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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 12:02

      Beaucoup d'émotion hier soir à la Maison de la musique de Cap'Découverte pour la dernière représentation du spectacle "Jaurès, une voix pour la paix".
 

      Devant une salle comble et enthousiaste, les acteurs ont donné le meilleur d'eux-mêmes pour transmettre le message de Jean Jaurès, en cette soirée de commémoration du centenaire de sa mort.

 

      Vous pouvez revivre quelques instants de ce beau spectacle en ouvrant ce lien

 

      La veille, la ministre de la culture, Aurélie Filippetti, avait longuement rencontré les acteurs bénévoles, après la représentation du spectacle et partagé avec eux et avec les anciens mineurs présents de vrais moments de convivialité, qu'ils ont appréciés.

 

Lire l'article de la Dépêche "Aurélie Filippetti au pays de Jaurès"

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1 août 2014 5 01 /08 /août /2014 10:54

Tribune de Paul Quilès publiée  le 31 juillet sur le

site de Figarovox

 

     Les pays de l’Union européenne viennent de s’engager dans une politique de sanctions économiques significatives à l’égard de la Russie. Mais se sont-ils suffisamment interrogés sur les finalités de cette politique ?

 

     Après la fin de la guerre froide, la Russie a été, pendant toute une période, un partenaire des pays d’Europe occidentale. Il semble qu’elle ne le soit plus. Doit-elle pour autant devenir notre ennemi ?

 

Défendre l’Ukraine ?

 

      Selon les gouvernements occidentaux, les sanctions ont pour seul objectif de défendre l’Ukraine. Il s’agit d’exercer une pression sur la Russie pour qu’elle cesse de déstabiliser ce pays et de soutenir, en armes et en hommes, les insurgés de ses régions orientales.

 

     Pourtant, lors de leur réunion de Berlin le 2 juillet dernier, les ministres des affaires étrangères français, allemand, ukrainien et russe avaient défini les bases d’un règlement : cessez-le-feu, fermeture complète de la frontière russo-ukrainienne à toute infiltration d’hommes et d’armes en provenance de la Russie.

 

     Pourquoi intensifier à présent les sanctions ? Considère-t-on que la Russie ne respecte pas sa parole ? S’agit-il d’amener la Russie à soutenir inconditionnellement le plan de paix établi par le président ukrainien Petro Poroshenko ?

 

L’effet des sanctions

 

      Les sanctions relèvent d’un pari : celui d’un changement radical d’attitude du pouvoir russe. Si ce pari échoue, le durcissement des sanctions ne fera que radicaliser le nationalisme russe. Il aggravera la situation économique de l’Ukraine et pénalisera l’industrie européenne. Des contre-mesures sont à attendre, concernant en particulier les prix du gaz russe.

 

      Dans une étape ultérieure, des sanctions financières coupant la Russie d’une large partie du monde, à l’exemple de l’embargo imposé à l’Iran, sont envisageables. Leur coût pour l’Europe serait élevé et leurs conséquences politiques sur la Russie imprévisibles.

 

    A la différence de l’Iran, la Russie dispose d’un potentiel nucléaire militaire considérable. Cherchera-t-elle à faire valoir cet atout, en l’absence d’autres ? Les accords de désarmement de l’après-Guerre froide, comme l’accord russo-américain sur l’élimination des missiles de portée intermédiaire vont-ils être remis en cause ? L’Europe devra-t-elle revivre l’équilibre de la terreur ? De la Syrie à l’Extrême-Orient en passant par l’Iran, les Occidentaux trouveront-ils en face d’eux une Russie décidée à les contrer ? L’ONU sera-t-elle marginalisée comme pendant la guerre froide ? Quelle politique militaire devrons-nous adopter ? Ceux qui suggèrent que Poutine serait un nouvel Hitler ou un nouveau Staline, vont-ils aller jusqu’à demander de remonter rapidement les budgets de la défense à des niveaux beaucoup plus considérables qu’aujourd’hui ?

 

Ce qu’il faut demander à la Russie

 

     L’arme des sanctions est puissante. Elle est de nature à frapper directement le « système Poutine » de réseaux affairistes et de corruption. Ce régime peut donc être amené à la négociation sous l’effet des sanctions, mais il ne s’y résoudra que s’il est confronté à des demandes précises. Sanctionner ne suffit pas, il faut aussi clairement indiquer à la Russie les conditions que nous posons au retour à des relations normales.

 

     1- L’Est de l’Ukraine. Il est urgent d’y établir un cessez-le-feu internationalement vérifié. Les pouvoirs de fait doivent être dissous et l’ordre rétabli pacifiquement, si nécessaire par l’envoi d’une force internationale de l’ONU sous chapitre VII et non de l’OSCE, dont l’impuissance est flagrante. Cette force doit contrôler l’étanchéité de la frontière pour empêcher tout transfert d’armes, sans faire obstacle au passage des civils[1]. L’acceptation de ces mesures par la Russie doit être clairement formulée comme une condition sine qua non de l’allègement progressif des sanctions. Il devra être parallèlement indiqué aux autorités ukrainiennes que l’aide européenne suppose des mesures sincères de décentralisation, d’assouplissement de la législation linguistique et de démocratisation, l’interdiction de partis représentatifs n’ayant pas de place dans un tel programme.

 

     2- L’appareil de la Malaysia Airlines. L’enquête internationale impartiale exigée par la résolution 2166 du Conseil de sécurité doit être exhaustive et crédible et se dérouler sans entrave sous contrôle international indépendant. Des présomptions graves pèsent sur les insurgés mais il est problématique d’en tirer des conclusions politiques tant que des preuves substantielles n’ont pas été rendues publiques. Si l’implication de la Russie est démontrée, des mesures de réparation devront naturellement être exigées d’elle.

 

       3- La Crimée. Il est hors de question de reconnaître le coup de force russe. Mais est-il sage d’imposer à la péninsule un régime d’exclusion plus sévère que celui de Chypre nord ? Sans « punir » collectivement les populations, il faut exiger de la Russie une négociation sur le statut de la péninsule sur la base de son appartenance juridique à l’Ukraine, notamment en impliquant l’ONU. En cas de veto russe au Conseil de sécurité, pourquoi ne pas s’appuyer sur l’Assemblée générale qui a, à une écrasante majorité, condamné l’annexion ? Il devra enfin être clairement indiqué à la Russie que le retour à des relations normales passe aussi par le règlement de la question de la Crimée.

 

Maintenir le dialogue

 

      Un dialogue politique de fond devra, dans un stade ultérieur, être noué avec la Russie. Sur des questions telles que la souveraineté des États et le « droit d’ingérence » ou l’intégrité territoriale et la possibilité des sécessions, la Russie et l’Europe occidentale sont en total désaccord. Ces questions doivent être franchement débattues, par des voies informelles, si la diplomatie traditionnelle ne s’avère pas praticable[2].

 

     Quant au sauvetage durable de l’économie ukrainienne, il nécessite la coopération de la Russie. Sans même évoquer l’énergie, il faut être conscient que, dans beaucoup de secteurs, les « chaînes de valeur » ukrainienne et russe sont fortement intégrées : les rompre condamnerait de nombreuses entreprises ukrainiennes.

 

    Plus généralement, l’Union européenne et la Russie devront, le moment venu, reprendre leur dialogue sur l’établissement d’un espace économique commun de Lisbonne à Vladivostok.

 

    Les conséquences de la crise ukrainienne peuvent et doivent être contenues. Malgré la gravité de leurs désaccords, la Russie et les pays occidentaux partagent d’importants intérêts communs : stabilité de l’Afghanistan, non-accès de l’Iran à l’arme nucléaire, lutte contre le danger djihadiste…

 

      Il y a cent ans, une crise locale avait dégénéré en conflagration générale, parce que les « petites torches » des conflits, que dénonçait Jaurès juste avant sa mort[3], avaient fini par allumer l’incendie. Si nous n’en sommes plus là, c’est parce que des institutions, des systèmes coopératifs de sécurité, des procédures de dialogue sont en place. Sachons faire fructifier cet acquis indispensable à la préservation de la paix.

_______________________________________________________________

[1] De très nombreux réfugiés fuient actuellement vers la Russie ; leur retour devra être organisé.

 

[2] Je viens de co-signer – avec 11 personnalités politiques européennes (Malcolm Rifkind, Des Browne, Vyacheslav Trubnikov, Igor Ivanov, Adam Daniel Rotfeld, Hervé Morin, Anatoly Adamishin, Ozdem Sanberk, Volker Ruhe, Alexei Gromyko, Tarja Cronberg) - un document d'orientation politique publié par le réseau European Leadership Networkqui présente, dans ce contexte de crise russo-ukrainienne-européenne, des mesures fortes à la fois politiques et militaires, sur la base d’un dialogue accru, dans le but d’établir une coopération renforcée et profonde pour le futur.

 

[3]  Discours de Jean Jaurès à Vaise (25 juillet 1914)

Sanctionner la Russie et après ?
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30 juillet 2014 3 30 /07 /juillet /2014 14:58

       La ministre de la Culture honorera le spectacle "Jaurès, une voix pour la paix" de sa présence, ce soir, à la veille de la commémoration du centenaire de la mort de Jean Jaurès.

 

      Aurélie Filippetti, issue elle-même d’un territoire de tradition minière, appréciera certainement que ce spectacle, mis en scène par Claude Moreau, soit joué sur le site réaménagé de l'ancienne mine à ciel ouvert, au coeur du Carmausin, encore imprégné du souvenir des combats de Jaurès auprès des mineurs et des verriers.

 

 « L’art, ce n’est pas une sorte d’étang mélancolique et trouble mais un grand fleuve qui emporte avec lui tous les mélanges de la vie, toutes les audaces de la réalité » (Jean Jaurès, cité par Aurélie Filippetti dans la brochure de présentation du spectacle)

_______________________________________________________________

 

Le spectacle est donné dans la Maison de la musique de Cap’ Découverte.

 

Les 3 dernières représentations auront lieu :

       - mercredi 30 juillet, à 20h30

       - jeudi 31 juillet à 15h et à 20h30

 

Pour tout renseignement, consulter: http://www.jaures-lespectacle.fr/

Aurélie Filippetti à Cap'Découverte ce soir
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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 10:24

Communiqué de Jean Padilla,

 

Président de l’Association Histoire(s) du Pays de Jaurès

 

   Sur l’invitation de Paul Quilès, Jean-Christophe Cambadélis, premier secrétaire national du Parti Socialiste honorera de sa présence la représentation du spectacle "Jaurès, une voix pour la paix" aujourd'hui, lundi 28 juillet.

 

    Ce spectacle, qui sera présenté, du 27 au 31 juillet, à la Maison de la Musique, sur le site de Cap’Découverte, est unanimement reconnu comme une réalisation culturelle et historique de haute qualité.

 

    Il reste aussi un acte militant et la venue de Jean-Christophe Cambadélis constitue un hommage à la mobilisation impressionnante et au dévouement de près de cent bénévoles du Carmausin et de l’Albigeois, indispensables à réalisation de notre projet, devenu celui de tout un bassin de vie, imprégné de la pensée et de l’action de Jean Jaurès.

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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 11:53

     Nous allons présenter à nouveau, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 31 juillet, le spectacle "Jaurès, une voix pour la paix", à la Maison de la Musique, sur le site réaménagé de l’ancienne mine à ciel ouvert de Cap’Découverte,

 

     Alors que certains n’hésitent pas à polémiquer autour de l’héritage de Jaurès, je pense utile de redonner mon interview d’octobre 2013 à ce propos. Ecouter l’entretien

  

     Dans notre monde si agité, dangereux et parfois difficile à déchiffrer, il est important de mieux situer le rôle et l’action des décideurs politiques.

 

     Le spectacle  "Jaurès, une voix pour la paix", au-delà de sa valeur artistique, aide justement à cette prise de conscience, en faisant revivre les grands évènements du siècle écoulé à la lumière des valeurs et des enseignements que nous a légués Jaurès.

 

       Présentation du spectacle par Paul Quilès

au JT 19/20 de France 3 Midi-Pyrénées du 27/07/2014:

cliquez ici (de 7’ à 11’)

     Pour tout renseignement pratique sur le spectacle,

consulter:

 http://www.jaures-lespectacle.fr/

Parler de Jaurès
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27 juillet 2014 7 27 /07 /juillet /2014 09:12
Lutter contre la haine

       Dans l'ambiance tendue et où les extrémismes se déchaînent, j'ai apprécié cette tribune signée par un collectif d'associations et publiée par Libération .

 

      C'est une expression forte, qui, tout en prenant la mesure du drame de Gaza, montre qu'on peut s'indigner, sans pour autant tomber dans les propos de haine attisant ces poisons de notre société que sont l'antisémitisme et l'islamophobie. 

 

___________

 

Mettre en acte nos valeurs républicaines 

 

pour lutter contre la haine

 

     Tribune signée par: SOS Racisme, France terre d'asile (FTDA), Fédération indépendante et démocratique lycéenne (Fidl), Jcall, Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), Union nationale des syndicats autonomes (Unsa), Cfdt, Collectif Dom, Comité Marche du 23 mai 1998 (CM98), Mouvement National pour l’Egalité et la Diversité (MNED), Amitié Judéo-Musulmane de France (AJMD).

       

      Alors que des mères meurtries, appartenant à des parties en guerre, semblent capables de se parler, pourquoi serions-nous incapables ici, dans un pays en paix, de manifester autre chose qu’une agressivité nourrie de racisme et d’antisémitisme ? Il y a quelques jours, la mère de Naftali Fraenkel émettait le souhait de rencontrer la mère de Mohammed Abu Khdeir. La première avait perdu son fils, un des trois adolescents israéliens assassinés par balles. La deuxième avait perdu son fils, un adolescent palestinien brûlé vif.

 

       Depuis, la situation s’est embrasée. Tandis que le Hamas lançait des roquettes sur Israël, Israël ripostait par des bombardements au corollaire inéluctable : des victimes civiles par centaines.

 

       Le sang a déjà trop coulé au Proche-Orient et les haines se sont à ce point aiguisées que les voix qui plaident pour la paix n’arrivent plus à submerger celles de l’intolérance.

 

     Chez nous, en France, à plusieurs milliers de kilomètres de là, ce conflit est devenu prétexte pour mieux servir la haine. Ces derniers jours, l’air est devenu lourd dans notre pays du fait de minorités actives. Les esprits s’échauffent et chacun est renvoyé dans un camp exclusif et quasiment sommé d’affronter le camp d’en face. Alors que des mères meurtries, appartenant à des parties en guerre, semblent capables de se parler, pourquoi serions-nous incapables ici, dans un pays en paix, de manifester autre chose qu’une agressivité nourrie de racisme et d’antisémitisme ?

 

      L’existence d’affinités et l’expression de solidarités sont bien évidemment parfaitement légitimes. Mais elles ne sauraient en aucun cas venir justifier des expressions de haines ou des agressions envers celles et ceux qui exprimeraient une sensibilité différente. À cet égard, l’antisémitisme qui s’affiche ces derniers jours est inacceptable et doit être combattu. Les expressions d’un racisme anti-arabe ne sauraient être davantage tolérées.

 

      Toutes ces manifestations de haine n’ont d’ailleurs pas attendu que des déchirements interviennent sur le conflit au Proche-Orient pour s’exprimer. Ces derniers mois et tout récemment, un antisémitisme brutal dans les mots et violent dans les actes – que l’on pense aux meurtres de Mohammed Merah il y a deux ans et aux agressions envers plusieurs synagogues de la région parisienne ces dernières heures- signe le retour en force des logiques de boucs émissaires et des phénomènes de peur chez les Juifs de France.

 

      Mais ce qui apparaît comme une terrible décomposition du «vivre ensemble à la française» nous est depuis un certain temps donné à voir et à prévoir.

 

      À force de délaisser les quartiers populaires, de ne pas prendre en considération le racisme et les discriminations dont les populations d’origine immigrée sont victimes, la violence symbolique et réelle qui leur est infligée n’a jamais été questionnée. Pas plus que la violence parfois démesurée qu’elle peut générer en retour.

 

      C’est ainsi qu’aujourd’hui en France le racisme anti-rom vient de frôler le meurtre, après le lynchage de Gheorghe, un adolescent de 16 ans. Aujourd’hui le racisme biologique réapparaît en France et vise une ministre que l’on compare à un singe et que l’on invite à remonter dans un arbre. Aujourd’hui en France la stigmatisation des populations arabo-musulmanes est à l’œuvre avec, au mieux, des accusations d’appartenance à une 5ème colonne, au pire à celle d’une mouvance terroriste. Et c’est ainsi qu’aujourd’hui en France, un parti qui a la haine pour matrice regroupe 25% des suffrages exprimés à des élections européennes.

 

      C’est pour tout cela qu’aujourd’hui en France nous devons avoir un horizon commun : celui de construire une société fraternelle plutôt que de nous perdre dans des luttes épuisantes qui détournent de cet objectif. Ne pas le comprendre, c’est laisser prospérer ceux-là même dont le projet de société est fondé sur le refus de l’égale dignité entre les citoyens.

 

      Construire une société fraternelle, c’est œuvrer à la mise en actes des valeurs républicaines d’égalité et de fraternité. Cette mise en acte renvoie chacun à sa responsabilité individuelle, par un réengagement massif dans les dynamiques de lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations. C’est pour notre pays la condition sine qua non de la construction d’une dynamique collective de progrès à laquelle chacun participera au-delà de ses différences. 

 

      C’est d’ailleurs parce que nous aurons réussi à construire cette dynamique collective que nous aurons une voix plus utile au Proche-Orient. Une voix utile pour œuvrer à un cessez-le-feu immédiat et pour contribuer avec les sociétés israélienne et palestinienne à la reprise sincère d’un processus de paix conclusif et permettant d’aboutir à ce qui ne sera plus simplement un slogan mais une réalité : «Deux peuples, deux États». 

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22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 22:17

 

"Il faut toujours revenir à Jaurès, à ses actes, à ses paroles". Ainsi commençait le texte de François Mitterrand dans la brochure de présentation du spectacle « Ils ont tué Jaurès », que nous avons organisé en 1994 à Carmaux.

 

Comment ne pas revenir à lui en effet, alors que nous allons bientôt commémorer le centenaire de sa mort, qui coïncida tragiquement avec le déclenchement de la Première Guerre mondiale ?

 

C’est ce que nous avons voulu faire en présentant « Jaurès, une voix pour la paix », un spectacle vivant qui montre, de façon originale, l’actualité du message de Jaurès sur la guerre et sur les causes des conflits qui conduisent parfois à l’affrontement : les nationalismes, le racisme, l’exploitation du travail, les rivalités économiques…

 

Les 10 premières représentations de ce grand spectacle, écrit par Jean-Louis Sagot-Duvauroux et mis en scène par Claude Moreau, ont rassemblé près de 5000 spectateurs, en octobre dernier, dans la salle François Mitterrand, ancienne salle de la Verrerie de Carmaux, lieu emblématique des combats de Jean Jaurès il y a un siècle.

 

Il sera présenté à nouveau du 27 au 31 juillet, à la Maison de la Musique, sur le site réaménagé de l’ancienne mine à ciel ouvert de Cap’Découverte, situé entre Albi et Carmaux, au cœur de la circonscription qui a marqué le parcours de ce grand homme de paix. Cette manifestation constituera un évènement remarquable parmi ceux prévus dans notre région. Elle prendra un relief particulier, puisque nous commémorerons, le 31 juillet, le centenaire de l’assassinat de Jean Jaurès.

 

Je souhaite que « Jaurès, une voix pour la paix » ne soit pas seulement perçu comme le spectacle d’hommes et de femmes fiers de leur histoire, mais qu’il soit aussi une occasion de voir le monde d’aujourd’hui à travers les paroles et les actes du grand socialiste.

 

Afin de mieux éclairer nos réflexions et nos engagements dans ce monde incertain et violent, il me semble utile que soit ainsi évoquée l’action de Jaurès, pacifiste et patriote -selon la belle formule de Gilles Candar une action inlassable pour la paix, pour une Europe unifiée, pour la dignité humaine.

 

                                                                                     Paul Quilès   

_______________________________________________________

 

Renseignements pratiques 

 

Le site du spectacle : http://www.jaures-lespectacle.fr/

 

Une revue de presse est disponible sur les actualités du site du spectacle , où on trouve également un extrait vidéo permettant d’avoir une première approche de la qualité et du contenu émotionnel de cette œuvre, qui expliquent son succès auprès des spectateurs. 

 

Les représentations auront lieu en soirée du 27 au 31 juillet, tous les jours à 20 heures 30, à la Maison de la Musique, sur le site de Cap’Découverte, situé entre Albi et Carmaux, Tarn. 

 

Deux représentations en matinées seront données à 15 heures,  le dimanche 27 et le jeudi 31 juillet.

Le prix de l’entrée est de 15 €, avec un tarif réduit de 12 € pour les enfants de moins de 12 ans, les chômeurs et les groupes d’au moins 10 personnes.

Pour tout renseignement, téléphoner au 07 80 04 10 95.

Possibilité de manger sur place au Restaurant de la Découverte, réservations 06.60.44.83.90 ou fdefez@laposte.net

 

La réservation des places se fait par Internet  sur Ticketnet 

Les tickets sont en vente au tarif de 15 € et 12 € dans les lieux suivants :

          * Office de Tourisme- Place Gambetta-CARMAUX

          * Office du Tourisme – Place Sainte Cécile-ALBI

          * Office du Tourisme – CORDES SUR CIEL

          * Grand Théâtre- ALBI    http://albilletterie.fr

          * Magasins E. Leclerc

Eclairer nos réflexions et nos engagements
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20 juillet 2014 7 20 /07 /juillet /2014 23:04

     Cela devient presque lassant. A chaque fois qu’une crise grave affecte une région du monde, on s‘inquiète et on exhorte les responsables politiques à traiter le fond du problème à l’origine de la crise pour éviter une rechute.

 

      Dans les mois qui suivent, les médias en parlent moins, même si les violences continuent et l’opinion publique finit par s’en désintéresser. Et, quand la rechute survient, on assiste à nouveau aux mêmes indignations, aux mêmes interrogations, aux mêmes menaces et finalement à la même impuissance !

 

    Cette fois-ci, en l’espace de quelques jours, deux évènements tragiques sont venus nous interpeler : le bain de sang à Gaza, la mort des 298 passagers du vol MH 17 dans le ciel ukrainien.

 

   Dans les deux cas, cette escalade de la violence était malheureusement prévisible: 

« On voit les tensions se développer dangereusement aux frontières de l’Union Européenne, avec la crise ukrainienne, qui déstabilise les relations avec la Russie, dont le Président exacerbe les pulsions nationalistes, mais également au Moyen Orient, où le Premier Ministre israëlien s’ingénie à dresser des obstacles sur le chemin difficile du processus de paix avec les Palestiniens. » (extrait de mon texte sur ce blog, le 8 mai 2014 *)

 

     Cette escalade vient sanctionner :

     - d’un côté, l’échec de la médiation américaine pour relancer le dialogue israélo- palestinien ainsi que l’intransigeance de B. Nétanyahu, alimentée par les provocations du Hamas ;

     - de l’autre, les ambigüités et le double discours de V. Poutine, ainsi que l’incapacité des Etats-Unis et de l’Europe à apprécier la situation réelle en Ukraine.

 

    Concernant le crash du Boeing 777 à l’est de l’Ukraine, je suis assailli depuis quelques jours de questions qui témoignent de l’inquiétude de nos concitoyens devant un évènement dont ils craignent les conséquences. Pourra-t-on vraiment savoir qui est responsable ? Quelles vont être les réactions internationales ? Y a-t-il un risque de généralisation du conflit ?

 

    Au-delà de l’émotion légitime causée par le terrible bilan du crash, il faut regarder la réalité en face : c’est bien une guerre qui se déroule dans l’est de l’Ukraine. Même si elle est d’un type particulier, compte tenu des difficultés à clairement définir les protagonistes et leurs alliés (certains parlent de « guerre hybride »), elle a les mêmes conséquences qu’une guerre traditionnelle. Et une guerre, ça se termine toujours par la défaite d’un des 2 adversaires ou par un compromis, qui conduit à la paix.

 

     Comme on ne voit pas comment la première hypothèse pourrait concrètement se traduire, il faudra bien réfléchir aux conditions d’un compromis acceptable, en posant les vrais problèmes que sont l’avenir de l’Ukraine et les relations entre les Occidentaux et la Russie. J’ai eu l’occasion de dire à ce propos qu’il nous faudra savoir si nous souhaitons que la Russie soit un partenaire, un rival ou un adversaire:

     «  C’est le fond de la question pour nous, Européens. Considérer la Russie comme un adversaire nous replongerait dans une situation d’affrontement. Des confrontations militaires indirectes seraient inévitables, comme à l’époque de la Guerre froide, mais dans un contexte plus instable et donc plus dangereux. Si nous considérons la Russie comme un simple rival, des accords ponctuels sont concevables, mais sans entente durable et stratégique. Il ne peut alors plus être question d’action commune pour faire face aux grands défis de la planète : renforcement de l’ONU, lutte contre la prolifération et désarmement, développement, climat. Ce qu’il faut donc souhaiter, c’est la restauration d’une relation de partenariat entre la Russie et l’Europe et, plus largement entre la Russie et l’Occident. » (extrait de ma tribune sur ce blog le 30 mars 2014 **)

 

     En attendant, il me semble urgent d’éviter que le drame du vol MH 17 continue à alimenter les surenchères. Il faut notamment que les principaux protagonistes acceptent la même description des faits, de façon à établir sans ambigüité les responsabilités. On n’en est pas encore là, puisque B. Obama met en cause les Russes et que ceux-ci accusent l’Ukraine ! Espérons que la commission d’enquête internationale, voulue par l’ONU, sera en mesure d’apporter rapidement des réponses.

 

     Si l’hypothèse d’une « bavure militaire » des séparatistes ukrainiens (qui reste encore à prouver, malgré un faisceau d’indices troublants) se confirmait, V. Poutine pourrait hésiter entre deux attitudes : soit rester dans le déni, fort du soutien populaire dont il dispose en Russie, soit prendre prétexte de l’évènement et de la réprobation internationale pour interrompre son soutien aux groupes extrémistes est- ukrainien et participer à un dialogue élargi avec les Occidentaux. Cette dernière hypothèse semblera peut-être excessivement optimiste, mais j’aimerais savoir s’il existe véritablement une solution alternative pour calmer ces dangereuse tensions.

______________________________________________________________

http://paul.quiles.over-blog.com/2014/05/guerres-dans-le-monde-les-limites-de-l-indignation.html)

** http://paul.quiles.over-blog.com/2014/03/crise-ukrainienne-il-faut-retrouver-les-voies-du-dialogue.html)

La rechute
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19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 22:47
Autour des bastides
Autour des bastides
Autour des bastides
Autour des bastides
Autour des bastides
Autour des bastides
Autour des bastides
Autour des bastides
Autour des bastides
Autour des bastides

      Quelques images d'une balade en avion autour de Cordes,

à la découverte de  sites remarquables de la région:

Puycelsi, Bruniquel, St Antonin, Najac, Cap'Découverte, Ambialet.

C'est superbe! Venez visiter.....

 

 

 

 

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17 juillet 2014 4 17 /07 /juillet /2014 17:11

Photo : Musique sur Ciel : une belle aventure humaine

Vivre le Festival depuis ses coulisses, au cœur de l'action et partager des moments privilégiés avec les artistes et l'équipe au complet. Participer au bon déroulement de chaque journée, c'est être récompensé par la joie des musiciens et la réussite de belles soirées.

Le Festival Musique sur Ciel est une merveilleuse aventure musicale mais aussi une très belle aventure humaine. Chaque année, nous avons le plaisir d'accueillir des bénévoles motivés et chaleureux et nous les en remercions. Cette année, nous vous proposons de nous rejoindre pour rendre la fête encore plus belle.

                              Vous êtes invités le mercredi 28 mai,
                                           à la Mairie, à 18H30
       Merci de nous confirmer votre présence à acadoc@wanadoo.fr
 

                                 PARLEZ-EN AUTOUR DE VOUSConsulter le programme

 

     A Cordes sur Ciel, nous sommes aussi fiers de notre festival de musique classique! C'est la 43 ème édition qui s'ouvre demain, avec un superbe programme. 

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     " Fidèle à sa tradition, le Festival Musique sur Ciel, vous présentera de jeunes talents, avec cette année l’Ensemble Desmarest et Ronan Khalil, ainsi que l’altiste Léa Hennino.

     Les fidèles du festival reviennent également, à l’image de Nicolas KrügerPierre FouchenneretSullimann AltmayerMarc Desmons et Gauthier Herrmann ou encore le Quatuor Girard.     

     De grands noms de la musique de chambre nous font l’honneur de leur présence, nous accueillerons Salomé HallerVanessa WagnerGérard CausséMarc Coppey et Jean-Claude Pennetier.

     Chaque concert porte une couleur particulière par le répertoire abordé, du baroque au XXème et propose un programme alliant une œuvre majeure du répertoire et des œuvres à découvrir ou redécouvrir…

     Devenus symbole de l’ouverture et de la convivialité du festival, les Impromptus reviennent cette année, pour lancer la journée, suivis des Concerts Commentés et des traditionnels Grands Concerts.

       Le festival partira pour une journée exceptionnelle en cavale avec Mozart, et vous invite à la suivre pour un parcours en trois étapes sur les terres tarnaises à travers les 6 Quatuors de Mozart dédiés au maître du genre, Joseph Haydn. 

      2014, année commémorative de la grande guerre: nous consacrerons la journée de clôture du festival à Lucien Durosoir qui a fait de la musique un refuge salvateur.

     Enfin, les enfants seront mis à l’honneur cette année avec un Impromp’tit ainsi que l’ouverture du Petit Conservatoire sur Ciel, où les plus jeunes pourront découvrir la musique et les instruments.

      C’est avec un grand plaisir que nous vous souhaitons de vivre un festival teinté d’émotions, de surprises et de rencontres !"    (Edito du site du festival)

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Ecouter l'interview

de Paul Quilès et Antoine Manceau, directeur du festival

sur Radio CFM

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Published by Paul Quilès - dans Cordes sur Ciel
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dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez