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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 09:09

      Dans une cité vieille de près de 8 siècles, le bâti, parfois très ancien, exige de la part de tous des efforts d'entretien.

 

      A la suite des dernières intempéries, un bâtiment privé, situé dans le centre historique, est menacé d'éboulement. Il a fallu prendre un arrêté de "mise en péril imminent" et exiger du propriétaire une mise en sécurité immédiate.

 

Voir le sujet tourné à Cordes par France 3 Tarn

http://www.dailymotion.com/video/x1agemx_jt-local-19-20_news

 

Intempéries
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 09:26

       Que peut-on attendre de la conférence sur la Syrie, qui s'ouvre ce matin?

 

        Après 3 années d'un terrible conflit qui s'est déjà traduit par d'immenses souffrances pour le peuple syrien (130 000 morts, 500  000  blessés, 2 400 000 personnes déplacées), les diplomates ont le devoir d'éviter l'échec de cette rencontre historique qui se déroule à Montreux aujourd'hui, puis à Genève vendredi.

 

 

Pour écouter l'interview donnée par Paul Quilès 

 

ce matin à ce sujet:

 

http://podcast.rcf.fr/emission/413602/702698

Un espoir pour la Syrie
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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 09:29

Extraits de mon intervention,

lors de la présentation des vœux à la population de Cordes

 

            Cette rencontre est traditionnellement l’occasion pour le maire de présenter, au nom de la municipalité, les meilleurs vœux à chacune et chacun d’entre vous pour cette nouvelle année, ce que je fais avec plaisir.

 

            Avant de parler de Cordes, il m’est difficile de ne pas évoquer l’état du monde dans lequel nous vivons. Au-delà de nos villages, il y a notre pays et cette crise qui n’en finit pas, l’Europe et ses difficultés à concrétiser les espoirs mis en elle, le monde traversé par tant d’affrontements meurtriers, d’origine ethnique, religieuse, économique et souvent de haines tenaces (parfois même dans notre pays). Nous ne pouvons pas nous limiter à une vision d’autistes, attitude malheureusement fréquente de nos jours, ce que le Pape appelle d’une belle formule la mondialisation de l’indifférence  !

 

          Parler de ces menaces peut sembler quelque peu décalé, ici, à Cordes, dans ce qui apparaîtrait presque comme un ilot de quiétude, même s’il existe ici, comme dans tout notre pays, des difficultés liées à la situation économique et sociale. En vérité, la situation du monde nous concerne aussi, parce que le bonheur que nous nous souhaitons en ce début d’année ne peut se bâtir sur l’égoïsme et l’oubli de notre responsabilité collective. Se préoccuper de ce qui se passe dans le monde est du devoir de ceux qui pensent que la solidarité n’est pas qu’un slogan et que le sort de tous les hommes ne peut nous laisser indifférents. Mais c’est aussi tout simplement notre intérêt : lorsque les relations entre Etats et entre nations dégénèrent, c’est la guerre, le terrorisme, la dégradation de l’environnement, autant de dérèglements qui peuvent nous toucher directement. [...]

 

        Il se trouve que l’année 2014 sera justement l’année de la commémoration du centenaire de la Grande guerre de 14-18 et je me félicite que soit mené ici un projet de collecte des documents et des témoignages concernant les considérables répercussions de la guerre sur le pays cordais. Mais ce terrible affrontement fut aussi, on commence à le rappeler, une grande boucherie ! Il faudra revenir sur la responsabilité des dirigeants dans le déclenchement de ce conflit, que dénonça le député tarnais Jean Jaurès. Espérons que le caractère un peu festif de la commémoration ne fera pas oublier cette utile leçon, alors que les menaces n’ont pas disparu.

 

        L’année 2014 sera certainement marquée par des évènements internationaux, que j’espère - sans en être malheureusement certain-  moins graves et moins porteurs d’affrontements que ceux que nous avons vécus en 2013. Je continuerai personnellement à rester attentif à ces évènements, puisque, comme vous le savez, j’investis une partie de mon activité dans la promotion de ce qu’on appelle la culture de paix (je rappelle que Cordes est membre du réseau des « Maires pour la paix »), une culture qui passe par la promotion des moyens permettant de préserver la paix et la sécurité, notamment par le désarmement nucléaire. […]

 

        Dans un moment où tout le monde ne cesse de répéter que les choses sont difficiles, que tout va mal, que le moral des Français est en berne, il faut se réjouir de voir que les habitants de notre cité et de ses alentours continuent, de façon collective, à porter des projets innovants et exigeants. Il faut se féliciter que tous - élus, militants d’associations, personnel municipal, commerçants, artisans et artistes, acteurs des services publics, partenaires départementaux et régionaux - sachent fédérer les moyens et les énergies pour rendre la vie de chacun plus agréable, plus intéressante et pour contribuer au rayonnement de Cordes. [...] 

 

        Cordes, qui est non seulement un patrimoine exceptionnel (que nous devons protéger) et un site touristique remarquable (que nous devons encourager et développer), mais aussi une communauté de vie et d’action composée de femmes et d’hommes qui, malgré des moyens modestes, agissent de façon solidaire et, me semble-t-il, efficace. [….]

Voeux
Voeux
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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 20:21

      Pour vous changer les idées, loin du fracas de ce qui se passe sur notre Terre, regardez cette très belle animation….qui vous permettra de prendre un peu de hauteur !


      La voix est celle de  Carl Sagan, célèbre scientifique et astronome américain, qui réfléchit à haute voix sur ce point bleu pâle (Pale Blue Dot, en anglais), qui est la célèbre photo de la Terre prise par la sonde Voyager 1 en 1990, à 6,4 milliards de kilomètres de distance.

 

                                                Visionner

 

       Pour ceux qui ne maîtrisent pas totalement l’anglais, voici la traduction de ce texte émouvant de Carl Sagan sur notre petit point bleu dans l’espace infini:

 

       « Regardez encore ce petit point. C'est ici. C'est notre foyer. C'est nous. Sur lui se trouvent tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu. Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d'idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d'amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants plein d'espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les “superstars”, tous les “guides suprêmes”, tous les saints et pécheurs de l'histoire de notre espèce ont vécu ici, sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.

 

       La Terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique. Songez aux fleuves de sang déversés par tous ces généraux et ces empereurs afin que nimbés de triomphe et de gloire, ils puissent devenir les maîtres temporaires d'une fraction d'un point. Songez aux cruautés sans fin imposées par les habitants d'un recoin de ce pixel sur d'indistincts habitants d'un autre recoin. Comme ils peinent à s'entendre, comme ils sont prompts à s'entretuer, comme leurs haines sont ferventes. Nos postures, notre propre importance imaginée, l'illusion que nous avons quelque position privilégiée dans l'univers, sont mis en question par ce point de lumière pâle. Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité - dans toute cette immensité - il n'y a aucun signe qu'une aide viendra d'ailleurs nous sauver de nous-mêmes. La Terre est jusqu'à présent le seul monde connu à abriter la vie. Il n'y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S'installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c'est sur Terre que nous prenons position.

 

       On a dit que l'astronomie incite à l'humilité et fortifie le caractère. Il n'y a peut-être pas de meilleure démonstration de la folie des idées humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir le point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue. »

 Carl Sagan

Pale Blue Dot: A Vision of the Human Future in Space,

(Traduction Wikipédia)

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10 janvier 2014 5 10 /01 /janvier /2014 16:44

Tribune de Paul Quilès

 

publiée sur le site de La Croix

 

 

       Ayant été ministre de l’Intérieur, j’évite en général de commenter les évènements concernant les domaines d’intervention des ministres de l’Intérieur ou de la Justice, pour ne pas apparaître dans le rôle –forcément déplaisant- du donneur de leçons.

 

       Cependant, cette fois-ci, je ne peux pas m’empêcher de dire quelques mots sur le psychodrame national qui s’est déclenché autour de « l’affaire Dieudonné ». Je dois avouer que j’ai été profondément choqué par l’ampleur prise soudainement à la suite de faits, qui se sont pourtant répétés depuis des années. Faits délictueux, non sanctionnés ou, pire, condamnés, sans que les condamnations aient été exécutées.

 

Une ambiance d’affrontement de gladiateurs

 

       Et, comble de l’ironie et du cynisme, voici que l’auteur multirécidiviste de ces délits, qui ne sont pas minces (racisme, anti sémitisme, appel à la haine….) se pose aujourd’hui en héraut de la liberté d’expression et en victime d’un prétendu « système »…..dans lequel il baigne d’ailleurs totalement !

 

       Sans vouloir en rajouter, je souhaite simplement, devant le déferlement actuel de commentaires et d’analyses de toutes sortes auquel on assiste, que l’on aille au-delà de la nécessaire indignation. Evitons aussi de réduire ce combat, qui doit être collectif –c’est celui de la République pour défendre ses valeurs- à un « bras de fer » entre un ministre et un trublion, dans une ambiance d’affrontement de gladiateurs.

 

Remonter à l’origine de cette situation insupportable

 

       Il me semble à cet égard indispensable de remonter à l’origine de cette situation insupportable, en essayant de comprendre pourquoi la Justice n’est pas intervenue depuis longtemps avec détermination pour sanctionner les infractions pénales commises par Dieudonné dans son spectacle du Théâtre de la Main d’or.

 

       Même si les RG n’existent plus, le système policier (et notamment la PJ) permettait de relever de tels délits et de donner à la Justice –ici, en l’occurrence, le Procureur de Paris- les moyens d’intervenir en application de la loi Gayssot. Il s’agit d’un « oubli » ou plutôt d’un laxisme dont nous payons malheureusement les conséquences aujourd’hui.

 

                                                                            Paul Quilès

Dieudonné et la justice: un regrettable laxisme
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9 janvier 2014 4 09 /01 /janvier /2014 23:49

Une superbe visite à travers les rues de Cordes

 

Visionner le diaporama

 

Merci à Jean-Marie Clausse  pour la qualité de ses images.
 

A travers les rues de Cordes
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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 17:23

         Cette excellente analyse, publiée sur le site de Mediapart, confirme de façon implacable ce que j'ai souvent l'occasion d'expliquer (voir notamment sur ce blog et sur le site d'ALB )

 

 Contre l'insouciance et l'oubli qui menacent, Benoît Pelopidas, chercheur affilé à l'université de Stanford, et Sébastien Philippe, doctorant à Princeton, rendent compte de l'ouvrage d'Eric Schlosser, "Command and Control",  récemment paru aux Etats-Unis, qui a notamment mis au jour « une liste de plus de 1 200 accidents pour la période de 1950 à 1968 ».

 

Un danger qui court toujours.

 

 

      " Le 18 septembre 1980, un Titan 2, le plus puissant missile balistique intercontinental jamais déployé par les Etats Unis, explose dans son silo, près de la ville de Damascus (Arkansas). L’explosion détruit la lourde porte de 700 tonnes censée protéger le missile d’une attaque nucléaire soviétique, et projette dans les airs la tête thermonucléaire W-53, qui équipe alors le missile. Celle-ci possède une puissance explosive équivalente à 9 millions de tonnes de TNT, 600 fois plus que la bombe d’Hiroshima, suffisante pour annihiler Paris intramuros et détruire toutes les structures résidentielles de Notre-Dame à Versailles. Heureusement, l’arme s'écrase quelques centaines de mètres plus loin, au bord d’une route de campagne, sans déclencher d’explosion nucléaire. Deux techniciens de l’US Air Force trouvent néanmoins la mort dans cet accident qu'Eric Schlosser raconte en détail dans son dernier ouvrage, Command and Control (New York: Allen Lane, 2013).

 

       Un simple geste malencontreux aura suffi à causer un accident aussi impressionnant que celui de Damascus : une clé à douille glisse de la main d’un technicien lors d’une opération de maintenance et vient perforer dans sa chute le premier étage propulsif du missile, entraînant la fuite du carburant liquide. S’ensuit une course contre la montre pour éviter, en vain, l’explosion du missile. Au fil de la lecture, Damascus se révèle pourtant n’être qu’un événement terrifiant parmi tant d’autres impliquant des armes nucléaires américaines depuis 1945, qu’Eric Schlosser documente dans cet ouvrage, aboutissement d’une enquête de plus de six ans au sein du complexe nucléaire militaire américain.

 

      L’ouvrage accomplit trois tâches salutaires.

 

       D'abord, il donne la parole aux chevilles ouvrières qui assurent au quotidien le maintien en condition opérationnelle des forces stratégiques américaines. Au-delà de l'environnement du laboratoire mythique de Los Alamos, documenté par les anthropologues Hugh Gusterson et Joseph Masco, bien peu de choses sont connues sur ces anonymes du complexe nucléaire.

 

       La jeunesse et les comportements cavaliers des équipes de maintenance des missiles balistiques prennent chair aux côtés de leur héroïsme, lorsque ceux-ci interviennent dans des environnements extrêmes, et souvent avec du matériel défaillant, pour tenter d’empêcher de terribles accidents. Les blâmes et récompenses que leur délivre le complexe nucléaire lorsqu’un accident survient révèlent une allocation de la responsabilité qui incrimine les opérateurs et empêche trop souvent de saisir les problèmes structurels de ces systèmes d’armes.

 

       Parmi les personnages clés de cette histoire de la sûreté nucléaire, on découvre, sur le chemin de Damascus, Bob Purefoy, du laboratoire national de Sandia. Diplômé en ingénierie électrique et recruté à sa sortie de l’université, il participe à la conception de systèmes d’armement et de mise à feu de têtes nucléaires plus fiables et plus robustes, pour devenir plus tard directeur du développement des armes à Sandia et l’un des plus fervents partisans d’une sûreté nucléaire accrue. Pendant quarante ans, il traque chaque événement intéressant la sûreté et se bat sans relâche contre l’administration et la hiérarchie militaire pour faire accepter les modifications techniques, tout d’abord jugées coûteuses et inutiles, aujourd’hui considérées comme essentielles, qui permettent d’améliorer la sûreté nucléaire des armes américaines.

 

       Ensuite, et en conséquence directe de son effort à donner une épaisseur humaine à une entreprise titanesque, Command and Control restitue aux arsenaux nucléaires leur caractère premier de systèmes technologiques complexes. A l’opposé du sobriquet simpliste de « la bombe » et de l’image d’une arme absolue, parfaite et intemporelle qui s’y attache, Schlosser démontre que tous les maillons de ces systèmes d’armes, de la planification et l’ordonnancement algorithmique des frappes nucléaires aux signaux électriques spécialement conçus pour la mise à feu des lentilles explosives, sont inévitablement en proie à des défaillances.

 

       Face à ce risque, une réponse politique est apportée pour la première fois par Carl Walke en 1968. Il fixe un objectif probabiliste de l’occurrence d’une explosion nucléaire dans un environnement accidentel à une chance sur un million – soit à peu près 20 fois moins que de gagner aujourd’hui le jackpot du loto en France. Une fois défini cet objectif, Schlosser détaille les approximations auxquelles se livrent ceux qui veulent l'atteindre. Approximations théoriques d'abord pour les ingénieurs, lors de la conception des systèmes, puisqu'il faudrait envisager toutes les défaillances possibles alors qu'ils sont contraints par les limites de leur imagination; approximations pratiques et physiques ensuite qui consistent à soumettre les armes à plusieurs formes d'agression après leur fabrication sans pouvoir les tester toutes. A ces approximations s'ajoutent des difficultés politiques à faire accepter un contrôle civil et civique sur une technologie qui demeure l’apanage de l’appareil militaire, bien qu'elle mette en jeu la sécurité de chaque citoyen.

 

       Pied de nez historique au pouvoir civil, à la fin des années soixante-dix, la combinaison à huit chiffres nécessaire au lancement des missiles balistiques Minuteman, imposée comme mesure de sécurité par le politique, est choisie par le Strategic Air Command pour être : « 00000000 ». Pire, la liste de contrôle avant lancement demande à l'équipage de tir de bien revérifier le panneau d’affichage des codes pour s'assurer qu’aucun chiffre autre que zéro n’est été entré par inadvertance. Les codes de lancement étaient donc bien connus de tous.

 

       Eric Schlosser développe ici un argument posé et opiniâtre contre l'insouciance à l'endroit des armes nucléaires, un argument éclairé par sa conscience aigue du fait que le temps joue en faveur de l'indifférence et de l'illusion rétrospective de la sécurité que cette technologie est supposée apporter. La mise à pied récente du général américain en charge des missiles balistiques intercontinentaux, qui fait suite à plusieurs sanctions cet automne au plus haut niveau du système de commandement de l’arsenal nucléaire américain, rappelle que l’analyse d’Eric Schlosser n’est pas un exercice d’archéologie qui porterait sur un passé révolu ; la collision entre deux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, l’un français et l’autre anglais, en patrouille dans l’Atlantique en février 2009, suggère que la portée de cette analyse dépasse le seul cas américain.

 

       Ainsi, un usage systématique du Freedom of Information Act permet à Schlosser de mettre au jour une liste de plus de 1 200 accidents pour la période de 1950 à 1968, bien éloignés du chiffre officiel de 32 jusqu’alors mis en avant par le Pentagone dans un document officiel relatif à la période de 1950 à 1980. C’est la troisième tâche salutaire qu’accomplit l’ouvrage : il ouvre ainsi la porte à un effort global de documentation des accidents impliquant des armes nucléaires, qui cède jusqu'alors trop facilement à un sentiment de sécurité mal fondé et souvent maintenu par des discours officiels opaques comme la politique de l’US Air Force, qui refuse de se prononcer sur la présence d’ogive nucléaire lors de ces accidents. Cet effort aboutirait pourtant à une meilleure compréhension de l’histoire nucléaire et rendrait public un état de fait nécessaire au devoir d'information des citoyens de la part de leurs gouvernements et au contrôle démocratique sur ces armes à la capacité de destruction incomparable et contre lesquelles aucune défense crédible n’existe.

 

       Cet impératif semble d’autant plus pressant qu’un grand nombre d’armes nucléaires dans le monde demeurent déployées et en état d’alerte, prêtes à faire feu à chaque instant. Certes, la contribution à cette histoire que raconte Schlosser reste strictement limitée à la nation américaine, mais elle concerne le deuxième plus gros arsenal nucléaire de l'histoire de l'humanité et montre la voie à suivre, alors qu'aucun effort analogue n'a été entrepris dans les autres Etats dotés d'armes nucléaires, en dépit de l’existence bien connue de certains cas d’accidents comme celui que nous évoquions plus haut.

 

       L’ironie ultime de l’ouvrage consiste sans doute à observer que certaines défaillances ont également minimisé la portée des accidents impliquant des armes nucléaires autant qu’elles les ont provoqués, mais dans ces deux cas, c’est bel et bien la chance qui a décidé de l’issue de ces événements. Il semble bien hasardeux de prédire combien de temps celle-ci restera de notre côté."

******************

Benoît Pelopidas, maître de conférences en relations internationales à l’Université de Bristol (GIC) et chercheur affilié au CISAC, Université Stanford;

Sébastien Philippe, ingénieur diplômé de l’INSA de Lyon, est doctorant en physique nucléaire appliquée à l’Université de Princeton, USA et chercheur au sein du Nuclear Futures Laboratory ainsi que du Program on Science and Global Security depuis juillet 2012.

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4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 09:25

Le très intéressant film intitulé

 

"Le nucléaire, une exception française"

 

et diffusé sur Fance 3 il y a 3 mois,

 

est disponible ICI.

 

Présentation du film:

 

       Depuis la catastrophe de la centrale japonaise de Fukushima, le nucléaire vit à l'heure des critiques et des remises en cause. Malgré l'onde de choc qui résonne dans le monde entier, la France continue de promouvoir cette technologie.

 

       Avec ses 58 réacteurs procurant 74% de l'électricité, ses 410 000 emplois, et un poids économique évalué à 34 milliards d'euros, la filière française est un cas à part. Son développement fait aujourd'hui de la France le pays le plus nucléarisé au monde.

 

       Ce documentaire donne la parole à des acteurs majeurs de la filière, ministres, dirigeants d'EDF ou d'Areva, mais également à des opposants, qui remettent en question le choix quasiment exclusif de l'énergie nucléaire.

 

                    Nucléaire, une exception française

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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 16:32

Comment peut-on sortir de la crise

 

qui continue à affecter la Centrafrique?

 

Intervention de Paul Quilès, invité du

 

France Inter                     Journal de 13 h de France Inter

 

                    le 3 janvier.

 

 

              ECOUTER

(de 7'20 à 15'00)

 

 

 

 

Quelles solutions pour la Centrafrique?
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1 janvier 2014 3 01 /01 /janvier /2014 22:22

                                          image-test-1

       Quand on m'interroge sur ma démarche, mes analyses, mes propositions à propos du nucléaire militaire et de la dissuasion, je renvoie à la lecture de ce blog où, il est vrai que j'écris beaucoup.

 

       Si vous souhaitez mieux comprendre le sens de mon engagement et de mon action, je vous propose de lire quelques textes récents, qui vous éclaireront sur:

 

- ma démarche

- l'absence de débat au Parlement

- la création d'ALB, pour briser le silence

- le dogme de la dissuasion

- la réalité de la défense européenne

- l'échec des faucons dans l'accord sur le nucléaire iranien

 

       L'ensemble des textes de mon blog sur ce thème se retrouve ICI

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Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez