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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 22:01

radio-ONU.jpg"Désarmement nucléaire:
le combat de Paul Quilès"



  "Paul Quilès est un homme politique français qui a occupé plusieurs postes dans le gouvernement de son pays dont celui de Ministre de la défense. Maire de la cité médiévale de Cordes sur Ciel, en France, Paul Quilès défend activement depuis plusieurs années l'idée du désarmement nucléaire. ......"

                  Ecouter l'interview de Paul Quilès sur Radio ONU

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 16:38

ATTAC

L'avis du Conseil scientifique d'ATTAC

     

      "Paul Quilès a occupé plusieurs postes ministériels français dans les décennies 1980 et 1990 dont celui de la Défense en 1985-1986. A la légitimité, le devoir, qu'a tout citoyen d'intervenir, il ajoute les compétences technique et politique. C'est dire que le petit ouvrage "Nucléaire, un mensonge français - Réflexions sur le désarmement nucléaire" qu'il publie aux Éditions Charles Léopold Mayer, mérite l'attention. 
      

      L'ancien ministre affirme affirme à bon droit que "la prolifération nucléaire constitue, en revanche, le principal risque pour la sécurité du monde", cependant pour éviter toute ambiguïté à l'égard des puissances nucléaires, dont la France évidemment, il ajoute "c'est plus par le multilatéralisme et les traités qu'on la combattra que par la dissuasion". On montre assez dans ces colonnes que la compétition se révèle, toujours, moins efficace que la coopération pour ne pas être sensible à ce constat d'un connaisseur.
    

      Il dénonce la présentation omniprésente de cette" garantie ultime de notre sécurité" qui ne vise guère guère qu'à interdire le débat. Rien n'est dit, jamais, s'insurge-t-il, quant à la montreuse hypothèse où l'arme nucléaire serait utilisée ! L'auteur ne fait pas référence au deuxième amendement de la Constitution des États-Unis qui garantit le droit de porter des armes mais il s'inscrit en faux devant l'affirmation du nucléaire comme "assurance vie" ; c'est une prétention totalement fallacieuse !
   

     On trouvera aussi dans l'ouvrage de Paul Quilès une sorte d'instrument militant dans la trentaine de pages qu'il consacre à plusieurs textes de références et aux organisations et mouvements qui combattent l'armement."

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 10:58
COUV NUCLEAIRE PRINT modifié-1      Depuis plusieurs années, je défends activement l’idée du désarmement nucléaire, comme de très nombreuses personnalités* ayant exercé des responsabilités dans le domaine de la défense et des affaires étrangères.
 
     Je sais que ce n’est pas un sujet qui passionne ce que l’on appelle l’opinion publique. Et pour cause ! Le discours officiel, en France tout particulièrement, prétend que l’armement nucléaire fait l’objet d’un « consensus », qu’il constitue une « assurance vie », une « garantie de notre sécurité et de notre indépendance », la condition de notre présence parmi les « grandes puissances »….Autant dire que ceux qui osent contester ces affirmations sont vite traités d’irresponsables.
    
      Pourtant, l’armement nucléaire et la théorie de la dissuasion font partie de l’héritage d’une autre époque, celle de la guerre froide et de la course démentielle aux armements imposée par l’affrontement Est-Ouest pendant 45 ans.
     
     Si le débat avait lieu – un débat que ne souhaitent pas les défenseurs intraitables du dogme- il apparaitrait qu’il s’agit d’un mode de défense inefficace, coûteux et dangereux. On verrait aussi que, contrairement à leurs affirmations répétées, il ne répond plus aujourd'hui aux défis mondiaux de la sécurité.
    
      Ce sont ces thèmes que j’aborde dans un petit livre
(« Nucléaire, un mensonge français »),
qui sort en librairie** le 14 juin.

Lisez-le, il vous donnera peut-être envie d’en savoir plus et de débattre !    

        Lire aussi sur ce blog: désarmement nucléaire
  _______________________________________________________
  * Voir notamment les nombreux signataires de l'appel de Global Zero, anciens ministres de la défense et des affaires étrangères, anciens premiers ministres ou chefs d'Etat, parmi lesquels: Jimmy Carter, Mikhail Gorbatchev, Javier Solana, Massimo d'Alema, Carl Bildt, Margaret Becket, Igor Ivanov, Malcolm Rifking, Michel Rocard, Hans Blix.......
     
** Commander le livre par internet:  FNAC , Amazon        
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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 11:22
     législativesTribune également publiée sur le site de MEDIAPART
 
      La cause est entendue : sauf surprise, très improbable, la gauche sera majoritaire à l’Assemblée Nationale dans une semaine et c’est tant mieux. Le changement promis par François Hollande et espéré par les Français ne pourrait pas se réaliser sans une majorité parlementaire claire et cohérente.

     Par contre, le désintérêt des Français à l'égard ce scrutin est très inquiétant. Il montre en effet que l’électorat ne comprend plus l’enjeu des élections législatives….mais ce n’est pas de sa faute. L’origine de ce désamour me semble se trouver dans deux dysfonctionnements de nos institutions.

     D’abord dans une dérive du système de la Vème République, qui confère de plus en plus de poids au monarque républicain qu’est devenu le Président. Entendons- nous bien, le phénomène n’est pas nouveau, mais l’instauration du quinquennat et l’automaticité du calendrier électoral[1]décidés par Lionel Jospin en 2000 ont accentué cette dérive. La pratique de Nicolas Sarkozy pendant 5 ans a un peu plus ancré dans les esprits l’idée que la seule élection qui compte est celle du Président, dépositaire de presque tous les pouvoirs. A quoi bon alors se mobiliser pour choisir des députés, dont ne voit pas très clairement à quoi ils servent ?

      Et c’est ici précisément que se trouve la seconde raison de ce désamour des Français, qui s’est manifesté par la non participation au scrutin d’hier de près de 20 millions d’entre eux[2]. Ils ont en effet une image assez négative du Parlement. Non seulement le rôle de celui-ci est dévalorisé par nos institutions, mais son image elle-même est dégradée par des pratiques qu’on classe sous le vocable pudique d’ « exception française ».

      Je veux parler de l’absurde  cumul des mandats, principale cause de l’affaiblissement du Parlement et qui s’est accentuée sous la Vème République. En 1936, environ 33% des députés exerçaient un mandat local ; sous la IVème République, ce chiffre est monté à 40% ; il est maintenant de l'ordre de 90% ! Malgré quelques modestes limitations apportées aux plus gros cumuls depuis une vingtaine d’années, la situation actuelle demeure difficilement défendable dans une démocratie digne de ce nom.

      L’absentéisme qu’elle engendre prend parfois des aspects spectaculaires. C’est ainsi que je m’indignais le 15 janvier 2009 de voir que plus de 500 députés avaient « séché » le débat sur l’intervention israélienne à Gaza, alors que l’opinion du monde entier et les médias s’inquiétaient de la montée des passions à la suite de ces affrontements sanglants. Il y a 2 ans, je m’étonnais aussi que seule une petite vingtaine de députés ait été présente en séance le 3 mai 2010 pour s’intéresser au débat, suivi d’un vote, concernant sur un prêt à la Grèce, dont la situation devenait pourtant inquiétante pour le peuple grec et menaçante pour l’Union Européenne. 

      La seule voie efficace pour sortie d’une situation qui porte tort, non seulement à l’image du Parlement, mais aussi à l’efficacité du travail législatif est celle du « mandat unique ». Il faut rendre impossible le cumul entre mandat national et mandat local, comme cela existe dans la plupart des grandes démocraties. C’est ce que je propose depuis des années ….sans grand succès jusqu’ici, probablement parce que les parlementaires, une fois élus, semblent s’accommoder de cette situation.

      Sur ces deux points –le rééquilibrage des institutions et le fonctionnement du Parlement- je souhaite que François Hollande et le gouvernement fassent preuve de courage et de détermination, en prenant des mesures fortes. Sinon, c’est la démocratie elle-même qui risque d’être fragilisée.

[1] Décision que j’avais été un des rares à critiquer à cette époque.
[2] Ce chiffre représente 10 millions d’abstentionnistes de plus qu’au 1er tour de la dernière élection présidentielle !
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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 15:37
attentat-avion-rwanda.jpg                                Ecouter mon interview sur RFI
 
      Le dramatique génocide des Tutsis du Rwanda n'en finit pas de donner lieu à des polémiques assez tristes, où les camps en présence, forts de leurs convictions, s'efforcent de faire la preuve qu'ils détiennent la vérité. Il n'est naturellement pas répréhensible de vouloir convaincre, sauf lorsque les approximations, les anathèmes, la manipulation créent un climat peu propice à la manifestation de cette vérité.
                                       
      A cet égard, j'ai été choqué par l'éditorial de M. Bourmeau dans Libération de ce matin. Son appréciation du travail de la Commission parlementaire sur le Rwanda que j'ai présidée en 1998 est tout simplement méprisante, infondée et lourde d'un sous entendu scandaleux ("un vaste écran de fumée"......destiné à empêcher de "faire prendre toute la mesure de la responsabilité de François Mitterrand et donc, de notre pays, dans ce génocide")

                                                    *********
           Je rappelle, comme je le fais depuis des années sans me lasser, que les 40 députés de la mission ont auditionné pendant 110 heures 88 personnes, des responsables politiques, des militaires, des diplomates, des universitaires, des civils français et rwandais. Ces auditions ont été exceptionnelles, tant par leur nombre que par leur caractère détaillé et approfondi. La plupart d’entre elles ont été publiques, ouvertes à la presse écrite et audiovisuelle. Certaines ont même été télévisées en direct. Les rapporteurs se sont rendus à Bruxelles, à Washington, au siège des Nations Unies à New York, ainsi qu’au Rwanda, en Ouganda, au Burundi et en Tanzanie.
      Les témoignages des 74 personnes qu’ils ont rencontrées par ailleurs ont été intégralement et rigoureusement pris en considération dans le cadre de la méthode de travail définie par la mission parlementaire. Nous avons analysé 15 000 pages de textes, de télégrammes diplomatiques et de documents militaires; pour 7000 pages, la classification "secret défense" a été levée et certaines d’entre elles ont été publiées en annexe de ce rapport de 1500 pages .
      Le travail de notre Mission a été considéré comme une grande première. C’était en effet la première fois sous la Vème République que le Parlement enquêtait sur le "domaine réservé" que constituent la défense et la politique étrangère. Et nous l’avons fait sans complaisance aucune.
                                             ********* 
 
      A ceux qui auraient la curiosité de s'interroger sur la qualité des "révélations" qui viennent d'être faites (18 ans après les faits) sur les missiles suceptibles d'avoir abattu l'avion du Président rwandais*, je conseille de lire la partie du rapport de la mission parlementaire  concernant l'attentat du 6 avril 1994 (pages 212 à 250), qui évoque les 4 hypothèses possibles pour le scénario et les commanditaires de l'attentat.
     Il y est question (page 216) d'un rapport d'Human Rights Watch faisant état d'un "stock de 40 à 50 missiles SAM-7 et 15 Mistral, emportés par les forces armées rwandaises au Zaïre après leur défaite".
     
On y trouve aussi 10 pages donnant de façon précise les mécanismes d'exportation d'armes ainsi que le détail des livraisons effectuées pendant la période (pages 168 à 178).
                      
                                           *********
      Un journaliste m'a demandé quelle était mon intime conviction sur cet attentat, qui a été le point de départ de l'épouvantable génocide. Je lui ai répondu que je n'en avais pas, car le dossier est si complexe et, par certains aspects, confus, qu'il serait présomptueux de trancher aujourd'hui. Par contre, je fais mienne la position de Filip Reyntjens, professeur à l'Université d'Anvers**, qui concluait ainsi une excellente tribune publiée par Le Monde:
      "Ces quelques constats montrent simplement que ceux qui ont affirmé qu'avec le rapport d'expertise, "la vérité est connue" aiment les histoires simples. Même si je pense toujours que les faisceaux d'indications désignent plutôt le FPR que les FAR comme auteur de l'attentat, je ne prétends pas connaître la vérité.
      Ce sera aux juges Trévidic et Poux de décider, à l'issue de leur instruction, sur la base de tous les éléments du dossier et -surtout? en toute indépendance, si oui ou non il sera nécessaire de transmettre le dossier pour poursuites éventuelles. Puisque le gouvernement rwandais a salué le sérieux des deux juges, il faut espérer que leur décision mettra fin à une controverse vieille de près de 18 ans." 
  
                                              ********
     Il y a un peu plus de 3 ans, j’ai demandé dans une lettre adressée au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, que l'ensemble des travaux conduits jusqu’à présent sur les causes, le déroulement et les conséquences du génocide du Rwanda soient soumis à l’examen d’une commission de personnalités indépendantes à l’expertise reconnue. Cette commission aurait été chargée de procéder à l’évaluation de toutes les enquêtes conduites sur ces évènements et d’établir, à l’intention des gouvernements et des opinions, une analyse impartiale et incontestable. Ses travaux auraient apporté une contribution essentielle aux efforts de réconciliation et de reconstruction dans la région des Grands Lacs.   
          Le refus de M.Ban Ki-moon m’a beaucoup déçu, mais je souhaite que le Président de la République française qui vient d'être élu puisse le solliciter à nouveau. Si cette démarche aboutissait, on éviterait que l'accumulation des faits et la multiplication d’interprétations contradictoires continuent à créer la confusion, à entretenir des polémiques partisanes, amenant en fin de compte l’opinion publique internationale à se désintéresser des immenses tragédies vécues par les peuples du Rwanda et de la République démocratique du Congo.
_________________________________________________________
 
* avion qui transportait également le Président et 2 ministres du Burundi, 3 officiers proches du Président rwandais, l'équipage français de 3 personnes.
** auteur du livre "Rwanda. Trois jours qui ont fait basculer l'histoire".
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31 mai 2012 4 31 /05 /mai /2012 14:30

cordes-headerLa lettre d'information (juin 2012)
de Cordes sur Ciel
    vient de sortir.

Pour la consulter, cliquer ici.

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 16:47

Afghanistan.jpgL'annonce de François Hollande concernant le retour d'une partie des troupes françaises d'Afghanistan fin 2012 donne lieu
à des commentaires polémiques

et même fantaisistes de la part de la droite.

J'ai eu l'occasion de réagir fermement
à ces propos lors d'une émission de RMC.

Pour écouter, cliquer ici
(RMC: 25/05- Carrément Brunet

à partir de 7'10)

Une relecture de mes réflexions sur ce sujet depuis des années permet de juger du caractère brouillon de la politique de la droite, alignée en permanence sur la stratégie
changeante et erratique des Etats-Unis.

Voir notamment ici

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 10:08
  
    Pour François Hollande, le sommet de l’OTAN à Chicago, qui va réunir dimanche et lundi au plus haut niveau les responsables des 28 pays de l’Alliance Atlantique sera particulièrement important. 

       Je souhaite que cette rencontre lui donne l’occasion de faire entendre une voix nouvelle de la France sur plusieurs dossiers essentiels qui concernent la sécurité internationale.
     
L’Afghanistan
            Contrairement à ce qu’on entend depuis quelques jours, le retrait des troupes françaises d’Afghanistan ne sera pas le sujet le plus complexe de l’ordre du jour très fourni de ce sommet.
            En effet, le départ des 3400 militaires français d’Afghanistan fin 2012 –auquel s’est engagé François Hollande- ne devrait pas poser de problème majeur à l’OTAN, puisque notre contingent représente moins de 3% de la coalition internationale.
            Quant aux Etats-Unis, qui ont prévu d’engager un retrait à hauteur de 30 000 hommes par an, ils auraient mauvaise grâce à faire des commentaires désobligeants. La question n’est donc pas de savoir si la France risque d’être dénoncée comme « rompant la solidarité atlantique », d’autant plus que les Pays Bas et le Canada ont déjà retiré leur contingent !
            La question n’est pas non plus de nature technique (difficultés et coût des opérations d’évacuation du matériel), puisque ce n’est qu’à partir de 2013 que les aéroports de Kaboul et de Bagram risquent d’être embouteillés par le retrait américain.
            La vraie question est celle de la situation de l’Afghanistan après 2014, lorsque toutes les troupes de l’OTAN s’en seront retirées. Tant qu’une conférence internationale associant les principaux pays concernés par le conflit afghan (Pakistan, Inde, Chine, Russie, Etats-Unis…) n’aura pas été organisée (voir ma proposition sur ce blog), le pays continuera à vivre dans un climat de confusion permanente, malgré une aide internationale considérable (4,1 milliards de dollars par an, dont 100 millions pour la France).
            Après 10 ans de guerre, scandés par des changements de stratégie et de justification de notre présence dans ce territoire, après des politiques brouillonnes, contradictoires, inefficaces et coûteuses (humainement et financièrement), il était temps de tourner la page.
            Il faudra cependant que les pays occidentaux acceptent aussi de « s'interroger sur le phénomène de développement des Etats faillis (….) où se développent tous les cancers, terrorisme, trafics en tous genres, criminalité organisée. Il est en effet illusoire de penser que ces menaces puissent se traiter uniquement à coup d'opérations militaires qui ont montré leurs limites » (Jean-Pierre Maulny, directeur-adjoint de l’IRIS) 
    
Les armes nucléaires tactiques en Europe
            Ces armes nucléaires  de courte portée sont destinées à frapper le front des forces conventionnelles ennemies et leurs infrastructures. Le débat devrait porter sur l’opportunité de retirer les 180 bombes nucléaires tactiques américaines (« bombes à gravité » obsolètes et sans intérêt opérationnel), qui sont toujours entreposées sur le territoire de cinq pays membres de l’OTAN : Büchel en Allemagne, Kleine Brogel en Belgique, Volkel aux Pays-Bas, Aviano (base américaine) et Ghedi-Torre en Italie, Incirlik (base américaine) en Turquie.
            Sur les 28 membres de l'OTAN, 14 sont en faveur du retrait, 10 ne feront pas d'actions de blocage, trois (Hongrie, Lituanie, France) s'opposent à cette mesure.
            L'attitude très négative adoptée par la France jusqu’ici, sous l’impulsion de N. Sarkozy, est paradoxale, quand on sait que la France a toujours œuvré dans le sens d’une plus grande coopération internationale. En refusant ce qui apparaît comme une large volonté multilatérale, elle va à l'encontre de cette position.
            De plus, cet armement n’a aucun avenir, pour des raisons :
            - techniques, parce qu’il faudrait moderniser les bases accueillant ces armes, afin d’éviter des risques d'accident ou d’action terroriste ;
            - économiques, parce que la Belgique et l'Allemagne sont dans l'obligation d'acheter de nouveaux bombardiers, très coûteux, pour lesquels ces pays ne sont pas prêts à engager la dépense ;
            - politiques, parce que l’opinion publique est très favorable à ce retrait en Allemagne, en Belgique et en Norvège.
            Deux organisations internationales influentes ont lancé des appels en ce sens, auxquelles je me suis associé. C’est le cas du mouvement « Global Zero »[1] et du réseau ELN[2], qui vient de rendre public un texte signé par 45 personnalités européennes.
            Si la France, en rupture avec la politique suivie par N. Sarkozy, appuyait la demande des pays favorables, au sein de l’OTAN,  au retrait d’Europe des armes nucléaires tactiques américaines (ANT), cela marquerait une sorte de renaissance de la diplomatie de la France en matière de désarmement. De plus, l’axe franco-allemand serait renforcé, notamment dans le domaine de la défense.           
    
La défense antimissile
            Cette question fait partie des obsessions américaines depuis au moins 30 ans. On se souvient par exemple du projet pharaonique d’IDS (« Initiative de Défense Stratégique », plus connue sous le nom de « guerre des étoiles ») voulu par Ronald Reagan.
            Cette idée, abandonnée, d’un bouclier de protection des Etats-Unis contre toute attaque de missile balistique est revenue sous une forme édulcorée, mais toujours coûteuse. Pourtant, l’intérêt d’une défense anti missile, en complément ou en substitution de la dissuasion, fait toujours l’objet de débats, sans même parler de la réalité de la menace, qui n’est toujours pas clairement définie!
            Le projet de défense anti missile prévu par l’OTAN concerne les Etats –Unis, mais aussi la « protection des territoires et des populations des pays européens de l’Alliance ». Au sommet de Chicago, il est prévu, sur la demande des Etats-Unis, de déclarer une première capacité opérationnelle dite « intérimaire » du système, sur la base des capacités américaines, qui sont les seules existantes pour l’instant.
            Il est politiquement préoccupant que l’Europe reconnaisse ainsi qu’elle dépend pour sa protection d’un système purement américain. De plus, il apparaît clairement qu’une participation européenne et notamment française aux programmes d’alerte et d’interception est impossible à financer dans l’avenir proche.
            Tout au plus, il pourrait être envisageable, dès lors que les pays européens auront retrouvé des marges de manœuvre budgétaires, qu’une contribution collective européenne soit proposée, à condition qu’elle soit liée à une pleine participation des Européens aux programmes industriels et aux décisions.
            L’autre problème majeur que pose ce projet concerne la relation avec la Russie, qui se sent menacée et qui demande des garanties, au minimum par le biais d’échanges d’informations techniques, que le système ne sera pas dirigé contre eux. Dès lors que ces garanties ne limitent pas la liberté d’action des Européens, il n’y a pas de raison de les leur refuser. S’il est réélu, il semble d’ailleurs probable que Barack Obama envisage d’accorder à la Russie des garanties de ce type.
            En se prononçant plus fermement pour une politique de défense anti-missile compatible avec le maintien de bonnes relations avec la Russie, la France contribuerait à un environnement de sécurité favorable au développement des relations entre l’Union européenne et son voisinage oriental. Elle préserverait également les chances d’une coopération avec la Russie au Conseil de sécurité de l’ONU. 
  
**********
            Une position claire et nouvelle de la France lors des débats de ce sommet de Chicago pourrait ainsi donner le départ d’une diplomatie plus engagée de notre pays en faveur de la paix et du désarmement, conforme au message de François Hollande dans sa campagne, lorsqu’il affirmait « Je veux porter haut la voix et les valeurs de la France dans le monde ».

[1] Créé en décembre 2008, Global Zero est le plus important mouvement international pour l’élimination des armes nucléaires. Soutenu par plus de 450 000 citoyens, Global Zero est appuyé par 300 personnalités, dont Richard Burt, négociateur en chef américain du traité de désarmement START 1, Malcolm Rifkind, ancien ministre britannique des affaires étrangères, Michel Rocard, le général Norlain ou Hans Blix. Le Président Barack Obama et le Secrétaire Général des Nations Unies Ban Ki-moon apportent également leur soutien à ce mouvement.
 
[2] ELN (European Leadership Network) est composé d’anciens responsables européens de la défense et des affaires étrangères, parmi lesquels on retrouve notamment Javier Solana, ancien secrétaire général de l’OTAN, Margaret Becket, ancienne ministre britannique des affaires étrangères, Volker Rühe, ancien ministre allemand de la défense, Massimo D’Alema, ancien premier ministre italien…..
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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 15:28

 

cordes-sur-ciel.jpg

Cordes-sur-Ciel,
Grand Site de Midi-Pyrénées,
a été choisi et filmé pour une série
consacrée aux 40 villages de France,
parmi les plus beaux et les plus riches en patrimoine historique.
Ce film de 26' sera diffusé
sur ARTE :
le vendredi 18 mai 2012 à 18h00.


Regarder aussi le spot TV de la Région Midi-Pyrénées

 

Présentation du film:
     "Cette année nous allons découvrir quarante villages en France, durant 26’, parmi les plus beaux et les plus riches en patrimoine historique. Partir à leur découverte c'est ouvrir les portes de notre imaginaire et remonter le temps et l'Histoire... Certains sont devenus des lieux mythiques et d'autres se singularisent par leur position géographique ou par
un événement historique exceptionnel.
     C’est en compagnie de notre guide, Emmanuel Laborde et de son compagnon de voyage, le drone, que nous traversons la France. Cet outil technologique exceptionnel, s'inscrit comme un élément de narration à part entière. (....)
     Le
drone permet de filmer chaque village sous des angles surprenants, avec, grâce à sa caméra embarquée, des prises de vues étonnantes, d'une grande fluidité et créant des effets de surprise. Chaque village se révèle ainsi sous des angles inédits autant que spectaculaires.
      Sans jamais céder au folklore, Emmanuel,
avec son drone, nous fait découvrir les coulisses du village, dévoilent l’âme du lieu. Il rencontre des habitants, des historiens, des conteurs. Tous passionnés par leur village, au détour d’une ruelle, sur une place, ils nous en racontent l'architecture, les fêtes et traditions, les légendes et mystères, la faune et de la flore.

     Entre découverte et connaissance, cette nouvelle série va surprendre, émerveiller, donner du plaisir. Autant par le fond que par la forme, elle offre une vision originale et séduisante des villages de France."

 

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 14:41

    Interviews de Paul Quilès
   

* sur France Inter (5')
Inter Treize du 10 mai 2012

* sur CFM Radio (11')
Le Mag 81


**********


2 photos (moins connues) de la soirée du 10 mai 1981

à la Bastille
Mitterrand à toi de jouerPQ--MR-et-le-JDD--en-N-et-B-.jpg
Voir aussi l'album

 

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez