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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 16:01

photo.JPG
Interview de Paul Quilès par Carl Meus

au Talk Orange-Le Figaro.

Regarder la vidéo

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5 mars 2013 2 05 /03 /mars /2013 17:53



Lire sur le site de Rue 89 quelques extraits du chapitre 7

du livre "Arrêtez la bombe!",

qui répond aux six principaux arguments

des défenseurs de l’arme atomique.


Les six idées fausses des défenseurs de la bombe

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4 mars 2013 1 04 /03 /mars /2013 15:53

explosion nucléaire-copie-1

Interview de Paul Quilès sur RMC....écouter



explosion nucléaire-copie-1Interview de Paul Quilès sur Radio Totem....écouter
   



explosion nucléaire-copie-1

 Article dans 20 minutes..... lire




explosion nucléaire-copie-1

 Article dans Nice Matin.....lire



explosion nucléaire-copie-1

 Interview sur Sud Radio....écouter



explosion nucléaire-copie-1

 Article dans la Dépêche du Midi.....lire

 

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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 16:31

                              Au cours des prochaines semaines,
              je présenterai le livre "Arrêtez la bombe!" à 10 occasions:
                                                                                                                                          


  Couverture livre (finale)  *Tain l'Hermitage (Drôme)....9 mars
    * Lyon (salon Primevère)......9 mars
    * Cordes sur Ciel (Tarn)....16 mars
    * Paris (Sorbonne)....20 mars
    * Brive (Corrèze)......22 mars
    * Paris (Salon du Livre).....23 mars
    * Bezons (Val d'Oise).....28 mars
    * Saint-Nazaire (Loire Atlantique).....10 avril
    * Montmélian (Savoie).....19 avril    
    * Grenoble (Isère) ......15 mai

                    
                        Pour acheter le livre, adressez-vous à votre libraire
                                  ou commandez-le 
en cliquant ici

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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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3 mars 2013 7 03 /03 /mars /2013 15:37

Voici une initiative locale, modeste mais efficace, 
au plan social, ainsi que pour aider les actions environnementales.
       Un véhicule ...et un chèque de 1000 euros. ()                  ERDF recycle un véhicule bleu pour le Centre social Cordes Vaour

 

          Daniel Guigou, directeur territorial pour le Tarn, a remis un véhicule utilitaire issu du parc automobile d'ERDF, à Jacques Pineau, président du Centre social Cordes-Vaour, en présence de Paul Quilès, maire de Cordes et président de la nouvelle Communauté de communes du Cordais et du Causse.

 

        Le Centre social Cordes-Vaour lance un chantier d'insertion sur la base d'une «recyclerie». Réutiliser les objets et les proposer aux ménages les plus pauvres, tout en créant des emplois locaux et du lien social. Ce sont ces défis que le Centre social relève dans ce territoire touristique et très rural.

 

        Parce qu'ERDF soutient les projets d'aide aux structures d'insertion des publics fragilisés, l'entreprise a remis au Centre social Cordes-Vaour, vendredi 1er mars, un véhicule de service réhabilité par l'association APREVA, ainsi qu'une aide de 1 000 € qui participera aux actions de formation qui découlent de ce projet.

 

         ERDF confie plusieurs véhicules issus de son parc automobile initialement destinés à la vente au garage d'insertion par l'activité économique de l'association APREVA (Association Pour la Réparation et l'Entretien de Véhicules Automobiles) basée à Aiguillon (47) dont ERDF est partenaire. Ils sont remis en état puis donnés à des structures de la région Sud-Ouest qui s'investissent dans l'insertion par l'activité économique. ERDF affirme ainsi sa volonté de s'impliquer au cœur des territoires et de s'engager auprès des collectivités et des associations qui œuvrent en faveur des plus démunis.

La Dépêche du Midi

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Published by Paul Quilès - dans Cordes sur Ciel
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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 07:33
 
      explosion nucléaire-copie-1« Arrêtez la bombe ! » : c’est le cri que nous lançons dans le livre que j’ai écrit avec le Général Norlain et Jean-Marie Collin et qui sort en librairie aujourd’hui. Nous avons voulu, avec cet ouvrage, montrer la réalité des multiples dangers de l’arme nucléaire, ainsi que les ambigüités et les contradictions de la doctrine qui lui est associée, la dissuasion.
 
      On me dit qu’il est bien audacieux de vouloir remettre en cause le fameux « consensus français» sur la bombe, présentée comme notre « assurance vie », « la garantie de notre indépendance ». J’entends même dire que qu’il faut une bonne dose de mauvaise foi pour évoquer des dangers qui n’existent pas, puisqu’on nous affirme que l’arme nucléaire serait une « arme de non emploi » !
 
      Si c’est ce que vous pensez, lisez vite « Arrêtez la bombe ! ». Vous y trouverez la preuve que ces dangers existent bien et que la bombe atomique a failli servir à plusieurs reprises depuis 60 ans. Vous verrez que les doctrines de mise en œuvre de l’arme nucléaire ont beaucoup varié depuis sa première utilisation le 6 août 1945 à Hiroshima. Vous pourrez juger de la pertinence des analyses et des arguments des militaires, des industriels, des politiques, des experts, des médias, dans leur défense de la dissuasion. Vous comprendrez pourquoi il n’y a jamais de débat public sur le sujet et pourquoi on préfère se contenter de répéter les formules du catéchisme nucléaire.
 
      On me dit aussi qu’il est surprenant qu’un ancien ministre de la défense ose proposer que la France « baisse la garde »[1], dans un monde dangereux, menacé par la prolifération nucléaire et par les projets de l’Iran et de la Corée du Nord. L’accusation d’irresponsabilité n’est pas loin, de la part de ceux qui font le « complexe Albert Lebrun », en référence à ce président de la République accusé d’avoir mal préparé l’armée française à la dernière guerre mondiale.
 
      Certains vont même jusqu’à dénoncer un glissement pacifiste, comme s’il s’agissait d’une tare ! Socialiste, je ne me sens pas agressé par ce mot, pour autant qu’on en précise bien le sens. Ma proximité avec la pensée de Jean Jaurès m’autorise à rappeler que le grand tribun et penseur socialiste, assassiné à la veille de la première Guerre mondiale pour ses idées « pacifistes », était l’auteur de « l’Armée nouvelle ». Dans ce remarquable livre[2]publié en 1911, Jaurès développait longuement l’histoire militaire de la France et montrait comment il était possible de défendre son pays tout en œuvrant activement à la sécurité internationale.
 
      Pour ma part, depuis la fin des années 80, j’ai pris conscience progressivement de l’absurdité de l’arme nucléaire, de la confusion des doctrines qu’elle implique, de l’impréparation des dirigeants, de l’influence dangereuse du « complexe militaro-industriel »[3]. Lorsque le Mur de Berlin est tombé, j’ai constaté que le démantèlement du bloc soviétique, qui mettait fin à la bipolarisation du monde et qui marquait une rupture majeure sur la scène internationale n’avait fait émerger aucune nouvelle doctrine de sécurité. La dissuasion nucléaire - qui consiste à exposer son adversaire à un risque de destruction massive – restait le pilier des politiques de défense, notamment en France. C’est à partir de l’année 1995, qui a vu se dérouler le seul débat sur l’armement nucléaire dans l’Hémicycle de l’Assemblée Nationale[4], que je me suis prononcé clairement pour l’objectif d’un monde débarrassé d’armes nucléaires.
 
      C’est pour cela que je prends le risque d’être accusé de commettre un acte impie ou de lèse majesté, en dénonçant les idées reçues sur la pertinence de l’arme nucléaire qui, pour être martelées, n’en sont pas moins contestables. Les menaces auxquelles nous devions faire face hier sont à ranger au nombre des peurs du passé et la théorie de la dissuasion nucléaire n’est plus adaptée au monde en mouvement de ce début de 21ème siècle. Aujourd’hui, c’est l’existence même des armes nucléaires, couplée au risque de prolifération et de terrorisme nucléaire, qui constitue paradoxalement la véritable menace.
 
      C’est plus par le multilatéralisme et les traités comme le TNP[5] qu’on combattra la prolifération nucléaire que par la dissuasion. Par ailleurs, établir un lien entre la possession de l’arme nucléaire et « le statut de grande puissance », comme on l’entend souvent, peut inciter certains pays à s’en équiper, alors que le but du TNP, ratifié par la quasi-totalité des membres de l’ONU (189), est au contraire d’aller vers une disparition des armes nucléaires[6].
 
      Le livre « Arrêtez la bombe ! » ne défend pas l’idée, peu crédible, d’un désarmement unilatéral et immédiat de la France, mais il trace les voies possibles d’une démarche multilatérale de désarmement nucléaire. Il en précise les étapes, les délais et les moyens, dans la ligne de l’appel du mouvement Global Zero, soutenu par un grand nombre de personnalités à travers le monde[7]. Il montre aussi, exemples à l’appui, ce que devrait faire concrètement la France pour s’associer à ce mouvement, au lieu de rester figée sur des concepts dépassés.
                                                                                                                
      On m’objectera peut-être que d’autres sujets, plus intéressants ou plus immédiats, occupent l’actualité. Je n’aurai pas le mauvais goût de faire le tri dans les thèmes qui embouteillent les écrans, les ondes ou les unes des journaux. Je souhaite seulement que l’on veuille bien s’éloigner quelques instants des injonctions de l’immédiateté médiatique pour lancer un débat qui n’a pas eu lieu en France et qui n’est pas mineur, puisqu’il s’agit de réfléchir à la meilleure façon d’organiser la sécurité de notre pays et de préparer un monde plus sûr.    
[1] Expression utilisée par le Président Chirac en 1995, pour critiquer la position de ceux (dont j’étais) qui s’opposaient à la reprise des essais nucléaires.
 
[3] Dans son discours de fin de mandat (17 janvier 1961), le Président américain Eisenhower  mettait en garde les Etats-Unis contre les dangers du "complexe militaro-industriel", dont "l’influence illégitime  risquait de mettre en cause les libertés ou les méthodes démocratiques"  (www.voltairenet.org/article15891.html)
 
[4] Débat sur la reprise des essais nucléaires (13 décembre 1995)
 
[5] TNP : Traité de Non Prolifération, signé le 1er juillet 1968.
 
[6] Article VI du TNP.
 
[7] Dont le probable futur secrétaire d’Etat américain à la défense, Chuck Hagel.
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20 février 2013 3 20 /02 /février /2013 12:07

C’est le 28 février que sortira en librairie le livre

« Arrêtez la bombe ! »,

 

que j’ai écrit avec Bernard Norlain et Jean Marie Collin
(Editions du Cherche Midi).


Couverture livre (finale)

 

5 bonnes raisons pour lire ce livre

 

 

explosion nucléairesi vous voulez comprendre pourquoi et comment on vous raconte des histoires sur la bombe atomique.

 

explosion nucléairesi vous voulez savoir pourquoi l’arme nucléaire n’est pas « l’ultime garantie de notre sécurité », « garante de l’indépendance nationale ».
 

explosion nucléairesi vous cherchez des réponses aux contre-vérités* assénées comme autant de fondements de la doctrine et du catéchisme nucléaires.
 

explosion nucléairesi vous vous demandez comment il est possible d’aller vers un monde sans arme nucléaire.

 

explosion nucléairesi vous voulez savoir ce que la France pourrait faire concrètement pour participer à l’effort mondial de désarmement.

 

 

 

Le saviez-vous ?

 

      La bombe atomique, présentée comme une « arme de non-emploi », a failli servir à plusieurs reprises depuis 60 ans. Si vous en doutez, lisez dans le livre les pages 57 à 69.

 

     missilesRegardez aussi le film saisissant et passionnant racontant comment une catastrophe a été évitée de justesse le 25 septembre 1983 «  1983 : au bord de l’apocalypse nucléaire »
 

 

* Les contre-vérités

(pages 123 à 149) 

 

       - L’arme nucléaire a permis la paix pendant 60 ans.

       - L’arme nucléaire est notre assurance-vie.

       - Le bouclier anti-missile est un bon complément de la dissuasion.

       - Grâce à son armement nucléaire, la France peut maintenir son statut de grande puissance et se faire entendre dans le monde.

        - L’arme nucléaire assure l’indépendance de la France.

        - Face à la prolifération et à la menace iranienne, l’arme nucléaire est indispensable. 
____________________________________________________________________

                  Pour commander le livre, cliquer ici 

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 10:11

          Depuis le 11 janvier, date de l’intervention militaire de la France au Mali, nombre de nos concitoyens ont découvert ce pays africain et sa situation préoccupante.

      

         Il est vrai que la médiatisation autour des nombreux lieux de tension et de conflits internationaux, ainsi que le débat public omniprésent sur le mariage homosexuel, ont éloigné l’attention des Français du drame qui se préparait dans ce pays depuis un an. Certains responsables, dont je suis, avaient pourtant poussé un cri d’alarme dès avril 2012 sur ce que j’appelais alors (voir sur ce blog:«  les risques d’un Mali effondré  ».

 

            Aujourd’hui, même si la pression semble avoir baissé, il est essentiel de bien s’informer pour éviter de se laisser abuser par les simplifications médiatiques et les formules du langage guerrier, qui décrivent mal la complexité de la situation. 

 

            De nombreux documents ont rappelé l’origine des difficultés de ce pays, dont certaines datent de l’époque coloniale. Le développement du Nord (l’Azawad) a été négligé et, après l’indépendance en 1960, l’opposition entre le pouvoir central de Bamako et la population du Nord (peuplé en grande partie de Touaregs) a conduit à plusieurs reprises à des rébellions. En 1991, un « pacte » a accordé une forme d’autonomie au Nord, mais rien n’a été fondamentalement réglé, si bien qu’une nouvelle rébellion a éclaté en 2012.

 

            La faiblesse de l’armée malienne, imputée à l’incompétence du pouvoir civil, a eu comme première conséquence le coup d’Etat militaire du Capitaine Sanogo à Bamako, fin mars. Les pressions internationales ont permis de remettre en place un pouvoir civil, mais sans légitimité. L’autre conséquence a été que le MNLA[1] a pu prendre le contrôle du Nord, en s’alliant aux mouvements djihadistes implantés dans cette région (Ansar Dine, Mujao, AQMI). Les exactions de ces derniers ont amené le MNLA à rompre avec eux dés le mois de juin 2012. C’était malheureusement trop tard et les ambitions territoriales des islamistes sont devenues un danger manifeste pour la région.

 

            Le Conseil de sécurité de l’ONU s’est alors saisi du dossier, mais il a fallu attendre sa résolution 2085 du 20 décembre 2012 pour que soit décidée la création d’une force d'intervention, la MISMA, composée exclusivement d'Africains, la France et les pays européens devant apporter un soutien, notamment en termes de formation.

 

            Dans les jours qui ont suivi l’annonce de cette résolution, on a appris, par diverses déclarations publiques, que cette force africaine ne serait pas opérationnelle avant octobre 2013! Les responsables politiques de la Communauté internationale (Conseil de sécurité, France, Africains, UE, Etats-Unis.....) pensaient-ils sérieusement que les djihadistes n'avaient rien entendu et qu'ils attendraient pendant 9 mois que la MISMA s'installe avant de réagir? Cette naïveté, qui frise l'incompétence, a conduit les mouvements islamistes[2] à décider d'attaquer rapidement l'armée malienne, de prendre la ville de Konna, avec l'intention affichée de foncer vers Bamako.

           

            Dans ces conditions, du fait de la lenteur, de l’imprévoyance et de l’inefficacité de la Communauté internationale, la France, seul pays capable de donner un coup d'arrêt rapide aux plans des mouvements djihadistes, a été condamnée à intervenir seule et dans l’urgence. L’intervention de ses forces militaires a été un succès, puisque les djihadistes ont subi des pertes sévères et se sont dispersés dans le Nord. Pour autant, il serait dangereux de croire que la « question » du Mali est réglée, comme en témoignent les récents affrontements à Gao.

 

            La stratégie de la France doit maintenant prendre en compte la réalité de la situation. De toute façon, la question demeure de connaître l'objectif ultérieur de cette guerre et de la part que souhaite y prendre notre pays. Le discours martial sur la « guerre contre les terroristes islamistes », avec ses relents « bushistes », ne peut décrire la finalité de l’action de la France et de la Communauté internationale. Pour nécessaire qu’elle soit, la lutte contre le terrorisme ne résume pas les nombreux défis autour de la crie malienne. J’en énumèrerai quelques-uns.

 

            1- Le défi politique : il n’y a toujours pas d’élection depuis le coup d’Etat de mars 2012. La démocratie est à construire, dans un pays gangréné par la corruption et avec un Etat défaillant.

 

            2- Le défi territorial : la vengeance à l’encontre des Touaregs prendra-t-elle le dessus ou les Maliens sauront-ils trouver les voies de la réconciliation ?

 

            3- Le défi économique et social : comment aider le pays à sortir de son sous-développement (relance des programmes cotonniers et céréaliers)? Quid d’un « Plan Marshall » ?

 

            4- Le défi de la sécurité : comment former une armée efficace ? Comment assécher les trafics de drogue, d’armes et de carburant ?

 

            5- Le défi africain : les pays de la CEDEAO vont-ils faire les efforts nécessaires pour prendre la relève de l’armée française et constituer la partie militaire de la MISMA ?

 

            6- Le défi européen : au-delà des belles paroles, l’Europe est-elle prête à s’impliquer dans le développement du pays ? Alors que s’écrit en ce moment en France le « Livre blanc de la défense », qui définit les raisons et les moyens de notre défense nationale, l’Europe est toujours incapable de faire le même exercice, pourtant indispensable si l’on veut vraiment définir ce que nous avons à défendre en commun.

 

            On le voit, la tâche est immense, dans ce pays pauvre, au cœur d’une Afrique qui a le droit de vouloir accéder à un développement que ses richesses, notamment minières, devraient lui permettre d’atteindre.


[1]  Mouvement National de Libération de l’Azawad, mouvement laïque de Touaregs.

[2] Ces mouvements, ainsi que les Touaregs, se sont largement approvisionnés en armement dans les arsenaux de Kadhafi, après la chute du dictateur libyen.

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 23:53
      Comment sortirons-nous de la crise ?” , “Comment desserrer l’étau qui pèse sur les salariés ?”, “Quel modèle européen soutenir ?”, “La gauche au pouvoir porte-t-elle les aspirations des couches populaires?”, ”Le redressement en France peut-il encore supporter plus longtemps les critères de l’austérité ?”…
     
      Ces questions que les animateurs de "Maintenant la Gauche" (motion 3 du parti socialiste) mettent au coeur du débat public depuis plusieurs mois, et sur lesquels ils ont été 400 à travailler le 9 février dernier, sont enfin entendues. Heureusement !
     
      Car des millions de compatriotes se les posent avec d’autant plus d’inquiétude qu’en dépit des mesures prises par le pouvoir de gauche depuis l’élection présidentielle, tout porte à croire qu’aucune embellie économique n’est envisageable à court ou moyen terme. Il n’y a guère que la finance qui a tranquillement traversé la crise dont elle est pourtant largement responsable. Le monde de l’argent en est sorti indemne, ce qui ne l’empêche pas de demander à l’immense majorité des salariés de nouveaux sacrifices.
    
      Nous le mesurons depuis plus de 6 mois : les résistances au changement social sont fortes. L’offensive du MEDEF est d’une rare vigueur. Aujourd’hui, la gauche doit contribuer à construire un rapport de forces favorable au monde du travail.
     
      C’est tout de suite qu’il faut assumer des choix alternatifs ! 
     
      En baissant son budget, pour la première fois de son histoire, les dirigeants de l’Union Européenne ajoutent l’austérité communautaire à celle qu’ils ont imposée aux Etats membres. Aujourd’hui, c’est le réalisme qui impose «un tournant de la relance» en France et en Europe.
 
      Samedi dernier les 400 animateurs de Maintenant la Gauche réunis pour une journée de travail ont adopté une résolution porteuse de propositions concrètes pour un tournant de la relance. Ils seront présents dans les débats pour défendre ces exigences économiques,sociales et environnementales. !

                                               ***************************** 
                          Voici la résolution adoptée à cette occasion

     

      Quand et comment sortirons-nous de la crise ? Des millions de compatriotes se posent cette question avec d’autant plus d’inquiétude qu’en dépit des mesures prises par le pouvoir de gauche depuis l’élection présidentielle, tout porte à croire qu’aucune embellie économique n’est envisageable à court ou moyen terme.

 

      Dans un contexte international incertain, l’Europe semble incapable du moindre sursaut : budget d’austérité, euro fort qui pénalise nos industries, dumping social et fiscal qui encourage les délocalisations. Il n’y a guère que la finance qui a tranquillement traversé la crise dont elle est pourtant largement responsable. Le monde de l’argent en est sorti indemne, ce qui ne l’empêche pas de demander à l’immense majorité des salariés de nouveaux sacrifices.

 

      Bref, cela ne peut continuer comme cela ! On pensait que la crise financière obligerait les dirigeants à inverser la donne : on constate aujourd’hui qu’elle la conforte.

 

                                                Vite une nouvelle politique !


      Quand François Hollande, devant le Parlement Européen, affirme que la France elle-même a pris des engagements, et elle les tiendra, mais en même temps nous devons collectivement, et constamment, ajuster nos objectifs aux réalités de la conjoncture », il confirme en termes feutrés ce que nous disons clairement depuis des mois : dans un contexte de croissance nulle, les politiques de rigueur mènent inexorablement à l’austérité généralisée. Même le FMI l’admet : la rigueur n’est pas « efficace », puisqu’elle mène tout droit à la récession, à l’augmentation vertigineuse du chômage, et au creusement de la dette qu’elle est pourtant censée combattre !

 

      Faudra-t-il attendre la fin de l’année pour constater que ni les prévisions de déficit, ni les objectifs de croissance n’ont été tenus ? Faudra-t-il attendre que la droite européenne se saisisse de ces mauvaises nouvelles pour préconiser de nouveaux tours de vis ? A l’évidence non.

 

      C’est maintenant qu’il faut rouvrir le débat sur notre stratégie macro-économique ! C’est tout de suite qu’il faut assumer des choix alternatifs ! La priorité c’est la croissance : la résorption des déficits et de la dette doit être étalée dans le temps.C’est maintenant, parce qu’il n’est plus possible d’entretenir l’illusion d’une reprise conséquente de la croissance portée par un volontarisme européen.

 

      En baissant son budget, pour la première fois de son histoire, les dirigeants de l’Union Européenne ajoutent l’austérité communautaire à celle qu’ils ont imposée aux Etats membres.

 

      C’est maintenant, parce que la relance de notre appareil productif prend du temps. C’est maintenant, parce que nos concitoyens perdent espoir et qu’il appartient à la gauche de répondre à l’urgence sociale tout en préparant l’avenir.

 

      Il revient désormais au Président, dont l’autorité est renforcée sur la scène internationale, de prendre une initiative en faveur d’un changement de politique au niveau européen comme au niveau national. François Hollande a souvent indiqué qu’il se refusait d’opérer un « tournant de la rigueur » après des choix insuffisamment réalistes. Aujourd’hui, c’est le réalisme qui impose « un tournant de la relance ».

 

                                  La relance, elle est d’abord industrielle

 

      Plans sociaux en cascade et délocalisations massives dévastent des milliers de vies et fragilisent nombre de territoires. Parce qu’il n’y a pas de fatalité, nous en appelons à un volontarisme sans faille C’est le rôle d’un Etat stratège qui élabore une véritable politique en faveur des industries, à leur modernisation, mais aussi à leur sauvetage. Il est crédible de proposer aujourd’hui de mobiliser du capital public, voire d’engager des nationalisations dans des secteurs stratégiques. Elles peuvent être temporaires, elles ne sont pas nécessairement à 100%. Mais se priver de cet outil, c’est faire preuve de dogmatisme là où les Français attendent de nous de l’audace et des résultats. L’Etat doit, en même temps, engager une stratégie offensive, par une politique de soutien aux filières, en particulier celles qui permettront l’indispensable transition énergétique.


      La relance passe par un grand plan d’investissements publics. Il est impossible de soutenir notre économie, sa compétitivité, sa force d’innovation, sans y consacrer les moyens suffisants.

 

      Nous avons toujours demandé que soient exclus du calcul des déficits les dépenses d’investissements. Parce que nous empruntons à des taux historiquement très bas, parce que la France mérite de nouvelles infrastructures publiques de très haute qualité, le gouvernement ne saurait, pour des raisons comptables, négliger la préparation de l’avenir. De nombreux chantiers sont en attente : l’accès au haut débit sur tout le territoire, le développement du transport logistique et fluvial, l’amélioration des réseaux de transports collectifs et de l'hopital public.

 

      Parce que nous croyons en l’innovation, nous pensons que les dotations prévues pour le lancement de la Banque Publique d’Investissement, actuellement 42 millards, ne sont pas suffisantes. Nous proposons qu’elles soient portées à terme à 200 milliards d’euros pour aider nos PME dans la crise et pour leur permettre de se développer, d’innover et d’exporter. Une part de ces crédits doit être consacrée à des prises de capital.

 

      Nous proposons que la réforme de l'épargne, qui va s'engager après la réforme bancaire, intègre une réorientation de l'épargne détenue par les Français. Outre le doublement du plafond de Livret de Développement Durable et la poursuite du doublement du plafond du livret A, nous proposons de pouvoir réorienter une partie des fonds de l'Assurance Vie vers le financement de l'économie productive.


       Nous attendons de l'examen du projet de loi bancaire par le Parlement qu'il améliore la séparation des activités de dépôts et d’investissements, des activités speculatives.

 

      Enfin, nous devons sortir de nos contradictions. On ne peut pas à la fois solliciter toujours davantage les collectivités locales, dont on connait le rôle décisif en matière de développement économique et de soutien à l’emploi, tout en les ponctionnant de plusieurs milliards d’euros dans les années à venir. On ne peut préconiser la construction massive de logements tout en augmentant la TVA sur le logement social!

 

      La relance passe par un soutien au pouvoir d’achat et une hausse de salaires. Le pouvoir d’achat des Français est en berne. Cela est dû notamment à l’explosion des dépenses consacrées au logement. Nous demandons un blocage des hausses des loyers pendant 3 ans dans les secteurs où l’on a pu constater des excès insupportables.

 

     Le gouvernement a mis en oeuvre des dispositifs utiles en faveur des jeunes et des familles (emplois d’avenir, contrats de génération, plan pauvreté, revalorisation des allocations). En complément de ces mesures importantes, il est temps de remettre l’augmentation des salaires à l’ordre du jour. C'est maintenant qu'il faut une substantielle revalorisation du SMIC et des salaires de la fonction publique négociée par les partenaires sociaux. Au moment où l’on consent de larges baisses d’impôts aux entreprises, le monde du travail est fondé à demander de justes contreparties en terme de revenus et de réduction de la précarité.

 

     Cela ne nous empêchera pas de continuer à douter du bien fondé du CICE, qui aurait dû être ciblé (quel besoin d’aider la grande distribution ou les cliniques privées, alors que c’est aujourd’hui l’industrie qui souffre ?) et conditionné (comment justifier qu’un aussi lourd effort budgétaire bénéficient à des entreprises qui licencient ou délocalisent ? )

                          La relance doit se faire avec les salariés !

 

      Nous le mesurons depuis plus de 6 mois : les résistances au changement social sont fortes. L’offensive du MEDEF est d’une rare vigueur. Aujourd’hui, la gauche doit contribuer à construire un rapport de forces favorable au monde du travail.

 

     Si nous saluons l’effort du gouvernement en faveur du dialogue social, nous ne saurions nous satisfaire de l’accord signé récemment entre le patronat et des syndicats représentant une minorité de salariés. Cet accord inacceptable contient de nombreuses régressions sociales que les quelques avancées ne peuvent en aucun cas justifier. Nous ne souhaitons pas que le texte soit présenté en l’état au Parlement.

 

     Dans cette étape décisive, députés et sénateurs auront un rôle majeur à jouer pour améliorer la protection des salariés. Comme la gauche s’y était engagée, il est temps de faire voter l’interdiction des licenciements boursiers, d’instaurer l’obligation de reprise des entreprises en cas d’offre viable et le droit de priorité donné aux salariés pour reprendre leur entreprise en coopérative. Enfin, il est indispensable de renforcer les pouvoirs des comités d’entreprises et des CHSCT, en adoptant une grande loi sur les nouveaux droits des salariés, à l’instar des lois Auroux dans les années 80.


      Le temps presse, et les esprits sont mûrs pour une nouvelle politique : une politique qui rendra possible, nous en sommes sûrs, une nouvelle étape dans le rassemblement de la gauche et des écologistes. C’est aujourd’hui qu’il faut négocier le tournant de la relance.

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 18:43
      banque.jpgProbablement pris par les nombreux sujets d'actualité, les médias français ont zappé une intervention qui aurait dû donner lieu à débat. Seule France Info a évoqué "le discours détonnant du Président islandais" au Forum économique de Davos, cette petite station de ski suisse où, chaque hiver, se retrouvent les grands patrons, les banquiers et les responsables politiques.

      Alors que le projet de réforme bancaire du gouvernement français est l'objet de controverses, il n'est pas inutile de prendre connaissance des propos d'Olafur Ragnar Grimsson, qui a encouragé à "penser davantage aux peuples qu'aux banques", en prenant son pays pour exemple: une île où "nous avons laissé les banques faire faillite et nous sommes occupés des citoyens....et ça a marché", a-t-il affirmé.

      Ces propos seront probablement considérés comme irresponsables par l'establishment financier français, mais ils méritent d'être lus et médités

                                                  ******

      "Nous avons été assez sages de ne pas suivre les politiques traditionnelles qui ont prévalu normalement en Occident au cours des 30 dernières années. Nous avons introduit le contrôle des changes, nous avons laissé les banques faire faillite, nous avons soutenu les plus pauvres, nous n’avons pas adopté les mesures d’austérité comme ailleurs en Europe, et le résultat final, 4 ans plus tard, est que l’Islande a accompli des progrès et une relance très différente des autres pays européens qui ont souffert de la crise financière".
     
      "Pourquoi considère-t-on que les banques sont des saintes-chapelles de l’économie moderne, et pourquoi ne peuvent-elles pas faire faillite comme les compagnies aériennes ou les entreprises de télécommunication, si elles ont été gérées d’une façon irresponsable ? La théorie que vous devez payer pour sauver les banques est une théorie selon laquelle les banquiers peuvent jouir de leurs propres bénéfices et de leur succès, puis que les gens ordinaires payent pour leurs échecs au moyen des impôts et de l’austérité, et dans les démocraties éclairées, les gens ne l’accepteront pas sur le long terme ".
 
      " L’une des choses que nous avons apprises après l’effondrement des banques en Islande, c’est que les banques islandaises, comme les banques britanniques ou les banques américaines, sont devenues des entreprises de haute technologie, qui recrutent des ingénieurs, des mathématiciens et des informaticiens. Et quand elles se sont effondrées, le secteur innovant de notre économie, le secteur informatique, le secteur des TI s’est mis à prospérer, et en fait, sur les trois dernières années, il a eu de bien meilleurs résultats que jamais auparavant dans son histoire. Donc la leçon à en tirer, c’est la suivante : si vous voulez que votre économie soit compétitive dans le secteur innovant du 21ème siècle, un secteur financier fort qui prend les talents de cet autre secteur, même un secteur financier qui marche bien, est en fait une mauvaise nouvelle".
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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez