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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 11:28
Interview de Paul Quilès dans la revue Enerpresse
« L’Etat doit réinvestir son rôle de stratège de la politique énergétique »
Chaque mois, une personnalité commente un ou plusieurs sujets d’actualité du mois écoulé relatifs au secteur de l’énergie en général. Pour le mois de septembre, c’est Paul Quilès, plusieurs fois ministre de François Mitterrand après avoir été le directeur de sa campagne présidentielle en 1981, qui se prête à l’exercice. Le maire de Cordes sur Ciel, dans le Tarn, a commencé sa carrière comme ingénieur chez Shell France et n’a jamais cessé de s’intéresser à ce secteur. Aujourd’hui, il plaide, notamment, pour une validation citoyenne des choix énergétiques.
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En 1981, vous aviez milité pour un abandon du programme nucléaire. Le gouvernement né des élections en a décidé autrement. Quel est aujourd’hui votre sentiment à cet égard ?
Paul Quilès – Une réflexion préalable : la question de l’énergie, que j’ai suivie comme ingénieur, comme syndicaliste, comme politique militant, puis comme acteur dans mes fonctions ministérielles, est un sujet compliqué. Il l’est d’autant plus aujourd’hui que nous nous trouvons dans une période de transition. Or, les ministres, qui ne sont pas forcément des techniciens du secteur, doivent prendre des décisions, parfois lourdes, sur la foi des conseils des experts qui les entourent. Nous touchons là au cœur des difficultés de ce débat.
En 1981, nous n’étions pas pour l’abandon du programme nucléaire, mais contre le « tout-nucléaire », contre un plan d’un volontarisme considérable qui a conduit, pendant 20 ans, la politique énergétique française à se construire autour du nucléaire et de la pénétration de l’électricité pour écouler cette production. Une orientation dangereuse, puisqu’elle a pénalisé le développement des énergies alternatives et l’indispensable effort en direction de ce qu’on appelait les « économies d’énergie ».
Comme je l’ai souligné précédemment, le risque de toute politique énergétique, c’est qu’elle soit le fidèle reflet des solutions que veulent faire passer les conseillers ministériels et les techniciens. Or, à l’époque, Electricité de France et le Commissariat à l’Energie Atomique avaient phagocyté les cabinets ministériels. C’est ce que nous avons découvert à l’été 1981. Ceux qui préparaient les dossiers étaient convaincus que la seule solution était le développement massif du nucléaire et, face à leur détermination, le gouvernement a plié.
J’étais, d’autre part, opposé  au développement du surgénérateur Super Phénix et j’avais d’ailleurs obtenu un vote clair du PS dans ce sens. La gauche est arrivée au pouvoir et… nous avons fait le contraire. Pour arrêter à la fin des années 90. On sait ce que ça a coûté. Je ne voudrais pas que l’on refasse pareil aujourd’hui avec l’EPR.
Comment faire alors ?
Paul Quilès – Je plaide pour un débat public (voir sur ce blog), qui serait précédé par une information complète et, si nécessaire, contradictoire. Le débat, national et décentralisé, pourrait être organisé dans le cadre de la « Commission du débat public ». Après cette phase, qui devrait durer environ six mois, le Parlement se saisirait du dossier et, avec l’aide d’organismes compétents, il élaborerait divers  scénarios de politique énergétique. Les débats parlementaires permettraient alors de définir celui qui serait soumis au référendum public. On le voit, il ne s’agirait pas de proposer aux Français de s’exprimer sur un choix caricatural pour ou contre une énergie, mais sur une politique cohérente de transition énergétique. Une telle démarche, sérieuse et démocratique donnerait une véritable légitimité aux décisions fortes qu’impliquera la nouvelle politique énergétique.
Dans les années 70-80, le consensus s’est fait par défaut. Après le premier choc pétrolier, l’idée principale était de réduire la dépendance aux importations de pétrole et de garantir une énergie moins chère aux consommateurs. Cela ne laissait aucune place au débat. Il ne faut pas s’étonner des difficultés qui surgissent aujourd’hui, avec la remise en cause dont fait l’objet l’utilisation de l’énergie  nucléaire.
Cette idée d’un référendum pourrait-elle être reprise dans le programme du PS ?
Paul Quilès – Elle fait son chemin, puisque le PS propose dans son projet « un grand débat national sur la transition énergétique dès 2012 ». Quant à  Martine Aubry, que je soutiens, elle évoque une loi d’orientation d’ici à juillet 2013. Il me semble que cette loi pourrait constituer l’aboutissement du processus que j’ai décrit. Si on ne débat pas dans le pays et que l’on veut imposer des changements de modes de vie, il y aura des rejets. C’est impensable.
 Le seul sujet lié à l’énergie qui a animé les débats du premier tour des primaires socialistes a concerné le nucléaire, son abandon à plus ou moins brève échéance. Le PS est-il en ordre de marche sur l’ensemble de la stratégie énergétique ?
Paul Quilès – La place du nucléaire a effectivement donné lieu à des positionnements différents. La question fondamentale est de savoir si l’on considère ou non qu’il s’agit d’une énergie de transition. Pour sa part, Martine Aubry a été claire, en parlant de « sortie graduelle, sérieuse, effective, du nucléaire ». A cet égard, le nouveau scénario  de NégaWatt est intéressant, même s’il présente par ailleurs des faiblesses, que reconnaissent ses auteurs. Il s’agit d’une modélisation, qui ne donne pas de solutions concrètes de mise en œuvre et d’indication sur les coûts et les investissements nécessaires. Elle ne prend pas non plus en compte l’inertie sociale propre aux enjeux industriels ou d’éventuels problèmes géopolitiques.
Anticiper 2050, c’est un peu comme si nous avions cherché à imaginer 2011 en 1972, juste avant le premier choc pétrolier… Mais, après tout, gouverner, c’est prévoir. Et lorsque l’on évoque le facteur 4 (la division par 4 des émissions de GES, suggérée par la Convention de l’ONU et le protocole de Kyoto), c’est aussi de l’horizon 2050 qu’il est question. C’est normal de le faire, mais il faut se fixer des étapes.
Au delà de ce sujet, la politique proposée par le PS en matière d’énergie a été clairement définie dans le document présenté le 4 mai dernier (et intitulé « Pour des biens communs partagés et des services essentiels accessibles à tous : eau, énergie, Internet et mobilité - ndlr) : sobriété, rééquilibrage du mix énergétique pour sortir de la dépendance au  nucléaire et au pétrole, développement volontariste des énergies renouvelables. On y constate que la question énergétique y est opportunément appréhendée de façon transversale (usages, transports, logements), sans se limiter, malgré son importance, à la question de l’électricité d'origine nucléaire.
Un développement accéléré des énergies renouvelables implique, comme chacun sait, une augmentation du coût de l’électricité. Comment le faire accepter ?
Paul Quilès – Comme le propose le document que je viens de citer, un tarif progressif sera institué. Il sera assis sur des seuils correspondant aux consommations non contraintes. Plus les consommations de confort seront importantes, plus les usagers seront incités à réduire leurs consommations et/ou à investir dans l’auto- consommation. Par ailleurs, la sobriété énergétique diminuera la consommation et compensera, sur la facture, l’inévitable hausse des prix de l’énergie. Un exemple : à Cordes sur ciel, dont je suis le maire, la nouvelle école a été conçue de façon à être un bâtiment  bioclimatique, ce qui a réduit la facture énergétique de…75 %.
Il faudra aussi mettre en place un « Fonds national de l’efficacité énergétique » permettant de financer les travaux d’économies d’énergie.
Qui sera financé lui-même…
Paul Quilès – Il sera abondé par le produit de la contribution climat-énergie, des taxes sur l’uranium et les déchets nucléaires, des taxes actuelles sur les produits fossiles, des économies liées à la suppression des niches fiscales liées aux énergies fossiles, entre autres.
Le scénario NégaWatt ne paraît-il pas utopiste en prévoyant une division par 3 de la consommation d’énergie d’ici à 2050, ceci avec une population qui se sera accrue de 7 millions de personnes. Est-il, d’autre part, susceptible d’intéresser le PS ?
Paul Quilès – C’est un scénario de techniciens, de mathématiciens, dont je ne conteste pas les difficultés. Pas plus que les auteurs d’ailleurs. Ce que je note, c’est qu’il fait l’impasse sur toute une série de paramètres, cités plus haut, que les responsables de l’association ne peuvent pas et n’ont pas à maîtriser. Mais il présente le grand avantage d’être un travail sérieux et utile, qui va au fond des choses concernant notamment le nucléaire et il faut le prendre comme un outil. Le scénario doit être présenté au PS d’ici à la fin de ce mois.
Les régions sont en train de travailler à des schémas régionaux climat-air-énergie. Quelle doit être la déclinaison des rôles entre l’Etat et les territoires dans la politique énergétique ?
Paul Quilès – Le scénario NégaWatt prône la décentralisation de la politique énergétique et il a raison. Mais cette décentralisation doit se retrouver dans une confiance accordée par l’Etat aux initiatives des régions, qui devraient avoir leurs propres outils de planification d’investissements énergétiques. C’est pourquoi je plaide pour des contrats de plan Région-Etat dans ce domaine. Il faut laisser les régions prendre leurs responsabilités, afin de rapprocher les lieux de production des lieux de consommation et d’adapter le développement des énergies renouvelables aux potentiels des territoires. Quant à l’Etat, il doit réinvestir son rôle de stratège et de pilote de la politique énergétique.
Est-ce à dire qu’il l’a perdu ?
Paul Quilès – Depuis les années 70, la politique énergétique française a essentiellement consisté à réduire la facture pétrolière en développant le nucléaire et à tout faire pour écouler la production d’électricité qui en est issue, au niveau des réseaux comme du chauffage des bâtiments. L’Etat a du mal à se sortir de ce rôle.
Certes, il y a eu le Grenelle de l’Environnement, mais proposer après une table ronde par ci par là, c’est du cache-misère. Rien n’est fait pour atteindre les objectifs de maîtrise de l’énergie dans le bâtiment. Et ne parlons pas des à-coups dans la politique de développement des énergies renouvelables. Des objectifs sont fixés, sans que les moyens soient là pour les atteindre. C’est une politique de gribouille.
Quoi que l’on puisse dire (à juste titre !) de la stratégie choisie dans les années 70, elle témoignait au moins d’un volontarisme politique : les gouvernants d’alors ont « mis le paquet » financièrement, techniquement et sur la formation. On ne peut pas en dire autant aujourd’hui.
Autre sujet qui a marqué le mois de septembre : la fermeture annoncée de la raffinerie de Berre, faute pour son propriétaire, LyondellBasell, d’avoir trouvé un repreneur. Comment régler cette difficile question du raffinage en France ?
Paul Quilès – Je me suis rendu récemment sur le site de Berre, où j’ai commencé ma carrière comme ingénieur et j’ai pu discuter avec le personnel, particulièrement angoissé par ce qui se passe. On ne peut pas traiter cette question du raffinage par le petit bout de la lorgnette, en laissant les raffineries  fermer les unes après les autres sans réflexion prospective. On doit partir des besoins pétroliers à venir, tant pour le transport que pour la pétrochimie. Si les pouvoirs publics abandonnent le secteur du raffinage à la stratégie des grands groupes, le processus de désindustrialisation de l’outil français va se poursuivre. Au risque de supprimer encore des emplois, de devoir importer, à prix élevé, du naphta et du gas-oil du Moyen-Orient et de déséquilibrer un peu plus la balance commerciale.
Au-delà, le problème spécifique de Berre montre bien que certaines décisions, qui impactent lourdement l’emploi, ont des motivations exclusivement financières. Selon les chiffres dont j’ai eu connaissance, la raffinerie dégage des pertes de 70 millions d’euros par an mais la pétrochimie des gains de 170 millions ; l’ensemble du site reste donc rentable et il est possible de l’exploiter sans le découper. J’attends que les pouvoirs publics disent clairement comment ils comptent intervenir pour empêcher ce mauvais coup porté à l’emploi et à notre outil industriel.
 Une dernière question, bien plus anecdotique : le déploiement à grande échelle du compteur communicant Linky, annoncé aussi le mois dernier, est-il, à vos yeux, une bonne initiative ?
Paul Quilès – Le problème de ce compteur c’est qu’il communique avec… l’opérateur, pas avec le consommateur. Laisser la concurrence régler la question essentielle de la maîtrise des consommations individuelles est une mauvaise réponse à une vraie question. Il faut que ce soit le consommateur lui-même qui se sente impliqué. C’est pour cela que le PS propose la mise en place gratuite de compteurs intelligents…pour les consommateurs.  
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Published by Paul Quilès - dans Energie et environnement
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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 08:21
               Cette tribune a été publiée dans Libération du 30 septembre 2011,
sous le titre "le travail de notre mission a été une première".
La réponse de S.Bourmeau à ma tribune m'amène à faire
une mise au point que l'on trouvera en bas de ce document*.
                                                                Paul Quilès
********** 

            L’éditorial de Libération du 12 septembre signé par S.Bourmeau et intitulé « Insulte » fait preuve de mépris à l’égard du travail minutieux et approfondi réalisé par la Mission parlementaire sur le Rwanda, que j’ai eu l’honneur de présider en 1998. Car c’est bien  à ce titre que je m’exprime sur le génocide dont furent victimes les Tutsis rwandais et non comme « ex-ministre de la défense » (1985-86), qui n’a rien eu à voir ni à connaître de la tragédie qui s’est déroulée en 1994.

 

            Si ce n’est pas du mépris, peut-être s’agit-il d’une méconnaissance de ce qui s’est vraiment passé. Où S. Bourmeau a-t-il vu que j’aurais « empêché une véritable enquête parlementaire », alors qu’il m’a fallu me battre pour obtenir la constitution de cette mission, qui a enquêté pendant neuf mois?

 
     Les 40 députés qui faisaient partie de la mission ont auditionné pendant 110 heures 88 personnes, des responsables politiques, des militaires, des diplomates, des universitaires, des civils français et rwandais. Ces auditions ont été exceptionnelles, tant par leur nombre que par leur caractère détaillé et approfondi. La plupart d’entre elles ont été publiques, ouvertes à la presse écrite et audiovisuelle. Certaines ont même été télévisées en direct. Les rapporteurs se sont rendus à Bruxelles, à Washington, au siège des Nations Unies à New York, ainsi qu’au Rwanda, en Ouganda, au Burundi et en Tanzanie. Les témoignages des 74 personnes qu’ils ont rencontrées par ailleurs ont été intégralement et rigoureusement pris en considération dans le cadre de la méthode de travail définie par la mission parlementaire. Nous avons analysé 15 000 pages de textes, de télégrammes diplomatiques et de documents militaires ; pour 7000 pages, la classification "secret défense" a été levée et certaines d’entre elles ont été publiées en annexe de ce rapport de 1500 pages .
 
     Le travail de notre Mission a été considéré comme une grande première. C’était en effet la première fois sous la Vème République que le Parlement enquêtait sur le "domaine réservé"  que constituent la défense et la politique étrangère. Et nous l’avons fait sans complaisance aucune, ce qui a d’ailleurs amené les députés de droite à ne pas voter le rapport.
      Par ailleurs, je suis surpris de la discrétion de cet éditorial à l’égard du "rapport Mucyo", commandé par le gouvernement de M. Kagamé et publié il y a 3 ans. Son objet était de  "prouver" l’implication de la France dans l’organisation et la conduite du génocide. On y prétend que "la France et l’armée française ont participé à l’exécution du génocide"  et que les soldats de l’opération Turquoise  "étaient venus au Rwanda pour tuer des Tutsis". Rien de moins…. Cet oubli s’explique lorsque l’on lit dans l’éditorial que "l’implication de notre République dans ces atroces massacres" et sa "complicité" seraient évidentes !
 
     S. Bourmeau sait-il que de nombreuses commissions à travers le monde ont également cherché à comprendre ce qui avait rendu possible le génocide? Je pense notamment à la commission du Sénat de Belgique (rapport du 6 décembre 1997), à la commission indépendante instituée par Kofi Annan sur le rôle de l’ONU (rapport du 16 décembre 1999), au panel international mis en place par l’OUA (2000), aux travaux conduits souvent avec beaucoup de rigueur par des ONG et des chercheurs, sans parler des faits mis au jour dans le cadre des procédures judiciaires consécutives au génocide (enquêtes et audiences du Tribunal pénal international pour le Rwanda, instructions conduites par des juges français et espagnols).
    
     Il y a 3 ans, j’ai demandé au Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, de soumettre l’ensemble de ces travaux à l’examen d’une commission de personnalités indépendantes à l’expertise reconnue. Cette commission aurait été chargée de procéder à l’évaluation de toutes les enquêtes conduites sur ces évènements et d’établir, à l’intention des gouvernements et des opinions, une analyse impartiale et incontestable. Ses travaux auraient apporté une contribution essentielle aux efforts de réconciliation et de reconstruction dans la région des Grands Lacs. Le refus de M.Ban Ki-moon m’a beaucoup déçu.
 
     Je ne conteste naturellement pas le principe du rétablissement de relations diplomatiques normales avec le Rwanda, d’autant que la France entretient des relations avec des Etats, pas avec des régimes. Je considère cependant -et j’ai fait part de ce point de vue au Président de la République- que ce rétablissement ne devrait pas se faire au prix de l’acceptation, même implicite d’une présentation des évènements tragiques de 1994, qui impute mensongèrement à la France la responsabilité de ces drames.
 
     Le président rwandais, Paul Kagamé, vient de déclarer qu’il ne demandait pas que la France présente des "excuses" pour son rôle au Rwanda en 1994. Cela me semble être un premier pas dans la bonne direction, puisque cette déclaration revient à abandonner de fait les charges injustement portées contre la France.
_________________________________________________________________________
* Réponse de Paul Quilès à Sylvain Bourmeau

 

     Puisque, à la suite de mon droit de réponse publié le 30 septembre, vous semblez vouloir relancer le débat pour justifier vos propos, permettez - moi de m’étonner des arguments que vous utilisez :

     1- pour vous, le Président d’une commission parlementaire ne pourrait pas présider une mission d’information, parce qu’il a été 12 ans plus tôt ministre de la défense pendant 6 mois ! Cette forme de suspicion jetée sur mon honnêteté et mon impartialité est tout simplement insupportable.

     2- l’objet de la mission n’était pas, comme vous le dites, de « questionner les militaires » (ce que nous avons d’ailleurs fait abondamment au cours des 9 mois de notre enquête), mais d’apporter un éclairage rigoureux sur le génocide et sur les évènements qui y ont conduit, en établissant le rôle joué par la France, les grandes puissances et la communauté internationale dans son ensemble.

     3- il n’était pas possible, en raison des dispositions de l’ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires  (qui "prohibe expressément la création d’une commission d’enquête lorsque les faits ont donné lieu à des poursuites judiciaires et aussi longtemps que ces poursuites sont en cours") de mettre en place une « commission d’enquête », compte tenu de l’existence d’une procédure judiciaire qui concernait la mort des Français tués dans l’attentat contre l’avion du président Habyarimana. De plus, vous devez savoir que la durée d’une commission d’enquête ne peut excéder 6 mois, alors qu’il nous a fallu plus de 9 mois pour réaliser le travail considérable que j’ai rappelé dans ma tribune.

       
S'agissant du "fond", vous renvoyez "les lecteurs à l'article de M.Franche", qui précède ma tribune. Cette violente et haineuse diatribe n'est qu'un "best of" des arguments sommaires et partisans ressassés depuis 13 ans par les tenants de la thèse de la "complicité de la France", auxquels il a été régulièrement répondu. Elle ne contribuera certainement pas à la compréhension des raisons de l'épouvantable génocide des Tutsis et des Hutus modérés qui a endeuillé le Rwanda.     

        Enfin, je remarque que, dans votre souci de placer mon passage au ministère de la défense « il y a des lustres », vous citez Tchernenko comme dirigeant de l'URSS, parmi les grands "dinosaures" qui dirigeaient le monde à cette époque. Il se trouve que Tchernenko est mort 6 mois avant mon arrivée au ministère et que Gorbatchev lui avait succédé......

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 22:13

Raffinerie-Berre.jpg     Emotion et colère: ces deux sentiments m'ont étreint en arrivant cet après miidi sur le site de la raffinerie de Berre, à la rencontre du personnel en grève.

     Emotion de retrouver cette usine où j'ai débuté ma vie professionnelle à 22 ans comme jeune ingénieur. C'est ici que j'ai commencé à m'intéresser au secteur de l'énergie, dans lequel j'ai travaillé pendant près de 15 ans, dans divers secteurs (production, bureau d'études, engineering, international, économies d'énergie...). C'est ici que j'ai appris à connaître le fonctionnement et la logique implcable des multinationales. C'est ici que j'ai découvert le militantisme, syndical d'abord....ce qui me conduira quelques années plus tard à m'engager en politique.

     Cette émotion s'est accompagnée d'un sentiment de colère, quand j'ai constaté le gâchis qui se préparait. Imaginez un énorme site pétrochimique*, dont l'activité directe concerne 1250 salariés et qui touche, avec les sous traitants, plusieurs milliers d'emplois. Imaginez un groupe américain**, propriétaire du site  (acheté à Shell) décidant, depuis Houston, la fermeture de la raffinerie, jugée "non rentable".

     A aucun moment, le personnel et ses représentants n'ont été correctement informés de ce qui se tramait. Les chiffres réels -marges, déficits, prix de transfert des produits entre raffinerie et usine chimique, affectation des frais généraux- ne sont pas fournis et ceux qu'avance la direction ont pour seule vocation de montrer que la fermeture est inéluctable.

     Une autre solution est possible: la vente de l'ensemble du site (raffinerie et usine chimique), qui est globalement rentable, à un acquéreur moins sensible à la logique boursière que le groupe américain propriétaire du site. Il est intéressant de savoir à cet égard que le PDG de LyondellBasell s'est vu attribuer l'année dernière
des millions de stock-options, qu'il est en train de vendre depuis 4 mois, empochant au passage 2 millions de dollars supplémentaires par mois. Moins d'un an après leur attribution, il a déjà vendu 20 % de ses actions. On comprend son intérêt pour l'abandon de la raffinerie de Berre, qui doit permettre de maintenir à un bon niveau le cours de l'action!!

     Je sais bien que l'industrie française du raffinage subit le contre coup de l'évolution inéluctable du marché de l'énergie. Mais ce n'est pas une raison pour laisser de telles opérations de gribouille se multiplier, à l'image de ce qu'on a déjà vu avec le triste feuilleton de Molex.

     Si le gouvernement actuel ne se montre pas capable d'agir en ce sens -ce qui semble probable- la gauche doit annoncer qu'elle saura, le moment venu, prendre ses responsabilités pour endiguer cette véritable désindustrialisation de notre pays.

     Ces instants passés sur le site de Berre m'ont permis de manifester ma solidarité profonde avec le personnel qui, toutes catégories confondues, s'est engagé dans un combat courageux et déterminé, qui mérite d'être popularisé et soutenu.
____________________________________________________

 

* site comprenant une raffinerie de pétrole et une usine chimique appprovisionnée par cette raffinerie en naphta et en VGO (gasoil) pour la production de plastiques.

** LyondellBasell

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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28 septembre 2011 3 28 /09 /septembre /2011 10:02

Sondages.jpg        
     Si vous croyez encore que les sondages donnent le résultat d'une élection, lisez cette remarquable analyse de Rémy Lefèbvre dans Le monde sur "la démocratie sondagière".
      
    Voir aussi sur ce blog: "la sondomanie est une maladie dangereuse"

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 09:53

      L'échec de la droite aux élections sénatoriales de ce dimanche est non seulement la conséquence des victoires de la gauche aux précédentes élections locales, mais aussi le contrecoup du climat particulièrement délétère dans lequel évolue le pouvoir en ce moment.

  Essai couverture [Résolution de l'écran]En écoutant depuis hier soir les réactions et les commentaires, j'ai eu envie de relire ce que nous disions sur les élections sénatoriales dans le livre que nous avons écrit, Marie Noëlle Lienemann, Renaud Chenu et moi à l'été 2010, "18 mois chrono".
    
  Bien entendu, il ne s'agissait que d'une fiction, mais nous nous étions appuyés pour l'écrire sur notre connaissance du monde politique et sur ses réactions....parfois prévisibles.

     La lecture des pages 252 à 257 montrera à ceux qui découvrent avec retard certaines réalités que l'analyse prospective présente quelques mérites!

 

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Published by Paul Quilès - dans 18 mois chrono
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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 23:10

Une émision de France 2 (dimanche 25 septembre, à 13h15)

racontera l'histoire de la peine de mort.

J'y serai interviewé pour parler notamment de

 l'engagement de François Mitterrand

de l'abolir dès son arrivée à l'Elysée.

 

     Au pénitencier de Jackson (Géorgie), Troy Davis, un Noir de 42 ans, vient d'être exécuté pour le meurtre d'un policier blanc qu'il a assuré jusqu'au bout ne pas avoir commis.

     On éprouve de la colère et de la honte devant cet acte de barbarie. Comme le dit  Larry Cox, directeur d'Amnesty International USA, cette exécution est "le symbole de tout ce qui est cassé, de tout ce qui va mal" avec la peine capitale aux Etats-Unis. 

     L'ancien président américain Jimmy Carter déclare même: "Si l'un de nos concitoyens peut être exécuté avec autant de doutes sur sa culpabilité, alors le système de peine de mort dans notre pays est injuste et dépassé.....Nous espérons que cette tragédie nous poussera en tant que Nation sur le chemin d'un rejet total de la peine capitale".

     Les défenseurs de Troy Davis espèrent qu'il n'est pas mort en vain et que l'
exceptionnelle injustice de cette exécution va hâter la fin de la peine de mort aux Etats-Unis.

     Parmi les très nombreuses réactions d'indignation, je retiens celle de ce pasteur américain, que je trouve particulièrement pertinente:
"Comment peut-on aller en Iran ou dans d'autres pays du Moyen-Orient pour leur dire comment ils doivent gouverner ou comment ils doivent être plus justes avec leurs citoyens quand on ne peut pas le faire soi-même ici aux Etats-Unis?"

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 15:14

Playmobils.jpgJe vous recommande de regarder ce petit film très pédagogique sur les dangereuses conséquences des décisions du gouvernement sur l'école.

Les playmobils à l'école de la République
 

Nul doute que ce triste constat sera au coeur des débats de la

3ème assemblée des gauches et des écologistes,

organisée par le club Gauche Avenir

et qui se tiendra à Belfort samedi 24 septembre.

 

Voir sur ce blog: Refondons l'école républicaine

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Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 14:15

 Jaurès Armée nouvelleLa première publication de L’Armée nouvelle, ouvrage clef de la pensée jaurésienne et incontournable élément de notre histoire politique et militaire, date du 14 novembre 1910 : il s’agit de l’édition parlementaire, puisque l’ouvrage se présente comme l’introduction à une proposition de loi socialiste.

Comme livre, L'Armée nouvelle a été éditée en 1911 et nous célébrons donc le centenaire de la publication de cette oeuvre monumentale de Jean Jaurès. Pour commémorer cet anniversaire, il a été décidé de lui consacrer une journée d’interventions et de débats liant une approche historique et un regard contemporain. La réunion aura lieu le vendredi 23 septembre 2011 à l’auditorium Austerlitz des Invalides, le choix du Musée de l’Armée étant à lui seul significatif de la portée de ce centenaire.

  

Placée sous la responsabilité scientifique de Jean-François Chanet, professeur des universités à Sciences Po Paris, la rencontre est organisée en commun par les différentes institutions et associations partenaires,  la  Société d’études jaurésiennes, le Club Raspail, la Fondation Charles de Gaulle, la Fondation Jean-Jaurès et l’Office universitaire de recherche socialiste. 

            
 Je participerai à la table ronde de conclusion de cette journée sur le thème "L'Armée nouvelle d'hier à aujourd'hui"

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 18:03

Après le vote du 23 septembre à l’ONU,

pourra-t-on éviter un nouveau conflit ?  
Tribune publiée sur le site de Mediapart    



          Une large majorité d’États membres de l’ONU reconnait déjà, au niveau bilatéral, la Palestine comme État. Seuls l’Europe, les États-Unis et Israël se démarquent de cette réalité diplomatique.

          La démarche palestinienne à l’ONU se heurtera à un veto américain au Conseil de sécurité, puisque les États-Unis ont fait savoir qu’ils s’opposeraient à une solution qui ne serait pas négociée préalablement entre Israël et l’Autorité palestinienne. Il faudra donc que les Palestiniens se contentent d’un vote largement symbolique de l’Assemblée générale élevant la Palestine au statut d’« État non membre observateur ».

          L’Europe apparaît une nouvelle fois divisée. Après l’avoir été sur l’Irak, puis sur la Libye, l’Union européenne va probablement aborder en ordre dispersé le vote sur la reconnaissance de la Palestine comme État. Si tel est le cas, elle montrera son incapacité à prendre la mesure de ce rendez-vous historique, comme elle a déjà du mal à se positionner face aux révolutions arabes.

          En 1999 et 2010 pourtant, l’UE s’était engagée à une telle reconnaissance, « le moment venu », même si cette prise de position s’appliquait à une « solution négociée » alors que la démarche actuelle des Palestiniens reste unilatérale, en raison principalement du blocage complet des négociations.

Que peut-il se passer ?

          Le scénario le plus probable est que l’Assemblée générale de l’ONU aille dans le sens palestinien, avec le soutien d’une partie des États européens. Mais cette reconnaissance, qui devrait souligner de manière spectaculaire l’isolement diplomatique du gouvernement Netanyahu, pourrait aussi avoir des répercussions négatives sur la situation politique du Proche Orient.

          Les Palestiniens attendront des résultats concrets de cette prise de position d’une large partie de la communauté internationale en leur faveur et nul ne doute que certains groupes radicaux y trouvent une justification pour des actions de violence. La population palestinienne s’inspirera probablement des révolutions arabes pour manifester en faveur d’un retrait israélien de Cisjordanie et de Jérusalem Est. Une radicalisation de ces manifestations se heurterait à une répression plus dure encore.

          De son côté, Israël pourrait être tenté par des actions hostiles telles que le gel des transferts de droits de douane et de TVA dus à l’Autorité palestinienne. De telles mesures, que pourrait aggraver la suspension par la Chambre des représentants républicaine de toute aide américaine à la Palestine, ne manqueraient pas de pousser davantage encore les Palestiniens à la révolte.

          Les Israéliens, qui, après avoir perdu leur alliance stratégique avec la Turquie, se trouvent désormais en délicatesse en Égypte, ne pourront compter que sur l’indéfectible allié américain et, à moindre échelle, sur certains pays européens. Mais l’administration Obama ne pourra que bloquer le vote au Conseil de sécurité, tout en s’efforçant de conserver un minimum d’influence dans le monde arabe qui, sans nul doute, lui tiendra rigueur de ce nouveau véto en faveur de l’État hébreu.

          Si les tensions devaient s’accroître et provoquer une intensification des violences entre Palestiniens et Israéliens [1], la scène proche-orientale pourrait rapidement s’embraser.

          Le territoire égyptien peut en effet offrir un passage à des groupes armés palestiniens vers Gaza. Au Liban, le Hezbollah, qui est au gouvernement, pourrait rejoindre le conflit, certainement pas en attaque frontale, mais à la suite d’incidents entraînés par la nervosité générale, voire de provocations. D’autres incidents pourraient également se produire sur la ligne de démarcation du plateau du Golan, ce qui permettrait à Damas de faire oublier sa sanglante répression. Quant à la Jordanie, dont la population est au moins pour moitié d’origine palestinienne, elle n’hypothèquerait sûrement pas la fragile stabilité du royaume hachémite en se rangeant clairement du côté israélien. Enfin, les acteurs régionaux que sont la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Iran, verraient certainement dans cette situation de troubles l’occasion d’accroître leur influence, tout en évitant de trop brusquer les États-Unis. Quant à la Ligue arabe, déchirée par les révolutions, elle ferait certainement corps autour des Palestiniens, nouvel objet de cohésion, surtout après le rejet israélien de son plan de paix multipartite.

Une paix négociée est-elle encore possible?

          Elle ne semble pas évidente, car la fenêtre d’action est très réduite. Il faudrait que les Européens, tout en s’efforçant d’adopter une position commune en faveur de la démarche palestinienne à l’ONU, envoient un signal fort à Israël, en lui expliquant qu’ils maintiennent la pression sur les Palestiniens pour empêcher toute manifestation ou action susceptible d’aggraver les tensions, mais aussi en lui faisant valoir que des actions de rétorsion seraient à la fois inutiles et dangereuses du point de vue même des intérêts de sécurité israéliens.

          L’Europe devra s’engager fortement pour que la période qui suivra le vote de l’ONU marque le retour des Israéliens et des Palestiniens à des négociations bilatérales limitées par une date butoir à court terme (3 à 6 mois) pour la partie concernant les frontières et les garanties de sécurité, les autres questions, notamment celle des réfugiés, devant être traitées dans un délai de l’ordre d’un an. La probable victoire symbolique de la Palestine à l’ONU ne pourra en effet avoir de sens que si, à l’issue de ces négociations, Israël la reconnaît à son tour comme État.

          L’Europe pourrait jouer un rôle central dans cette optique, tant en lien avec les Américains, afin de peser sur un gouvernement israélien tenté par le pur et simple recours à la force, qu’avec les acteurs du monde arabo-musulman, afin de peser sur une politique palestinienne fortement disparate malgré son unité de façade.

          Les récentes propositions françaises, notamment de conférence de paix internationale, ne seront à l’évidence pas acceptées par Israël. Le temps n’est pas à une restructuration du cadre de médiation extérieur, mais bien à la reprise du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, pour aboutir enfin à une solution sur le statut des territoires occupés. Les équipes de négociation des deux parties se connaissent et savent parfaitement bien quelles sont leurs options. Il manque une volonté politique, qui devra être encouragée par une pression déterminée, unitaire et ciblée de l’Union européenne. Cette pression aura d’autant plus de chances d’être efficace que le vote de l’Assemblée générale à l’ONU sera large. Mais dans la nouvelle situation créée par ce vote, l’Europe et ses partenaires du Quartet [2] auront aussi la lourde responsabilité d’en gérer les conséquences, pour éviter tout dérapage et débordement sur le terrain. 


[1]  Tsahal a entraîné dernièrement les colons dans l’éventualité d’affrontements.

[2]  ONU, Etats-Unis, Europe, Russie

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 09:40

     Voici 30 ans exactement, le 18 septembre 1981, Robert Badinter présentait la loi abolissant la peine de mort en France à l’Assemblée nationale, qui l’adoptait par 363 voix contre 117.

     Je me souviens d’avoir alors ressenti de la fierté en contribuant, par mon vote, à ce que la France, une des dernières démocraties occidentales à abolir la peine de mort, fasse disparaître de son droit cette peine indigne et inefficace, héritée des temps anciens.

FM-cartes-sur-table.jpgJe me souviens aussi de la reconnaissance que j’ai éprouvée à l’égard de François Mitterrand, dont la promesse était tenue. Pendant sa campagne, je l’avais vu braver une opinion publique majoritairement défavorable à cette mesure. Je n’ai pas oublié par exemple comment, lors de l’émission télévisée « Cartes sur table » du 16 mars 1981, il avait affiché avec force ses convictions, alors que tant de gens considérait qu’il « prenait un risque » ! Un grand moment que vous aurez plaisir à voir ou à revoir.

     Aujourd’hui, les Français sont majoritairement favorables à l’abolition de la peine capitale, mais la tentation de la rétablir existe toujours chez certains partis politiques et dans une partie de la population, particulièrement au moment de faits divers odieux surmédiatisés.

     Dans le monde, 58 États continuent de recourir à la peine capitale ! Plus de 20 000 personnes attendent toujours dans les couloirs de la mort et des milliers de personnes sont exécutées chaque année. En 2009, d’après les chiffres officiels, 18 pays ont procédé à des exécutions et 714 personnes ont été exécutées*.

     Aux Etats-Unis, le maintien de la peine de mort donne lieu à de terribles dérives, comme on peut le voir dans l’article de Pascal Riché publié sur Rue89 : « Pour la quatrième fois, Troy Davis doit être exécuté »

     N’hésitez pas à consulter l’excellent site de l’association « Ensemble contre la peine de mort », organisation francophone de référence de lutte contre la peine capitale dans le monde, qui « s'attache à fédérer et à mobiliser les forces abolitionnistes internationales, à enseigner l'abolition et à agir pour et auprès des condamnés à mort et de leurs défenseurs ». 

_________________________________________________

* Le peu de transparence dans l’information donnée par les pays pratiquant des exécutions (Chine, Iran…) fait craindre que le nombre de personnes exécutées soit beaucoup plus élevé 

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez