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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 09:13

       Difficile d’échapper ces jours-ci aux remarquables images du débarquement de Normandie ! Les reportages, les interviews, les commémorations nous replongent dans l’ambiance forte et émouvante de ce mémorable 6 juin 1944.

 

      Le rappel est indiscutablement utile, tant la mémoire peut faire défaut quand il s’agit d’évènements si connus qu’on n’en conserve que des souvenirs stéréotypés et un peu convenus. On a raison d’insister sur le caractère audacieux de l’immense opération des Alliés destinée à porter un coup décisif au nazisme. On a raison de vanter les mérites de tous ces héros, certains inconnus, d’autres qui furent longtemps ignorés (commando Kieffer).

 

      Cela ne doit pas faire oublier le nombre élevé de victimes, tant militaires que civiles, les destructions dues aux bombardements qui ont parfois ravagé des villes entières, les souffrances des populations.

 

      En portant un regard lointain, 70 ans plus tard, on ne peut pas se contenter de considérer que c’était le prix à payer  pour la victoire et le retour de la liberté…. Il n’est pas interdit de réfléchir -comme nous y invite également la commémoration en cours du centenaire du début de la guerre de 14-18- non seulement aux horreurs de la guerre, mais aussi aux enchaînements qui ont conduit au déclenchement de conflits armés et qui peuvent à nouveau y conduire.

 

       N’oublions pas que la Grande guerre ne fut pas la «der des ders», qu’espéraient nos anciens, que la 2ème Guerre mondiale n’a pas mis fin aux affrontements entre Etats, que la chute du mur de Berlin ne s’est pas traduite par l’avènement général de la démocratie et qu’encore aujourd’hui, les conflits armés, les massacres de populations civiles se poursuivent en de nombreux points de la planète.

 

     Il est indispensable que les citoyens des démocraties pressent les responsables politiques de questions et qu’ils les incitent à être des « faiseurs de paix », alors que le climat international est particulièrement tendu.

 

      Pour ma part, c’est dans cette perspective que je prépare deux évènements, qui se dérouleront dans les prochaines semaines et auxquels je vous invite vivement à participer :

 

- une conférence internationale qui se tiendra à Paris les 26 et 27 juin à l’Assemblée nationale sur le thème "Vers un monde sans armes nucléaires"  (voir programme et inscription sur le site d’ALB 

 

- la reprise du spectacle "Jaurès, une voix pour la paix", qui sera joué près de Carmaux du 27 au 31 juillet, à l’occasion de la commémoration du centenaire de l’assassinat de Jaurès ( voir programme et réservations sur le site du spectacle)

Jour J : les héros et les victimes
Jour J : les héros et les victimes
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 19:00

      Je n’ai pas l’intention de revenir sur le constat que partagent largement nos concitoyens, celui d’une situation désastreuse, où que l’on tourne le regard : un pouvoir désavoué par les urnes, une victoire incontestable du populisme, une défiance à l’égard des partis politiques et de leurs leaders, une désespérance qui gagne du terrain dans de nombreuses couches de la société….

 

      Les "éléments de langage", les slogans, les invectives, les solutions miracles sont de peu de secours en pareille circonstance. Ce n’est pas une raison pour sombrer dans un catastrophisme démoralisant et peu efficace. Mieux vaut faire preuve de lucidité et essayer de comprendre les raisons profondes de ces maux, avant d’apporter des réponses.

 

      En politique, il n’est jamais bon d’avoir raison trop tôt. Et pourtant, certaines surdités peuvent avoir des conséquences redoutables. Par exemple :

 

     - Depuis des années (14 ans, pour ce qui me concerne), nous sommes nombreux à demander que les institutions de la Vème République évoluent vers un meilleur partage des pouvoirs et un meilleur équilibre institutionnel. Rien n’a été fait, bien au contraire (instauration du quinquennat et inversion du calendrier électoral), pour en finir avec un système de monarchie républicaine qui renvoie toute décision au sommet de la pyramide. On connaît les conséquences de ce détestable système: un Premier ministre qui « exécute » la politique définie par le Président, une majorité parlementaire contrainte, un parti majoritaire pétrifié, sans marge d’initiative, peu écouté et dont les militants, de moins en moins nombreux, s’interrogent sur leur utilité. Il ne suffit pas de faire signe à des sympathisants tous les 5 ans lors du vote pour la désignation du candidat lors des primaires pour établir un lien avec un électorat désabusé, désorienté et qui croit de moins en moins à la parole des politiques.

 

      - Depuis près de 2 ans, dans la logique même de ce système, on refusait d’entendre les voix de ceux qui demandaient avec insistance que les promesses de la campagne de 2012 soient respectées et qui s’inquiétaient des conséquences du régime infligé au pays, tout en préconisant d’autres réponses à la crise. Et voilà qu’aujourd’hui, nombre de ceux qui s’étaient faits discrets jusqu’ici et parfois même qui défendaient la ligne suivie au sommet, joignent leur voix aux critiques et aux demandes de ceux qui étaient fustigés hier et souvent traités d’irresponsables ou d’incompétents ! Maigre consolation, car la question est bien de savoir maintenant quel peut être le débouché des initiatives un peu brouillonnes que l’on voit fleurir çà et là, alors que la logique même du système institutionnel de la Vème république empêche qu’aboutisse toute expression "déviante ".

 

      La seule réponse me semble résider dans un sursaut de ceux qui croient encore au rôle - il est vrai très discrédité en ce moment- des partis politiques. Laissons l’UMP à ses (graves) turpitudes, qui affectent malheureusement aussi l’ensemble de la vie politique française et intéressons-nous au PS. Ses responsables doivent comprendre que des décisions fortes doivent être prises rapidement, pour éviter une dégringolade comme celle qui a été fatale à d’autres grands partis français au cours du demi-siècle écoulé.

 

      Si l'on montre que le PS n’est pas un parti godillot, un simple outil de sélection de candidats, une chambre d’enregistrement, une agence de communication, qu’il est écouté et entendu, alors ses militants, en plein désarroi aujourd’hui, militeront et recréeront l'indispensable lien avec les Français, notamment ceux qui ont voté à gauche le 6 mai 2012.

 

      Redonnons donc la parole aux militants. Cela passe par l’organisation rapide d’un congrès, seule façon de débattre en profondeur et de définir avec clarté le cap susceptible de rendre au PS une crédibilité actuellement très entamée.

 

***********

PS : En ces temps de déprime, il faut aussi se raccrocher à quelques petits bonheurs! J’ai apprécié à cet égard les propos de Claude Bartolone ce matin sur France Inter , ainsi que l’interview d’Emmanuel Maurel dans Libération d’hier.

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 10:17

      Dans le climat plutôt glauque qui accompagne les résultats de ces élections européennes, j’ose à peine me féliciter de la saine réaction des électrices et électeurs de la commune de Cordes sur Ciel, dont je suis maire. 

 

      Cela ne va pas m’empêcher de participer à la réflexion en profondeur que nécessite la double alerte –démocratique et politique- qui nous est lancée (voir sur ce blog)…..mais c’est quand même encourageant !

 

   ( %)                              Cordes         Comparaison              Comparaison

                                                               avec Tarn                  avec France

PS/PRG                          24,43                    +8,5                            +10,0

UMP                               17,05                      -1,1                               -4,0

FN                                  11,93                    -14,5                             -13,5

EELV                              14,20                     +3,2                              +4,8

UDI/Modem                    10,23                     +2,2                                0

Front de gauche               5,97                      -2,6                              -0,5

 

Nombre de votants         55,88                     +5,9                            +11,4

Un motif de satisfaction
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 22:47

Communiqué de presse de "Maintenant La Gauche"

suite aux résultats des élections européennes

 

Les résultats des élections européennes en France constituent une alerte majeure pour les dirigeants de notre pays et de l’UE, ainsi que pour les responsables politiques.

 

Une alerte démocratique.
Le décrochage démocratique perdure, témoignant moins d’un désintérêt de nos compatriotes que d’une perception d’impuissance à peser sur les choix européens et les orientations politiques françaises et à faire prendre en compte leurs attentes, leurs besoins et une vision d’avenir pour leurs enfants.
Même si le taux d’abstention est en légère réduction, il demeure très préoccupant dans les quartiers populaires et massif au sein de l’électorat de gauche.

 

Une alerte politique.
Nul ne peut sous estimer la gravité de voir pour la première fois de notre histoire le FN en tête d’une élection dans notre pays. Cette situation exige des changements majeurs tant au niveau gouvernemental qu’au sein des partis politiques.
Le score historique du Front national met chacun devant ses responsabilités.
Les mauvais résultats du PS confirment une défiance persistante, voire accrue, à l’égard de la majorité gouvernementale. Les bonnes réponses aux avertissements lancés par les Français lors des municipales ne semblent pas avoir été apportées..
Depuis de longues années, le Parti Socialiste n’a pas su résorber la fracture entre ses dirigeants et ses électeurs comme avec le peuple de gauche sur la question de la construction européenne. La non tenue par François Hollande de ses engagements sur la réorientation de l’Europe a accru le désarroi de nos concitoyens, qui refusent la politique d’austérité et de concurrence généralisée.

 

Aujourd’hui, c’est toute la gauche qui est percutée par l’ampleur de la crise. C’est pourquoi le rassemblement des forces de gauche s’impose, autour d’objectifs concrets inversant rapidement les priorités et engageant le redressement du pays dans la justice.

 

Le PS, premier parti de la gauche, a une responsabilité particulière pour retrouver son rôle moteur dans ce rassemblement. Ses militants doivent pouvoir rapidement prendre la parole.

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23 mai 2014 5 23 /05 /mai /2014 22:30

     Que la question a été mal posée!

 

     Le feuilleton politico-militaro-médiatique de ces derniers jours n'aurait pas eu de raison d'être si l'on s'était rappelé comment est construit le budget de la défense:

 

- un Livre blanc définit les risques et les menaces à court, moyen et long terme, qui justifient des besoins de défense (matériel, effectifs); à partir d'une analyse géostratégique de l'état du monde, il propose une posture de la France et définit des missions;

 

- une Loi de programmation Militaire (LPM) détaille et chiffre ces besoins pour une période de 6 ans. La récente LPM (2014-2019), votée par le Parlement à la fin 2013, comporte un engagement de crédits de 190 milliards d'euros sur cette période.

 

      Rechercher d'éventuelles "économies" sur ce budget, pour contribuer à la ponction de 50 milliards d'euros sur la dépense publique, aurait pu avoir un sens si la question avait été posée en amont, c'est à dire au moment de la définition, dans le Livre blanc, de la posture de la France, des missions assignées à nos armées et des moyens qui leur sont accordés.

 

      On aurait pu en particulier, comme je ne cesse de le demander, s'interroger sur la stratégie coûteuse et, à mon avis, inefficace, de développement de la composante nucléaire de notre défense (Lire sur ce blog). Malheureusement, ce sujet n'a pas été abordé lors de l'élaboration du Livre blanc et il a à peine été évoqué lors des débats sur la LPM.

 

     On ne peut donc pas réduire la question des dépenses de défense à des échanges incertains, mêlant des menaces de hauts responsables militaires, des revendications d'industriels de l'armement et des indignations politiciennes.

 

      Le Premier ministre vient de déclarer que "les inquiétudes de l'armée n'ont pas lieu d'être". J'en prends acte....mais la problématique que je formule demeure!

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21 mai 2014 3 21 /05 /mai /2014 10:40

         Il  était indispensable que les candidat(e)s socialistes à l'élection européenne du 25 mai prennent un engagement clair et ferme sur un projet controversé : celui du Traité transatlantique (TAFTA).

 

         Voilà qui est fait avec le texte qui suit. Je m’en félicite et je ne doute pas que les signataires* et notamment mon ami Emmanuel Maurel, sauront faire respecter ces engagements.

 

************

 

     « Depuis juillet 2013, des négociations se sont ouvertes entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur un partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, plus connu sous les sigles TAFTA ou TTIP.

 

     Cette perspective soulève de nombreuses et légitimes interrogations chez les Français. Pour leur permettre de faire un choix éclairé le 25 mai prochain, chaque formation politique doit faire connaître sa position. La nôtre repose sur une analyse exigeante qui ne saurait se contenter d'une posture facile et électoraliste, consistant à se réfugier dans le rejet pur et simple d'un accord commercial… qui n'est en rien finalisé.

 

     Notre vision de la mondialisation, c'est le juste échange. Celui où la protection sociale, nos préférences collectives dans la santé ou l'environnement sont défendus et non bradés au profit du «tout marché» et du libre-échange.

 

     Notre position sur cet accord est claire et ferme : avec pragmatisme nous devons évaluer les potentialités d'un accord géostratégique mais, avec vigilance nous devons également mesurer les risques qu'il pourrait faire courir à l'Europe et ses citoyens. Parce que nous sommes des Européens convaincus, nous savons que c'est à l'échelle de l'Union que nous devons dialoguer avec les Etats-Unis alors que l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) est en panne.

 

     Nous n'en sommes qu'au tout début des discussions. Notre exigence est que toute la transparence soit faite sur les négociations. Notre candidat à la présidence de la Commission européenne, Martin Schulz, est le seul à avoir pris l'engagement, s'il est élu, de demander la publication complète du contenu des échanges entre les deux parties et de former un groupe de travail rassemblant société civile, experts et syndicats.

 

     Cette longue période qui s'ouvre nous permettra d'organiser un débat de fond, démocratique, public et transparent avec les acteurs de la société civile et les partenaires sociaux.

 

     A l'heure de la compétition entre Etats-continents, nous devons examiner lucidement les perspectives de débouchés porteurs d'activité et d'emplois pour nos économies. A l'heure des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), nous devons jouer notre carte dans la définition des normes et standards mondiaux de biens et services. L'Europe a vocation à peser de tout son poids pour réguler la mondialisation et faire valoir ses intérêts.

 

     N'est-il pas temps de nous battre pour que les Etats-Unis appliquent enfin les normes de l'Organisation Internationale du Travail ? N'est-il pas temps d'imposer aux Etats-Unis une réelle réciprocité ? Les marchés publics européens sont ouverts à 85% aux entreprises étrangères, ceux des Etats-Unis ne le sont qu'à 35%. Le juste échange que nous défendons vise à assurer un rééquilibrage des échanges pour que l'Union européenne ne soit pas «l'idiot utile» de la mondialisation.

 

     A l'initiative des socialistes français, les services audiovisuels, la Culture ainsi que la Défense ont déjà été exclus du champ de la négociation. Nous demandons le respect d'un haut niveau de protection de l'environnement et des normes sociales en vigueur dans l'Union européenne. Nous exigeons de la Commission européenne qu'elle respecte scrupuleusement le mandat qui lui a été confié. Il ne pourra être question de bœufs aux hormones, de poulets javellisés, ou de remise en cause du principe de précaution sur les OGM ou le gaz de schiste. Pour les socialistes français et européens, l'accord conclu au terme de ces négociations devra respecter nos choix de société, nos modes de vie et notre modèle social.

 

     Nous serons intransigeants sur nos normes sociales, environnementales et sanitaires européennes, comme nous l'avons été, pour les droits et libertés des Européens en rejetant l'accord commercial anti-contrefaçon (ACTA). Cet accord devra être avantageux pour les deux parties et pour l'ensemble des citoyens européens, ou il ne verra jamais le jour !

 

    C'est pourquoi nous avons formulé les exigences suivantes qui conditionneront notre vote :

    - la non-introduction d'un mécanisme de règlement des différends entre investisseurs et Etats qui permettrait à une entreprise étrangère de contourner les juridictions nationales pour attaquer un pays devant une Cour internationale d'arbitrage si elle estime qu'une loi a lésé ses intérêts. Les multinationales ne doivent pas obtenir plus de garanties que les politiques publiques !

    - la non remise en cause de nos choix de société en matière d'éthique, de droit du travail, de santé et de sécurité alimentaire qui constituent nos « préférences collectives » et fondent le modèle social européen ;

    -  la protection des données personnelles ;

    - la préservation des indications géographiques comme les appellations d'origine contrôlée (AOC) ;

    -  la protection de la propriété industrielle et intellectuelle ;

    -  la préservation de la qualité des services publics.

 

     Nous défendrons cette position en exerçant notre devoir de vigilance et notre pouvoir d'influence tout au long des négociations.

 

    Nous continuerons à faire entendre notre voix grâce à un triple verrou démocratique : les chefs d'Etat et de gouvernement, les parlements nationaux des 28 Etats-membres et le Parlement européen devront chacun se prononcer pour ou contre ce Traité à la fin du processus.

 

     Candidats à l'élection européenne du 25 mai prochain, nous prenons un engagement clair et ferme : si l'une de nos exigences n'était pas respectée, nous, socialistes français, prendrons nos responsabilités et rejetterons cet accord. »

 

* Signataires : Pervenche Berès, Guillaume Balas, Vincent Peillon, Sylvie Guillaume, Edouard Martin, Catherine Trautmann, Isabelle Thomas, Emmanuel Maurel, Jean-Paul Denanot, Karine Gloanec-Maurin, Virginie Rozière, Eric Andrieu, Gilles Pargneaux, Claude Roiron, Philippe Le Constant, Marie-Claude Tjibaou.

Avant les élections européennes : à propos du Traité transatlantique
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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 15:53

      J’ai participé hier à l’Assemblée générale de la Société des études jaurésiennes à Paris. Quel bonheur, dans cette période de doute pour la gauche et d’évènements internationaux préoccupants, de pouvoir parler avec des hommes et des femmes qui perpétuent la mémoire de l’homme exceptionnel que fut Jaurès et qui a marqué l'histoire de la gauche ! 

 

      J’ai pu à nouveau constater combien ses analyses, ses réflexions philosophiques, humanistes ou politiques, qui datent pourtant d’il y a un siècle, sont toujours d'actualité dans les temps difficiles que nous traversons.

 

      Il faut vraiment relire Jaurès ! Pour vous aider, voici d’intéressants liens :

 

- le remarquable site de la Société d’études jaurésiennes:

http://www.jaures.info/welcome/index.php

 

- tous les documents et les initiatives concernant l’année Jaurès, rassemblés par la Fondation Jean-Jaurès :

http://www.jean-jaures.org/2014-annee-Jaures

 

- mes 37 textes concernant Jaurès, sur ce blog :

http://paul.quiles.over-blog.com/tag/Jaurès/

 

- le dernier discours de Jaurès, prononcé le 25 juillet 1914. Prémonitoire !

http://paul.quiles.over-blog.com/2014/02/le-dernier-discours-de-jean-jaur%C3%A8s.html

 

- le site du spectacle « Jaurès, une voix pour la paix », joué à Carmaux en octobre 2013 et qui sera rejoué du 27 au 31 juillet 2014 à Cap’ Découverte, près de Carmaux :

http://www.jaures-lespectacle.fr/le-synopsis/

 

- un extrait vidéo de ce spectacle :

http://www.jaures-lespectacle.fr/2014/03/extrait-video-du-spectacle-jaures-une-voix-pour-la-paix/

 

- le site des Editions de Matignon, qui éditent de nombreux livres consacrés à Jaurès:

http://www.editionsdematignon.com/

 

- l’extrait d’un texte de François Mitterrand, qui parlait si bien de Jaurès et qui m’a envoyé ce texte pour l’insérer dans la brochure de présentation du spectacle « Ils ont tué Jaurès » http://www.jaures-lespectacle.fr/lecriture/ ) joué à Carmaux en juillet 1994 :

 

      « Sa pensée est une espérance, mais elle n’est jamais un système. Parce qu’elle plonge ses racines dans le goût pour la vie, elle en affronte toutes les contradictions. Ce sont les contradictions de la République elle-même : entre ordre et progrès, entre raison et liberté. Jaurès aura tenté, sans jamais se lasser malgré les épreuves, cette difficile synthèse (....) 

 

      Il a toujours su s’écarter des deux périls opposés qui menacent tout engagement politique : l’excès d’idéalisme et l’excès d’opportunisme ; la tentation de préférer à l’homme une théorie de l’homme ; la tentation de capituler, au nom de la raison, devant les résistances du réel. C’est l’honneur de Jaurès d’avoir conjuré ces périls : d’avoir affirmé qu’il n’y a science, ni progrès hors de la démocratie ; d’avoir tracé la voie entre les dogmatismes qui conduisent à la terreur et les renoncements qui fomentent les servitudes. Puisse cet exemple de courage demeurer vivant dans les mémoires »

Jean Jaurès, une référence
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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 17:53

         Il ne reste plus qu'une semaine (jusqu'au 22 mai) pour choisir

 

"Le Village Préféré des Français", qui sera présenté à l'occasion

 

d'une émission sur France 2 en juin.

 


         Votez vite pour Cordes sur Ciel en cliquant ICI

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9 mai 2014 5 09 /05 /mai /2014 22:27

       A celles et ceux qui pensent que la victoire du 10 mai 1981

 

-il y a juste 33 ans- n'était pas un accident de l'Histoire et qui s'en

 

souviennent avec émotion, je propose de retrouver l'ambiance de cette

 

journée mémorable dans:  "On a repris la Bastille"

 

      Lire aussi "le plan de François Mitterrand"

 

      Regarder quelques photos de la soirée du 10 mai 1981 et de la

 

campagne de François Mitterrand

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 12:05

         En ce 69ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945, j’ai lu ce matin, devant le monument aux morts de Cordes, le message du secrétaire d’Etat aux anciens combattants. Celui-ci se terminait par un appel à mesurer le chemin parcouru depuis 70 ans en Europe, qui « a su nous préserver de la guerre et à garantir la fraternité des peuples »

 

         Pouvons-nous pour autant ne pas nous sentir concernés par les affronts faits chaque jour à la paix et à la dignité des hommes à travers notre monde globalisé, où conflits, massacres et tensions dangereuses ne cessent de se multiplier ?

 

         Lorsque l’on observe la situation internationale, les occasions de nous indigner -pour reprendre l’exhortation de Stéphane Hessel- ne manquent pas. Depuis la chute du Mur de Berlin, qui devait marquer l’avènement d’une nouvelle époque, favorable à la paix et à la démocratie, les conflits ouverts et leurs cortèges de drames se sont accumulés : ex-Yougoslavie, Somalie, Rwanda, Afghanistan, Irak, Congo, Darfour, Lybie, Syrie, Mali….pour ne prendre que les exemples les plus visibles. Le bilan est terrible : des millions de morts, des territoires ravagés, des haines tenaces, un développement entravé, des populations en perte d’espoir.

 

         Depuis quelque temps, d’autres menaces sont apparues. On parle à nouveau de risque de génocide en Centrafrique et au Soudan du Sud. On assiste à des actes d’une brutalité extrême avec par exemple l’enlèvement de plus de 200 lycéennes au Nigéria pour en faire des "esclaves sexuelles". On voit les tensions se développer dangereusement aux frontières de l’Union Européenne, avec la crise ukrainienne, qui déstabilise les relations avec la Russie, dont le Président exacerbe les pulsions nationalistes, mais également au Moyen Orient, où le Premier Ministre israëlien s’ingénie à dresser des obstacles sur le chemin difficile du processus de paix avec les Palestiniens.

 

         Il y a donc de quoi s’indigner et même s’inquiéter, mais cela ne suffit pas, lorsque l’on est un citoyen conscient, attaché à ce bien précieux qu’est la paix.

 

         On ne peut pas, dans une posture blasée voire résignée, attendre que « ça passe », en espérant ne pas être touché par ces affrontements lointains.

 

        On ne peut pas, de façon irresponsable, suggérer que seule l’utilisation de la force mettra un terme à ces conflits, alors que l’exemple des récentes "séquences" syrienne et iranienne a montré les limites de ce positionnement. Il faut dire que le fiasco de l’opération américaine en Irak et de la guerre sans fin en Afghanistan a fait la preuve du manque de pertinence de la réponse exclusivement militaire !

 

         On ne peut pas, malgré les échecs de l’ONU et de son Conseil de sécurité –censés représenter la Communauté internationale- négliger leur rôle, souvent déterminant, pour prévenir les conflits, permettre les compromis et, chaque fois que c’est nécessaire, agir par la force pour les faire respecter.

 

         Alors, que faire ? Les "citoyens de base" d’un pays démocratique comme le nôtre, éloigné de ces conflits, ont toutes les raisons de se sentir démunis. Pourtant, les plus conscients d’entre eux devraient s’efforcer de dépasser le stade de l’indignation, pour analyser les causes de ces drames et de comprendre les enchaînements qui y ont conduit. Par leurs prises de positions, individuelles ou collectives, par les débats auxquels ils participent, ils peuvent contribuer à faire pression sur les parlementaires -dont le rôle devrait être plus visible et plus efficace- et sur les décideurs politiques.

 

         Ceux-ci ont le devoir de mieux informer sur les enjeux de ces conflits et sur l’action qu’ils mènent pour aider à leur résolution, sans considérer qu’il s’agit là de questions d’un intérêt secondaire par rapport aux soucis hexagonaux .

 

         Au moment où l’on commémore l’anniversaire du 8 mai 1945, mais aussi le centenaire du déclenchement de la Grande Guerre, il me revient en mémoire le discours prémonitoire de Jaurès prononcé le 25 juillet 1914 (une semaine avant son assassinat le 31 juillet, 2 jours avant le début des hostilités), dans lequel il mettait en garde contre les erreurs qui pourraient conduire à une guerre qu'il décrit comme une immense boucherie. Je vous conseille à ce propos de visionner les remarquables émissions d'ARTE « Des armes et des mots » 

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez