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5 décembre 2011 1 05 /12 /décembre /2011 11:32

                      Nuit de la thermographie à Cordes le 13 décembre 2011
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               Votre habitation est-elle bien isolée? Quels travaux engager
                                                   en priorité? 

      La soirée du 13 décembre permettra à tous les habitants de la région de Cordes de prendre connaissance du dispositif d'accompagnement et de conseils personnalisés gratuits qui se met en place sur le Pays Cordais pour la réalisation d'économies d'énergie.

     A la suite de cette soirée, dès janvier 2012, des permanences gratuites pour des conseils sur les économies d'énergie, les énergies renouvelables, les aides financières, seront assurées, en partenariat par l'Espace Info Energie du Tarn et l'ADIL du Tarn.

Programme de la soirée

18h30 - 19h30 : Place du Sol Grand, devant l’ancienne école
Présentation du dispositif d’accompagnement - Parcours dans les rues du village avec observation des bâtiments par caméra thermique.

19h30 - 20h : Salle de conférences – Maison Fonpeyrouse (possibilité d’accès en voiture - parking dans la Cité ou sur les Lices)
Echange avec les habitants autour d’un buffet offert par la Communauté de communes du Pays Cordais.

20h - 22h : Présentation du dispositif d'accompagnement des particuliers suivie d'une conférence sur « Comment rénover son habitation sans se tromper ? » par un conseiller de l'Espace Info Energie du Tarn.

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Published by Paul Quilès - dans Energie et environnement
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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 22:27

                                        Tribune publiée sur le site MEDIAPART

 Il paraît 2012.jpgque Nicolas Sarkozy ne serait pas encore candidat à la prochaine élection présidentielle et qu’il ne faut pas interpréter ses discours comme des propos de campagne. Ah bon ! Que faut-il alors penser de ce flot d’attaques violentes et de positionnements aussi tranchés qu’hasardeux du président sortant depuis quelques jours ?

     Il entend probablement décrédibiliser ses adversaires et faire la preuve (pense-t-il) de son sérieux, de sa cohérence et de ses qualités pour rester à l’Elysée. Et, afin de combler son retard dans l’opinion, il n’hésite pas à en rajouter sur les thèmes susceptibles de plaire à la partie de l’électorat sensible à la démagogie qu’affectionnent le FN et une partie de l’UMP.

     Il n’hésite pas non plus à réécrire l’histoire….y compris la sienne ! C’est ainsi que j’ai eu la surprise, lors de la réception de 2500 maires à l’Elysée, de l’entendre fustiger ceux qui, pendant 30 ans, «ont augmenté sans compter les dépenses publiques de fonctionnement au détriment de l’investissement » et «n’ont cessé d’augmenter le nombre de fonctionnaires ». Mais, Monsieur le Président, avez-vous oublié que vous avez été ministre pendant cette période, à trois reprises (Ministre du budget, de l’Intérieur, des Finances) et que vous avez donc participé, entre 1993 et 2007, aux actions prétendument irresponsables que vous dénoncez ? Il est vrai que ce n’est pas la première fois que vous êtes frappé d’amnésie….

     Une campagne présidentielle peut être l’occasion d’éclairer les Français sur les orientations et les choix qu’on leur propose, à condition que l’affrontement démocratique ne se confonde pas avec un combat confus, où l’on assène avec culot des fausses évidences, présentées comme des antidotes à des peurs que l’on attise par ailleurs. C’est en tout cas l’image qu’a donnée le chef de l'État, qui, selon la presse, «a sorti l'artillerie lourde pour pilonner l'accord entre le PS et les Verts sur la diminution de la part du nucléaire dans la production d'électricité en France

     Je suis sûr que, dans la campagne qui commence, nos concitoyens attendent de vrais débats et qu’ils ne se satisferont pas d’entendre chaque jour des perroquets savants leur réciter des slogans réducteurs et des formules à l’emporte pièce. Par exemple, parmi les questions qui engagent l’avenir, les réponses à la grave crise actuelle et le choix du modèle de développement sont des sujets qui ne devraient pas être traités avec les approximations de ce début de campagne.

     Il n’est pas certain d’ailleurs que l’élection présidentielle soit le meilleur moyen pour vérifier la nécessaire adhésion populaire que nécessiteront les décisions fortes à prendre dans ces deux domaines. Ici, le recours au référendum, précédé par une phase d’information intense et objective, serait certainement une voie plus adaptée. J’en ai déjà parlé, mais j'aurai l’occasion d’y revenir. 

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 11:10

     DM     
     Loin de l’ivresse si fréquente dans les cercles du pouvoir, Danielle Mitterrand a su rester elle-même tout au long de sa vie. Une vie faite d’engagements tenaces au service de causes et de luttes qu’elle défendait avec conviction et sincérité.

 

      Militante avant tout, elle n’était pas adepte du « politiquement correct ». Elle ne s’encombrait pas toujours de « préoccupations diplomatiques », ce qui a pu parfois la faire passer, à tort, pour naïve.

 

      Je garderai un souvenir fort de cette femme simple, chaleureuse et généreuse, qui ne se voyait pas comme « première dame de France », mais qui aurait aimé être, à sa façon, « la première militante de France ».

                                                                     
                                                                              Paul Quilès
 


     Voir mon interview
sur le site du Journal du dimanche

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 07:29

Cette tribune de Paul Quilès a été publiée par
Le Figaro du 17 novembre 2011
 

 

  Lire également l'exellente tribune de Julien Théron

"Israël-Iran: une confrontation armée inévitable?"

 

 

     nucleaire-Iran.jpgIl est rare que la sagesse des dirigeants des nations soit le principal moteur de l’Histoire. Et pourtant, le recours à cette vertu serait aujourd’hui indispensable pour éviter un redoutable embrasement du Moyen Orient. Bien sûr, ce n’est pas la première fois que cette partie du monde se trouve confrontée à conflit régional. Mais, cette fois-ci, la situation est inquiétante, compte tenu de deux facteurs particulièrement aggravants : les instabilités politiques intérieures des principaux acteurs et la nucléarisation rampante de la région.

     Le plus à craindre, c’est la tentation –malheureusement fréquente- qu’ont les gouvernements en difficulté d’agiter le chiffon rouge du conflit avec les voisins et de s’engager dans un conflit armé quand ils veulent faire taire des troubles politiques intérieurs et « reprendre la main ». Les pays européens en savent quelque chose, puisqu’ils s’en sont quasiment fait une spécialité pendant mille ans, jusqu’à l’émergence de l’Union européenne.

     L’histoire du Moyen Orient est intimement liée à la politique intérieure et à la géopolitique régionale. On pense bien sûr au « bloc » israélo-palestinien, mais cela concerne également l’Égypte, où le président Sadate a été assassiné après avoir signé la paix avec Israël, la Jordanie, où l’importance de la population palestinienne est ressentie comme une menace par les vieilles familles jordaniennes, ou encore le Liban, où le Hezbollah a disséminé son arsenal sur le territoire national en invoquant le risque d’une attaque israélienne.

     Jusqu’ici, les conflits du Moyen Orient, même les plus violents et les plus meurtriers, ont eu recours à ce que l’on nomme l’armement « conventionnel ». Or, depuis quelque temps, la menace de l’arme nucléaire se fait plus inquiétante. Alors que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) vient de suggérer que l’Iran cherche bel et bien à se doter de cet armement, un vif débat a lieu en Israël, pays doté de la capacité de frappe nucléaire, sur l’opportunité d’une frappe militaire contre les installations de la République islamique. Sauf à considérer que l’évocation de cette menace correspond à de la pure gesticulation diplomatique, le danger est réel de voir la possession de l’arme nucléaire –et, peut-être son utilisation- venir au premier plan des risques qui menacent le Moyen Orient.

     D’un côté, Israël, qui n’a jamais été bavard sur ses capacités nucléaires et qui n’est pas signataire du TNP (Traité de Non Prolifération), applique la « doctrine Begin », qui consiste à empêcher ses adversaires régionaux de se doter d’armes atomiques, comme il l’a déjà fait en Irak en 1981 et apparemment en Syrie en 2007.

    De l’autre, le gouvernement iranien, qui a dû affronter l’importante « vague verte » de contestation de la jeunesse après les élections de 2009, ne se prive jamais d’utiliser le « danger sioniste » pour tenter de retrouver une popularité largement érodée. Il le fait avec d’autant plus d’assurance qu’il semble bien que le dossier nucléaire fasse l’objet d’un assez large consensus en Iran.

     Entre les deux se trouve la Syrie, alliée à l’Iran, dont on soupçonne qu’elle s’est intéressée encore récemment au développement d’un programme nucléaire militaire. La révolte populaire qui s’y manifeste pourrait bien se muer en révolution armée par l’émergence de groupes de déserteurs offensifs, dont certains, appelant à ce qu’on les fournisse en armes et munitions, opèreraient depuis la Turquie. Suspendue de la Ligue arabe, isolée, Damas a menacé les Occidentaux en cas d’intervention armée sur son territoire.

     Une intervention israélienne en Iran aurait donc des conséquences incalculables, dans ce contexte alliant instabilité interne et instabilité régionale.

     La voie de la sagesse, à l’inverse de celle dans laquelle semble vouloir s’engager les protagonistes de la région, consisterait à faire du Moyen Orient une « zone exempte d’armes nucléaires » (ZEAN) et, plus généralement, d’armes de destruction massive et de leurs vecteurs. Les précédents existent, puisqu’entre 1961 et 2009, pas moins de six ZEAN se sont volontairement imposées une telle restriction, destinée à assurer leur stabilité au travers de traités spécifiques : Amérique latine et Caraïbes, Pacifique Sud, Asie du Sud- Est, Asie centrale, Afrique, Antarctique. Pourquoi le Moyen Orient ne suivrait pas cet exemple vertueux, plutôt que de s’adonner à une course aux armements nucléaires aussi suicidaire qu’absurde, menaçant sa sécurité bien plus qu’elle ne l’assure ?

     Cette vision peut sembler excessivement optimiste, dans la mesure où elle suppose que les leaders de la région retrouvent la raison et travaillent plus à préparer la paix que les futurs évènements belliqueux qui entraîneraient un nouveau cercle infernal de représailles sans fin. Mais sans doute le printemps arabe offre-t-il une chance de porter au pouvoir des gouvernements sensibles aux aspirations de leurs peuples et donc désireux d’un nouveau climat de paix et de sécurité dans la région.

     Cette vision d’un Moyen-Orient libéré du spectre des armes de destruction massive prendrait tout son sens si les cinq « Etats dotés de l’arme nucléaire » -Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande Bretagne- reconnus comme tels dans le TNP et qui sont également ceux dont l’influence est forte au Moyen Orient, la demandaient avec détermination. Il leur suffirait pour cela de s’engager sérieusement à mettre en œuvre la déclaration sur le Moyen-Orient adoptée dans le cadre de la dernière conférence d’examen du TNP. Ce texte prévoit l’organisation par le Secrétaire général des Nations unies « en consultation avec les Etats de la région », d’une conférence sur la création d’une « Zone exempte d’armes de destruction massive et de leurs vecteurs » au Moyen-Orient dès 2012.

     Pour être crédibles, il faudra bien sûr qu’ils donnent l’exemple en relançant les négociations de désarmement nucléaire, comme l’article VI du TNP leur en fait obligation. Rappelons que cet article, indissociable des autres dispositions du Traité, prescrit aux Etats nucléaires de « poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire ». En auront-ils la volonté ?

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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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14 novembre 2011 1 14 /11 /novembre /2011 15:30

I Humour

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Published by Paul Quilès
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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 18:28

11 novembre   Voir les réactions à ce texte sur le site de MEDIAPART

  Nicolas Sarkozy n’est pas superstitieux ! Se souvient-il qu’en 1981, Valéry Giscard d’Estaing a voulu faire disparaître la commémoration du 8 mai 1945, date de la fin de la 2ème guerre mondiale ? Il s’agissait pour lui, disait-il, de tourner la page de l’affrontement avec l’Allemagne.

   Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette initiative ne fut pas couronnée de succès, puisque, 2 jours après le 8 mai 1981, les Français élisaient François Mitterrand président de la République…qui avait promis qu’il maintiendrait la commémoration du 8 mai!

     Ce rappel devrait faire réfléchir Nicolas Sarkozy, qui vient d’annoncer son intention de faire disparaître la spécificité du 11 novembre, en rassemblant ce jour là les commémorations de toutes les guerres auxquels les Français ont participé. Drôle d’idée que de vouloir ainsi gommer l’histoire de chacun de ces conflits, qui ne peut se confondre avec un autre.

     J’ai pu le vérifier ce matin, à Cordes, où nous avons célébré, comme chaque année, l’anniversaire de l’armistice de 1918. L’émotion était grande dans le public, lorsque les élèves du collège ont lu les lettres de « Poilus » racontant leurs souffrances et les horreurs de cette boucherie que fut « la Grande Guerre ». Je me disais alors que, s’il y a une justification à cette commémoration, c’est bien celle de raviver le souvenir d’un évènement fort de l’histoire de notre pays, pour éviter qu’il disparaisse de notre mémoire collective.

     C’est pour cela que j’ai rappelé devant les participants à la cérémonie que cette guerre, avec ses 20 millions de morts, ne fut pas –contrairement à ce que pensait mon grand père- la «der des ders » et que jamais autant de conflits meurtriers n’avaient déchiré la planète qu’au cours de ce 20ème siècle.

     La SDN (Société des Nations) n’a pas su empêcher la montée des régimes autoritaires et le Traité de Versailles a contribué à attiser l’animosité entre Allemands et Français.

     Après la tragédie de la 2ème guerre mondiale, tout aussi meurtrière et qui vit l’utilisation de l’arme nucléaire, l’ONU s’est efforcée de s’interposer et de pacifier les relations entre les Etats. Force est de constater cependant qu’elle n’a que trop rarement réussi à empêcher les guerres qui ont ravagé la seconde moitié du 20ème siècle.

     La chute du mur de Berlin en 1989 a fait naître un instant l’espoir que la fin de l’affrontement entre les blocs de l’Est et de l’Ouest allait ouvrir une période favorable à la paix et au développement de la démocratie. La liste des conflits sanglants qui se sont déroulés depuis 22 ans * -et qui n’ont pas épargné l’Europe- montre, s’il en était besoin, que le chemin de la paix est encore long et semé de beaucoup d’obstacles.

     Plus que jamais, dans la période de grave crise que traverse le monde, il va falloir que les gouvernants sachent faire preuve d’une grande prudence dans les relations internationales, alliée à une ferme volonté d’explorer toutes les voies qui apaisent les conflits : celle de l’aide au développement, celle du soutien à la démocratie, celle du désarmement**. Ils devront aussi montrer leur capacité à apporter des réponses claires à des populations inquiètes et de plus en plus excédées par les inégalités et les injustices, afin d’éviter qu’elles écoutent, comme en d’autres temps, les sirènes de la démagogie et de l’autoritarisme.
_______________________________________________________

 

* Serbie, Kosovo, Rwanda, Tchétchénie, Géorgie, Irak, Afghanistan, Israël/Palestine, Soudan, Région des grands lacs…….

** Les arsenaux nucléaires contiennent 22 600 têtes (dont 95% aux Etats-Unis et en Russie), ce qui correspond à 450 000 bombes d’Hiroshima; les dépenses militaires mondiales ont doublé depuis 10 ans et représentent 1630 milliards de dollars. 

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Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 08:28

Cette tribune, que j'ai signée avec cinq autres personnalités françaises et britanniques* à l'occasion du 22ème anniversaire la chute du Mur de Berlin, vient d'être publiée par le quotidien La Croix.

nucl-aire.jpg

     Il y a 22 ans, le Mur de Berlin tombait. Cet évènement majeur, suivi du démantèlement du bloc soviétique, mettait fin à la bipolarisation du monde et marquait une rupture majeure sur la scène internationale.

 

     Pourtant, aucune nouvelle doctrine de sécurité n’a véritablement émergé de cette mutation géopolitique profonde. Force est de constater, par exemple, que la dissuasion nucléaire - qui consiste à exposer son adversaire à un risque de destruction massive - reste le pilier des politiques de défense de nos deux pays, la France et la Grande-Bretagne. Nombreux sont ceux, notamment parmi les jeunes générations, qui considèrent qu’il s’agit là d’un vestige d’un monde révolu.

 

     Hier, en effet, le contrôle des armes nucléaires symbolisait la volonté de maintenir un équilibre –même fragile- entre les blocs de l’Est et de l’Ouest. Hier, les arsenaux britannique et français étaient supposés protéger l’Europe de menaces d’agression de grande ampleur. Hier, une certaine pertinence stratégique des armes nucléaires pouvait se concevoir.

 

     Aujourd’hui, rien de tel. Les menaces auxquelles nous devions faire face sont à ranger au nombre des peurs du passé et la théorie de la dissuasion nucléaire n’est plus adaptée au monde en mouvement de ce début de 21ème siècle. Aujourd’hui, l’existence même des armes nucléaires, couplée au risque de prolifération et de terrorisme nucléaire, constitue paradoxalement la plus grande menace à notre sécurité. Aujourd’hui, la nouvelle donne internationale et son lot d’instabilités politiques profondes plaident pour faire de l’élimination des armes nucléaires – le Global Zero - le fer de lance d’une nouvelle doctrine de sécurité internationale.

 

     Malgré cela, à quelques trop rares exceptions, le maintien des armes nucléaires n’est pas mis en cause. L’attachement irraisonné aux armes nucléaires continue à s’appuyer sur des formulations quasi incantatoires et ne souffre que de bien peu de questionnements. Tout en les présentant à leurs peuples comme une garantie absolue de sécurité, les gouvernements des Etats dotés de l’arme nucléaire continuent à considérer leurs arsenaux comme un outil de prestige. En les possédant, ils ont le sentiment de détenir un statut de grande puissance. N’y aurait-il pas d’autre voie pour exercer une influence que de se laisser piéger ou emprisonner par l’Histoire ?

 

    Les milliers de jeunes membres du mouvement Global Zero en sont convaincus. Ils croient en un monde dans lequel la promotion du désarmement nucléaire confère plus de pouvoir politique et de prestige que la possession d’arsenaux surdimensionnés, dangereux et coûteux. La nouvelle génération ne craint plus ceux de l’autre côté d’un Mur qui n’est plus. C’est précisément parce qu’elle peut s’affranchir des inquiétudes passées que cette génération qui n’a pas connu la Guerre froide est capable de trouver un langage nouveau et de proposer une nouvelle démarche.

 

     La nouvelle génération ne croit pas en la stabilité éternelle des Etats dotés de l’arme nucléaire. Elle a compris que les armes nucléaires dont elle hérite ne l’aideront pas à répondre aux désordres du monde du 21ème siècle : le terrorisme, la crise économique et financière, la pollution et le réchauffement climatique, la pauvreté, les épidémies… Elle s’indigne d’entendre parler de coupes budgétaires qui affectent notamment les dépenses sociales, alors qu’elle sait que la charge financière globale des arsenaux dépasse 700 milliards d’euros pour la prochaine décennie.

 

     Faire évoluer les mentalités est un devoir stratégique et moral commun. Pour la première fois depuis des décennies, cette thématique trouve un écho auprès des jeunes. Nous ne voulons pas les laisser combattre seuls. Comme eux et pour eux, nous soutenons l’appel de Global Zero en faveur des premières négociations multilatérales de l’histoire pour l’élimination progressive et contrôlée des armes nucléaires. Nous demandons à nos chefs d’Etats de s’engager à prendre part à ces négociations pour faire de la Guerre Froide un vestige du passé et ainsi laisser en héritage un monde sans armes nucléaires.

 

* Signataires :

- Hugh Beach, Général, ancien Commandant en chef des forces terrestres, Royaume-Uni

- Margaret Beckett, Secrétaire aux Affaires étrangères, Royaume-Uni

- Bernard Norlain, Général, ancien Commandant de la force aérienne de combat, France

- Paul Quilès, ancien Ministre de la Défense, France

- Michel Rocard, ancien Premier Ministre, France

- David Ramsbotham, Général, Royaume-Uni 

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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 13:02

     R--publique.jpgC’est dans les périodes de crise que se manifeste le plus la confusion des esprits. La panique qu’engendrent la peur de la catastrophe et la recherche compulsive de solutions salvatrices immédiates prend le pas sur la nécessaire réflexion en profondeur, qui exige un retour aux « fondamentaux ».

    Ainsi, la dramaturgie européenne à laquelle nous assistons en ce moment fait l’impasse sur la question majeure de la souveraineté dans les régimes démocratiques.

    En France, rappelons-le, c’est la Constitution qui en définit les principes fondamentaux. « La souveraineté nationale appartient au peuple, qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum » (article 3). Elle pose le principe de la République comme étant «le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » (article 2)

     Il y aurait beaucoup à dire sur la façon dont ces principes sont appliqués, sur la pratique et les dérives des institutions d’une Vème République, devenue dans certains domaines un système quasi monarchique (voir ma tribune écrite il y a 4 ans....toujours d'actualité: « la démocratie en danger ?»  )

     Il faudrait aussi parler des transferts de souveraineté vers l’Union Européenne, dont les conséquences n’ont pas toujours été tirées, comme on le voit dans la crise actuelle, où la confusion est à son comble. On entend par exemple les mêmes responsables politiques refuser l’idée d’un référendum ici (sur le nucléaire) et l’accepter là (en Grèce), ou même proposer de l’étendre à l’ensemble de l’Europe….Personne ne niera aujourd’hui qu’une réorientation majeure de l’Europe devient indispensable à la fois au plan institutionnel et au plan politique et qu’il va falloir aboutir à un nouveau pacte européen. A cet égard, la relecture des échanges au moment des débats sur le TCE et sur le traité de Lisbonne me semble particulièrement utile !

     De tout cela, nous parlerons au cours de l’"assemblée des gauches et des écologistes", qui se déroulera le 15 novembre à La Roche sur Yon, en présence de nombreux responsables et militants de gauche et écologistes. La 1ère table ronde portera sur la question « la gauche est-elle prête à réformer les institutions ? ». La 2nde traitera de « la gauche face à l’enjeu démocratique » 

     Cette assemblée fait suite aux 3 autres réunions organisées par le club Gauche Avenir autour des thèmes du logement (6 mai), de l’énergie (18 juin) et de l’éducation (24 septembre).

     L’objectif des "assemblées des gauches et des écologistes" est précisé dans cette tribune publiée par MEDIAPART; "Vite des asemblées des gauches" :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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1 novembre 2011 2 01 /11 /novembre /2011 16:13

     Niche.jpg L’explosion du prix des loyers dans les grandes villes et notamment à Paris (+50% en 10 ans) pèse de plus en plus lourd dans le budget des ménages et cela a de quoi inquiéter. 

      Mais, pour ce qui concerne le prix de vente des logements, on arrive à des extrémités à peine croyables.
     Jugez-en plutôt, avec cette sélection d’annonces passées sur le site Internet de référence en matière de vente de logements:
 

     - studio de 4,5 m2 (Paris 16ème)….. 38 000 € 
regarder le détail de l'annonce 
On admirera les photos! 

     - studio de 3 m2 (Paris 9ème)……29 000 € 
regarder le détail de l'annonce  
Vous avez dit « studio »….ou niche ? 

  

       Qu'attendent les pouvoirs publics pour empêcher au moins que ces cages coûteuses soient dénommées "studio"? Il est vrai que, comme le disait justement Pierre Dac, "quand les bornes sont franchies, il n’y a plus de limite !"

 

 

 

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28 octobre 2011 5 28 /10 /octobre /2011 14:34

Cette réaction vient d'être publiée par
le site Marianne2.fr

 

     Je viens de lire la lettre de Jean-Luc Mélenchon aux autres candidats de gauche à propos du nucléaire. Elle intéresse les animateurs du club Gauche Avenir à un double titre :

 

     1- Sa démarche conforte ce que nous ne cessons de demander, à savoir que soit défini un socle de propositions communes à la gauche.

     Il est évident que les propos de Jean-Luc Mélenchon sur cette question des choix énergétiques peuvent s’appliquer à bien d’autres sujets fondamentaux pour un gouvernement de gauche.
     Que dit-il en effet ? Je reprends ses propos :

-  "Nous ne pouvons nous contenter d’échanger des anathèmes, de nous admonester mutuellement ou de nous opposer des oukases contradictoires. Nous devons, à mon avis, d’abord chercher ce qui peut unifier la société autour d’un intérêt général".

-  "Je n’évacue pas les discussions qui traversent la gauche sur ce point du nucléaire. Elles ont leur noblesse. La force des arguments qui se confrontent est connue. Evitons de faire des dogmes avec des raisonnements. Admettons la loyauté de chacun de ceux qui contribuent à cette discussion et respectons les argumentations."

     Si la démarche proposée était reprise (pas seulement pour le nucléaire) par les principaux candidats de la gauche, je pense, selon les propos mêmes de Jean-Luc Mélenchon, qu’elle serait "à l’honneur de la gauche et à la hauteur de la responsabilité qui est la nôtre sur un sujet qui touche à l’intérêt général humain."

     De plus, elle serait beaucoup plus efficace et crédible que celle qui consisterait à attendre le soir du 22 avril 2012, 1er tour de l’élection présidentielle, pour trouver, après de longues et nombreuses polémiques, des compromis incertains sur des sujets majeurs.

 

    2- S’agissant de l’énergie, je me félicite que Jean-Luc Mélenchon reprenne la proposition faite, dans le cadre d’une "assemblée des gauches et des écologistes" initiée par le club Gauche Avenir (18 juin 2011), qui a rassemblé des représentants de toutes les sensibilités de la gauche, des syndicalistes et des experts reconnus 

     En synthèse de ces travaux, j’ai eu l’occasion de développer et de préciser l’idée d’un référendum, qui ne peut se concevoir sans les 3 conditions préalables d’une information complète (et si nécessaire, contradictoire) des Français, d’un vrai débat public et d’un travail parlementaire approfondi. Il reviendra au Parlement de choisir le scénario qu’il souhaite privilégier et qui sera ensuite soumis au référendum. Notre club a approuvé cette démarche.

 

     Je souhaite que cet état d’esprit visant à préparer un socle commun susceptible de répondre aux grands défis de la période permette aux forces de gauche et aux écologistes de se rencontrer rapidement, en vue du rassemblement pour la victoire.

 

                                                                                        Paul Quilès

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez