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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 15:08

congres.jpg


Alors que les socialistes sont au pouvoir,
la question a été posée

de savoir quel était vraiment

l'objectif
du Congrès de Toulouse du PS
.


C'est autour de ce thème qu'a eu lieu sur France 3 Sud

un débat, auquel j'ai participé,

 

avec Jean-Pierre Bel, Président du Sénat

et Martin Malvy, Président de la Région Midi-Pyrénées.

Pour visionner, cliquer ici
et aller sur les plages :
38' à 41'
44' à 47'
51' à 57'

 

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 09:03

     PQ-Congres-TLS.jpg
      A l'occasion du congrès du Parti socialiste, qui se tenait ce week-end à Toulouse, nombre d'orateurs n'ont pas manqué de se référer à Jean Jaurès, qui en fut un temps l'élu municipal avant de devenir député de Carmaux.

        

      C'est donc tout naturellement que j'ai suggéré à la tribune du congrès que les socialistes se souviennent de son message et de son action en faveur de la paix et du règlement des conflits par "l'arbitrage international".

    

      Je n'ai malheureusement disposé que de quelques minutes pour dire ma conviction que, dans le monde complexe et menaçant de ce début de XXIème siècle, la recherche de la sécurité ne passe pas par le surarmement et que la dissuasion nucléaire est une illusion, coûteuse et dangereuse.

          
          Pour visionner ma brève intervention au congrès de Toulouse,  cliquer ici

        Pour en savoir plus sur le sujet, lire sur ce blog

 

 
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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 17:53

Le Parti socialiste doit avoir un "rôle d'alerte",

tout en maintenant un "soutien sans faille" au gouvernement,

a estimé  Emmanuel Maurel ce jeudi sur RFI, 

 à la veille de l'ouverture du congrès de Toulouse.
(communiqué)

     

      "Le Parti socialiste a un rôle d'alerte à jouer. Notre rythme à nous, le parti, n'est pas le même que celui du gouvernement. Il ne faut pas que l'on s'interdise de mener un certain nombre de débats, de faire des propositions nouvelles", a-t-il dit.       

       

      Le PS doit exprimer "un soutien sans faille au gouvernement et en même temps, le parti est plus que cela. C'est une organisation politique qui aide la gauche dans le rapport de force social, qui se mobilise, et c'est aussi le relais d'un certain nombre d'aspirations, d'un certain nombre d'impatiences", a poursuivi Emmanuel Maurel, qui a réuni autour de son nom près de 30% des suffrages exprimés des militants socialistes pour la désignation du premier secrétaire du PS.

      Interrogé sur la signification de ce score, M. Maurel a estimé que "le message principal" émis par les militants était que le PS doit s'affirmer "même quand on est au pouvoir. On ne veut pas que le parti soit fermé pour cause de gouvernement".
Le congrès de Toulouse sera un "congrès de mobilisation, à la fois pour conforter le changement, mobilisation aussi contre la droite et l'extrême droite (...), mobilisation contre les obstacles et les résistances, elles sont nombreuses", de ceux "qui n'ont pas intérêt au changement ou ceux qui ne veulent pas le changement", a-t-il poursuivi.

      Emmmanuel Maurel a indiqué vouloir oeuvrer après le congrès de Toulouse en faveur du droit de vote des étrangers non-communautaires aux élections locales, - "ça fait trente ans qu'on le promet" - , mais aussi en faveur d'une loi contre les licenciements boursiers - "elle est plus que jamais urgente et nécessaire" -, et en faveur de l'égalité salariale entre les hommes et les femmes.

             

                  Ecouter Emmanuel Maurel, invité de France Inter

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 10:23

 maurel.jpg

    Article publié sur le site de France 3 Ile de France

     

      Le grand public a découvert Emmanuel Maurel, candidat face à Harlem Désir

pour la direction du parti socialiste.

Ce nouveau visage de l'aile gauche du PS

est vice-président du conseil regional d'Ile de France.

Portrait

 

 

     Emmanuel Maurel est donc l'empêcheur de désirer en rond. Avec 28% au scrutin interne au parti socialiste pour désigner sa direction, il a crée une relative surprise. Son score permet à l'aile gauche du parti de revendiquer un espace politique. Et Emmanuel Maurel peut donc succéder à Benoit Hamon pour incarner ce courant. A 39 ans, le vice-président du conseil régional d'Ile de France change de dimension politique.

 

Nouveau rôle

 

      "Le défi pour lui maintenant est de savoir ce qu'il va faire de cette lumière. Il n'était pas forcément programmé pour cela. Chez lui, la part d'ambition personnelle est un peu plus réduite que chez d'autres élus", commente Marie-Pierre de La Gontrie, amie et voisine de bureau au conseil régional d'Ile de France.

 

     "C'est un type bien. Solide. Il gagne à être connu. Le piège pour lui, maintenant, serait peut-être de s'enfermer dans un personnage. Celui de gardien du temple ou de dernier des mohicans. Mais, il sait trouver des accords politiques avec quand même toujours une ligne de fond directrice", juge Cécile Duflot, qui l'a côtoyé à la région Ile de France.

 

      "Jusqu'ici, Emmanuel était identifié comme un intellectuel dans le parti, parce qu'il est chargé des universités permanentes et organise le contenu des journées de la Rochelle. Depuis hier, il a montré qu'il pouvait être un leader politique", espère une de ses amies, militante à Paris.

 

Le parcours politique

 

      Professeur à Sciences -Po, ses étudiants peuvent plancher sur son livre "Leçons de droit et d'institutions politiques". A sa bibliographie également, un ouvrage sur Jean Poperen. Un modèle ? "J'aimais bien l'idée d'être un jeune archaïque", confie-t-il à Libération à propos de cette filiation. Mais c'est aux côtés de Jean-Luc Mélenchon qu'il fait ses premiers pas comme attaché parlementaire. D'ailleurs, les mélenchonistes restés au PS comme Marianne Louis ou Jérome Guedj sont des fervents soutiens de la motion 3.

 

      Né en 1973, le 10 mai (mdr) à Epinay sur Seine (re-mdr), il va grandir un petit peu plus au nord de l'Ile de France dans le Val d'Oise. A Eaubonne, Méry sur Oise ou encore Andilly. Il est aujourd'hui élu municipal de Persan.

 

      En 2009, il devient vice-président du conseil régional d'Ile de France. Il a en charge l'apprentissage et la formation, domaines de compétence de l'échelon régional. " Ca m'a appris l'humilité, même si je n'en étais pas dépourvu auparavant", confie-t-il à France3 Ile de France. "C'est un mandat passionnant avec la necessité de se confronter au réel, les contraintes budgétaires ou les rythmes de l'action publique. Même si c'est un secteur très technique, j'ai essayé d'y mettre un peu de politique, une vraie politique de gauche", ajoute-t-il.

 

      "Dans les réunions de l'executif du conseil regional, il est l'un de ceux dont les avis ont le plus de vision politique. Il est très structuré d'un point de vue politique. Et en plus, il est très cultivé, ce qui dans cette génération là est moins courant", juge Marie-Pierre de La Gontrie

 

 

Un littéraire pur et dur

 

      Il suffit d'être ami facebook avec Emmanuel Maurel pour connaître ses passions. La musique classique. Au printemps, il statue souvent sur ses longues soirées passées à corriger des copies au son d'un quelconque opéra ou concerto. Et la littérature. "C'est une passion ancienne. Je suis très sensible au beau style français. Chateaubriand, Rousseau. Ca m'apaise et ça m'enrichit. J'écris toujours mes discours moi-même. J'essaye de faire en sorte qu'ils ne soient pas trop mal écrits", confesse-t-il.

 

      C'est avant tout un grand amateur de poésie. "C'est une autre appréhension du temps et du rapport au monde. Je sais que c'est assez banal comme propos, mais il y a quelque chose de fascinant", explique Emmanuel Maurel. Ses poètes préférés: Baudelaire, Apollinaire et parmis les contemporains Yves Bonnefoy, Paul Celan ou Philippe Jacottet.

 

      Mais celui qu'il place au-dessus est François Malherbe, poète français du XVII ème siècle, qu'il a beaucoup lu et annoté durant ses études de lettres. Malherbe dont le vers le plus connu est le suivant : "et rien, afin que tout dure, ne dure éternellement".

 

      Une devise pour la vie politique. 

                           Visionner l'intervention d'Emmanuel Maurel

                      à l'issue du scrutin sur la désignation du Premier secrétaire du PS

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 22:21
     Commission-europeennejpg.jpg
     
On se souvient de cette directive de l’Union Européenne concernant la libéralisation des services, dite « Directive Bolkestein », et dont la version initiale avait entraîné une levée de boucliers dans toute l’Europe entre 2003 et 2006.
 
      Il semble bien qu’on assiste à son retour. En effet, en décembre 2011, le Commissaire Michel Barnier a proposé une directive sur la « passation des marchés publics » censée faciliter la mise en place du « marché unique européen », dans laquelle figure une disposition potentiellement porteuse d’une régression sans précédent pour notre modèle social. Il s’agit de l’annexe 16 de ce texte, qui propose d’appliquer aux « services de sécurité sociale obligatoire » des règles propres aux marchés publics…..bref, de libéraliser un secteur régi jusque-là par les seules règles de la solidarité. Plus clairement, l’objectif est, ni plus ni moins d’organiser la privatisation de la sécurité sociale !
 
      « Si ces dispositions étaient adoptées, ce serait un bouleversement complet. La sécurité sociale obligatoire (qui, en France, prend par exemple en charge les maladies les plus graves et les plus coûteuses) devrait faire l’objet d’un « avis de marché », chaque année, au terme duquel les pouvoirs publics choisiraient le meilleur des candidats. Aux côtés de l’opérateur historique (en France, des caisses d’assurance santé), pourraient s’inviter des opérateurs privés, par exemple des géants de l’assurance, comme Axa ou Allianz, pronostiquent certains des observateurs les plus inquiets à Bruxelles.»[1]
 
      Et pourtant, comme le rappellent les textes et la jurisprudence en cours dans ce domaine, la sécurité sociale est par essence un secteur « non économique ». Par ailleurs, un arrêt de la Cour de justice européenne de 1993 rappelle « que les services obligatoires de la sécurité sociale, parce qu'ils mettent en place la solidarité à l'échelle de l'État, ne peuvent être considérés comme une activité économique ». Une « communication » de 2007 de la Commission européenne estime même que la sécurité sociale ne peut être « soumise aux règles du traité relatives au marché intérieur et à la concurrence ».
 
      Des résistances commencent à apparaître au sein du Parlement Européen, où le débat sur ce texte, jusqu’alors confidentiel, entre dans sa phase active. Il est essentiel que l’annexe 16 soit supprimée. La santé de nos concitoyens ne peut être livrée en pâture à des groupes dont la finalité sera naturellement le profit, loin de l’objectif de solidarité qui se trouve au cœur du système de sécurité sociale.
__________________________________________________________
[1] Article de Ludovic Lamant (MEDIAPART)
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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 10:59

EM.jpg

 

Emmanuel Maurel candidat 

 

Les militants socialistes ont démenti tous les pronostics.

A ceux qui voulaient faire de notre congrès un « non événement »,

ils ont offert un beau témoignage de vitalité interne.

 

 

      Près d’1/3 des militants n’ont pas apporté leurs suffrages à la motion qu’on annonçait « ultra majoritaire ». La diversité du Parti Socialiste s’est ainsi exprimée : c’est bon pour la gauche, c’est bon pour le pays.   

 

       En dépit d’un calendrier précipité, les militants ont pris le congrès au sérieux.

 

      En dépit de la désignation anticipée de la direction du parti, les militants ont remis ce congrès à l’endroit : le débat sur l’orientation du PS d’abord, la question de ceux qui le dirigent ensuite !   

 

      La motion 3 est fière d’avoir contribué à réveiller le congrès ! Nous avons mis les débats sur la table, pas sous le tapis. Sur des questions aussi importantes que la réorientation européenne, la réduction à marche forcée des déficits publics, la relance de l’investissement public, la révolution fiscale, l’urgence écologique, nous avons nourri une discussion qui traverse la gauche, et même la société toute entière.

 

       Je m’inscris dans les règles du parti : il est prévu que les deux motions arrivées en tête présentent un candidat. Portée par une indéniable dynamique, la motion 3 réalise près de 14% des voix, arrivant ainsi en deuxième position.  

 

       Naturellement, je me présente aux suffrages des militants pour être premier secrétaire. Ma conviction, c’est que Le PS a un rôle décisif à jouer dans la réussite du gouvernement. De ce point de vue là, nous sommes instruits par l’expérience. Quand nous sommes au pouvoir, rien de pire qu’un parti corseté, atone, apathique à force d’autocensure.

 

       Dans l’opposition comme dans la majorité, il faut un parti d’action, un parti de débat, un parti qui poursuit sa rénovation. Un parti fort, acteur du rassemblement de la gauche.

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 14:49
Emmanuel-Maurel11.jpg
"Le vote du traité ne va pas éteindre le débat
sur la rigueur et l'austérité"
Interview d'Emmanuel Maurel dans LE MONDE
du 5 octobre 2012

Premier signataire de la motion "Maintenant la Gauche", Emmanuel Maurel représente l'aile gauche du PS au congrès de Toulouse du 26 au 28 octobre. Vice-président de la région Ile-de-France, il s'oppose à la ratification du traité européen par "refus de l'austérité" et dit vouloir jouer le rôle d'"alerte constructive" auprès de François Hollande.
 
Le traité sur la stabilité, la coopération et la gouvernance européenne (TSCG) va être voté à l'Assemblée, peut-être même avec une majorité absolue de voix de gauche. C'est un échec pour vous ?
Je suis résolument contre ce texte qui est le traité "Merkozy" non renégocié. Depuis quinze ans, le même débat, jamais tranché, traverse le PS sur l'Europe. A chaque nouveau traité, on nous dit que c'est une étape nécessaire pour construire une Europe sociale qui ne vient jamaisLe vote du TSCG ne va pas éteindre le débat sur la rigueur et l'austérité.
   
Comment mener ce débat ?
On le mène dans le parti à l'occasion du congrès. Quand on a commencé à parler de ces sujets en juin, nous étions très isolés. Aujourd'hui, des personnalités aussi diverses que Claude Bartolone, Harlem Désir ou Jean-Christophe Cambadélis commencent eux-mêmes à dire que l'objectif de réduction des déficits publics à 3 % n'est peut-être pas forcément tenable. Mais la vraie question est de savoir si c'est tout simplement souhaitable.
   
L'émergence de ce débat n'est-elle pas aussi opportuniste ?
Harlem Désir et les principaux dirigeants de sa motion ont compris que ce débat monte chez les militants. Il y a donc de leur part une tentative tactique de le circonscrire. Mais je pense aussi que nous avons réussi à convaincre du côté "pensée magique" des 3 %.
C'est quand même incroyable que, dans un parti laïque comme le PS, il n'y ait plus qu'une seule chose sacrée, les 3 %, dont on sait par ailleurs que c'est un machin inventé sur un bout de papier par des technocrates !
 
Le congrès de Toulouse se prépare-t-il dans de bonnes conditions ?
Il y a la tentation chez certains dirigeants du PS d'en faire un non-événement et d'expédier ce moment démocratique. Avant, au PS, on débattait de la ligne politique puis on choisissait un leader.
Ensuite, on a décidé de faire les deux en même temps. Là, on prend les choses à l'envers: on a commencé par installer un n° 1, puis un n° 2, un n° 3, et même un n° 4 ! Tout ça avant d'avoir le débat d'orientation. 
 
Craignez-vous une démobilisation militante ?
La mobilisation, c'est vrai, n'est pas à son comble, mais il faut dire que rien n'a été organisé pour qu'elle le soit. Un seul exemple : les militants viennent à peine de recevoir les textes des motions alors qu'ils sont censés voter dans moins d'une semaine !
   
Le PS remplit-il actuellement son rôle ?
Le PS doit mobiliser davantage nos élus et nos militants. On aurait pu, par exemple, vanter davantage les mesures fortes du début du quinquennat, comme les emplois d'avenir. La conférence sociale s'est formidablement bien passée avec les syndicats. Le PS s'en est-il vraiment fait l'écho ? On ne doit pas être un parti atone, mais un parti d'action qui pèse dans la lutte sociale.
Ne reproduisons pas les erreurs du passé ! On ne doit pas s'interdire de produire des idées nouvelles par rapport aux 60 engagements de François Hollande.
   
Lesquelles ?
Qu'est-ce aujourd'hui qu'un Etat stratège ? Est-ce qu'on assume, par exemple, qu'un certain nombre de biens fondamentaux peuvent faire l'objet de nationalisations ? Pour moi, ce mot n'est pas tabou. Le PS doit aussi dialoguer avec le reste de la majorité et même, au-delà, avec le Front de gauche. Je propose qu'il organise des "Assises de la gauche" où chacun puisse débattre.
  
L'aile gauche du PS a éclaté à l'occasion du congrès, puisque Benoît Hamon a rejoint la motion majoritaire. Est-ce le fruit d'un désaccord stratégique ou d'une divergence de fond ?
C'est un désaccord stratégique. Benoît et ses proches sont d'accord avec nous sur le TSCG, sur la question de la rigueur, sur la politique salariale à mener, mais leur argument est d'opportunité : ils pensent que ces débats doivent s'ouvrir plus tard. Moi, je pense qu'à force de dire que c'est trop tôt, un jour, c'est trop tard !
  
Etes-vous déçu par le choix de M. Hamon ?
Sa position est particulière, il est ministre. Jean-Pierre Chevènement disait "un ministre, ça ferme sa gueule ou ça démissionne". A l'occasion du congrès, ce qui peut être vrai pour un ministre, ne doit pas l'être pour un militant. Un militant doit ouvrir sa gueule ! Je me voyais mal, comme Benoît, faire partie d'une grande motion consortium, avec des gens qui disent oui au TSCG et d'autres non mais qui se mettent tous d'accord sur un texte alambiqué. Nous, on a privilégié le débat de convictions dans la clarté.
 
Au congrès de Reims en 2008, la motion de l'aile gauche avait fait 18 %. Vous ferez sans doute moins à Toulouse. Ne craignez-vous pas de vous affaiblir ?
Je pense qu'on fera de nouveau un score à deux chiffres. Notre objectif était d'être une caisse de résonance sur un certain nombre de sujets: le pari est déjà réussi. 
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 09:45
      PMF.jpgJ'étais hier à Créteil pour présenter la motion "Maintenant la gauche", que je soutiens pour le prochain Congrès de Toulouse du PS.
    
     Au cours du débat, amical mais très animé, j'ai noté avec satisfaction que les thèmes que nous développons rencontrent un écho certain auprès des militants socialistes. 

    
     J'ai pu également constater avec satisfaction que le sens de ce congrès ne leur échappe pas et qu'ils comprennent que notre soutien du gouvernement de J.M.Ayrault ne doit pas interdire la réflexion collective sur des sujets aussi importants que : le refus de l’austérité, la volonté de créer enfin une Europe sociale, la redistribution des richesses par une réforme fiscale d’ampleur, la lutte contre les licenciements boursiers et les délocalisations, les outils pour la réindustrialisation, l’urgence écologique, l’égalité réelle, une autre mondialisation, une VIèmeRépublique davantage parlementaire et limitant le cumul des mandats.
   
     Le thème de l'Europe a naturellement été évoqué à des multiples reprises au cours de la soirée. J'ai rappelé, comme je l'avais fait sur ce blog il y a 3 ans, la terrible prophétie de Pierre Mendès France à propos de la construction européenne.  

     Plusieurs militants m'en ont demandé les termes exacts. Les voici:

     « Le projet (.....) tel qu’il nous est présenté, est basé sur le libéralisme classique du XX ème siècle, selon lequel la concurrence pure et simple règle tous les problèmes. L’abdication d’une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique, car au nom d’une saine économie, on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique, au sens large du mot, nationale et internationale.»  (Assemblée nationale- 18 janvier 1957).
     
      Dans le climat d'incertitude et de confusion qui règne autour du débat sur l'Europe que nous voulons, cette redoutable lucidité devrait interpeler la gauche et tous ceux qui, à juste titre, considèrent Pierre Mendès France comme une référence morale et souvent comme un visionnaire.
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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 22:42
SANOFI.jpg
      Après la « trêve » complaisamment observée avant l’élection présidentielle par les directions des entreprises du CAC 40, les plans sociaux s'accumulent.
Partout, dans les grands groupes, dans la sous-traitance, dans les PME, dans les territoires de la République, c'est aux salariés que le patronat fait porter le poids de la crise.

 

       Le gouvernement de Jean-Marc Ayrault s’est engagé avec volontarisme dans la voie du redressement productif et du sauvetage de notre outil industriel. Mais comment ne pas voir que cette politique, voulue par l’immense majorité des Français, est systématiquement sabotée par les grands intérêts financiers ?

 

      Le cas de SANOFI est emblématique de cette domination de la finance et du profit à court terme sur toute l'économie. SANOFI a enregistré, de l’exercice 2007 à l’exercice 2011, un résultat net cumulé de 27,3 milliards d’euros. Malgré cela, malgré aussi des centaines de millions d'euros payés par les contribuables via le Crédit Impôt Recherche, SANOFI continue de fermer ses labos et de supprimer des emplois.

 

       L'annonce, en juillet, de la fermeture de pans entiers des laboratoires de Toulouse et Montpellier, a provoqué une montée de 20% du cours de bourse de SANOFI, au prix du sacrifice de ses sites, de ses chercheurs, de ses employés et de la santé publique. Et pourtant, selon tous les chercheurs y travaillant, des traitements prometteurs sont actuellement conçus à Toulouse et Montpellier, pour lutter contre les affections les plus graves, touchant la vie de millions de personnes, au premier rang desquelles le cancer.

 

       Nous n'acceptons pas que le fonctionnement aveugle du marché et de la Bourse puissent mener à de telles extrémités. Nous pensons qu'il est du devoir du gouvernement républicain de préserver la société de cette dérive inacceptable du capitalisme financier. C'est pourquoi:

 

      - nous demandons l'arrêt immédiat du plan social de SANOFI et l'examen par l'Etat de l'éventuelle mise sous tutelle de sa direction;

 

     - nous souhaitons que soit votée rapidement la loi contre les licenciements boursiers annoncée par Michel Sapin au lendemain de l'élection de François Hollande;

 

      - nous souhaitons que l'Etat se dote de toute urgence d'outils efficaces de lutte contre les fermetures d'usine et les délocalisations dictées par les actionnaires pour augmenter leurs dividendes.

Communiqué de: Emmanuel Maurel, Marie Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Gérard Filoche, Jérôme Guedj, Marianne Louis, Nicolas Pagnier, signataires de la motion "Maintenant la gauche", présentée au prochain Congrès du PS de Toulouse

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 10:20

Lire l'interview de Paul Quilès 

 

sur la dissuasion nucléaire et le désarmement

dans la revue "Planète Paix"

un mensonge français
(pages 6 et 7)

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez