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26 septembre 2011 1 26 /09 /septembre /2011 09:53

      L'échec de la droite aux élections sénatoriales de ce dimanche est non seulement la conséquence des victoires de la gauche aux précédentes élections locales, mais aussi le contrecoup du climat particulièrement délétère dans lequel évolue le pouvoir en ce moment.

  Essai couverture [Résolution de l'écran]En écoutant depuis hier soir les réactions et les commentaires, j'ai eu envie de relire ce que nous disions sur les élections sénatoriales dans le livre que nous avons écrit, Marie Noëlle Lienemann, Renaud Chenu et moi à l'été 2010, "18 mois chrono".
    
  Bien entendu, il ne s'agissait que d'une fiction, mais nous nous étions appuyés pour l'écrire sur notre connaissance du monde politique et sur ses réactions....parfois prévisibles.

     La lecture des pages 252 à 257 montrera à ceux qui découvrent avec retard certaines réalités que l'analyse prospective présente quelques mérites!

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 23:10

Une émision de France 2 (dimanche 25 septembre, à 13h15)

racontera l'histoire de la peine de mort.

J'y serai interviewé pour parler notamment de

 l'engagement de François Mitterrand

de l'abolir dès son arrivée à l'Elysée.

 

     Au pénitencier de Jackson (Géorgie), Troy Davis, un Noir de 42 ans, vient d'être exécuté pour le meurtre d'un policier blanc qu'il a assuré jusqu'au bout ne pas avoir commis.

     On éprouve de la colère et de la honte devant cet acte de barbarie. Comme le dit  Larry Cox, directeur d'Amnesty International USA, cette exécution est "le symbole de tout ce qui est cassé, de tout ce qui va mal" avec la peine capitale aux Etats-Unis. 

     L'ancien président américain Jimmy Carter déclare même: "Si l'un de nos concitoyens peut être exécuté avec autant de doutes sur sa culpabilité, alors le système de peine de mort dans notre pays est injuste et dépassé.....Nous espérons que cette tragédie nous poussera en tant que Nation sur le chemin d'un rejet total de la peine capitale".

     Les défenseurs de Troy Davis espèrent qu'il n'est pas mort en vain et que l'
exceptionnelle injustice de cette exécution va hâter la fin de la peine de mort aux Etats-Unis.

     Parmi les très nombreuses réactions d'indignation, je retiens celle de ce pasteur américain, que je trouve particulièrement pertinente:
"Comment peut-on aller en Iran ou dans d'autres pays du Moyen-Orient pour leur dire comment ils doivent gouverner ou comment ils doivent être plus justes avec leurs citoyens quand on ne peut pas le faire soi-même ici aux Etats-Unis?"

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 15:14

Playmobils.jpgJe vous recommande de regarder ce petit film très pédagogique sur les dangereuses conséquences des décisions du gouvernement sur l'école.

Les playmobils à l'école de la République
 

Nul doute que ce triste constat sera au coeur des débats de la

3ème assemblée des gauches et des écologistes,

organisée par le club Gauche Avenir

et qui se tiendra à Belfort samedi 24 septembre.

 

Voir sur ce blog: Refondons l'école républicaine

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 14:15

 Jaurès Armée nouvelleLa première publication de L’Armée nouvelle, ouvrage clef de la pensée jaurésienne et incontournable élément de notre histoire politique et militaire, date du 14 novembre 1910 : il s’agit de l’édition parlementaire, puisque l’ouvrage se présente comme l’introduction à une proposition de loi socialiste.

Comme livre, L'Armée nouvelle a été éditée en 1911 et nous célébrons donc le centenaire de la publication de cette oeuvre monumentale de Jean Jaurès. Pour commémorer cet anniversaire, il a été décidé de lui consacrer une journée d’interventions et de débats liant une approche historique et un regard contemporain. La réunion aura lieu le vendredi 23 septembre 2011 à l’auditorium Austerlitz des Invalides, le choix du Musée de l’Armée étant à lui seul significatif de la portée de ce centenaire.

  

Placée sous la responsabilité scientifique de Jean-François Chanet, professeur des universités à Sciences Po Paris, la rencontre est organisée en commun par les différentes institutions et associations partenaires,  la  Société d’études jaurésiennes, le Club Raspail, la Fondation Charles de Gaulle, la Fondation Jean-Jaurès et l’Office universitaire de recherche socialiste. 

            
 Je participerai à la table ronde de conclusion de cette journée sur le thème "L'Armée nouvelle d'hier à aujourd'hui"

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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 18:03

Après le vote du 23 septembre à l’ONU,

pourra-t-on éviter un nouveau conflit ?  
Tribune publiée sur le site de Mediapart    



          Une large majorité d’États membres de l’ONU reconnait déjà, au niveau bilatéral, la Palestine comme État. Seuls l’Europe, les États-Unis et Israël se démarquent de cette réalité diplomatique.

          La démarche palestinienne à l’ONU se heurtera à un veto américain au Conseil de sécurité, puisque les États-Unis ont fait savoir qu’ils s’opposeraient à une solution qui ne serait pas négociée préalablement entre Israël et l’Autorité palestinienne. Il faudra donc que les Palestiniens se contentent d’un vote largement symbolique de l’Assemblée générale élevant la Palestine au statut d’« État non membre observateur ».

          L’Europe apparaît une nouvelle fois divisée. Après l’avoir été sur l’Irak, puis sur la Libye, l’Union européenne va probablement aborder en ordre dispersé le vote sur la reconnaissance de la Palestine comme État. Si tel est le cas, elle montrera son incapacité à prendre la mesure de ce rendez-vous historique, comme elle a déjà du mal à se positionner face aux révolutions arabes.

          En 1999 et 2010 pourtant, l’UE s’était engagée à une telle reconnaissance, « le moment venu », même si cette prise de position s’appliquait à une « solution négociée » alors que la démarche actuelle des Palestiniens reste unilatérale, en raison principalement du blocage complet des négociations.

Que peut-il se passer ?

          Le scénario le plus probable est que l’Assemblée générale de l’ONU aille dans le sens palestinien, avec le soutien d’une partie des États européens. Mais cette reconnaissance, qui devrait souligner de manière spectaculaire l’isolement diplomatique du gouvernement Netanyahu, pourrait aussi avoir des répercussions négatives sur la situation politique du Proche Orient.

          Les Palestiniens attendront des résultats concrets de cette prise de position d’une large partie de la communauté internationale en leur faveur et nul ne doute que certains groupes radicaux y trouvent une justification pour des actions de violence. La population palestinienne s’inspirera probablement des révolutions arabes pour manifester en faveur d’un retrait israélien de Cisjordanie et de Jérusalem Est. Une radicalisation de ces manifestations se heurterait à une répression plus dure encore.

          De son côté, Israël pourrait être tenté par des actions hostiles telles que le gel des transferts de droits de douane et de TVA dus à l’Autorité palestinienne. De telles mesures, que pourrait aggraver la suspension par la Chambre des représentants républicaine de toute aide américaine à la Palestine, ne manqueraient pas de pousser davantage encore les Palestiniens à la révolte.

          Les Israéliens, qui, après avoir perdu leur alliance stratégique avec la Turquie, se trouvent désormais en délicatesse en Égypte, ne pourront compter que sur l’indéfectible allié américain et, à moindre échelle, sur certains pays européens. Mais l’administration Obama ne pourra que bloquer le vote au Conseil de sécurité, tout en s’efforçant de conserver un minimum d’influence dans le monde arabe qui, sans nul doute, lui tiendra rigueur de ce nouveau véto en faveur de l’État hébreu.

          Si les tensions devaient s’accroître et provoquer une intensification des violences entre Palestiniens et Israéliens [1], la scène proche-orientale pourrait rapidement s’embraser.

          Le territoire égyptien peut en effet offrir un passage à des groupes armés palestiniens vers Gaza. Au Liban, le Hezbollah, qui est au gouvernement, pourrait rejoindre le conflit, certainement pas en attaque frontale, mais à la suite d’incidents entraînés par la nervosité générale, voire de provocations. D’autres incidents pourraient également se produire sur la ligne de démarcation du plateau du Golan, ce qui permettrait à Damas de faire oublier sa sanglante répression. Quant à la Jordanie, dont la population est au moins pour moitié d’origine palestinienne, elle n’hypothèquerait sûrement pas la fragile stabilité du royaume hachémite en se rangeant clairement du côté israélien. Enfin, les acteurs régionaux que sont la Turquie, l’Arabie saoudite et l’Iran, verraient certainement dans cette situation de troubles l’occasion d’accroître leur influence, tout en évitant de trop brusquer les États-Unis. Quant à la Ligue arabe, déchirée par les révolutions, elle ferait certainement corps autour des Palestiniens, nouvel objet de cohésion, surtout après le rejet israélien de son plan de paix multipartite.

Une paix négociée est-elle encore possible?

          Elle ne semble pas évidente, car la fenêtre d’action est très réduite. Il faudrait que les Européens, tout en s’efforçant d’adopter une position commune en faveur de la démarche palestinienne à l’ONU, envoient un signal fort à Israël, en lui expliquant qu’ils maintiennent la pression sur les Palestiniens pour empêcher toute manifestation ou action susceptible d’aggraver les tensions, mais aussi en lui faisant valoir que des actions de rétorsion seraient à la fois inutiles et dangereuses du point de vue même des intérêts de sécurité israéliens.

          L’Europe devra s’engager fortement pour que la période qui suivra le vote de l’ONU marque le retour des Israéliens et des Palestiniens à des négociations bilatérales limitées par une date butoir à court terme (3 à 6 mois) pour la partie concernant les frontières et les garanties de sécurité, les autres questions, notamment celle des réfugiés, devant être traitées dans un délai de l’ordre d’un an. La probable victoire symbolique de la Palestine à l’ONU ne pourra en effet avoir de sens que si, à l’issue de ces négociations, Israël la reconnaît à son tour comme État.

          L’Europe pourrait jouer un rôle central dans cette optique, tant en lien avec les Américains, afin de peser sur un gouvernement israélien tenté par le pur et simple recours à la force, qu’avec les acteurs du monde arabo-musulman, afin de peser sur une politique palestinienne fortement disparate malgré son unité de façade.

          Les récentes propositions françaises, notamment de conférence de paix internationale, ne seront à l’évidence pas acceptées par Israël. Le temps n’est pas à une restructuration du cadre de médiation extérieur, mais bien à la reprise du processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, pour aboutir enfin à une solution sur le statut des territoires occupés. Les équipes de négociation des deux parties se connaissent et savent parfaitement bien quelles sont leurs options. Il manque une volonté politique, qui devra être encouragée par une pression déterminée, unitaire et ciblée de l’Union européenne. Cette pression aura d’autant plus de chances d’être efficace que le vote de l’Assemblée générale à l’ONU sera large. Mais dans la nouvelle situation créée par ce vote, l’Europe et ses partenaires du Quartet [2] auront aussi la lourde responsabilité d’en gérer les conséquences, pour éviter tout dérapage et débordement sur le terrain. 


[1]  Tsahal a entraîné dernièrement les colons dans l’éventualité d’affrontements.

[2]  ONU, Etats-Unis, Europe, Russie

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18 septembre 2011 7 18 /09 /septembre /2011 09:40

     Voici 30 ans exactement, le 18 septembre 1981, Robert Badinter présentait la loi abolissant la peine de mort en France à l’Assemblée nationale, qui l’adoptait par 363 voix contre 117.

     Je me souviens d’avoir alors ressenti de la fierté en contribuant, par mon vote, à ce que la France, une des dernières démocraties occidentales à abolir la peine de mort, fasse disparaître de son droit cette peine indigne et inefficace, héritée des temps anciens.

FM-cartes-sur-table.jpgJe me souviens aussi de la reconnaissance que j’ai éprouvée à l’égard de François Mitterrand, dont la promesse était tenue. Pendant sa campagne, je l’avais vu braver une opinion publique majoritairement défavorable à cette mesure. Je n’ai pas oublié par exemple comment, lors de l’émission télévisée « Cartes sur table » du 16 mars 1981, il avait affiché avec force ses convictions, alors que tant de gens considérait qu’il « prenait un risque » ! Un grand moment que vous aurez plaisir à voir ou à revoir.

     Aujourd’hui, les Français sont majoritairement favorables à l’abolition de la peine capitale, mais la tentation de la rétablir existe toujours chez certains partis politiques et dans une partie de la population, particulièrement au moment de faits divers odieux surmédiatisés.

     Dans le monde, 58 États continuent de recourir à la peine capitale ! Plus de 20 000 personnes attendent toujours dans les couloirs de la mort et des milliers de personnes sont exécutées chaque année. En 2009, d’après les chiffres officiels, 18 pays ont procédé à des exécutions et 714 personnes ont été exécutées*.

     Aux Etats-Unis, le maintien de la peine de mort donne lieu à de terribles dérives, comme on peut le voir dans l’article de Pascal Riché publié sur Rue89 : « Pour la quatrième fois, Troy Davis doit être exécuté »

     N’hésitez pas à consulter l’excellent site de l’association « Ensemble contre la peine de mort », organisation francophone de référence de lutte contre la peine capitale dans le monde, qui « s'attache à fédérer et à mobiliser les forces abolitionnistes internationales, à enseigner l'abolition et à agir pour et auprès des condamnés à mort et de leurs défenseurs ». 

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* Le peu de transparence dans l’information donnée par les pays pratiquant des exécutions (Chine, Iran…) fait craindre que le nombre de personnes exécutées soit beaucoup plus élevé 

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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 17:27

     Je trouve beaucoup de défauts à l’élection du Président de la République au suffrage universel* …et pourtant, je vote ! Depuis 37 ans, à chaque élection présidentielle, je soutiens un candidat et il m’est même arrivé de diriger la campagne d’un candidat.

     J’ai clairement et publiquement exprimé mes réserves au sujet des primaires socialistes….et pourtant, je vais voter ! J’appelle même à participer à ce scrutin celles et ceux qui souhaitent un vrai changement en mai 2012.

 

     Dans les deux cas (élection présidentielle et primaires), je tiens simplement compte d’une situation que je n’ai pas voulue et dont je connais les inconvénients.

 

     Dans les deux cas, je considère que ne pas voter reviendrait à laisser à d’autres le soin de faire le choix de celle ou de celui qui incarnera la volonté de changement que manifeste de plus en plus la société française, qui en a assez des injustices, des promesses non tenues, de l’accroissement des inégalités, de la façon dont est gouverné le pays, des discours de division….  

 

      En paraphrasant la fameuse phrase de Paul Valéry sur la politique,  je dirai que « si vous ne vous sentez pas concernés par les primaires, le résultat des primaires vous concernera » ! A celles et ceux qui hésitent à voter, je demande simplement d’imaginer un instant leur déception et peut-être leur rage si le candidat choisi n’a pas la capacité d’incarner et de mettre en œuvre ce changement.

 

     Car c’est bien cela qu’il s’agira de juger lors de ces primaires, à travers quatre déterminants :

 

- l’aptitude à rassembler la gauche au 2ème tour de l’élection présidentielle ;

 

- la volonté de défendre les points forts du programme accepté par tous les socialistes, notamment sur les plans économique, social, environnemental et international ;

 

- la vision claire et conforme au message de la gauche du rôle d’un président de la République soucieux d’un meilleur équilibre des pouvoirs au sein de nos institutions ;

 

- les qualités personnelles (expérience, solidité, détermination).

 

     Martine Aubry me paraît à cet égard la mieux placée pour répondre positivement à ces critères. Directeur de la campagne victorieuse de François Mitterrand en 1981, je crois connaître les qualités nécessaires à un candidat de gauche pour l’emporter et j’ai pu vérifier au cours des dernières semaines que Martine Aubry les a.  

     Que ce soit lors de son intervention au récent meeting de Toulouse, lors du débat télévisé et lors d’échanges personnels que j’ai eus avec elle, j’ai constaté la force de son engagement et la clarté de ses choix. Voilà pourquoi j’appelle à voter pour elle dès le 9 octobre. J'y reviendrai.

__________________________________________________________________________

* Mode d'élection qui a fait du Président un véritable monarque républicain, politiquement irresponsable, touchant à tout, parlant de tout, qui a réduit le rôle du Premier ministre à celui d'une sorte de directeur de cabinet et qui a transformé dans plusieurs domaines le Parlement en chambre d'enregistrement. Pour mieux analyser ce phénomène et débattre des réformes que la gauche devrait proposer, une prochaine "Assemblée des gauches et des écologistes" sera consacrée aux institutions de la Vème République.

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Published by Paul Quilès - dans Primaires
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17 septembre 2011 6 17 /09 /septembre /2011 16:42
      A en juger par l’audience du premier débat télévisé de jeudi dernier, les primaires socialistes suscitent de l’intérêt chez les Français. On ne peut que se féliciter de voir ainsi le débat sur les grands problèmes de notre société et sur l’avenir ne pas se cantonner au « domaine réservé » des accros de la politique.
     Espérons cependant que la présentation de cette compétition inédite ne sera pas assimilée à une sorte de match sportif : « Qui va gagner ? Qui l’a emporté à l’issue de la première manche ? Va-t-il rappraper son retard?». C’est un peu l’impression que j’ai eue en regardant hier un "Journal télévisé", où le commentaire enchaînait allègrement les interrogations sur les chances des équipes de France de rugby en Nouvelle Zélande, de basket en Lituanie, de tennis en Coupe Davis…..et celles des candidats socialistes aux primaires !
     Espérons aussi que les préférences partisanes de certains commentateurs ne troubleront pas l’appréciation des électeurs. Chacun a le droit d’apprécier ou de détester tel ou tel candidat, pourvu que cela ne vienne pas biaiser les analyses.
     Il est vrai, que depuis la vogue des sondages prédictifs -dont j’ai déjà montré, chiffres à l’appui, ce qu’ils valent[1]-, il y a toujours eu des « chouchous » des médias, des « bons clients ». Je me permets de suggérer à ceux qui se laisseraient encore aller à ces facilités de se remémorer le sort électoral des candidats dont ils nous ont répété pendant des mois, voire des années, sur la foi des sondages : «on ne voit pas comment ils pourraient être battus » : Michel Rocard, Edouard Balladur, Ségolène Royal, Nicolas Hulot….


[1]  Le sondage n’est pas critiquable s’il limite son ambition à procéder à une description instantanée de l’opinion. C’est en quelque sorte un thermomètre, dont la fonction est de mesurer la température et non de prédire ce qu’elle sera dans une semaine, un mois ou un an ! 
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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 11:59

Kagamé   Le président rwandais Paul Kagamé vient de faire une visite officielle à Paris. Il a souhaité, selon ses propos, "échapper à l'Histoire"....mais cela ne peut se faire au prix d'une réécriture de l'Histoire.

   Je ne conteste pas le principe du rétablissement de relations diplomatiques normales avec le Rwanda, d’autant que la France entretient des relations avec des Etats, pas avec des régimes. Je considère cependant -et j’ai fait part de ce point de vue au Président de la République- que ce rétablissement ne doit pas se faire au prix de l’acceptation, même implicite, d’une présentation des évènements tragiques de 1994, qui impute mensongèrement à la France la responsabilité de ces drames.
  
 

     M.Kagamé a déclaré hier qu’il ne demandait pas que la France présente des "excuses" pour son rôle au Rwanda en 1994. Cela me semble être un premier pas dans la bonne direction, puisque cette déclaration revient à abandonner de fait les charges injustement portées par son gouvernement contre la France.

    Le travail de mémoire sur la terrible tragédie du génocide des Tutsis en 1994 ne peut s'accomoder d'approximations, de polémiques partisanes. J'y reviendrai prochainement.
 

Paul Quilès,

Président de la mission parlementaire sur le Rwanda (1998)

  

Interview de Paul Quilès au JdD  
Interview de Paul Quilès à l'Est Républicain

 

Pour plus d'information sur le Rwanda , lire sur ce blog:
- La France et le drame rwandais
-
Réponse à Patrick de Saint Exupéry
- Lettre au secrétaire général de l'ONU
- Rapport rwandais: pas sérieux?

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13 septembre 2011 2 13 /09 /septembre /2011 09:55

Dans la perspective de la prochaine élection présidentielle,

 le club Gauche Avenir a prévu d’organiser

à Belfort Samedi 24 septembre 2011,

sa troisième assemblée des gauches et des écologistes
sur le thème de l’école.

 

A cette occasion, nous voulons  réunir très largement tous ceux qui, au sein des partis de gauche, des organisations syndicales d’enseignants et de personnels de l’éducation, des associations de parents d’élèves, des associations d’éducation populaire, des groupes de recherche et de réflexion, entendent contribuer à la définition de ce que devrait être, au lendemain de l’élection présidentielle et des législatives, un véritable projet alternatif opérationnel pour l’école de la République.


Lire le texte introductif aux débats 
et le programme de la journée

Comme je l'ai fait pour les 2 précédentes assemblées (logement et énergie),

je vous tiendrai au courant sur ce blog des conclusions des débats.

 

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez