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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 21:50

Un film qui rend bien compte de l'ambiance de la Guerre froide,

 

à regarder sur le site ARTE +7

 

(disponible encore quelques jours)

 

       " Le 24 février 1968, le sous-marin soviétique K-129 quitte Vladivostok. Quelques jours plus tard, il fait naufrage.

 

        Début mai le sous-marin américain Scorpion appareille d'un port espagnol pour aller espionner des navires soviétiques au sud des Açores. Le 22 mai, il est porté disparu.

 

        Dans les deux cas, les gouvernements et les militaires se retranchent derrière le secret défense et mènent des campagnes de désinformation systématiques.

 

         Quelles thèses accréditer aujourd'hui ? Le K-129 a-t-il été victime d'une collision avec un bâtiment américain ? Pourquoi se trouvait-il à des milles de son itinéraire prévu ? Était-il aux mains d'une bande de mutins qui n'obéissaient plus à Moscou ? Le Scorpion a-t-il été coulé en représailles par les Soviétiques ?

 

       Anciens des services secrets, ingénieurs, militaires et veuves des sous-mariniers soviétiques et américains témoignent".

 

      (film allemand-ZDF-2009)

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 18:00

© A.G. / CCJe vous recommande de visionner, si vous ne l'avez vu,

 

ce remarquable film de Cap Sud-Ouest

 

 diffusé aujourd'hui sur France 3,

 

qui raconte l'histoire du pays albigeois

 

et notamment de Cordes au XIIIème siècle

 

et qui présente de superbes images

 

de ce territoire qui m'est cher.

 

VISIONNER LE FILM

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Published by Paul Quilès - dans Cordes sur Ciel
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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 17:26

Intervention de Paul Quilès

 

 au Colloque de MONS- 22-24 mai 2013 

 

 INTRODUCTION

 

             Le nucléaire a toujours été entouré de mystère et d’une volonté affirmée de garder secret nombre d’informations et d’éléments de nature tant technique que politique et stratégique. Au début de « l’ère nucléaire », il s’agissait de discrétion, car on considérait que la maîtrise des techniques et la possession de l’arme faisaient partie de secrets militaires, qu’il ne fallait pas divulguer. La course démentielle aux armements qu’a connue le monde entre 1945 et le début des années 90, aussi bien en termes de volume que de modernisation, a conduit à empêcher tout débat sur la pertinence de l’arme nucléaire des doctrines qui justifiaient son existence.

 

            A l’évidence, le monde d’aujourd’hui n’est plus celui de la Guerre froide, avant 1989. Et pourtant, la question de l’armement nucléaire et de son utilité est toujours peu abordée, sauf dans des milieux assez fermés. Pour la majorité des Français, le sujet semble très loin de leurs préoccupations quotidiennes et les incertitudes générées par la crise économique les inquiètent beaucoup plus.

 

            On peut comprendre qu’à l’époque de la guerre froide, dans un monde marqué par le face à face entres les blocs soviétique et américain, la présentation de l’arme nucléaire comme garantie absolue de la sécurité de la France avait de quoi rassurer…..même si cela peut être jugé aujourd’hui comme illusoire.

 

            Mais chacun voit bien que le monde a changé et que les menaces ne sont plus de même nature. Malgré cela, le discours officiel, largement relayé par les prescripteurs d’opinion, fait toujours appel aux mêmes formules lénifiantes, assez fortes pour ne pas nécessiter de démonstration. Elles forment la base d’un discours officiel qui postule l’existence d’un « consensus », en réalité par défaut, puisque le débat public n’a pas encore eu lieu !

 

            En France, l’engagement éventuel de l’arme nucléaire est devenu, depuis le décret du 14 janvier 1964, une prérogative absolue du Président de la République. François Hollande, qui a réaffirmé que « la dissuasion nucléaire demeure encore aujourd’hui la garantie fondamentale de notre sécurité », doit considérer qu’il n’y a pas lieu par conséquent de débattre de la pertinence de l’arme nucléaire (exemple : absence du nucléaire dans le récent Livre blanc !)

 

            Il s’appuie aussi sur le prétendu consensus dont ferait l’objet cette doctrine, qui se nourrit d’affirmations selon lesquelles l’arme nucléaire serait notre « assurance vie », qu’elle ne coûterait pas cher et que, grâce à sa capacité dissuasive, elle resterait une « arme de non emploi ». On nous dit aussi que « l’arme nucléaire a permis la paix pendant 60 ans », qu’elle « assure l’indépendance de la France » et que, grâce à elle, notre pays « peut maintenir son statut de grande puissance et se faire entendre dans le monde ».

 

            Toutes ces affirmations sont contestables. Par exemple, l’argument du « statut », qui fait référence (à tort)  à la présence de la France parmi les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU parce qu’elle détient l’arme nucléaire, ne tient pas. De plus, comment ne pas souligner la contradiction qui consiste à la fois à dénoncer la prolifération nucléaire et à mettre en avant l’argument du « statut » que donnerait la possession de la bombe ! Cet argument peut pousser des pays, désireux de faire eux aussi entendre leur voix, au niveau régional par exemple, à acquérir un tel armement.

 

            Pour mieux comprendre comment les responsables politiques construisent leurs décisions et engagent leurs actions dans le domaine de l’armement nucléaire, il faut d’abord examiner comment cette question est abordée par ceux qui en sont les acteurs et les observateurs.

 

            En France (mais probablement aussi dans d’autre pays disposant de cet armement), les responsables politiques, dans l’opposition ou au pouvoir, sont conseillés par des militaires, eux-mêmes sous influence des industriels et des experts. Ces influences sont encore plus marquées lorsqu’elles s’exercent auprès des décideurs du plus haut niveau de l’Etat.

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 23:01

      Le grand compositeur français Henri Dutilleux est mort, mercredi, à Paris à l'âge de 97 ans.

 

     Je l’ai rencontré en juillet 2004, lorsqu’il a été « compositeur en résidence » lors du 33ème   Festival de musique de Cordes sur ciel.

 

     J’ai gardé un souvenir fort de ce grand compositeur français –un des plus joués en France et à l'étranger- et de sa musique, « moderne et classique », à la fois audacieuse et accessible, qui avait enthousiasmé le public du Festival

Hommage à Henri Dutilleux
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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 15:11

Je participerai ce vendredi 24 mai

 

à un colloque organisé à Mons (Belgique)

 

en hommage à Henri La Fontaine (Prix Nobel de la paix, 1913)

 

Le thème de la rencontre est :

 

Entre secret et transparence : guerre, paix et démocratie 

 

Mon intervention portera sur la question :

 

Comment les décideurs parlent des armes nucléaires 

 

Présentation de la journée par les organisateurs :

 

      « La réflexion entamée lors de la première journée portait essentiellement sur la question de la transparence et le secret au sein d’un Etat. L’organisation interne des Etats et le respect fondamental de la sphère privée des individus revêt une dimension très complexe aujourd’hui dès lors que l’on envisage les rapports entre Etats ou les relations internationales et diplomatiques.

 

      Au début XXe siècle, alors que les démocraties tentent de faire correspondre la démocratie à une représentativité large des peuples, les Etats s’affrontent entre eux pour la conquête de nouveaux territoires. Henri La Fontaine, lauréat du prix Nobel en 1913, s’est retrouvé confronté à cette situation de l’évolution démocratique en Belgique et la nécessité d’étendre cette notion de démocratie aux autres Etats pour l’instauration d’une société pacifique. Sa soif de justice et de paix l’ont persuadé d’une solution juridique internationale.  Dans ce cas particulier où la transparence est un ingrédient indissociable de la démocratie, nous verrons en quoi sa proposition a pu servir son utopie d’une paix universelle.

 

      Aujourd’hui, au XXIe siècle, la démocratie est l’héritière des réflexions sur les vertus de la transparence et du secret avec l’accélération des informations disponibles au citoyen. La quête de transparence et le maintien du secret au sein de Etats tantôt facilite ou compromet l’organisation de nos sociétés démocratiques. Les organisations internationales privées pratiquent la vigilance à l’égard de ces concepts. On se demande dès lors dans un contexte élargi à qui revient la décision des conflits, quel est le rôle de l’information et des réseaux d’information.

 

     D’autre part, au-delà de la décision et de la responsabilité, que savons-nous réellement des budgets militaires et de cette réalité économique face au financement de la paix et des programmes qui y sont associés ? »

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 23:07

     "L’ancien ministre de la Défense répond aux questions de la Revue Civique sur la nécessité ou non pour la France de maintenir une arme de dissuasion nucléaire.

 

      Paul Quilès, homme de haute expérience en matière de Défense, auteur de « Arrêtez la bombe » (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin ; éditions Le Cherche Midi), estime qu’il faut briser un « tabou » et déconstruire les « fausses idées » sur les « prétendus atouts » de l’arme nucléaire.

 

     Les risques sont trop grands pour le monde, nous dit-il, pour ne pas ouvrir un large débat visant à engager, dans la négociation, un processus de désarmement nucléaire."

Interview de Paul Quilès dans la Revue Civique

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 18:26

Paul Quilès sur le plateau de France 3 Alpes © France 3 Alpes

 

A l'occasion de mon passage à Grenoble

 

pour une réunion publique,

 

j'ai résumé en 4 minutes ma position

 

concernant l'armement nucléaire

 

sur le plateau de France 3 Alpes.

 


Visionner la vidéo 

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 09:06

Cette tribune de Jean-Marie Collin*,

auteur avec Bernard Norlain et moi

du livre "Arrêtez la bombe",

a été publiée sur le site du Huffington Post

 

      Ce dimanche 5 mai à 9H30, un tir de missile balistique M51 est effectué par le sous-marin Le Vigilant à partir de la baie d’Audierne (Finistère). Quelques minutes après son lancement, celui-ci s’autodétruit en plein vol. Cet essai raté devrait amener à ouvrir une réflexion sur la modernisation de l’arsenal nucléaire et sur le bon fonctionnement de cette force.

 

      Si la France a toujours affirmé ne jamais avoir participé à une course aux armements pendant la Guerre froide, force est de constater qu’elle ne cesse de moderniser ses forces nucléaires depuis 15 ans. Tel est le cas de la composante aéroportée, qui a vu l’arrivée d‘avions Rafale F3, de missiles de croisières ASMP-A et d’une nouvelle ogive nucléaire (la Tête Nucléaire Aéroportée). La Force océanique n’est évidemment pas en reste, avec de nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins[1] (SNLE) et les missiles M45, dont le remplacement par le M51 est déjà en cours.

 

      L’évidence de cette modernisation apparaît au grand jour avec l’échec du tir du M51, dont la portée serait supérieure à 8 000 km et la précision inférieure au demi-kilomètre. Son coût est proche des 142 millions €, ogives nucléaires non incluses et non de 120 millions €, chiffre souvent avancé ces derniers jours. Les dépenses liées au choix de ce missile sont importantes. Elles comprennent le développement du missile et du système de mise en œuvre à la base opérationnelle de l’Ile Longue (5,7 milliards €) et le coût de réalisation des 3 lots de 16 missiles (plus une douzaine pour les tests) destinés aux SNLE (2,8 milliards €).

 

      La course à la modernisation va se poursuivre, avec la mise en œuvre de deux autres versions de ce missile d’ici 2020 : le M51.2, qui emportera la nouvelle Tête Nucléaire Océanique, d’une puissance de 100 Kt[2], puis le M51.3, qui disposera d’un troisième étage « pour des performances accrues ». Ce dernier développement semble avoir été encouragé par les experts et les industriels, dans la mesure où il assure la pérennité des bureaux d’études de ce secteur de l’aérospatiale.

 

      Cette politique de modernisation vient une nouvelle fois d’être décriée par de nombreux Etats à l’ONU en cette fin avril à la conférence du Traité de non prolifération nucléaire (TNP). Ils estiment - à juste titre - que cette course à la qualité est contraire à l’esprit du Traité de Non Prolifération (TNP), qu’elle ne respecte pas la mesure n°3 du Document final de la Conférence d’examen de 2010 du TNP : « les États dotés d’armes nucléaires se doivent de redoubler d’efforts pour réduire et, à terme, éliminer tous les types d’armes nucléaires ». Ils considèrent que cette politique risque d’encourager d’autres pays à acquérir ce type d’armement.

 

      Actuellement, le SNLE Le Terrible assure le bon fonctionnement de la dissuasion nucléaire. Il est prêt à tirer une salve de M51, si l’ordre présidentiel lui en était donné. L’échec du 5 mai devrait pourtant faire réfléchir les adeptes de cette force, car c’est bien la fiabilité du M51 qui est remise en cause, puisque le tir a été réalisé avec un missile fabriqué en série… L’hypothèse de l’inefficacité des missiles actuellement en dotation ne peut être totalement exclue dans un jeu où l’on fait toute confiance à la technique. L’attitude qui consiste à vouloir faire reposer notre défense sur une croyance fait penser à celle des stratèges militaires dans les années 1930 avec la fameuse ligne Maginot.

 

      Oui, le TNP donne le droit à la France de posséder l’arme nucléaire, mais il ne lui reconnaît pas le droit de la conserver éternellement. Au contraire, son objectif est le désarmement nucléaire[3]. Ce raté balistique pourrait être pour la France l’occasion d’une réflexion en profondeur. En 2010, elle s’est engagée devant 189 Etats membres du TNP « à faire un rapport en 2014 »  sur des mesures concrètes sur le désarmement nucléaire. En gelant ce programme M51, à la fiabilité remise en cause, elle respecterait sa parole. De même, les parlementaires pourraient jouer pleinement leur rôle en s’interrogeant sur la politique de dissuasion nucléaire - absente du récent Livre Blanc – à quelques mois de l’élaboration de la Loi de programmation militaire.

 

* Analyste défense et Directeur pour la France du réseau international des Parlementaires pour la non-prolifération nucléaire et le désarmement

_____________________________________________________

[1] Le prix unitaire d’un SNLE est de 4,282 milliards €

[2] La bombe d’Hiroshima avait une puissance de 15 Kt

[3] Article VI du TNP

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 22:17

                            L'armée de l'Air américaine a retiré à 17 officiers chargés du contrôle de missiles nucléaires intercontinentaux (ICBM) leur certification après une mauvaise évaluation de leurs capacités à mener des opérations de lancement, a affirmé un porte-parole de l'US Air Force.

      

        Une information inquiétante! "L'armée de l'Air américaine a retiré à 17 officiers chargés du contrôle de missiles nucléaires intercontinentaux (ICBM) leur certification après une mauvaise évaluation de leurs capacités à mener des opérations de lancement, a affirmé un porte-parole de l'US Air Force."

 

                         Lire la dépêche sur le site du Parisien

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 18:17

Couverture livre (finale)

Au cours des prochains jours, je participerai à 6 réunions

sur le désarmement nucléaire,

notamment autour du livre "Arrêtez la bombe!":

  • mardi 14 mai: Châteauneuf-en-Thymerais (Eure et Loir), à l'invitation de la Fédération Environnement Eure et Loir
  • mercredi 15 mai: Grenoble (Isère), à l'invitation du Mouvement de la paix
  • jeudi 23 mai: Mons (Belgique), colloque international ("Entre secret et transparence, guerre, paix et démocratie")
  • jeudi 23 mai: Choisy le Roi (Val de Marne), à l'invitation de la municipalité
  • dimanche 26 mai: Palaiseau (Essonne), salon du livre polytechnicien
  • mardi 28 mai: Albi (Tarn), débat avec Jean-Marie Muller
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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez