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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 09:36

      ump.jpg
      On dit que "ce n'est pas bien de rire du malheur des autres". C'est vrai, surtout quand on a connu pareille turpitude dans sa famille....mais quand même, ça fait parfois du bien!

      Parmi tous les commentaires entendus depuis hier soir, je retiens celui-ci:


Comment l'UMP va bien pouvoir faire campagne
contre "le mariage pour tous",
alors que ce parti a désormais 2 papas?

      Plus sérieusement, le résultat le plus navrant de cette farce est que Marine Le Pen est certainement la seule à vraiment se frotter les mains ce matin!

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18 novembre 2012 7 18 /11 /novembre /2012 20:06

E-Maurel-CN.jpg
Le courant "Maintenant la gauche", auquel j'appartiens,

ne participera pas à la direction nationale du Parti socialiste.

Si vous souhaitez comprendre pourquoi,
je vous suggère de visionner
l'intervention d'Emmanuel Maurel
lors du Conseil National du PS du 17 novembre,

en cliquant ici

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 21:45

         Au lendemain de la réélection de Barack Obama*, s’est tenue le 8 novembre à Moscou une conférence internationale sur le désarment nucléaire, en présence de nombreuses personnalités, spécialistes de ces questions, notamment américaines et russes.

       

      Je suis intervenu au cours des débats de cette conférence, organisée par Global Zero (mouvement international pour l’élimination des armes nucléaires) et le RIAC (Conseil Russe pour les Affaires Internationales) 

 

* Les intervenants ont souhaité que cette réélection soit une occasion de donner une nouvelle impulsion au désarmement nucléaire.

 

 

                          Intervention de Paul Quilès

 

 

       L’objectif d’un monde sans arme nucléaire ne pourra naturellement pas être atteint en dehors d’un cadre multilatéral. Il est donc indispensable que toutes les puissances nucléaires soient à terme pleinement associées au processus de désarmement.

 

       Il est évident que les États-Unis et la Russie, qui détiennent aujourd’hui de l’ordre de 95 % des armements nucléaires, ont une responsabilité particulière. Même après la mise en œuvre du nouveau Traité START, leurs arsenaux resteront considérables, puisque ce traité n’impose aucune limite, ni aux armes maintenues en réserve, ni aux armes tactiques. Or ces deux catégories d’armes sont deux fois plus nombreuses que celles qui relèvent du Traité. En outre, les plafonds établis sont peu contraignants : 1 550 têtes à l’échéance de 2018, sous réserve de règles de comptage qui n’attribuent qu’une seule tête aux bombardiers stratégiques.

 

       On est donc loin d’un objectif de 1 000 têtes, avec des contraintes sur les armes non déployées, qui aurait pu exercer un réel effet d’entraînement sur les négociations multilatérales, sans affecter la sécurité des deux pays. Ceci ne doit pas pour autant conduire à sous-estimer la portée du nouveau Traité START, qui réside surtout dans ses dispositifs de vérification et de transparence.

 

Face à de tels arsenaux, peut-on considérer que

les autres puissances nucléaires exercent

une influence notable sur la stabilité des équilibres stratégiques ?

 

       La France et le Royaume Uni détiennent un nombre proche de têtes nucléaires : environ 300  pour la France et 225 pour le Royaume Uni, soit 3 à 4 % des arsenaux américains et russes.

 

       Néanmoins, je rappelle que l’Alliance atlantique leur reconnaît « un rôle de dissuasion propre » qui « contribue à la dissuasion globale et à la sécurité des Alliés ». Cette reconnaissance date de 1974, à l’époque de la Guerre froide. Elle repose sur l’idée que la présence en Europe occidentale de deux centres de décision indépendants ajoute un élément d’incertitude supplémentaire pour un éventuel agresseur.

 

       Le contexte a aujourd’hui totalement changé. La situation stratégique du continent européen n’est plus dominée par l’affrontement des blocs, même si les relations entre l’OTAN et la Russie sont loin d’être devenues totalement confiantes et amicales. Cependant, tant que des armes nucléaires existent sur le continent européen, il peut être utile à la sécurité de l’Union européenne que deux de ses membres aient une capacité de dissuasion qui ne dépende pas des choix américains.

 

       Inversement, je m’interroge sur la contribution à la sécurité européenne de quelque 200 armes tactiques américaines obsolètes et dont l’éventuel emploi ne relèverait que du commandement américain. Quant aux armes tactiques russes, dont 2 000 seraient opérationnelles, il n’y a aucune nécessité de les équilibrer par des armes de même nature. Ce sont les armes stratégiques américaines qui, avec les armes nucléaires britanniques et françaises, garantissent actuellement l’Europe contre une très hypothétique attaque nucléaire. On voit bien que le Japon, par exemple, bénéficie de la garantie de la dissuasion américaine sans qu’il soit besoin de stationner sur son sol des armes nucléaires tactiques.

 

       Cette analyse devrait conduire la France à une réflexion sur le statut de sa force nucléaire aérienne, dans la mesure où les missiles air-sol ASMP-A n’ont pas une portée telle qu’on puisse les classer dans la catégorie des armements stratégiques.

 

       Quoi qu’il en soit, rien ne dispense pas la France et le Royaume Uni de l'obligation de se joindre à une entente globale sur le niveau des armements nucléaires, dès lors que les arsenaux américains et russes se seront rapprochés, en nombre et en puissance, de ceux qu’ils détiennent.

 

       L’existence d’un armement chinois comparable à celui de la France et du Royaume Uni oblige indéniablement les autres puissances nucléaires à en tenir compte dans la détermination du volume de leurs forces. La poursuite du désarmement nucléaire nécessite donc d’inviter la Chine à s’y associer, quelles que soient ses réticences actuelles.

 

De façon plus précise, je pense

que les futures négociations américano-russes

devraient inclure la France, l’Angleterre et la Chine
comme membres observateurs.

 

       Cela permettrait d’impliquer pour la première fois dans un processus global de désarmement les 5 puissances nucléaires reconnues dans le TNP et de renforcer la confiance et la transparence, même si certaines réunions plus sensibles pourraient se tenir en formation restreinte. Ce statut d’observateur serait une étape préliminaire au statut d’acteur direct d’un futur traité de désarmement.

 

       Les cas de l’Inde, du Pakistan et d’Israël relèvent de la problématique de l’universalisation du TNP. On voit bien à cet égard l’importance et l’urgence qu’il y a de créer les conditions pour que ces pays adhèrent à ce traité.  

 

       Quant à la Corée du Nord, ses capacités ne paraissent pas avoir, au stade actuel, de réelles conséquences sur les équilibres stratégiques, compte tenu de leur caractère embryonnaire.

 

 

Pour résoudre une équation aussi complexe,
qui implique de nombreux acteurs, aux intérêts très divers,
3 notions me paraissent essentielles :

 

1- la confiance, qui implique elle-même la transparence.

 

       C’est indispensable pour tout progrès. Les garanties que les Américains et plus généralement l’Alliance atlantique sauront fournir aux Russes en matière de défense anti-missile sont à cet égard déterminantes. Il doit être possible, par des échanges de données techniques et par des coopérations opérationnelles, de donner à la Russie l’assurance que le système n’aura pas pour effet d’affaiblir sa dissuasion.

 

       Les puissances nucléaires moyennes ont aussi un rôle à jouer dans l’amélioration de la confiance. La France pourrait ainsi, comme le Royaume Uni, s’engager dans une politique de transparence accrue concernant le niveau et la nature de son armement nucléaire.

 

       On doit se féliciter à cet égard de la pratique désormais régulière de rencontres entre les 5 puissances nucléaires reconnues en vue du renforcement de la confiance quant à leurs politiques de dissuasion et de la transparence de leur posture nucléaire, en espérant qu’elles vont au-delà de contacts formels.

 

       L’établissement de relations de confiance est tout aussi nécessaire en Asie. Il passe par un engagement plus fort de la communauté internationale en faveur de la résolution des différends indo-pakistanais et sino-indiens. Il est tout aussi essentiel d’enrayer la montée des tensions aux abords maritimes de la Chine.

 

2- Autre notion fondamentale : le multilatéralisme, c’est‑à‑dire l’association de tous les États, nucléaires ou non, aux négociations de désarmement nucléaire sur une base d’égalité et de non-discrimination.

 

       Les conférences d’examen du TNP peuvent de ce point de vue permettre des progrès considérables. C’est en effet dans ce cadre que les États dotés de l’arme nucléaire doivent rendre compte de leurs efforts de désarmement en application de l’article VI du Traité. La conférence d’examen de 2000 a en particulier défini une feuille de route pour le désarmement, sous la forme de 13 mesures prioritaires, qui permettent d’évaluer rigoureusement la contribution de chacun des États dotés au désarmement nucléaire.

 

       Deux autres enceintes multilatérales sont d’importance cardinale pour le désarmement : l’une dédiée au TICE (Traité d’interdiction complète des essais nucléaires) et l’autre au lancement des négociations pour un Traité Cut-off (Traité d’arrêt de la production de matières fissiles à des fins militaires).

 

       Dans la première série de négociations, l’enjeu principal est d’obtenir la ratification des États-Unis ; dans la seconde, c’est la fin du blocage pakistanais, qui passe sans doute par la prise en compte des préoccupations de ce pays concernant les stocks existants, mais aussi par une expression plus forte du consensus des autres États participants.

 

3- Dernière notion-clef : la vérification.

 

       Il n‘y aura de progrès décisif dans le désarmement nucléaire que si des mécanismes de vérification adéquats sont mis en place. La tâche est difficile. C’est un défi considérable du point de vue technique, militaire et politique, que d’aller au-delà de la vérification des vecteurs, pour passer à celle des têtes, de leur démantèlement et de leur stationnement, et à la vérification des matières fissiles. Mais, au vu des résultats obtenus dans le domaine du désarmement chimique, l’objectif paraît réaliste, à condition d’y consacrer la volonté politique nécessaire.  

        

       Tel est, en définitive, l’enjeu de nos débats. Il s’agit de susciter cette volonté politique, qui doit être à la mesure des dangers que fait peser sur notre monde l’existence de milliers d’armes nucléaires en constant perfectionnement.

 

       La contribution de la société civile, des ONG, des experts indépendants et d’un mouvement comme Global Zero est en ce domaine irremplaçable.

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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 15:34

Absent-isme.jpg      Ce fut certainement le thème le plus applaudi lors du congrès de Toulouse du PS: la fin du cumul des mandats!

      Il ne s'agit pas encore de l'instauration du "mandat parlementaire unique", que je réclame depuis 12 ans (voir les articles sur ce blog), mais je ne vais pas me plaindre que cette timide avancée puisse enfin se concrétiser.

  

      Sa mise en oeuvre sera en tout cas une occasion pour le nouveau 1er secrétaire, Harlem Désir, de nous "étonner", comme il l'a promis.

      Je suis malgré tout déçu de constater que tous les arguments avancés lors du congrès pour réclamer cette mesure ont tourné autour du meilleur partage des fonctions d'élu que permettrait le non cumul.

  

      Cet argument n'est naturellement pas négligeable, mais je regrette qu'on ait passé sous silence l'influence que doit avoir sur le fonctionnement et le rôle du Parlement le travail à temps plein des élus à l'Assemblée Nationale et au Sénat.

  

      En donnant plus de poids au législatif, on favorisera en effet un meilleur équilibre des pouvoirs, ce qui atténuera le caractère excessivement présidentiel de la Vème République. A défaut d'instaurer une VIème République, on prendra ainsi quelque distance avec ce système de monarchie républicaine qui pèse si lourdement sur la vie politique française.

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Published by Paul Quilès - dans Cumul des mandats
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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 15:08

congres.jpg


Alors que les socialistes sont au pouvoir,
la question a été posée

de savoir quel était vraiment

l'objectif
du Congrès de Toulouse du PS
.


C'est autour de ce thème qu'a eu lieu sur France 3 Sud

un débat, auquel j'ai participé,

 

avec Jean-Pierre Bel, Président du Sénat

et Martin Malvy, Président de la Région Midi-Pyrénées.

Pour visionner, cliquer ici
et aller sur les plages :
38' à 41'
44' à 47'
51' à 57'

 

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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 09:03

     PQ-Congres-TLS.jpg
      A l'occasion du congrès du Parti socialiste, qui se tenait ce week-end à Toulouse, nombre d'orateurs n'ont pas manqué de se référer à Jean Jaurès, qui en fut un temps l'élu municipal avant de devenir député de Carmaux.

        

      C'est donc tout naturellement que j'ai suggéré à la tribune du congrès que les socialistes se souviennent de son message et de son action en faveur de la paix et du règlement des conflits par "l'arbitrage international".

    

      Je n'ai malheureusement disposé que de quelques minutes pour dire ma conviction que, dans le monde complexe et menaçant de ce début de XXIème siècle, la recherche de la sécurité ne passe pas par le surarmement et que la dissuasion nucléaire est une illusion, coûteuse et dangereuse.

          
          Pour visionner ma brève intervention au congrès de Toulouse,  cliquer ici

        Pour en savoir plus sur le sujet, lire sur ce blog

 

 
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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 17:53

Le Parti socialiste doit avoir un "rôle d'alerte",

tout en maintenant un "soutien sans faille" au gouvernement,

a estimé  Emmanuel Maurel ce jeudi sur RFI, 

 à la veille de l'ouverture du congrès de Toulouse.
(communiqué)

     

      "Le Parti socialiste a un rôle d'alerte à jouer. Notre rythme à nous, le parti, n'est pas le même que celui du gouvernement. Il ne faut pas que l'on s'interdise de mener un certain nombre de débats, de faire des propositions nouvelles", a-t-il dit.       

       

      Le PS doit exprimer "un soutien sans faille au gouvernement et en même temps, le parti est plus que cela. C'est une organisation politique qui aide la gauche dans le rapport de force social, qui se mobilise, et c'est aussi le relais d'un certain nombre d'aspirations, d'un certain nombre d'impatiences", a poursuivi Emmanuel Maurel, qui a réuni autour de son nom près de 30% des suffrages exprimés des militants socialistes pour la désignation du premier secrétaire du PS.

      Interrogé sur la signification de ce score, M. Maurel a estimé que "le message principal" émis par les militants était que le PS doit s'affirmer "même quand on est au pouvoir. On ne veut pas que le parti soit fermé pour cause de gouvernement".
Le congrès de Toulouse sera un "congrès de mobilisation, à la fois pour conforter le changement, mobilisation aussi contre la droite et l'extrême droite (...), mobilisation contre les obstacles et les résistances, elles sont nombreuses", de ceux "qui n'ont pas intérêt au changement ou ceux qui ne veulent pas le changement", a-t-il poursuivi.

      Emmmanuel Maurel a indiqué vouloir oeuvrer après le congrès de Toulouse en faveur du droit de vote des étrangers non-communautaires aux élections locales, - "ça fait trente ans qu'on le promet" - , mais aussi en faveur d'une loi contre les licenciements boursiers - "elle est plus que jamais urgente et nécessaire" -, et en faveur de l'égalité salariale entre les hommes et les femmes.

             

                  Ecouter Emmanuel Maurel, invité de France Inter

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 10:23

 maurel.jpg

    Article publié sur le site de France 3 Ile de France

     

      Le grand public a découvert Emmanuel Maurel, candidat face à Harlem Désir

pour la direction du parti socialiste.

Ce nouveau visage de l'aile gauche du PS

est vice-président du conseil regional d'Ile de France.

Portrait

 

 

     Emmanuel Maurel est donc l'empêcheur de désirer en rond. Avec 28% au scrutin interne au parti socialiste pour désigner sa direction, il a crée une relative surprise. Son score permet à l'aile gauche du parti de revendiquer un espace politique. Et Emmanuel Maurel peut donc succéder à Benoit Hamon pour incarner ce courant. A 39 ans, le vice-président du conseil régional d'Ile de France change de dimension politique.

 

Nouveau rôle

 

      "Le défi pour lui maintenant est de savoir ce qu'il va faire de cette lumière. Il n'était pas forcément programmé pour cela. Chez lui, la part d'ambition personnelle est un peu plus réduite que chez d'autres élus", commente Marie-Pierre de La Gontrie, amie et voisine de bureau au conseil régional d'Ile de France.

 

     "C'est un type bien. Solide. Il gagne à être connu. Le piège pour lui, maintenant, serait peut-être de s'enfermer dans un personnage. Celui de gardien du temple ou de dernier des mohicans. Mais, il sait trouver des accords politiques avec quand même toujours une ligne de fond directrice", juge Cécile Duflot, qui l'a côtoyé à la région Ile de France.

 

      "Jusqu'ici, Emmanuel était identifié comme un intellectuel dans le parti, parce qu'il est chargé des universités permanentes et organise le contenu des journées de la Rochelle. Depuis hier, il a montré qu'il pouvait être un leader politique", espère une de ses amies, militante à Paris.

 

Le parcours politique

 

      Professeur à Sciences -Po, ses étudiants peuvent plancher sur son livre "Leçons de droit et d'institutions politiques". A sa bibliographie également, un ouvrage sur Jean Poperen. Un modèle ? "J'aimais bien l'idée d'être un jeune archaïque", confie-t-il à Libération à propos de cette filiation. Mais c'est aux côtés de Jean-Luc Mélenchon qu'il fait ses premiers pas comme attaché parlementaire. D'ailleurs, les mélenchonistes restés au PS comme Marianne Louis ou Jérome Guedj sont des fervents soutiens de la motion 3.

 

      Né en 1973, le 10 mai (mdr) à Epinay sur Seine (re-mdr), il va grandir un petit peu plus au nord de l'Ile de France dans le Val d'Oise. A Eaubonne, Méry sur Oise ou encore Andilly. Il est aujourd'hui élu municipal de Persan.

 

      En 2009, il devient vice-président du conseil régional d'Ile de France. Il a en charge l'apprentissage et la formation, domaines de compétence de l'échelon régional. " Ca m'a appris l'humilité, même si je n'en étais pas dépourvu auparavant", confie-t-il à France3 Ile de France. "C'est un mandat passionnant avec la necessité de se confronter au réel, les contraintes budgétaires ou les rythmes de l'action publique. Même si c'est un secteur très technique, j'ai essayé d'y mettre un peu de politique, une vraie politique de gauche", ajoute-t-il.

 

      "Dans les réunions de l'executif du conseil regional, il est l'un de ceux dont les avis ont le plus de vision politique. Il est très structuré d'un point de vue politique. Et en plus, il est très cultivé, ce qui dans cette génération là est moins courant", juge Marie-Pierre de La Gontrie

 

 

Un littéraire pur et dur

 

      Il suffit d'être ami facebook avec Emmanuel Maurel pour connaître ses passions. La musique classique. Au printemps, il statue souvent sur ses longues soirées passées à corriger des copies au son d'un quelconque opéra ou concerto. Et la littérature. "C'est une passion ancienne. Je suis très sensible au beau style français. Chateaubriand, Rousseau. Ca m'apaise et ça m'enrichit. J'écris toujours mes discours moi-même. J'essaye de faire en sorte qu'ils ne soient pas trop mal écrits", confesse-t-il.

 

      C'est avant tout un grand amateur de poésie. "C'est une autre appréhension du temps et du rapport au monde. Je sais que c'est assez banal comme propos, mais il y a quelque chose de fascinant", explique Emmanuel Maurel. Ses poètes préférés: Baudelaire, Apollinaire et parmis les contemporains Yves Bonnefoy, Paul Celan ou Philippe Jacottet.

 

      Mais celui qu'il place au-dessus est François Malherbe, poète français du XVII ème siècle, qu'il a beaucoup lu et annoté durant ses études de lettres. Malherbe dont le vers le plus connu est le suivant : "et rien, afin que tout dure, ne dure éternellement".

 

      Une devise pour la vie politique. 

                           Visionner l'intervention d'Emmanuel Maurel

                      à l'issue du scrutin sur la désignation du Premier secrétaire du PS

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 22:21
     Commission-europeennejpg.jpg
     
On se souvient de cette directive de l’Union Européenne concernant la libéralisation des services, dite « Directive Bolkestein », et dont la version initiale avait entraîné une levée de boucliers dans toute l’Europe entre 2003 et 2006.
 
      Il semble bien qu’on assiste à son retour. En effet, en décembre 2011, le Commissaire Michel Barnier a proposé une directive sur la « passation des marchés publics » censée faciliter la mise en place du « marché unique européen », dans laquelle figure une disposition potentiellement porteuse d’une régression sans précédent pour notre modèle social. Il s’agit de l’annexe 16 de ce texte, qui propose d’appliquer aux « services de sécurité sociale obligatoire » des règles propres aux marchés publics…..bref, de libéraliser un secteur régi jusque-là par les seules règles de la solidarité. Plus clairement, l’objectif est, ni plus ni moins d’organiser la privatisation de la sécurité sociale !
 
      « Si ces dispositions étaient adoptées, ce serait un bouleversement complet. La sécurité sociale obligatoire (qui, en France, prend par exemple en charge les maladies les plus graves et les plus coûteuses) devrait faire l’objet d’un « avis de marché », chaque année, au terme duquel les pouvoirs publics choisiraient le meilleur des candidats. Aux côtés de l’opérateur historique (en France, des caisses d’assurance santé), pourraient s’inviter des opérateurs privés, par exemple des géants de l’assurance, comme Axa ou Allianz, pronostiquent certains des observateurs les plus inquiets à Bruxelles.»[1]
 
      Et pourtant, comme le rappellent les textes et la jurisprudence en cours dans ce domaine, la sécurité sociale est par essence un secteur « non économique ». Par ailleurs, un arrêt de la Cour de justice européenne de 1993 rappelle « que les services obligatoires de la sécurité sociale, parce qu'ils mettent en place la solidarité à l'échelle de l'État, ne peuvent être considérés comme une activité économique ». Une « communication » de 2007 de la Commission européenne estime même que la sécurité sociale ne peut être « soumise aux règles du traité relatives au marché intérieur et à la concurrence ».
 
      Des résistances commencent à apparaître au sein du Parlement Européen, où le débat sur ce texte, jusqu’alors confidentiel, entre dans sa phase active. Il est essentiel que l’annexe 16 soit supprimée. La santé de nos concitoyens ne peut être livrée en pâture à des groupes dont la finalité sera naturellement le profit, loin de l’objectif de solidarité qui se trouve au cœur du système de sécurité sociale.
__________________________________________________________
[1] Article de Ludovic Lamant (MEDIAPART)
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 10:59

EM.jpg

 

Emmanuel Maurel candidat 

 

Les militants socialistes ont démenti tous les pronostics.

A ceux qui voulaient faire de notre congrès un « non événement »,

ils ont offert un beau témoignage de vitalité interne.

 

 

      Près d’1/3 des militants n’ont pas apporté leurs suffrages à la motion qu’on annonçait « ultra majoritaire ». La diversité du Parti Socialiste s’est ainsi exprimée : c’est bon pour la gauche, c’est bon pour le pays.   

 

       En dépit d’un calendrier précipité, les militants ont pris le congrès au sérieux.

 

      En dépit de la désignation anticipée de la direction du parti, les militants ont remis ce congrès à l’endroit : le débat sur l’orientation du PS d’abord, la question de ceux qui le dirigent ensuite !   

 

      La motion 3 est fière d’avoir contribué à réveiller le congrès ! Nous avons mis les débats sur la table, pas sous le tapis. Sur des questions aussi importantes que la réorientation européenne, la réduction à marche forcée des déficits publics, la relance de l’investissement public, la révolution fiscale, l’urgence écologique, nous avons nourri une discussion qui traverse la gauche, et même la société toute entière.

 

       Je m’inscris dans les règles du parti : il est prévu que les deux motions arrivées en tête présentent un candidat. Portée par une indéniable dynamique, la motion 3 réalise près de 14% des voix, arrivant ainsi en deuxième position.  

 

       Naturellement, je me présente aux suffrages des militants pour être premier secrétaire. Ma conviction, c’est que Le PS a un rôle décisif à jouer dans la réussite du gouvernement. De ce point de vue là, nous sommes instruits par l’expérience. Quand nous sommes au pouvoir, rien de pire qu’un parti corseté, atone, apathique à force d’autocensure.

 

       Dans l’opposition comme dans la majorité, il faut un parti d’action, un parti de débat, un parti qui poursuit sa rénovation. Un parti fort, acteur du rassemblement de la gauche.

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez