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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 18:42

   Quelques belles photos de Cordes et de ses environs

 Coucher-de-soleil.jpgCordes-sous-la-neige.jpgCordes-dans-la-brume.jpg
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Nul n’a mieux décrit la fascination que Cordes peut exercer sur le visiteur qu’Albert Camus lorsqu’il en parlait :
»

 "On voyage pendant des années sans trop savoir ce que l’on cherche et l’on parvient soudain dans un de ces deux ou trois lieux qui attendent patiemment chacun de nous en ce monde"

 

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12 août 2007 7 12 /08 /août /2007 11:53
D'après un sondage du Financial Times rélisé par l’Institut Louis Harris dans plusieurs pays (Allemagne, Espagne, France, Italie, UK, USA), les peuples du monde développé ont une opinion plus que nuancée sur la mondialisation.

 

"Les habitants des pays riches ne se sentent pas en sécurité. Ils pensent que la mondialisation va à l'encontre de leurs intérêts, ils s'inquiètent de la montée des inégalités, ils n'admirent pas les patrons des grosses entreprises et ils attendent des dirigeants politiques qu'ils rendent le monde plus juste.

Telles sont les conclusions brutes du sondage Financial Times/Harris, relevées dans chaque pays étudié, que ce soit aux Etats-Unis et au Royaume-Uni, traditionnellement libéraux, ou dans les pays européens plus dirigistes.

Ces résultats ouvrent la voie aux populistes cherchant le soutien de l'anti-mondialisme et promettant un contrôle plus étroit de l'économie.

La mondialisation a beau être difficile à définir, même par les spécialistes, la population des pays riches ne la voit pas moins d'un mauvais œil. Dans tous les pays étudiés, le nombre de personnes pensant que la mondialisation a un effet positif sur leur pays est inférieur à celui des personnes pensant qu'elle a un effet négatif. En Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en Espagne notamment, moins d'une personne interrogée sur cinq voit un avantage dans la mondialisation.

La plupart des spécialistes estimant que la mondialisation a favorisé les performances économiques des pays, riches comme pauvres, ces conclusions sont plutôt inquiétantes.

Il est presque certain que les personnes interrogées sont notamment préoccupées par la mondialisation car elles ont le sentiment que le fossé entre les riches et les pauvres se creuse dans leur pays. Partout, sauf en Espagne, plus des trois quarts d'entre elles estiment en effet que les inégalités augmentent.

Les énormes rétributions empochées par les dirigeants des entreprises sont mal perçues par le reste de la population des pays riches. Seuls les Italiens déclarent en majorité "plutôt" ou "beaucoup" admirer leurs grands dirigeants. C'est en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis qu'on est le moins enclin à respecter les patrons, avec 38% des personnes interrogées outre-Manche déclarant ne pas admirer "du tout" les responsables des grandes entreprises.

Des deux côtés de l'Atlantique, on approuve majoritairement une hausse des impôts sur les revenus les plus élevés. Contrairement à ce que l'on pourrait croire, c'est en France que l'on soutient le moins une telle mesure, avec tout de même 52% des personnes interrogées favorables à une augmentation de la fiscalité pour les riches.

Mais les réponses ne sont pas aussi unanimes dans tous les pays et laissent apparaitre de nombreuses différences nationales. Dans la question sur l'égalité face aux chances de réaliser son potentiel, on observe notamment une divergence notoire entre ce qui semble évident et l'impression réelle du public.

Alors que de nombreuses études sur les inégalités intergénérationnelles montrent que les enfants de pauvres ont plus de risques d'être également pauvres aux Etats-Unis et au Royaume-Uni que dans le reste de l'Europe, c'est dans les pays anglo-saxons que les personnes estiment que l'origine sociale ne joue pas de rôle important dans l'ascension économique."

Source et texte complet

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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 11:08

« Cap à droite : une stratégie perdante », 
article de Philippe Marlière dans Politis 

 Maître de conférences en science politique à l’université de Londres, signataire de l’appel de Gauche Avenir, Philippe Marlière prévient le Parti socialiste : l’ouverture au centre de la gauche italienne s’est soldée par un échec.
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4 août 2007 6 04 /08 /août /2007 22:27

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Relire Jaurès

 Trop souvent, la référence à Jaurès se fait sur le mode convenu, en oubliant la réalité de ses combats, à tel point qu’on a même vu récemment la droite tenter de récupérer son image !

La gauche doit savoir revenir à Jaurès, à sa pensée, moderne par bien des aspects et rappeler quelques vérités. C’est ce qu’ont fait les signataires de Gauche Avenir dans la presse à l’occasion de la commémoration de la mort de Jaurès (31 juillet) : Gilles Candar par un article dans Libération, Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès dans le Figaro.

 

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1 août 2007 3 01 /08 /août /2007 22:47

Dsc01480.jpg Copie-de-Paul----Cordes--2006-.JPG          Le retour de Jaurès
                    par Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès
                                     signataires de l’appel de Gauche Avenir                  
(article paru dans le Figaro du 1er août 2007 sous le titre « Jaurès aurait-il voté Sarkozy ?) 

Jaurès fut indiscutablement l’un des héros de la campagne de 2007. Pas tant en raison des maigres références des socialistes et de leur candidate au grand tribun, mais parce que Nicolas Sarkozy l’appela abondamment en renfort
[1]. 

Ce n’est pas la première fois qu’un candidat de droite s’essayait à cette récupération. François Mitterrand y avait en son temps répondu : « la droite adore les socialistes….quand ils sont étrangers ou morts ! » Mais si, le temps passant, l’œuvre de Blum et de Jaurès est plus largement saluée, c’est que la plupart des grandes avancées sociales, voir sociétales sont nées en France de l’action de la gauche et des socialistes. Refuser que nos figures historiques  participent du patrimoine commun du pays serait la preuve d’un sectarisme déplacé, mais accepter leur banalisation, l’affaiblissement ou le rangement au musée de leurs idées serait tout aussi inacceptable.

Jaurès, à partir du projet républicain, n’a cessé d’appeler à son dépassement, pour qu’il embrasse tous les champs de la vie, et bien sûr celui du social et de l’économie. La citoyenneté ne pouvait pas rester exclue des entreprises, l’égalité exigeait des politiques publiques volontaristes et un engagement contre toutes les injustices sociales, la fraternité condamnait l’exploitation de l’homme par l’homme. Cette synthèse originale et exigeante entre  la vision républicaine et le mouvement ouvrier est la matrice originale du socialisme français. Jaurès était un visionnaire et défendait des valeurs fondamentales et universalistes qui traversent le temps.  Elles demeurent d’une profonde modernité et, par certains aspects, d’une totale actualité.

Dès 1888, Jaurès, qui n’est pas encore socialiste, condamne la réaction qui  veut « accroître les impôts de consommation qui pèsent partout, à la campagne comme à la ville, sur les pauvres gens ». Et il propose: « nous voulons remplacer l’impôt foncier par un accroissement des droits qui frappent les successions au-dessus d’un certain chiffre », car « nous pouvons demander quelques sacrifices aux capitaux mobiliers ou immobiliers que les générations se transmettent souvent sans les féconder sans les légitimer par leur travail propre ». On imagine mal Jaurès votant la réforme fiscale de N. Sarkozy !

La récidive ? La délinquance ? Des sujets évoqués aussi par les politiques de l’époque, qui dénoncent déjà la fascination pour l’argent facile, la perte des repères, le rôle des médias dans l’exaltation de « bandits tragiques » en même temps que la surexcitation des peurs. Non seulement Jaurès, mais l’ensemble de la gauche se battent pour une justice plus humaine, qui ne soit pas seulement répressive, mais aussi éducative. A cette époque aussi, il fallait convaincre et ce n’était pas facile, mais Jaurès estimait qu’il fallait parfois savoir « dépenser sa popularité » en allant à contre-courant de l’opinion, de la mode, « ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe »

Pas étonnant que, sur tous ces sujets, N. Sarkozy ne cite plus Jaurès ! Et il est bien dommage que la gauche, oublieuse d’elle-même, n’ait pas l’audace de le faire.

Durant la campagne, la candidate socialiste, au-delà de quelques références convenues à Jaurès et Blum, a préféré vanter fréquemment Prodi et Blair, démobilisant un peu plus l’électorat de gauche. L’appel à la rénovation sonnait et sonne encore souvent comme un hymne  au renoncement et à l’abandon des valeurs du socialisme français, à ses racines, à son esprit rebelle, qui ne s’accommode guère  de l’ordre dominant. Nous pensons, au contraire que l’avenir est à une gauche décomplexée qui propose des réponses renouvelées tout en ne craignant pas d’assumer son identité. Une gauche qui, selon la méthode jaurésienne, n’oublie jamais la réalité.



[1] Par exemple, Jaurès fut cité 32 fois dans le discours de N. Sarkozy à Toulouse (12 avril 2007)

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30 juillet 2007 1 30 /07 /juillet /2007 23:01

 

 

Paru dans Libération (Rebonds) du 31 juillet 2007 

 

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Jaurès contre Sarkozy   
 Sarkozy.jpg

La politique gouvernementale à la lumière des écrits de   cette figure historique de la gauche.


Par Gilles Candar, historien, jaurésien, signataire de l’appel de Gauche Avenir

 

  

La commémoration de l’assassinat de Jaurès, le 31 juillet, prend cette année un relief particulier, en raison des nombreuses invocations, sollicitations et références dont il a été l’objet au cours des récentes campagnes électorales, et en premier lieu de la part du candidat élu président, Nicolas Sarkozy.

 

Sans doute peut-on penser qu’il entrait dans cet enthousiasme récent une part de calcul politique, le plaisir et l’intérêt d’élargir sa base et de jeter la confusion chez l’adversaire. Mais pourquoi pas ? C’est un peu la loi du genre, et au fond, si Jaurès devient aussi une référence obligée de la droite, il assure ainsi sa consécration nationale, fait pleinement partie de notre patrimoine commun, et c’est très bien. Nous pouvons même espérer que les choses vont aller plus loin encore, et, qu’au-delà des hommages et des cérémonies, chacun prenne un peu de temps pour entendre la voix de Jaurès, être attentif à ce qu’il a cru, voulu et pensé.

Prenons l’actualité de cet été 2007 : réforme fiscale, loi sur la récidive, réforme des universités. Évitons les polémiques faciles, contentons-nous par exemple de feuilleter la collection de La Dépêche, «journal de la démocratie du Midi» comme elle s’appelait si joliment alors.

 

Le 15 avril 1888, Jaurès, qui est encore loin d’être socialiste - il se définit comme républicain et défend l’action de Gambetta et de Ferry -, s’en prend à la réaction qui veut «accroître les impôts de consommation qui pèsent partout, à la campagne comme à la ville, sur les pauvres gens». Il lui oppose son projet : «Nous voulons remplacer l’impôt foncier par un accroissement des droits qui frappent les successions au-dessus d’un certain chiffre» car «nous pouvons demander quelques sacrifices aux capitaux mobiliers ou immobiliers que les générations se transmettent souvent sans les féconder sans les légitimer par leur travail propre».

Sans abuser du parallèle historique, au titre de jeu d’été, ce Jaurès, encore bien modéré, aurait-il voté le projet gouvernemental ?

 

L’autonomie des universités ? Un sujet de prédilection pour Jaurès, maître de conférences à la faculté de Toulouse, avant et après son premier mandat de député, et aussi adjoint au maire de Toulouse (1890-1893) chargé de l’instruction publique dans son ensemble, mais en fait d’abord du projet de création d’une université régionale. Jaurès n’a rien d’un centralisateur, et ce défenseur de la «liberté universitaire» (titre d’un article de La Dépêche, 25 juin 1894) va même plus loin que la plupart des républicains de son temps quand il envisage des «expériences» diverses. Rappelons-nous aussi qu’il vit dans un temps où même l’enseignement secondaire reste réservé à une infime minorité, mais cela dit, le fond de sa pensée est bien que la République suppose une démocratie, donc des citoyens instruits. Sa préoccupation est d’assurer l’enseignement du peuple : c’était alors la fonction de l’instruction primaire, aujourd’hui le même objectif suppose un accès généralisé aux universités, qui ne soit pas seulement formel, mais substantiel. C’est toujours l’enjeu des débats actuels.

 

La récidive ? La délinquance ? Des sujets qui deviennent sans doute des questions politiques au temps de Jaurès, avec déjà la fascination pour l’argent facile, la perte des repères, le rôle des médias dans l’exaltation de «bandits tragiques» [la bande à Bonnot, ndlr] en même temps que la surexcitation des peurs. A l’époque, non seulement Jaurès, mais l’ensemble de la gauche se bat pour une justice plus humaine, qui ne soit pas seulement répressive, mais aussi éducative, qui refuse les facilités de l’élimination sociale. Jaurès mena en vain le dernier grand combat parlementaire contre la peine de mort (1908) avant celui que put faire aboutir deux générations plus tard Robert Badinter (1981).

 

Ce n’était pas facile, mais le généreux Jaurès professait aussi qu’il fallait parfois savoir «dépenser sa popularité» en allant à contre-courant de l’opinion, de la mode, « ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe» (lycée d’Albi, discours à la jeunesse, 30 juillet 1903). Il citait Hugo («construire des écoles, c’est abattre les murs des prisons») et qualifia un jour le code pénal de «barbare», un mot rare chez lui. Se serait-il reconnu dans le projet de loi défendu par Mme Dati ?

 

Bien sûr, le monde a changé. Jaurès ne donne pas de solutions pratiques à tout. Mais il reste une référence, un inspirateur : nous l’avons bien entendu voici quelques semaines. Et il n’est pas inutile de revenir aux valeurs sur lesquelles il s’appuyait. Nos interprétations seront diverses, des discussions probables. Mais nous sommes certainement nombreux à espérer qu’une politique de gauche moderne, efficace et résolue puisse continuer à faire entendre et à renforcer l’autorité du message jaurésien. Une initiative comme celle de Gauche Avenir n’a pas d’autre ambition que d’y contribuer.

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 10:36

Faites connaissance avec la superbe cité médiévale de 
Cordes sur ciel, dont Paul Quilès est le maire, en allant 
sur le site       
  

www.cordes-sur-ciel.org 

Cordes-au-printemps-3.jpg


Informez-vous sur la vie de la cité en cliquant sur 
www.cordes-sur-ciel.org/bulletin_cordes_infos_n48.pdf

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 17:51

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Première réussie pour Gauche Avenir 81 !

 

Belle réussite pour la première réunion de Gauche Avenir 81 : le vendredi 13 juillet, à Cordes-sur-Ciel, plus de 80 personnes avaient répondu à l’invitation à débattre autour de Marie Noëlle Lienemann et Paul Quilès, deux des premiers signataires de l’appel national de Gauche Avenir.

 

Au fil des interventions, plusieurs constats ont été faits. Après le troisième échec consécutif de la gauche à l’élection majeure qu’est l’élection présidentielle, c’est la question de l’identité de la gauche qui est posée.

 

En premier lieu, il y a ce sentiment d’effondrement chez beaucoup d’hommes et de femmes de gauche au lendemain de la défaite, avec des défections, des pertes de repères. Combien de gens sont aujourd’hui désorientés en voyant l’état du Parti socialiste, et au-delà, de la Gauche en général ? Alors que la droite est totalement décomplexée (Sarkozy, quoiqu’on en pense, est parvenu à lui rendre une certaine fierté), beaucoup à gauche ont tendance à baisser les bras. Face à ce sentiment, quelles idées pour la reconquête ?

 

Pour Marie-Noëlle Lienemann, la société française n’a pas basculé à droite : le mouvement contre le CPE et le résultat du référendum sur le Traité constitutionnel sont des témoignages du fait que la critique du libéralisme reste une donnée forte. Sur la question de l’alliance sociologique sur laquelle doit s’appuyer la Gauche pour la reconquête, elle propose de s’appuyer sur la réalité de ceux qui produisent (quels que soient leur statut) face à ceux qui vivent de la rente notamment.

 

Dans un monde en mutation, traversé par des tendances inédites (montée de la Chine et de l’Inde, problèmes du dumping social) et face à de nouveaux défis (questions autour de la souveraineté alimentaire, des matières premières, de la ressource en eau ou de la protection de l’environnement et de l’enjeu écologique), la Gauche doit se définir en se positionnant sur la défense des biens publics mondiaux.

 

Sur la question nationale et le modèle républicain, la Gauche doit redonner du sens au rôle de l’Etat et en ouvrant des pistes nouvelles (droit effectif au logement, service civique…).

 

D’autres questions ont également été abordées dans le débat, comme celle de l’organisation de la Gauche (« ça n’est pas dans le huis clos des partis que les difficultés vont se régler »), du pacte stratégique entre idéologie et projet, ou de la nécessaire diversité de la Gauche.

 

Au bout du compte, loin du discours convenu des partis politiques, deux heures d’écoute et d’échanges riches en contenu, auxquels ont pris part des élus (vice-Président communiste du Conseil Général, plusieurs maires et conseillères régionales), des syndicalistes, des militants et des citoyens désireux de redonner un avenir à la Gauche.

 

A la demande des participants à la rencontre, rendez-vous est pris pour une nouvelle réunion à la rentrée.

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4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 17:48

Succès, diversité, initiatives pour la réunion de lancement de « Gauche Avenir »

Gauche-Avenir-030707-4.jpg


La  première réunion des signataires de l’appel  « Gauche Avenir » a connu un vif succès, ce mercredi 3 Juillet. Plus de 250 personnes se sont réunis  à l’école Boulard (Paris 14ème) pour engager le travail de réflexion sur les valeurs, l’identité et l’actualité de la gauche indispensable à toute refondation, à toute relève après les graves échecs électoraux récents.

La soirée a été animée par Ivan Levaï, journaliste, en présence du Maire du 14ème arrondissement de Paris, Pierre Castagnou.

 La réunion a débuté avec les présentations :

-        de Marie Noëlle Lienemann, députée européenne PS, ancien ministre, qui a rappelé l’originalité de la démarche unitaire de « Gauche Avenir » et souligné le succès rencontré (en un mois, plus de 1000 signataires ont apporté leur soutien), la nécessité de reprendre pour la gauche française le combat des idées et d’offrir une perspective culturelle, voire civilisationnelle ;

-        d’Alexis Corbières, maire adjoint PS du 12éme arrondissement de Paris,  sur l’importance de réunir des socialistes, des communistes, des verts dans un cadre commun de débat ;

-        de Françis Wurtz( PCF, président du groupe GUE au Parlement Européen), dont un message a été lu,  soulignant que Gauche Avenir n’était ni un nouveau parti, ni un lieu qui se substituait à la rénovation engagée dans les différents mouvements de la gauche, mais qu’il la nourrissait.

 Différents rapporteurs ont présenté les premiers thèmes de travail retenus et qui ont déjà fait l’objet de nombreuses contributions via Internet :

- Les valeurs fondamentales de la Gauche: Gilles Candar, historien

- Le clivage gauche/droite et la base sociale pour la gauche d’aujourd’hui: Patrick Champagne, sociologue,

- La gauche et le monde: Emmanuel Maurel, conseiller régional Ile de France,

- Les causes profondes de l’échec de la gauche le 6 mai 2007: Rémi Lefebvre, politologue,

- La bataille des idées, « l’hégémonie » culturelle: Claude Cabanes, journaliste.

Au-delà des 19 premiers signataires, rassemblant des politiques, des syndicalistes et des associatifs, dont l’ancien ministre Jean-Claude Gayssot, on notait la présence de députés comme Alain Vidalies, Gérard Bapt, Jérôme Lambert, Marc Dolez, la députée européenne Anne Ferreira et des conseillers régionaux d’Ile de France comme M. Brunel, S. Méry, mais aussi de nombreux jeunes et des responsables étudiants qui avaient pris une part active dans les mouvements contre le CPE.  Le débat a confirmé cette diversité générationnelle et la soirée fut conclue par André Laignel( député européen et ancien ministre) et Paul Quilès( ancien ministre, Maire de Cordes sur  ciel), qui annonça les pistes de travail retenues :

-        Des auditions de personnalités : la première aura lieu le 12 Juillet à 18H30 avec Emmanuel Todd (sont prévus pour septembre Axel Kahn et Eric Dupin)

-        La création, en plus des 6 groupes existants, d’un groupe sur le thème de la place de la jeunesse dans la société et dans la gauche qui sera animé par Xavier Henry (ancien responsable de l’UNEF Sorbonne)

-        La poursuite des forums et groupe de travail sur les 6 thèmes qui ont fait l’objet de premiers rapports et le renforcement du débat sur le site Internet

-        La publication de brochures et cahiers dés l’automne, en particulier l’un sur    «  Y a-t-il droitisation de la société française ? » et l’autre sur «  les citoyens et l’information »

-        L’organisation de rencontres régionales et départementales, à l’instar de la première réunion parisienne.

  Un compte rendu plus détaillé et des informations plus complètes, ainsi que la liste des nombreuses personnalités signataires sont disponibles sur le site

www.gaucheavenir.org

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30 juin 2007 6 30 /06 /juin /2007 23:05
Paul Quilès, ancien ministre, signataire de l’appel de Gauche Avenir* 
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« Donner un coup de pouce » au SMIC: une  nécessité 
 
 
         Il faut avant tout mesurer l’importance du SMIC, qui est le salaire de référence pour 2,5 millions de salariés et qui concerne 20% des femmes, 20% des ouvriers, 25% des employés, 30% des moins de 25 ans et 40% des salariés à temps partiel.
Donner un coup de pouce au SMIC était nécessaire et faisable. Tout au long de la récente période électorale, la gauche n’a cessé de le dire. On ne voit pas ce qui, aujourd’hui, devrait nous conduire à nous renier !
Nécessaire, une hausse du SMIC plus substantielle que le minimum légal de 2,1% l’était indiscutablement, parce que cela constitue un moyen privilégié de revaloriser les bas salaires et de dynamiser les négociations salariales. Le sentiment d’appauvrissement qu’éprouvent les salariés est d’autant plus douloureux que les hauts salaires ont continué à augmenter fortement, alors que le pouvoir d’achat des autres ralentissait, voire diminuait. Un récent document de l’INSEE le confirme : il montre que « les ménages à bas revenu ont été plus exposés aux hausses de prix que les autres ménages ».
De façon étonnante, N.Sarkozy lui-même reconnaît cette situation : « Il faut cesser de dire aux Français que leur pouvoir d’achat augmente, parce qu’il n’y a pas un seul Français qui le constate » ! Malheureusement, les mesures qu’il demande à son gouvernement de mettre en œuvre sont loin de répondre à ce constat : des cadeaux fiscaux de plus de 15 milliards d’euros pour les plus fortunés, une hausse de 5 points de TVA à l’étude, qui viendra grever le pouvoir d’achat des catégories populaires, des allègements de cotisations patronales de sécurité sociale….
Tout ceci montre que donner un coup de pouce au SMIC était non seulement nécessaire, mais faisable. Bien entendu, les représentants du patronat poussent traditionnellement des cris d’orfraie à l’évocation d’une telle mesure. Ils semblent oublier que des dispositifs d’allègement ont été mis en place pour « neutraliser » les augmentations du SMIC et que, par exemple, les exonérations de cotisations sur les bas salaires « Fillon » (2005) ont coûté 16,2 milliards d’euros à l’Etat.
Au lieu d’aborder sérieusement la question de la revalorisation des salaires et de la redistribution des gains de productivité en période de croissance, le gouvernement préfère s’en tenir au slogan de campagne « travailler plus pour gagner plus ». Le problème est que sa traduction concrète –l’encouragement aux heures supplémentaires- va vite apparaître comme une mystification. D’abord, les heures supplémentaires ne dépendent pas du volontariat des salariés ; elles sont décidées uniquement par l’employeur, en fonction des besoins de production de l’entreprise. Ensuite, cette mesure ne favorise pas l’embauche de salariés nouveaux et elle ne modifie en rien la situation de précarisation de l’emploi, si préoccupante aujourd’hui. Enfin, elle peut conduire à de la fraude, par des déclarations d’heures supplémentaires non effectives.
La décision de ne pas donner de coup de pouce au SMIC est symbolique. Certains pourraient s’attacher aux aspects économiques de ce choix, qui oublie que le dynamisme de l’économie française repose essentiellement sur la consommation intérieure, donc sur le pouvoir d’achat des Français. J’y vois plutôt un choix de société, car il n’est finalement pas étonnant qu’au delà des discours électoraux alléchants, ce gouvernement de droite fasse le choix d’une politique profondément inégalitaire et injuste.
 
 
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Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez