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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 22:03

Une bombe atomique américaine, 260 fois plus puissante

 

que celle d’Hiroshima, a failli exploser en janvier 1961

 

aux Etats-Unis, en Caroline du Nord.

 

      Cette révélation est issue d’un document « déclassifié », repris hier par The Guardian et ce matin par Ouest France

 

      " On y apprend qu’en 1961, dans le ciel de Caroline du Nord, un bombardier B-52 s’est disloqué en vol, laissant échapper deux bombes Mark 39 à hydrogène au-dessus de Goldsboro. (....)

 

       L’une des deux s’est comportée exactement comme si elle avait été larguée intentionnellement, malgré les mécanismes de sécurité. Son parachute s’est ouvert et le processus de mise feu s’est enclenché. (....)

 

      La catastrophe a été évitée d’extrême justesse, grâce à un modeste interrupteur à faible voltage. Washington, Baltimore, Philadelphie et même New York auraient pu être touchées, ce qui représente plusieurs millions d’habitants.

 

     Les autorités américaines ont toujours nié que des vies aient été menacées en raison de mesures de sécurité insuffisantes." (....)

 

******

   Cette révélation, qui se trouve page 65

dans le livre "Arrêtez la bombe!" 

que nous avons publié il y a quelques mois,

avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin,

confirme ce que nous expliquions 

sur les risques du nucléaire et

sur la politique du secret qui l'entoure.

On vous l'avait dit!
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21 septembre 2013 6 21 /09 /septembre /2013 10:46

 

Confrontation entre Paul Quilès

 

et le général Etienne Copel,

 

dans l'émission de Serge Moati, PolitiqueS,

 

sur la chaîne parlementaire LCP.

Pour visionner,

(entre 23'30 et 42')

 

cliquez ici

 

Dissuasion nucléaire, le débat interdit
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20 septembre 2013 5 20 /09 /septembre /2013 20:54

Entretien avec Paul Quilès

 

                                A lire aussi sur le site de Causeur.fr

 

"De l’interdiction des armes chimiques au désarmement nucléaire"

 

 

1- Dans votre dernière tribune publiée dans Marianne, vous appelez la communauté internationale à contraindre la Syrie à souscrire sans réserves à la Convention de désarmement chimique de 1993. Bachar-el-Assad a  déjà annoncé vouloir signer cette convention.  Hormis faire gagner du temps au régime syrien, et réhabiliter en partie Assad, quel est l’intérêt d’une telle initiative ?

 

        Dès le 28 août, j’ai demandé publiquement que la France, dépositaire du protocole de 1925 interdisant l’emploi des gaz de combat et initiatrice de la Convention de 1993 d’élimination de l’arme chimique, fasse entendre sa voix, en présentant rapidement une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU. Il s’agissait de demander, en complément de toute action pour sanctionner les auteurs du massacre de Damas et prévenir de nouvelles attaques chimiques, l’adhésion immédiate de la Syrie à la Convention de 1993.[1]

 

       L’intérêt de cette initiative aurait été de relancer l’indispensable action diplomatique avec la Russie et la Chine, qui n’auraient pas pu, comme elles l’avaient fait jusque là, opposer leur véto, sauf à apparaître comme cautionnant l’utilisation de l’arme chimique, alors qu’elles sont signataires de la Convention de 1993. La France se serait trouvée au cœur du dispositif politique de résolution du conflit syrien, au lieu de quasiment disparaître de la scène internationale après l’initiative du 9 septembre des Russes, rejoints immédiatement par les Américains.

 

       Aujourd’hui, la priorité est certainement, comme le dit Hans Blix, ancien chef des inspecteurs de l’ONU en Irak, de « faire cesser les souffrances des populations civiles » et il faut souhaiter que la reprise des négociations politiques, malgré toutes les difficultés qui se présentent, le permettra.

 

2- Barack Obama et François Hollande ont fait des armes chimiques une « ligne rouge » à ne pas dépasser.  Or, si l’on additionne les morts des deux camps, la guerre civile syrienne a déjà fait plus de 100 000 morts. En quoi les exactions perpétrées de manière « traditionnelle » sont plus acceptables qu’un bombardement chimique ?

 

       Selon les propos de Barack Obama[2], la « ligne rouge » a été tracée par « le monde ». C’est donc à l’ONU, qui est l’organisation que s’est donnée « le monde », d’apporter des réponses à ce crime. C’est ce qui est en train de se faire, après bien des hésitations et des contradictions dans les discours et les menaces. Ceci étant, vous avez raison, il serait indécent de considérer qu’il y aurait des victimes « acceptables » et d’autres qui ne le seraient pas. Néanmoins, le drame syrien montre à nouveau l’importance des traités internationaux destinés à empêcher l’utilisation des armes de destruction massive (biologiques, chimiques, nucléaires) et de celles qui visent surtout les civils (armes à sous-munitions, mines anti-personnel). Certains de ces traités concernant ce qu’on appelle (de façon un peu hypocrite) les « armes inhumaines » n’ont pas été signés par de grands pays[3] et il serait utile de faire un bilan complet de la situation et de prendre toutes les mesures susceptibles d’éviter de nouveaux drames.

 

3- A entendre Laurent Fabius, l’impuissance de la communauté internationale face à l’usage des armes chimiques en Syrie adresserait un message d’impunité à l’Iran pour poursuivre son programme nucléaire. Les armes chimiques syriennes et le programme nucléaire iranien sont-ils vraiment liés, comme l’affirment le quai d’Orsay et certains néoconservateurs américains ? Le dialogue et la discussion ne sont-ils pas des voies plus constructives pour détacher Téhéran de Damas ?

 

       Il faut arrêter de tout confondre ! L’Iran cherche à l’évidence à développer l’enrichissement de l’uranium. Mais où est le « seuil » entre le nucléaire civil et militaire ? L’approche actuelle n’est pas la meilleure. Les sanctions pénalisent plus le peuple iranien que ses dirigeants, qui considèrent, comme les Français, que la maîtrise de l’armement nucléaire est un signe de puissance. Contrairement aux dirigeants qui ont joué sur cette perspective (Ahmedinejad, Ali Khamenei…), le président nouvellement élu, Hassan Rohani, paraît plus « modéré ».

     

       Les propos de ce dernier il y a quelques jours et l’attitude de Barack Obama à son égard montrent que les choses sont en train de changer. Il n’est plus impossible de penser qu’une négociation pourrait avoir lieu, pour autant que les Américains mais aussi d’autres acteurs, comme Israël, acceptent des mesures de désarmement. Il faut poursuivre le projet de création d’une « zone exempte d’armes de destruction massive » au Moyen-Orient, demandé par la conférence d’examen du TNP (Traité de non-prolifération nucléaire). Certains, dont les Américains, prétendent que l’instabilité de la région empêche tout arrangement de ce type. Mais un tel accord serait précisément créateur de stabilité. Si on parvenait à une interdiction de l’arme chimique dans la zone, comme le fait espérer le récent accord sur la Syrie, une dynamique favorable pourrait être enclenchée.

 

4- Vous avez été ministre de la défense pendant la Guerre froide (1985-1986), où la dissuasion nucléaire était la garantie de la paix. Aujourd’hui vous militez activement pour le désarmement nucléaire. Pourquoi cette évolution ? Est-il souhaitable ou même possible de viser à long-terme un monde entièrement « dénucléarisé » ?

 

       C’est vrai, j’ai évolué. En 1985, lorsque je suis devenu ministre de la défense, nous étions effectivement dans la période de la Guerre froide. Chaque partie menaçait l’autre de destructions massives, de manière à la dissuader de toute action militaire directe. La théorie de la dissuasion pouvait alors justifier l’armement nucléaire, encore que cela soit discutable et il faut bien voir, avec le recul, le délire auquel cela a conduit, notamment avec la folle course aux armements (70 000 ogives nucléaires au début des années 90, de quoi détruire plusieurs fois la planète !)

 

       Depuis, j’ai constaté que les doctrines avaient souvent changé entre 1945, date des premières bombes atomiques lancées sur Hiroshima et Nagasaki et 1989, fin de la Guerre froide. On nous disait à chaque fois qu’il s’agissait de répondre à des nécessités déclarées évidentes.

 

      Par la suite, j’ai découvert que la dissuasion aurait pu échouer et que, par exemple, nous sommes passés très près d’une apocalypse nucléaire en 1983. William Perry, ancien ministre américain de la défense, qui souhaite maintenant le désarmement nucléaire, expliquait dans une récente et passionnante tribune(ignorée en France) les catastrophes qui ont failli se produire à plusieurs reprises avec l’armement nucléaire.

 

       Le langage de la dissuasion m’est apparu comme un discours qui intoxique les dirigeants eux-mêmes. J’ai vu dans les décisions relatives aux systèmes d’armes, notamment nucléaires, l’effet d’un complexe militaro-industriel, déjà dénoncé par Eisenhower en 1961 lorsqu’il a quitté la Maison-Blanche. Entendons-nous bien, il ne s’agit pas d’un complot, mais d’un système. Les industriels veulent des commandes. Les techniciens, les chercheurs et les conseillers défendent leurs travaux et leurs théories. Les militaires demandent des armes toujours plus puissantes. Faute de débat public contradictoire, tous ces acteurs persuadent les décideurs que leurs solutions sont les seules possibles.

 

       En lisant les documents que j’ai publiés sur mon blog , vous comprendrez mieux les raisons de mon évolution. Si j’avais quelque doute sur la pertinence de ma position, je serais conforté par le nombre élevé de personnalités ayant exercé de hautes fonctions au niveau international dans le domaine de la défense ou des affaires étrangères - responsables politiques, anciens chefs d’Etat ou de gouvernement, généraux- qui se prononcent dans ce sens . Ils ont eu à connaître de près le développement de l’arme nucléaire et ils ont même été associés  à l’élaboration des doctrines changeantes de son utilisation. Leur engagement n’est pas anodin et je suis fier de me retrouver à leurs côtés dans ce combat pour un monde plus sûr, débarrassé d’une arme qui, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, pourrait faire disparaître toute vie de la planète.

 

       A ceux qui doutent qu’il est - pour reprendre vos termes- « souhaitable ou même possible de viser à long-terme un monde entièrement dénucléarisé », je conseille simplement de lire les livres que je viens de publier[4] et qui répondent positivement et en détail à cette interrogation. 

___________________________________________________________________

[1]  Cette convention, ratifiée par la quasi-totalité des Etats, à sept exceptions près, dont celle de la Syrie, impose à ses signataires de détruire tous leurs stocks d’armes chimiques, de renoncer définitivement à cette arme et de se soumettre à un mécanisme contraignant de contrôle  international sur place du respect des engagements pris.

[2]  Barack Obama à Stockholm début septembre.

[3]  Traités d’interdiction des « armes inhumaines » :

- la Convention d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel, signée par 160 pays, entrée en vigueur en 1999. Une soixantaine de pays – notamment producteurs !- ne sont pas signataires (dont USA, Russie, Chine, Inde, Iran…) 10% des stocks ont été détruits.

- la Convention d’Oslo interdisant les armes à sous-munitions, signée par 112 Etats (sauf USA, Russie, Chine, Israël, Inde, Pakistan), entrée en vigueur en 2010.

- le traité interdisant la fabrication et le stockage des armes chimiques.

         . Le protocole de Genève (1925) interdisait l’utilisation des armes biologiques et chimiques et des gaz asphyxiants. Les USA ne l’ont ratifié qu’en 1975 !

         . La mise au point, le stockage et l’utilisation des armes biologiques ont été interdits par la Convention de 1972, signée par plus de 50 Etats, ratifiée par la France en 1984, par l’URSS et les USA.

         . La Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction a été signée à Paris le 14 janvier 1993. Le traité est entré en vigueur le 29 avril 1997. Il a été ratifié par 189 Etats, sauf 7 (Syrie, Egypte, Angola, Corée du Nord, Soudan du Sud, Israël, Birmanie). L’OIAC, organisme de vérification dont le siège est à La Haye, a pour mission de vérifier la bonne application de l’accord. Tous les stocks déclarés n’ont pas encore été détruits, mais les Etats ont pris des engagements concernant le calendrier de destruction.

[4] « Nucléaire, un mensonge français » (Editions Charles Léopold Meyer) ; « Arrêtez la bombe ! », avec le Général Norlain et Jean-Marie Collin (Editions du Cherche Midi)

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15 septembre 2013 7 15 /09 /septembre /2013 22:43

Que faut-il penser de l'accord

 

entre la Russie et les Etats-Unis

 

sur le désarmement chimique de la Syrie

 

et du rôle qu'aurait pu jouer la France

 

****

Regardez l'interview de Paul Quilès

 

à la fête de l'Humanité

La Russie, les Etats-Unis....et la France
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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 22:22

François Mitterrand et son rôle méconnu

 

dans l'accord de 1993 entre Israël et les Palestiniens

 

 

Il faut vraiment lire cette tribune, publiée par Le Monde,

d’Uri Savir, chef de la délégation israélienne

lors de la négociation des accords d'Oslo

signés le 13 septembre 1993.

 

       Il raconte pour la première fois le rôle qui fut celui de François

Mitterrand dans les accords d'Oslo, tentative de processus de paix

israélo- palestinien.

 

       A méditer par ceux qui pensent que le conflit entre Israël et la

Palestine ne peut pas trouver d’issue politique.    

 

      A méditer aussi par ceux qui doutent du rôle que peut jouer

la France pour aider au règlement politique

des crises internationales.

Israël et Palestine
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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 15:47

          Tout au long de sa vie, Jean Jaurès a consacré sa formidable énergie au maintien des conditions de la paix – paix entre les peuples et paix sociale – constante préoccupation de la Gauche. Son assassinat le 31 juillet 1914, marque le début de la Grande Guerre, dont nous commémorerons l’an prochain le centenaire.

 

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           Soutenez le spectacle "Jaurès, une voix pour la paix" 

 

        En avant-première de cette commémoration, l’Association Histoire(s) du Pays de Jaurès présente un spectacle-événement, qui donne à voir, à partir de la tragédie de 1914-1918, l’actualité du message de Jaurès, sur la guerre et sur les causes des conflits qui conduisent parfois à l’affrontement : nationalismes, racisme, exploitation du travail, rivalités économiques…. On y trouvera une évocation de son action inlassable pour la dignité humaine, pour la paix et pour une Europe unifiée.

 

           Les 10 premières représentations de « Jaurès, une voix pour la paix » auront lieu du 8 au 15 octobre 2013, dans la salle François Mitterrand, ancienne salle de la Verrerie de Carmaux, lieu emblématique des combats de Jean Jaurès il y a un siècle.

 

          Il sera également présenté dans d’autres villes françaises en 2014, à l’occasion de la commémoration du centenaire de la Grande guerre et de la mort de Jaurès.

 

........Pour découvrir le spectacle: cliquez ici

 

........Pour soutenir le projet: De nombreux partenaires ont aidé à financer la création. Vous pouvez, vous aussi, soutenir ce beau projet et nous aider à le conduire sereinement jusqu’à son terme. 

   C’est très simple: cliquez ici  Vous ouvrez alors une page consacrée au financement participatif du spectacle et vous pouvez décider du montant de votre don : 5, 10, 20, 50, 100 euros…

 

........Pour assister au spectacle, réservez:

 

                         * par Internet, cliquez ici

                         * par téléphone: 07 80 04 10 95

Jaurès et la paix, hier et aujourd’huiJaurès et la paix, hier et aujourd’huiJaurès et la paix, hier et aujourd’hui
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 18:41

                                                

 

     - dimanche 15 septembre: participation à 2 débats dans le cadre de la Fête de l'Humanité, à La Courneuve 

 

      * Jaurès et Clémenceau: ordre ou révolution?, au Village du Monde

 

      * Vers un monde sans armes nucléaires, à l'Agora

 

    Signature de mes livres ( "Arrêtez la bombe", "Nucléaire, un mensonge français"), au Village du Livre

 

     - vendredi 20 septembre: intervention lors de la 1ère conférence des villes pour la paix en Méditerranée, à Aubagne (13)

 

     - samedi 21 septembre: intervention sur le désarmement nucléaire, au Creusot (71), à l'invitation du Comité de la Paix

 

     - mardi 1er octobre: débat sur "L'exercice du pouvoir. Action, nécessité, solitude", dans le cadre des évènements organisés par "Fiction politique.prolongation"

 

     - jeudi 3 octobre: à l'occasion du 53ème anniversaire de la Constitution, cérémonie au Conseil constitutionnel réunissant les membres de tous les gouvernements de la Vème République.

    

    - samedi 5 et dimanche 6 octobre: rencontre avec la section socialiste de Pauillac (33) et salon du livre de Saint -Estèphe (33)

 

     - du 8 au 15 octobre: spectacle "Jaurès, une voix pour la paix", présenté à Carmaux

Agenda de Paul Quilès
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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 08:37

   La date du 11 septembre nous rappelle évidemment le terrible

attentat du World Trade Center à New York en 2001.

 

En ce 11 septembre 2013, il ne faut pas non plus oublier

qu'il y a exactement 40 ans,

le Président chilien Salvador Allende

était victime du coup d'Etat

monté par la junte de Pinochet, avec l'aide de la CIA.


      Pour moi, cet évènement tragique, qui a mis fin,

dans un bain de sang,

à trois années de transition vers un socialisme démocratique,

a marqué le début de mon engagement politique à gauche.

 

      Je me souviens de mon émotion en entendant

les dernières paroles d'Allende.

Vous pouvez les retrouver ici.

 

Ecouter son dernier discours sur Radio Magallanes

                          (11 septembre 1973, à partir de 9h10)

 

Lire sur le site de MEDIAPART: Le dernier jour d'Allende

Souvenir d'Allende
Souvenir d'Allende
Souvenir d'Allende
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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 16:05

                                              Marianne 

                           

                              Tribune de Paul Quilès

 

 

Extraits:

 

      "Avais-je raison trop tôt ? Depuis 15 jours, j’attire publiquement l’attention sur la nécessité de contraindre la Syrie à adhérer immédiatement à la « Convention sur l'interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l'emploi des armes chimiques et sur leur destruction ».

 

         Dès la confirmation de l’attaque chimique de Damas, il aurait été souhaitable que la France demande à la Russie et à la Chine de participer, notamment dans le cadre du Conseil de sécurité, à un effort diplomatique concerté pour obliger Damas à souscrire sans réserves à la Convention de désarmement chimique et à appliquer immédiatement l’ensemble de ses dispositions.   (....)

 

           La quasi-totalité des États l’ont ratifiée, à sept exceptions près, dont celle de la Syrie[1]. Je regrette, dans ces conditions, l’absence de véritable effort, du côté occidental, pour contraindre la Syrie à cette ratification après que son gouvernement eut annoncé, le 23 juillet dernier détenir l’arme chimique.

 

         La menace était pourtant bien connue.  (....)

 

         Voici que la Russie a elle-même pris l’initiative, en proposant de placer les armes chimiques en Syrie sous contrôle international. Cette initiative a rencontré un accueil prudent mais positif des États-Unis, de la France et des pays occidentaux. Elle peut ouvrir la voie à une solution politique qui écarterait définitivement le danger chimique en Syrie. (....)

 

         La proposition de résolution française doit s’inscrire dans cette logique et exiger l’adhésion immédiate de la Syrie à la Convention de 1993.  (....)

 

         Plus généralement, ce serait se bercer d’illusions de croire que la suprématie politique et militaire des États-Unis, éventuellement complétée par l’apport de leurs alliés, suffit seule à protéger durablement le monde contre les dangers des armes de destruction massive, qu’il s’agisse de l’arme chimique ou de l’arme nucléaire et de sa prolifération. Le Président Obama le reconnaît d’ailleurs lui-même.

 

         Il n’y a d’autre voie pour conjurer « le fléau de la guerre », selon la formule de la Charte des Nations Unies, que la négociation internationale la plus large en vue notamment de parvenir à des accords de désarmement contraignants.  (....)

 

         La voix de Jaurès mérite, aujourd’hui encore, d’être entendue : « avant tout, il faut rompre le cercle de fatalité, le cercle de fer, le cercle de haine … où la guerre tourne après la guerre en un mouvement sans issue et sans fin, où le droit et la violence, sous la même livrée sanglante, ne se discernent presque plus l'un de l'autre, et où l'humanité déchirée pleure de la victoire de la justice presque autant que de sa défaite ». (Discours à la jeunesse- Albi- 1903)

 

                                            Lire la tribune sur le site Marianne.fr

____________________________________________________________________

[1] Israël et la Birmanie (Myanmar) l’ont signée mais non ratifiée. Outre la Syrie, l’Angola, la Corée du Nord, l’Égypte et le Soudan du Sud ne l’ont ni signée ni ratifiée.

Menace chimique: comment contraindre Damas à désarmer ?
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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 19:45

Sergueï Lavrov, le ministre russe des affaires étrangères,

vient de demander à Damas, de placer son arsenal chimique

sous supervision internationale et de le détruire.

 

Dépêche AFP (18h37): "Nous appelons les dirigeants syriens à non seulement accepter de placer sous contrôle international leur stock d'armes chimiques, et ensuite à le détruire, mais aussi à rejoindre pleinement l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques", a déclaré le chef de la diplomatie russe, disant aussi espérer une réponse "rapide et positive" de Damas.

 

      C'est exactement ce que je propose sans interruption

 

depuis le 29 août:

 

que la France présente une résolution en ce sens

 

au Conseil de sécurité de l'ONU.

 

      Voir notamment:

 

 - http://paul.quiles.over-blog.com/comment-la-france-peur-faire-entendre-sa-voix

 

 -     http://paul.quiles.over-blog.com/prendre-poutine-au-mot

 

     Il est dommage que l'inertie de la diplomatie française, qui n'a pas réagi à cette suggestion, ait empêché que la France puisse se trouver aujourd'hui au coeur d'une démarche dont j'espère qu'elle permettra de trouver une issue politique à la grave crise syrienne.

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Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez