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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 19:03

La Dépêche du Midi présente un bilan

 

de l'embellie touristique 

 

à la suite de l'attribution à Cordes du titre de

 

"Village préféré des Français"

 

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50% de visites en plus à Cordes!50% de visites en plus à Cordes!50% de visites en plus à Cordes!
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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 19:11

Une très intéressante analyse d'Olivier Soulier 

 

      Ebola vient confronter des décennies de souffrance de guerre effrayante dans nos anciens pays coloniaux et les mémoires d’esclavagisme.


      Certains voudraient en faire une nouvelle source de profit pharmaceutique, d'autres cèdent à la peur et Ebola devient le catalyseur de notre angoisse face à ce monde qui change.


      Ebola, connu depuis 30 ans et annoncé régulièrement comme un grand péril, apparait maintenant sur le devant de l’actualité.


      Quelle est la gravité réelle d’Ebola ?   (....)

 

                                                                 Lire la suite

Ebola, le sens d’une épidémie
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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 09:15

       J'ai signé, avec 34 personnalités européennes, cet appel aux chefs d'Etat, pour que soit mise en oeuvre une réponse rapide et efficace à la menace liée à l'épidémie du virus EBOLA. Les besoins sont énormes et les discours ne suffisent pas, il faut des actes!

35 responsables européens demandent une réunion urgente des chefs d'Etat sur la crise du virus Ebola ​​

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 20:41

J’ai participé ce soir à un débat sur ARTE,

dans l’émission « 28 minutes »

 

Présentation de l’émission :

 

      " -1,7% de budget pour la défense en 2015.  Une coupe qui peut surprendre, car la France, toujours présente au Mali et en Centrafrique, est en première ligne dans l’opération contre l’État islamique en Irak. Alors, a-t-on les moyens de participer à autant de guerres ?

 

      On en débat ce soir avec le général Vincent Desportes, professeur de stratégie à Sciences Po, Paul Quilèsancien ministre de la Défense  et le journaliste à l’Opinion, spécialiste des questions de défense, Jean-Dominique Merchet "

 

Revoir l'émission du 2 octobre:  http://28minutes.arte.tv/revoir/ 

                                                             (à partir de 13'40)

Trop de guerres pour la France ?
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Published by Paul Quilès
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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 14:34

Tribune de Paul Quilès publiée dans l'Humanité du 30 septembre

 

       Ce qui se passe avec le pseudo Etat prétendument islamique est préoccupant. L’EI, qui a usurpé les habits de la religion, dispose de beaucoup d’argent, d’un armement important, d’une base géographique à cheval sur 2 pays, de soutiens locaux, d’effectifs provenant de plusieurs pays occidentaux. Il s’est rapidement développé, en tirant profit du sectarisme du précédent gouvernement irakien et des nombreuses erreurs commises par les Occidentaux dans cette région, notamment celles des Etats- Unis depuis 10 ans.

 

          Ce groupe se nourrit des multiples tensions qui traversent la région :

 

      - Le dessin des frontières, résultat d’un partage de la région entre la France et la Grande Bretagne datant de 1923, portait les germes de conflits futurs, en raison notamment du refus de la Turquie de reconnaître la minorité kurde.

      - Les sociétés du Liban, de la Syrie et de l’Irak sont marquées par une fragmentation entre des identités multiples, religieuses, ethniques ou tribales.

     - Les ambitions de l’Arabie Saoudite sunnite, alliée indéfectible de l’Occident, malgré son régime obscurantiste et répressif, se heurtent à celles de l’Iran chiite, qui aspire à prendre l’ascendant sur le monde musulman en proposant son modèle de république islamique.

      - L’influence de l’Iran s’étend au Liban en raison du poids du Hezbollah chiite, à la Syrie dominée par la minorité alaouite, proche du chiisme et à l’Irak majoritairement chiite.

      - Dans le camp sunnite, le leadership de l’Arabie saoudite est contesté par ceux qui réclament à la fois des élections libres et l’application de la loi islamique : le Qatar (malgré son régime autoritaire), la Turquie, mais aussi le mouvement des Frères musulmans.     

 

      L’apparition de l’EI est donc le produit d’une accumulation de tensions et de conflits non résolus. Dans cet imbroglio, la tentation est de limiter le débat public à des simplifications extrêmes, pouvant donner lieu à de la démagogie ou à des manipulations.

 

      Ainsi, vouloir arrêter la progression de l’EI et favoriser le rétablissement de l’autorité du gouvernement irakien, est légitime, mais l’idée que l’on pourra « éradiquer » militairement cette organisation « barbare » est une idée fausse.

 

      La réponse au défi de l’EI ne peut qu’être politique. Elle doit être recherchée par une nouvelle conférence internationale, moins dominée par la seule puissance américaine et clairement placée sous l’autorité de l’ONU. La fin du régime d’El-Assad serait un facteur déterminant dans la défaite de l’EI, mais ce serait une illusion de croire qu’elle ne pourra être obtenue que par des moyens militaires. La poursuite indéfinie de la guerre civile nourrit l’extrémisme.

 

      Il faut donc, sur la base des acquis des conférences de Genève, reprendre les négociations sans préalable entre toutes les forces syriennes (à l’exception des mouvements terroristes) et avec la participation de toutes les puissances intéressées, en vue d’un partage du pouvoir, conforté par de nouvelles élections sous contrôle international. La stabilisation durable de la Syrie, de l’Irak et sans doute du Liban ne pourra pas être acquise sans une réintégration progressive de l’Iran dans le jeu diplomatique, ce qui suppose un règlement négocié du litige nucléaire.

.

      En attendant, des questions se posent à propos de l’engagement de la France. Aura-t-elle la maîtrise des buts de cette opération pilotée par les Etats-Unis ? Son action aura-t-elle toute la portée politique souhaitable, en particulier si elle est associée à des campagnes de bombardement plus intenses frappant des populations sunnites ? En tout cas, notre pays doit avoir la sagesse d’exclure toute intervention en Syrie en l’absence de mandat international.

La réponse au défi de l’EI ne peut qu’être politique
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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 23:16

      L’émotion considérable qu’a suscitée l’assassinat du Français Hervé Gourdel par un groupe algérien affilié à l’EI est compréhensible et je la partage totalement.

 

      Pourtant, au-delà des flots de commentaires, largement médiatisés, auquel a donné lieu ce crime abominable, il faut essayer de comprendre ce qui se passe.

 

      On l’avait presque oublié : le mode principal d’action d’un mouvement terroriste est de terroriser ! C’est bien ce que fait l’EI depuis sa création : terroriser les habitants des territoires du Moyen-Orient qu’il souhaite conquérir, mais aussi traumatiser les Occidentaux, dont il pense que les populations pousseront à la faute leurs responsables politiques.

 

      La faute serait de considérer que seule la réplique militaire contribuera à réduire la nocivité de ce groupe exalté et criminel. L’expérience d’interventions ratées permet d’affirmer qu’il faut aussi une réponse politique, qui passe d’abord par une bonne compréhension des conditions d’émergence de ce groupe et de ses objectifs.

 

      L’EI dispose de beaucoup d’argent, d’un armement important, d’une base géographique à cheval sur 2 pays, de soutiens (tribus sunnites), d’effectifs provenant de plusieurs pays (notamment d’Europe). Il s’est développé à partir des erreurs commises et dans un contexte particulier modelé par des évènements historiques (la « vendetta » entre Chiites et Sunnites….. qui dure depuis 14 siècles, les frontières redessinées par les puissances occidentales il y a un siècle, les erreurs des Etats- Unis depuis 10 ans, le sectarisme du précédent gouvernement irakien….)

 

      Espérons que les responsables politiques occidentaux, mais aussi et surtout ceux des pays du Moyen- Orient sauront trouver les réponses susceptibles d’endiguer cet extrémisme barbare (voir "Comment sortir du chaos?")

 

      Dans ce combat de longue haleine, il faudra éviter les débordements intempestifs vers des considérations communautaristes ou religieuses. Il ne faudra pas non plus perdre de vue, puisque l’on parle beaucoup de « guerre », qu’il ne s’agit pas d’une guerre entre l’Occident et les pays du Moyen- Orient, mais d’une série de conflits, avec leurs terribles cortèges de destructions, de morts, de blessés, de déplacés…, qui touchent des Sunnites, des Chiites, des Kurdes, des Chrétiens d’Orient, des Yazidis.

 

       Dernière remarque. J’ai entendu dire que le risque terroriste était nouveau. Même si l’EI est une organisation d’un type particulier, cela fait des années que ce risque et les moyens de s’en prémunir ont été analysés. Je vous suggère à ce sujet de consulter le rapport que j’ai présenté comme Président de la commission de la défense de l'Assemblée nationale après les attentats du 11 septembre 2001 : "33 propositions pour améliorer la lutte contre le terrorisme"

Terroriser!
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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 09:14

      Barack Obama s’est engagé à rassembler une « large coalition » pour « éradiquer » le mouvement terroriste dénommé Etat Islamique (EI). François Hollande, pour sa part, a annoncé qu’il « engageait la France » dans cette coalition.

 

      Avant d’examiner les origines du véritable chaos que traverse le Moyen-Orient, ainsi que les réponses qui pourraient être apportées aux drames que vivent ses populations, constatons que de telles décisions, graves de conséquences, ne donnent pas lieu aux concertations qu’on serait en droit d’attendre dans des pays démocratiques.

 

      Pour ce qui concerne la France, on nous répondra que c’est ainsi, puisque l’on vit dans un système de monarchie républicaine, qui postule que certains sujets concernant la diplomatie et la défense n’ont pas à faire l’objet de débat préalable…. Combien de temps encore les Français vont- ils accepter de voir ainsi leurs représentants dessaisis du droit de débattre de l’opportunité de tels choix, qui engagent sérieusement notre pays ?

 

      Certes, l’écheveau des fils de l’invraisemblable imbroglio moyen-oriental est difficile à dénouer. La difficulté ne date pas d’aujourd’hui et on cite souvent la fameuse phrase de Charles de Gaulle dans ses Mémoires de guerre : « Vers l’Orient compliqué, je volais avec des idées simples »….en oubliant quand même la suite du propos -« Je savais qu’au milieu de facteurs enchevêtrés, une partie essentielle s’y jouait. Il fallait donc en être » 

 

      Cette référence ne justifie pas que le débat public se limite à des simplifications extrêmes, qui peuvent donner lieu à des jugements démagogiques ou à des manipulations, comme celle qui consiste à vouloir imposer des réponses, forcément simples, puisque le sujet est compliqué !

 

        Si l’on veut comprendre les enjeux de ce qui se passe au Moyen-Orient, il faut commencer par revenir sur les évènements passés, tenter de comprendre les causes profondes des divisions et des détestations, les ressorts profonds des parties en présence, le poids de l’Histoire et notamment de la religion, les intérêts croisés et parfois contradictoires, le rôle du pétrole….. Il faut aussi revenir sur les erreurs commises et dont on subit aujourd’hui les conséquences.

 

 Réécrire l’histoire serait vain, mais s’interroger sur la façon d’éviter

la répétition de ces erreurs peut être utile.

 

    Relevons d’abord que les Etats actuellement en crise sont des constructions récentes et fragiles : les frontières entre la Turquie, le Liban, la Syrie et l’Irak sont le résultat du partage de la région entre la France et la Grande Bretagne à la fin de la Première Guerre mondiale. Ce partage a été en partie corrigé par le traité de Lausanne (1923), lorsqu’Atatürk établit l’Etat national turc. Mais la fondation de la Turquie kémaliste portait également les germes de conflits futurs, en raison notamment du refus de reconnaître la minorité kurde.

 

      Les sociétés du Liban, de la Syrie et de l’Irak sont marquées par une fragmentation entre des identités multiples, religieuses, ethniques ou tribales. Il y existe un réel sentiment d’appartenance nationale, mais ce sentiment peut, en période de crise, passer au second plan derrière les loyautés communautaires, ressenties comme plus protectrices.

 

      Si les troubles du Moyen-Orient ont un tel impact sur la sécurité internationale, c’est naturellement en raison du poids de la région dans l’approvisionnement en pétrole de l’Europe, de l’Asie et même des Etats-Unis (malgré le développement récent des hydrocarbures non conventionnels). Autre facteur déstabilisant : le conflit israélo-arabe. Enfin les rivalités des puissances régionales entretiennent des tensions permanentes : les ambitions de l’Arabie Saoudite sunnite, alliée indéfectible de l’Occident, malgré son régime obscurantiste et répressif, se heurtent à celles de l’Iran chiite qui aspire à prendre l’ascendant sur le monde musulman en proposant son modèle de république islamique. L’influence de l’Iran s’étend au Liban en raison du poids du Hezbollah chiite, à la Syrie dominée par la minorité alaouite, aujourd’hui proche du chiisme et à l’Irak majoritairement chiite. Mais, dans le camp sunnite, le leadership de l’Arabie saoudite est contesté par tous ceux qui réclament à la fois des élections libres et l’application de la loi islamique. On trouve dans cette mouvance des Etats comme le Qatar (malgré son régime autoritaire) ou la Turquie, mais aussi le mouvement des Frères musulmans.

 

      L’apparition du prétendu « Etat islamique » (EI) est un produit de cette accumulation de tensions et de conflits non résolus. Il s’est développé en Syrie, où il a pu profiter de l’incapacité de l’opposition, dramatiquement divisée, à vaincre le régime. Il a rapidement étendu sa présence en Irak, en jouant sur les frustrations de la minorité sunnite. Il sans doute bénéficié du soutien de certains milieux saoudiens désireux de combattre l’influence des Frères musulmans et de la passivité de la Turquie, qui ne souhaite pas prendre parti entre l’EI et les mouvements autonomistes kurdes.

 

Dans ce chaos, que peut apporter l’intervention de la France ?

 

      Arrêter la progression de l’EI et favoriser le rétablissement de l’autorité du gouvernement irakien sont des objectifs parfaitement légitimes. Mais la France aura-t-elle la maîtrise des buts de cette opération politico-militaire pilotée par les Etats-Unis ? Son action aura-t-elle toute la portée politique souhaitable, en particulier si elle est associée à des campagnes de bombardement plus intenses frappant des populations sunnites ? Elle doit avoir la sagesse d’exclure toute intervention en Syrie en l’absence de mandat international. Mais la France prendra-t-elle pour autant ses distances par rapport aux opérations américaines en Syrie, qui viennent de démarrer ?

 

      Quant à l’armement de l’opposition syrienne « modérée », comment empêcher qu’il profite à des mouvements comme le Front Al-Nosra, qui, même s’ils combattent l’EI, recourent aux mêmes méthodes et entendent imposer une idéologie tout aussi totalitaire ? 

 

     La réponse au défi de l’EI ne peut qu’être politique.

 

      Elle doit être recherchée par une nouvelle conférence internationale, moins dominée par la seule puissance américaine et clairement placée sous l’autorité du Conseil de sécurité de l’ONU. La fin du régime d’El-Assad serait un facteur déterminant dans la défaite de l’EI, mais ce serait une illusion de croire qu’elle ne pourra être obtenue que par des moyens militaires. La poursuite indéfinie de la guerre civile nourrit l’extrémisme, d’ailleurs attisé par la rivalité des puissances régionales. Il faut donc, sur la base des acquis des conférences de Genève, reprendre les négociations sans préalable entre toutes les forces syriennes (à l’exception des mouvements terroristes) et avec la participation de toutes les puissances intéressées, en vue d’un partage du pouvoir, conforté par de nouvelles élections sous contrôle international.

 

      Soyons aussi conscients que la stabilisation durable de la Syrie, comme celle de l’Irak et sans doute du Liban ne pourront pas être acquises sans une réintégration progressive de l’Iran dans le jeu diplomatique, ce qui suppose un règlement négocié du litige nucléaire.

 

      Enfin, la relance des conversations en vue d’une « zone exempte d’armes de destruction massive » au Moyen Orient* contribuerait également, dans cette perspective, au retour de la confiance et à l’affaiblissement des extrémismes.

 

On le voit, dans l’Orient compliqué dont parlait De Gaulle, il faut s’efforcer de ne pas en rester à des idées simples !

__________________________________________________________________

* Le principe de ces négociations a été accepté lors de la conférence d’examen du Traité de Non-Prolifération (TNP) en 1995 et réaffirmé en 2010. La réunion préparatoire devait avoir lieu en 2012…..mais a été reportée sine die, à la demande des Etats-Unis, en raison de « l’absence de stabilité du Moyen-Orient » (voir sur ce blog: "Moyen-Orient: une occasion manquée")

Moyen-Orient : comment sortir du chaos ?
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20 septembre 2014 6 20 /09 /septembre /2014 18:57

      On m’a proposé de commenter à la télévision le grand événement « Sarkozy, le retour », mais, n’étant pas critique de cinéma, j’ai préféré refuser….Il m’a également semblé qu’il est actuellement des sujets de réflexion autrement plus préoccupants que cette nouvelle saison d’une mauvaise série.  

 

      En effet, où que l’on porte actuellement son regard sur le monde, on constate que les désordres se multiplient et parfois s’amplifient : Irak, Syrie, Ukraine, Libye, Gaza, Centrafrique, pour ne prendre que les exemples les plus médiatisés.

 

      Autant de raisons de s’inquiéter, mais il ne suffit pas d’agiter la peur des engrenages et de ne commencer à se mobiliser que lorsque se manifeste la crainte de subir les retombées du conflit. Il faut analyser avec lucidité toutes les menaces, avant qu’elles deviennent de vrais dangers, à la fois pour la sécurité des personnes et celle des Etats.

 

      Il y a quelques années, l’ONU les identifiait de la façon suivante :

 

- les guerres entre États ;

- la violence à l’intérieur des États provoquée par les guerres civiles ;

- les génocides ou la violation massive des droits de l’Homme ;

- la pauvreté, les maladies infectieuses, la dégradation de l’environnement ;

- les armes nucléaires, radiologiques, chimiques et biologiques ;

- le terrorisme et la criminalité transnationale organisée.

 

    Aucun pays, aussi puissant soit-il, ne peut à lui seul se mettre complètement à l’abri de telles menaces, qui sont interdépendantes et qui exigent donc des réponses de la part de ce qu’on appelle la « Communauté internationale » et notamment de son expression institutionnelle, l’ONU.

 

      Malheureusement, trop souvent, pour des raisons politiques, financières ou de mauvaise organisation, ces menaces sont prises en compte de façon tardive. C’est ce qui semble s’être produit avec l’explosion de l’épidémie liée au virus Ebola.

 

      La directrice générale de l’OMS avait alerté il y a plus d’un mois sur le risque d’une dynamique non maîtrisée de l’épidémie, qui a déjà causé 2630 décès sur 5357 personnes contaminées. Avec retard, le Conseil de sécurité vient d’intervenir de façon solennelle en qualifiant « la progression sans précédent de l’épidémie….de menace pour la paix et la sécurité internationale » (résolution 2177, adoptée à l’unanimité).

 

     Une aide urgente d’1 milliard de dollars va être dégagée, mais le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a prévenu que l’aide nécessaire sera de 20 fois plus élevée que celle fournie actuellement. Autant dire, si l’on veut éviter une véritable catastrophe humanitaire, sanitaire (et même économique et sociale, dans certains pays africains), qu’il va falloir prendre des décisions courageuses et coûteuses.

Ebola : trop tard ?
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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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14 septembre 2014 7 14 /09 /septembre /2014 15:00

        Chaque jour, dans un paysage politique assez désolant, de nouveaux propos viennent nous désoler un peu plus. Je me contenterai de prendre quelques exemples dans l’actualité récente.

 

   - Un ancien conseiller du Président se dit victime d’une « logique d’épuration ethnique » après avoir été chassé de l’Elysée, en raison de liens avec l'industrie pharmaceutique laissant entrevoir un possible conflit d'intérêts. C'est, dit-il « les Hutus contre les Tutsis » !

 

       - Une ancienne compagne du Président remercie « pour le moment » et, en guise de remerciement (indépendamment de son gain sur les ventes de 1,2 à 1,4 millions d’euros), déverse avec indécence un flot d’horreurs sur celui qui lui a accordé ce moment.

 

      - Un député, devenu ministre pendant quelques jours et révoqué pour malhonnêteté financière, tente d’excuser ses fautes en plaidant la « phobie administrative »

 

      - Un ancien socialiste compare le trader compulsif Kerviel au capitaine Dreyfus, en invoquant Jean Jaurès et en oubliant que Dreyfus, condamné à tort, a été la victime d’un complot antisémite, tandis que Kerviel a fauté!

 

      « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde », disait Albert Camus. Comme il avait raison !

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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4 septembre 2014 4 04 /09 /septembre /2014 21:20

      L’annonce de « suspendre » la livraison à la Russie du navire BPC (bâtiment de protection et de commandement) Mistral ne présente que des inconvénients pour la France.

 

      J’avais commencé à développer mes arguments et à expliquer pourquoi je pense que cette décision est malencontreuse, quand j’ai lu cette analyse de Jack Dion dans Marianne.

 

      Je suis d'accord avec ce texte et, plutôt que de le plagier, je préfère vous en recommander vivement la lecture.

 

********************************

 

" Il y a peu, Laurent Fabius assurait qu’il n’était pas question de revenir sur la vente du porte-hélicoptères Mistral à la Russie. Il était seulement question de rediscuter de la livraison du second navire, ce qui pouvait se concevoir vu le contexte du moment. 


Le 24 juillet dernier, le ministre des Affaires étrangères déclarait, en riposte aux injonctions de David Cameron, petit télégraphiste de la Maison Blanche : « Il y a une règle que les contrats signés sont payés et honorés ». Au passage, et non sans raison, Laurent Fabius lui rappelait que la Grande-Bretagne continuait à livrer des armes autrement plus sophistiquées à Vladimir Poutine, que Londres était la capitale d’adoption des oligarques russes, et donc qu’avant de faire la leçon aux autres il devrait commencer par balayer sa propre carpette. 

Tout ça est oublié. Fabius fait du Cameron, et Hollande rentre sagement dans le rang des bons soldats de l’Otan. Car il ne faut pas chercher ailleurs la raison du revirement tricolore. L’explication se trouve moins du côté de Donestk qu’à Newport, au Royaume-Uni. C’est là que s’ouvre le sommet de l’Otan, cette organisation militaire née à l’époque de la guerre froide, toujours en vigueur alors que l’ennemi soviétique a disparu de la carte, et qui entend régenter le monde en lieu et place de l’Onu, dont c’est pourtant la vocation première. 

D’ailleurs qui parle encore des casques bleus, aujourd’hui ? Dès qu’apparait une crise quelque part, au Proche-Orient, en Europe ou ailleurs, c’est l’Otan qui entre en scène, autrement dit l’armée des Etats-Unis et ses supplétifs, quitte à reprocher aux autres (les Russes par exemple) de vouloir s’inspirer de la prétention américaine à jouer au gendarme. 

La crise en Ukraine ne s’explique pas autrement. Au lendemain de l’effondrement du camp soviétique, au lieu de bâtir un nouveau système de sécurité collective, l’Occident a voulu arrimer la Géorgie et l’Ukraine à l’Otan. C’était la pire des provocations vis-à-vis de la Russie, de son histoire et de sa géographie. 

Du temps de Gorbatchev le mollasson, puis d’Eltsine le roi de la bouteille, cela pouvait passer. Avec Poutine, un président héritier des traditions tsaristes et nationalistes de la Russie, et qui se fait une certaine idée de son pays, cela ne passe plus. Mais au lieu de négocier avec Moscou, au lieu d’avancer vers cette Europe de l’Atlantique à l’Oural dont parlait le général de Gaulle, les Occidentaux ont tout fait pour utiliser l’Ukraine comme tête de pont politico-militaire contre la Russie, en dépit des appels à la raison entendus ici et là, y compris aux Etats-Unis. 

Dans cette histoire, la France a joué les mouches du coche, comme en témoigne l’affaire du Mistral, après l’alignement sur les sanctions. Qui peut croire que c’est la non livraison de ce navire qui va empêcher Poutine de continuer à soutenir manu militari les rebelles de l’Est ukrainien, qui ont quelques récriminations fondées à l’égard du pouvoir en place à Kiev ? Pourquoi se priver d’un tel contrat quand on connaît la situation de l’économie et de l’emploi en France ? Comment assumer une telle décision et négocier au même moment avec cette grande démocratie qu’est l’Arabie saoudite pour lui vendre des lance-missiles ? Comment convaincre les clients potentiels à l’achat du Rafale (l’Inde par exemple) que la France peut respecter ses engagements ? 

Cette décision est une Bérézina commerciale doublée d’un Waterloo politique. C’est la victoire de la diplomatie à la Bernard-Henri Lévy, l’homme du chaos en Libye, qui voit le monde divisé entre Bons et Méchants. Poutine, à qui on ne donnerait pas le bon Dieu orthodoxe sans confession, est évidemment dans cette dernière catégorie, alors que tous ceux qui lui sont opposés sont d’une candeur absolue, y compris les apprentis fascistes qui œuvrent dans l’ombre à Kiev. 

Aujourd’hui encore, dans Le Parisien, BHL somme l’Europe de désigner la Russie comme l’ennemi à abattre. Au détail près, c’est la ritournelle en vigueur au Monde et à Libération. Le mercredi 3 septembre, Libé titrait : « Ukraine : guerre à l’Europe », vitupérant au passage « l’inertie occidentale », comme si les néocons à l’américaine avaient pris le contrôle du journal fondé par Jean-Paul Sartre. 

Mais que veulent-ils ? Foncer sur la Russie ? Bombarder Moscou ? Soyons sérieux. Plutôt que de s’aligner sur les apprentis sorciers de l’Otan et ses adjudants en chemise blanche, il serait temps de retrouver le sens des réalités. Dans le dossier ukrainien, rien n’est simple, rien n’est univoque. A jouer la carte de l’escalade, le pire est possible. Mieux vaudrait s’en apercevoir avant qu’il ne soit trop tard. "

L’affaire du Mistral
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Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez