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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 12:55
2013.jpg        
        En général, nous n’avons que peu de prise et d’influence sur le destin individuel de celles et ceux à qui, en début d’année, nous souhaitons bonheur, santé, réussite….

       
      Pourtant, ce moment peut être une occasion de réfléchir au sens de notre action, personnelle et collective. C’est ce que je fais depuis des années et, en relisant ces réflexions, je me suis dit qu’elles étaient encore pertinentes pour l’année 2013. Jugez plutôt:
        
       . " Avec Martin Luther King, considérons que l’espoir, c’est de monter la première marche quand on ne voit pas tout l’escalier" (2008)
        . "Comme Gramsci, si l’on est pessimiste par la raison, il faut avoir l’optimisme de la volonté" (2009)
        . "Sachons nous indigner et ne pas nous résigner, ainsi que le recommande Stéphane Hessel" (2011)
        . "Considérons, comme Vaclav Havel, qu’avoir de l’espoir, ce n’est pas croire que les choses vont se passer bien, mais c’est croire qu’elles auront du sens" (2012)
              
       Franchement, en cette période troublée et de doute que nous vivons, je ne sais pas quoi rajouter. Si, si…..je vous souhaite une bonne année 2013 et tous mes vœux de bonheur, de santé et de réussite !!
                
       Bien cordialement.
                                                  Paul Quilès
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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 10:32

 

   Ignorance-et-indifference-copie-1.JPG

 

     En 2013, je ne vous souhaite ni ignorance,  ni indifférence ! Je vous souhaite par contre d’avoir l’énergie et la volonté de participer à tout ce qui fait que la vie vaut la peine d’être vécue. 
                             Paul Quilès 
  

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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 10:53

Bravo à François Morel, qui,

dans son billet  de ce matin sur France Inter

("Défendons les riches, taxons les pauvres"),

réussit, avec son humour dévastateur,

à faire passer quelques fortes vérités

sur la richesse et la pauvreté.

Comme on dit, mieux vaut en rire....

Ecouter

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 22:59

J'ai été stupéfait de constater le déferlement de bêtise
-bien exploité médiatiquement-
qui a entouré la prétendue "fin du monde".
J'ai trouvé cela pénible
et ça m'a rappelé
cette pertinente remarque:

etre-con.jpg

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 00:23

Afghanistan.jpg   Enfin, les derniers combattants français sont rentrés d’Afghanistan ! Chacun s’en réjouit, mais il ne faut pas oublier qu’il reste encore sur place 1500 soldats, pour des tâches de formation et de logistique, auxquels s’ajoutent des médecins militaires. C’est un peu plus que la présence française en 2007, avant la décision de N. Sarkozy de suivre les demandes américaines de lutte renforcée contre les insurgés, qui porta le nombre des militaires français à prés de 4000.

 

      La satisfaction de voir ce retrait des troupes combattantes –que je demande depuis des années- devenir effectif, ne doit pas interdire de réfléchir à ce qui s’est passé depuis 11 ans en Afghanistan. Je me suis exprimé à ce sujet à de très nombreuses reprises et je ne vais pas détailler ici la liste des erreurs commises par ce qu’on a appelé la « coalition internationale », qui n’était en fait que l’expression militaire de la volonté des Etats-Unis. Force est de constater que la stratégie américaine, qui a changé au gré des choix des présidents et des chefs militaires, n’a jamais été mise en cause par les « alliés » et notamment par la France.

 

    Jusqu’en 2003, nous avons, avec raison, considéré que la reconstruction de l’Afghanistan était d’abord une tâche civile. Puis nous nous sommes laissé entraîner dans une opération militaire otanienne sur la totalité du territoire afghan. Ensuite, comme le souhaitaient les États-Unis, nous avons progressivement accru notre engagement, en souscrivant à chaque fois aux changements de stratégie décidés par les présidents Bush et Obama.

 

    Les arguments utilisés n’ont pas cessé non plus de varier, lorsqu’il s’est agi de justifier la présence d’une force internationale (l’ISAF), dont les effectifs, composé pour les 2/3 d’Américains,  ont atteint 150 000 hommes. A la conférence de Bonn (5 décembre 2001), on avait fixé trois objectifs : reconstruire l’Afghanistan, le démocratiser, le développer économiquement. Puis on a parlé de l’éradication du terrorisme, de la défense des droits des femmes, de la lutte contre l’illettrisme….

 

     Comment ne pas voir aujourd’hui que, malgré les 500 milliards de dollars dépensés, malgré l’engagement de soldats courageux, dont beaucoup ont perdu la vie, l’insécurité est toujours présente sur une bonne partie du territoire afghan, la corruption et la production de drogue continuent à gangréner le fonctionnement politique et social du pays ! Il est malheureusement reconnu que l’Afghanistan n’aura probablement pas la capacité de se gérer de façon autonome et apaisée fin 2014, lorsque la plus grande partie des effectifs militaires occidentaux auront quitté le pays.

 

    Finalement, l’aveuglement des Américains et de leurs alliés sur les causes profondes de la guerre d’Afghanistan a conduit à ce qu’il faut bien appeler un échec. Ainsi que je l’ai proposé il y a 2 ans, une autre voie était possible, celle qui consistait à réunir les pays voisins de l’Afghanistan, les pays détenant un siège permanent au sein du Conseil de sécurité et les membres de l’Union européenne et de l’Alliance atlantique. Cette conférence aurait eu pour tâche d’établir un statut international de l’Afghanistan, pour en faire un État neutre, dont les autorités, issues d’un processus négocié de réconciliation nationale, se seraient engagées à n’apporter aucun soutien au terrorisme international. Un tel règlement aurait été de nature à rassurer à la fois le Pakistan, l’Inde, l’Iran, la Chine et la Russie, qui ont chacun un intérêt direct dans l’évolution de l’Afghanistan. Il pourrait devenir pertinent si la situation se dégrade après le départ de l’ISAF.

 

     Cette guerre a fait également apparaître l’inexistence de l’Europe et son incapacité à donner corps à une stratégie commune face à des évènements internationaux de cette ampleur. Il faut dire que l’Union Européenne n’a pas su (ou voulu) se doter de capacités propres d’analyse et d’action face aux menaces. On attend toujours ce Livre Blanc européen de la défense, que je demande inlassablement depuis 12 ans. Espérons qu’il sortira du sommet des chefs d’Etat sur la défense qu’on nous annonce pour….fin 2013.

 

    Mais, que de temps perdu ! Il devient urgent de clarifier la relation entre OTAN et défense européenne, de définir les réponses de l’Union Européenne face aux désordres du monde : réponses politiques et diplomatiques, réponses militaires si c’est nécessaire, dans le cadre des décisions du Conseil de sécurité. Il faut affirmer que l’OTAN doit rester une alliance militaire et pas politico-militaire. L’Europe, quant à elle, doit avoir ses propres propositions sur la sécurité mondiale, sur la paix au Moyen-Orient, sur la lutte contre le terrorisme ….Elle doit devenir une puissance au service de la paix.

 

    Le Livre Blanc français de la défense, en cours de rédaction, ne constituera qu’une réponse partielle à ce besoin. Il est par ailleurs regrettable que la question de la dissuasion nucléaire ait été exclue, dès le départ, de la réflexion. Je reviendrai prochainement plus en détail sur cet « oubli », significatif d’une volonté française d’empêcher le débat sur un thème majeur de la sécurité mondiale.

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 16:43
     LogoGA.jpg A l’initiative du club Gauche Avenir, plus de 200 militants et responsables socialistes, écologistes, membres du Front de gauche, associatifs et syndicalistes se sont réunis mercredi 12 décembre à Paris pour débattre du redressement économique et de la relance de la croissance, du redressement industriel et des alternatives au « rapport Gallois ».
  
          Le succès de cette rencontre a montré que, malgré les différences et parfois les oppositions qui se manifestent au sein de la gauche, de tels débats unitaires, débarrassés des enjeux de stratégie de parti, peuvent être utiles pour faire apparaître des convergences fortes, base possible d’un rassemblement.
 
Le compte rendu des débats et l’enregistrement vidéo des interventions seront prochainement publiés sur le site de Gauche Avenir.

************
Voici l'
intervention que j'ai faite à l’ouverture de la réunion, pour en préciser
le cadre et les objectifs.
  
            Avec le retour de la gauche aux responsabilités, le club Gauche Avenir demeure, cinq ans après sa création, un des rares lieux de discussion entre les diverses composantes de la gauche politique, syndicale et associative.
 
            Déjà en février de cette année, Gauche Avenir avait analysé les propositions des différents partis de gauche, en s’inspirant également des conclusions des quatre assemblées des gauches que le club avait organisées en 2011 (logement, énergie, éducation, démocratie).
          
          Le résultat avait été peu médiatisé et pourtant, il était impressionnant, puisque 15 thèmes et 76 mesures avaient été identifiés, qui pouvaient constituer le socle d’une plate-forme pour un gouvernement de gauche.  
           
       Nous avions aussi, lors du colloque du 8 février 2012, traité des 5 ruptures nécessaires pour « sortir de la crise et aider la gauche à bâtir une Europe nouvelle ».
          
        En relisant ces propositions et ces analyses, je me suis dit que, finalement, tout (ou presque) avait été dit à cette occasion. Notre colloque d’aujourd’hui serait-il donc inutile ?
        
        Au contraire, il me paraît indispensable, parce que la situation de notre pays est grave ; celle de l'Europe est alarmante ; le bilan de 10 ans de droite est sans appel. La gauche ne doit donc pas se tromper de chemin et de stratégie. Les conséquences sociales et économiques seraient terribles et les conséquences politiques le seraient tout autant.
    
        C’est bien parce que la France demeure confrontée à de sérieuses difficultés et parce que nous avons la conviction que rien ne pourra durablement changer sans l’appui de toutes les forces de gauche que nous continuons notre combat pour l’unité.
 
            La situation est compliquée, puisque ce n’est qu’une partie de la gauche qui est au gouvernement et que la politique suivie suscite de sérieuses interrogations.
 
           On ne peut pas pour autant se contenter de jugements définitifs, qui poussent à la confrontation brutale au sein de la gauche. L’intérêt de cette rencontre avec des responsables politiques de toute la gauche et des économistes est justement d’éviter les préalables liés aux stratégies des partis et d’engager le débat.
 
            Le débat doit être mené avec force, sérieux, toujours en privilégiant ce qui rassemble, ce qui permet de vrais progrès, en respectant l'identité et les choix de chacun.
 
            Les questions ne manquent pas et, au cours des 2 tables rondes qui vont suivre, les intervenants s’interrogeront par exemple sur les questions suivantes :
     - Le prix du travail, la réforme des prélèvements sociaux
     - Quelles formes doit prendre l'intervention publique?
     - Quel rôle pour les salariés?
     - Comment prévenir la désindustrialisation en cours?
     - Que doit-on retenir du rapport Gallois?
     - Quelle stratégie promouvoir en Europe?
    - Comment peut-on engager une planification industrielle, en particulier pour la transition énergétique?
 
            Nous ne pensons pas, comme tentent de le faire croire la droite ou les instances européennes et internationales, qu'une seule politique est possible. Nous ne croyons pas au fameux slogan des libéraux : TINA (« There Is No Alternative »). Suivre leurs conseils risque de nous mener aux pires impasses et reculs, comme on l’observe ailleurs en Europe.
 
            Nous jugeons indispensable de promouvoir d'autres choix que ceux-là. Nous estimons aussi qu'il est possible de rassembler une majorité à gauche pour les faire avancer et de préparer une alternative.
 
            L’objet de cette Assemblée des Gauches et des écologistes, organisée par le club Gauche Avenir, est précisément de contribuer à tracer cette voie nouvelle.
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9 décembre 2012 7 09 /12 /décembre /2012 20:00

 

La paix au Moyen Orient
passe aussi par le désarmement nucléaire 

 

par Paul Quilès* et Bernard Norlain**


(Tribune publiée par Le Figaro du 11 décembre 2012)

 

Dans une terrible indifférence, la conférence sur la création d’une
« zone exempte d’armes nucléaires » au Moyen Orient,
qui devait se tenir à Helsinki à la fin de l’année,
vient d’être annulée et reportée sine die par les États-Unis.
C’était pourtant là une occasion forte d’aider à la recherche de la paix
et de la stabilité de la région.

 

       En 2010, la Conférence des États parties du TNP (Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires) avait prévu d’organiser en 2012 un sommet où devaient se rencontrer l’ensemble des pays du Moyen Orient. L’enjeu, visionnaire et pragmatique, était d’établir une zone libre de toute arme nucléaire dans la région, comme il en existe déjà en Afrique, en Asie centrale, en Amérique latine ou encore en Asie du sud-est.

 

       Soutenue par les Nations unies et l’Agence internationale à l’énergie atomique, un tel processus visait à mettre autour d’une même table les pays arabes, Israël et l’Iran et à faire usage de la diplomatie pour trouver des réponses à la question particulièrement sensible du nucléaire militaire dans la région.

 

         L’argumentation développée par les Américains pour annuler cette conférence, qui n’a fait l’objet d’aucun commentaire significatif, paraît tout à fait aberrante : les conditions de stabilité régionale ne seraient pas suffisantes. Or, la conférence prévue à Helsinki devait précisément être un moyen pour contribuer à la stabilité régionale ; elle devait en être le vecteur et non la conséquence. Dans une région chroniquement instable, il est absurde de poser la stabilité comme précondition, sauf, bien entendu, si l’on ne souhaite pas favoriser la diplomatie dans ce domaine.

 

       Helsinki, où est né l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) pendant la Guerre froide, devait être un nouveau symbole de dialogue entre pays ennemis, afin de favoriser la coopération plutôt que la confrontation et de contrer la fuite en avant d’un autre âge que constitue la course aux armements nucléaires.

 

       Au Moyen Orient, en proie aux appétits de domination régionale, la question est des plus urgentes. Le développement nucléaire iranien continue de tendre les relations entre les acteurs régionaux. Le principal dirigeant israélien, dont la majorité pourrait être reconduite en janvier 2013, continue à parler de frappe aérienne contre l’Iran et certains pays arabes, Arabie saoudite en tête, n’excluent pas de développer leurs propres programmes nucléaires militaires pour contrer Téhéran.

 

      Bien sûr, il n’est pas évident d’imaginer les représentants d’Israël et de l’Iran autour d’une même table : un État qui ne reconnait pas disposer d’un arsenal nucléaire et un autre qui réfute sa tentative d’en constituer un. C’est pourtant le moment de se souvenir de la fameuse phrase de Sénèque : "Ce n'est pas parce que c'est difficile que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que c'est difficile " !

 

      La voie d’une nucléarisation militaire régionale serait désastreuse et celle d’une attaque israélienne tout à fait hasardeuse. La diplomatie entre les différentes parties devrait impérativement prévaloir sur ces deux dangereuses perspectives. L’annulation de la conférence d’Helsinki est une terrible occasion manquée, qui pourrait être lourde de conséquences pour l’avenir de la région.

 

     Inquiet de ces développements, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, a appelé à la tenue du sommet début 2013. Mais il est à craindre que les agendas des uns et des autres ne coïncident pas avec sa proposition et qu’elle ne devienne qu’un vœu pieu. Pourtant, plus qu’une nécessité, cette conférence est indispensable pour éviter de nouvelles confrontations militaires ou l’établissement de puissances nucléaires dans la région la plus instable de la planète. La France et l’Europe s’honoreraient en exigeant sa tenue dans les plus brefs délais.  

---------

* Paul Quilès a été ministre de la défense et président de la Commission de la défense de l’Assemblée nationale.

**Bernard Norlain est général (en retraite) de l’Armée de l’air. Il a été commandant de la Force aérienne de combat.

Tous deux sont signataires de l’appel de « Global Zero » pour un désarmement nucléaire multilatéral.

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4 décembre 2012 2 04 /12 /décembre /2012 19:00

Le club Gauche Avenir organise
une Assemblée des gauches et des écologistes

 

mercredi 12 décembre 2012,
de 18h à 22H

au Musée Social, 5 rue Las Cases, Paris (7ème)

autour du thème:

COMPÉTITIVITÉ, EMPLOI, REDRESSEMENT INDUSTRIEL:

QUELLES ALTERNATIVES?

 

Intervenants :

  • Relance de la croissance et redressement économique

Martine Billard, Co-présidente du Parti de Gauche

Guillaume Duval, Rédacteur en chef d’Alternatives Economiques

Liem Hoang Ngoc, Député Européen socialiste

Dany Lang, membre du collectif Les Economistes Atterrés

Emmanuel Maurel, Vice-Président socialiste de la région Ile-de-France

Jean-Vincent Placé, Sénateur et Président du groupe Europe Ecologie Les Verts  

  • Redressement industriel, quelles alternatives au rapport Gallois

Emmanuelle Cosse, Vice-Présidente EELV région Ile-De-France

Christian Eckert, Député socialiste et rapporteur général de la commission des finances

Pierre Laurent, Premier secrétaire national du Parti Communiste et Sénateur

Marie-Noëlle Lienemann, Sénatrice socialiste et co-présidente de Gauche Avenir

Henri Sterdyniak, membre du collectif les Economistes Atterrés

Jacques Rigaudiat, membre de la fondation Copernic

 

Pourquoi ce colloque unitaire?

  • Un enjeu majeur pour la France et pour la gauche

Les questions économiques et sociales ont été majeures dans la volonté de changement exprimée par les Français lors des élections de 2012.

La volonté de relancer les capacités productives et industrielles de notre pays, de promouvoir un nouveau modèle de développement et de rompre avec la logique de financiarisation de l'économie a constitué un élément déterminant du choix des Français et un discriminant majeur entre la gauche et la droite.

La situation de notre pays est grave ; celle de l'Europe est alarmante ; le bilan de 10 ans de droite est sans appel. La gauche ne doit dons pas se tromper de chemin et de stratégie. Les conséquences sociales et économiques seraient terribles et les conséquences politiques le seraient tout autant.

  • Quelles alternatives au rapport Gallois

La présentation du rapport Gallois, qui aurait dû permettre un large débat au sein de la gauche et avec les organisations syndicales, afin d'engager une véritable offensive de réindustrialisation de la France, a été suivie de l'annonce du « Pacte pour la compétitivité de l'industrie française », sans que les consultations nécessaires avant tout arbitrage aient été engagées.

Certaines annonces, comme les 20 milliards de cadeaux fiscaux à toutes les entreprises sans contreparties, la hausse de la TVA, une véritable hémorragie budgétaire dans l'intervention publique inquiètent bon nombre de militants et responsables des forces politiques, syndicales, citoyennes de gauche et écologistes. Ils considèrent qu’il n'y a pas qu'en seule voie permettant de relever le défi de la croissance, de la transition écologique, du redressement économique et de l'emploi.

  • Des propositions de gauche, l'indispensable débat, la volonté de rassembler

Même -et peut être surtout- lorsque la gauche est au pouvoir, le débat doit être mené avec force, sérieux, toujours en privilégiant ce qui rassemble, ce qui permet de vrais progrès et en respectant l'identité et les choix de chacun.

- Parce nous ne pensons pas, comme tentent de le faire croire la droite ou les instances européennes et internationales, qu'une seule politique est possible ;

- Parce que nous pensons que suivre leurs conseils peut nous mener aux pires impasses et reculs, comme cela est observé ailleurs en Europe ;

Nous jugeons indispensable de faire d'autres propositions, de promouvoir d'autres choix.

Nous estimons aussi qu'il est possible de rassembler une majorité à gauche pour les faire avancer et de préparer une alternative.

Cette Assemblée des Gauches et écologistes, organisée par le club Gauche Avenir, souhaite contribuer à tracer cette voie nouvelle.


Le rôle indispensable de Gauche Avenir

 Gauche Avenir est un club créé, en juin 2007, par 18 personnalités issues des diverses sensibilités de la gauche (responsables politiques, syndicaux ou associatifs, intellectuels, journalistes), qui ont été rejoints par des milliers de signataires dans tous les départements de France.

Cinq ans après, avec le retour de la gauche aux responsabilités, Gauche Avenir demeure un des rares lieux de discussion entre les diverses composantes de la gauche politique, syndicale et associative.

C’est parce que notre pays demeure confronté à des difficultés conséquentes et parce que nous avons la conviction que rien en France ne pourra durablement changer sans l’appui de toutes les forces de gauche que nous continuons ce combat pour l’unité.

C’est pourquoi nous mettons au cœur des débats du 12 décembre ces sujets centraux pour la gauche que sont l’emploi, le redressement industriel et la compétitivité de la France.

 

Thèmes qui seront traités par les responsables politiques et les économistes
au cours des 2 tables rondes:

· Le prix du travail, la réforme des prélèvements sociaux

· Quelles formes de l'intervention publique? Quel rôle des salariés?

· Comment prévenir la désindustrialisation en cours?

· Que retenir du rapport Gallois?

· Quelle stratégie promouvoir en Europe?

· Comment engager une planification industrielle, en particulier pour la transition énergétique?

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3 décembre 2012 1 03 /12 /décembre /2012 12:18

Soyuz.jpg   Dans la nuit de samedi à dimanche, j'ai eu la chance de vivre un beau moment d'émotion au Centre Spatial Guyanais de Kourou  pour le lancement réussi du quatrième Soyuz, qui a mis en orbite le satellite d'observation Pleiades 1B.

   Cette opération, menée de façon parfaite par tous les acteurs du spatial, sous la conduite d'Arianespace, m'a permis de vérifier la vitalité d'un secteur, dont le rôle, trop souvent méconnu, est essentiel pour une grande partie des activités du monde moderne.

      J'ai eu la confirmation de ce que, ministre de l'espace entre 1988 et 1992, j'avais pu constater, à savoir que l'initiative et la participation de l'Etat étaient parfois déterminantes. Ce n'est pas un hasard si cette politique volontaire et continue de la France dans le domaine spatial a créé un effet d'entraînement sur l'Europe, qui occupe maintenant une position majeure sur la scène mondiale.
           
        Une leçon probablement à méditer en ce moment!

Voir la vidéo du lancement

                Communiqué d'Arianespace:
Quatrième succès du lanceur Soyuz au Centre Spatial Guyanais (CSG)

         " Le programme Soyuz au CSG s’inscrit dans la continuité de la coopération spatiale entre l’Europe et la Russie et permet à l’Europe de disposer d’un lanceur moyen, parfaitement complémentaire d’Ariane 5 et de Vega.
       

     Avec ces trois lanceurs, Arianespace est la seule société de lancement à pouvoir lancer toutes les charges utiles vers toutes les orbites : satellites de télécommunications, satellites scientifiques ou d’observation de la Terre, constellations, desserte de la Station Spatiale Internationale.
         

     En 2012, Arianespace a déjà réalisé neuf lancements au CSG : six avec Ariane 5, deux avec Soyuz et un avec Vega. De plus, Starsem, sa filiale euro-russe, a aussi réalisé un lancement de Soyuz à Baikonur. D’ici la fin de l’année, Arianespace prévoit un autre lancement d’Ariane 5.
        

     Avec ce nouveau succès, Arianespace poursuit son partenariat avec la communauté de l’observation de la Terre, en validant en orbite des concepts satellitaires innovants.


     Le Centre National d'Etudes Spatiales (CNES) a confié à Arianespace le lancement des deux satellites d'observation de la Terre Pleiades 1A et 1B. Le Ministère de la Défense français est l’utilisateur privilégié des satellites Pleiades, qui viennent ainsi compléter la panoplie des moyens d'observation spatiaux militaires et permettent de répondre à l’accroissement des besoins de la Défense en imagerie spatiale. D’une masse d’environ une tonne, Pleiades 1B a été réalisé dans les locaux d’Astrium à Toulouse. Thales Alenia Space a fourni les instruments à Très Haute Résolution et la télémesure image. Par leur taille, la résolution des images, leur très grande agilité en orbite et leur capacité de retransmission au sol, les satellites Pléiades représentent une avancée technologique significative.
"

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 10:56

France InterLes humoristes ont souvent la dent dure avec les politiques,
mais il est rare qu'ils puissent en même temps 
faire rire et émouvoir.

C'est ce que j'ai ressenti ce matin en écoutant
sur France Inter
le billet de François Morel.

         

Ecouter "tout ça pour ça!"

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Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez