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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 08:28

Cette tribune, que j'ai signée avec cinq autres personnalités françaises et britanniques* à l'occasion du 22ème anniversaire la chute du Mur de Berlin, vient d'être publiée par le quotidien La Croix.

nucl-aire.jpg

     Il y a 22 ans, le Mur de Berlin tombait. Cet évènement majeur, suivi du démantèlement du bloc soviétique, mettait fin à la bipolarisation du monde et marquait une rupture majeure sur la scène internationale.

 

     Pourtant, aucune nouvelle doctrine de sécurité n’a véritablement émergé de cette mutation géopolitique profonde. Force est de constater, par exemple, que la dissuasion nucléaire - qui consiste à exposer son adversaire à un risque de destruction massive - reste le pilier des politiques de défense de nos deux pays, la France et la Grande-Bretagne. Nombreux sont ceux, notamment parmi les jeunes générations, qui considèrent qu’il s’agit là d’un vestige d’un monde révolu.

 

     Hier, en effet, le contrôle des armes nucléaires symbolisait la volonté de maintenir un équilibre –même fragile- entre les blocs de l’Est et de l’Ouest. Hier, les arsenaux britannique et français étaient supposés protéger l’Europe de menaces d’agression de grande ampleur. Hier, une certaine pertinence stratégique des armes nucléaires pouvait se concevoir.

 

     Aujourd’hui, rien de tel. Les menaces auxquelles nous devions faire face sont à ranger au nombre des peurs du passé et la théorie de la dissuasion nucléaire n’est plus adaptée au monde en mouvement de ce début de 21ème siècle. Aujourd’hui, l’existence même des armes nucléaires, couplée au risque de prolifération et de terrorisme nucléaire, constitue paradoxalement la plus grande menace à notre sécurité. Aujourd’hui, la nouvelle donne internationale et son lot d’instabilités politiques profondes plaident pour faire de l’élimination des armes nucléaires – le Global Zero - le fer de lance d’une nouvelle doctrine de sécurité internationale.

 

     Malgré cela, à quelques trop rares exceptions, le maintien des armes nucléaires n’est pas mis en cause. L’attachement irraisonné aux armes nucléaires continue à s’appuyer sur des formulations quasi incantatoires et ne souffre que de bien peu de questionnements. Tout en les présentant à leurs peuples comme une garantie absolue de sécurité, les gouvernements des Etats dotés de l’arme nucléaire continuent à considérer leurs arsenaux comme un outil de prestige. En les possédant, ils ont le sentiment de détenir un statut de grande puissance. N’y aurait-il pas d’autre voie pour exercer une influence que de se laisser piéger ou emprisonner par l’Histoire ?

 

    Les milliers de jeunes membres du mouvement Global Zero en sont convaincus. Ils croient en un monde dans lequel la promotion du désarmement nucléaire confère plus de pouvoir politique et de prestige que la possession d’arsenaux surdimensionnés, dangereux et coûteux. La nouvelle génération ne craint plus ceux de l’autre côté d’un Mur qui n’est plus. C’est précisément parce qu’elle peut s’affranchir des inquiétudes passées que cette génération qui n’a pas connu la Guerre froide est capable de trouver un langage nouveau et de proposer une nouvelle démarche.

 

     La nouvelle génération ne croit pas en la stabilité éternelle des Etats dotés de l’arme nucléaire. Elle a compris que les armes nucléaires dont elle hérite ne l’aideront pas à répondre aux désordres du monde du 21ème siècle : le terrorisme, la crise économique et financière, la pollution et le réchauffement climatique, la pauvreté, les épidémies… Elle s’indigne d’entendre parler de coupes budgétaires qui affectent notamment les dépenses sociales, alors qu’elle sait que la charge financière globale des arsenaux dépasse 700 milliards d’euros pour la prochaine décennie.

 

     Faire évoluer les mentalités est un devoir stratégique et moral commun. Pour la première fois depuis des décennies, cette thématique trouve un écho auprès des jeunes. Nous ne voulons pas les laisser combattre seuls. Comme eux et pour eux, nous soutenons l’appel de Global Zero en faveur des premières négociations multilatérales de l’histoire pour l’élimination progressive et contrôlée des armes nucléaires. Nous demandons à nos chefs d’Etats de s’engager à prendre part à ces négociations pour faire de la Guerre Froide un vestige du passé et ainsi laisser en héritage un monde sans armes nucléaires.

 

* Signataires :

- Hugh Beach, Général, ancien Commandant en chef des forces terrestres, Royaume-Uni

- Margaret Beckett, Secrétaire aux Affaires étrangères, Royaume-Uni

- Bernard Norlain, Général, ancien Commandant de la force aérienne de combat, France

- Paul Quilès, ancien Ministre de la Défense, France

- Michel Rocard, ancien Premier Ministre, France

- David Ramsbotham, Général, Royaume-Uni 

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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:02

     R--publique.jpgC’est dans les périodes de crise que se manifeste le plus la confusion des esprits. La panique qu’engendrent la peur de la catastrophe et la recherche compulsive de solutions salvatrices immédiates prend le pas sur la nécessaire réflexion en profondeur, qui exige un retour aux « fondamentaux ».

    Ainsi, la dramaturgie européenne à laquelle nous assistons en ce moment fait l’impasse sur la question majeure de la souveraineté dans les régimes démocratiques.

    En France, rappelons-le, c’est la Constitution qui en définit les principes fondamentaux. « La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum » (article 3). Elle pose le principe de la République comme étant «le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » (article 2)

     Il y aurait beaucoup à dire sur la façon dont ces principes sont appliqués, sur la pratique et les dérives des institutions d’une Vème République, devenue dans certains domaines un système quasi monarchique (voir ma tribune écrite il y a 4 ans....toujours d'actualité: « la démocratie en danger ?»  )

     Il faudrait aussi parler des transferts de souveraineté vers l’Union Européenne, dont les conséquences n’ont pas toujours été tirées, comme on le voit dans la crise actuelle, où la confusion est à son comble. On entend par exemple les mêmes responsables politiques refuser l’idée d’un référendum ici (sur le nucléaire) et l’accepter là (en Grèce), ou même proposer de l’étendre à l’ensemble de l’Europe….Personne ne niera aujourd’hui qu’une réorientation majeure de l’Europe devient indispensable à la fois au plan institutionnel et au plan politique et qu’il va falloir aboutir à un nouveau pacte européen. A cet égard, la relecture des échanges au moment des débats sur le TCE et sur le traité de Lisbonne me semble particulièrement utile !

     De tout cela, nous parlerons au cours de l’"assemblée des gauches et des écologistes", qui se déroulera le 15 novembre à La Roche sur Yon, en présence de nombreux responsables et militants de gauche et écologistes. La 1ère table ronde portera sur la question « la gauche est-elle prête à réformer les institutions ? ». La 2nde traitera de « la gauche face à l’enjeu démocratique » 

     Cette assemblée fait suite aux 3 autres réunions organisées par le club Gauche Avenir autour des thèmes du logement (6 mai), de l’énergie (18 juin) et de l’éducation (24 septembre).

     L’objectif des "assemblées des gauches et des écologistes" est précisé dans cette tribune publiée par MEDIAPART; "Vite des asemblées des gauches" :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 16:13

     Niche.jpg L’explosion du prix des loyers dans les grandes villes et notamment à Paris (+50% en 10 ans) pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages et cela a de quoi inquiéter. 

      Mais, pour ce qui concerne le prix de vente des logements, on arrive à des extrémités à peine croyables.
     Jugez-en plutôt, avec cette sélection d’annonces passées sur le site Internet de référence en matière de vente de logements:
 

     - studio de 4,5 m2 (Paris 16ème)….. 38 000 € 
regarder le détail de l'annonce 
On admirera les photos! 

     - studio de 3 m2 (Paris 9ème)……29 000 € 
regarder le détail de l'annonce  
Vous avez dit « studio »….ou niche ? 

  

       Qu'attendent les pouvoirs publics pour empêcher au moins que ces cages coûteuses soient dénommées "studio"? Il est vrai que, comme le disait justement Pierre Dac, "quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite !"

 

 

 

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 14:34

Cette réaction vient d'être publiée par
le site Marianne2.fr

 

     Je viens de lire la lettre de Jean-Luc Mélenchon aux autres candidats de gauche à propos du nucléaire. Elle intéresse les animateurs du club Gauche Avenir à un double titre :

 

     1- Sa démarche conforte ce que nous ne cessons de demander, à savoir que soit défini un socle de propositions communes à la gauche.

     Il est évident que les propos de Jean-Luc Mélenchon sur cette question des choix énergétiques peuvent s’appliquer à bien d’autres sujets fondamentaux pour un gouvernement de gauche.
     Que dit-il en effet ? Je reprends ses propos :

-  "Nous ne pouvons nous contenter d’échanger des anathèmes, de nous admonester mutuellement ou de nous opposer des oukases contradictoires. Nous devons, à mon avis, d’abord chercher ce qui peut unifier la société autour d’un intérêt général".

-  "Je n’évacue pas les discussions qui traversent la gauche sur ce point du nucléaire. Elles ont leur noblesse. La force des arguments qui se confrontent est connue. Evitons de faire des dogmes avec des raisonnements. Admettons la loyauté de chacun de ceux qui contribuent à cette discussion et respectons les argumentations."

     Si la démarche proposée était reprise (pas seulement pour le nucléaire) par les principaux candidats de la gauche, je pense, selon les propos mêmes de Jean-Luc Mélenchon, qu’elle serait "à l’honneur de la gauche et à la hauteur de la responsabilité qui est la nôtre sur un sujet qui touche à l’intérêt général humain."

     De plus, elle serait beaucoup plus efficace et crédible que celle qui consisterait à attendre le soir du 22 avril 2012, 1er tour de l’élection présidentielle, pour trouver, après de longues et nombreuses polémiques, des compromis incertains sur des sujets majeurs.

 

    2- S’agissant de l’énergie, je me félicite que Jean-Luc Mélenchon reprenne la proposition faite, dans le cadre d’une "assemblée des gauches et des écologistes" initiée par le club Gauche Avenir (18 juin 2011), qui a rassemblé des représentants de toutes les sensibilités de la gauche, des syndicalistes et des experts reconnus 

     En synthèse de ces travaux, j’ai eu l’occasion de développer et de préciser l’idée d’un référendum, qui ne peut se concevoir sans les 3 conditions préalables d’une information complète (et si nécessaire, contradictoire) des Français, d’un vrai débat public et d’un travail parlementaire approfondi. Il reviendra au Parlement de choisir le scénario qu’il souhaite privilégier et qui sera ensuite soumis au référendum. Notre club a approuvé cette démarche.

 

     Je souhaite que cet état d’esprit visant à préparer un socle commun susceptible de répondre aux grands défis de la période permette aux forces de gauche et aux écologistes de se rencontrer rapidement, en vue du rassemblement pour la victoire.

 

                                                                                        Paul Quilès

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Published by Paul Quilès - dans Energie et environnement
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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 15:26

       C'est la question qui taraude en général les candidats aux grandes élections! Bien entendu, il n'est pas question de mépriser les résultats des enquêtes qui mesurent les attentes de ce que l'on appelle "l'opinion publique". Mais un programme électoral digne de ce nom ne peut se limiter à les reprendre mécaniquement.
FM-et-peine-de-mort.jpg  Un candidat qui veut se faire respecter doit exprimer ses convictions profondes....même si elles vont à l'encontre de l'opinion majoritaire mesurée par les sondages. C'est la leçon magistrale que François Mitterrand nous a donnée au cours de sa campagne de 1981, comme on pourra le voir dans cet extrait de l'émission de France 2 "13h15 le dimanche" du 25  septembre dernier.
     Au cours de ce film sur la peine de mort, je raconte comment François Mitterrand a expliqué sa position à la fin de l'émission "Cartes sur table" du 16 mars 1981.
     A méditer...

                                 Pour regarder l'extrait vidéo (durée: 2'51)
                                               cliquer ici

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Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 14:42

Troupes-Afgha.jpg Il y a 3 jours, 194 soldats français quittaient l’Afghanistan. La mort de Kadhafi a quelque peu éclipsé cet évènement, qui doit finalement apparaître comme peu significatif aux yeux des Français. Il est vrai que le contingent français ne représente que 3% des forces engagées dans la coalition internationale, qui comprend environ 140000 hommes et qui est dominée aux 2/3 par les Etats-Unis. Il est vrai aussi que l’on ne cesse de répéter qu’il s’agit de suivre les premiers retraits engagés par les Américains. Preuve, nous dit-on, que la situation s’améliore.....

     La réalité est tout autre. Et il faut bien aujourd’hui parler d’un échec (lire par exemple "Echec d'une mission impossible") 

     Nos militaires ont fait de leur mieux et ils ont eu du mérite, parce que les objectifs qui leur ont été fixés n’ont cessé de varier. Ils ont souvent pris des risques considérables, face à un ennemi particulièrement bien implanté.

     Le climat dans lequel ils ont évolué s’est, quoi qu’on en dise, beaucoup dégradé : témoin l’assassinat, il y a un mois, de l’ancien président B. Rabbani, chef du « Haut Conseil pour la paix » et chargé de dialoguer avec les talibans.

     L’incapacité des décideurs à analyser la situation en Afghanistan en la plaçant dans le contexte régional les a conduits depuis des années à un véritable aveuglement. On a sous estimé le rôle majeur du Pakistan, sa volonté d’empêcher l’Inde de renforcer sa position sur la scène afghane, son attitude ambigüe à l’égard des talibans (dénoncée publiquement avant hier par Hilary Clinton !)

     Il y a un an, je demandais le retrait du contingent dès 2011. Le ministre français de la défense répondait à l’époque de façon désinvolte « nous y sommes, parce qu’on ne peut pas faire autrement » ! Autant dire qu’on se contente, sans discuter, de suivre les Américains, qui sont pourtant convaincus que cette guerre n’est pas gagnable et dont la seule ambition est désormais d'éviter « un nouveau Vietnam » et de pouvoir « partir sans perdre la face ». Enthousiasmante perspective…

     Si l’on veut que la France fasse entendre sa voix (mais le veut-on ?), il faut sérieusement organiser un retrait rapide, qui donnerait à notre pays la possibilité de proposer des initiatives, telles que celle que j’ai déjà exposée (voir sur ce blog)

     Sans cela, l’aventure afghane laissera le souvenir d’un triste bourbier, où nous aurons dépensé beaucoup d’argent et de vies humaines, sans que ce pays sorte de la guerre et de l’instabilité permanente qu’il connaît depuis au moins 30 ans. 

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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20 octobre 2011 4 20 /10 /octobre /2011 14:37

     La disparition de Kadhafi ne règlera pas tous les problèmes auxquels est confronté le CNT, le gouvernement provisoire de la Libye, mais elle devrait faciliter sa tâche pour reconstruire le pays et mettre en place des institutions nouvelles. 
    Les 42 années de la dictature exercée par ce mégalomane sanguinaire ont fait soufrir le peuple libyen et détruit les structures politiques et sociales du pays.
    Elles ont aussi perturbé les relations internationales, puisque Kadhafi a réussi à abuser les dirigeants du monde entier par ses contorsions, ses virages, ses menaces, ses mensonges....et son argent. Après avoir financé les mouvements terroristes, il est devenu terroriste lui même (attentats UTA et Lokerbie), puis il s'est présenté comme un bon élève de la lutte des Américains contre le Jihadisme d'Al Qaïda. Il a acheté le soutien de nombreux pays qui l'ont courtisé et fréquenté sans aucune gêne, comme le rappellent cruellement les images d'archives qui repassent cet après midi sur les chaînes de télévision.
    On aurait souhaité un jugement pour celui qui a été accusé par la Cour Pénale Internationale de crimes contre l'humanité, mais Kadhafi a finalement péri de la violence qu'il avait lui même suscitée et entretenue.

    Je m'honore d'avoir été un des premiers à demander l'intervention de l'ONU, comme on peut le voir sur ce blog dans mes nombreuses interventions depuis le mois de février 2011. Aujourd'hui, l'évènement de la disparition de Kadhafi devrait être l'occasion pour notre pays de réfléchir aux relations qu'il devrait entretenir avec les dictatures. La proposition que j'ai déjà faite (Libye: quels enseignements?) prend toute sa valeur et je la rappelle:

Quelles relations avec les dictatures

      Le redressement de l’image de la France dans le monde arabe ne peut faire oublier les graves erreurs de sa diplomatie et son incapacité à comprendre les révolutions tunisienne et égyptienne. Elle n’efface non plus l’indulgence dont a fait preuve pendant longtemps notre pays à l’égard de Kadhafi et l’ambigüité de ses relations avec les régimes dictatoriaux.

     Quitte à paraître excessivement idéaliste ou même naïf (mais c’est peut-être ainsi que l’on aurait qualifié il y a un an celui qui aurait osé de parler de « printemps arabe »), je fais une proposition : que la France fasse un inventaire des rapports qu’elle entretient avec les pouvoirs qui violent systématiquement les droits de l’Homme (pas uniquement au Moyen-Orient… ) et que soit élaborée une charte définissant des « règles de dignité » dans nos relations avec les Etats.        
    Elles concerneraient notamment les contrats économiques, les ventes d’armes, les accords de coopération et de défense, les conventions d’extradition, les rapports du Président de la République et de son gouvernement avec leurs homologues étrangers.

    Cette réflexion pourrait être engagée au niveau européen. Incapable de dépasser les intérêts particuliers de ses membres et grande absente de cette dernière période, l’Europe a en effet bien besoin d’un souffle nouveau, si elle veut apparaître comme un pôle du monde multipolaire.

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 22:06

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     Il est rare que je ressente autant d'émotion en regardant un télé film. C'était ce soir, sur France 3, avec "Joseph l'insoumis", qui raconte l'histoire de Père Joseph Wresinski, fondateur du mouvement "ATD Quart Monde".
     J'avais certainement en mémoire l'action de mes parents, qui ont consacré beaucoup de leur énergie comme "bénévoles d'ATD" auprès de cet homme exceptionnel..
     Mais il y avait aussi l'émotion de découvrir la réalité de la misère -vécue dans l'indifférence quasi générale- de tant d'hommes et de femmes. On comprend mieux alors le combat du Père Joseph pour qu'ils aient accès, eux aussi, aux droits à l'éducation, à la culture, à la formation, à l'emploi. C'est pour cela qu'il refusait la charité qui, disait-il, "enfonce les pauvres dans l'indignité".
     Alors que le débat politique va battre son plein dans notre pays pendant plus de 6 mois, il serait bon que ce thème ne soit pas oublié. Comme le dit justement la lettre d'ATD Quart Monde aux partis politiques: "C’est en prenant en compte l’expérience et l’intelligence de tous, celles des plus démunis comme celles des autres, que nous pourrons bâtir une société authentiquement démocratique".

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 21:20

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Pour écouter l'nterview de Paul Quilès
sur CFM radio

à propos de l'élection de François Hollande aux primaires socialistes,
cliquer ici

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Published by Paul Quilès - dans Primaires
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16 octobre 2011 7 16 /10 /octobre /2011 21:02

     La participation aux primaires socialistes et le choix des électeurs sont la preuve de la volonté de beaucoup de Français de tourner la page du sarkozysme dans 7 mois.

 

    Ayant soutenu Martine Aubry, je regrette naturellement que, malgré la force de son engagement et la clarté de ses choix, elle n’ait pas pu réunir une majorité d’électeurs sur son nom. Il est certain qu’au-delà des arguments publics échangés par les candidats, l’indication fournie par les sondages du « mieux placé pour battre Sarkozy » a pesé lourd dans la décision des électeurs.

 

     François Hollande est maintenant le candidat des socialistes et il a la responsabilité de faire la preuve qu’il pourra l’emporter le 6 mai 2012. Pour cela, il devra rapidement rassembler, non seulement ses amis et ses soutiens, mais aussi les socialistes et ensuite l’ensemble de la gauche.

 

      La campagne contre la droite sera dure et il faudra de la détermination et des convictions. Au delà des mots, les propositions et les actes compteront, pour ne pas décevoir la forte attente de changement qui se manifeste partout en France.

 

     Bug ! Un projet de ce communiqué a été prématurément propulsé dans l’après midi sur le Net à la suite d’un bug informatique. J’en suis désolé, mais heureux de savoir qu’il a mis de l’animation sur Twitter et dans la salle des journalistes de la rue de Solférino....

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CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez