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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 12:09

COUV NUCLEAIRE PRINT modifié-1Retrouvez l' interview que j'ai donnée

à Jean-Marie Collin,

sur son blog "Alternatives Internationales"

à propos de mon livre

"Nucléaire, un mensonge français",

en cliquant ici

 

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23 avril 2012 1 23 /04 /avril /2012 21:53

       Les leaders de l'UMP, qui ont passé la soirée électorale à tenter de cacher leur déception et leur désarroi par une incroyable agressivité, n'ont certainement pas compris que les Français venaient d'infliger un double camouflet au Président sortant :

        - en ne le mettant pas en tête des candidats du 1er tour, évènement inédit sous la Vème République !

        -  en votant abondamment pour la candidate qui a le mieux défendu les valeurs qu’il n’a cessé lui même de promouvoir. Je pense bien sûr à la façon de plus en plus caricaturale avec laquelle il a développé tout au long de la campagne ses thèmes favoris (lutte contre l’immigration, sécurité)

 

       Dimanche soir, dès les premiers résultats annoncés, l’état major de l’UMP et N. Sarkozy se sont déchaînés et ont immédiatement adopté un ton aux relents xénophobes, en mettant en avant et sans retenue des thèmes censés leur attirer les faveurs des électeurs du FN : vote des immigrés, burqa, viande halal, contrôle de l’immigration…

    

      Cette quête désespérée des voix du FN est indécente, mais elle sera certainement peu efficace sur le plan électoral, parce qu’elle ignore le caractère protestataire et anti- Sarkozy d’une grande partie de cet électorat.

     

     L'enjeu du vote du 6 mai sera donc double. Il s'agira à la fois:

     -   de vaincre la droite, pour permettre la mise en oeuvre d'une nouvelle politique;
     -  et de fermer la parenthèse du sarkozysme, qui, plus qu'une idéologie, est un comportement , un m
ouvement  désordonné, un opportunisme permanent, qui se nourrit de mensonges et  de contradictions grossières et qui oppose les Français entre eux .

    

      Le 6 mai, il faudra faire payer à Sarkozy le prix de son irrespect (voir sur ce blog): irrespect des Français, irrespect de l’Etat, irrespect de la fonction présidentielle, irrespect de la démocratie, irrespect de l’image de la France.

 

      Encore 12 jours, pour expliquer et pour convaincre, 12 jours pour rassembler la gauche, les républicains et les démocrates écoeurés par le sarkozysme, 12 jours pour préparer non seulement l'alternance, mais aussi l'alternative qu'attendent une majorité de nos concitoyens.

                         Je participerai à une réunion publique de soutien

                                                     à François Hollande

 

       Mercredi 25 Avril 2012 à 20h30 

      à Rueil-Malmaison
      Atrium - 81 rue des Bons Raisins

        

       Voir le compte rendu de la réunion

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 18:42

      Je partage totalement l'opinion de Dominique Quinio dans son éditorial de La Croix à propos de l'intention affichée par des médias de publier des estimations des résultats du 1er tour dimanche avant 20H.
    Voici donc ce texte, bien venu pour dénoncer  certains errements de notre société tendant à privilégier l'urgence, l'impatience, le bruit et finalement le superficiel.

                                                          ______________

 "Pourquoi tant de hâte ? Pourquoi faudrait-il connaître le vainqueur de l’élection présidentielle 2012 avant même d’aller voter ? Ce n’est plus la course à l’Élysée, mais à celui qui annoncera avant les autres le nom des deux finalistes. Déjà les sondages, pendant la campagne (tout en précisant bien n’être qu’un arrêt sur image de l’électorat à un moment donné), semblaient écrire à l’avance le scénario. Voilà qu’il faudrait rendre publiques les estimations de résultats avant la clôture des derniers bureaux de vote. Une telle pratique, illégale, n’aurait sans doute pas d’effet sur le score final, mais quelle désinvolture, quel mépris à l’égard des votants du soir ! Comme si leurs bulletins, au fond, n’avaient aucune importance. Et, sans craindre la contradiction, ceux-là mêmes qui bousculeront les règles se désoleront si le pourcentage des abstentionnistes est élevé, si les Français se détournent de leur « devoir électoral ». Par respect du temps solennel du vote, La Croix ne donnera les estimations des résultats du premier tour qu’à partir de 20 heures, sur son site la-croix.com et dans ses éditions papier les plus tardives.

    

 Mais cette accélération forcenée du tempo ne concerne pas seulement la journée de dimanche. Depuis longtemps, on a élaboré des hypothèses sur les reports des voix des candidats battus pour le second tour ; des noms de premiers ministres potentiels ont été cités ; des organigrammes de gouvernement esquissés. On imagine déjà les stratégies des partis pour les législatives de juin. Et on ne manquera pas, au lendemain du 6 mai, de dresser la liste des candidats à l’élection de 2017 !

Ne brûlons pas les étapes. Osons faire l’éloge de la lenteur, dans un monde politique et médiatique devenu tellement frénétique. La maturation d’un projet et sa mise en œuvre demandent du temps long. Les effets d’une mesure ne se jugent pas en quelques semaines et l’on sait le délai qu’il y a entre l’élaboration d’une loi, son adoption et la sortie des décrets d’application. L’intérêt pour la politique ne s’arrête pas aux jours de l’élection ; celle-ci est une course d’élan décomposée en plusieurs mouvements. Précipiter le rythme, désynchroniser les séquences, brouiller les temps, c’est risquer d’aller moins loin, moins haut, et moins vite, au bout du compte…"

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 17:58

election-presidentielle.jpg       Le premier acte de la séquence électorale dans laquelle nous baignons depuis de longs mois va se terminer. Espérons que les Français sauront comprendre l’importance de leur vote de ce dimanche, qui doit permettre l’indispensable confrontation au second tour entre le Président sortant et le candidat de la gauche.

 

      Ce sont bien en effet deux visions inconciliables qui s’affronteront alors dans les débats concernant les principaux domaines de la vie publique : la politique économique et sociale, l’exercice du pouvoir, le fonctionnement de la démocratie, les relations internationales.

 

      Il sera difficile aux Français de croire les paroles et les promesses de N. Sarkozy, tant le bilan de ses cinq années à l’Elysée, fait d’échecs, de contradictions et de mensonges, plaide contre lui.

 

      Mais, au-delà de cette évidence, le Président sortant va se trouver confronté aux retombées de son comportement, que je résumerai d’un mot : l’irrespect.

      - Irrespect des Français. La liste des engagements non tenus dans tous les secteurs de leur vie quotidienne (emploi, pouvoir d’achat, retraites, éducation, santé..) est impressionnante.

      - Irrespect de l’Etat, qu’il a abaissé par des pratiques éloignées de la tradition républicaine.

      - Irrespect de la fonction présidentielle, trop souvent polluée par une agitation désordonnée à finalité médiatique.

      - Irrespect de la démocratie, par son mépris des corps intermédiaires et sa conduite autoritaire de la politique du pays, qui a dévalorisé le rôle du gouvernement et du Parlement.

      - Irrespect de l’image de la France, humiliée par ses compromissions avec des dictatures et par les tristes débats sur l’identité nationale et l’immigration.

 

      Quoi d’étonnant dans ces conditions de constater le désamour des Français à l’égard de N. Sarkozy? Il est difficile d’aimer quelqu’un qui ne vous respecte pas.

 

**************

Je participerai à une réunion publique de soutien à notre candidat

Mercredi 25 Avril 2012 à 20h30

Atrium - 81 rue des Bons Raisins

à Rueil-Malmaison

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 15:51
COUV NUCLEAIRE PRINT modifié-1
Pour votre information, je signerai mon livre
"Nucléaire, un mensonge français"
samedi 21 avril, de 9h à 12h
à la Maison de la presse
2 place de la Bouteillerie
81170- Cordes sur Ciel


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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 09:31
    FH-Carmaux.jpgFrançois Hollande était ce lundi à Carmaux sur les terres de Jaurès. Une occasion pour lui de rappeler le message de celui qui a marqué l'histoire de la gauche en France et de redire sa volonté d'être fidèle à ses valeurs.
    
    Député de Carmaux à 3 reprises, j'y ai été très sensible et j'ai retrouvé lors de cette visite et de ce meeting la ferveur de ces femmes et de ces hommes qui attendent avec impatience le changement, en le reliant à l'histoire de la gauche. 
     
      Ce n'est donc pas un hasard si François Hollande s'est également référé à François Mitterrand, venu 2 fois à Carmaux * et qui avait dit qu'il fallait "toujours revenir à Jaurès". Dans son discours, il a  rappelé les propos de l'ancien Président de la République, qui décrivait ainsi la pensée de Jaurès:
     
      « Elle est une espérance, mais jamais un système. Parce qu’elle plonge ses racines dans le goût pour la vie, elle en affronte toutes les contradictions. Ce sont les contradictions de la République elle-même : entre ordre et progrès, entre raison et liberté. Jaurès aura tenté, sans jamais se lasser malgré les épreuves, cette difficile synthèse (…) Il a toujours su s’écarter des deux périls opposés qui menacent tout engagement politique : l’excès d’idéalisme et l’excès d’opportunisme ; la tentation de préférer à l’homme une théorie de l’homme ; la tentation de capituler, au nom de la raison, devant les résistances du réel. C’est l’honneur de Jaurès d’avoir conjuré ces périls : d’avoir affirmé qu’il n’y a science, ni progrès hors de la démocratie ; d’avoir tracé la voie entre les dogmatismes qui conduisent à la terreur et les renoncements qui fomentent les servitudes. Puisse cet exemple de courage demeurer vivant dans les mémoires ».
     
       Cette référence à Jaurès n'est pas un signe d'une quelconque nostalgie mais l'affirmation d'une volonté d'être fidèle à la pensée d' un homme exceptionnel qui a marqué l’histoire de la gauche par sa pensée et par son action. Jaurès reste une référence, un inspirateur, dont les valeurs se situent aux antipodes de celles de N. Sarkozy, qui avait pourtant essayé de le récupérer en le citant 32 fois dans son discours de Toulouse le 12 avril 2007...mais qui l'a "oublié" dans son discours de la Concorde il y a quelques jours.
 
        Les défis du monde auxquels Jaurès était confronté s’appelaient : la paix, l’unité de la gauche, la laïcité, la justice, les droits sociaux, les institutions de la République. Un siècle plus tard, les mêmes défis, sous d’autres formes, sont devant nous:
- la lutte contre les inégalités et contre la précarité, que la crise déclenchée par les errements du capitalisme financier a accentuées ;
- les efforts pour faire progresser l’indispensable rassemblement de la gauche;
- le renforcement de la démocratie, affaiblie aujourd’hui par une évolution des institutions vers une sorte de "monarchie républicaine";
- la défense de la laïcité;
- la recherche de "l’arbitrage international" dans les conflits, pour éviter le fléau de la guerre, qui doit rester notre objectif en matière de politique internationale.
 

       Etre fidèle à Jaurès aujourd’hui, c’est s’inspirer de son exemple dans les combats que doit mener la gauche. C'est ce à quoi François Hollande s'est engagé à Carmaux**. Cela est de bon augure, non seulement pour le 22 avril et le 6 mai, mais aussi pour la politique que conduira la gauche quand elle arrivera au pouvoir.
________________________________________
* François Mitterrand a commencé à Carmaux sa campagne de 1981, dont j'étais le directeur. Il y est retourné en 1992, après un sommet franco-espagnol que j'avais organisé à Albi, en tant que ministre de l'intérieur. Bien que malade, il avait insisté pour venir à Carmaux, où il avait prononcé un discours particulièrement émouvant.  
** Retrouvez ci-dessous la vidéo du discours de François Hollande à Carmaux
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Published by Paul Quilès - dans Jaurès
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14 avril 2012 6 14 /04 /avril /2012 16:49

Mali.jpg

 

            Parmi les nombreux sujets de préoccupation liés à la situation internationale (Syrie, Iran, Soudan, Corée du Nord….), ce qui se passe au Mali ne semble pas passionner l’opinion française. Et pourtant, les risques sont grands, suite au putsch militaire contre le président Touré, qui a provoqué l’effondrement politique du pays, sa division en deux parties et une grande liberté d’action pour les groupes islamistes.

            Malgré les efforts de la CEDEAO[1], qui ont permis le rétablissement d’un précaire pouvoir civil dans le sud, on est loin d’un retour à la normale. Seule une mobilisation internationale forte, rapide et coordonnée peut permettre à la région de retrouver une stabilité régionale déjà bien érodée.

 

Un putsch aux conséquences lourdes

            Le 22 mars dernier, un groupe de militaire dirigé par le capitaine Sanogo prenait le pouvoir à Bamako. Selon ce dernier, le putsch avait pour but de préserver l’intégrité territoriale du pays, menacée par la rébellion touareg.

            Son effet fut parfaitement contraire : en moins de deux semaines, les forces du MNLA[2] se sont emparées de la moitié nord du pays.

            Sur ce territoire, sont alors rapidement sortis au grand jour des groupes islamistes radicaux liés à Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et concurrents du MNLA. Un de ces groupes, Ansar dine, contrôle ainsi Tombouctou, où il recruterait des combattants ; un deuxième, le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao), a pris en otage sept diplomates algériens.

 

Une situation instable

            Au sud, le pouvoir confisqué par les putschistes a été redonné aux autorités civiles sous la pression de la CEDEAO. L’ancien président Touré ayant démissionné, le pouvoir a été confié au président de l’Assemblée nationale, Dioncounda Traoré, investi président vendredi dernier. L’accord prévoit que le futur premier ministre aura les pleins pouvoirs pour composer avec les différents mouvements armés.

            Au nord, le MNLA s’est arrêté de son propre chef aux portes de Mopti, au centre du pays. Il tente probablement de contrôler désormais le territoire conquis, disputé par les groupes islamistes. Au-delà d’AQMI, d’Ansar dine et du Mujao, on parle aussi de la présence du groupe Boko haram, connu pour ses attentats antichrétiens dans le nord du Nigéria, à plus de 1500 km de là.

 

Des risques majeurs pour la région

            Si aucune issue n’est trouvée à la partition actuelle du pays, les touaregs du MNLA tenteront sûrement de conserver leur territoire, déclaré indépendant sous le nom d’Azawad. Une force militaire de la CEDEAO est à l’étude ; elle aurait pour but de rétablir l’autorité de l’État malien dans le nord du pays, ce qui sera d’autant plus difficile sans légitimité électorale. Une tentative de conquête du sud du Mali par le MNLA ou un autre putsch militaire, même si ces hypothèses sont moins probables, ne sont pas à exclure.

            Au-delà des frontières maliennes, le risque est grand de voir s’établir un vaste sanctuaire pour les groupes islamistes radicaux s’étendant de la Mauritanie au Nigéria. AQMI a fait école et les groupes qui lui sont affiliés, implantés localement, sont autant de risques de déstabilisation pour les pays ouest-africains, d’autant plus que les capacités militaires comme la légitimité démocratique de nombreux gouvernements de la région sont limitées.

 

Quelle action internationale est possible ?

            Si le Mali s’effondrait et avec lui la région ouest-africaine, les conséquences seraient catastrophiques pour les populations africaines. Devant un tel risque, la mobilisation internationale doit être forte et coordonnée.

            Un accord doit impérativement être trouvé entre le nouveau pouvoir civil et le MNLA. Cet accord pourrait prévoir à la fois un calendrier électoral national et un calendrier référendaire d’autonomisation du nord. Afin de garantir la mise en place de cet accord, le Conseil de sécurité de l’ONU devrait appuyer la constitution d’une force militaire régionale. Cette force, contrôlée par la CEDEAO ou l’Union africaine, aurait pour mission de rétablir le Mali dans ses frontières et d’empêcher le développement de groupes islamistes radicaux, locaux ou internationalistes.

            La France s’honorerait à favoriser toute action allant dans ce sens. Elle pourrait ainsi organiser à Paris une conférence d’entente entre les autorités civiles de Bamako et le MNLA, proposer un texte au Conseil de sécurité invitant au déploiement d’une force militaire de la CEDEAO et soutenir ces deux initiatives dans un cadre diplomatique multilatéral.

            Le temps presse, car la situation actuelle profite à toutes les forces de déstabilisation violente, militaires ou terroristes, plutôt qu’aux défenseurs de la stabilité et de la démocratie.


[1] Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest

[2]Mouvement national de libération de l’Azawad 

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 11:03

FlyerNumerique-reduit---Copie.jpg         

       Nucléaire, un mensonge français
          Réflexions sur le désarmement nucléaire

    

 Un livre de Paul Quilès,
publié aux Editions Charles Léopold Mayer,

38 rue Saint Sabin- 75011 Paris

                        http://www.eclm.fr/

 

96 pages, 10€



Pour commander le livre,

    envoyer un mail à

                                       diffusion@eclm.fr    

 

                   

          Ce livre se veut un appel à la réflexion, au débat et à l’action. Certains trouveront probablement la démarche inutile, voire dangereuse. Pensez donc : mettre en cause « le consensus français » sur l’importance de la dissuasion nucléaire, cette « assurance vie », « garantie ultime de notre sécurité » et de nos « intérêts vitaux » !

            Je me suis efforcé de montrer que le climat qu’entretient l’utilisation de ces termes est démobilisateur, parce qu’il rend le débat sur ce sujet quasiment impossible, en dehors des cercles d’experts, militaires ou civils. L’invocation permanente du prétendu consensus sur l’intérêt de l’armement nucléaire anesthésie les politiques et les commentateurs, si bien que le caractère vital des enjeux en cause n’apparaît plus.

            Qui s’interroge pour savoir à quoi sert vraiment cette « arme de non emploi » ? Cette justification d’une arme, présentée comme efficace et même « morale », parce qu’elle ne doit pas servir (le non emploi), fait la terrible impasse du cas où elle serait mise en œuvre. Les conséquences terrifiantes ne sont jamais évoquées, pour la bonne raison que les théoriciens de la dissuasion proclament qu’il faut rester flou sur les cibles et sur les effets d’un bombardement nucléaire.

            Parce que je crois connaître le sujet, que j’ai eu l’occasion d’aborder à plusieurs reprises dans mes diverses fonctions politiques et parce que j’ai moi-même évolué dans mon approche, je ne peux me satisfaire de ce qui entoure la question de l’armement nucléaire: des silences, des approximations, des contre vérités, des slogans, des arguments d’autorité….qui constituent ce que j’appelle « un mensonge français ».

            Je suis heureux de constater que de nombreuses voix et, parmi elles, celles de personnalités internationales éminentes, s’élèvent pour défendre l’idée du désarmement nucléaire. J’ai souhaité présenter brièvement en annexe le cadre d’action des mouvements auxquels elles se rattachent. Leurs prises de position et leurs engagements sont un espoir pour les générations à venir, qui ne peuvent se satisfaire d’un héritage qu’elles contestent, comme l’affirment avec pertinence les trois jeunes étudiants qui ont bien voulu préfacer ce livre.   
                                                   

                                                                                       Paul Quilès

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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 17:31

planete.jpgConnaissez-vous ces chiffres inquiétants?

 

Avec le rythme de croissance actuel,

le monde aura besoin en 2030:
- de 30% de nourriture en plus;
- de 45% d'énergie en plus;
- de 30% d'eau potable en plus.

Autant dire qu'il va falloir engager et conduire

de profondes évolutions au niveau mondial

pour éviter des catastrophes.

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4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 13:25
antimanuel.jpg            En commande en cliquant sur ce lien
 
       Ce livre de Renaud Chenu* et Jean-Laurent Lastelle**, qui se veut une sorte de manuel pratique pour décoder la "novlangue "des politiques, propose une réhabilitation des mots de la gauche.... contre les maux de droite.
 
     "Idéologue", "Archaïque", "Concret", "Fraudeurs", "Légitime", "Pragmatisme", "Prise d’otage"..… ou encore "Utopie", "Egalité", "Travail", "Conflit"…..
     
     Chaque jour les hommes et les partis politiques, à travers leurs interventions, communiqués ou propositions abreuvent le citoyen d’une novlangue censée lui offrir une grille de lecture de la réalité. Or, ces mots, souvent utilisés indifféremment par la gauche et par la droite, ont un sens bien précis et véhiculent souvent une seule et même idéologie : celle de la pensée néo-libérale. Il est temps remettre les mots de la politique à leur bonne place !
     
      Rédigé par une vingtaine de contributeurs, cet abécédaire pratique détricote "les mots de la droite" pour mieux "re-tricoter" ceux que la gauche a parfois oubliés. Une véritable œuvre de salut public pour lutter contre la paresse intellectuelle, la résignation linguistique ou tout simplement l'opportunisme qui pousse trop souvent les progressistes à adopter un vocabulaire réactionnaire. 
     
      Le ton est grinçant, ne recule pas devant un certain humour, parce que le vocabulaire pseudo-gestionnaire que la politique nous impose depuis 30 ans est risible et qu’il est salutaire de s’en moquer. En même temps le propos est profondément sérieux car les mots et la manière dont ils ont emprisonné la politique sont essentiels.
____________________________________________________________________
 
* Renaud Chenu est journaliste et un des responsables de Gauche Avenir, un club de réflexion et de débat qui réunit des personnalités issues de diverses sensibilités de la gauche.
** Jean-Laurent Lastelle est président de L’Assaut, un « laboratoire d’idées » de gauche composé essentiellement de jeunes d’une trentaine d’années (fonctionnaires, avocats, universitaires, salariés du secteur privé… )

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la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez