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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 11:32

Le document

 

"Pour un nouveau pacte majoritaire à gauche"

 

a été présenté hier à la presse 

 

 

La démarche de Gauche Avenir

 

      Dès sa création, le club Gauche Avenir s’est engagé en faveur du rassemblement de la gauche, hier condition de la victoire, aujourd’hui condition de la réussite du changement souhaité par les Français.

 

      Les résultats des élections européennes du 25 mai 2014 viennent confirmer douloureusement la nécessité de nouveaux choix.

 

    Face à l’approfondissement de la crise économique, sociale, politique et démocratique que connaît notre pays, une sérieuse inflexion de la politique actuelle paraît indispensable. C’est dans cet esprit que notre club a travaillé à l’élaboration de ce que pourrait être des convergences entre toutes les forces de gauche et écologistes autour de réformes répondant à l’urgence sociale et aux attentes de nos concitoyens. 

 

       Cette élaboration collective s’est traduite par l’audition publique de 14 personnalités - responsables des différents partis et des mouvements du monde syndical et associatif, intellectuels, économistes-, qui ont présenté leurs propositions pour construire un nouveau pacte majoritaire à gauche.

 

      Les travaux de notre club suggèrent ainsi quelques axes majeurs pouvant servir de bases à l’élaboration des convergences effectives et concrètes entre les différentes forces politiques de gauche et écologistes.  (....)

 

       Lire le document:

 

 Gauche avenir: Pour un nouveau pacte majoritaire à gauche

Pour un nouveau pacte majoritaire à gauche
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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 10:38

Cordes ne se contente pas de célébrer son histoire.

Elle se tourne aussi vers l'avenir.

C'est l'objet de cette 3ème édition

de la manifestation "le ciel sur Cordes".

Le ciel sur Cordes (3ème édition)
Le ciel sur Cordes (3ème édition)
Le ciel sur Cordes (3ème édition)
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4 juillet 2014 5 04 /07 /juillet /2014 15:47

      D'abord un grand merci pour tous vos messages de félicitations et d’encouragements!

 

     Le choix des téléspectateurs de France 2 désignant Cordes sur Ciel comme le “Village préféré des Français” nous honore et nous engage.

 

     Venez-nous voir. Nous ferons en sorte que votre visite à Cordes reste un souvenir fort et émouvant!

 

 

Retrouvez:

 

 

Et bientôt à Cordes:

 

- les traditionnelles fêtes médiévales du Grand Fauconnier....les 13 et 14 juillet

- le festival de musique classique “Musiques sur ciel”..... du 18 au 25 juillet

- le ciel sur Cordes (3ème édition)....le 29 juillet. Voir édition 2013

 

 

 

 

Les Français préfèrent Cordes
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3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 17:15

Pendant quelques jours, vous pouvez revoir l'émission de France 2, animée par Stéphane Bern, "le village préféré des Français", qui a consacré Cordes sur Ciel.

Revoir l'émission

• Les 21 superbes villages....jusqu'à 1h 54

• Cordes sur Ciel......à partir de 1h 54

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2 juillet 2014 3 02 /07 /juillet /2014 11:13
Une belle soirée

     En admirant les superbes villages présentés par Stéphane Bern lors de l'émission de France 2 hier soir, j'ai réalisé combien nous pouvions être fiers de voir Cordes sur Ciel élu "Village préféré des Français"

 

     C'est une récompense pour celles et ceux qui se dépensent sans compter (élus, office du tourisme, artistes et artisans, commerçants, associations, personnel municipal....) afin de faire de ce joyau historique et culturel un lieu exceptionnel.

 

     Je les remercie chaleureusement, ainsi que ceux qui, par leur vote, ont permis à notre Cité d'avoir le plaisir et l'honneur de se voir élue. Ce choix nous honore et nous engage.

 

     Dans les semaines et les mois qui viennent, avec le soutien de nos partenaires locaux, départementaux et régionaux, nous aurons à cœur de tout mettre en œuvre pour qu’une visite de Cordes sur Ciel et, à plus forte raison, un séjour de quelques jours, demeurent dans la mémoire de chacun un moment parfait.

Une belle soirée
Une belle soiréeUne belle soirée
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29 juin 2014 7 29 /06 /juin /2014 15:02
Cordes, le village que l'on aime
Cordes, le village que l'on aime
Cordes, le village que l'on aime
Cordes, le village que l'on aime
Cordes, le village que l'on aime
Cordes, le village que l'on aime
Cordes, le village que l'on aime

"On voyage pendant des années sans trop savoir ce que l’on cherche, on erre dans le bruit, empêtré de désirs ou de repentirs et l’on parvient soudain dans l’un de ces deux ou trois lieux qui attendent chacun de nous en ce monde. Le voyageur qui, de la terrasse de Cordes, regarde la nuit d’été sait ainsi qu’il n’a pas besoin d’aller plus loin et que, s’il veut, la beauté ici, jour après jour, l’enlèvera à toute solitude." (Albert Camus).

 

                                                          ***************

Pour son édition 2014, « Le village préféré des Français »,

l'émission de France 2 animée par Stéphane Bern

comprend Cordes sur Ciel parmi les 22 villages en compétition.

 

Le résultat du concours

sera donné lors de l’émission télévisée de France 2

mardi 1er juillet à partir de 20h45

 

"Cordes croit en sa bonne étoile" (La Dépêche)

 

************

 

Pour mieux connaître Cordes (d'après un article du Tarn Libre du 28 avril 2014)

 

Cordes sur ciel, histoire et patrimoine

     L’Histoire de Cordes sur Ciel, est riche de 800 ans… Depuis sa création en 1222 par le comte de Toulouse, la cité a connu une grande prospérité, son âge d’or à la fin 13e et début du 14e siècle, puis une série de déclins… pour être aujourd’hui un véritable musée à ciel ouvert !

 

Les origines du nom de "Cordes sur Ciel"

     Le nom de Cordes a évolué au fil du temps, passant d’une consonance hispanique à son nom actuel, céleste et mystérieux. Cordoa, Cordes, Cordes sur Ciel. Dans la charte de fondation, la cité est nommée "Cordoa". Il est possible que le Comte de Toulouse ait nommé ainsi la ville pour faire référence à Cordou, Cordoba en Espagne, célèbre à ce moment-là pour son artisanat du cuir. Mais aussi, de manière plus générale, il était fréquent de donner à des villes nouvelles des noms faisant allusion à des villes de l’Europe chrétienne d’alors (Valence, Grenade, Pampelonne faisant référence à leurs homonymes espagnoles). Cordes s’élève au-dessus des cieux…

     Au XXe siècle, Cordes attire à elle un grand nombre d’artistes, peintres, sculpteurs, auteurs divers et célèbres (Albert Camus, Hector Malot, Philippe Heriat…). Parmi eux, l'écrivain et poète Jeanne Ramel Cals se plaisait à la nommer "Cordes sur Ciel".

     En effet, tôt le matin, surtout en automne, une brume intense recouvre la vallée du Cérou d’un voile diaphane. Seul le sommet de la cité médiévale émerge de cette mer de nuages. Éclaboussée par la lumière du soleil levant, la silhouette de la ville se détache et semble alors s’élancer fièrement vers le ciel, au-delà des nuages. On dit que Cordes est au-dessus du ciel…

     La dénomination "Cordes sur Ciel" a été officialisé en 1993 par une décision du ministre de l’Intérieur, qui était, à cette époque… Paul Quilès, actuel maire de Cordes sur Ciel.

     Parcourir Cordes, c’est découvrir un fabuleux livre d’art et d’histoire incrusté dans la pierre… Même les grands auteurs tels Camus en sont tombés amoureux ! (….)

     Cordes sur Ciel fascine tous ceux qui la découvrent parce qu’elle est d’abord une vision : celle d’une cité montant à l’assaut du ciel. Parce qu’elle est ensuite un livre d’histoire et un album d’art où la mémoire des hommes est restée vivante, inscrite dans les pierres depuis sa création en 1222 par le Comte de Toulouse. Son site exceptionnel, son héritage architectural remarquable en font une des villes médiévales les plus significatives de France et un des hauts lieux du patrimoine européen. Elle est aujourd’hui classée Grand Site Midi-Pyrénées !

     Et on raconte que la création de la cité fut présidée par les astres, et que l’emplacement de celle-ci fut choisi par le destin ! Son cadre de vie, d’une rare authenticité, a su attirer et retenir artistes et artisans qui trouvent là leur inspiration. A l’abri des puissantes portes fortifiées, les fastueuses demeures aux façades sculptées magnifient l’art gothique… Parcourir les rues, franchir les seuils, c’est voyager au travers des siècles ! (….)

                                                   Lire la suite

_________________________________________________

Pour en savoir plus:

Regarder la vidéo de présentation de Cordes, grand site de Midi-Pyrénées 

Regarder le reportage de France 3 Sud

Le site de l’Office du tourisme

Le site de la mairie

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 15:24

      Je suis conscient que la conférence internationale organisée les 26 et 27 juin à Paris par l'association ALB, que je préside, risque de moins toucher le grand public que les sujets actuellement sur le devant de la scène médiatique.

 

      Pourtant, le débat que nous voulons susciter est important.

 

      Si vous voulez comprendre pourquoi, je vous invite à:

 

      - lire la présentation de la conférence

 

     - lire le programme des deux journées, qui rassembleront des personnalités internationales de haut niveau;

 

      - consulter sur ce blog les documents de la rubrique "désarmement nucléaire"

Armes nucléaires: sortir d'un discours lénifiant
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 15:16

Conférence Internationale

« Vers un monde sans armes nucléaires »

26 et 27 Juin 2014

Assemblée Nationale (Salle Victor Hugo)- Paris

 

Jeudi 26 juin

 

9 h 00 - 09 h 30-  Ouverture de la Conférence

  • Claude Bartolone, Président de l’Assemblée nationale, France

 

09 h 45 - 12 h 00- PANEL 1 - Le développement de l'arme nucléaire depuis 1945

Modérateur : Patrice Bouveret, Directeur de l’Observatoire des Armements, membre de ICAN France, France

 

Intervenants :

  • Bernard Norlain, Général d’armée aérienne (2 S), France 
  • Marc Finaud, Ancien diplomate, Conseiller principal du Centre de Politique de Sécurité, Genève (GCSP) et Collaborateur scientifique de l’Institut des Nations Unies pour la Recherche sur le Désarmement (UNIDIR), France 
  • Louis Gautier, Conseiller maître à la Cour des comptes, France 
  • Steward Dave, Directeur Exécutif de la Fondation de Klerk, ancien Conseiller du Président W. de Klerk, Afrique du Sud

Débat avec les participants

 

 

14 h 00 - 16 h 00- PANEL 2 - Les freins au désarmement nucléaire

Modérateur : Nicolas Imbert, Directeur exécutif Green Cross France et Territoires, France

 

Intervenants : 

  • Michel Rocard, ancien Premier ministre, France 
  • Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères, France 
  • Shlomo Ben-Ami, ancien ministre des Affaires étrangères, Israël 
  • Ian Kearns, Directeur d’European Leadership Network (ELN), Royaume-Uni

Débat avec les participants

 

 

16 h 15 - 18 h 15- PANEL 3 - Les idées reçues à propos de la dissuasion nucléaire

Modérateur : Michel Drain, Chercheur associé à l’Institut français des relations internationales – IFRI, France

 

Intervenants : 

  • Ward Wilson, Expert international, Chercheur au Think tank BASIC, Etats-Unis 
  • Jean-Marie Collin, Chercheur associé au GRIP, Directeur France du PNND, France 
  • Lou Maresca, Conseiller en Droit international, Comité International de la Croix Rouge – CICR, Suisse 
  • Paul Quilès, ancien ministre de la Défense, France 
  • Oliver Meier, Chercheur associé de l’Institut allemand des affaires internationales et de sécurité (SWP), Allemagne

Débat avec les participants

 

18 h 15 - 18 h 30- Clôture de la journée

  • Hervé Morin, ancien ministre de la Défense, député, France

 

Vendredi 27 juin

 

9 h 30 - 10 h 00 Ouverture de la Conférence 

  • Jean-Pierre Maulny, Directeur adjoint de l’Institut de relations internationales et stratégiques – IRIS

 

10 h 00 - 12 h 30- PANEL 4 - Vers un monde sans armes nucléaires

Modérateur : Luc Mampaey, Directeur du Groupe de recherche et d’informations sur la paix et la sécurité – GRIP, Belgique

 

Intervenants : 

  • Paolo Cotta-Ramusino, Secrétaire général de Pugwash Conferences on Science and World Affairs, Italie 
  • Yasuyoshi Komizo, Secrétaire général de Mayors for Peace, Directeur de l’Hiroshima Peace Culture Foundation, ancien ambassadeur, Japon 
  • Jennifer Simons, Présidente de The Simons Foundation, Canada 
  • Alyn Ware, Directeur international du PNND, Nouvelle-Zélande 
  • Ursula Plassnik, ambassadeur d’Autriche en France, ancienne ministre des Affaires étrangères, Autriche 
  • Des Browne, ancien Secrétaire d’Etat au ministère de la Défense, Royaume-Uni

Débat avec les participants

 

12 h 30 - 13 h00- Clôture Générale des travaux 

  • Paul Quilès, Bernard Norlain, Jean-Marie Collin
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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 14:45

Présentation de la Conférence Internationale

« Vers un monde sans armes nucléaires »,

organisée par l'association ALB

26 et 27 Juin 2014

Assemblée Nationale- Paris

 

******

 

      L'apparition de l’arme nucléaire en 1945 a rapidement été suivie de l’instauration d’un « équilibre de la terreur » entre les deux camps antagonistes de la guerre froide. Au milieu des années 1980, les Etats-Unis et l’Union Soviétique entretenaient un arsenal de 70 0000 armes nucléaires. Les calculs de la dissuasion avaient abouti à la situation absurde d’un monde vivant sous la menace permanente de l’anéantissement.

 

      Dans un premier temps, seules quelques puissances (Royaume-Uni, France, Chine) ont pris la décision de fonder leur sécurité sur la dissuasion nucléaire en se dotant de la capacité d’infliger à leurs adversaires potentiels des dommages humains disproportionnés et insupportables. Après qu’Israël les eut imités, l’Inde et le Pakistan ont suivi la même voie, de manière ouverte après la fin de la guerre froide. La Corée du Nord prétend elle aussi à l’arme nucléaire. Malgré la quasi-universalisation du Traité de non-prolifération (TNP) et le renforcement de ses dispositifs de contrôle, le risque de l’apparition de nouveaux acteurs nucléaires reste élevé. C’est tout l’enjeu des négociations avec l’Iran.

 

       Heureusement, un pays comme l’Afrique du Sud a su montrer qu’il était possible d’assurer la sécurité internationale sur d’autres bases. Alors qu’il avait hérité du régime d’apartheid un armement nucléaire clandestin, ce pays a fait le choix de renoncer à l’arme nucléaire et de participer activement aux efforts internationaux de lutte contre la prolifération et de désarmement.

 

 

      Le XXIe siècle s’est ouvert avec une nette diminution de l’arsenal nucléaire mondial (environ 16 300 ogives aujourd’hui) grâce notamment à d’importants accords internationaux qui ont pu organiser un désarmement substantiel sous la garantie d’un système de vérification contraignant. Mais il est indéniable que le désarmement nucléaire marque aujourd’hui le pas : blocages sur l’interdiction des essais et de la fabrication de matières fissiles à usage militaire, modernisation des arsenaux de toutes les puissances nucléaires, désaccords américano-russes sur la défense antimissile et l’utilisation militaire de l’espace, refus d’engager la négociation sur une zone exempte d’armes nucléaires et de destruction massive au Moyen-Orient, maintien d’arsenaux nucléaires tactiques qui font toujours de l’Europe un champ de bataille nucléaire potentiel.

 

      Contrairement aux idées reçues à propos de la dissuasion nucléaire, cette stratégie n’est pas une garantie de paix et rien n’assure que l’arme nucléaire ne sera jamais employée. Outre les dangers de la prolifération nucléaire, ceux d’un tir accidentel persistent. Le simple fait de l’accroissement du nombre d’acteurs nucléaires multiplie les risques d’un échec de la dissuasion. Les instabilités de l’après-guerre froide, dont témoigne la crise ukrainienne, créent un nouvel univers stratégique, où l’éventualité d’un tir nucléaire d’une puissance estimant ses intérêts vitaux menacés pourrait redevenir une hypothèse crédible. Or les conséquences humanitaires d’une explosion nucléaire, même d’énergie relativement limitée, seraient démesurées.

 

      Il est temps de relancer le processus de désarmement, qui est une obligation expresse du Traité de non-prolifération, pour parvenir à terme à un monde sans armes nucléaires. Ce but ultime est désormais accepté et appelé par la totalité des Etats ne disposant pas d’armes nucléaires, il est soutenu par de très nombreuses organisations de la société civile, par des millions de citoyens, des milliers de maires et parlementaires, des hommes d’Etat.

 

      La France, sa diplomatie, ses élites politiques, ses universitaires et ses chercheurs doivent être partie prenante de ce processus de désarmement et y contribuer par des propositions concrètes. Le présent colloque se situe dans cette perspective.

 

 

Pour participer à cette conférence,

inscrivez-vous ICI

 

Voir le programme de la conférence

 

Nucléaire: pourquoi il faut débattre
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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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21 juin 2014 6 21 /06 /juin /2014 18:00

        Moments émouvants hier, lors de la visite dans le Tarn du Président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, qui a souhaité retrouver quelques lieux emblématiques de l'action de Jean Jaurès sur sa terre d'élection: Albi, Carmaux, Pampelonne...

 

       A la fin de la journée, il a prononcé un beau discours, qu'on trouvera ci-dessous et qui résume bien la pensée de celui qui fut à la fois un grand tribun, un humaniste et un socialiste, dont les analyses et les exhortations n'ont pas pris une ride un siècle plus tard.

 

********************

       Pour revivre l'histoire des grands évènements du siècle écoulé à la lumière de la pensée de Jaurès, je vous invite à venir voir le spectacle   "Jaurès, une voix pour la paix" , qui sera donné du 27 au 31 juillet à

Cap'Découverte, près de Carmaux. Vous pouvez déjà réserver ici   

 

**********************

      " Quel plaisir de se retrouver en ces terres albigeoises, terres d’une beauté renversante. Je ne sais, depuis que je sillonne ce département depuis l’aube, qui entraîne qui dans la course à l’élégance, de la main de la nature ou de celle de l’homme.

 

      Un grand merci pour nous ouvrir aussi généreusement vos portes, vos villages, vos villes, vos musées et vos bâtiments officiels, avec l’enthousiasme et la fierté de ceux qui savent qu’ils ont là, sous leurs pieds, à portée de main, au-delà de lieux locaux familiers, des trésors nationaux.

 

      Car c’est une des spécificités de votre génie local d’entraîner des convulsions universelles. L’hérésie cathare fut-elle une révolte locale ? Bien sûr que non. A d’autres époques, nous l’aurions appelée Résistance. Des hérésies, elle fut sans doute une des plus belles, une des plus fascinantes, déjà une « force essentielle de négation », pour reprendre la belle formule de votre enfant qui nous occupe aujourd’hui, Jean Jaurès.

 

      Hérétique, Résistant, Jaurès le fut-il ? Sans doute, chacun porte en soi sa vision de ce grand tribun fondateur. Mais, ce qui est sûr, encore une fois, c’est que Jean Jaurès, s’il est une figure tutélaire d’inspiration permanente pour la gauche française, est une épaisseur historique qui appartient à toute la nation. Nous le voyons à la profusion des documents qui paraissent à l’occasion du centenaire de son lâche assassinat.

 

      Biographies, films, ouvrages sur les circonstances de sa mort, anthologies de ses textes, livres politiques sur son message et ses idées, de la part de la gauche comme de la droite ! Jaurès n’a jamais été aussi vivant. Dans une société que la résignation et le cynisme qualifient parfois d’indifférente, sans idée, matérialiste ou consumériste, apolitique, que sais-je encore, l’agitation autour de Jaurès montre qu’il n’en est rien.

 

      Lire Jaurès, écouter Jaurès, regarder Jaurès, c’est aller chercher au plus profond de soi ce que l’on peut faire pour l’autre, pour son pays, pour le genre humain. Car que montre la très belle exposition que nous venons de visiter, et dont je salue et félicite les organisateurs ? Que, du Tarn à l’Assemblée nationale, de Castres à la funeste rue Montmartre, Jaurès alla chercher inlassablement au plus profond des êtres qu’il rencontra, leur part d’humanité et de dignité. Il ne relâcha jamais l’ardeur de cette quête, avec ce mélange qui le caractérise de combativité et de tranquillité.

 

      Qu’avons-nous ressenti dans les couloirs de cette exposition, que ressentons-nous à la vue de ces lieux si familiers au jeune professeur de philosophie qui choisit, après l’Ecole normale supérieure, d’enseigner ici à Albi, contre les conseils de ses camarades et professeurs qui le prévenaient qu’une carrière se construisait à Paris ?

 

      Nous avons vu tout d’abord un homme au travail. A la vue de ses manuscrits, à la vue de ce bureau si émouvant, nous nous rappelons que, pour Jaurès, le combat politique est un long travail pour acquérir la connaissance, notamment la connaissance de son semblable.

 

      Jaurès, on l’a vu, n’avait rien d’un idéologue sectaire. Pas du tout, c’était un bon élève, travailleur, curieux, qui aimait la philosophie, et qui n’y voyait rien d’abstrait. Ce sont la philosophie et l’histoire qui le menèrent à la politique comme c’est la République qui le mena au socialisme. La philosophie ne devait pas, pour lui, s’étudier en soi. Elle n’avait de sens que si elle était au service de l’émancipation individuelle et de la libération collective, par exemple de l’amélioration du sort des mineurs. Mais attention, si les études de sa jeunesse le portaient à la politique, cette action politique était inspirée de cette hauteur de vue et de son exigence. Et je ne suis pas sûr que, sur ce point, nous lui soyons si fidèles.

 

      Nous, peuple d’une époque qui a sacrifié le souci du long terme au court terme des chaines d’information et à l’immédiateté des petites phrases. Nous, peuple d’une époque dont les partis politiques ont abandonné leur mission fondamentale d’éducation populaire, nous, peuple d’une époque qui est si fière de parler en chiffres, en pourcentages et en slogans, nous, sommes-nous dignes des promesses du baptême du Parti socialiste par Jean Jaurès en 1905 ?

 

      Là où les phrases de Jaurès argumentaient avec conviction, nos chiffres ordonnent avec arrogance. Là où les mots de Jaurès collaient aux émotions et aux souffrances, nos pourcentages collent aux classements et aux taux d’intérêt. Là où les appels de Jaurès engendraient l’enthousiasme des jeunesses et des opprimés, nos slogans engendrent l’abstention et la désaffection. Là où Jaurès citait Leibniz et sa théorie de l’harmonie, nous citons les agences de notation et leurs théories de l’austérité.

 

      J’enrage parfois, à écouter des voix dont les relents m’entraînent à d’obscures réminiscences, des voix de haine, pour le dire en un mot, des voix d’extrême-droite, utiliser nos mots si nobles : peuple, travailleur, classes populaires, souffrances, liberté.

 

      Eux les utilisent pour nous trahir, pour trahir ce peuple qu’ils feignent d’aimer, ce peuple que l’on s’acharne, nous les républicains de progrès, à vouloir séduire avec nos chiffres, nos graphiques et nos publicités.

 

      Nous avons ensuite, dans cette exposition, vu un homme dont l’ardeur à la transformation sociale n’a jamais faibli. Nous venons de le voir à la tribune de l’Assemblée, créant par la seule force de sa verve le frémissement même de l’air.

 

      Il y a un an, le 25 mai 2013, j’ai eu le plaisir de commémorer avec la population de ma ville, le Pré-Saint-Gervais en Seine-Saint-Denis, le centième anniversaire d’un discours magnifique de Jaurès contre l’allongement du service militaire de deux à trois ans. Une photo le montre ce jour-là, le poing serré, le buste penché vers la foule, le drapeau rouge, derrière, qui flotte au vent et qui semble scander ses paroles émancipatrices. Il était révolutionnaire, assurément, et il voulait que le Parti socialiste le soit.

 

      Vous connaissez ces mots : « précisément parce qu’il est un parti essentiellement révolutionnaire, il est le parti le plus activement et le plus réellement réformateur ». C’était le discours de Toulouse dont nous venons d’admirer le manuscrit. Les assurances sociales, la journée de huit heures, la question scolaire, l’enrichissement de l’imaginaire des travailleurs, l’organisation de la lutte pacifiste … C’étaient d’abord des idées, des utopies pour certains. Et cela devenait des forces de conviction, des possibilités réelles, cela devenait des enjeux de conquête.

 

      Son travail sur la pensée, son absence de peur devant les grandes idoles qui entravaient le droit de propriété alimentaient une éloquence et une énergie que les travailleurs aimaient puisqu’après un discours de Jaurès, une chose impossible, un élément de fatalité, un accablement jadis éternel, devenaient discutables, devenaient friables, en un mot, devenaient contestables.

 

      Et là commençait la politique, là commençait l’enjeu de la lutte socialiste. Quand il toucha à la guerre, on ne lui pardonna pas. Et c’est bien parce qu’une paix imposée par les travailleurs de France et d’Allemagne n’était pas impossible si l’arme ou la menace de la grève générale étaient bien utilisées que les bellicistes le tuèrent à temps.

 

      C’est pour la paix entre les hommes, le droit des gens qui souffrent et qui travaillent à tout simplement vivre et ne pas se faire tuer sur un champ de bataille, que le Grand Jaurès est mort, au café du Croissant. Une idée simple et évidente, qui n’avait rien d’un fantasme. Mais il est si simple d’appeler fatalité la volonté de ceux qui ont les moyens d’imposer leurs intérêts.

 

      Enfin, ce que cette exposition nous révèle, et nous touchons là le cœur du mystère de Jaurès, c’est une certaine idée de la dignité de l’homme. Oui, Jaurès avait cette certaine idée de la dignité des hommes qui le poussait au travail. Et il travailla si bien, il les écouta si bien ces hommes et ces femmes, que de ce vingtième siècle qui le tua en naissant, il en fit son siècle, sa conscience et sa voix la plus juste.

 

      J’ai rappelé dans mon discours de l’année dernière au Pré-Saint-Gervais que Jaurès, tout au long de ce XXème siècle qu’une balle de revolver lui enleva, est demeuré « cette boussole pour la gauche », que tout homme de gauche, devant un problème, devant une incertitude, se demande, encore aujourd’hui : dans la même situation, « qu’aurait fait Jaurès » ?

 

     Jaurès voulait en effet, et c’est ce qui fascine quand on le lit, tout réconcilier, monde sacré et monde profane, travailleurs de tous les pays, révolution et réforme, action et philosophie. Sa pensée, sa parole expriment à chaque mot une vision quasi mystique de la politique.

 

     Elle produit à chaque page un espoir tel qu’on s’en veut de ne pas, parfois, en faire toujours plus pour que la justice advienne enfin. Il parlait en 1904 de la recherche politique de ce « point d’équilibre de la vie intérieure », cette « vie intérieure » dont il se soucie tant chez les prolétaires. Il voudrait tant que le mouvement socialiste auquel il appartient incarne la faculté d’enrichissement de cette vie intérieure, parallèlement au combat social proprement dit.

 

      Il sait, ce disciple de Rousseau, il sait, ce grand connaisseur du grand comité de l’an II, que les pauvres et les exclus se détourneront des forces politiques qui ne composent plus cette petite musique qui les consolait de leur misère.

 

      Il sait, ce grand auditeur de la musique des choses, de la musique des êtres, que la politique doit élever à la recherche de ce qui fait l’unité des hommes, à une éthique générale, à une éthique sociale.

 

      Il sait, ce philosophe, que cela fut une grande affaire grecque, que le mot éthique est un mot grec, et que c’était, à l’origine, une notion musicale. Le musicien doit accorder son instrument et son oreille : l’èthos, c’était en grec l’attribut de la tonalité musicale. D’où l’éthique, ce combat personnel qui désigne cette disposition qui permet d’accorder ce qu’il y a de meilleur en l’homme à l’harmonie du monde.

 

      Pour Jaurès, en chacun de nous, il y a la totalité cosmique, chaque vie peut être une œuvre d’art. D’où l’horreur des privilèges et de la soumission de peuples entiers à des intérêts économiques et financiers qui réservent à une minorité les promesses de bonheur et de dignité que toutes les grandes pensées humaines ont formulées.

 

      Pour Jaurès, l’aspiration à la beauté, en offrant à l’individu le plaisir de la contemplation solitaire, interdit aussi aux masses d’être esclaves. C’est parce que la nature est belle, qu’elle est accessible à l’homme, c’est parce que tant de choses nous rassemblent, c’est parce que la fraternité rend l’humanité plus belle encore, que les conditions de travail des mineurs de Carmaux étaient non seulement insupportables, mais qu’elles étaient un sacrilège envers la dignité de l’homme. C’est parce qu’une vie humaine, où qu’elle soit, a droit à toutes les promesses de l’esprit et de l’amour, qu’elle ne peut pas être fauchée sur un champ de bataille de la Somme pour des raisons aussi brouillardeuses que la brume qui cachait alors ce naufrage de l’Histoire.

 

       Comment un socialiste pouvait-il, en 1913, se battre pour la journée de huit heures pour, en 1914, accepter la guerre ? A quoi sert-il de sauver une soirée à un ouvrier si on lui vole sa vieillesse ? C’est pour avoir les réponses à des questions aussi simples que l’enfant de votre pays, votre enfant, est mort.

 

     Soyez remerciés du fond du cœur, familles, travailleurs, peuple du Tarn, pour nous avoir, à nous Français, à nous socialistes, à nous citoyens du monde, fait le don d’une telle lumière.

 

      Le don d’une de ces figures de notre récit national qui appartiennent à toute la France, à toute la nation, dont le souvenir nous élève en ce moment et que nous célébrons à l’occasion du 100e anniversaire du déclenchement de la Grande Guerre et du 70e anniversaire du débarquement en Normandie, ces figures qui incarnent notre exigence et notre idéal. "

Carte d'adhérent de Jaurès (1913), membre de la section socialiste de Carmaux

Carte d'adhérent de Jaurès (1913), membre de la section socialiste de Carmaux

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Published by Paul Quilès - dans Jaurès
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Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez