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1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 10:16

                                                      france allemagne

"L'amitié franco-allemande ne doit pas empêcher

le débat sur l'austérité"

 

(Interview d'Emmanuel Maurel, dont je partage pleinement l'analyse)

 

      Le Parti socialiste doit entériner, mardi 30 avril, le texte qui servira de feuille de route lors de sa convention sur la politique européenne, le 16 juin. Le document, notamment préparé par Jean-Christophe Cambadélis, vice-président du Parti socialiste européen, critique l'Europe de droite et a suscité le débat sur la politique de l'Allemagne. Mais il ne satisfait pas Emmanuel Maurel, vice-président du conseil régional d'Ile-de-France et issu de l'aile gauche du PS.

 

Pourquoi proposez-vous un texte qui vient concurrencer celui de la direction du parti ?

      Nous avons la volonté de pointer un certain nombre de désaccords sur la politique européenne et nous voulons qu'ils soient arbitrés par les militants. Je me réjouis des évolutions récentes au PS, qui font qu'aujourd'hui tout le monde a pris conscience de la nécessité de construire un rapport de force en Europe et de contester les politiques d'austérité. Le président de la République nous avait d'ailleurs invités à élaborer une tension amicale avec la droite allemande. Mais, malgré ces progrès, il reste des divergences entre nous.

 

Sur quels points n'êtes-vous pas d'accord avec le courant majoritaire du parti ?

      Nous voulons que quatre propositions figurent dans notre résolution. Dans une période de quasi récession comme la nôtre, il faut suspendre le pacte de stabilité budgétaire. Les résultats au niveau européen ne produisent pas les effets escomptés, et au contraire le chômage de masse augmente. Deuxième point, le budget communautaire est en baisse. Il ajoute de l'austérité au niveau communautaire, là où il y en a déjà au niveau des Etats membres. Nous demandons que le PS prenne une vraie initiative afin que ce budget en peau de chagrin ne soit pas accepté.

Nous voulons également que soit refusé le traité transatlantique actuellement en négociation. L'Europe est un peu l'idiot du village planétaire, le seul continent à ne pas protéger ses industries, au moment où tout le monde le fait. Enfin, il faut une politique monétaire plus souple par rapport à un euro largement surévalué. Il faut mettre fin à la politique de l'euro cher qui nous défavorise. La mise en place de cette stratégie passe par un rapport de force. Nous voulons que les militants se prononcent là-dessus pour être sûrs que le PS nous entende.

 

Une première version du document préparé au PS voyait Angela Merkel en "chancelière de l'austérité" et critiquait son "intransigeance égoïste". Auriez-vous pu signer ce texte ?

      Il faut arrêter d'être hypocrite. Nous devons mettre en place une stratégie de confrontation au niveau européen avec la droite et les conservateurs, qu'ils soient anglais, allemands ou polonais. Les formules n'étaient pas forcément adroites, mais il ne faut pas se cacher derrière son petit doigt : Mme Merkel est aujourd'hui la chef de la droite européenne, ou en tout cas un de ses principaux dirigeants. Les attaques ad hominem n'ont aucun intérêt, en revanche, ce qui compte, c'est la volonté du rapport de force politique. On essaie de faire passer pour un affront diplomatique ce qui n'est qu'une évidence politique. A savoir que la gauche s'oppose à la droite. C'est quand même fou qu'on arrive à en faire un drame. Dans une démocratie, il y a plusieurs camps en présence. Dans le respect des personnes, une confrontation démocratique s'exerce. Personne ne remet en cause l'amitié entre les peuples. Mais l'amitié franco-allemande ne doit pas empêcher de mener le débat sur l'austérité. Le vrai débat aujourd'hui en Europe, c'est : austérité, stop ou encore ?

 

Les appels à ne pas stigmatiser Mme Merkel sont venus aussi des rangs du Parti socialiste...

      Il y a un peu de surjeu du côté de la droite française, qui pousse des cris d'orfraie, et un surjeu aussi dans nos rangs. Ce n'était pas très opportun que le ministre de l'intérieur critique le président de l'Assemblée nationale. Tout ça brouille le message. Le PS joue son rôle de force politique majeure qui fait des propositions et s'engage. Il faut que chacun reste à sa place.

 

Vous parlez de confrontation avec la droite européenne. Sous quelle forme ?

      Il est temps de se remettre autour de la table pour renégocier le rythme de réduction des déficits publics imposé par la Commission, pour réinterroger le dogme des 3 %, qui n'a aucune valeur économique, et pour tenir compte du cycle économique qui n'est pas bon. La croissance est atone, le chômage explose au niveau européen, la priorité, c'est l'emploi. Le calendrier de la réduction des déficits publics n'est pas la priorité.

 

Vous n'êtes pas les seuls à dénoncer l'austérité en Europe. Jean-Luc Mélenchon appelle à manifester le 5 mai contre la rigueur. Pourquoi ne pas vous joindre à lui ?

      Aujourd'hui à gauche, il y a de plus en plus de militants et de responsables qui sont partisans d'une inflexion de la politique économique. Mais la manifestation du 5 mai a un caractère différent. Le mot d'ordre initial, lancé par Jean-Luc Mélenchon, évoquait un "coup de balai" pour stigmatiser les dirigeants socialistes qui ne feraient pas leur travail. Je m'inscris en faux par rapport à ça. Je suis fier des socialistes et de mes camarades au gouvernement qui essayent de transformer le pays. Cela n'empêche pas qu'on ait des débats ou des divergences. Le problème n'est pas de mettre un coup de balai, mais plutôt de changer de braquet, de mettre un coup de barre à gauche. La manifestation de dimanche n'est pas constructive pour la gauche. Elle porte des slogans de défiance, de dénigrement. Face à une droite qui se radicalise, face à une extrême droite qui est très puissante, on ne peut paslaisser s'instaurer l'idée de deux gauches dans le pays. Il faut être unitaire.

 

LE MONDE 30.04.2013 Nicolas Chapuis

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30 avril 2013 2 30 /04 /avril /2013 10:52

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

      

      Avant d’aller demain matin, comme chaque 1er mai, à la rencontre de mes amis syndicalistes de Carmaux, j’aurai une pensée pour Pierre Bérégovoy, mort dans des circonstances tragiques il y exactement 20 ans, le 1er mai 1993.  

     

       Pierre était un ami. C’était aussi un camarade socialiste et le chef du gouvernement dans lequel je fus ministre de l’intérieur. C’est dire si sa mort brutale m’a affecté.

 

       Je souhaite qu’on se souvienne de l’homme qu’il a été et de son parcours exceptionnel: celui du syndicaliste ouvrier, devenu militant politique, puis responsable au plus haut niveau, avant de devenir ministre puis premier ministre.

   

        Qu’il ait commis des erreurs, c’est probable, mais qui n’en commet pas dans l’action politique ? Cela ne saurait pour autant justifier les campagnes haineuses dont il fut l’objet de la part de ses adversaires politiques et son honneur " jeté aux chiens", pour reprendre la formule de François Mitterrand lors des obsèques de Pierre Bérégovoy à Nevers.

 

       Il n’avait pas supporté la violence de cette mise en cause et je me souviens de sa tristesse lorsque certains "amis" se sont éloignés de lui, au moment où il avait besoin de soutien.

 

       Je me souviens aussi de sa réaction indignée, lorsque, ministre de l’intérieur, je l’ai informé des "révélations" qui allaient être publiées sur le prêt sans intérêt qui lui avait été consenti.

 

       Je me souviens de son écoeurement après cette séance pénible du Comité Directeur du PS à la Maison de la chimie, quelques semaines après les  élections législatives. Il s’agissait de tirer les leçons de la sévère défaite de la gauche et certains responsables socialistes avaient préféré le prendre comme bouc émissaire en le présentant comme responsable principal de l’échec.

 

       Je me souviens enfin de ce soir, quelques jours avant son suicide, où il est venu me voir dans mon bureau à l’Assemblée Nationale. Il était totalement déprimé et ne cessait de répéter : « Paul, franchement, est-ce que tu crois qu’on a mérité ça ? ». Je me suis dit plus tard que ce devait être un message : "ça" c’était probablement ce qu’il subissait et le sentiment d’être abandonné par ses "amis". 

 

      Alors, depuis ce jour, je sais qu’il faut utiliser avec beaucoup de discernement le beau mot d’ "ami".

 

*********************

 

Message adressé par François Mitterrand en avril 1995

à l'association des amis de Pierre Bérégovoy

 

      "Il est juste et nécessaire d'entretenir, comme vous le faites, le souvenir que chacun garde de lui. Pour beaucoup, c'est la reconnaissance de sa valeur qui s'est imposée trop tardivement, mêlée à un attachement profond dont a témoigné et témoigne encore l'émotion sincère qui n'a pas quitté les cœurs depuis deux ans.

 

      Pour certains, dont je suis, c'est le souvenir d'un ami pudique, fidèle et généreux. Son regard exigeant, son sourire ne nous ont pas quittés. Tous se souviennent du militant sincère et désintéressé, de l'homme politique compétent et vigoureux qui a mis toute son énergie et sa vie même au service de la nation, d'une France forte, reconnue et généreuse.

 

      Il a consacré toute son énergie à convaincre ses concitoyens que la justice sociale doit être le but de toute action politique et qu'elle ne peut être construite que sur une économie solide, moderne et transparente. Il savait que ce sont d'abord les plus modestes qui paient les illusions de la facilité."

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Published by Paul Quilès - dans Bérégovoy Personnel Politique française
28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 09:21

   

      Lors de la réunion de préparation  de la Convention nationale du PS sur l’Europe, le courant « Maintenant La Gauche » a proposé un texte et 12 propositions clefs pour réussir l’indispensable et urgente réorientation de l’Union européenne.

 

Europe : le sursaut

 

      Nos concitoyens sont inquiets. Le chômage et la précarité explosent, le pouvoir d’achat baisse. Un climat de défiance à l’endroit de l’Europe s’est installé. Celle-ci est assimilée aux politiques d’austérité que des institutions non démocratiques imposent aux Etats. Parce que nous sommes profondément pro-européens, nous ne pouvons pas nous satisfaire de son orientation actuelle.

 

     La construction européenne est victime de dérives néo-libérales et technocratiques qui ont affaibli notre continent, exacerbé les inégalités, remis systématiquement en cause un modèle social acquis de haute lutte par les mouvements ouvrier et progressistes, démantelé les capacités d’intervention de la puissance publique, réduit le périmètre des services publics, désormais soumis comme le reste de l’économie à la concurrence et la loi du marché.

 

       Les peuples eux aussi sont mis en concurrence, plongés de plus en plus dans une austérité inacceptable et dangereuse, alors même qu’aucune solidarité effective, aucun projet commun, aucune perspective de progrès partagé ne donne sens à ce qui doit être la grande ambition progressiste du 21eme siècle. L’intégration politique fait du surplace.

 

      Les  principes démocratiques de base sur lesquels l’Europe s’est fondée sont également remis en cause : la troïka, qui impose l’austérité à une grande partie de l’Europe, sans aucune légitimité, sans rendre de comptes à quiconque, en est l’illustration la plus criante.

 

      La faiblesse persistante de la croissance, l’accumulation de dettes publiques, la désindustrialisation globale, la domination de la finance sur l’économie réelle ne tombent pas du ciel ; elles sont la conséquence de choix économiques et politiques impulsés par les conservateurs et les libéraux, et que les sociaux-démocrates ont eux-mêmes parfois accompagnés.

 

      Les remèdes libéraux étaient censés renforcer notre continent dans la mondialisation : ils ont contribué à l’affaiblir.

 

      On nous avait promis l’Europe prospère, elle est austère. On attendait l’Europe démocratique, elle continue à être oligarchique. Quant à l’Europe sociale, elle n’est même plus évoquée !

 

      Une alternative n’est pas seulement souhaitable, elle est également possible. Mais pour réussir, il est indispensable que le combat européen que nous menons ne soit pas qu’un combat feutré, diplomatique, mais un combat assumé, politiquement, par notre gouvernement, par notre Président, par notre Parti. François Hollande  se dit prêt à une « tension amicale » avec la droite allemande. Mais il est clair qu’il est essentiel, aujourd’hui de construire ce rapport de force politique, au niveau des gouvernements, des institutions européennes mais aussi des partis politiques.

 

     Nous pouvons nous appuyer sur des critiques convergentes et de plus en plus incontestables contre les politiques d’austérité. Les peuples en premier lieu, mais aussi désormais, le FMI, l’OCDE, le BIT, des économistes de toutes origines ou plus récemment le commissaire général à l’investissement, Louis Gallois, tous pointent la nécessité d’une relance coordonnée en Europe. Ailleurs, certains pays ont osé franchir le pas comme les Etats-Unis ou le Japon, qui refont ainsi surface. Et pour cause, leurs dirigeants ont pris à bras le corps les difficultés économiques privilégiant les politiques volontaristes en faveur du retour de l’activité et de l’emploi plutôt que les restrictions budgétaires persistantes et arbitraires ! Plus récemment encore, c’est le Gouvernement de coalition des Pays-Bas qui a mis un coup d’arrêt à l’austérité sous l’utile pression des partenaires sociaux.

 

      La gauche européenne doit faire la preuve qu’il existe une réelle alternative politique. Si elle ne propose pas au plus vite une réorientation profonde et radicale de la construction européenne, l’unité européenne sera bientôt en danger. C’est d’un véritable sursaut dont l’Europe a besoin.

 

Les 12 points clefs pour réorienter l’Union européenne :

 

1.  La question sociale avant tout ! Un traité social. Vers un Smic européen.

2.  Suspendre le pacte de stabilité  et refuser l’austérité

3.  Liquider la dette indigne. La BCE doit intervenir.

4.  Un véritable plan de relance européen, vite !

5.  Budget européen : non à un compromis au rabais !

6.  Fiscalité : une seule solution, l’harmonisation !

7.  Mettre la BCE au service de l’économie réelle, de la croissance et l’emploi

8.  Mettre fin à l’euro surévalué, intervenir sur la politique de change.

9.  Encadrer le libre-échange, refuser le traité transatlantique.

10. Renouer avec l’ambition industrielle pour un développement durable.

11. Maîtriser l’adversaire sans visage, la finance, dans toute l’Europe.

12. Une Union démocratique, par et pour les citoyens.

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Published by Paul Quilès - dans Europe PS
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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 18:19

Tribune de Paul Quilès et Benoit Praderie,

 

publiée dans le quotidien Les Echos le 26 avril 2013

 

      La France est un des rares pays européens où la part de l’électricité provenant d’énergies nouvelles et renouvelables (ENR) a diminué entre 1990 et 2011[1]. Notre pays se prive ainsi d’un gisement d’emplois, estimé pour 2030 à plus de 500.000 emplois[2] et d’un formidable filon de croissance et d’innovation.

 

      On sait par ailleurs que l’efficacité énergétique et le développement des ENR, ressources nationales, abondantes et inépuisables, représentent un réel atout pour réduire les importations d’énergies primaires (pétrole, gaz et uranium[3]). Celles-ci représentaient en 2012 la bagatelle de 69 milliards d’euros.

 

      Il faut donc créer de façon urgente les conditions d’un « choc énergétique ».

 

     Le pays s’est lancé fin 2012 dans un débat sur la transition énergétique dont on peut regretter qu’il soit peu audible[4] : organisation confuse, absence de pédagogie, débats territoriaux peu convaincants. C’est dans ces conditions que se poursuit l’asphyxie de la filière photovoltaïque, qui a de graves conséquences sur l’emploi. Les « mesures d’urgence » n’empêchent pas la disparition d’une à trois PME chaque semaine, dans l’indifférence générale. Ce constat est confirmé au plus haut sommet de l’Etat : « moins 15.000 emplois en deux ans »,  a reconnu François Hollande lors de la Conférence Environnementale le 14 septembre dernier. Pire, l’organisation du marché, de plus en plus étouffante, inquiète les quelques PME qui surnagent et désespèrent d’être entendues.

 

      L’objectif récemment revu mais étriqué d’environ 900 MW/an[5] interdit toute ambition industrielle nationale, pendant que des dispositifs règlementaires font vaciller les efforts et les financements. De plus, le maintien d’une procédure d’appels d’offre inefficace et de plus en plus discriminatoire décourage le plus têtu des entrepreneurs, étranglé et dissuadé par la politique tarifaire.

 

      Bien sûr, l’objectif peut sembler louable : limiter le dumping chinois. Mais on se trompe de cible. Le but doit être de produire massivement des kWh « verts » sur le territoire national, garants d’une plus grande indépendance, car il s’agit ici d’un des principaux enjeux de la transition énergétique.

 

      Que pèsent en effet, deux à trois cent millions d’euros de modules chinois importés face aux 69 milliards du déficit énergétique du pays ? L’immense majorité des emplois de la filière proviennent d’abord de l’ingénierie des projets, de la fabrication des composants, de la construction, des logiciels, de la maintenance, tous non délocalisables et à haute valeur ajoutée. Imagine-t-on que la France puisse un jour concurrencer les Chinois dans la fabrication de PC ou de smartphones ? Malheureusement, non. Par contre, nous le faisons dans leurs multiples utilisations (R&D, sociétés de services informatiques, opérateurs, développement d’applications…). Et puis, s’insurge-t-on que les éoliennes d’Areva ou d’Alstom soient fabriquées respectivement en Allemagne et en Espagne. S’émeut-on que les cuves des réacteurs nucléaires EPR actuellement en construction soient fabriquées au Japon ?

 

      Les objectifs 2020 sur lesquels la France s’est engagée vis-à-vis de l’Europe sont pourtant déjà hors de portée. On ne doit donc pas attendre 2014/2015 pour voir s’appliquer les premières mesures du débat sur la transition énergétique. Si pour le solaire par exemple, le moratoire de décembre 2010 a généré, par un simple arrêté, la perte de 15.000 postes, un nouvel arrêté pourrait en recréer au moins 10.000 dans l’année[6]. Au nom de quoi s’en priver, alors que la lutte contre le chômage est considérée par 80% des Français[7] comme la « priorité des priorités ».

 

      Il est temps de prendre rapidement de telles mesures et de fixer un objectif ambitieux et crédible de production d’énergie solaire (au moins 25.000 MW). Avec de la volonté et du courage, un choc énergétique est à portée de main.

 

 

       Paul Quilès est ingénieur, maire de Cordes-sur-Ciel, ancien ministre et ancien député

       Benoit Praderie est ingénieur, entrepreneur et président de la fédération d’associations Planète Eolienne

_______________________________________________________________

[1] « Energie : le retard français. » Alternative Economique, mars 2013.

[2] Etude récente du CIRED (Centre international de recherche sur l’environnement et le développement) approfondissant les travaux de l’association Negawatt 

[3]  Car, en tenant compte des importations d’uranium, le taux d’indépendance énergétique réel du pays n’est que de 10% environ, loin des chiffres supérieurs à 50% annoncés officiellement.

[4] Sondage IPSOS, déc. 2012 : 4 Français sur 5 n’ont jamais entendu parler du débat national sur la transition énergétique mais 4 Français sur 5 le jugent important.

[5]  C’est ce qu’ont installé l’Allemagne et l’Italie l’année dernière en… 3 semaines !!

[6] Par exemple : abandon des appels d’offres et de l’intégration au bâti, rétablissement d’un tarif simplifié avec 3 niveaux de puissance (0,35 €/kWh jusqu’à 9 kW, 0,15€/kWh jusqu’à 4,5 MW, 0,11€/kWh jusqu’à 10 MW, pas de tarif au delà), révision annuelle (et non plus trimestrielle) des tarifs planifiés sur le long terme (principe allemand du « corridor »), accélération des délais d’instruction, mise en place d’une contribution de 0,5 centime par kWh produit pour financer la R&D.

[7] Sondage IFOP pour Sud-Ouest du 6 avril 2013 

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Published by Paul Quilès - dans Energie et environnement
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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 19:32

                                                Des mots de minuit

Pour revoir (ou voir!) mon intervention

 

lors de l'émission de Philippe Lefait la nuit dernière

sur France 2,

 

cliquer ici

                                          

                                       Mon intervention se trouve à partir de 34'

 

 

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Published by Paul Quilès
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23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 16:25

      Des mots de minuit Mercredi 24 avril, à 00H30, je serai l'invité de l'émission de Phillippe Lefait, diffusée sur France 2.

 

      Ce sera l'occasion pour moi de parler notamment de mon livre "Arrêtez la bombe", écrit avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin.

    

      A celles et ceux qui regrettent l'horaire  tardif,

je signale qu'ils pourront retrouver l'émission avec Pluzz:

 

http://pluzz.francetv.fr/videos/des_mots_de_minuit.html

 

**************

 

               Présentation de l'émission

                par Philippe Lefait et son équipe

 

       "Le monde et la mode sont à l’immédiateté, au divertissement et au ricanement.

 

       Des mots de Minuit est un magazine nocturne dans lequel nous privilégions le temps et le récit, l’oreille attentive et le partage, l’expérience et le rire, la surprise et l’exigence, la pensée et la création, la nuance et l’expression libre. Pour le miel de tout un chacun !

 

      Culture n’est pas un gros mot et il s’agit toujours de le mettre à portée dans un lieu unique où se croisent artistes et scientifiques ; clowns et architectes, sportifs et chanteurs toujours en direct, cinéastes et chorégraphes, auteurs de BD et photographes, romanciers et acteurs des temps modernes - pas seulement ceux des planches mais aussi ceux de l’usine ou de la prison, de la politique ou de la ville, de l’économie et du social.


      Si nous recevons parfois des valeurs sûres vues sur d’autres plateaux, notre préférence va à la découverte et au « nulle part ailleurs ».


     Nos affinités sont électives, nos invités sont rares et la polémique n’est pas notre choix. 

     

      Parce que connaître l’autre n’est pas une contrainte, parce que nous avons choisi notre camp, parce que nos spectateurs sont des citoyens qui regardent la télévision de service public."

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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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20 avril 2013 6 20 /04 /avril /2013 12:15

   Je suis intervenu sur la chaîne de télévision Télé Grenoble,

dans l'émission Récap Infos (52')


                                  Regarder l'émission

 

                           Au cours de cette émission, j'ai évoqué:

 

      - la situation économique et sociale ainsi que la proposition du courant de gauche du PS ("Maintenant la gauche") concernant un plan de relance économique.....de 26'30 à 35'

 

      - le désarment nucléaire, thème principal* de mes livres récents ("Nucléaire, un mensonge français", "Arrêtez la bombe")....du début à 25'

 

     - la moralisation de la vie politique….de 36’ à 42’

 

     - la sécurité publique…..de 42’ à 45’

 

     - le CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi)…..de 45’ à 49’

 

     - le mariage homosexuel…..de 49’ à 50’30

 

     - le scalpel de Mitterrand ….de 50’30 à 52’
_____________________________________________________________________
* J'ai participé à une vingtaine de réunions sur ce sujet depuis un an.(Albi, Toulouse, Rennes, Malakoff, Aubagne, Carmaux, Paris (4), Tain Hermitage, Lyon, Cordes, Brive, Bezons, Saint Nazaire, Grenoble, Montmélian, Latour de France......).

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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13 avril 2013 6 13 /04 /avril /2013 10:19

      Dans cette période de trouble et de doute
concernant la vie politique,
je n'ai rien à ajouter à cet éditorial
de Jean Marcel Bouguereau
dans La République des Pyrénées.


      "Pourquoi cherche-t-on à nous faire croire que la crise que nous vivons serait morale alors qu'elle est à l'évidence politique et économique ? L'affaire Cahuzac a certes fait dévier le parcours gouvernemental mais la crise était antérieure. Et rien n'indique que les mesures annoncées par François Hollande permettent d'en venir à bout. Toutes ne sont pas mauvaises, comme celles visant à renforcer la lutte contre la grande délinquance économique et financière et à lutter contre les paradis fiscaux.

     

      Mais les mesures sur la transparence de la vie politique, anticipées par plusieurs hommes et femmes politiques dans une course à la modestie plutôt pathétique laissent craindre le pire"  (....)

 

                                               Lire la suite

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 22:14


Au cours de son interview par la radio Rd’autan,
Paul Quilès a traité notamment ces questions :
 
 

Ø  Comment réagir face à l’affaire Cahuzac ?

                                 ECOUTER
                           ( de 21'30 à 27'30)

 

Ø  Pourquoi il faut se débarrasser des armes nucléaires ?

                                 ECOUTER  
                                
(de 6' à 14')

 

Ø  L’importance de l’organisation des transports (Carmaux, Cordes) ; les conséquences d’une erreur commise il y a 25 ans dans le Tarn

                                 ECOUTER 
                               (de 35'40  à 40')

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 13:19

       L'homme a failli depuis longtemps. Il a fraudé avant même d’être parlementaire puis ministre. Il a menti publiquement, alors qu’il était ministre. La situation est d’autant plus grave que ce ministre était chargé de lutter contre la fraude fiscale et que son comportement est aux antipodes des valeurs dont se réclame sa famille politique.

 

 

      Pas étonnant que les Français aient le sentiment qu’il y a « 2 poids, 2 mesures » et qu’il existerait « une caste qui se croit tout permis ».

 

 

      Même si ces sentiments peuvent paraître excessifs, ils témoignent d’une crise politique et morale, dont les effets s’ajoutent à ceux de la crise économique et sociale actuelle.

 

 

       Seule une initiative forte peut éviter que s’enclenche une spirale de la défiance des citoyens, à l’égard des élus d’abord, puis de tous les responsables politiques et de la politique elle-même et enfin de la démocratie.

 

 

      Comme nous sommes dans la Vème République, qu’on en apprécie ou non ses institutions, c’est au Président de la République de prendre cette initiative. La seule solution me semble être qu’il s’adresse directement aux Français par l’intermédiaire d’un référendum*, en leur soumettant un texte comprenant des mesures fortes de moralisation de la vie publique.

      

      Plusieurs thèmes devraient être traités :

 

     - l’établissement du mandat parlementaire unique

 

    - l’acceptation de la nomination des principaux ministres par une commission composée de parlementaires et de magistrats

 

     - la lutte contre les conflits d’intérêt

 

     - la garantie absolue de l’indépendance de la justice

 

     - la lutte implacable contre la fraude et l’évasion fiscale

 

 

 

      Je suis convaincu que c’est ainsi que le Président de la République pourra retrouver son autorité et rétablir un « contrat de confiance » avec les Français.


____________________________________________________________________
 

 

* Article 11 de la Constitution : «  Le Président de la République, sur proposition du Gouvernement pendant la durée des sessions ou sur proposition conjointe des deux assemblées, publiées au Journal officiel, peut soumettre au référendum tout projet de loi portant sur l'organisation des pouvoirs publics, sur des réformes relatives à la politique économique, sociale ou environnementale de la nation et aux services publics qui y concourent, ou tendant à autoriser la ratification d'un traité qui, sans être contraire à la Constitution, aurait des incidences sur le fonctionnement des institutions. Lorsque le référendum est organisé sur proposition du Gouvernement, celui-ci fait, devant chaque assemblée, une déclaration qui est suivie d'un débat. » 

 

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez