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26 avril 2018 4 26 /04 /avril /2018 08:43
Il faut sauver l’accord sur le nucléaire iranien

     Malgré les efforts déployés par Emmanuel Macron, il est probable que Donald Trump finira par dénoncer l’accord sur le nucléaire iranien de juillet 2015.

    Cet accord, obtenu après 13 années d’âpres négociations, représente pourtant une victoire de la diplomatie multilatérale. L’Iran y donne des garanties sérieuses et vérifiables de non-prolifération. Un retour automatique du régime de sanction est prévu en cas de non-respect d’une seule de ses clauses. Et force est de constater que l’AIEA n’a, à ce jour, jamais constaté la moindre violation des engagements pris par l’Iran.

    Désormais, la question se pose : si les Etats-Unis se retirent de l’accord, qu’en est-il de sa survie ? Il n’est pas acceptable qu’une seule partie, quelle que soit sa puissance, remette en cause un accord endossé par le Conseil de Sécurité de l’ONU à travers la résolution 2231, alors même qu’aucune transgression n’a été constatée.

   Emmanuel Macron a proposé un nouvel arrangement, aux contours encore flous, qui s’ajouterait aux obligations acceptées par l’Iran. Cet arrangement entraverait le programme balistique de Téhéran et viserait à limiter l’influence de l’Iran au Moyen-Orient. On peut se demander avec quelle légitimité Emmanuel Macron propose ces mesures qui n’ont aucune base en droit international et qui contredisent l’esprit de la résolution 2231 du Conseil de sécurité.

    Il faut sauver l’accord de 2015. Comme l’affirmait encore récemment la diplomatie française, « c’est un instrument essentiel, qui doit être mis en œuvre de la manière la plus rigoureuse et transparente, sous la stricte supervision de l’AIEA ».

     Son échec serait un coup dur pour la crédibilité de la France, mais aussi de l’ONU et de l’Union Européenne, qui est cosignataire. Les conséquences seraient graves pour le régime de non-prolifération. L’Iran a d’ores et déjà menacé de reprendre son programme nucléaire en s’affranchissant de toutes contraintes. C’est la stabilité dans l’ensemble du Moyen-Orient qui est en cause.

    Une pleine coopération de toutes les parties à l’accord autres que les Etats-Unis est aujourd’hui indispensable pour garantir la sécurité internationale. Bruxelles, Pékin et Moscou doivent mettre de côté leurs différends pour agir conjointement en offrant à l’Iran le maximum de coopération économique possible dès lors qu’il respecte en totalité ses engagements.

Communiqué d'IDN

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25 avril 2018 3 25 /04 /avril /2018 16:35
L'illusion nucléaire

Bombe atomique: Paul Quilès pourfend "l'illusion nucléaire"

 

(dépêche AFP)

 

 

La dissuasion nucléaire, en France et dans le monde, repose "sur des mythes, des dogmes non démontrés et des contre-vérités qu'il est temps de dénoncer", estime l'ancien ministre de la Défense Paul Quilès, devenu militant du désarmement nucléaire. 

 

Présentant mercredi au Sénat le livre qu'il a écrit, avec Jean-Marie Collin et Michel Drain, sur la question, intitulé "L'illusion nucléaire - La face cachée de la bombe atomique", M. Quilès a assuré à l'AFP "qu'il y a en France comme un catéchisme, une foi, une religion du nucléaire qu'on ne peut discuter. Mais tout cela repose sur des déformations de la vérité, des dissimulations et la sous-estimation systématique de certaines données". 

 

L'ancien ministre et ses co-auteurs s'efforcent d'abord de démonter, en dix courts chapitres, ce qu'ils qualifient de "fausses certitudes".

 

Exemple: Les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki les 6 et 9 août 1945 auraient fait capituler le Japon. Faux, assurent les auteurs: la décision japonaise de reddition a été prise le 26 juin, lors d'une réunion du Conseil suprême de direction de la guerre. L'emploi de la bombe était avant tout un message adressé à l'URSS. 

 

Autre "fausse certitude": la France doit son siège de membre permanent au Conseil de sécurité de l'ONU à la possession de la bombe atomique. Or la première réunion du Conseil de sécurité a lieu le 17 janvier 1946, à Londres. A cette date, seuls les Américains possédaient la bombe. Moscou en sera doté en 1949, Londres en 1952, Paris en 1960, Pékin en 1964. "A aucun moment il n'y a eu de lien entre le fait d'avoir l'arme nucléaire et celui d'être membre permanent", assurent les auteurs. 

 

Le tout-puissant "lobby nucléaire" français, poursuivent-ils, s'appuie sur des "omissions", des "dissimulations" et des "sous-estimations", qu'ils illustrent des exemples et des rappels historiques d'incidents, plus ou moins bien connus, qui ont plusieurs fois mené le monde au bord de l'accident nucléaire majeur. 

 

"Il ne faut jamais sous-estimer le rôle, en France et ailleurs, du complexe militaro-industriel", assure Paul Quilès. "Son influence est colossale. En tant qu'ancien ministre de la Défense, j'ai des souvenirs très précis de la façon dont ils interviennent dans la définition de ce qui devrait être une politique publique transparente". 

 

"Il n'est pas question de plaider en faveur d'un désarmement nucléaire français unilatéral, total et immédiat, qui est bien sûr impensable", conclut-il. "Mais le débat doit avoir lieu, au Parlement et dans l'opinion. Rien n'est plus terrible pour une démocratie que de prendre les gens pour des idiots". 

 

"L'illusion nucléaire" - Éditions Charles Léopold Meyer - Parution le 17 mai. 20 €. 

 

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24 avril 2018 2 24 /04 /avril /2018 11:31
Trump et MacronTrump et Macron

      Pour celles et ceux qui ne sont pas de grands amateurs de Tweeter (comme DT!), voici mes 2 derniers tweets, qui concernent ce qui se passe en ce moment:

      - à Washington, dont les médias parlent beaucoup,

      - mais aussi à Genève....dont on parle beaucoup moins!

 

**********

- Trump et Macron vont parler du nucléaire à propos de l’Iran et de la Corée. Alors que démarre la conférence #TNP2018 à Genève, pourquoi les 2 "amis" ne proposeraient-ils pas d’aller vers une interdiction des armes atomiques#TIAN, comme Reagan et Gorbatchev à Reykjavik en 1986?


- Au moment où Trump et Macron parlent de l’interdiction de l’armement nucléaire de la Corée et de l’Iran, pourquoi ne discutent-ils pas aussi de leur propre armement @FR_Desarmement et ne font-ils pas de nouvelles propositions à la Russie et aux autres puissances nucléaires ?

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 18:04
La face cachée de la bombe atomique

L’illusion nucléaire

La face cachée de la bombe atomique

 

 

Cet essai de Paul Quilès, Jean-Marie Collin et Michel Drain souhaite réveiller les consciences et montrer que le maintien d’une politique de dissuasion nucléaire ne signifie rien d’autre que l’acceptation du risque d’un suicide collectif.

 

Alors que l’opinion internationale s’émeut à juste titre de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, comment se fait-il que l’on ferme les yeux, en France notamment, sur le danger des armes atomiques ? Il s’agit pourtant d’armes tout aussi « inhumaines », que l’on considère, au même titre que les armes chimiques, comme des « armes de destruction massive ».

 

Les armes nucléaires représentent en effet un risque inouï pour l’humanité tout entière et les enjeux de leur élimination sont vitaux, d’autant plus qu’une nouvelle course aux armements est engagé au niveau mondial.

 

L’idée que l’arme nucléaire serait un facteur de prestige, une garantie ultime de sécurité par la dissuasion, n’est aujourd’hui qu’une affirmation non démontrée. Près d’un demi-siècle après la mort du général de Gaulle, et malgré la fin de la guerre froide, le débat n’a toujours pas eu lieu. Celui-ci est pourtant indispensable pour mettre un terme aux silences, aux approximations, aux contrevérités, aux slogans répétés à l’envi et aux arguments d’autorité…

 

Les auteurs décryptent les mythes entourant les armes nucléaires, les accidents, les coups de chance, les atteintes à la crédibilité de la dissuasion, l’opacité budgétaire, le manque de contrôle parlementaire. Ils apportent une information claire et précise, à partir de 22 récits qui montrent que la défense de la politique de dissuasion nucléaire utilise les trois techniques classiques de la propagande : la déformation de la vérité, la dissimulation de la vérité et la sous-estimation de certaines données. C’est ainsi que se fabrique « l’illusion nucléaire».

 

 

LES AUTEURS :

  • Paul QUILES a été ministre à plusieurs reprises et notamment ministre de la Défense. À l’Assemblée nationale, il a été président de la commission de la Défense. Il a été responsable national du Parti socialiste, chargé des questions de stratégie et de défense. Il est actuellement maire de Cordes-sur-Ciel et président d’Initiatives pour le désarmement nucléaire (IDN).
  • Jean-Marie COLLIN est expert sur les questions de sécurité internationale et de désarmement, notamment dans les domaines de la dissuasion et de la non-prolifération nucléaires. Il occupe la vice-présidence d’IDN et est également porte-parole de ICAN France, prix Nobel de la paix 2017.
  • Michel DRAIN a été administrateur des services de l’Assemblée nationale où il a notamment été chargé d’assister les rapporteurs spéciaux du budget de la Défense. Il est membre de Justice et Paix France et de Pax Christi France.

 

SOMMAIRE :

 

Première partie : LES FAUSSES CERTITUDES

  • Chapitre 1- La bombe atomique a fait capituler le Japon.
  • Chapitre 2- La bombe atomique a permis de maintenir la paix pendant soixante-dix ans.
  • Chapitre 3-  On ne peut pas désinventer la bombe.
  • Chapitre 4- La France est au Conseil de sécurité grâce à sa bombe atomique.
  • Chapitre 5- La France mène une politique de « stricte suffisance ».
  • Chapitre 6- Un avertissement de nature nucléaire peut rétablir  la dissuasion.
  • Chapitre 7- La bombe atomique assure notre indépendance.
  • Chapitre 8- en France, il y a un consensus sur la bombe atomique.
  • Chapitre 9- On ne peut pas se passer de la composante aérienne.
  • Chapitre 10- Seul le président peut donner l’ordre de tir.

Deuxième partie : LES OMISSIONS

  • Chapitre 11- L’affrontement nucléaire secret de la crise de Cuba.
  • Chapitre 12- Des plages espagnoles toujours radioactives, cinquante-deux ans après un accident nucléaire militaire.
  • Chapitre 13- Une mission nucléaire aérienne française lancée par erreur.
  • Chapitre 14- Une collision s’est bien produite entre deux sous-marins nucléaires français et britannique.
  • Chapitre 15- Le 26 septembre 1983 : un officier soviétique sauve le monde d’une apocalypse nucléaire.
  • Chapitre 16-  Le risque d’un hiver nucléaire est réel.
  • Chapitre 17- Le cyber, la technologie qui peut « tuer » la dissuasion nucléaire.

Troisième partie : LES SOUS-ESTIMATIONS

  • Chapitre 18- Le secret budgétaire autour de la bombe.
  • Chapitre 19- La dissuasion coûtera bientôt plus de 6 milliards d’euros par an.
  • Chapitre 20- Le programme de simulation des essais nucléaires a vu son coût exploser.
  • Chapitre 21- Le rôle du complexe militaro-industriel.
  • Chapitre 22- Le temps : un paramètre oublié.

Livre publié aux Editions Charles Léopold Mayer

Disponible en librairie : 17 mai

 

CONTACTS : 

Editions Charles Léopold Mayer :

  www.eclm.fr - isabelle.yafil@eclm.fr

- Initiatives pour le désarmement nucléaire : ​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​​

  www.idn-france.org - contact@idn-france.org 

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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 09:19
Cordes sur Ciel, Bruniquel, Castelnau-de-Montmiral, Penne, Puycelsi
Cordes sur Ciel, Bruniquel, Castelnau-de-Montmiral, Penne, Puycelsi
Cordes sur Ciel, Bruniquel, Castelnau-de-Montmiral, Penne, Puycelsi
Cordes sur Ciel, Bruniquel, Castelnau-de-Montmiral, Penne, Puycelsi
Cordes sur Ciel, Bruniquel, Castelnau-de-Montmiral, Penne, Puycelsi

Cordes sur Ciel, Bruniquel, Castelnau-de-Montmiral, Penne, Puycelsi

« CORDES SUR CIEL et les Cités Médiévales » sera la nouvelle destination touristique labellisée par la Région Occitanie/Pyrénées-Méditerranée au cours de la réunion de sa Commission permanente du 13 avril dernier.

 

Souhaitant poursuivre sa politique de valorisation du territoire auquel elle appartient, Cordes sur Ciel a présenté un dossier de candidature au label « Grand Site Occitanie » en commun avec les communes de Penne, Bruniquel, Puycelsi et Castelnau-de-Montmiral.

 

En effet, ces cinq Cités Médiévales sont reliées par un circuit de plus de 80 km, autour de la forêt de la Grésigne et d’un territoire viticole, et constituent une destination déjà pratiquée par les visiteurs, qui ont l’habitude d’associer ces sites à leur séjour sur Cordes sur Ciel.

 

Le fil conducteur proposé pour la destination est celui de l’histoire du patrimoine. Il permet de faire cheminer les visiteurs de site en site, à la découverte des témoignages offerts par le patrimoine bâti, naturel, matériel et immatériel sur la préhistoire, l’époque médiévale et la période contemporaine.

 

Une offre d’activités et de produits y est associée pour créer de la valeur ajoutée et raconter au visiteur l’histoire de ces sites au travers de différentes expériences.

 

Le choix de ce fil conducteur, l’histoire du patrimoine, s’intègre naturellement dans l’identité et la stratégie de communication choisies au niveau départemental d’un « territoire où prendre le temps fait du bien ».

 

Ancien « Grand Site de Midi-Pyrénées » et, à ce titre, engagée contractuellement depuis 2008 dans une démarche de mise en valeur et de protection du patrimoine, la Commune de Cordes sur Ciel, qui accueille près d’un million de visiteurs par an, a été érigée en « station classée de tourisme » par décret du 22 janvier 2018.

 

La notoriété qu’elle a acquise depuis plusieurs décennies, tant sur le plan national qu’international, sera au service de cette nouvelle destination touristique, dont l’ambition est d’«avoir un tourisme de nature et de découverte privilégiant les mobilités douces et les rencontres» et  de «fixer les visiteurs sur le territoire, afin de développer un lieu de séjour».

 

Paul QUILÈS

Maire de Cordes sur Ciel

 

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 10:12
Syrie : un bombardement, et après ?

Ce texte a été publié par le Huffington Post sous le titre

L'intervention française en Syrie est un bombardement qui ne fait rien avancer   

 

***

 

       Les explications du Président de la République et du Ministre des affaires étrangères concernant les bombardements effectués en Syrie par les forces américaines, françaises et britanniques sont insuffisantes et contradictoires.

 

      On nous dit que la « ligne rouge » a été franchie par le régime de Bachar el Assad, sans que l’on sache qui est habilité à la fixer, en l’absence d’accord au Conseil de sécurité de l’ONU. De quel droit un ou plusieurs pays peuvent se substituer aux organisations internationales compétentes pour apprécier et juger ces crimes de masse ? Qui est habilité à définir la sanction et à « punir » ?

 

      Comment peut-on dire que l’intervention est « légitime » en invoquant le Chapitre VII de la Charte des Nations Unies alors que celui-ci prévoit[1] que la décision d’intervenir militairement est le fait du Conseil de sécurité et pas de tel ou tel Etat qui s’érige en justicier international ?

 

       Quant à la référence qu’a faite le ministre des Affaires étrangères à la résolution 2118 du Conseil de sécurité ayant pour objet l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, adoptée à l'unanimité le 27 septembre 2013, elle n’est pas complète. Ici aussi, il est bien précisé que c’est le Conseil de sécurité qui prend la décision d’intervenir militairement en cas d’emploi d’armes chimiques.

 

      L’emploi de la force en dehors des dispositions de la Charte des Nations Unies comporte de graves risques. Malgré ses grandes insuffisances, l’ONU reste une instance indispensable pour le règlement de la plupart des conflits dans le monde. Pour éviter les blocages comme celui qui vient encore de se produire, il faudrait que soit reprise la proposition faite au secrétaire général de l’ONU le 2 décembre 2004, qui recommandait que le droit de veto ne soit pas utilisé au Conseil de sécurité « en cas de génocide ou de violation massive des droits de l’Homme ». La France se devrait de proposer à nouveau[2] cette remise en cause du privilège dont dispose le « club des cinq » depuis 1945, privilège aujourd’hui abusif alors que notre monde ne ressemble plus, par bien des aspects, à celui de la fin de la seconde guerre mondiale.

 

       Par ailleurs, comment peut-on affirmer que « l’opération est réussie sur le plan militaire » sans donner de précisions sur l’efficacité des frappes réalisées par les 105 missiles (85 américains, 12 français[3], 8 britanniques), dont 76 tirés sur le seul Centre de recherche et de développement de Barzeh. La Russie, pourtant traitée de « complice » des utilisateurs de l’armement chimique, avait été informée des frappes et, très probablement, les responsables russes ont prévenu les Syriens….qui ont pu déménager une partie de leurs stocks.

 

      Comment se fait-il que les grandes puissances n’aient pas accordé plus d’importance à la bonne application de la « Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction », que la Syrie a fini par ratifier en 2013 ? On aimerait savoir pourquoi les responsables qui s’indignent aujourd’hui ne se sont pas plus mobilisés à la lecture des rapports publiés par l’OIAC (Organisation pour l'Interdiction des Armes Chimiques) depuis 2014 sur les stocks d’armement chimique encore présents en Syrie et sur leur utilisation.

 

      Il ne suffit pas de s’indigner, de façon un peu hypocrite, face aux terribles effets  des « armes inhumaines » et de plaider pour la destruction des « armes de destruction massive » (biologiques, chimiques, nucléaires). Il faut aussi regarder en face certaines réalités :

 

- la Convention d’Ottawa (1999) interdisait les mines antipersonnel. Une trentaine de pays – notamment producteurs !- sont demeurés hors de la Convention (dont USA, Russie, Chine, Inde, Iran…)

- la Convention d’Oslo (2010) interdisant les armes à sous-munitions. Elle n’a pas été signée par les USA, la Russie, la Chine, Israël, l’Inde, le Pakistan.

- le protocole de Genève (1925) interdisait déjà l’utilisation des armes biologiques et chimiques et des gaz asphyxiants. Les USA ne l’ont ratifié qu’en 1975 !

- la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction a été signée à Paris le 14 janvier 1993. Le traité est entré en vigueur le 29 avril 1997. Il a été ratifié par 192 Etats. Ne l’ont pas ratifié notamment: l’Egypte, la Corée du Nord, Israël. Tous les stocks déclarés n’ont pas encore été détruits (USA, Irak).

- concernant l’attitude des grands Etats à l’égard des « armes inhumaines », il ne faut pas oublier le massacre d’Halabja (16-19 mars 1988). Cette ville kurde a été soumise à une « attaque punitive » de Saddam Hussein avec des armes chimiques. Le bombardement a fait près de 5000 morts et entre 7000 et 10 000 blessés. Il entrait dans le cadre de l’opération « Anfal » menée par le régime irakien et qui s’est traduite par la destruction de 2000 villages et de 12 villes, entraînant la mort de 200 000 Kurdes. Les Irakiens ont également utilisé à de nombreuses reprises des armes chimiques contre les forces iraniennes, au moins à partir de 1983. A cette époque, les Occidentaux soutenaient l’Irak dans sa guerre contre l’Iran. Les USA ont attendu la fin 1990, après l’invasion du Koweït par Saddam Hussein, pour attribuer le massacre d’Halabja à l’Irak….et pas à l’Iran !

 

     Quant au traité d’interdiction des armes nucléaires, rédigé par une majorité d’Etats de l’ONU qui est en cours de signature au niveau international, il est l’objet d’un silence pudique et hypocrite de la part des grands Etats qui se présentent comme les garants de la paix et du droit international. Il va bien falloir pourtant s’intéresser de près à cette terrible « arme de destruction massive », tout aussi « inhumaine » que l’arme chimique et susceptible de massacrer des millions de « civils innocents », pour reprendre la terminologie largement utilisée ces derniers jours.

 

     Quelles seront les conséquences du bombardement qui vient d’être infligé par 3 pays occidentaux à la Syrie ? L’enquête de l’OIAC dira si les stocks d’armement chimique syriens ont été totalement détruits. Quant au régime de Bachar el Assad, il n’est pas sûr qu’il soit affaibli et qu’il ne conservera pas le soutien actif de la Russie.

 

     De nombreuses questions se posent dans ce Moyen Orient devenu de plus en plus dangereux pour la paix mondiale, avec la constitution de blocs antagonistes de plus en plus enclins à préférer les solutions militaires à la diplomatie. L’heure semble pourtant à présent venue de reprendre le dialogue avec toutes les parties pour parvenir à un cessez-le-feu général et à un règlement durable du conflit syrien sur la base des principes[4] adoptés à l’unanimité par le Conseil de sécurité en 2015.

 

[1] Voici les 3 articles du Chapitre VII qui définissent les conditions dans lesquelles peuvent être menées des « actions en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’actes d’agressions » :

Article 39 : Le Conseil de sécurité constate l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux Articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.

Article 41 : Le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures n'impliquant pas l'emploi de la force armée doivent être prises pour donner effet à ses décisions, et peut inviter les Membres des Nations Unies à appliquer ces mesures. Celles-ci peuvent comprendre l'interruption complète ou partielle des relations économiques et des communications ferroviaires, maritimes, aériennes, postales, télégraphiques, radioélectriques et des autres moyens de communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques.

Article 42 : Si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l'Article 41 seraient inadéquates ou qu'elles se sont révélées telles, il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu'il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales. Cette action peut comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d'autres opérations exécutées par des forces aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies.

 

[2] Suggestion faite par François Hollande à la tribune des Nations Unies.

 

[3] La frégate LANGUEDOC a lancé 3 missiles navals mer-sol SCALP EG à partir de la Méditerranée. Les 5 Rafale and les 4 Mirage ont lancé 9 missiles de croisière air-sol Storm Shadow/SCALP EG.

 

[4] Processus politique dirigé par les Syriens et facilité par l’ONU en vue de mettre en place « une gouvernance crédible, inclusive et non sectaire », d’adopter une nouvelle constitution et d’organiser des élections « libres et régulières » sous la supervision de l’ONU (résolution 2254)

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 11:36
Syrie: des explications confuses

      Ainsi, la « punition » vient d’être infligée cette nuit par les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France et je sais que beaucoup d’entre vous sont inquiets ce matin. Vous vous interrogez probablement sur les conséquences militaires et politiques de cette intervention, comme je le faisais hier sur ce blog 

 

      Pour y voir clair, je vous recommande vivement d’écouter cette excellente interview de Bertrand Badie sur France Inter. Je n’ai pas un mot à rajouter !

 

     Par contre, je n’ai pas apprécié la façon dont notre ministre des Affaires étrangères a justifié le bombardement de cette nuit, en faisant référence au Chapitre VII de la Charte des Nations-Unies. Voici un extrait de son discours

 

« En septembre 2013, le Conseil de sécurité avait pris acte de cet engagement et décidé par sa résolution 2118 que la Syrie devait s’y tenir, sous peine d’encourir des mesures relevant du chapitre VII de la Charte des Nations unies. Le chapitre VII a un sens clair : c’est le recours à des mesures militaires pour contraindre ceux qui menacent la paix et la sécurité internationale. »

 

      Si vous n’êtes pas familier avec le chapitre VII de la Charte des Nations unies, je vous conseille d’en lire ci-après un extrait, qui définit les conditions dans lesquelles peuvent être menées des « actions en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d’actes d’agressions ». Vous y constaterez que c’est le Conseil de sécurité qui décide de telles actions et non des pays qui s’érigeraient en défenseurs du droit international.

 

     Quant à la référence que fait le ministre des Affaires étrangères à la résolution 2118 du Conseil de sécurité ayant pour objet l'utilisation d'armes chimiques en Syrie, adoptée à l'unanimité le 27 septembre 2013, elle n’est pas complète. Ici aussi, il est bien précisé que c’est le Conseil de sécurité qui prend la décision d’intervenir militairement et non tel ou tel Etat.

 

*********

 

Chapitre VII de la Charte des Nations unies

 

Article 39

Le Conseil de sécurité constate l'existence d'une menace contre la paix, d'une rupture de la paix ou d'un acte d'agression et fait des recommandations ou décide quelles mesures seront prises conformément aux Articles 41 et 42 pour maintenir ou rétablir la paix et la sécurité internationales.

 

Article 41

Le Conseil de sécurité peut décider quelles mesures n'impliquant pas l'emploi de la force armée doivent être prises pour donner effet à ses décisions, et peut inviter les Membres des Nations Unies à appliquer ces mesures. Celles-ci peuvent comprendre l'interruption complète ou partielle des relations économiques et des communications ferroviaires, maritimes, aériennes, postales, télégraphiques, radioélectriques et des autres moyens de communication, ainsi que la rupture des relations diplomatiques.

 

Article 42

Si le Conseil de sécurité estime que les mesures prévues à l'Article 41 seraient inadéquates ou qu'elles se sont révélées telles, il peut entreprendre, au moyen de forces aériennes, navales ou terrestres, toute action qu'il juge nécessaire au maintien ou au rétablissement de la paix et de la sécurité internationales. Cette action peut comprendre des démonstrations, des mesures de blocus et d'autres opérations exécutées par des forces aériennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies.

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12 avril 2018 4 12 /04 /avril /2018 21:41
Photo afp.com/George Ourfalian

Photo afp.com/George Ourfalian

Pour la plupart des responsables politiques français, la cause est entendue : il faut punir Bachar el Assad, qui a utilisé des armes chimiques contre son peuple.

Quand et comment cela se produira-t-il ? Depuis quelques heures, Emmanuel Macron et Donald Trump semblent moins pressés, mais, pendant plusieurs jours, on a entendu un flot de menaces, de plus en plus violentes, de plus en plus précises, les commentaires sont devenus de plus en plus techniques….sans que l’on s’interroge sur le contexte et les conditions de cette « punition » annoncée!

C’est ce que je souhaite faire ici, en reprenant une réflexion que je mène depuis des années sur les conditions de la guerre et de la paix.

1-  Comme en 2013, le débat autour de la fameuse « ligne rouge » à ne pas dépasser concernant l’utilisation des armes chimiques a été escamoté. On ne sait pas qui est habilité à fixer cette « ligne », en l’absence d’accord au Conseil de sécurité de l’ONU. De quel droit un ou plusieurs pays peuvent se substituer aux organisations internationales compétentes pour apprécier et juger ces crimes de masse ? Evitons aussi de laisser penser qu’il y aurait des victimes « acceptables » (au Yémen par exemple ?) et d’autres qui ne le seraient pas !

2- Qui serait habilité à définir la sanction et à « punir » ? Un pays seul (les Etats-Unis ? la  France ?) ou une coalition, dont on ne sait pas par exemple si elle ne comporterait pas l’Arabie saoudite… pourtant bien engagée dans des crimes de masse au Yémen ?

3- Comment se fait-il que les grandes puissances aient accordé aussi peu d’importance à la bonne application de la « Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction », que la Syrie a fini par ratifier en 2013 ?

RAPPEL : Il existe des traités internationaux destinés à empêcher l’utilisation des armes de destruction massive (biologiques, chimiques, nucléaires) et de celles qui visent surtout les civils (armes à sous-munitions, mines anti-personnel). Certains de ces traités concernant ce qu’on appelle, de façon un peu hypocrite, les « armes inhumaines » n’ont pas été signés par de grands pays, qui ne se privent pourtant pas de donner des leçons de vertu. Quels sont ces traités ?

- la Convention d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel, signée par 164 pays, est entrée en vigueur en 1999. Une trentaine de pays – notamment producteurs !- sont demeurés hors de la Convention(dont USA, Russie, Chine, Inde, Iran…)

- la Convention d’Oslo interdisant les armes à sous-munitions, signée par 112 Etats (sauf USA, Russie, Chine, Israël, Inde, Pakistan), entrée en vigueur en 2010.

- le protocole de Genève (1925) interdisait déjà l’utilisation des armes biologiques et chimiques et des gaz asphyxiants. Les USA ne l’ont ratifié qu’en 1975 !

- la Convention de 1972 concernant l’interdiction de la mise au point, du stockage et de l’utilisation des armes biologiques, a été signée par plus de 50 Etats, ratifiée par la France en 1984, par l’URSS et les USA.

- la Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction a été signée à Paris le 14 janvier 1993. Le traité est entré en vigueur le 29 avril 1997. Il a été ratifié par 192 Etats. Ne l’ont pas ratifié notamment: l’Egypte, la Corée du Nord, Israël. Tous les stocks déclarés n’ont pas encore été détruits (USA, Irak), mais les Etats ont pris des engagements concernant le calendrier de destruction. L’OIAC, organisme de vérification dont le siège est à La Haye, a pour mission de vérifier la bonne application de l’accord.

AUTRE RAPPEL, concernant l’attitude des Etats (notamment les plus puissants) à l’égard des « armes inhumaines » : le massacre d’Halabja (16-19 mars 1988). Cette ville kurde a été soumise à une « attaque punitive » de Saddam Hussein avec des armes chimiques. Le bombardement a fait près de 5000 morts et entre 7000 et 10 000 blessés. Il entrait dans le cadre de l’opération « Anfal » menée par le régime irakien et qui s’est traduite par la destruction de 2000 villages et de 12 villes, entraînant la mort de 200 000 Kurdes. A cette époque, les Occidentaux soutenaient l’Irak dans sa guerre contre l’Iran. Les USA ont attendu la fin 1990, après l’invasion du Koweit par Saddam Hussein, pour attribuer ce massacre à l’Irak….et pas à l’Iran !

4- L’emploi de la force en dehors des dispositions de la Charte des Nations Unies comporte de graves risques. Il entraînerait, qu’on le veuille ou non, un nouvel affaiblissement de l’ONU. Or, malgré ses grandes insuffisances, l’ONU reste une instance indispensable pour le règlement de la plupart des conflits dans le monde. Pour éviter les blocages comme celui qui vient encore de se produire, il faudrait que soit reprise la proposition faite au secrétaire général de l’ONU le 2 décembre 2004, qui recommandait que le droit de veto ne soit pas utilisé au Conseil de sécurité « en cas de génocide ou de violation massive des droits de l’Homme ». La France se devrait de proposer à nouveau * cette remise en cause du privilège dont dispose le « club des cinq » depuis 1945, privilège aujourd’hui abusif alors que notre monde ne ressemble plus, par bien des aspects, à celui de la fin de la seconde guerre mondiale.

5- Dans l’immédiat, la question la plus grave à propos de ce bombardement annoncé est de savoir quelles pourraient en être les conséquences. La plus inquiétante serait l’élargissement  du conflit, notamment entre Russes et Américains. Quant à la Syrie et à son avenir, on n’a pas encore entendu d’analyse pertinente sur le prétendu « bienfait » de cette opération militaire. Si elle est de même nature que la dernière « punition » américaine, elle risque de n’avoir aucune influence sur la situation politique de la Syrie et sur les perspectives malheureusement bien réelles de victoire du régime d’Assad.

 * Suggestion faite par François Hollande à la tribune des Nations Unies.

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 16:32
Il n’y a qu’une laïcité, celle de la loi de 1905

      Le Président de la République vient de se laisser aller à des propos inquiétants sur sa conception de la laïcité, en déclarant vouloir "réparer" le lien entre l'Église catholique et l'Etat, qui "s'est abîmé".

 

      En attendant qu’il s’explique lui-même sur ce qu’il a voulu dire, il n’est pas inutile de rappeler quelques principes qui fondent la laïcité en France, comme je l’avais fait à l'issue du colloque sur la laïcité qui s'était déroulé à l'Assemblée nationale en 2009.

 

*****

 

     " Le 9 décembre 1905, les représentants du peuple inscrivaient dans la loi les principes indéfectibles de la laïcité, valeur universelle d'unité, de liberté, d'égalité, de concorde et pierre angulaire de la République

 

     Par son article 1er, la loi proclamait la liberté de conscience, le droit de croire ou de ne pas croire, et le libre exercice des cultes. De ce fait, la laïcité n'est pas hostile aux religions, contrairement à une contre-vérité courante.

 

     Par son article 2, elle proclamait l'indépendance réciproque de l'Etat et des cultes. De ce fait, elle s'opposait au cléricalisme, c’est à dire l'intrusion d'autorités religieuses dans la vie politique et les lois de l'Etat. En stipulant que « la République ne reconnaît ni ne salarie aucun culte », elle posait comme un principe l’universalité de son orientation, condition de l’égalité de traitement de tous les citoyens, qu’ils croient en Dieu ou non.

 

     Aujourd'hui, la laïcité est bafouée par les agissements et les intentions déclarées des plus hautes autorités de l'Etat. La République est fragilisée par la progression du communautarisme social, ethnique, religieux, qui divise de plus en plus la société."      (….)

 

Lire la suite

du manifeste présenté par le club Gauche Avenir le 10 octobre 2009

 

Regarder cette petite vidéo

rappelant l'histoire et les principes de la laïcité

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7 avril 2018 6 07 /04 /avril /2018 16:26
A propos de la Corée

Le club DEMOCRATIES, que je préside, organise

un dîner-débat autour du thème  

« Corée : guerre ou paix ? »

avec Juliette Morillot

 

     Spécialiste des deux Corées, Juliette Morillot intervient régulièrement dans les médias en tant qu'experte de la Corée du Nord. Ancienne directrice de séminaire sur les relations inter-coréennes à l'École de guerre, elle a été rédactrice en chef du mensuel de géopolitique La Revue, et rédactrice en chef adjointe d'Asialyst.

     Elle a longtemps vécu en Corée du Sud et en Extrême-Orient.

    Historienne et romancière, elle a publié de nombreux ouvrages sur la Corée parmi lesquels Les Orchidées rouges de Shanghai (Presse Pocket), roman historique né de sa rencontre avec une ancienne « femme de réconfort », et Évadés de Corée du Nord (co-écrit avec Dorian Malovic, Belfond), la première enquête de terrain basée sur des témoignages de Nord-Coréens publiée en France.

     Elle présentera son nouveau livre Le monde selon Kim Jong-un. Guerre ou paix ?, écrit avec Dorian Malovic (Éditions Robert Laffont), qui a reçu le prix du meilleur livre politique du Festival de Géopolitique de Grenoble.

mardi 24 avril 2018 à 19h45

 au restaurant "Les Noces de Jeannette",

14, rue Favart - 75002 Paris.

Les modalités d'inscription sont précisées ici.  Il faut s'inscrire avant le 20 avril.

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Faites connaissance avec

Cordes sur Ciel,

la cité médiévale dont Paul Quilès a été le maire pendant 25 ans.

    cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

        site de l'Office du tourisme 

Faites connaissance avec IDN

 (Initiatives pour le désarmement nucléaire),

dont Paul Quilès est président.

IDN travaille chaque jour à la réduction des arsenaux nucléaires et du risque, intentionnel ou non, d’utilisation de l’arme nucléaire.

IDN oeuvre à construire un monde sans armes nucléaires, pour une paix et une sécurité internationale durables.

Bibliographie

- 2018: L'illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain)

- 2017: Quelques citations sur les armes nucléaires

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  

- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu) 

- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff ) 

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï) 

- 1992: Nous vivons une époque intéressante 

- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez