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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:36

Pour comprendre la formidable hypocrisie

 

du monde financier (et politique?),

 

ne manquez pas 

 

"Le hold-up du siècle"

 

mardi 10 septembre à 20h50, sur ARTE

 

 

Présentation de l'émission:

 

       "Imaginez un monde dans lequel vous pourriez choisir de payer ou non des impôts tout en continuant de bénéficier de services publics de qualité (santé, éducation, sécurité, transport...) payés par les autres. Ce monde existe : c'est le nôtre.

 

       Aujourd'hui, les multinationales peuvent dégager des milliards d'euros de bénéfice et ne pas payer un euro d'impôt. De même que des riches contribuables ont tout loisir de dissimuler leurs fortunes à l'abri du secret bancaire suisse ou dans des trusts domiciliés à Jersey.

 

       L'évasion fiscale a pris de telle proportion qu'elle menace aujourd'hui la stabilité de nos États. Entre vingt mille et trente mille milliards de dollars sont ainsi dissimulés dans les paradis fiscaux, soit l'équivalent des deux tiers de la dette mondiale ! "

Evasion fiscale: le hold-up du siècle
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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 08:36

 

On dit avec justesse qu'il est "inutile de réécrire l'Histoire".

 

Encore faut-il au moins se souvenir.....


J'ai retrouvé cette proposition que j'ai faite il y a 18 mois, le 6 mars 2012

 

(le Président de la République s'appelait.....Nicolas Sarkozy!).

 

Elle faisait partie d'une tribune que j'ai écrite pour le Monde et intitulée:

 

"Syrie: il ne suffit pas de protester".

 

A relire.Vous pourrez dire alors:

 

que de temps perdu...que d'occasions manquées!

Retour en arrière
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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 09:45

"Paul Quilès insiste sur l’urgence humanitaire en Syrie…

 

Il souhaite que la France propose au Conseil de Sécurité de l’ONU

 

une résolution demandant à la Syrie

 

qu’elle ratifie une convention internationale de 1993

 

sur l’élimination de l’arme chimique."

 

Intervention de Paul Quilès sur Radio Orient

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 08:00

      J'ai entendu le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, faisant part de son inquiétude devant les conséquences d'une possible intervention militaire en Syrie, décidée par quelques pays.

 

      Je viens aussi d'entendre que Vladimir Poutine avait enfin "fait un pas" dans son jugement sur l'affaire syrienne. Tant mieux, mais il faut rapidement agir pour que ce mouvement ne reste pas sans lendemain.

 

      C'est pourquoi, je propose à nouveau, puisque le G 20 se réunit demain à Saint-Pétersbourg, que les pays occidentaux  -et notamment la France- décident de prendre des initiatives pour que la Russie (et la Chine....qui suivra) ne bloquent pas une action internationale décidée par le Conseil de sécurité de l'ONU.

 

      Cela pourrait commencer par le vote d'une résolution au Conseil de sécurité demandant l’adhésion immédiate de la Syrie à la Convention de 1993 d’élimination de l’arme chimique.

 

      La Russie et la Chine ne pourraient pas bloquer ce vote, sauf à se faire complices de l'utilisation d'armes chimiques, attitude que semble désormais clairement abandonner Vladimir Poutine.

 

      Il n'est alors pas impossible d'envisager, une fois connues les conclusions de l'enquête des inspecteurs de l'ONU sur le massacre du 21 août,  que soit prise une décision du Conseil de sécurité destinée à sanctionner les auteurs du massacre de Damas et prévenir de nouvelles attaques chimiques.

 

      Il ne faut pas qu'un excès de précipitation vienne contrarier les chances (même minces) d'apporter une réponse internationale au drame que vit le peuple syrien depuis maintenant deux ans et demi.

Prendre Poutine au mot!
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 22:56

  Dans le cadre de l'émission "28 minutes" d'ARTE,

 

Paul Quilès a participé à un débat sur la Syrie

 

avec l'historien et spécialiste du Moyen-Orient Jean-Pierre Filiu

 

et Thomas Snégaroff, historien spécialiste des États-Unis.

 

Pour visionner,

 

cliquez ici

 

(entre 14'45 et 37')

 

                                      

 

Visionnez le débat sur ARTE
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2 septembre 2013 1 02 /09 /septembre /2013 09:36

Je serai sur ARTE ce soir lundi 2 septembre,

 

vers 20h15

 

pour l'émission de rentrée d'Elisabeth QUIN,

 

"28 minutes".


Il sera question ....de la Syrie.

Paul Quilès sur ARTE ce soir
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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:32

Les contradictions des discours sur l’urgence d’une

intervention militaire en Syrie rendent ceux-ci

incompréhensibles.

 

Pour comprendre le désarroi des opinions publiques

dans les pays occidentaux,

il faut analyser les 4 principales contradictions

qui affectent les positionnements officiels.

 

*****

 

1- Comment concilier l’affirmation que cette opération ne viserait pas à « renverser le dictateur syrien» et une attitude refusant sa participation à des négociations politiques ?

 

       Cette contradiction entretient le flou sur l’objectif d’une intervention militaire présentée comme « limitée ».

 

 

2- Qu’est-ce qui régit les relations internationales : le droit ou la morale ?

 

        Il faut relire la Charte des Nations-Unies (signée à San Francisco, entrée en vigueur le 24 octobre 1945) : l’objectif  est de « préserver les générations futures du fléau de la guerre » ; la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale est confiée au Conseil de sécurité, qui peut décider d’une intervention militaire (chapitre VII de la Charte)

 

       Malgré ses imperfections et certains échecs, le système de l’ONU constitue la principale source du droit international, complétée par des traités multilatéraux, qui engagent de nombreux pays, notamment dans des actions de désarmement. Il y a actuellement 15 opérations de « maintien de la paix » de l’ONU dans le monde. Elles sont menées par plus de 110 000 personnes, dont 90% de militaires.

 

      Seule la justice internationale (Cour pénale internationale) a la possibilité de juger les auteurs d’une action qualifiée d’immorale (crime contre l’humanité, crime de guerre, génocide….) et de la sanctionner.

 

       On n’a pas assez insisté sur la démarche de la Suisse engagée en janvier dernier et appuyée par une cinquantaine de pays (dont la France et le Royaume Uni mais non les Etats-Unis), consistant à demander au Conseil de sécurité de saisir la CPI de la situation en Syrie. Si les experts de l'ONU concluent qu'il y a bien eu attaque chimique, il y aurait là un cas évident de crime contre l'humanité tombant sous la juridiction de la Cour. La démarche devrait donc être relancée. Même s’il y avait un blocage russe et chinois, ce serait une nouvelle pression sur ces deux pays.

 

3- Comment faire comprendre à l’opinion internationale que le Président du pays le plus puissant au monde annonce que ses forces militaires pourront intervenir en Syrie « demain, dans une semaine ou dans un mois » et qu’il demande, dans le même temps, un feu vert à son Congrès....ce qui prendra du temps et peut se traduire par un rejet de la décision présidentielle !

 

       Sa lettre aux parlementaires américains ne lève pas les ambiguïtés sur l’objectif d’une telle opération, présentée comme devant « protéger les Etats-Unis et ses alliés contre la menace des armes chimiques ; dissuader, faire cesser, empêcher et dégrader les possibilités de futurs usages de l’armement chimique et d’autres armes de destruction massive »

 

4- Le discours sur les « armes inhumaines » et « le danger pour l’humanité » est confus et parfois empreint d’une indignation sélective.

 

       Même s’il ne doit pas faire oublier les 100 000 victimes du conflit depuis 2 ans et demi, le massacre de plus de 1000 personnes à Damas le 21 août est une abomination, qu’il faut dénoncer et qui doit donner lieu, une fois les preuves clairement établies, à toutes les sanctions permises par le droit international. Mais deux interrogations ne peuvent pas être éludées :

 

         1)  au nom de quel principe un seul pays (même s’il est secondé par quelques autres) est-il habilité à définir la sanction et à l’appliquer ?

 

         2) quelle est et quelle a été jusqu’ici l’attitude des Etats (notamment les plus puissants) à l’égard des « armes inhumaines » ? Je rappelle que celles-ci ont fait l’objet de plusieurs traités internationaux* et que les dirigeants des grands pays n’ont pas toujours été très attentifs à la nécessité de leur universalisation.

         L’exemple du massacre d’Halabja (16-19 mars 1988) doit être rappelé. Cette ville kurde a été soumise à une « attaque punitive » de Saddam Hussein avec des armes chimiques. Le bombardement a fait près de 5000 morts et entre 7000 et 10 000 blessés. Il entrait dans le cadre de l’opération « Anfal » menée par le régime irakien et qui s’est traduite par la destruction de 2000 villages et de 12 villes, entraînant la mort de 200 000 Kurdes.

         A cette époque, les Occidentaux soutenaient l’Irak dans sa guerre contre l’Iran. Les USA ont attendu la fin 1990, après l’invasion du Koweit par Saddam Hussein, pour attribuer ce massacre à l’Irak….et pas à l’Iran !

_________________________________________________________________

 

* Traités d’interdiction des « armes inhumaines »

 

- la Convention d’Ottawa interdisant les mines antipersonnel, signée par 160 pays, entrée en vigueur en 1999. Une soixantaine de pays – notamment producteurs !- ne sont pas signataires (dont USA, Russie, Chine, Inde, Iran…) 10% des stocks ont été détruits.

 

- la Convention d’Oslo interdisant les armes à sous-munitions, signée par 112 Etats (sauf USA, Russie, Chine, Israël, Inde, Pakistan), entrée en vigueur en 2010.

 

- le traité interdisant la fabrication et le stockage des armes chimiques.

         . Le protocole de Genève (1925) interdisait l’utilisation des armes biologiques et chimiques et des gaz asphyxiants. Les USA ne l’ont ratifié qu’en 1975 !

         . La mise au point, le stockage et l’utilisation des armes biologiques ont été interdits par la Convention de 1972, signée par plus de 50 Etats, ratifiée par la France en 1984, par l’URSS et les USA.

         . La Convention sur l’interdiction de la mise au point, de la fabrication, du stockage et de l’emploi des armes chimiques et sur leur destruction a été signée à Paris le 14 janvier 1993. Le traité est entré en vigueur le 29 avril 1997. Il a été ratifié par 189 Etats, sauf 8 (Syrie, Egypte, Angola, Corée du Nord, Somalie, Soudan du Sud, Israël, Birmanie). L’OIAC, organisme de vérification dont le siège est à La Haye, a pour mission de vérifier la bonne application de l’accord. Tous les stocks déclarés n’ont pas encore été détruits, mais les Etats ont pris des engagements concernant le calendrier de destruction.

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 22:19

      La déclaration embarrassée que vient de faire Barak Obama confirme le sentiment que j’ai donné hier dans mon interview à RMC  à propos d’une intervention militaire en Syrie mal calibrée et dont les objectifs affichés sont confus et contradictoires.

 

      Autre contradiction : le Président américain a annoncé à la fois que « l’intervention pourra avoir lieu demain, dans une semaine ou dans un mois » et qu’il demandait un feu vert au Congrès…..ce qui prendra du temps et peut se traduire par un rejet de la décision présidentielle !

  

       Il devient par contre urgent de bien peser les conséquences d’une opération militaire en dehors du cadre de l’ONU et de ne pas sous-estimer les voies possibles d’un règlement politique. En particulier, la conférence internationale sur un règlement politique en Syrie dite "Genève 2" doit concerner toutes les parties présentes au conflit, puisqu’on nous dit qu’il n’est pas question de « renverser le dictateur syrien ».

 

       Je réitère ma proposition que la France présente immédiatement au Conseil de sécurité de l’ONU une résolution demandant l’adhésion de la Syrie à la Convention de 1993 d’élimination de l’arme chimique. Il serait difficile à la Russie et la Chine d’opposer un veto à cette résolution, sauf à se présenter comme complices de leur utilisation.

Barak Obama lors de sa déclaration

Barak Obama lors de sa déclaration

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31 août 2013 6 31 /08 /août /2013 19:44

RMC.jpg

Paul Quilès était l'invité de Jean Jacques Bourdin

 

pour parler de l'intervention militaire en Syrie.


Pour écouter,

 

cliquez ici

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 16:05

          Tribune de Paul Quilès et Michel Drain sur le site de 

                         

                                             Marianne 

 

Extraits:

 

       "Il ne serait pas concevable de rester passif devant le drame que représente l’attaque chimique massive commise le 21 août dans la banlieue de Damas.  Pour autant, nous ne devons pas nous dissimuler les dangers et les coûts de la riposte militaire qui s’annonce.

 

         L’emploi de la force en dehors des dispositions de la Charte des Nations Unies comporte de graves risques, ne serait-ce qu’en raison du précédent qu’il constituerait. Il entraînerait, qu’on le veuille ou non, un nouvel affaiblissement de l’ONU. Or, malgré ses grandes insuffisances, l’ONU reste une instance indispensable pour le règlement de la plupart des conflits dans le monde, à commencer par l’Afrique. Il ne faut pas oublier par exemple qu’actuellement, 15 opérations de maintien de la paix sont en cours, sous la responsabilité du Conseil de sécurité.

 

         En outre, comment croire qu’un seul pays, même démocratique, peut à lui seul offrir la garantie principale du respect du droit international humanitaire ? Les États-Unis n’ont-ils pas aussi été silencieux lorsque l’Irak a utilisé l’arme chimique contre l’Iran à partir de 1983 ?  (....)

 

         Si nous en sommes là, c’est, pour une large part à la suite d’un désintérêt international pour les dangers de l’armement chimique, dont nous payons aujourd’hui le prix. Les diplomaties n’ont prêté qu’une attention distraite à la question de l’universalisation de la Convention sur l’interdiction et la destruction de l’arme chimique.

 

         Quels que soient les développements de la crise syrienne, il est essentiel d’engager sérieusement les négociations pour amener les pays qui n’ont pas ratifié la Convention de désarment chimique à le faire. Cette question revêt désormais, après le massacre de Damas, un caractère d’urgence absolue.  (....)

        

         La France, dépositaire du protocole de 1925 interdisant l’emploi des gaz de combat et initiatrice de la Convention de 1993 d’élimination de l’arme chimique, doit faire entendre sa voix dans ce débat. C’est pourquoi nous proposons qu’en complément de toute action qui serait prise pour sanctionner les auteurs du massacre de Damas et prévenir de nouvelles attaques chimiques, la France demande l’adhésion immédiate de la Syrie à la Convention de 1993." (....)                                                         

                                                        Lire la tribune

Le Conseil de sécurité de l'ONU

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la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez