Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
10 novembre 2013 7 10 /11 /novembre /2013 10:28

Interview de Paul Quilès

 

dans 

 

JDD.jpg

 

LIRE l'interview *

 

******

 

      La question de la pertinence des dépenses consacrées au nucléaire militaire ne doit pas dépendre fondamentalement de considérations budgétaires mais d’une analyse politique des besoins de sécurité.

 

     De ce point de vue, il n’apparaît pas urgent, dans la situation stratégique actuelle, d’entreprendre un renouvellement complet des systèmes de la dissuasion. De plus, cela est en contradiction avec les engagements de la France, signataire du TNP (Traité de non-prolifération).

 

     On estime à un montant de 5 à 600 millions d’euros le coût des modernisations (missiles, têtes nucléaires), montant qui pourrait être économisé en 2014 si l’on décidait de simplement maintenir en l’état l’outil de dissuasion.

 

     A compter de 2015, le renouvellement des composantes sous-marine et aérienne de la dissuasion (à l’horizon 2030) sera de l'ordre de 2 milliards d’euros par an.

 

     Compte tenu des besoins en termes de projection des forces mais aussi de renseignement (drones, satellites), il serait plus utile à la sécurité de la France et de l’Europe de transférer sur ces programmes les crédits consacrés à la modernisation de la dissuasion.

____________________________________________________________________

* Précisions: - les SNLE (Sous-marins nucléaires lanceurs d'engin) sont actuellement équipés de missiles M 51 et non de M 51-2, qui sont en cours de fabrication;

- la disuasion nucléaire française comprend 2 composantes: maritime et aérienne. La composante terrestre a été démantelée dans les années 90. 

Cessons de moderniser l'arsenal nucléaire militaireCessons de moderniser l'arsenal nucléaire militaire
Repost 0
Published by Paul Quilès
commenter cet article
9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 09:38

                                        

       Syrie, Liban, Palestine, Iran, Egypte…..Le Moyen-Orient est une poudrière. L’accumulation des tensions en fait depuis des années une zone à haut risque pour la paix mondiale. J’ai eu l’occasion de dire à de nombreuses reprises combien il était souhaitable d’abandonner les slogans simplificateurs et les postures guerrières pour imaginer les solutions à apporter à ces conflits complexes.

 

       Le 1er mars 2012, je décrivais "un autre scénario pour l’Iran", en rappelant que « l’épreuve de force entre l’Iran et les pays occidentaux dure depuis plus de onze ans. Pendant tout ce temps, on a assisté à la répétition incessante du même scénario : des demandes catégoriques des grandes puissances et du Conseil de sécurité de l’ONU suivies d’apparentes concessions iraniennes, bientôt reprises. Puis de nouvelles demandes et de nouveaux faux-fuyants ».

 

       Le 19 juin 2013, je publiais une tribune ("Va-t-on sortir de l’impasse ?")  avec mon ami Shlomo Ben Ami, ancien ministre israëlien, où nous affirmions que « La solution du problème iranien ne peut pas être trouvée dans la répétition indéfinie d’une démarche manifestement sans issue. Elle ne passe pas non plus par une nouvelle confrontation armée aux conséquences incalculables. La nouvelle configuration du pouvoir à Téhéran offre à la communauté internationale une chance à saisir sans délai. »

 

       La négociation en cours à Genève avec les responsables iraniens représente une occasion exceptionnelle de calmer les tensions au Moyen Orient. Les obstacles à un accord renvoient certes à des questions techniques, mais ils sont surtout de nature politique et proviennent de l’attitude « jusqu’au boutiste » des faucons tant américains (le camp républicain du Congrès, sous influence du lobby pro israëlien), qu’iraniens (les gardiens de la révolution) et israëliens (autour du premier ministre Netanyahu).

 

       Même si ces difficultés ne doivent pas être sous estimées, il faut que les négociateurs iraniens et américains sachent les surmonter en faisant preuve de volonté et de lucidité, pour obtenir cet accord historique, qui constituera indiscutablement une chance pour la paix dans le monde.

Négociation de Genève: une chance historique pour la paix !
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans International et défense
commenter cet article
6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 08:50

Vous voulez rire (ce n'est pas si fréquent en ce moment)? Vous voulez comprendre comment fonctionne

un cabinet ministériel?

 

Allez voir Quai d'Orsay, le film de Bertrand Tavernier, dont j'ai assisté à la projection en avant première hier soir.


J'ai effectivement beaucoup ri.

Le scénario est bien mené, les acteurs sont remarquables.

 

Pourtant, le trait est parfois forcé pour décrire

le comportement du personnage*

-aux réactions il est vrai excessives-

qui a inspiré le film,

d'après une "bande dessinée" à succès.

 

Cela complique la compréhension du fonctionnement réel

d'un cabinet ministériel et de la vie d'un ministre.

 

Si vous voulez en savoir plus sur l'exercice du pouvoir

visionnez ce passionnant débat

 

* Dominique de Villepin

Quai d'Orsay
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Politique française
commenter cet article
30 octobre 2013 3 30 /10 /octobre /2013 23:55

                                           

Visionner un passionnant débat

 

autour de ce thème toujours d'actualité:

 

L'exercice du pouvoir. Action, nécessité, solitude.

 

1- De la fiction à la réalité

2- L’exercice du pouvoir au quotidien

3- L’homme politique en exercice : seul en équipe

4- Le désenchantement politique au cœur du pouvoir

5- Politique et communication. L’influence des "spin doctors"

6- Le rôle des sondages

7- Les différences entre pouvoir et pouvoir politique. "Faire l’Histoire ?"

 

Participants:

 

Paul Quilès, Ministre (1983-1993) 

 

Pierre-Emmanuel Guigo,  Professeur agrégé d'histoire,

doctorant  Sciences Politiques Paris, spécialiste de la communication

politique. 

 

 

Aude Harlé, Sociologue, Maître de conférence à l'Université de Perpignan. Auteure de Le coût et le goût amer du pouvoir: le désenchantement politique face à l'épreuve managériale.

 

 

Pierre Schoeller, Scénariste et réalisateur de L'exercice de l'Etat (2011)

 

Le débat, animé par Claude Soula, journaliste au Nouvel Observateur, s'est déroulé le 1er octobre 2013. Il a été organisé par LAZULI, en partenariat avec la Maison du Danemark à Paris

et la chaîne Public Sénat.

 

"Le plein exercice de sa citoyenneté devrait passer par une meilleure appréciation des enjeux quotidiens de la politique et des personnes qui en ont la charge. L'objet de cette table ronde est de comprendre le quotidien psychologique et opérationnel de l'individu en position de gérer les leviers du pouvoir" 

L'exercice du pouvoir:un débat d'actualité!
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Politique française
commenter cet article
28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 16:31
                         Extraits de la “lettre ouverte aux député(e)s
 
de Paul Quilès, Bernard Norlain et Jean-Marie Collin
 
au sujet de la modernisation de l’armement nucléaire de la France
 
 
          “Mesdames et Messieurs les député(e)s
 
        Nous avons pris connaissance avec une grande attention des débats parlementaires qui viennent de s’engager sur le budget de la défense pour 2014 et sur la Loi de programmation militaire pour les années 2014 à 2019.
 
        Nous avons constaté que la discussion sur les crédits de la dissuasion, qui représentent 3,2 milliards d’euros, n’a jusqu’ici donné lieu qu’à des considérations d’ordre général. C’est ainsi que le ministre de la Défense s’est exprimé avec trop de concision à notre sens en affirmant: « tant qu’il existe des armes nucléaires dans le monde, tant que la prolifération des armes de destruction massive est un risque avéré, tant que les risques de chantage contre nos intérêts vitaux demeurent, la dissuasion est l’une des garanties fondamentales de notre liberté d’appréciation, de décision et d’action. »
 
        Pourtant, comme le ministre l’a souligné à juste titre : « la menace qui pèse sur nos intérêts vitaux est différente de celle qui s’exerçait pendant la guerre froide ». Quelles conclusions doit-on donc tirer de ce bouleversement stratégique ? Certainement pas la simple poursuite des programmes comme si de rien était.
 
                    (....)
 
       Mesdames, Messieurs les député(e)s, nous ne croyons pas qu’on puisse dire comme le sénateur Gérard Larcher que « le débat a eu lieu et a été tranché ». Il ne saurait y avoir de sujet tabou en démocratie et il nous semble essentiel que vous fassiez mieux entendre votre voix sur toutes ces questions. Deux députés ont tenté de les soulever au cours d’une “réunion de commission élargie” consacrée au budget de la défense, mais le format quasi-confidentiel de ce mini-débat ne leur a pas permis de faire pleinement valoir leurs arguments. Le ministre s’est d’ailleurs contenté de prendre acte du désaccord.
 
        Nous attendons donc un véritable débat de fond de la représentation nationale sur les projets de “modernisation” des forces nucléaires lors de votre prochain examen de la loi de programmation militaire.”
 
          Paul Quilès, ancien ministre de la défense, ancien président de la commission de la défense de l’Assemblée Nationale;
          Bernard Norlain, général d’armée aérienne (2S), ancien commandant de la Force aérienne de combat puis directeur de l’IHEDN;
          Jean-Marie Collin, directeur pour la France du réseau international des Parlementaires pour la Non-prolifération Nucléaire et le Désarmement.
          Les trois signataires ont publié le livre “Arrêtez la bombe !” et sont membres du bureau de l’association ALB.
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
commenter cet article
25 octobre 2013 5 25 /10 /octobre /2013 17:02

                                         

 

           L'émotion qu'a soulevée en Europe la "découverte" de

 

l'espionnage de nos communications par la NSA m'amène à

 

publier à nouveau ma réaction du 1er juillet dernier sur ce blog .

 

           Je n'ai rien à y ajouter. Jugez-en plutôt!

                                                                              

*************************

 

                            Ecoutes américaines: pas nouveau

                                       (1er juillet 2013)

 

       La découverte que le système des écoutes américaines concerne aussi les alliés des Etats-Unis a de quoi nous scandaliser. Mais s'agit-il d'une nouveauté?

 

      Il y a 13 ans, en 2000, alors que je présidais la Commission de la défense de l'Assemblée Nationale, j'avais demandé que soit réalisé un rapport d'information sur le "système Echelon".

 

     La lecture de ce rapport, rédigé par Arthur Paecht, surprendra ceux qui pensent que l'on ignorait les méthodes américaines de renseignement. Il est dommage que certaines préconisations de ce rapport n'aient pas été prises au sérieux à l'époque!

 

     Bonne lecture.

                                                    Paul Quilès

 

Plan du rapport

 

I. - LE SYSTÈME ECHELON : UNE RÉALITÉ DONT LES CONSÉQUENCES SONT DIFFICILES À APPRÉCIER 9

A. Une organisation vraisemblablement détournée de sa FINALITÉ MILITAIRE INITIALE 9

1. Le développement du réseau dans un contexte de guerre froide 9

a) Un pacte initial marqué par le contexte historique 9

b) Un développement spectaculaire qui a suivi celui des technologies 12

c) Un partenariat à plusieurs niveaux 14

2. Un réseau détourné de sa vocation initiale 15

a) La possibilité d'utilisation des écoutes à des fins économiques 15

b) Les réactions des industriels concernés par les écoutes 19

 

B. L'INCERTITUDE SUR LES CAPACITÉS RÉELLES DU SYSTÈME 20

1. La thèse maximaliste 20

a) La vulnérabilité des technologies de l'information 21

b) Le débat sur les capacités techniques du système 23

2. La thèse du scepticisme 24

 

C. LES RAISONS DE LA MÉDIATISATION ACTUELLE 26

1. Les raisons avancées le plus souvent 26

a) La critique de la déviation du système 26

b) La rupture du lien entre les membres du Pacte 27

c) L'influence des groupes de pression américains au nom de la défense des libertés individuelles et de la protection des règles du commerce 27

d) L'intervention du Parlement européen 29

2. Les hypothèses extrêmes 29

a) Les rivalités américaines 29

b) Une possible mystification 30

 

D. LES RÉPONSES DES PAYS EUROPÉENS FACE AUX SYSTÈMES D'INTERCEPTION DES COMMUNICATIONS 31

1. Les réactions officielles à l'existence d'Echelon 31

a) La position du Gouvernement fédéral allemand 31

b) La position des autorités belges 32

c) La position des autorités britanniques 34

d) La position du Gouvernement français 34

2. Les réticences des services de renseignement 36

a) La tradition de coopération bilatérale entre services de renseignement 36

b) Les systèmes nationaux ou multinationaux 38

 

CONCLUSION DE LA PREMIÈRE PARTIE : VERS UNE STRATÉGIE GLOBALE DE CONTRÔLE DE L'INFORMATION ? 39

 

II. - LES MOYENS DE PROTECTION DES SYSTÈMES DE COMMUNICATIONS 41

A. La cryptologie 43

1. L'historique de la cryptographie : une dynamique sans cesse en évolution 43

a) L'utilisation de chiffres alphabétiques 43

b) De la mécanisation à l'utilisation des ordinateurs 44

c) La cryptographie à clés publiques 45

2. Le dilemme de la cryptographie : entre libertés publiques et sécurité nationale 46

a) Les logiciels de chiffrement 47

b) Les systèmes de séquestres et d'authentification 48

 

B. LA SITUATION JURIDIQUE DES INTERCEPTIONS ET DE LA CRYPTOLOGIE 49

1. La réglementation internationale concernant les interceptions des communications 49

a) Un régime international somme toute permissif 49

b) L'absence de réglementation européenne 50

c) Le cas particulier des interceptions légales 52

2. Le renvoi aux dispositifs nationaux 52

a) Le cas des pays européens 52

b) Aux Etats-Unis : une protection réservée aux citoyens américains 53

 

C. LES SYSTÈMES DE SÉCURITÉ DES COMMUNICATIONS EN FRANCE 54

1. L'évolution récente des dispositifs 55

a) La libéralisation de la cryptologie : un nouveau cadre juridique 55

b) Le développement des moyens de confidentialité et d'intégrité 57

c) Les programmes de protection 57

2. Le SGDN et la sécurité des systèmes d'information 59

a) Les missions confiées au SGDN 59

b) Les missions et les moyens de la DCSSI 60

 

III. - LA RÉACTION EUROPÉENNE AU SYSTÈME ECHELON 63

A. L'intérêt exprimé pour la question au sein des instances EUROPÉENNES 63

1. Les travaux du Parlement européen 63

a) Le rapport sur l'état actuel de la surveillance électronique 64

b) Le document sur les techniques permettant de lutter contre les formes d'interception 64

c) L'étude sur la légalité des interceptions 66

d) L'analyse des risques possibles des interceptions et la vulnérabilité du commerce électronique 66

e) La constitution d'une commission parlementaire 67

2. Le silence embarrassé de la Commission 69

 

B. UNE POSITION AMBIGUË 69

1. La mise en oeuvre d'un système de surveillance européen 69

a) Les projets liés à la définition d'intérêts communs 69

b) Les limites à l'élaboration d'un système commun 70

2. Les perspectives ouvertes par la politique européenne de sécurité et de défense 72

 

CONCLUSION GÉNÉRALE 75

1. A partir de quelques certitudes sur Echelon... 75

2. ...Quelles peuvent être des propositions concrètes pour diminuer les risques ? 76

 

EXAMEN EN COMMISSION 79

 

ANNEXE N° 1 87

ANNEXE N° 2 89

 

Présentation du rapport

 

MESDAMES, MESSIEURS,

 

      A la suite de la parution de plusieurs rapports du Parlement européen sur le réseau Echelon et d'interrogations de l'opinion publique reflétées par la presse à l'automne 1999, la Commission de la Défense nationale a décidé, le 29 février dernier, de confier à un de ses membres un rapport d'information sur les « systèmes de surveillance et d'interception électroniques pouvant mettre en cause la sécurité nationale ». La Commission a également décidé d'associer aux activités du rapporteur d'information un groupe de travail dans lequel chaque groupe politique serait représenté1.

 

       Votre Rapporteur a été amené à s'interroger principalement sur plusieurs thèmes de réflexion :

- il a tout d'abord voulu comprendre la nature exacte du réseau Echelon, analyser ses capacités réelles et estimer ses véritables dangers (notamment à l'égard des enjeux de sécurité et d'une utilisation à des fins économiques). A ce titre, il a essayé de comprendre les moyens techniques dont les services de renseignement peuvent disposer pour recueillir l'information, la traiter et la diffuser ;

- il s'est ensuite interrogé sur les raisons de la « médiatisation » actuelle du réseau dit Echelon c'est à dire de l'intérêt subit pour les réseaux d'écoutes. Pour l'expliquer, il a donc cherché à savoir s'il n'y avait pas des raisons complexes s'apparentant par exemple à des manipulations ;

- il a également souhaité comprendre l'attitude des gouvernements occidentaux non membres du pacte fondateur d'Echelon, d'une part à l'égard des réseaux d'interception, d'autre part sur l'éventualité d'une coopération européenne des services d'écoute des communications ;

- enfin, il a cherché quels moyens permettraient de réduire la vulnérabilité des administrations, des services publics, des sociétés et des particuliers aux interceptions de leurs communications. Il s'est ainsi demandé quelle forme pourrait prendre une collaboration permettant aux Etats de l'Union européenne d'adopter une position commune face aux intrusions manifestes qui peuvent léser leurs intérêts.

 

       L'objet de la mission d'information a été considéré comme difficile par tous les interlocuteurs rencontrés par votre Rapporteur, certains se félicitant cependant de l'intervention du Parlement et considérant que tout débat sur un tel sujet était sain. Les difficultés les plus importantes ont concerné les rencontres que votre Rapporteur a souhaité avoir avec les responsables des services de renseignement. En France, le ministère de l'Intérieur a permis à votre Rapporteur de rencontrer deux responsables de la Direction de la sécurité du territoire dont le directeur lui-même et le ministère de la Défense a accepté une audition du directeur général de la sécurité extérieure. De plus, la Délégation générale à l'armement a présenté à votre Rapporteur certains de ses chercheurs dans le domaine des écoutes.

 

      A l'étranger, votre Rapporteur s'est heurté à une fin de non-recevoir de la part des autorités américaines et britanniques.

 

      Il est tout d'abord intéressant de souligner que le refus des Britanniques s'est fondé sur le fait que votre Rapporteur n'était « même pas membre d'une délégation parlementaire chargée du contrôle des services de renseignement ». Cette attitude ne peut que conforter la Commission de la Défense dans l'idée que l'inscription de la proposition de loi visant à la création d'une telle structure à l'ordre du jour de l'Assemblée nationale est plus que jamais nécessaire.

 

       Aux Etats-Unis, les réticences de l'administration, malgré les relances répétées de notre Ambassade à Washington, sont difficilement compréhensibles. Il a été expliqué qu'il ne s'agissait pas d'une commission d'enquête mais d'une mission d'information venant recueillir l'avis des responsables américains. Le refus de recevoir votre Rapporteur, pris semble-t-il au plus haut niveau après de nombreuses délibérations, a comme conséquence de relancer toutes les suspicions sur le rôle d'Echelon et des Etats-Unis en particulier. Il est d'autant plus surprenant que des responsables ou d'anciens responsables d'agences fédérales se sont exprimés publiquement sur le sujet. L'ensemble des interlocuteurs rencontrés à Washington a d'ailleurs exprimé son incompréhension vis-à-vis de ce refus.

 

       L'objectif du rapport d'information n'a donc pu être, dans un premier stade, que d'apporter des précisions sur les capacités d'un système d'écoutes international nommé Echelon, d'en évaluer les risques à l'égard de la sécurité nationale et de formuler quelques propositions qui visent avant tout à protéger les acteurs français de l'interception de leurs communications. (....)       

Lire le rapport

Ecoutes NSA (bis)
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans International et défense
commenter cet article
16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 11:53

       Dernières salves d’applaudissements hier soir pour la 10ème et dernière représentation du spectacle « Jaurès, une voix pour la paix ».


       Derniers moments d’émotion pour un public enthousiaste. Plus de 5000 spectateurs se sont succédé au cours de la semaine dans la salle François Mitterrand de Carmaux.


      Dernières larmes de séparation pour celles et ceux qui ont vécu et fait vivre cette grande fresque unanimement saluée.

 

Un grand merci à ces bénévoles qui ont joué avec passion,

plus qu’un rôle, un morceau de leur vie,

de la vie de leur territoire

et des moments de l’histoire du XXème siècle,

éclairée par les enseignements de Jean Jaurès.

 

Un grand merci aux comédiens et,

en tout premier lieu,

à l’extraordinaire Gisèle Casadesus,

dont la prestation nous a éblouis.


Un grand merci au talentueux metteur en scène, Claude Moreau

et à son équipe de grands professionnels,

à l’auteur, Jean-Louis Sagot-Duvauroux,

qui ont réussi la prouesse de faire de ce spectacle

une œuvre à la fois culturelle, historique, humaniste et politique.

 

Un grand merci aux organismes qui nous ont fait confiance

et qui ont permis le financement du spectacle:

les organismes institutionnels, les collectivités territoriales,

les mécènes.

 

Enfin –mais j’aurais dû commencer par elle-

un grand merci à l’association « Histoire(s) du Pays de Jaurès »,

dont le Président, Jean Padilla et toute son équipe

ont cru au projet

et l’ont mené avec succès à son terme.

 

       Ce succès a d’ores et déjà amené des élus de plusieurs régions à souhaiter que le spectacle soit présenté en 2014 dans d’autres villes françaises. Ce sera une façon forte de perpétuer la pensée de Jaurès au cours de cette année de commémoration du centenaire de la Grande Guerre.

 

Merci à la centaine de particuliers qui ont déjà répondu

positivement à la proposition de "financement participatif",

complément du financement général du projet.

N’hésitez pas, vous aussi, à contribuer,

même de façon modeste*,

en cliquant ICI

Avec la déduction fiscale de 66%, un don de 10€

vous reviendra à 3,34€ !!

        
            - "Succès et émotion au rendez-vous" (La Dépêche): ICI
 
            - Visionner un extrait de la scène finale du spectacle: ICI
 
            - Visionner le reportage vidéo de La Dépêche: ICI
 
            - Site du spectacle: http://www.jaures-lespectacle.fr/
 
            - Revue de presse:ICI
Jaurès: un grand merci!Jaurès: un grand merci!
Jaurès: un grand merci!Jaurès: un grand merci!
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Jaurès
commenter cet article
11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 16:56

                                 Le Nobel de la paix à l’OIAC :

 

un encouragement dans le combat

 

pour en finir avec toutes les armes de destruction massive

 

 

      Le Comité Nobel norvégien vient d'attribuer le prix Nobel de la paix 2013 à l'Organisation internationale pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), chargée de faire appliquer la convention d’interdiction de ces armes signée en 1993 à Paris à l’initiative du Président François Mitterrand.

 

      Cette distinction est un hommage mérité à une organisation qui, sans bénéficier de beaucoup de publicité, accomplit avec patience et rigueur un travail d’un intérêt primordial pour l’ensemble de l’humanité. L’OIAC est à présent quasi-universelle. Si l’on excepte la Syrie qui a engagé un processus d’adhésion, seuls quatre Etats se refusent encore à y participer (l’Egypte, l’Angola, le Soudan du Sud et la Corée du Nord). Israël et le Myanmar ont signé la convention mais ne l’ont pas ratifiée.

 

      A ce jour, l’OIAC a permis la destruction vérifiée de plus de 80 % des stocks mondiaux déclarés d'agents chimiques.

 

      Les gouvernements doivent à présent lui donner tous les moyens nécessaires pour achever sa tâche d’élimination intégrale des stocks restants. Il faut savoir par exemple que les Etats-Unis et la Russie n’ont pas encore détruit la totalité de leurs stocks et qu’ils détiennent plusieurs milliers de tonnes d’agents chimiques toxiques.

 

      En Syrie, pour que le processus de désarmement auquel le régime de Damas a été contraint se déroule de manière satisfaisante, il est essentiel que la sécurité des équipes de l’OIAC soit garantie par toutes les parties dans les zones de combat.

 

      L’ONU et son Conseil de sécurité doivent également s’engager plus activement dans l’universalisation de la Convention d’interdiction des armes chimiques.

 

Le nucléaire aussi!

 

      Les armes chimiques font partie des "armes de destruction massive" avec les armes biologiques et nucléaires. Ces armes se distinguent par leur action non sélective, "massive", frappant les combattants comme les non combattants et par leurs effets de longue durée. Le désarmement chimique mis en œuvre par l’OIAC est un précédent encourageant pour les efforts qui doivent concerner les autres armes de destruction massive et au premier chef, les armes nucléaires.

 

      Parmi les négociations en cours en matière de désarmement nucléaire, celle de la Conférence d’examen de 2015 du Traité de non-prolifération (TNP) doit retenir tout particulièrement l’attention. Les pays non dotés de l’arme nucléaire y demanderont une nouvelle fois à ceux qui en sont dotés de respecter l’article VI de ce traité qui leur fait obligation de négocier de bonne foi des mesures de désarmement nucléaire. La France dispose d’un armement nucléaire moderne et puissant, même s’il est très inférieur quantitativement à celui des Etats-Unis et de la Russie. Elle a donc un rôle essentiel à jouer pour assurer la réussite de cette prochaine conférence d’examen du TNP.

 

      Un engagement déterminé en faveur du désarmement nucléaire serait en outre de nature à renforcer sa position dans les négociations internationales sur le programme nucléaire iranien.

 

      Il serait dès lors souhaitable, dans ce contexte, d’ouvrir le débat sur les programmes nucléaires futurs inscrits dans la loi de programmation militaire : sous-marins nucléaires lance engins (SNLE) de 3ème génération, nouvelle version du missile M51, accroissement des performances du missile aéroporté ASMP-A. Il me semble que le lancement de ces programmes n’est pas cohérent avec les indispensables initiatives fortes à prendre en matière de désarmement nucléaire.

 

Lire aussi sur le site de MEDIAPART

Pour en finir avec toutes les armes de destruction massive
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
commenter cet article
10 octobre 2013 4 10 /10 /octobre /2013 09:04
J'ai reçu ce témoignage émouvant
 
d'un ami, présent lors de la première représentation de
 
                                                               
                                                                 ****
 
    " Assis dans la salle de l’ancienne Verrerie de Carmaux, Jaurès aurait apprécié le spectacle.
 

    Comme nous tous, il aurait été ému par le personnage joué par Gisèle Casadesus, la belle personne de presque 100 ans, qui raconte à son arrière petit fils la guerre, le père qu’elle n’a pas connu, mort sur le champ de bataille, ce père qui avait rencontré Jaurès. Elle nous parle de leur correspondance, de l’homme qui évolue quand il est confronté à l’injustice et au racisme.

 

    Elle est le pont entre les générations, de 1914 à aujourd’hui. Elle nous dit que rien n’est jamais perdu, que l’homme a droit à l’erreur et qu’il peut changer.

 

    Devant l’image violente de ces guerres qu’il pressentait et qu'il voulait empêcher, il aurait blêmi.

 

    Il aurait respiré et souri devant la représentation de 1936, sur scène et à l’écran, les premiers congés payés, la plage !

 

    Enfin, il aurait reconnu, dans la voix de Didier Bezace, les accents de son merveilleux “discours à la jeunesse” prononcé devant les élèves du lycée d’Albi, texte fort et sans une ride.

 

    Message vivant à voir et à écouter jusqu’au 15 octobre à Carmaux. "   

                                                                     François Collignon

 

 

Visionner la scène finale du spectacle     

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Jaurès
commenter cet article
8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 08:08
Une belle soirée
 
        J'ai assisté hier soir à la répétition générale de “Jaurès, une voix pour la paix”, qui sera donné dans la salle François Mitterrand de Carmaux du 8 au 15 octobre.
 
        J'ai été heureux de constater que tout converge pour faire de ce spectacle un grand moment: la remarquable mise en scène de Claude Moreau, le jeu plein de conviction des acteurs – notamment d’une exceptionnelle Gisèle Casadesus-, l’enthousiasme des figurants, les images, la musique...
 
        Je recommande vivement à celles et ceux qui le peuvent d’assister à ce spectacle. Il les remplira d’émotion, comme le public de cette soirée, qui a vibré à l’évocation des grands évènements du siècle passé, revisités à la lumière de la pensée et des enseignements de Jaurès.
 
      - Pour plus d'informations, voir ICI
 
      - Pour soutenir le spectacle, cliquer ICI
 
      - Lire l'article de la Dépêche du Midi, ICI
Jaurès, c'est ce soir!
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Jaurès
commenter cet article

Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez