. Mais, me semble-t-il, ce qui garde aussi toute sa vitalité, c’est son refus de la simple gestion, de la technique des affaires, du pouvoir conçu comme un savoir-faire demandant seulement de la bonne volonté et de la compétence technique. À rebours, de son temps, les commentateurs de la « presse intelligente » (Le Temps, Les Débats…) lui reprochaient souvent d’être dans les nuées et des idées générales, de manquer de sens pratique. Aujourd’hui, où heureusement existe toujours, mais pas suffisamment, une presse intelligente, les idées sont à peu près les mêmes si les mots ont changé un peu : les formules passe-partout évoquent le respect de l’économie de marché, le réformisme assumé…

         Jaurès pouvait déjà noter la propension des professionnels de la politique et des affaires à abriter leur conservatisme foncier derrière le refus des utopies, la volonté autoproclamée de l’efficacité dont ils seraient les meilleurs juges… Lui, qui élu local ou national, avait le sens de la réalisation, de la vitesse et de la prudence, de l’ensemble et du détail, se moquait de ces « hommes pratiques […] qui emploient quelques mots humanitaires pour amorcer les suffrages du peuple et qui, sous ces mots, ne mettent aucun sentiment ardent, aucune idée précise qui puisse inquiéter les privilégiés »(2). Et il précisait, s’agissant de lui-même : « Il y en a qui me reprochent de me tenir toujours dans des généralités, et je sais que les mêmes personnes ne me reprocheraient rien si je ne m’étais, en effet, toujours tenu dans les généralités », avant de conclure par ce dernier mot à ses contradicteurs : « vous me comprendriez mieux si je n’étais pas aussi clair ». Pouvons-nous ? – faut-il ? – chercher à être plus clairs que Jaurès lui-même ? Responsabilité, réformisme et tout ce que l’on veut, bien sûr, mais à condition, comme Jaurès, de se rappeler que l’objectif, ce qui importe, est toujours « d’aller chercher la justice dans les nuées où les habiles l’enveloppent ».



1-  Chambre des députés, séance du 12 juillet 1912.
2-  Jean Jaurès, « Les moyens pratiques », La Dépêche, 12 mars 1890. Même référence pour les citations suivantes.
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26 juillet 2008 6 26 /07 /juillet /2008 11:23
Débat publié par VSD n°1613 (du 23 au 29 juillet 2008): le duel de Paul Wermus.
Après le drame de Carcassonne, le chef de l’État a eu des mots très durs pour les militaires. Néanmoins, pour le secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants, Jean-Marie Bockel, “la réforme de l’armée mise en place va dans le bon sens”. L’ancien ministre de la défense socialiste, Paul Quilès, la conteste........Cliquez ici
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23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 10:22

     J’ai eu l’occasion à de multiples reprises d’exprimer mes critiques à propos de la réforme constitutionnelle voulue par N.Sarkozy et qui vient d’être adoptée par le Congrès du Parlement dans les conditions que l’on sait.  Mes critiques portaient autant sur le fond que sur la forme et n’ont rien à voir avec ce que d’aucuns appellent une réaction "pavlovienne".

     Je ne me livrerai donc pas à une analyse polémique de ce qui vient de se passer à Versailles. Tout au plus constaterai-je que les hésitations, les positions contradictoires, les volte faces des responsables socialistes ont créé ce sentiment de malaise, qui augure mal de la suite du débat au sein du PS.

Je préfère donc centrer ma réflexion sur ce que vivent aujourd’hui nos concitoyens et qui attendent de la gauche autre chose que des affrontements internes stériles.

                                          ************************* 

     En observant les derniers évènements de l’actualité, je constate qu’ils confortent les analyses et les propositions de la « contribution » que nous* avons présentée pour le Congrès de Reims du PS. Ils montrent aussi que la gauche, faute de savoir changer, d’assumer l’exigence de changements profonds dans notre société, n’arrive pas à gagner réellement la confiance de nos concitoyens, pourtant déçus et critiques face à la politique de N. Sarkozy et du gouvernement.

     Pendant ce temps, la droite organise de profonds reculs sociaux et républicains, qu’elle appelle « réformes », avec la conviction d’avoir gagné la bataille idéologique, face à une opposition désunie, désarmée, cacophonique et obsédée par les jeux de pouvoir en son sein…

     Voilà aussi pourquoi il faut « changer ». Lire la suite
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* avec Marie Noëlle Lienemann, Jean Mallot, Emmanuel Maurel, Anne Ferreira

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22 juillet 2008 2 22 /07 /juillet /2008 18:00

Le Festival de musique bat son plein à Cordes, du 17 au 29 juillet.
Pour plus d'informations, cliquez ici.

France Musique, en direct depuis Cordes tous les soirs, du 21 au
25 juillet, entre 18h et 20h, pour l'émission "Sur tous les tons"
(entrée libre)



Les fêtes du Grand Fauconnier 2008.

Voir le reportage de France 3

Les dernières informations sur Cordes.
Lire le
bulletin Cordes Infos
couv52

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20 juillet 2008 7 20 /07 /juillet /2008 09:05

Certaines de ces citations sont connues, d'autres moins....Elles peuvent nourrir la réflexion au coeur de l'été.
                                         
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- "Entre le faible et le fort, c'est la liberté qui opprime et la loi qui libère" (Lamenais)
- "To improve is to change" (Churchill)
- "Rien de grand ne s'est accompli dans le monde sans passion"  (Hegel)
- "Le courage, c'est d'être à la fois, quel que soit le métier, un praticien et un philosophe, c'est à dire un homme qui cherche à savoir à quoi correspond sa vie, un homme qui cherche à lier des liens avec les autres, un homme qui cherche à ne pas rester enfermé dans sa boutique" (Jaurès)

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 23:06

Pour comprendre la vérité de la politique voulue et menée par N.Sarkozy, il faut écouter le MEDEF!
Jugez en plutôt en relisant ce texte cynique et édifiant de Denis Kessler, ancien vice- président du MEDEF, qui est paru il y a quelques mois....sans faire trop de vagues.
En l'analysant, je me dis que les socialistes -dont je suis- qui considèrent que la gauche doit mener le combat idéologique contre la droite et être fière de ses valeurs, ne se trompent pas (voir à ce propos la contribution "Changer!" et la brochure "Fiers d'être de gauche").
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                  Adieu 1945, raccrochons notre pays au monde !
Article de Denis Kessler, ancien vice président du MEDEF, paru dans le magazine Challenges (4 octobre 2007) 
 

Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s'y emploie. 

Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d'importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme...

A y regarder de plus près, on constate qu'il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C'est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s'agit aujourd'hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !

A l'époque se forge un pacte politique entre les gaullistes et les communistes. Ce programme est un compromis qui a permis aux premiers que la France ne devienne pas une démocratie populaire, et aux seconds d'obtenir des avancées - toujours qualifiées d'«historiques» - et de cristalliser dans des codes ou des statuts des positions politiques acquises.

Ce compromis, forgé aune période très chaude et particulière de notre histoire contemporaine (où les chars russes étaient à deux étapes du Tour de France, comme aurait dit le Général), se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l'importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d'être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.

Cette «architecture» singulière a tenu tant bien que mal pendant plus d'un demi-siècle. Elle a même été renforcée en 1981, à contresens de l'histoire, par le programme commun. Pourtant, elle est à l'évidence complètement dépassée, inefficace, datée. Elle ne permet plus à notre pays de s'adapter aux nouvelles exigences économiques, sociales, internationales. Elle se traduit par un décrochage de notre nation par rapport à pratiquement tous ses partenaires.

Le problème de notre pays est qu'il sanctifie ses institutions, qu'il leur donne une vocation éternelle, qu'il les «tabouise» en quelque sorte. Si bien que lorsqu'elles existent, quiconque essaie de les réformer apparaît comme animé d'une intention diabolique. Et nombreux sont ceux qui s'érigent en gardien des temples sacrés, qui en tirent leur légitimité et leur position économique, sociale et politique. Et ceux qui s'attaquent à ces institutions d'après guerre apparaissent sacrilèges.

Il aura fallu attendre la chute du mur de Berlin, la quasi-disparition du parti communiste, la relégation de la CGT dans quelques places fortes, l'essoufflement asthmatique du Parti socialiste comme conditions nécessaires pour qu'on puisse envisager l'aggiornamento qui s'annonce. Mais cela ne suffisait pas. Il fallait aussi que le débat interne au sein du monde gaulliste soit tranché, et que ceux qui croyaient pouvoir continuer à rafistoler sans cesse un modèle usé, devenu inadapté, laissent place à une nouvelle génération d'entrepreneurs politiques et sociaux. Désavouer les pères fondateurs n'est pas un problème qu'en psychanalyse.

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16 juillet 2008 3 16 /07 /juillet /2008 22:46

France 3 a fait un reportage sur les fêtes du Grand Fauconnier de Cordes sur ciel.
Vous pouvez le visionner en cliquant ici 

 

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15 juillet 2008 2 15 /07 /juillet /2008 15:21

Ségolène Royal est très occupée, ce qui est normal. Elle n'a donc pas lu attentivement toutes les contributions présentées au Conseil National du PS, en préparation du Congrès de Reims....Je ne lui en ferai pas le reproche, car cela représente un grande masse de papier.

Et pourtant, je suis étonné que ses conseillers ne l'aient pas fait pour elle! S'ils avaient bien lu, ils lui auraient évité de dire une contre vérité au micro de France Inter ce matin (15 juillet- 8h55),
puisqu'elle a prétendu être la seule à présenter une contribution demandant le "mandat parlementaire unique".

La lecture de la contribution "CHANGER!", que j'ai signée avec notamment Marie Noëlle Lienemann, Jean Mallot, Anne Ferreira, Emmanuel Maurel précise en effet clairement au chapitre 8 ("Changer, c'est entreprendre une rénovation profonde du Parti socialiste et de son fonctionnement"):

"Le Parti socialiste s’honorerait de proposer le « mandat unique » des parlementaires, en cohérence avec sa volonté affichée de renforcer le pouvoir du Parlement et de revaloriser le travail du législateur. Pour être crédible, cette mesure devrait s’appliquer aux candidats socialistes dès les prochaines échéances électorales."

Ayant proposé cette mesure depuis près de 10 ans dans un livre*, dans des colloques, dans les congrès du PS .....sans grand succès d'ailleurs, je me sens en pleine cohérence avec mon discours et ma pratique. Je me félicite que d'autres voix s'élèvent pour prôner une évolution hautement souhaitable des moeurs politiques dans notre pays.
______________________________________________________________________

* Les 577, des députés, pour quoi faire? Stock (avril 2001)

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dont Paul Quilès est le maire
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     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez