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20 juin 2017 2 20 /06 /juin /2017 13:35
Une occasion de sortir de « l’ancien monde »

Tribune de Paul Quilès,

 

ancien ministre de la défense, président d’IDN ,

 

publiée sur le blog d’Edouard Pflimlin, journaliste au Monde

 

 

Depuis le 27 octobre 2016, une majorité de pays a engagé à l’ONU un processus devant conduire à la mise au point d’un « instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète ».

 

Cette décision historique a été validée par un vote positif de l’Assemblée Générale le 23 décembre 2016, malgré l’opposition de 35 pays, dont la France, les Etats-Unis, la Russie, la Grande Bretagne et presque tous les pays de l’OTAN. 13 pays se sont abstenus, dont la Chine, l’Inde, le Pakistan, la Finlande, les Pays-Bas, la Suisse.

 

La première session de rédaction du traité s’est déroulée dès le mois de de mars dernier et a permis la rédaction d’un projet, qui sera affiné lors de la seconde session, actuellement en cours au siège de l’ONU. Le texte définitif devrait être approuvé le 7 juillet et soumis au vote de l’Assemblée Générale au début de l’automne.

 

Cette mobilisation étatique, à laquelle se sont jointes de nombreuses ONG, devrait permettre de relancer sur de nouvelles bases la question de la légitimité de cette terrifiante arme de destruction massive qu’est l’arme nucléaire.

 

Certes, il ne suffira pas de proclamer dans le texte d’un traité international qu’il est interdit de « développer, produire, fabriquer, acquérir, posséder et stocker » de telles armes. Il faudra aussi que soient définies, pour l’application du traité, des modalités détaillées de désarmement, de destruction effective des armes, de contrôle, de sanctions. Ceci suppose qu’un climat de dialogue et de confiance s’instaure.

 

A ceux qui considèreraient qu’un tel objectif est empreint de naïveté, je conseille de faire un retour sur l’histoire des 50 dernières années. Combien de traités ont été élaborés pour éliminer des armes de destruction massive –biologiques, chimiques-, les mines anti-personnel, les sous-munitions, pour interdire les essais nucléaires[1] et même pour réduire les stocks d’armement nucléaires (passés de 70 000 à la fin des années 90 à environ 15 500 aujourd’hui) !

 

L’attitude méprisante des autorités françaises à l’égard de ce processus est bien dans la ligne de l’hypocrisie des membres du « club des puissances nucléaires » auquel elle appartient. Ceux-ci refusent de s’associer à la démarche en cours en pratiquant la politique de la chaise vide, au prétexte que ce traité mettrait « en péril le bon fonctionnement du TNP ». Mais, précisément, ce sont eux qui ne respectent pas le TNP, notamment son article VI, qui précise que les signataires s’engagent à adopter « des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire » ainsi qu’ « un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace ».

 

Comme le faisait récemment remarquer Marc Finaud[2], « se retrancher derrière un prétendu impératif de sécurité pour préserver les arsenaux nucléaires aura pour seul résultat d’encourager les pays tels que la Corée du Nord à développer leurs propres capacités. Quelle différence entre l’affirmation de François Hollande à Istres selon laquelle ‘’la dissuasion nucléaire vise à protéger notre pays de toute agression d’origine étatique contre ses intérêts vitaux, d’où qu’elle vienne, et quelle qu’en soit la forme’’ et les propos du ministre nord-coréen des Affaires étrangères à l’ONU : ‘’Notre décision de renforcer notre armement nucléaire est une mesure justifiée d'auto-défense pour nous protéger des menaces nucléaires constantes des Etats-Unis’’ » ?

 

Cette attitude conduit la France à investir lourdement dans la modernisation de son outil de dissuasion, ce que confirme un récent rapport sénatorial, qui annonce « un quasi doublement du budget de la dissuasion à l’horizon 2025 ». C’est une aubaine pour le complexe militaro-industriel, que dénonçait déjà le Président américain Eisenhower[3] en 1961, mais cela ne constitue en rien une réponse aux menaces du monde actuel, qui ne sauraient être dissuadées par l’arme nucléaire : terrorisme, cyber-attaques, criminalité organisée, changement climatique…

 

La démarche engagée avec la rédaction de ce traité d’interdiction peut aussi présenter un autre intérêt, celui de réveiller les partis politiques, les parlementaires et les médias, qui ont manifesté jusqu’ici un fort désintérêt à l’égard de l’armement nucléaire.

 

Quant aux décideurs politiques, notamment le Président de la République, détenteur du « pouvoir nucléaire » depuis 1964, ils seraient bien avisés de se libérer de l’influence, discrète mais efficace, des conseillers qui empêchent toute réflexion et tout débat sur le concept même de dissuasion. Pour Emmanuel Macron, qui dit vouloir rompre avec l’ancien monde et qui souhaite incarner un visage nouveau de la France, ce peut être l’occasion de montrer qu’il n’est pas attaché aux concepts éculés d’un monde ancien  - celui de la Guerre froide - qui continuent à alimenter la doctrine officielle.

 

[1] Même si la non-ratification du traité par plusieurs Etats, dont les Etats-Unis, retarde la mise en oeuvre définitive du traité.

 

[2] Ancien diplomate français, professeur associé au Centre de Politique de Sécurité, Genève, membre du Comité de parrainage d’IDN

 

[3] « Nous devons veiller à empêcher le complexe militaro-industriel d’acquérir une influence injustifiée dans les structures gouvernementales (…). Nous nous trouvons devant un risque réel, qui se maintiendra à l’avenir : qu’une concentration désastreuse de pouvoir en des mains dangereuses aille en s’affermissant. Nous devons veiller à ne jamais laisser le poids de cette association de pouvoirs mettre en danger nos libertés ou nos procédures démocratiques. » Dwight Eisenhower, Discours de fin de mandat (17/01/1961), connu sous le nom du Discours du Complexe Militaro-Industriel

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 11:25
Kohl et Mitterrand

Souvenir d'une rencontre à Baden Baden entre Helmut Kohl et François Mitterrand, lors d'une visite aux "Forces françaises en Allemagne" en 1986, à laquelle j'ai participé comme ministre de la défense.

 

C'est l'occasion pour moi de saluer la mémoire de ces deux hommes d'Etat qui ont chacun marqué l'histoire de leur pays et, ensemble, celle de la construction européenne.

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 10:41
Une chance historique

Aujourd'hui, s'ouvre au siège de l'ONU à New York, la seconde session du groupe de travail qui réunit 132 pays pour préparer un traité d'interdiction des armes nucléaires.

 

La France, comme les pays "dotés" de l'arme nucléaire et les membres de l'OTAN, sera malheureusement absente. Une absence très regrettable, comme je l'ai fait remarquer au Président de la République.

 

Alors que les médias français sont silencieux sur cet événement important, je souhaite attirer votre attention sur l'excellent numéro que l'hebdomadaire Politis vient de consacrer à ce sujet. A lire, pour comprendre les enjeux.

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14 juin 2017 3 14 /06 /juin /2017 09:21

     Dans cette courte interview que j’ai donnée hier sur FR 3 Tarn, j'essaie de répondre à la question: “quel est l’avenir du PS” ?  


     Malgré le désastre électoral, il faut garder espoir et se souvenir de la phrase de Jaurès devant les lycéens d’Albi: “L’Histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir”. C’est ce que j’explique modestement dans cette interview.


     Et, à celles et ceux qui pensent que le retour sur une période difficile qu’a connue le socialisme dans le passé peut être aussi une source de réflexion pour aider à la reconstruction, je suggère d'écouter cette conférence que j'ai donnée à Albi le 14 février dernier.

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 09:47

     Non, je ne suis pas l'auteur de cet article. Non, il n'est pas extrait du flot de commentaires qui s'abattent sur nous depuis hier soir.

 

     Il date en effet du lendemain des élections législatives de juin 2012. Dans sa chronique, Gérard Courtois analysait la victoire éclatante du PS (302 sièges), en la relativisant compte tenu des "records d'abstention" et mettait en garde contre ce qu'il appelait "les illusions d'optique du scrutin majoritaire".

 

     Bien qu'il reste encore un second tour dimanche prochain, la lecture de ce texte est instructive, particulièrement les 2 derniers paragraphes, où le journaliste donnait des conseils très pertinents au Président et à sa majorité.

Les illusions d'optique
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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 15:30
Monsieur le Président, qu'allez-vous faire?

Lettre ouverte au Président de la République,

 

publiée sur le site de Liberation.fr

 

*********

 

Monsieur le Président de la République

 

Depuis le 14 mai 2017, vous êtes le détenteur suprême et unique du pouvoir de déclenchement de l’apocalypse nucléaire.

 

Avec 21 personnalités* éminentes (dont Nicolas Hulot), j’ai attiré votre attention dès le 30 avril, sur un évènement important qui se déroule en ce moment à l’ONU : la négociation d’une Convention d’interdiction des armes nucléaires. La France a voté contre le principe d’un tel instrument juridique le 23 décembre 2016 et elle n’a pas participé à la première session (mars) qui a rassemblé 132 Etats pour réfléchir et débattre du contenu de ce texte.

 

Nous souhaitons que la France ne continue pas à pratiquer la politique de la chaise vide et qu’elle participe à la seconde session qui se tiendra à New York à partir du 15 juin prochain. Il s’agit d’une opportunité historique qui s’offre à notre pays de montrer la voie vers un désarmement multilatéral négocié, vérifiable et universel, à ne pas confondre naturellement avec un désarmement unilatéral.

 

Pour vous qui voulez rompre avec l’ancien monde et qui souhaitez incarner un visage nouveau de la France, ce peut être l’occasion de montrer que vous n’êtes pas attaché aux concepts éculés d’un monde ancien - celui de la Guerre froide - qui continuent à alimenter la doctrine officielle.

 

Il n’est pas raisonnable de continuer à s’arc-bouter sur le maintien d’une arme que nombre d’experts militaires et stratégiques s’accordent à reconnaître comme obsolète et inadaptée, rappelant furieusement la triste "ligne Maginot". Les principales menaces à notre sécurité proviennent aujourd’hui du terrorisme, des cyber-attaques, de la criminalité organisée, des pandémies, du changement climatique et ne sauraient être dissuadées par un arsenal nucléaire.

 

En outre, on sait avec certitude qu’un emploi même limité d’armes nucléaires dans le monde aurait des conséquences humanitaires catastrophiques pour l’ensemble de la communauté internationale. Comment concilier cette perspective avec l’attachement de la France au respect du droit international humanitaire et à la préservation des populations dans les conflits ? Comment croire encore que la sécurité de notre pays repose sur la capacité d’anéantissement de millions de civils innocents ?

 

En donnant votre accord à une participation de nos diplomates à ce processus, vous élèverez le niveau de confiance internationale, donc de sécurité, et entraînerez avec vous l’ensemble des Etats de l’Union européenne. La France peut faire de cette négociation historique une occasion d’être du bon côté de l’Histoire et de prendre la tête du mouvement vers l’objectif d’un monde libéré des armes nucléaires.

 

Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de mes sentiments respectueux.

 

Paul Quilès,

Ancien Ministre de la défense,

Président d’Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN)

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* Sébastien Balibar, physicien, membre de l’Académie des Sciences ;

Rony Brauman, ex-président de MSF, enseignant, essayiste ;

Valérie Cabanes, juriste internationale, Porte-parole « Pour en finir avec l'écocide » ;

Gilles Candar, président de la Société d'études jaurésiennes ;

Jean-Marie Collin, expert, vice-président d’IDN ;

Michel Drain, membre de Pax Christi et de Justice et Paix France;

Jean-Pierre Dupuy, philosophe, professeur émérite à l'Ecole Polytechnique, professeur à l'université Stanford

Marc Finaud, ancien diplomate français, professeur associé au Centre de Politique de Sécurité, Genève ;

Christiane Hessel ;

Bernard Hourcade, directeur de recherche au CNRS ;

Nicolas Hulot, militant écologiste ;

Yannick Jadot, député européen ;

Alain Joxe ;

Georges Le Guelte, ancien secrétaire du Conseil des Gouverneurs de l’AIEA;

Francis Lenne, Général de brigade aérienne (2 S) ;

Bernard Norlain, Général d’armée aérienne (2 S), vice-président d’IDN ;

Ivar Ikeland, ancien président de l'Université Paris-Dauphine ;

Jean-Claude Pecker, Professeur émérite au Collège de France, membre de l’Académie des sciences ;

Paul Quilès, ancien ministre de la défense, président d’IDN ;

Monseigneur Marc Stenger, évêque de Troyes, Président de Pax Christi France ;

Annick Suzor-Weiner, présidente de Pugwash France, professeur émérite à l’Université Paris-Sud ;

Thierry Salomon, co-président du mouvement #LesJoursHeureux.

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6 juin 2017 2 06 /06 /juin /2017 21:59
Paul Quilès, en avril 2004 à l'Assemblée nationale. (Sipa Press)

Paul Quilès, en avril 2004 à l'Assemblée nationale. (Sipa Press)

Interview de Paul Quilès au JDD

 

Quel regard portez-vous sur le Parti socialiste, à la veille d'élections législatives qui s'annoncent compliquées pour Solferino?


Le Parti socialiste est dans une situation difficile pour de nombreuses raisons. Des raisons historiques, politiques et d'autres liées au choix des hommes. Ceci étant, je n'ai pas l'intention d'en rajouter sur la crise actuelle. Il y a, dans l'air du temps, une attaque contre les partis politiques, le "vieux monde" et la "vielle politique". On va voir assez vite, dans les semaines et mois qui viennent, que les règles de la vie politique française et de notre mode de fonctionnement démocratique vont s'imposer. En disant cela, je ne veux pas non plus considérer que le Parti socialiste n'a pas commis d'erreurs et de fautes pendant la dernière période.

 

Lesquelles?


Je n'ai pas l'intention de les dire aujourd'hui pour ne pas accentuer le malaise. Par contre, je fais partie de ceux qui pensent que le Parti socialiste, une fois qu'il aura fait un examen de conscience approfondi, a évidemment un avenir. Mais cela peut prendre des années. J'ai vécu la renaissance du Parti socialiste dans les années 1970. Il partait de très bas aussi. On pourrait faire une comparaison avec 1969 et l'élection présidentielle avec l'échec de Gaston Defferre [le candidat de la SFIO n'avait alors recueilli que 5,01% des suffrages, NDLR]. Il a fallu de nombreuses années pour que le PS renaisse : il fallait un projet, une orientation, des alliances, un parti et des personnalités politiques ayant une certaine capacité de rassemblement et un certain charisme.

 

Quand vous évoquez les "règles de la vie politique française", vous pensez au clivage droite-gauche?


Evidemment. Ecoutez les journalistes, les hommes politiques, les sondeurs, très régulièrement, nous disons : "celui-ci est de droite" ; "lui est de gauche". C'est un clivage qui est dans le fonctionnement démocratique de la France. Ensuite, qu'il y ait besoin de redéfinir les valeurs qui sont de droite et celles de gauche, c'est une évidence. Mais le gloubi-boulga qui consiste à dire que la droite et la gauche n'existent plus, que les partis politiques sont condamnés… Cela ne tient pas longtemps. La meilleure preuve : le groupe majoritaire s'il est celui du président de la République à l'Assemblée nationale va être obligé de former un groupe et de constituer un parti, qu'il le veuille ou non. Ces règles n'ont pas disparu du jour au lendemain à l'issue d'une période calamiteuse qui est celle d'élections à "huit tours" : primaire de droite, de gauche, élection présidentielle et législatives. Nos institutions fonctionnent-elles bien? Je ne le pense pas.

 

Pourquoi?


Cela fait quinze ans que je répète ce qu'il faut changer dans nos institutions. Aujourd'hui, nous avons le résultat de cette dégradation. A mon avis, deux graves désorganisations sont intervenues dans la dernière période : 2001, avec le passage du septennat au quinquennat et l'inversion du calendrier électoral, à savoir l'automaticité des élections législatives après la présidentielle.  (....)

 

LIRE la suite de l'interview sur le site du JDD

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 11:08
Stupidity first !

     Irresponsable, calamiteuse, tragique…. les adjectifs n’ont pas manqué pour qualifier la décision de D.Trump de retirer les Etats-Unis de l’accord de Paris signé par 175 pays lors de la COP 21 pour lutter contre le réchauffement climatique.

 

     On avait cru que le provocateur de la campagne présidentielle s’assagirait une fois aux affaires. Erreur. Devenu Président, Donald Trump reste lui-même et tous ses défauts continuent à se manifester de façon inquiétante.

 

    L’influence du lobby du charbon est indiscutable. Celle de certains de ses conseillers, non plus. On pense par exemple à Steve Bannon, ex-rédacteur en chef du site complotiste, misogyne et ultranationaliste Breitbart News, devenu le principal "conseiller stratégique" à la Maison Blanche!

 

     Mais il ne faut pas sous-estimer, à propos de cette décision, deux autres aspects de la personnalité de D. Trump :

 

- sa méconnaissance grave des dossiers. Voir par exemple cet article et ces photos "Cinq preuves que Trump se trompe sur le climat". Sur un autre dossier, celui de l’Obamacare, son aveu est pathétique : "On ne pensait pas que c’était aussi compliqué" !

 

- son caractère, que certains psychiatres dénoncent comme celui d’un "pervers narcissique mégalo et dangereux" .

 

     Il reste à espérer que des contre-pouvoirs vont se manifester, tant aux Etats-Unis que dans le reste du monde pour empêcher que cette décision stupide ne conduise à accentuer les dégâts causés à la planète par le réchauffement climatique.

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 14:04
Retour sur terre

      Le 17 novembre 2016, j’écrivais sur ce blog :

 

« Malgré les passionnantes (??) annonces que recèle l'actualité sur terre en ce moment, je concentrerai mon enthousiasme ce soir sur l'événement qui me fera vibrer, comme à chaque fois qu'il s'agit de " l'aventure spatiale ". Je veux parler du départ pour l'espace du spationaute français Thomas Pesquet, qui décollera dans quelques heures de Baïkonour avec la fusée Soyouz, en direction de la Station spatiale internationale (ISS). »

 

    Demain, vendredi 2 juin 2017, je ressentirai probablement la même émotion au moment du retour sur terre de Thomas Pesquet, dont la mission dans la station internationale a passionné un très vaste public pendant un peu plus de 6 mois.

 

     A partir de midi 15, sur le site du CNESvous pourrez suivre en direct son retour .

 

      Nous espérons que Thomas Pesquet sera parmi nous à Cordes sur Ciel fin juillet, lors de la 6 ème édition de la manifestation "le Ciel sur Cordes", à laquelle je l’ai invité.

 

     Si vous voulez savoir pourquoi on s'intéresse tant à l'espace dans la cité médiévale de Cordes sur Ciel, lisez "Pourquoi l’espace à Cordes sur Ciel ?"

 

     Je vous recommande aussi de visiter la galerie de photos de Thomas Pesquet, qui rassemble de superbes vues de la Terre et des photos prises dans la station spatiale.

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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 17:03
Après la réunion de Taormina : à quoi sert le G7 ?

     Ceux qui espéraient que le G7 qui vient de se tenir en Sicile pourrait servir à améliorer la gouvernance mondiale devront se rendre à l’évidence. Cette rencontre entre les chefs d’Etat et de gouvernement des 7 pays[1] n’a servi qu’à démontrer le refus de Donald Trump de s'engager en faveur de l'accord de Paris contre le réchauffement climatique.

 

     Tous les autres participants ont réaffirmé « leur engagement à rapidement mettre en oeuvre l'accord de Paris », mais en dépit de leurs pressions répétées, le Président américain n’a pas cédé. "Je prendrai ma décision finale sur l'accord de Paris la semaine prochaine !", a-t-il tweeté en quittant Taormina.

 

     Si l’on veut être optimiste, on peut croire les propos de son conseiller économique qui a déclaré que "Donald Trump évolue "et qu’il est "venu au G7 pour apprendre" !!

 

     En revanche, on peut craindre le pire si l’on se souvient de ses propos violents de campagne ("les USA se retireront de l’accord de la COP 21") et ses premières mesures de détricotage des efforts de B.Obama (remise en  cause "clean air act ", autorisation de forages polluants, décrets favorisant les énergies fossiles telles que le pétrole et le charbon….).

 

     Si les Etats-Unis se retiraient de l’accord de Paris, les conséquences seraient catastrophiques, d’abord parce que ce pays est le deuxième plus gros émetteur de GES (gaz à effet de serre) du monde, gaz responsables du réchauffement climatique, mais aussi parce que cette défection pourrait en entraîner d’autres (Chine, Russie…)

 

     Le seul sujet sur lequel un accord, qui existait avant le début des travaux, a été obtenu concerne la lutte contre le terrorisme. Le rapport[2], qui comporte 15 points, précise que la pression sera accentuée sur les grands groupes internet pour qu'ils luttent davantage contre les contenus radicaux. Il est également fait état, mais de façon assez peu précise, de mesures à prendre face au retour des combattants étrangers[3]Quant à la question préoccupante de la lutte contre le cyber terrorisme, elle  n’est évoquée que sous forme d’une déclaration d'intention, tout en demeurant dans  "le cadre juridique existant".

 

Ecouter mon commentaire lors du Journal de France Culture du 27/5/2017

(à partir de 12’30)

 

     Pas grand-chose n’a été décidé à propos des migrations, sujet pourtant majeur, auquel tenait en particulier l’Italie, alors même que le G7 ne s'était jamais tenu aussi près des côtes africaines. Ici encore, le comportement de Donald Trump a empêché la prise en considération de l'aspect humanitaire du dossier.

 

     Concernant la question du commerce international, autre sujet de friction avec un Donald Trump  tenté par une forme d'isolationnisme, il a été timidement mentionné la lutte contre le protectionnisme.

 

     Dernier sujet, soulevé par le premier ministre japonais, l’attitude à adopter à l’égard de la Corée du Nord à la suite des nouveaux essais de missiles. Face à une situation complexe et qui nécessiterait une analyse approfondie, la réponse à l’emporte-pièce de Donald Trump n’est pas rassurante: « le problème sera résolu » ! 

 

[1] Le G7 réunit les représentants de 7 pays -Allemagne, France, Italie, Grande-Bretagne, Etats-Unis, Canada, Japon- et de l’Union européenne. On parlait de G8 jusqu’à 2014, date à laquelle la Russie a été exclue de la conférence à la suite de la crise ukrainienne.

 

[3] Il a été fait référence au récent attentat de Manchester commis par un Britannique d'origine libyenne, qui pourrait s'être rendu en Syrie après une visite en Libye.

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez