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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 10:23
Une drôle d'époque...
Une drôle d'époque...

Une drôle d'époque, indiscutablement.

 

Mais cela fait du bien d'en rire de temps en temps, non?

 

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17 décembre 2020 4 17 /12 /décembre /2020 10:01
Quelle place pour la dissuasion nucléaire ?
     L'Association Peace Studies de Dauphine, l'Association des Jeunes Internationalistes de Paris II, ainsi que l'Association des Étudiants et Alumni du MRIAE, ont le plaisir de vous convier à une première conférence inaugurant leur partenariat le vendredi 18 décembre à 18 heures.

     Nos trois associations auront l'honneur de recevoir à cette occasion:

   - Mme Mélanie Rosselet, Directrice à l'analyse stratégique à la direction des applications militaires du Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives
   - M. Dominique Mongin, docteur en histoire à l'université Paris I et spécialiste de l'histoire des relations internationales contemporaines
   - M. Paul Quilès, ancien Ministre de la Défense sous la présidence Mitterrand et Président d'Initiatives pour le Désarmement Nucléaire depuis 2016.

     Mme Rosselet, M. Mongin et M. Quilès présenteront la place du nucléaire ainsi que les réflexions stratégiques et alternatives qui se sont développées sur le sujet et répondront ensuite aux questions de l'auditoire

    Cet événement se déroulera à distance via la plateforme du CNRS. Un lien de connexion vous sera communiqué la veille de la conférence.
Les inscriptions sont d'ores et déjà ouvertes via le formulaire https://forms.gle/yKADRDz8tJPgqkLeA
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11 décembre 2020 5 11 /12 /décembre /2020 12:49
Pôle Nord : les 3 menacesPôle Nord : les 3 menacesPôle Nord : les 3 menaces

Si vous voulez comprendre les événements importants et trop rarement médiatisés qui se déroulent au Pôle Nord, dépêchez-vous de

regarder le film « Arctique, la guerre du pôle ».

Il sera disponible sur France 5 jusqu’au 31 décembre. Il dure 87 min (après une pub de 80 secondes!). Il est très vivant, très concret et vous ne vous ennuierez pas !

******

Vous verrez comment le pôle Nord est devenu le champ de bataille d’une nouvelle guerre froide entre la Russie, les États-Unis et la Chine, qui savent que l’Arctique pourrait être libre de glace d’ici deux ou trois décennies. Sans sa coquille glacée, l’Arctique deviendra accessible, et avec lui les trésors contenus dans son sous-sol : pétrole, gaz, terres rares…

Mais cette aubaine pour les grandes puissances que représente la fonte de la banquise liée au réchauffement climatique, est un désastre pour les écosystèmes. De plus, elle s’accompagne de 3 menaces (NB : Les points 2 et 3 ne sont pas évoqués dans le film « Arctique, la guerre du Pôle »)

1les conséquences d’une compétition économique sauvage pour le contrôle d’une zone qui renferme un quart des réserves mondiales d’hydrocarbures. Autant dire que les installations militaires de puissances nucléaires se multiplient et, avec elles les discours et les actes guerriers, les manoeuvres, les provocations

2les conséquences de la hausse du niveau des océans, liées essentiellement à la fonte des glaces continentales de la zone arctique, qui contribuera à amplifier des déplacements considérables de population (créant des conflits dangereux par exemple à proximité de deux états nucléaires, l’Inde et le Pakistan, dont on a déjà vu la sensibilité à ces mouvements d’immigration)

3- les conséquences de la fonte du permafrost (pergélisol), qui s'étend sur un quart des superficies des terres de l'hémisphère nord (qui compte deux-tiers des terres émergées), principalement en Russie, au Canada, au Groenland et en Alaska. Avec la hausse des températures, la fonte du permafrost libérera du carbone, ainsi que des bactéries et d’autres virus pris au piège des glaces…. pour certains depuis 30 000 ans.

Autant dire que les relations internationales seront fortement marquées à l'avenir par ce qui se passe dans l'Arctique!

Rappelons que le Pôle Nord, situé dans les eaux internationales, n’appartient à personne. Huit pays sont considérés comme pouvant revendiquer la zone : la Norvège, la Suède, la Finlande, l’Islande, le Danemark, le Canada, les Etats-Unis et la Russie. Mais ce sont loin d’être les seuls intéressés. La Chine, notamment, a vite compris que le raccourci par la nouvelle route maritime du Nord pourrait lui faire gagner un temps considérable dans le transport de marchandises entre Shanghai et Rotterdam

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9 décembre 2020 3 09 /12 /décembre /2020 16:29
Une histoire de porte-avions
Une histoire de porte-avions
Une histoire de porte-avions

     Les déclarations du Président Macron, hier au Creusot, officialisant le projet de PANG (Porte-Avions de Nouvelle Génération) dans sa version propulsion nucléaire m'a rappelé des souvenirs que je qualifierais de "jeunesse".

 

      Ils relèvent aussi de l'Histoire et c'est à ce titre que je vous les raconte ici. C’était en janvier 1986, alors que j’étais ministre de la défense depuis 4 mois. Nous étions dans la période de lancement des programmes d'armement, qui officialise en quelque sorte leur naissance. Les pré études étaient suffisamment avancées, constructeurs et futurs utilisateurs s’étaient mis d'accord sur le projet et les crédits annuels étaient en place.

 

      Le PAN (Porte-Avions Nucléaire) constituait le plus important de ces programmes. Le conseiller qui en était chargé, Jacques Grossi, me suggéra que le lancement soit l'occasion de lui donner un nom, si possible prestigieux, pour renforcer l’image de ce programme, qui avait beaucoup d'adversaires.

 

      Charles de Gaulle me semblait le nom idéal et je décidais d'en parler avec le Président Mitterrand. Je fus déçu par sa réponse : "C'est un très beau nom et je suis sûr qu'il le portera un jour. Mais nous sommes en pleine période électorale et si je donne aujourd’hui ce nom, je serai accusé de démagogie. Proposez-en un autre". Il n’avait pas tort….

 

        Il fut décidé de revenir aux noms classiques des grands bâtiments de la Marine : Jean Bart, Colbert, Richelieu… et, comme la construction devait se faire à Brest, le choix se porta sur Richelieu, fondateur de l'arsenal de Brest. C'est ainsi que, devant la presse réunie dans mon bureau, je lançai officiellement le programme de construction du Richelieu.  Pour célébrer cet événement et fêter mon anniversaire (fin janvier), mes collaborateurs m'offrirent la maquette (voir images) du porte -avions nucléaire Richelieu, que j’ai encore chez moi, fier d’être un des rares possesseurs, sinon le seul, de cette maquette !

 

      Mais l'histoire ne s’arrête pas là. En effet, après bien des vicissitudes, le premier ministre Jacques Chirac décida en 1987- avec l'accord du Président- d'appeler le Richelieu... Charles de Gaulle.

 

      Et l'Histoire eut le dernier mot puisqu'en mai 1994, à Brest, c'est le Président de la République, François Mitterrand qui, accompagné par Jacques Grossi, mon conseiller en 1986, devenu entre- temps Directeur des Constructions Navales (DCN), dévoila à la proue du navire le nom de Charles de Gaulle.

 

*************

      C’est volontairement que je n’aborde pas ici la question importante de l’opportunité de la décision de construire un PAN. Ce débat renvoie à des considérations de géopolitique, d’alliances et de choix financiers, qui ne peuvent se limiter à quelques formules obligées, comme celle du discours officiel le présentant comme "le navire amiral…. étendard de notre marine nationale".

 

      Pour mémoire, en 1986, la Guerre froide n’était pas terminée et nul ne savait quelle serait l’utilité du Charles De Gaulle à la date de sa mise en service actif en 2001.
 

      De même, le futur PANG, 2 fois plus gros que son prédécesseur et qui coûtera au moins 5 milliards d’euros, devrait être en service en 2038. On aimerait savoir quelles sont les hypothèses retenues pour l’état du monde à cette époque……

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6 décembre 2020 7 06 /12 /décembre /2020 15:22
Ce qu'en disait François Mitterrand

A celles et ceux (notamment au PS) qui envisagent de changer le nom de leur parti, je recommande de méditer cette interview de François Mitterrand en novembre 1991

 

REGARDER la vidéo  (1’20)

 

Un ami socialiste me fait remarquer que l’attitude qui consiste à « ravaler la façade lorsque le fonds de commerce va mal » n’est généralement pas très efficace…..

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 17:07
Ethiopie, hypocrisie, ONU, NobelEthiopie, hypocrisie, ONU, Nobel

     Abiy Ahmed, ce nom ne vous dit peut-être rien. C’est celui du Premier Ministre éthiopien, à qui a été attribué le Prix Nobel de la Paix en 2019, pour ses efforts de résolution du conflit entre l'Ethiopie et l'Erythrée.

     Malgré cette distinction élogieuse, qui semble le présenter comme un défenseur de la paix, Abiy Ahmed est engagé dans une guerre civile impitoyable, qui s’est traduite depuis un mois par une région dévastée -le Tigré-, près de 50 000 réfugiés manquant de toute alimentation et de nombreuses victimes dans les combats militaires.

     Les divergences politiques entre le pouvoir central d’Ethiopie et le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) n’expliquent pas tout et notamment pourquoi le Prix Nobel de la Paix 2019 a choisi la méthode violente, en excluant toute négociation.

     L’ONU a tardé à intervenir, pour finir par demander un accès humanitaire sans restriction à la région du Tigré. Cette initiative apparaît bien timide au regard de ce qui doit être le rôle des Nations-Unies, défini depuis 2005 par le principe de la "responsabilité de protéger".

     Quant au Comité Nobel, sa discrétion à l’égard de ce "mauvais exemple" témoigne d’une hypocrisie (malheureusement fréquente dans les relations internationales) qui risque de porter tort à son image.

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3 décembre 2020 4 03 /12 /décembre /2020 15:36
: Le président Valéry Giscard d'Estaing le 7 novembre 1974 sort du sous-marin nucléaire lanceur d'engins " Le Terrible", à la Pointe des Espagnols, dans lequel il a passé 24 heures. | Ouest France Archives

: Le président Valéry Giscard d'Estaing le 7 novembre 1974 sort du sous-marin nucléaire lanceur d'engins " Le Terrible", à la Pointe des Espagnols, dans lequel il a passé 24 heures. | Ouest France Archives

     IDN rend hommage à la prise de conscience de l'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, qui reconnaissait (voir la vidéo ci-dessous) : « moi je savais que je n’appuierais sans doute jamais sur le bouton nucléaire, pour une raison simple, qui a sa valeur : cela aurait été la fin de la France. » Fin abrupte par riposte nucléaire ; ou encore fin lente du fait d’un hiver nucléaire meurtrier. La fin, dans tous les cas.

 

    Il est regrettable que cette déclaration soit intervenue près de 40 ans après la fin de son mandat présidentiel, au cours duquel il a pourtant défendu la position gaullienne traditionnelle. C’est ainsi qu’en mars 1979, il déclarait à la télévision française : « notre système nucléaire est un moyen qui a pour objet la sécurité ultime de la France. Si la décision appropriée à la sécurité de la France conduisait à appuyer sur le bouton de la force nucléaire, je le ferais.»

    Cette contradiction met en lumière l’absurdité du maintien d’un arsenal nucléaire en France, inutile, coûteux, et dangereux. Pour autant, en quelques mots, le « président moderne » a permis de dissiper un doute majeur : l’État français, quoiqu’il continue de faire la sourde oreille aux appels au désarmement nucléaire, n’a jamais été dupe de ce coup de bluff bancal appelé dissuasion.

 

Voir l'interview de Valéry Giscard d'Estaing 

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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 12:35
Photo capture d'écran vidéo Business Insider France / Defense Imagery / Pixabay

Photo capture d'écran vidéo Business Insider France / Defense Imagery / Pixabay

Les dépenses militaires dans le monde ont augmenté pour la cinquième année consécutive*, avec la plus grosse augmentation de la décennie (+3,6% depuis 2018).

La hausse est particulièrement notable en Europe, en raison notamment des investissements allemands qui ont fait augmenter le budget militaire de Berlin de 10% en 2019.

La France, 6e pays le plus dépensier au monde, a vu son budget augmenter de 1,6% pour atteindre 42 milliards d’euros, soit davantage que l’ensemble des dépenses militaires africaines (34,6 milliards d’euros).

Le plus grand recul de la décennie a été expérimenté par l’Iran (-36%), sous la pression des sanctions économiques américaines, et les plus fortes augmentations ont eu lieu en Turquie (+86%), en Chine (+85%) et en Inde (+37%).

La Chine prend ainsi le large, avec 261 milliards de dollars dépensés en 2019, mais reste très loin des Etats-Unis et de leurs 732 milliards de dollars (+5,3% en 2019), soit plus du double des dépenses militaires de l’ensemble des pays européens.

LIRE CE DOCUMENT

qui donne les chiffres des 20 plus fortes dépenses militaires dans le monde 

_____________________________________________

*  Selon un rapport du Stockholm International Peace Research Institute.

 

 

 

 

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28 novembre 2020 6 28 /11 /novembre /2020 11:14
A l'occasion du déconfinement partiel

Bon appétit !

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26 novembre 2020 4 26 /11 /novembre /2020 12:24
Réflexions sur la condition humaine

Alors que le 2ème confinement semble se terminer et qu’on en évoque un 3ème pour le printemps prochain, j’ai eu la curiosité de relire le texte que j’ai écrit lors de la mise en place du 1er confinement il y a 8 mois: "survivre et prendre du plaisir". Je constate que je n’ai rien à en retirer et notamment de ma conclusion :

 

« Dans la période qui vient, il va falloir résister aux inquiétudes et aux peurs que nous impose la privation des deux motivations essentielles de l’être humain que j’ai énoncées (survivre et prendre du plaisir). Cela exigera de dépasser les polémiques de toutes sortes -politiques, médicales, techniques, médiatiques- dont nous sommes abreuvés et d’intégrer dans nos réflexions sur "le monde de demain" des éléments de nature historique, voire philosophique. »

 

C’est ce que j’ai fait en relisant l’excellent livre "la plus belle histoire de l’homme"dont je vous livre les dernières lignes de l’épilogue, qui me semblent d’une criante actualité !

 

« Depuis ces temps anciens, l'homme a énormément progressé dans ses techniques et ses connaissances mais le grand banquet de l'humanité, la libération de l'homme que pouvait annoncer le néolithique ne sont pas arrivés. Une bonne part de la population du globe ne mange pas à sa faim…

Je pense que notre destin est irrémédiablement paradoxal. Le néolithique marque le début d'un processus qui n'a cessé de gagner jusqu’à nos jours. A chaque fois que l'homme résout un problème, il doit en payer le prix. Chacune de nos avancées a une contrepartie ; chaque victoire sur la nature suscite une nouvelle tension sur notre environnement ; chaque pas accompli vers le bien-être s’accompagne d'une nouvelle souffrance ; chaque liberté conquise se paie par une nouvelle contrainte.
Faut-il s'y résigner et croire que l'homme ne sera jamais vraiment libre ? En fait, les luttes sont toujours inachevées. Dans l'aventure humaine, il y aura toujours une part de bonheur et une part de malheur, le bon et le mauvais, la sagesse et la folie. C'est le propre de notre espèce. »

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Recherche Sur Ce Blog

Faites connaissance avec IDN

 (Initiatives pour le désarmement nucléaire),

dont Paul Quilès est président.

IDN travaille chaque jour à la réduction des arsenaux nucléaires et du risque, intentionnel ou non, d’utilisation de l’arme nucléaire.

IDN oeuvre à construire un monde sans armes nucléaires, pour une paix et une sécurité internationale durables.

Faites connaissance avec

Cordes sur Ciel,

la cité médiévale dont Paul Quilès a été le maire pendant 25 ans.

cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg 

site de l'Office du tourisme 

Bibliographie

- 2018: L'illusion nucléaire- La face cachée de la bombe atomique (avec Jean-Marie Collin et Michel Drain)

- 2017: Quelques citations sur les armes nucléaires

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  

- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu) 

- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff ) 

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï) 

- 1992: Nous vivons une époque intéressante 

- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez