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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 18:00

        Moments émouvants hier, lors de la visite dans le Tarn du Président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui a souhaité retrouver quelques lieux emblématiques de l'action de Jean Jaurès sur sa terre d'élection: Albi, Carmaux, Pampelonne...

 

       A la fin de la journée, il a prononcé un beau discours, qu'on trouvera ci-dessous et qui résume bien la pensée de celui qui fut à la fois un grand tribun, un humaniste et un socialiste, dont les analyses et les exhortations n'ont pas pris une ride un siècle plus tard.

 

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       Pour revivre l'histoire des grands évènements du siècle écoulé à la lumière de la pensée de Jaurès, je vous invite à venir voir le spectacle   "Jaurès, une voix pour la paix" , qui sera donné du 27 au 31 juillet à

Cap'Découverte, près de Carmaux. Vous pouvez déjà réserver ici   

 

**********************

      " Quel plaisir de se retrouver en ces terres albigeoises, terres d’une beauté renversante. Je ne sais, depuis que je sillonne ce département depuis l’aube, qui entraîne qui dans la course à l’élégance, de la main de la nature ou de celle de l’homme.

 

      Un grand merci pour nous ouvrir aussi généreusement vos portes, vos villages, vos villes, vos musées et vos bâtiments officiels, avec l’enthousiasme et la fierté de ceux qui savent qu’ils ont là, sous leurs pieds, à portée de main, au-delà de lieux locaux familiers, des trésors nationaux.

 

      Car c’est une des spécificités de votre génie local d’entraîner des convulsions universelles. L’hérésie cathare fut-elle une révolte locale ? Bien sûr que non. A d’autres époques, nous l’aurions appelée Résistance. Des hérésies, elle fut sans doute une des plus belles, une des plus fascinantes, déjà une « force essentielle de négation », pour reprendre la belle formule de votre enfant qui nous occupe aujourd’hui, Jean Jaurès.

 

      Hérétique, Résistant, Jaurès le fut-il ? Sans doute, chacun porte en soi sa vision de ce grand tribun fondateur. Mais, ce qui est sûr, encore une fois, c’est que Jean Jaurès, s’il est une figure tutélaire d’inspiration permanente pour la gauche française, est une épaisseur historique qui appartient à toute la nation. Nous le voyons à la profusion des documents qui paraissent à l’occasion du centenaire de son lâche assassinat.

 

      Biographies, films, ouvrages sur les circonstances de sa mort, anthologies de ses textes, livres politiques sur son message et ses idées, de la part de la gauche comme de la droite ! Jaurès n’a jamais été aussi vivant. Dans une société que la résignation et le cynisme qualifient parfois d’indifférente, sans idée, matérialiste ou consumériste, apolitique, que sais-je encore, l’agitation autour de Jaurès montre qu’il n’en est rien.

 

      Lire Jaurès, écouter Jaurès, regarder Jaurès, c’est aller chercher au plus profond de soi ce que l’on peut faire pour l’autre, pour son pays, pour le genre humain. Car que montre la très belle exposition que nous venons de visiter, et dont je salue et félicite les organisateurs ? Que, du Tarn à l’Assemblée nationale, de Castres à la funeste rue Montmartre, Jaurès alla chercher inlassablement au plus profond des êtres qu’il rencontra, leur part d’humanité et de dignité. Il ne relâcha jamais l’ardeur de cette quête, avec ce mélange qui le caractérise de combativité et de tranquillité.

 

      Qu’avons-nous ressenti dans les couloirs de cette exposition, que ressentons-nous à la vue de ces lieux si familiers au jeune professeur de philosophie qui choisit, après l’Ecole normale supérieure, d’enseigner ici à Albi, contre les conseils de ses camarades et professeurs qui le prévenaient qu’une carrière se construisait à Paris ?

 

      Nous avons vu tout d’abord un homme au travail. A la vue de ses manuscrits, à la vue de ce bureau si émouvant, nous nous rappelons que, pour Jaurès, le combat politique est un long travail pour acquérir la connaissance, notamment la connaissance de son semblable.

 

      Jaurès, on l’a vu, n’avait rien d’un idéologue sectaire. Pas du tout, c’était un bon élève, travailleur, curieux, qui aimait la philosophie, et qui n’y voyait rien d’abstrait. Ce sont la philosophie et l’histoire qui le menèrent à la politique comme c’est la République qui le mena au socialisme. La philosophie ne devait pas, pour lui, s’étudier en soi. Elle n’avait de sens que si elle était au service de l’émancipation individuelle et de la libération collective, par exemple de l’amélioration du sort des mineurs. Mais attention, si les études de sa jeunesse le portaient à la politique, cette action politique était inspirée de cette hauteur de vue et de son exigence. Et je ne suis pas sûr que, sur ce point, nous lui soyons si fidèles.

 

      Nous, peuple d’une époque qui a sacrifié le souci du long terme au court terme des chaines d’information et à l’immédiateté des petites phrases. Nous, peuple d’une époque dont les partis politiques ont abandonné leur mission fondamentale d’éducation populaire, nous, peuple d’une époque qui est si fière de parler en chiffres, en pourcentages et en slogans, nous, sommes-nous dignes des promesses du baptême du Parti socialiste par Jean Jaurès en 1905 ?

 

      Là où les phrases de Jaurès argumentaient avec conviction, nos chiffres ordonnent avec arrogance. Là où les mots de Jaurès collaient aux émotions et aux souffrances, nos pourcentages collent aux classements et aux taux d’intérêt. Là où les appels de Jaurès engendraient l’enthousiasme des jeunesses et des opprimés, nos slogans engendrent l’abstention et la désaffection. Là où Jaurès citait Leibniz et sa théorie de l’harmonie, nous citons les agences de notation et leurs théories de l’austérité.

 

      J’enrage parfois, à écouter des voix dont les relents m’entraînent à d’obscures réminiscences, des voix de haine, pour le dire en un mot, des voix d’extrême-droite, utiliser nos mots si nobles : peuple, travailleur, classes populaires, souffrances, liberté.

 

      Eux les utilisent pour nous trahir, pour trahir ce peuple qu’ils feignent d’aimer, ce peuple que l’on s’acharne, nous les républicains de progrès, à vouloir séduire avec nos chiffres, nos graphiques et nos publicités.

 

      Nous avons ensuite, dans cette exposition, vu un homme dont l’ardeur à la transformation sociale n’a jamais faibli. Nous venons de le voir à la tribune de l’Assemblée, créant par la seule force de sa verve le frémissement même de l’air.

 

      Il y a un an, le 25 mai 2013, j’ai eu le plaisir de commémorer avec la population de ma ville, le Pré-Saint-Gervais en Seine-Saint-Denis, le centième anniversaire d’un discours magnifique de Jaurès contre l’allongement du service militaire de deux à trois ans. Une photo le montre ce jour-là, le poing serré, le buste penché vers la foule, le drapeau rouge, derrière, qui flotte au vent et qui semble scander ses paroles émancipatrices. Il était révolutionnaire, assurément, et il voulait que le Parti socialiste le soit.

 

      Vous connaissez ces mots : « précisément parce qu’il est un parti essentiellement révolutionnaire, il est le parti le plus activement et le plus réellement réformateur ». C’était le discours de Toulouse dont nous venons d’admirer le manuscrit. Les assurances sociales, la journée de huit heures, la question scolaire, l’enrichissement de l’imaginaire des travailleurs, l’organisation de la lutte pacifiste … C’étaient d’abord des idées, des utopies pour certains. Et cela devenait des forces de conviction, des possibilités réelles, cela devenait des enjeux de conquête.

 

      Son travail sur la pensée, son absence de peur devant les grandes idoles qui entravaient le droit de propriété alimentaient une éloquence et une énergie que les travailleurs aimaient puisqu’après un discours de Jaurès, une chose impossible, un élément de fatalité, un accablement jadis éternel, devenaient discutables, devenaient friables, en un mot, devenaient contestables.

 

      Et là commençait la politique, là commençait l’enjeu de la lutte socialiste. Quand il toucha à la guerre, on ne lui pardonna pas. Et c’est bien parce qu’une paix imposée par les travailleurs de France et d’Allemagne n’était pas impossible si l’arme ou la menace de la grève générale étaient bien utilisées que les bellicistes le tuèrent à temps.

 

      C’est pour la paix entre les hommes, le droit des gens qui souffrent et qui travaillent à tout simplement vivre et ne pas se faire tuer sur un champ de bataille, que le Grand Jaurès est mort, au café du Croissant. Une idée simple et évidente, qui n’avait rien d’un fantasme. Mais il est si simple d’appeler fatalité la volonté de ceux qui ont les moyens d’imposer leurs intérêts.

 

      Enfin, ce que cette exposition nous révèle, et nous touchons là le cœur du mystère de Jaurès, c’est une certaine idée de la dignité de l’homme. Oui, Jaurès avait cette certaine idée de la dignité des hommes qui le poussait au travail. Et il travailla si bien, il les écouta si bien ces hommes et ces femmes, que de ce vingtième siècle qui le tua en naissant, il en fit son siècle, sa conscience et sa voix la plus juste.

 

      J’ai rappelé dans mon discours de l’année dernière au Pré-Saint-Gervais que Jaurès, tout au long de ce XXème siècle qu’une balle de revolver lui enleva, est demeuré « cette boussole pour la gauche », que tout homme de gauche, devant un problème, devant une incertitude, se demande, encore aujourd’hui : dans la même situation, « qu’aurait fait Jaurès » ?

 

     Jaurès voulait en effet, et c’est ce qui fascine quand on le lit, tout réconcilier, monde sacré et monde profane, travailleurs de tous les pays, révolution et réforme, action et philosophie. Sa pensée, sa parole expriment à chaque mot une vision quasi mystique de la politique.

 

     Elle produit à chaque page un espoir tel qu’on s’en veut de ne pas, parfois, en faire toujours plus pour que la justice advienne enfin. Il parlait en 1904 de la recherche politique de ce « point d’équilibre de la vie intérieure », cette « vie intérieure » dont il se soucie tant chez les prolétaires. Il voudrait tant que le mouvement socialiste auquel il appartient incarne la faculté d’enrichissement de cette vie intérieure, parallèlement au combat social proprement dit.

 

      Il sait, ce disciple de Rousseau, il sait, ce grand connaisseur du grand comité de l’an II, que les pauvres et les exclus se détourneront des forces politiques qui ne composent plus cette petite musique qui les consolait de leur misère.

 

      Il sait, ce grand auditeur de la musique des choses, de la musique des êtres, que la politique doit élever à la recherche de ce qui fait l’unité des hommes, à une éthique générale, à une éthique sociale.

 

      Il sait, ce philosophe, que cela fut une grande affaire grecque, que le mot éthique est un mot grec, et que c’était, à l’origine, une notion musicale. Le musicien doit accorder son instrument et son oreille : l’èthos, c’était en grec l’attribut de la tonalité musicale. D’où l’éthique, ce combat personnel qui désigne cette disposition qui permet d’accorder ce qu’il y a de meilleur en l’homme à l’harmonie du monde.

 

      Pour Jaurès, en chacun de nous, il y a la totalité cosmique, chaque vie peut être une œuvre d’art. D’où l’horreur des privilèges et de la soumission de peuples entiers à des intérêts économiques et financiers qui réservent à une minorité les promesses de bonheur et de dignité que toutes les grandes pensées humaines ont formulées.

 

      Pour Jaurès, l’aspiration à la beauté, en offrant à l’individu le plaisir de la contemplation solitaire, interdit aussi aux masses d’être esclaves. C’est parce que la nature est belle, qu’elle est accessible à l’homme, c’est parce que tant de choses nous rassemblent, c’est parce que la fraternité rend l’humanité plus belle encore, que les conditions de travail des mineurs de Carmaux étaient non seulement insupportables, mais qu’elles étaient un sacrilège envers la dignité de l’homme. C’est parce qu’une vie humaine, où qu’elle soit, a droit à toutes les promesses de l’esprit et de l’amour, qu’elle ne peut pas être fauchée sur un champ de bataille de la Somme pour des raisons aussi brouillardeuses que la brume qui cachait alors ce naufrage de l’Histoire.

 

       Comment un socialiste pouvait-il, en 1913, se battre pour la journée de huit heures pour, en 1914, accepter la guerre ? A quoi sert-il de sauver une soirée à un ouvrier si on lui vole sa vieillesse ? C’est pour avoir les réponses à des questions aussi simples que l’enfant de votre pays, votre enfant, est mort.

 

     Soyez remerciés du fond du cœur, familles, travailleurs, peuple du Tarn, pour nous avoir, à nous Français, à nous socialistes, à nous citoyens du monde, fait le don d’une telle lumière.

 

      Le don d’une de ces figures de notre récit national qui appartiennent à toute la France, à toute la nation, dont le souvenir nous élève en ce moment et que nous célébrons à l’occasion du 100e anniversaire du déclenchement de la Grande Guerre et du 70e anniversaire du débarquement en Normandie, ces figures qui incarnent notre exigence et notre idéal. "

Carte d'adhérent de Jaurès (1913), membre de la section socialiste de Carmaux

Carte d'adhérent de Jaurès (1913), membre de la section socialiste de Carmaux

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15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 19:01

      Le Conseil national du PS d’hier –auquel j’ai participé- se tenait à « huit clos », mais les portes devaient être mal fermées et les informations ont vite circulé. C’est ainsi que la formule du Premier ministre, venu s’adresser aux responsables socialistes et affirmant que « la gauche peut mourir », a été largement reprise et commentée. Je me sens donc autorisé à le faire moi aussi......

 

       S’il s’agit de pointer des risques de montée de l’extrême droite au détriment de la gauche dans les prochaines années, cette inquiétude est salutaire….pour autant que l’on s’interroge lucidement et complètement sur les raisons de ce phénomène, qui doit être pris au sérieux.

 

      S’il s’agit par contre de laisser entendre que cette issue fatale pourrait être causée par les critiques de la politique actuelle venant de la gauche (pas toujours infondées) et par la volonté de réorienter certains choix, c’est à mon tour de m’inquiéter. Je trouve que l’utilisation par Manuel Valls de l’étonnante expression «reparlementarisation à outrance des institutions» témoigne d’un alignement brutal sur les aspects les plus caporalistes du fonctionnement de la Vème République.

 

      Au cours de mon intervention (voir ci-après), j’ai à nouveau souligné à quel point ce repli était dangereux, particulièrement dans une période où la confiance entre les politiques et les citoyens apparaît très entamée. J’ai aussi demandé que les militants socialistes puissent s’exprimer rapidement dans un congrès, autre façon de faire vivre le débat et de renforcer le lien avec les citoyens.

 

       C’est bien à cela que devait penser François Mitterrand quand il disait que les congrès étaient la « Pâques des socialistes », façon d’évoquer la résurrection ! Je préfère ce langage de vie à celui des évocations morbides et des prédictions apocalyptiques.

 

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Intervention de Paul Quilès devant le Conseil national du 14 juin

 

   " Le mot de crise est un mot banal pour décrire la situation actuelle :

     - un pouvoir désavoué par les urnes,

     - une victoire incontestable du populisme,

    - une désespérance qui gagne du terrain dans de nombreuses couches de la société….

    - une défiance à l’égard des partis politiques, de leurs leaders et de leurs élus, dont ils pensent qu’ils sont impuissants à peser sur les choix européens et sur les orientations politiques françaises et incapables de faire prendre en compte leurs attentes, leurs besoins et une vision d’avenir pour leurs enfants.

 

   Si l’on ajoute à cela les turpitudes de l’UMP, il n’est pas étonnant que l’on assiste à une sorte de décrochage démocratique, qui pourrait favoriser un peu plus le FN.

 

   Parmi les raisons de cet échec –largement analysés aujourd’hui- je souhaite en souligner une, qui me semble déterminante pour expliquer notre grande difficulté à modifier le cours des choses. Elle ne concerne pas les choix politiques –discutables par ailleurs- mais la façon dont sont préparés, annoncés et mis en oeuvre ces choix.

 

   Je veux parler ici des conséquences des institutions de la Vème République (système de monarchie républicaine) qui renvoient la plupart des décisions au sommet de la pyramide, avec un Premier ministre qui « exécute » la politique définie par le Président, une majorité parlementaire contrainte, un parti majoritaire sans grande marge d’initiative et dont les militants s’interrogent sur leur utilité. Il ne suffit pas de faire signe à des sympathisants tous les 5 ans lors du vote pour la désignation du candidat lors des primaires pour établir un lien avec un électorat désabusé, désorienté et qui croit de moins en moins à la parole des politiques.

 

   Prenez l’exemple de la réforme territoriale, importante, mais très mal engagée. On a mis la charrue avant les bœufs, en annonçant des mesures fortes (parfois démenties un peu plus tard), avant même d’avoir débattu et d’avoir défini clairement et publiquement les objectifs de cette réforme. Comment vont faire nos candidats aux élections sénatoriales pour s’y retrouver entre les annonces contradictoires (Président, ministres, 1er secrétaire, certains grands élus) ? Que vont comprendre les élus locaux à qui l’on veut s’adresser ?

 

   Certains –dont je ne suis pas- auraient tendance, dans cette ambiance préoccupante, à baisser les bras. C’est vrai qu’on peut toujours craindre la dégringolade fatale qu’ont connue d’autres grands partis français au cours du demi-siècle écoulé. C’est vrai aussi qu’on entend de plus en plus d’analystes et de commentateurs qui annoncent la fin des partis politiques.

 

   D’autres, qui s’étaient faits discrets jusqu’ici, joignent leur voix aux critiques et aux demandes de ceux qui étaient traités hier d’irresponsables ou d’incompétents, parce qu’ils demandaient avec insistance que les promesses de la campagne de 2012 soient respectées et qui s’inquiétaient des conséquences du régime infligé au pays, tout en préconisant d’autres réponses à la crise.

 

   La logique de la Vème République voudrait que tout ceci ne se traduise par rien de déterminant dans le cours de la politique du pouvoir. Pourtant, je persiste à penser – et je sais que je ne suis pas seul- que le rôle du PS pourrait ne pas être insignifiant..…..à condition que des décisions fortes soient prises, dès aujourd’hui et qu’elles mobilisent, non seulement les cadres du parti, mais aussi et surtout les militants. Nous avons un peu trop oublié que ce sont eux qui peuvent recréer le lien indispensable avec les Français, notamment ceux qui ont voté à gauche le 6 mai 2012.

 

   Voilà pourquoi il faut donner l’occasion aux militants socialistes de « relever la tête » (comme le souhaite J.C. Cambadélis). Montrons que le PS n’est pas un parti godillot, un simple outil de sélection de candidats, une chambre d’enregistrement, une agence de communication, qu’il est écouté et entendu.

 

    Donnons la parole à nos militants, en leur permettant de débattre librement et en profondeur. Cela s’appelle, chers camarades, un congrès, ce que François Mitterrand décrivait comme la « Pâques des socialistes », une façon pas très laïque mais bien imagée de parler de leur résurrection !

 

   Le temps est donc venu d’annoncer ce congrès, pour faire du PS un acteur…..un acteur utile……. un acteur utile à la gauche…….. un acteur utile à la France."

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:18

Communiqué de l'Association "Histoire(s) du Pays de Jaurès"

 

      " La comédienne Gisèle Casadesus, née quelques semaines avant la déclaration de la guerre 14-18, fête aujourd'hui 14 juin, ses 100 ans. Sociétaire honoraire de la Comédie-Française, elle ne joue plus au théâtre depuis une dizaine d'années, mais elle continue au cinéma et à la télévision. Malgré son âge, elle conserve une étonnante vivacité d'esprit.

 

      Nous avons pu nous en rendre compte, lorsque nous avons présenté, sur une idée de Paul Quilès, un spectacle- évènement, créé par Claude Moreau, "Jaurès, une voix pour la paix", qui a rassemblé prés de 5000 spectateurs à Carmaux, en octobre 2013. Elle y joue le rôle d’une arrière grand-mère Carmausine, fille de mineurs, née accidentellement sur le carreau de la mine de Cagnac, le 31 juillet 1914, jour de l’assassinat de Jean Jaurès.

 

      Elle dialogue, à travers ses souvenirs, avec son arrière petit fils, jeune étudiant, qui écrit un mémoire sur le thème « Actualité de la pensée de Jaurès ». Son regard perçant, ses rides qui lui confèrent une beauté empreinte de sagesse, son jeu d’artiste plus que réaliste, en font la force du spectacle. Combien de spectateurs, sous le coup de l’émotion, ont senti monter leurs larmes !

 

      A l’occasion de la commémoration du centenaire de l’assassinat de Jean Jaurès et du début de la Grande Guerre, ce spectacle sera à nouveau présenté du 27 au 31 juillet, à la Maison de la Musique, sur le site réaménagé de l’ancienne mine à ciel ouvert de Cap’ Découverte.

 

      Une revue de presse est disponible sur les actualités du site du spectacle , où on trouve également un extrait vidéo permettant d’avoir une première approche de la qualité et du contenu émotionnel de cette œuvre, qui expliquent son succès auprès des spectateurs."

Bon anniversaire, Gisèle Casadesus, pour vos 100 ans
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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 19:42
Réservez votre soirée

Réservez absolument votre soirée !

 

      La diffusion du « Village préféré des Français 2014 »

 

aura lieu le mardi 1er juillet à 20h45 sur France 2.

 

C’est lors de cette diffusion que seront connus le classement des villages et la révélation du village préféré.

 

Nous espérons que les Français, habitants de la région ou touristes de passage ont été séduits par notre belle cité et que leur vote nous classera parmi les premiers.

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 17:15

      Madame, Monsieur,

 

         L’association "Arrêtez la Bombe" (ALB), que j’ai créée avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin, a pour objectif de promouvoir le désarmement nucléaire général et particulièrement d’ouvrir un débat en France sur ce thème.

 

        Dans cette perspective, nous organisons une conférence internationale « Vers un monde sans armes nucléaires », les 26 et 27 Juin 2014 à Paris, à l’Assemblée Nationale.

 

        Cette conférence, qui sera ouverte par Claude Bartolone, Président de l'Assemblée nationale, réunira des personnalités internationales de haut niveau pour débattre de la réalité et des perspectives d’un désarmement nucléaire mondial.

 

         Vous trouverez le programme de la conférence en allant sur ce lien 

 

         Si vous êtes intéressé(e), merci de retourner rapidement le bulletin situé au bas de ce programme à cette adresse mail: arretezlabombe2013@orange.fr

 

         Très cordialement.

                                                         Paul Quilès

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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 14:16

Tribune de Paul Quilès,

 

publiée par L'Humanité du 5 juin 2014

 

sous le titre "Un nouveau pacte majoritaire à gauche"

 

*****

      TINA n’est pas un diminutif féminin, mais un slogan attribué à Margaret Thatcher lorsqu'elle était Premier ministre du Royaume-Uni ! TINA, c’est l’abréviation de "There is no alternative" (en français, "il n’y a pas d’autre choix"), qui signifie qu’il y a pas d’alternative hors des politiques libérales et que tout régime qui cherche à s’en écarter court à l'échec.

 

      Il ne faudrait pas qu’aujourd’hui on essaie de nous convaincre à nouveau qu’ "il n’y a pas d’autre choix" et qu’il n’y a point de salut hors de l’austérité, qu’on présente comme la solution, quand elle est devenue le problème.

 

      Alors que les inégalités sociales n’ont jamais été si fortes, que la cohésion sociale est malmenée et que notre modèle de développement n’est plus soutenable, nous sommes dans une situation politique inédite et désastreuse: un pouvoir désavoué par les urnes, une victoire incontestable du populisme, une défiance à l’égard des partis politiques et de leurs leaders, une désespérance qui gagne du terrain dans de nombreuses couches de la société….

 

      Ce décrochage démocratique témoigne moins d’un désintérêt de nos compatriotes que d’une perception d’impuissance à peser sur les choix européens et les orientations politiques françaises et à faire prendre en compte leurs attentes, leurs besoins et une vision d’avenir pour leurs enfants.

 

      Le désaveu est sévère pour la gauche: le parti socialiste n’arrive nulle part en tête, les écologistes et le front de gauche font des scores médiocres, égaux ou inférieurs à leurs résultats de 2009. Les partis et les hommes l’incarnant n’ont pas vu leurs assises électorales s’élargir.

 

      Depuis près de 2 ans, on refusait d’entendre les voix de ceux qui s’inquiétaient des conséquences du régime infligé au pays, tout en préconisant d’autres réponses à la crise. Et voici qu’aujourd’hui, nombre de ceux qui s’étaient faits discrets jusqu’ici et parfois même qui défendaient la ligne suivie au sommet, joignent leur voix aux critiques et aux demandes de ceux qui étaient fustigés hier et souvent traités d’irresponsables ou d’incompétents !

 

      La question est de savoir quel peut être le débouché des initiatives un peu brouillonnes qui fleurissent çà et là, alors que la logique même du système institutionnel de la Vème République - avec un Premier ministre qui «exécute » la politique définie par le Président, une majorité parlementaire contrainte, un parti majoritaire sans marge d’initiative et peu écouté - empêche qu’aboutisse toute expression déviante.

 

      La seule réponse me semble résider dans un sursaut des forces de gauche et écologistes pour dialoguer et définir des convergences sur des réformes répondant à l’urgence sociale et aux attentes de nos concitoyens.

 

 

      C’est dans cet esprit que le club Gauche Avenir  travaille depuis 6 mois. Au cours d’auditions publiques, il a écouté des responsables des différents partis et des mouvements du monde syndical et associatif, des intellectuels, des économistes. Les propositions qu’ils ont faites sont susceptibles de contribuer à la construction d’un nouveau pacte majoritaire à gauche autour de quelques mesures fortes. Nous les rendrons publiques prochainement.

 

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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5 juin 2014 4 05 /06 /juin /2014 09:13

       Difficile d’échapper ces jours-ci aux remarquables images du débarquement de Normandie ! Les reportages, les interviews, les commémorations nous replongent dans l’ambiance forte et émouvante de ce mémorable 6 juin 1944.

 

      Le rappel est indiscutablement utile, tant la mémoire peut faire défaut quand il s’agit d’évènements si connus qu’on n’en conserve que des souvenirs stéréotypés et un peu convenus. On a raison d’insister sur le caractère audacieux de l’immense opération des Alliés destinée à porter un coup décisif au nazisme. On a raison de vanter les mérites de tous ces héros, certains inconnus, d’autres qui furent longtemps ignorés (commando Kieffer).

 

      Cela ne doit pas faire oublier le nombre élevé de victimes, tant militaires que civiles, les destructions dues aux bombardements qui ont parfois ravagé des villes entières, les souffrances des populations.

 

      En portant un regard lointain, 70 ans plus tard, on ne peut pas se contenter de considérer que c’était le prix à payer  pour la victoire et le retour de la liberté…. Il n’est pas interdit de réfléchir -comme nous y invite également la commémoration en cours du centenaire du début de la guerre de 14-18- non seulement aux horreurs de la guerre, mais aussi aux enchaînements qui ont conduit au déclenchement de conflits armés et qui peuvent à nouveau y conduire.

 

       N’oublions pas que la Grande guerre ne fut pas la «der des ders», qu’espéraient nos anciens, que la 2ème Guerre mondiale n’a pas mis fin aux affrontements entre Etats, que la chute du mur de Berlin ne s’est pas traduite par l’avènement général de la démocratie et qu’encore aujourd’hui, les conflits armés, les massacres de populations civiles se poursuivent en de nombreux points de la planète.

 

     Il est indispensable que les citoyens des démocraties pressent les responsables politiques de questions et qu’ils les incitent à être des « faiseurs de paix », alors que le climat international est particulièrement tendu.

 

      Pour ma part, c’est dans cette perspective que je prépare deux évènements, qui se dérouleront dans les prochaines semaines et auxquels je vous invite vivement à participer :

 

- une conférence internationale qui se tiendra à Paris les 26 et 27 juin à l’Assemblée nationale sur le thème "Vers un monde sans armes nucléaires"  (voir programme et inscription sur le site d’ALB 

 

- la reprise du spectacle "Jaurès, une voix pour la paix", qui sera joué près de Carmaux du 27 au 31 juillet, à l’occasion de la commémoration du centenaire de l’assassinat de Jaurès ( voir programme et réservations sur le site du spectacle)

Jour J : les héros et les victimes
Jour J : les héros et les victimes
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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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28 mai 2014 3 28 /05 /mai /2014 19:00

      Je n’ai pas l’intention de revenir sur le constat que partagent largement nos concitoyens, celui d’une situation désastreuse, où que l’on tourne le regard : un pouvoir désavoué par les urnes, une victoire incontestable du populisme, une défiance à l’égard des partis politiques et de leurs leaders, une désespérance qui gagne du terrain dans de nombreuses couches de la société….

 

      Les "éléments de langage", les slogans, les invectives, les solutions miracles sont de peu de secours en pareille circonstance. Ce n’est pas une raison pour sombrer dans un catastrophisme démoralisant et peu efficace. Mieux vaut faire preuve de lucidité et essayer de comprendre les raisons profondes de ces maux, avant d’apporter des réponses.

 

      En politique, il n’est jamais bon d’avoir raison trop tôt. Et pourtant, certaines surdités peuvent avoir des conséquences redoutables. Par exemple :

 

     - Depuis des années (14 ans, pour ce qui me concerne), nous sommes nombreux à demander que les institutions de la Vème République évoluent vers un meilleur partage des pouvoirs et un meilleur équilibre institutionnel. Rien n’a été fait, bien au contraire (instauration du quinquennat et inversion du calendrier électoral), pour en finir avec un système de monarchie républicaine qui renvoie toute décision au sommet de la pyramide. On connaît les conséquences de ce détestable système: un Premier ministre qui « exécute » la politique définie par le Président, une majorité parlementaire contrainte, un parti majoritaire pétrifié, sans marge d’initiative, peu écouté et dont les militants, de moins en moins nombreux, s’interrogent sur leur utilité. Il ne suffit pas de faire signe à des sympathisants tous les 5 ans lors du vote pour la désignation du candidat lors des primaires pour établir un lien avec un électorat désabusé, désorienté et qui croit de moins en moins à la parole des politiques.

 

      - Depuis près de 2 ans, dans la logique même de ce système, on refusait d’entendre les voix de ceux qui demandaient avec insistance que les promesses de la campagne de 2012 soient respectées et qui s’inquiétaient des conséquences du régime infligé au pays, tout en préconisant d’autres réponses à la crise. Et voilà qu’aujourd’hui, nombre de ceux qui s’étaient faits discrets jusqu’ici et parfois même qui défendaient la ligne suivie au sommet, joignent leur voix aux critiques et aux demandes de ceux qui étaient fustigés hier et souvent traités d’irresponsables ou d’incompétents ! Maigre consolation, car la question est bien de savoir maintenant quel peut être le débouché des initiatives un peu brouillonnes que l’on voit fleurir çà et là, alors que la logique même du système institutionnel de la Vème république empêche qu’aboutisse toute expression "déviante ".

 

      La seule réponse me semble résider dans un sursaut de ceux qui croient encore au rôle - il est vrai très discrédité en ce moment- des partis politiques. Laissons l’UMP à ses (graves) turpitudes, qui affectent malheureusement aussi l’ensemble de la vie politique française et intéressons-nous au PS. Ses responsables doivent comprendre que des décisions fortes doivent être prises rapidement, pour éviter une dégringolade comme celle qui a été fatale à d’autres grands partis français au cours du demi-siècle écoulé.

 

      Si l'on montre que le PS n’est pas un parti godillot, un simple outil de sélection de candidats, une chambre d’enregistrement, une agence de communication, qu’il est écouté et entendu, alors ses militants, en plein désarroi aujourd’hui, militeront et recréeront l'indispensable lien avec les Français, notamment ceux qui ont voté à gauche le 6 mai 2012.

 

      Redonnons donc la parole aux militants. Cela passe par l’organisation rapide d’un congrès, seule façon de débattre en profondeur et de définir avec clarté le cap susceptible de rendre au PS une crédibilité actuellement très entamée.

 

***********

PS : En ces temps de déprime, il faut aussi se raccrocher à quelques petits bonheurs! J’ai apprécié à cet égard les propos de Claude Bartolone ce matin sur France Inter , ainsi que l’interview d’Emmanuel Maurel dans Libération d’hier.

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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26 mai 2014 1 26 /05 /mai /2014 10:17

      Dans le climat plutôt glauque qui accompagne les résultats de ces élections européennes, j’ose à peine me féliciter de la saine réaction des électrices et électeurs de la commune de Cordes sur Ciel, dont je suis maire. 

 

      Cela ne va pas m’empêcher de participer à la réflexion en profondeur que nécessite la double alerte –démocratique et politique- qui nous est lancée (voir sur ce blog)…..mais c’est quand même encourageant !

 

   ( %)                              Cordes         Comparaison              Comparaison

                                                               avec Tarn                  avec France

PS/PRG                          24,43                    +8,5                            +10,0

UMP                               17,05                      -1,1                               -4,0

FN                                  11,93                    -14,5                             -13,5

EELV                              14,20                     +3,2                              +4,8

UDI/Modem                    10,23                     +2,2                                0

Front de gauche               5,97                      -2,6                              -0,5

 

Nombre de votants         55,88                     +5,9                            +11,4

Un motif de satisfaction
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25 mai 2014 7 25 /05 /mai /2014 22:47

Communiqué de presse de "Maintenant La Gauche"

suite aux résultats des élections européennes

 

Les résultats des élections européennes en France constituent une alerte majeure pour les dirigeants de notre pays et de l’UE, ainsi que pour les responsables politiques.

 

Une alerte démocratique.
Le décrochage démocratique perdure, témoignant moins d’un désintérêt de nos compatriotes que d’une perception d’impuissance à peser sur les choix européens et les orientations politiques françaises et à faire prendre en compte leurs attentes, leurs besoins et une vision d’avenir pour leurs enfants.
Même si le taux d’abstention est en légère réduction, il demeure très préoccupant dans les quartiers populaires et massif au sein de l’électorat de gauche.

 

Une alerte politique.
Nul ne peut sous estimer la gravité de voir pour la première fois de notre histoire le FN en tête d’une élection dans notre pays. Cette situation exige des changements majeurs tant au niveau gouvernemental qu’au sein des partis politiques.
Le score historique du Front national met chacun devant ses responsabilités.
Les mauvais résultats du PS confirment une défiance persistante, voire accrue, à l’égard de la majorité gouvernementale. Les bonnes réponses aux avertissements lancés par les Français lors des municipales ne semblent pas avoir été apportées..
Depuis de longues années, le Parti Socialiste n’a pas su résorber la fracture entre ses dirigeants et ses électeurs comme avec le peuple de gauche sur la question de la construction européenne. La non tenue par François Hollande de ses engagements sur la réorientation de l’Europe a accru le désarroi de nos concitoyens, qui refusent la politique d’austérité et de concurrence généralisée.

 

Aujourd’hui, c’est toute la gauche qui est percutée par l’ampleur de la crise. C’est pourquoi le rassemblement des forces de gauche s’impose, autour d’objectifs concrets inversant rapidement les priorités et engageant le redressement du pays dans la justice.

 

Le PS, premier parti de la gauche, a une responsabilité particulière pour retrouver son rôle moteur dans ce rassemblement. Ses militants doivent pouvoir rapidement prendre la parole.

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la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez