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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 10:23

 maurel.jpg

    Article publié sur le site de France 3 Ile de France

     

      Le grand public a découvert Emmanuel Maurel, candidat face à Harlem Désir

pour la direction du parti socialiste.

Ce nouveau visage de l'aile gauche du PS

est vice-président du conseil regional d'Ile de France.

Portrait

 

 

     Emmanuel Maurel est donc l'empêcheur de désirer en rond. Avec 28% au scrutin interne au parti socialiste pour désigner sa direction, il a crée une relative surprise. Son score permet à l'aile gauche du parti de revendiquer un espace politique. Et Emmanuel Maurel peut donc succéder à Benoit Hamon pour incarner ce courant. A 39 ans, le vice-président du conseil régional d'Ile de France change de dimension politique.

 

Nouveau rôle

 

      "Le défi pour lui maintenant est de savoir ce qu'il va faire de cette lumière. Il n'était pas forcément programmé pour cela. Chez lui, la part d'ambition personnelle est un peu plus réduite que chez d'autres élus", commente Marie-Pierre de La Gontrie, amie et voisine de bureau au conseil régional d'Ile de France.

 

     "C'est un type bien. Solide. Il gagne à être connu. Le piège pour lui, maintenant, serait peut-être de s'enfermer dans un personnage. Celui de gardien du temple ou de dernier des mohicans. Mais, il sait trouver des accords politiques avec quand même toujours une ligne de fond directrice", juge Cécile Duflot, qui l'a côtoyé à la région Ile de France.

 

      "Jusqu'ici, Emmanuel était identifié comme un intellectuel dans le parti, parce qu'il est chargé des universités permanentes et organise le contenu des journées de la Rochelle. Depuis hier, il a montré qu'il pouvait être un leader politique", espère une de ses amies, militante à Paris.

 

Le parcours politique

 

      Professeur à Sciences -Po, ses étudiants peuvent plancher sur son livre "Leçons de droit et d'institutions politiques". A sa bibliographie également, un ouvrage sur Jean Poperen. Un modèle ? "J'aimais bien l'idée d'être un jeune archaïque", confie-t-il à Libération à propos de cette filiation. Mais c'est aux côtés de Jean-Luc Mélenchon qu'il fait ses premiers pas comme attaché parlementaire. D'ailleurs, les mélenchonistes restés au PS comme Marianne Louis ou Jérome Guedj sont des fervents soutiens de la motion 3.

 

      Né en 1973, le 10 mai (mdr) à Epinay sur Seine (re-mdr), il va grandir un petit peu plus au nord de l'Ile de France dans le Val d'Oise. A Eaubonne, Méry sur Oise ou encore Andilly. Il est aujourd'hui élu municipal de Persan.

 

      En 2009, il devient vice-président du conseil régional d'Ile de France. Il a en charge l'apprentissage et la formation, domaines de compétence de l'échelon régional. " Ca m'a appris l'humilité, même si je n'en étais pas dépourvu auparavant", confie-t-il à France3 Ile de France. "C'est un mandat passionnant avec la necessité de se confronter au réel, les contraintes budgétaires ou les rythmes de l'action publique. Même si c'est un secteur très technique, j'ai essayé d'y mettre un peu de politique, une vraie politique de gauche", ajoute-t-il.

 

      "Dans les réunions de l'executif du conseil regional, il est l'un de ceux dont les avis ont le plus de vision politique. Il est très structuré d'un point de vue politique. Et en plus, il est très cultivé, ce qui dans cette génération là est moins courant", juge Marie-Pierre de La Gontrie

 

 

Un littéraire pur et dur

 

      Il suffit d'être ami facebook avec Emmanuel Maurel pour connaître ses passions. La musique classique. Au printemps, il statue souvent sur ses longues soirées passées à corriger des copies au son d'un quelconque opéra ou concerto. Et la littérature. "C'est une passion ancienne. Je suis très sensible au beau style français. Chateaubriand, Rousseau. Ca m'apaise et ça m'enrichit. J'écris toujours mes discours moi-même. J'essaye de faire en sorte qu'ils ne soient pas trop mal écrits", confesse-t-il.

 

      C'est avant tout un grand amateur de poésie. "C'est une autre appréhension du temps et du rapport au monde. Je sais que c'est assez banal comme propos, mais il y a quelque chose de fascinant", explique Emmanuel Maurel. Ses poètes préférés: Baudelaire, Apollinaire et parmis les contemporains Yves Bonnefoy, Paul Celan ou Philippe Jacottet.

 

      Mais celui qu'il place au-dessus est François Malherbe, poète français du XVII ème siècle, qu'il a beaucoup lu et annoté durant ses études de lettres. Malherbe dont le vers le plus connu est le suivant : "et rien, afin que tout dure, ne dure éternellement".

 

      Une devise pour la vie politique. 

                           Visionner l'intervention d'Emmanuel Maurel

                      à l'issue du scrutin sur la désignation du Premier secrétaire du PS

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 22:21
     Commission-europeennejpg.jpg
     
On se souvient de cette directive de l’Union Européenne concernant la libéralisation des services, dite « Directive Bolkestein », et dont la version initiale avait entraîné une levée de boucliers dans toute l’Europe entre 2003 et 2006.
 
      Il semble bien qu’on assiste à son retour. En effet, en décembre 2011, le Commissaire Michel Barnier a proposé une directive sur la « passation des marchés publics » censée faciliter la mise en place du « marché unique européen », dans laquelle figure une disposition potentiellement porteuse d’une régression sans précédent pour notre modèle social. Il s’agit de l’annexe 16 de ce texte, qui propose d’appliquer aux « services de sécurité sociale obligatoire » des règles propres aux marchés publics…..bref, de libéraliser un secteur régi jusque-là par les seules règles de la solidarité. Plus clairement, l’objectif est, ni plus ni moins d’organiser la privatisation de la sécurité sociale !
 
      « Si ces dispositions étaient adoptées, ce serait un bouleversement complet. La sécurité sociale obligatoire (qui, en France, prend par exemple en charge les maladies les plus graves et les plus coûteuses) devrait faire l’objet d’un « avis de marché », chaque année, au terme duquel les pouvoirs publics choisiraient le meilleur des candidats. Aux côtés de l’opérateur historique (en France, des caisses d’assurance santé), pourraient s’inviter des opérateurs privés, par exemple des géants de l’assurance, comme Axa ou Allianz, pronostiquent certains des observateurs les plus inquiets à Bruxelles.»[1]
 
      Et pourtant, comme le rappellent les textes et la jurisprudence en cours dans ce domaine, la sécurité sociale est par essence un secteur « non économique ». Par ailleurs, un arrêt de la Cour de justice européenne de 1993 rappelle « que les services obligatoires de la sécurité sociale, parce qu'ils mettent en place la solidarité à l'échelle de l'État, ne peuvent être considérés comme une activité économique ». Une « communication » de 2007 de la Commission européenne estime même que la sécurité sociale ne peut être « soumise aux règles du traité relatives au marché intérieur et à la concurrence ».
 
      Des résistances commencent à apparaître au sein du Parlement Européen, où le débat sur ce texte, jusqu’alors confidentiel, entre dans sa phase active. Il est essentiel que l’annexe 16 soit supprimée. La santé de nos concitoyens ne peut être livrée en pâture à des groupes dont la finalité sera naturellement le profit, loin de l’objectif de solidarité qui se trouve au cœur du système de sécurité sociale.
__________________________________________________________
[1] Article de Ludovic Lamant (MEDIAPART)
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 10:59

EM.jpg

 

Emmanuel Maurel candidat 

 

Les militants socialistes ont démenti tous les pronostics.

A ceux qui voulaient faire de notre congrès un « non événement »,

ils ont offert un beau témoignage de vitalité interne.

 

 

      Près d’1/3 des militants n’ont pas apporté leurs suffrages à la motion qu’on annonçait « ultra majoritaire ». La diversité du Parti Socialiste s’est ainsi exprimée : c’est bon pour la gauche, c’est bon pour le pays.   

 

       En dépit d’un calendrier précipité, les militants ont pris le congrès au sérieux.

 

      En dépit de la désignation anticipée de la direction du parti, les militants ont remis ce congrès à l’endroit : le débat sur l’orientation du PS d’abord, la question de ceux qui le dirigent ensuite !   

 

      La motion 3 est fière d’avoir contribué à réveiller le congrès ! Nous avons mis les débats sur la table, pas sous le tapis. Sur des questions aussi importantes que la réorientation européenne, la réduction à marche forcée des déficits publics, la relance de l’investissement public, la révolution fiscale, l’urgence écologique, nous avons nourri une discussion qui traverse la gauche, et même la société toute entière.

 

       Je m’inscris dans les règles du parti : il est prévu que les deux motions arrivées en tête présentent un candidat. Portée par une indéniable dynamique, la motion 3 réalise près de 14% des voix, arrivant ainsi en deuxième position.  

 

       Naturellement, je me présente aux suffrages des militants pour être premier secrétaire. Ma conviction, c’est que Le PS a un rôle décisif à jouer dans la réussite du gouvernement. De ce point de vue là, nous sommes instruits par l’expérience. Quand nous sommes au pouvoir, rien de pire qu’un parti corseté, atone, apathique à force d’autocensure.

 

       Dans l’opposition comme dans la majorité, il faut un parti d’action, un parti de débat, un parti qui poursuit sa rénovation. Un parti fort, acteur du rassemblement de la gauche.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 14:49
Emmanuel-Maurel11.jpg
"Le vote du traité ne va pas éteindre le débat
sur la rigueur et l'austérité"
Interview d'Emmanuel Maurel dans LE MONDE
du 5 octobre 2012

Premier signataire de la motion "Maintenant la Gauche", Emmanuel Maurel représente l'aile gauche du PS au congrès de Toulouse du 26 au 28 octobre. Vice-président de la région Ile-de-France, il s'oppose à la ratification du traité européen par "refus de l'austérité" et dit vouloir jouer le rôle d'"alerte constructive" auprès de François Hollande.
 
Le traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance européenne (TSCG) va être voté à l'Assemblée, peut-être même avec une majorité absolue de voix de gauche. C'est un échec pour vous ?
Je suis résolument contre ce texte qui est le traité "Merkozy" non renégocié. Depuis quinze ans, le même débat, jamais tranché, traverse le PS sur l'Europe. A chaque nouveau traité, on nous dit que c'est une étape nécessaire pour construire une Europe sociale qui ne vient jamaisLe vote du TSCG ne va pas éteindre le débat sur la rigueur et l'austérité.
   
Comment mener ce débat ?
On le mène dans le parti à l'occasion du congrès. Quand on a commencé à parler de ces sujets en juin, nous étions très isolés. Aujourd'hui, des personnalités aussi diverses que Claude Bartolone, Harlem Désir ou Jean-Christophe Cambadélis commencent eux-mêmes à dire que l'objectif de réduction des déficits publics à 3 % n'est peut-être pas forcément tenable. Mais la vraie question est de savoir si c'est tout simplement souhaitable.
   
L'émergence de ce débat n'est-elle pas aussi opportuniste ?
Harlem Désir et les principaux dirigeants de sa motion ont compris que ce débat monte chez les militants. Il y a donc de leur part une tentative tactique de le circonscrire. Mais je pense aussi que nous avons réussi à convaincre du côté "pensée magique" des 3 %.
C'est quand même incroyable que, dans un parti laïque comme le PS, il n'y ait plus qu'une seule chose sacrée, les 3 %, dont on sait par ailleurs que c'est un machin inventé sur un bout de papier par des technocrates !
 
Le congrès de Toulouse se prépare-t-il dans de bonnes conditions ?
Il y a la tentation chez certains dirigeants du PS d'en faire un non-événement et d'expédier ce moment démocratique. Avant, au PS, on débattait de la ligne politique puis on choisissait un leader.
Ensuite, on a décidé de faire les deux en même temps. Là, on prend les choses à l'envers: on a commencé par installer un n° 1, puis un n° 2, un n° 3, et même un n° 4 ! Tout ça avant d'avoir le débat d'orientation. 
 
Craignez-vous une démobilisation militante ?
La mobilisation, c'est vrai, n'est pas à son comble, mais il faut dire que rien n'a été organisé pour qu'elle le soit. Un seul exemple : les militants viennent à peine de recevoir les textes des motions alors qu'ils sont censés voter dans moins d'une semaine !
   
Le PS remplit-il actuellement son rôle ?
Le PS doit mobiliser davantage nos élus et nos militants. On aurait pu, par exemple, vanter davantage les mesures fortes du début du quinquennat, comme les emplois d'avenir. La conférence sociale s'est formidablement bien passée avec les syndicats. Le PS s'en est-il vraiment fait l'écho ? On ne doit pas être un parti atone, mais un parti d'action qui pèse dans la lutte sociale.
Ne reproduisons pas les erreurs du passé ! On ne doit pas s'interdire de produire des idées nouvelles par rapport aux 60 engagements de François Hollande.
   
Lesquelles ?
Qu'est-ce aujourd'hui qu'un Etat stratège ? Est-ce qu'on assume, par exemple, qu'un certain nombre de biens fondamentaux peuvent faire l'objet de nationalisations ? Pour moi, ce mot n'est pas tabou. Le PS doit aussi dialoguer avec le reste de la majorité et même, au-delà, avec le Front de gauche. Je propose qu'il organise des "Assises de la gauche" où chacun puisse débattre.
  
L'aile gauche du PS a éclaté à l'occasion du congrès, puisque Benoît Hamon a rejoint la motion majoritaire. Est-ce le fruit d'un désaccord stratégique ou d'une divergence de fond ?
C'est un désaccord stratégique. Benoît et ses proches sont d'accord avec nous sur le TSCG, sur la question de la rigueur, sur la politique salariale à mener, mais leur argument est d'opportunité : ils pensent que ces débats doivent s'ouvrir plus tard. Moi, je pense qu'à force de dire que c'est trop tôt, un jour, c'est trop tard !
  
Etes-vous déçu par le choix de M. Hamon ?
Sa position est particulière, il est ministre. Jean-Pierre Chevènement disait "un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne". A l'occasion du congrès, ce qui peut être vrai pour un ministre, ne doit pas l'être pour un militant. Un militant doit ouvrir sa gueule ! Je me voyais mal, comme Benoît, faire partie d'une grande motion consortium, avec des gens qui disent oui au TSCG et d'autres non mais qui se mettent tous d'accord sur un texte alambiqué. Nous, on a privilégié le débat de convictions dans la clarté.
 
Au congrès de Reims en 2008, la motion de l'aile gauche avait fait 18 %. Vous ferez sans doute moins à Toulouse. Ne craignez-vous pas de vous affaiblir ?
Je pense qu'on fera de nouveau un score à deux chiffres. Notre objectif était d'être une caisse de résonance sur un certain nombre de sujets: le pari est déjà réussi. 
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 09:45
      PMF.jpgJ'étais hier à Créteil pour présenter la motion "Maintenant la gauche", que je soutiens pour le prochain Congrès de Toulouse du PS.
    
     Au cours du débat, amical mais très animé, j'ai noté avec satisfaction que les thèmes que nous développons rencontrent un écho certain auprès des militants socialistes. 

    
     J'ai pu également constater avec satisfaction que le sens de ce congrès ne leur échappe pas et qu'ils comprennent que notre soutien du gouvernement de J.M.Ayrault ne doit pas interdire la réflexion collective sur des sujets aussi importants que : le refus de l’austérité, la volonté de créer enfin une Europe sociale, la redistribution des richesses par une réforme fiscale d’ampleur, la lutte contre les licenciements boursiers et les délocalisations, les outils pour la réindustrialisation, l’urgence écologique, l’égalité réelle, une autre mondialisation, une VIèmeRépublique davantage parlementaire et limitant le cumul des mandats.
   
     Le thème de l'Europe a naturellement été évoqué à des multiples reprises au cours de la soirée. J'ai rappelé, comme je l'avais fait sur ce blog il y a 3 ans, la terrible prophétie de Pierre Mendès France à propos de la construction européenne.  

     Plusieurs militants m'en ont demandé les termes exacts. Les voici:

     « Le projet (.....) tel qu’il nous est présenté, est basé sur le libéralisme classique du XX ème siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens large du mot, nationale et internationale.»  (Assemblée nationale- 18 janvier 1957).
     
      Dans le climat d'incertitude et de confusion qui règne autour du débat sur l'Europe que nous voulons, cette redoutable lucidité devrait interpeler la gauche et tous ceux qui, à juste titre, considèrent Pierre Mendès France comme une référence morale et souvent comme un visionnaire.
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 22:42
SANOFI.jpg
      Après la « trêve » complaisamment observée avant l’élection présidentielle par les directions des entreprises du CAC 40, les plans sociaux s'accumulent.
Partout, dans les grands groupes, dans la sous-traitance, dans les PME, dans les territoires de la République, c'est aux salariés que le patronat fait porter le poids de la crise.

 

       Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s’est engagé avec volontarisme dans la voie du redressement productif et du sauvetage de notre outil industriel. Mais comment ne pas voir que cette politique, voulue par l’immense majorité des Français, est systématiquement sabotée par les grands intérêts financiers ?

 

      Le cas de SANOFI est emblématique de cette domination de la finance et du profit à court terme sur toute l'économie. SANOFI a enregistré, de l’exercice 2007 à l’exercice 2011, un résultat net cumulé de 27,3 milliards d’euros. Malgré cela, malgré aussi des centaines de millions d'euros payés par les contribuables via le Crédit Impôt Recherche, SANOFI continue de fermer ses labos et de supprimer des emplois.

 

       L'annonce, en juillet, de la fermeture de pans entiers des laboratoires de Toulouse et Montpellier, a provoqué une montée de 20% du cours de bourse de SANOFI, au prix du sacrifice de ses sites, de ses chercheurs, de ses employés et de la santé publique. Et pourtant, selon tous les chercheurs y travaillant, des traitements prometteurs sont actuellement conçus à Toulouse et Montpellier, pour lutter contre les affections les plus graves, touchant la vie de millions de personnes, au premier rang desquelles le cancer.

 

       Nous n'acceptons pas que le fonctionnement aveugle du marché et de la Bourse puissent mener à de telles extrémités. Nous pensons qu'il est du devoir du gouvernement républicain de préserver la société de cette dérive inacceptable du capitalisme financier. C'est pourquoi:

 

      - nous demandons l'arrêt immédiat du plan social de SANOFI et l'examen par l'Etat de l'éventuelle mise sous tutelle de sa direction;

 

     - nous souhaitons que soit votée rapidement la loi contre les licenciements boursiers annoncée par Michel Sapin au lendemain de l'élection de François Hollande;

 

      - nous souhaitons que l'Etat se dote de toute urgence d'outils efficaces de lutte contre les fermetures d'usine et les délocalisations dictées par les actionnaires pour augmenter leurs dividendes.

Communiqué de: Emmanuel Maurel, Marie Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Gérard Filoche, Jérôme Guedj, Marianne Louis, Nicolas Pagnier, signataires de la motion "Maintenant la gauche", présentée au prochain Congrès du PS de Toulouse

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 10:20

Lire l'interview de Paul Quilès 

 

sur la dissuasion nucléaire et le désarmement

dans la revue "Planète Paix"

un mensonge français
(pages 6 et 7)

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 11:35

poing-et-la-rose.jpg      La période actuelle est difficile pour l’équipe au pouvoir et ce n’est pas une surprise. Il lui faut faire face à une crise profonde et répondre dans le même temps à une très forte attente des Français, à la mesure de leur rejet de la politique menée pendant la période Sarkozy.

     

      Certains pensent alors, en toute bonne foi, que le rôle du PS doit se limiter à apporter un soutien sans faille au gouvernement et à commencer à préparer les prochaines élections.

     

      Je pense que cette conception du rôle du PS peut conduire à bien des désillusions, si l’on se réfère à l’histoire des deux précédentes venues des socialistes au pouvoir (1981, 1997), même si les conditions étaient quelque peu différentes.

   

      En effet, cette histoire nous a appris en particulier les risques que peut faire courir à la réflexion et à l’action politique  l’absence au sein du PS d’un réel débat, qui ne peut se limiter à des conciliabules, tenus en « formation restreinte » dans le secret de certaines enceintes.

    

      Cette histoire nous a aussi appris à quel point il est difficile, voire impossible, de prendre le recul nécessaire pour placer une politique conjoncturelle dans une perspective plus large, lorsqu’on est Président, Premier Ministre ou ministre et que les journées sont totalement envahies par les terribles contraintes de la gestion quotidienne. Ce sont également ces contraintes qui interdisent aux membres d’un gouvernement de consacrer une partie de leur temps au contact avec les citoyens.

    

      J’ai personnellement vécu ce type de situation à cinq reprises et je sais qu’elle est parfois difficile à comprendre, d’autant plus qu’on la décrit souvent de façon caricaturale, voire démagogique. Cette expérience me conduit à penser qu’il est indispensable que le PS, au-delà du nécessaire soutien qu’il doit apporter au gouvernement, n’abandonne pas ses deux responsabilités principales: d’une part la réflexion et les propositions, d’autre part le lien avec les Français.

    

      Tel est bien l’enjeu du congrès de Toulouse, à l’occasion duquel le PS doit montrer qu’il n’oublie le rôle qui doit être le sien. J’en suis convaincu et c’est pourquoi je soutiens totalement la motion 3 présentée par Emmanuel Maurel et intitulée « Maintenant la gauche ».

     Ce texte n’est en aucune façon une motion de défiance à l’égard du gouvernement. Il se veut un appel à débattre et à s’émanciper de la « pensée unique », qui a fait tant de ravages. Nous pensons que, même face à une situation difficile, les socialistes ne peuvent pas reprendre la terrible formule américaine TINA (« there is no alternative », c’est à dire « il n’y a pas d’autre solution »), qui justifie tous les conservatismes et les renoncements.

      On entend beaucoup parler de la nécessité de l’unité et du rassemblement des socialistes. Fort bien, mais l’unité ne signifie pas l’unanimisme et le rassemblement n’a de sens que si les militants ont pu préalablement s’exprimer dans la clarté, par le débat et par un vote, sur les propositions en présence.

     

      C’est ainsi que ce congrès fera la preuve de l’utilité du PS, au profit du projet de changement que nous avons promis aux Français.

 

Retrouvez le texte  de la motion "Maintenant la gauche"
et les nombreux témoignages en cliquant ici

Lisez aussi sur ce blog "Le sens d'une démarche"

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 12:27

         A ceux qui craignent que tout soit joué pour le prochain congrès du PS, je conseille la lecture de la motion intitulée "Maintenant la gauche", présentée par Emanuel Maurel et que je soutiens.

                               Pour lire la motion, cliquez ici.

      Ce texte montre que des alternatives existent. Nous les soumettons au débat des militants socialistes.


      Voici l'introduction de cette motion, qui résume bien notre démarche.

                                             *****************
      "Depuis les victoires des 6 mai et 17 juin, il existe en France une majorité de gauche sans précédent dans l'Histoire. La Présidence de la République, l'Assemblée nationale, le Sénat, les Régions, les Départements, les Villes: La gauche dispose des moyens nécessaires pour redresser et transformer durablement notre pays.

       Nos concitoyens, salariés, jeunes, précaires, fonctionnaires, retraités, attendent beaucoup de nous, parce qu'ils sont touchés de plein fouet par la crise et ont, pour la majorité d'entre eux, souffert de 10 ans de politique de droite. En chassant le sarkozysme, responsable de «tant de brûlures et de blessures» (François Hollande, Bastille, 6 mai 2012), nous avons créé les conditions politiques pour redresser la France, combattre le chômage et les inégalités. C’est pourquoi nous souhaitons tous, ardemment, la réussite de la présidence de François Hollande et du gouvernement de Jean-Marc Ayrault.


      Pour la première fois depuis longtemps, le congrès du Parti socialiste qui s'ouvre peut être le moment intense de débats d'idées, d'échanges et de dialogue, délesté des batailles d'égos.


Utile, le congrès de Toulouse ne le sera, que s'il permet le débat et l'action. 

Cette fois, va-t-on réussir ?
Serons-nous déçus, puis battus une fois encore ?
Comment être à la hauteur des attentes légitimes des Français et de cette période historique si troublée partout dans le monde ?
Comment faire face à la crise et aux profondes mutations qui s’engagent ?

      
     Ces interrogations, tous les militants socialistes se les posent au regard des défis à relever en France et en Europe. Ils ont mille fois raison.

 

       Que ferons-nous de notre victoire ? Devant la déferlante d’un libéralisme autoritaire, la gauche est face à elle-même. Elle doit affirmer maintenant une autre voie face au triomphe de l’argent roi, à la régression sociale et écologique. Soupeser les carrières présentes ou à venir, distribuer des bons et des mauvais points n’est pas à la hauteur des enjeux ni des urgences. 

     
      Nous ne pouvons pas nous permettre d'échouer, car toute la gauche, riche de sa diversité, est dans le même bateau. Rien de grand ne s'est fait dans notre pays sans l'unité de la gauche.

 

      Nous sommes fiers d’être socialistes, nous voulons l’être encore davantage quand viendra l’heure du bilan. Nous voulons une Gauche libre dans le débat et dans l’action.

- Le débat. Nous avons des propositions à présenter, une orientation à trancher. Le débat entre les motions est une richesse de notre Parti, qui garantit aux militants la liberté de parole. Si le temps est à l'unité, il n'est pas à l'unanimisme.

- L'action. Le Parti Socialiste doit être le relais de la politique gouvernementale sur le terrain. Il doit aussi organiser, avec le reste de la gauche, avec le mouvement social, le rapport de forces qui nous permettra de tenir bon face aux obstacles et aux résistances. L’unité a toujours été le talisman des victoires de la gauche et des écologistes : elle l’est encore plus face aux épreuves dans l’exercice du pouvoir.


       Tous les militants, par la diversité de leurs parcours et leurs réalités sociales, sont un atout indispensable pour entretenir ce lien nécessaire avec la société française.

      Gouvernement, Parlement, Parti: chacun a son utilité dans la réussite. Au Gouvernement de diriger le pays sur la voie du redressement. Au Parlement de faire les lois qui mettront en œuvre nos engagements. Au Parti socialiste de relayer les réformes, de préparer l'opinion, de sortir de la pensée unique qui tente partout d’imposer sa loi. A nous d’inventer une gauche libre.  

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15 septembre 2012 6 15 /09 /septembre /2012 12:31

     eads-bae.jpg
      La fusion annoncée entre EADS et BAE serait un évènement important, tant sur le plan économique que sur celui de l'emploi.

     

     Elle affecterait aussi la position des Etats européens dans ce secteur stratégique, celui de la construction des matériels de défense, ainsi que leurs relations avec les Etats-Unis.

      

      De nombreuses questions se posent à propos de ce projet, qui ne semble pas encore "ficelé". Par exemple:
      -  quid de l'avenir du pacte d'actionnaires franco-allemand dans EADS?

        -  quid de la compatibilité de la fusion avec une politique européenne de défense indépendante des intérêts industriels et stratégiques américains?

 

 

        En l'absence d'informations sur ces sujets, il m'a semblé utile d'attirer l'attention sur le risque de disparition de la puissance publique de la nouvelle entité EADS-BAE.

                                 Lire mon interview à l'agence Reuters

 

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Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez