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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 09:01
Invitation à la projection de "La bombe et nous"

Thème du film:

Dans un monde caractérisé par de nouvelles menaces, les armes nucléaires ne résolvent pas les réels problèmes de sécurité auxquels l’époque nous confronte. En réalité, elles ne font que rendre la situation de plus en plus dangereuse.

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 09:13
Corée du Nord-États-Unis : revenir à la raison

Ce texte a été publié aujourd'hui

dans Le Journal du Dimanche.

Lire sur le site du JdD

 

     Que faut-il penser des prévisions alarmistes qui annonçaient il y a quelques jours un embrasement régional ou même mondial à la suite des gesticulations militaires et des rodomontades de Kim Jong-un et Donald Trump ?

     Le flot des commentaires inquiétants et parfois approximatifs qui ont alimenté la chronique estivale ont souvent fait l’impasse sur le fait que l’affrontement entre les Etats-Unis et la Corée du Nord est loin d’être un phénomène nouveau. Les relations entre les deux pays ont pris des formes diverses depuis 1953, fin de la guerre de Corée : menaces, sanctions, mais parfois aussi détente et négociation.

     L’intérêt que portent les Américains à cette région vient de ce qu’ils considèrent l’Asie du Nord-Est comme une zone d’influence stratégique majeure et, par certains aspects, comme une « chasse gardée », compte tenu de leur soutien indéfectible au Japon et à la Corée du Sud. Ils se trouvent de ce fait confrontés à la politique de la Chine, dont les ambitions sur le plan mondial et particulièrement en Asie la conduisent à s’opposer à toute éventualité d’une avancée américaine dans la région. Et pourtant, le soutien chinois à Kim Jong-un est ambigu, puisque, si Pékin n’apprécie pas les activités balistiques et nucléaires militaires nord-coréennes et vote les sanctions contre la Corée du Nord au Conseil de sécurité, il a longtemps facilité ses exportations ! Les autorités chinoises viennent de s’engager à rompre avec cette pratique après avoir donné leur accord à l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 2371, qui durcit très nettement les sanctions économiques frappant la Corée du Nord. Rien ne garantit cependant que ce changement de ton se traduira par une diminution substantielle des achats chinois auprès de la Corée du Nord.

     Le caractère inédit de la situation actuelle ne provient pas tant de l’annonce des nouveaux essais balistiques coréens que de l’incroyable escalade verbale à laquelle se sont livrés les deux dirigeants américain et coréen. On nous dit qu’il s’agit de « bluff » et que cette attitude fait partie intégrante du « jeu » nucléaire inhérent à la dissuasion. Le problème est qu’ici, il ne s’agit pas de « bluffer » dans la négociation d’un contrat commercial ou dans une partie de poker. Les conséquences catastrophiques de l’acte dont se menacent les « joueurs » seraient d’une toute autre nature et il est inquiétant d’imaginer que ce président américain aussi inexpérimenté qu’imprévisible et ce leader nord-coréen exalté seraient incapables de garder leur sang- froid et de ne pas être submergés par l’émotion.

     Je ne peux m’empêcher de souligner que cet exemple montre bien que la dissuasion nucléaire, dont certains ne cessent de vanter les mérites, loin de protéger, contribue à créer de l’insécurité 1. Il est par ailleurs assez cocasse de constater que l’argument de Kim Jong-un, justifiant le besoin de l’arme nucléaire pour assurer la sécurité de son pays, rappelle étrangement celui des Etats dotés de l’arme nucléaire (dont la France) qui considèrent cette arme comme la « garantie ultime de sécurité » !

     Pour en revenir aux risques immédiats, puisque Donald Trump affirme que « toutes les options sont sur la table », y a-t-il, au-delà de l’escalade verbale, un sérieux danger de guerre ? Certes, le ton entre les protagonistes vient de baisser, mais qu’en sera-t-il lors du prochain épisode de ce feuilleton ?

     Il est très improbable qu’un bombardement américain des sites du programme nucléaire nord-coréen puisse être envisagé, compte tenu des incertitudes sur les lieux de production et de stockage des équipements. Quant à une intervention militaire classique au sol, elle aurait des conséquences internationales d’une extrême gravité pour les Etats-Unis, sans compter le risque qu’elle ferait courir à la Corée du Sud.

     De son côté, le régime de Pyongyang, malgré ses menaces, sait bien qu’une action militaire contre le territoire ou les intérêts américains (ou contre la Corée du Sud) serait suicidaire. Le risque existe cependant que, dans une période de tension élevée, soient déclenchées des actions irréfléchies ou « hors de contrôle ».

      Alors, quelle peut être la solution pour engager une désescalade et ramener les deux camps  à la raison ?

     Constatons d’abord que les sanctions ne fonctionnent pas. Les mesures de rétorsion économique à l’encontre de la Corée du Nord n’ont pas substantiellement freiné le développement des programmes balistiques et nucléaires de la Corée du Nord. Elles ont même eu un effet contraire, puisque les sévères sanctions adoptées par l’ONU en mars 2016 ont été suivies d’une série d’essais de missiles. Elles n’ont pas non plus affecté de façon significative l’économie nord-coréenne, dont les observateurs notent un certain renouveau. On est loin en tout cas de la grave crise des années 90, marquée par une famine qui avait causé un million de morts 2.

     La seule méthode permettant d’engager une désescalade durable est à rechercher du côté de l’accord intervenu avec l’Iran, même si la situation économique et géopolitique de ce pays est très différente. On a vu que les sanctions ne pouvaient être efficaces que si elles étaient accompagnées de négociations. Lorsque les États-Unis ont accepté de discuter et que la perspective d’allègement des sanctions est devenue crédible, les Iraniens ont répondu en faisant des concessions.

     Ici, l’engagement diplomatique de la Chine peut permettre de conforter l’option d’une dénucléarisation négociée de la péninsule coréenne. Elle y gagnerait une reconnaissance majeure de son rôle dans la sécurité de l’Asie du Sud-Est et se protégerait des risques considérables pour elle-même d’une confrontation armée sur le sol coréen.

     Dans l’immédiat, une suggestion faite par Hans Blix mériterait d’être examinée. Il s’agirait de mettre en débat la situation du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (CTBT), que n’ont toujours pas ratifié les Etats-Unis et la Chine (tout comme l’Iran, Israël et l’Egypte) et que la Corée du Nord (comme l’Inde et le Pakistan) n’ont pas signé.

     Dès lors que le dialogue aura repris entre les deux Corées, comme le souhaite le nouveau président de la Corée du Sud, il sera possible de reprendre l’idée d’une dénucléarisation de la péninsule coréenne, formulée dans la déclaration de principe de 2005 entre les six partenaires concernés 3 (Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Russie, États-Unis, Japon). Cette dénucléarisation reposerait sur l’engagement mutuellement vérifié des deux Corées à s’abstenir de fabriquer et de tester des armes nucléaires et à ne pas autoriser l'entreposage d'armes nucléaires sur leur territoire. Elle serait garantie par les cinq membres du Conseil de sécurité, le Japon et l’Union européenne. Elle entraînerait la levée progressive des sanctions frappant la Corée du Nord et la reprise des échanges de toute nature entre les deux Corées.

     D'autres scénarios de négociation sont possibles, mais on ne saura ce que chacun est prêt à accepter que lorsque la négociation sera engagée. Ce qui est sûr, c’est que seule la voie politique, écartant l’option militaire, permettra aux différentes parties en présence, et au premier chef aux deux Corées, de défendre leurs intérêts, loin du bluff et des rodomontades.

     Peuple divisé, comme les Allemands l’étaient pendant la Guerre froide, les Coréens ne pourront retrouver la sécurité - et un jour peut-être l’unité - que dans un environnement de dialogue et de coopération. La confrontation nucléaire est radicalement contraire à cette aspiration ; elle renforce la dictature de Kim Jong-un ; elle empêche les Coréens de décider librement de leur avenir. Il ne s’agit pas d’une affaire purement asiatique : les principes en jeu (refus des antagonismes cimentés par l’arme nucléaire, choix de la solution pacifique des différends) sont universels. La France, en concertation avec ses partenaires européens, doit mieux les faire entendre en proposant d’autres méthodes que les échanges de menaces et d’invectives.

                                         Paul Quilès

2- J’ai pu vérifier au cours d’un voyage parlementaire auquel j’ai participé à cette époque, que les dirigeants de la Corée du Nord, conscients de cette situation, se montraient  plus ouverts à la discussion…..

3Les six puissances s’étaient engagées à «explorer les moyens de promouvoir la coopération en matière de sécurité en Asie du Nord-Est».

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6 août 2017 7 06 /08 /août /2017 10:58
Hiroshima, Nagasaki, un mythe à déconstruire! 
Hiroshima, Nagasaki, un mythe à déconstruire! 
Hiroshima, Nagasaki, un mythe à déconstruire! 

      72 ans plus tard, peut-on oublier ? 

 

      Le 6 août 1945, à 8h15, les Américains lançaient une bombe atomique sur la ville japonaise d’Hiroshima : 95 000 à 166 000 victimes. Trois jours plus tard, le 9 août 1945 à 11h02, ils bombardaient  Nagasaki, à l’aide d’une bombe au plutonium 239 d'une puissance de 20 KT: 60 000 à 80 000 victimes.

      Au-delà du terrible inventaire des victimes et des destructions matérielles de cette première utilisation de l’arme nucléaire, il n’est pas inutile de revenir à nouveau sur ce qui s’est passé : les faits, les mensonges, les conséquences….notamment quant à la signification de l’arme nucléaire dans le monde d’aujourd’hui.

      Je vous recommande à ce propos la lecture d’un texte très argumenté de Ward Wilson, qui conteste la thèse longtemps mise en avant de la capitulation du Japon qui aurait été déclenchée par le bombardement atomique d’Hiroshima.

Ce n'est pas la bombe atomique qui a poussé le Japon à capituler

      Conclusion de Ward Wilson:

      « Notre connaissance d’Hiroshima et de Nagasaki détermine, depuis près de 70 ans, la vision que nous avons des effets du nucléaire. Ces événements constituent, en quelque sort, le socle de toute pensée de dissuasion nucléaire. C’est à cause d’Hiroshima que nous tenons l’arme atomique pour une arme différente des autres, à cause d’Hiroshima que notre vision d’une telle bombe est celle d’une apocalypse à laquelle rien ne peut être comparée. Hiroshima sert d’unité de mesure de la menace nucléaire, une menace qui est pour la première fois énoncée quand Truman évoque la «pluie de destruction» qui va s’abattre sur le Japon. Hiroshima et Nagasaki sont la clé de voûte de l’aura de puissance qui nimbe les armes atomiques et en font des armes d’un poids écrasant dans les relations internationales.

      Mais que penser de tout cela si l’histoire traditionnelle du bombardement d’Hiroshima est remise en cause? Hiroshima est l’épicentre de la pensée atomique. Mais l’histoire que nous nous racontons semble bien éloignée des faits. Que devons-nous penser des armes atomiques si leur premier effet connu —le miracle de la capitulation japonaise— s’avère être un mythe? »        

      Voilà qui devrait faire réfléchir les détenteurs jupitériens de la foudre nucléaire, qui s’obstinent pourtant à refuser de participer aux efforts de la communauté internationale pour interdire les armes nucléaires. Ces quelques pays –dont la France- n’ont pas encore saisi l’occasion de « sortir de l’ancien monde » et continuent malheureusement à pratiquer « la politique de l’autruche », qui consiste à nier une réalité qui  déplaît. 

****************

      Deux  déclarations à méditer :

      - celle du Général Lee Butler, qui fut commandant en chef (1992-94) des Forces aériennes nucléaires des Etats-Unis : 

       « Nous n’avons pas de plus grande responsabilité que de mettre un terme à l’ère nucléaire (….)  Nous ne pouvons continuer de soumettre à un blocage souverain les clés qui nous délivreraient enfin du cauchemar nucléaire.  Nous ne pouvons refuser d’engager les ressources essentielles pour nous délivrer de son emprise, pour réduire les dangers qu’il représente.  Nous ne pouvons rester là, assis, à acquiescer par notre silence aux sermons dépassés des grands prêtres du nucléaire.  Il est temps de réaffirmer la primauté de la conscience individuelle, de redonner voix à la raison et aux intérêts légitimes de l’humanité. » (2 février 1998)

      - celle de Ronald Reagan, qui fut Président des Etats-Unis (1981-89)

       « Vous apprenez que des missiles soviétiques ont été lancés, vous savez que, désormais, plus rien ne peut les arrêter et qu’ils vont détruire une partie de votre pays, beaucoup plus grande que ce que vous pouvez imaginer. Et vous êtes assis là, sachant que tout ce que vous pouvez faire est d’appuyer sur le bouton pour que des Soviétiques meurent aussi, alors que nous serons déjà tous morts. » (1985)

****************

A lire:  Les véritables raisons de la destruction d'Hiroshima  

Tout savoir sur le bombardement d’Hiroshima et Nagasaki  

 

Bombes atomiques, causes et conséquences  (Excellent recueil de documents sur l’utilisation de l’arme nucléaire lors de la seconde guerre mondiale) 

 

Regarder:  Le Japon n'a pas capitulé à cause d'Hiroshima (1’40)

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 18:38

Voici l'enregistrement vidéo intégral de la "soirée mémorable" dont je vous ai parlé il y a une semaine.

 

Il vous permettra de visionner les moments forts de cette soirée et de partager l'enthousiasme des 2000 participants présents le 26 juillet à Cordes sur Ciel.

 

4’50….les astronautes français dans l'espace (film)

 

23’40…présentation de la conférence (Michel Chevalet, Paul Quilès, Jean-Yves Le Gall)

 

32’…..débat avec Thomas Pesquet, Léopold Eyharts, Alain Maillet

 

1h17'…..questions du public

 

1h39’30….présentation des activités du CNES (film)

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 10:26
Tout savoir sur l'espace (suite)
Tout savoir sur l'espace (suite)

Encore 2 interviews de Charlyne:

      - Michel Chevalet

      - Alain Maillet

 

Voir également  ICI  les interviews de:

      - Paul Quilès

      - Léopold Eyharts

      - Jean- Yves Le Gall

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 09:53
Tout savoir sur l'espace

      Ces interviews réalisées par Charlyne* (11 ans) à l’occasion de la 6 ème édition du « Ciel sur Cordes » montrent que la passion pour l’espace « n’attend pas le nombre des années » !

     On trouvera ci-après 3 courtes interviews de Paul Quilès, Léopold Eyharts et Jean-Yves Le Gall.

     Voir aussi les interviews de Michel Chevalet et Alain Maillet: ICI

*********************

  * Bonjour, Je m'appelle Charlyne, j'ai commencé ce blog en 2016 à l'âge de 10 ans et je suis passionnée de science et d'espace.

  Ce blog est dédié aux sciences et à l'Espace pour les enfants, mais aussi pour toutes les personnes qui s'y intéressent.

  Bonne lecture !

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27 juillet 2017 4 27 /07 /juillet /2017 14:53
Une soirée mémorable

     En cette belle soirée d’été, Thomas Pesquet a fait vibrer les 2000 participants rassemblés sur le stade de Cordes sur Ciel pour le lancement de la 6 ème édition du "Ciel sur Cordes".

     En compagnie de l’astronaute Léopold Eyharts et de l’ingénieur Alain Maillet, avec la complicité du journaliste Michel Chevalet, Thomas Pesquet s’est prêté de façon très spontanée à une série de questions/réponses. On a pu alors observer l’enthousiasme des Français pour le spatial …. et pas seulement pour les performances remarquables des astronautes.

     Jean-Yves le Gall, président du Centre national d’Etudes Spatiales (CNES), qui a rendu la manifestation possible, a apprécié, comme moi, cet engouement pour les activités de l’espace, indispensables à notre vie sur terre (environnement, observation, communication…) et à une meilleure connaissance de l’univers.

    Les yeux brillaient après cette rencontre qui nous avait emmenés près des  étoiles et, alors que nous quittions le stade, la station spatiale (ISS) passa au-dessus de Cordes.....comme un clin d'oeil venu du ciel! 

**************

     Visionner l'enregistrement vidéo intégral de la soirée

**************

     Je remercie vivement les intervenants qui ont permis le succès de l’évènement et notamment :

- en tout premier lieu, le CNES, avec le soutien de l’ESA (Agence Spatiale Européenne), Arianespace, la Cité de l’Espace, Planète sciences ;

- les nombreux bénévoles, qui se sont dépensés sans compter ;

- les services de l’Etat dans le département ;

- l’ensemble du personnel municipal de Cordes (culture, technique, police) qui s’est fortement mobilisé;

- la mairie d’Albi et la Communauté d’agglomération de l’Albigeois, les transports Gau, les établissements Gautier, M. Saoudi, le circuit d’Albi…. pour l’aide matérielle ;

- les élus de Cordes et notamment François Llonch.

*****************

     Parmi les nombreux témoignages audiovisuels de cette mémorable soirée (photos, vidéos, reportages sur Facebook), j’ai retenu quelques images qui traduisent bien l’ambiance de la rencontre.

********************

     Lire:

* l’article de la Dépêche du Midi

* l’article du Journal d’ici

    Regarder et écouter:

* le reportage de France 3 Occitanie

* sur Facebook

* sur CFM Radio

Une soirée mémorable
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 13:52
Claude Rich et "la mémoire des pierres"

     Toutes celles et tous ceux qui ont connu Claude Rich à Cordes sur Ciel ou ont assisté au merveilleux spectacle "la mémoire des pierres" joué au pied de la cité médiévale en 1996-97-98 ont une pensée émue et forte pour ce formidable comédien. Son charme, sa gentillesse et son immense talent les avaient séduits.

     Claude Moreau, metteur en scène du spectacle, se joint à moi pour faire part de notre grande tristesse.

  Voici quelques "photos souvenirs" de ces moments forts. Un public nombreux et enthousiaste (près de 50 000 spectateurs en 3 étés) a vibré en écoutant l'histoire de Cordes racontée par Claude Rich et en regardant les scènes grandioses jouées par plus d'une centaine d'acteurs bénévoles. 

    Voici également une vidéo (8'30), qui donne un bon aperçu de ce spectacle inoubliable, fruit de la collaboration entre trois personnalités de talent: Jean-Gabriel Jonin pour le scénario, Claude Moreau pour la mise en scène et Claude Rich pour l'interprétation.

Regarder

 

Présentation du spectacle   

Dans "la mémoire des pierres", Claude RICH incarne Claude MOLINIER, "Chevalier de l’Ordre Royal et Militaire du Christ, pensionnaire du Roi, Amateur de la science Hermétique", personnage historique du 18ème siècle. Poursuivi par les soldats du Roi, il vient à Cordes retrouver la demeure de son ancêtre, en percer les mystères et retrouver son propre destin. Ses recherches dans la cité (séquences filmées) provoquent en flash-back des épisodes de l’histoire de Cordes (scènes jouées par les figurants). Le talent de Claude RICH a donné à cette fiction dramatique l’ampleur et le prestige que méritait cet évènement culturel.

Claude Rich et "la mémoire des pierres"
Claude Rich et "la mémoire des pierres"
Claude Rich et "la mémoire des pierres"
Claude Rich et "la mémoire des pierres"
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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 15:30
Photo Jean-Paul Pélissier/Reuters

Photo Jean-Paul Pélissier/Reuters

Communiqué de Paul Quilès,

ancien ministre de la défense, ancien président de la

Commission de la défense de l’Assemblée nationale

**************

Le Président de la République vient de prononcer à Istres un discours qui illustre les contradictions dans lesquelles il se débat :

1) malgré ses promesses réitérées d’augmentation des moyens alloués aux armées, il confirme que les crédits 2017 du ministère seront lourdement amputés ;

2) en annonçant d’ores et déjà le montant du budget 2018 de la défense (34,2 Milliards €), il fait l’impasse sur la mission constitutionnelle du Parlement qui doit voter, après débat, le budget;

3) il annonce pour l’automne 2017 une "revue stratégique", dans laquelle il ne sera pas question de la dissuasion nucléaire et il proclame –contre toute évidence- que celle-ci contribue à l’image internationale de la France et à sa crédibilité dans le monde.

Ces annonces, qui visent par avance à interdire tout débat sérieux ne sont pas rassurantes quant à l’évolution des institutions et à la transparence des choix stratégiques.

______________________________________

Lire aussi: "une crise d'autorité"

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 14:29
Une crise d'autorité

      Après le psychodrame qui s’est joué entre le Président de la République et son Chef d’état-major des armées depuis le 14 juillet et qui vient de se traduire par la démission de ce dernier, il est temps de se poser les bonnes questions pour la politique de défense de notre pays.

Voici l'analyse de Paul Quilès* et de Bernard Norlain**

 

****************

 

         Personne ne remet en cause le statut de chef des armées du Président (article 15 de la Constitution), mais ce statut implique un respect de l’autorité déléguée et récemment renouvelée à son Chef d’état-major des armées.

 

        Où est l’indignité quand celui-ci s’adresse à une commission parlementaire qui l’a convoqué dans le cadre des institutions démocratiques et de surcroît avec une garantie de confidentialité ?

 

       Où est l’indignité quand le Chef d’état-major ne fait que son devoir en alertant les représentants de la République sur le décalage entre les missions qui lui sont imparties et les moyens qui lui sont octroyés ?

 

     Où sont les possibilités laissées au Parlement pour s’informer directement de l’état des forces et de leur adaptation aux menaces ? Le contrôle parlementaire n’est pas une entrave à l’action ni « une pression » sur l’exécutif, c’est la garantie de la transparence démocratique. De ce point de vue, on ne peut que s’inquiéter qu’aucun compte rendu des récentes auditions de la ministre et du Chef d’état-major des armées n’ait encore été publié.

 

       L’autorité ne se décrète pas et ne s’impose pas, elle se nourrit d’une relation de confiance et de compréhension. Ce désaveu brutal, alors que le constat n’est que l’expression d’une réalité vécue quotidiennement par des hommes et des femmes qui souvent risquent leur vie, ne peut que saper le lien de confiance sur lequel repose toute autorité.

 

       Par ailleurs « la grande muette », qui a toujours su faire connaître son état d’esprit, quelles que soient les contraintes de son devoir de réserve statutaire, doit pouvoir aussi s’exprimer et témoigner de ses difficultés, mais aussi et peut-être surtout de sa vision de la défense du pays qu’elle pour mission d’assurer.

 

       L'autre question que pose cette crise d’autorité est celle du brouillard des chiffres. Entre les coupes budgétaires demandées cette année, les engagements  du gouvernement précédent, l’engagement de campagne d’un budget à 2% du PIB, il devient difficile de s’y retrouver. Pendant ce temps-là, nos forces sur le terrain manquent parfois cruellement d’équipements récents correctement entretenus et d’entraînement. Dans cette perspective, il est effectivement insupportable de constater que ce sont trop souvent les intérêts industriels qui prédominent au détriment des besoins prioritaires des armées. La liberté d’information du Parlement, qui a pour mission constitutionnelle de voter le budget, est à cet égard une garantie indispensable du bon emploi des crédits.

 

       Cette constatation et la crise d’autorité que nous venons de connaître auront le mérite de soulever la question fondamentale de l’emploi des crédits de la défense. Les chiffres ne sont rien s’ils ne recouvrent pas des objectifs  stratégiques définis. Le chiffre symbole de 2% du PIB ne signifie rien s’il n’est pas au service d’une politique de défense élaborée et déclinée jusqu’au niveau des équipements et non pas pour satisfaire les besoins de tel ou tel constructeur.

 

      Une « revue stratégique » devrait définir ces objectifs et une politique de défense cohérente. Mais que penser d’une telle revue alors qu’en est exclue, par exemple, la prétendue « clé de voute « de notre politique de défense, c’est-à-dire l’arme nucléaire ? Que penser d’une réflexion qui pose comme principe indiscutable le renouvellement sans délai de ces armes, contrairement aux engagements de la France à l’égard du TNP (traité de Non-Prolifération Nucléaire), qu’elle a pourtant ratifié ? Comment gérer les conséquences budgétaires de cette priorité donnée à l’arme nucléaire et en particulier les quelque trois milliards d’euros supplémentaires que nécessiterait sa modernisation accélérée ?

 

       Dans l’état actuel du monde, de nos ambitions de notre position, de nos moyens, une telle revue ne peut être que globale et donc concerner aussi l’arme nucléaire. Tout doit être remis à plat dans une concertation qui ne se limite pas à un cercle coopté d’experts autoproclamés.

 

     C’est une ardente obligation si l’on souhaite une politique qui soit « en marche », c’est-à-dire qui n’hésite pas à assumer les remises en cause et les ruptures que réclame notre époque.

 

 

 * Paul Quilès, ancien ministre de la défense,  ancien président de la Commission de la défense de l’Assemblée nationale, Président d'IDN

* Bernard Norlain, général d’armée aérienne (2S), ancien directeur de l’IHEDN, vice- Président d'IDN

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CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez