Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 14:15

    Larzac.jpg    François Mitterrand avait promis de rendre la terre du Larzac aux paysans. Sa victoire le 10 mai 1981 signifia la fin de leur lutte contre l'extension du camp militaire. La décision officielle fut prise au Conseil des ministres du 3 juin 1981.

    C'est cet anniversaire qui a été fêté à Millau le 27 mai, en présence de personnalités, de militants et d'anciens paysans qui avait appartenu aux "103 du Larzac". J'ai eu le plaisir de participer à cette soirée, qui a donné lieu à des témoignages émouvants.

    J'ai pour ma part rappelé dans quelles conditions, jeune député, je les accueillis pour leur grande manifestation à Paris le 2 décembre 1978, après leur marche à travers la France. Malgré les provocateurs, qui avaient failli faire dégénérer la manifestation, ce fut un beau succés et, avec une délégation de paysans, nous rencontrâmes François Mitterrand, qui leur promit de ne pas les oublier.

    Cette réunion de Millau a aussi été pour moi l'occasion de parler de l'avenir, à partir de l'expérience de la victoire de la gauche en 1981 et de dédicacer, avec Béatrice Marre, élue de Millau, le livre que nous avons écrit ensemble "On a repris la Bastille"

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
commenter cet article
21 mai 2011 6 21 /05 /mai /2011 11:40

Je participerai demain, à Clermont-Ferrand,

à la manifestation organisée par

le Conseil Général du Puy de Dôme,

dont je suis l'invité,

autour du thème:

"mai 81, une page d'histoire républicaine".
A cette occasion, j'ai donné une interview

au quotidien régional La Montagne:

"Il y a des ombres et des lumières"

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
commenter cet article
19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 23:22

      Vous l’avez sûrement remarqué, il y a « ceux qui savaient » et qui n’ont rien dit et il y a maintenant « ceux qui ne savent pas », mais qui parlent abondamment. Serait-ce trop leur demander que d’attendre un peu avant de conclure? Quand on saura, on pourra juger et il y aura probablement beaucoup à dire. Pour l’instant, mieux vaudrait faire preuve d’une certaine réserve.

     C’est l’attitude que j’ai adoptée depuis l’annonce de « l’affaire », en me gardant de tout commentaire hâtif ou dicté par l’émotion. A quoi bon en effet ajouter sa voix au flot de commentaires plus ou moins bien inspirés et qui déferlent à travers tous les vecteurs de communication ? Je n’ai aucun goût pour ces jugements à l’emporte pièce, ces indignations sélectives, ces exécutions en « live ». Je vois bien que l’on trouve dans cette « affaire » tous les ingrédients susceptibles d’alimenter un formidable feuilleton qui dope les audiences et les tirages : politique, sexe, argent, violence, police, justice, gloire et déchéance…. Autant de sujets -et j’en oublie-, traités de façon sommaire, dans l’agitation et l’approximation qu’imposent les règles désormais incontournables de la transparence absolue et de l’immédiateté.

      Pas surprenant que passent au second plan, écrasés par ce qui est présenté comme « l’évènement qui annonce la fin d’une époque » : les conséquences de la disparition de Ben Laden, la répression sauvage en Syrie, la guerre en Libye, la radioactivité au Japon, la mort du 58èmemilitaire français en Afghanistan…pour ne parler que des évènements récents les plus significatifs des désordres mondiaux.

     Revenons donc à « l’affaire », non pas pour la commenter, mais pour essayer d’en imaginer les conséquences. La quasi-totalité des commentateurs les analysent sous l’angle pessimiste : pour les protagonistes de ce triste drame, pour la vie politique en France, pour la gauche, pour le Parti socialiste….

     Tout ceci n’est pas faux, mais je voudrais, à contre courant, pointer une conséquence optimiste (j’ose à peine écrire le mot). Ce qui vient de se passer montre clairement le danger que représente la focalisation du débat politique sur le choix des personnes, au détriment des idées, des programmes, des projets. Cette déviation est la conséquence d’un système institutionnel, qui imprègne notre vie politique et publique depuis près de 50 ans, avec un président, élu par les Français, qui parle de tout, qui décide de tout, mais qui n’est responsable devant aucune assemblée! Il va bien falloir que la gauche se décide à dénoncer ce système, car, si elle le récuse en paroles, elle l’a pleinement accepté, allant même jusqu’à l’intérioriser en mettant en place une méthode de sélection des candidats à l’élection présidentielle –les primaires socialistes- intégrant les défauts d’une monarchie républicaine qui ne dit pas son nom : les personnes avant les idées, le rôle des partis minoré et ramené à celui d’une machine électorale.

     L’« affaire DSK » confirme qu’en politique, rien n’est sûr un an avant l’échéance. Il faut maintenant espérer que la gauche saura prendre de la hauteur et maîtriser le calendrier de la prochaine période. Elle devra notamment éviter les divisions et les compétitions d’égos, pour se concentrer sur la définition du socle programmatique, seul capable de crédibiliser l’alternative à proposer aux Français.

     C’est le sens de « l’appel du 10 mai », que je vous invite à signer. C’est aussi la raison d’être des « assemblées des gauches » qu’organise le club Gauche Avenir. Après le succès de la première assemblée consacrée au thème du logement, nous travaillons avec les différentes composantes de la gauche à la préparation des assemblées sur l’énergie, puis sur l’éducation. Dans les prochaines semaines, nous ferons ainsi la preuve par l’exemple qu’il est possible de définir un « socle », qui peut être la base sur laquelle la gauche s’engagera à gouverner. Cette démarche me semble plus sûre et plus durable que la recherche du candidat providentiel, objectif dont on a malheureusement vu les limites.

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Politique française
commenter cet article
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 17:35
La prochaine "Assemblée des gauches et des écologistes"
portera sur le sujet particulièrement important
de la politique énergétique
susceptible d'être mise en oeuvre par la gauche.
    
    Au delà des grandes proclamations, parfois contradictoires, il est indispensable de débattre entre les forces de gauche et les écologistes pour confronter les analyses et les propositions, afin de déterminer avec clarté les convergences....et les différences.      
       
    En attendant cette rencontre, qui se déroulera le 18 juin, il n'est pas inintéressant de faire un retour en arrière, en lisant cet article publié par Médiapart. Il rappellera quelques souvenirs à ceux qui, comme moi, militaient déjà il y a 30 ans contre la politique du "tout nucléaire".
 
    On retrouvera aussi l'épisode de la décision de François Mitterrand de ne pas construire la centrale nucléaire de Plogoff dans cet interview.....
     

Energie-l-autre-politique.jpg

 

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Energie et environnement
commenter cet article
15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 17:00

   La première "Assemblée des gauches et des écologistes" s'est tenue à Paris, jeudi 12 mai 2011, à l'initiative du Club Gauche Avenir.

 

Elle a concerné la politique du logement .   

- Cliquer ici pour voir les vidéos des trois tables rondes,
où les participants ont débattu des propositions, les plus ambitieuses possibles, capables de fédérer la gauche et d’être mises en œuvre dès l’arrivée de la gauche au pouvoir.

- Cliquer ici pour lire, sur le blog de Gauche Avenir, le document
"le logement, une priorité absolue pour 2012"

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article
13 mai 2011 5 13 /05 /mai /2011 15:40
Présentation par Paul Quilès,
maire de Cordes sur ciel
du projet de la Résidence Albert Camus
sur le site de l’ancienne école,
place de la Bouteillerie
mercredi 18 mai à 11h
Salle Fonpeyrouse - Mairie de Cordes sur Ciel Residence-Cordes.jpg
  LA RÉSIDENCE ALBERT CAMUS
EN QUELQUES CHIFFRES :
- 31 logements soit : 19 logements locatifs et 12 logements en accession à la propriété
- 31 places de parking
- 1 nouveau centre pour le Trésor Public
-  une SHON (Surface Hors Oeuvre Nette) totale de 2978,90 m²  
-  44 terrasses et jardins
 
Albert Camus... à propos de Cordes
On voyage pendant des années sans trop savoir ce que l'on cherche, on erre dans le bruit, empêtré de désirs ou de repentirs et l'on parvient soudain dans un de ces deux ou trois lieux qui attendent patiemment chacun de nous en ce monde. On y parvient et le coeur enfin se tait, on découvre qu'on est arrivé. Le voyageur qui, de la terrasse de Cordes, regarde la nuit d'été sait ainsi qu'il n'a pas besoin d'aller plus loin et que, s'il le veut, la beauté ici, jour après jour, l'enlèvera à toute solitude."
 
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Cordes sur Ciel
commenter cet article
12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 16:00

Ecoutez Paul Quilès,

invité de Philippe Collin et Xavier Mauduit,

dans l'émission 5/7 Boulevard

du 10 mai 2011 sur France Inter:

-  des anecdotes sur le 10 mai 1981

-  des souvenirs sur François Mitterrand

-  les enseignements de la victoire

-  des réflexions sur l'avenir de la gauche

et sur la présidentielle de 2012

Pour écouter 

cliquer ici

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
commenter cet article
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 15:08

Tribune d'Hubert Védrine

et Jean-Louis Bianco 

 

        La polémique recuite sur la politique conduite par François Mitterrand à l’égard de la réunification de l’Allemagne a resurgi du fait du chef de l’Etat, et de François Fillon. « Nous n’avons rien vu venir dans le monde arabe ; lui non plus en Allemagne », ont-ils dit en guise d’excuse. Sur le premier point ils se seraient mieux défendus en rappelant que personne n’est censé prévoir l’imprévisible (ce qui a fait problème c’était la réaction à côté de la plaque, pas l’absence de prévision). Quant à la seconde affirmation elle est fausse mais tenace, ce qui justifie que l’on y revienne.

 

    « Il n’a rien vu.» On ne peut pas se tromper plus ! Dès octobre 1981, François Mitterrand prédisait à Helmut Schmidt que dici dix ou quinze ans, l’URSS serait assez affaiblie pour ne plus être capable d’empêcher la réunification. L’arrivée de M. Gorbatchev au pouvoir le renforça dans cette conviction. Dès le 9 octobre 1985, au Conseil des ministres, il jugea « possible que l’URSS, s’il se développe une revendication anti-Yalta, s’ouvre une révolution qui pourrait la soulager.  Les Russes exploitent ces pays d’Europe de l’Est mais ils leur coûtent cher ».  En juillet 1989, quatre mois avant la chute du mur il réaffirma publiquement dans le Nouvel Observateur et à trois journaux européens ce qui avait été sa ligne de conduite comme premier secrétaire du PS : « l’aspiration des Allemands à la réunification est légitime dès lors qu’elle se déroule démocratiquement et pacifiquement ». Démocratiquement, cela voulait dire des élections libres en RDA. Pacifiquement, cela supposait que seraient pris en compte les intérêts des pays voisins, en particulier la question des frontières avec la Pologne (elle-même très inquiète) et le renoncement aux armes ABC. Plus tard il ajouta : que cela renforce l’Europe (par contre l’OTAN l’indifférait) et que cela n’entraine pas la chute de Gorbatchev.

 

    Alors qu’a-t-il échoué à prévoir, qu’un autre ait vu mieux que lui ? A quel prophète extralucide le compare-t-on ? Quelle déclaration prémonitoire d’un de ses prédécesseurs, de George Bush père, de Margaret Thatcher, de Mikhaïl Gorbatchev, de Helmut Kohl lui-même lui oppose-t-on aux siennes ? Helmut Kohl qui, en novembre 1989 encore, après la chute du Mur, expliquait à ses compatriotes, dans son plan en dix points, que la réunification prendrait encore des années et bien des étapes ?

 

     « Il était contre. » On l’a vu, c’était faux. Pour autant fallait-il approuver les yeux fermés ce processus ? Pendant quarante ans, la perspective de cette réunification avait été considérée comme un casus belli potentiel.  Tout l’acquis de la construction européenne aurait pu s’en trouver remis en question et on aurait voulu que le président français traitât cet événement avec légèreté, en groupie ou en spectateur ébahi? François Mitterrand l’a traité avec gravité et sérieux, en ami de l’Allemagne, un ami sincère mais exigeant, et en veillant aux intérêts de la France, de l’Union européenne et de la paix en Europe, il s’est comporté non en commentateur ou en supporter, mais en président.  Il ne s’est pas demandé s’il était pour ou contre mais a agi pour que cela se passe bien.

 

    Voilà donc un dirigeant – François Mitterrand – qui a fixé son cap plusieurs années avant que ses futurs détracteurs aient conçu à retardement leurs futures critiques ; qui a mené pendant toutes les années 80 la politique franco-allemande que l’on sait et dont on voit encore mieux avec le recul qu’elle avait pour but de préparer la France, l’Allemagne et l’Europe à ce rendez vous ; qui a agi de concert avec Helmut Kohl pour accompagner les changements à l’Est et la réunification par un renforcement de l’Europe ; qui, dès le Conseil européen de juin 1989, a essayé de convaincre Kohl d’accepter la monnaie unique ; qui, dès septembre 1989 – deux mois avant la « chute » du mur –, a donné comme instruction à Roland Dumas et à ses collaborateurs de tout faire pour obtenir cet engagement allemand sur la monnaie au Conseil européen de décembre 1989 à Strasbourg. Ce qui fut fait. C’est aussi lui qui, pressentant les immenses changements à venir et voulant non pas les empêcher, bien sur, mais les encadrer et les organiser, a lancé en quelques semaines, à fin de 1989, trois idées : celle de la Berd pour aider l’Europe de l’Est a réussir sa transition ; celle d’un sommet spécial de la Conférence pour la sécurité et la coopération européennes, pour régler pacifiquement ce grand bouleversement, et ce fut le sommet de Paris en novembre 1990 ; celle, enfin, d’une « confédération européenne », pour offrir aux nouvelles démocraties de l’Est une structure où elles se seraient trouvées immédiatement à égalité de droits avec les pays d’Europe de l’Ouest. Et là il échoua  du fait du refus des pays de l’Est et des États-Unis. Les tensions légitimes (fallait-il être passif ?), à l’automne et à l’hiver 1989 furent la genèse du traité de Maastricht. Où sont dans tout cela les trains ratés ? La façon dont il a géré nos intérêts et ceux de l’Europe durant ces semaines décisives lui a valu la reconnaissance des Français, l’estime de G. Bush, le respect d’Helmut Kohl (sinon ils n’auraient pas fait Maastricht ensemble !) et celui de Gorbatchev. Des historiens comme Schabert ou Buzzo l’ont magistralement démontré. Pourquoi les dirigeants politiques ne liraient pas les historiens ?

 

     Vingt-cinq ans après ces événements, il est peut-être enfin possible d’en parler sérieusement, de façon historique et non partisane. Ce qui aurait pu être un drame et réduire l’Europe en miettes à fourni, au contraire, un exemple comme il y en a peu de gestion collectivement intelligente d’une grande mutation géopolitique. "

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
commenter cet article
11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 11:41

     Au cours de cette journée du 10 mai 2011, j'ai -comme vous probablement- lu, entendu, vu beaucoup de choses émouvantes, passionnantes, mais aussi critiques, pour raconter ce que beaucoup d'entre nous ont vécu ce jour là.   

    Peu importe quelques réécritures de l'histoire........probablement dues à des défaillances de la mémoire.

    Ce qui compte, ce sont les enseignements que l'on peut tirer de la démarche qui a permis cette victoire historique. 

 

     Voir par exemple:

       

- le débat qui s'est déroulé au Sénat

sur la campagne de François Mitterrand

et auquel j'ai participé avec    

Jack Lang, Jean Glavany, Béatrice Marre.

Pour visionner, cliquer ici

           

mon débat avec les internautes de Metro.

Pour lire, cliquer ici

          

- mon interview sur France Inter

dans l'émission 5/7 Boulevard.

Pour écouter, cliquer ici

 

- mon  interview dans l'Express

Pour lire, cliquer ici

   

- mon interview dans Sud-Ouest

Pour lire, cliquer ici

        

       Il fallait s'y attendre, la droite n'a pas aimé! J.F.Coppé et l'UMP se sont livrés à des attaques virulentes, en diffusant pour l'occasion un argumentaire violent contre François Mitterrand. Quant au directeur du Figaro, qui n'a toujours pas digéré d'avoir dû annoncer à la télévision, le 10 mai 1981, à 20h, la victoire de la gauche, il se fend d'un éditorial vengeur dans son quotidien.

        

En réponse à ces attaques, je vous conseille la lecture de l'excellent texte

de Bruno Roger Petit sur "le Post ":

"François Mitterrand et le 10 mai 1981 : comprendre ce qui est authentiquement français..."

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
commenter cet article
10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 10:23

Interview de Paul Quilès

dans l'Express:

"On avait ramé pour associer Mitterrand à l'espoir"

 

 

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
commenter cet article

Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez