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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 07:09

Premiers signataires de

 "l'appel du 10 mai"

 

Signez vous aussi cet appel

en cliquant ici

 

Laure Adler (écrivain et éditrice) 

Pouria Amirshahi (responsable socialiste)

Jean-Jacques Augier (éditeur)

Jean Auroux (ancien ministre)

Jean-Paul Bachy (président de la région Champagne Ardennes)

Guillaume Balas (président du groupe socialiste au conseil régional d’Ile de France)

Gérard Bapt (député)

Maurice Benassayag (conseiller d’Etat)

Pierre Bergé (Président de la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint-Laurent)

Etienne Butzbach (maire de Belfort)

Jean Christophe Cambadélis (député)

Gilles Candar (historien)

Michel Cantal Dupart (architecte)

Patrick Champagne (sociologue)

Michel Champredon (maire d’Evreux)

Gérard Charasse (député)

Michel Charzat (ancien député)

Noëlle Chatelet (écrivain)

Maxime Dumont (dirigeant syndical CFDT)

Najwa El Haite (conseillère municipale du Havre)

Anne Ferreira (vice-présidente de la région Picardie)

Aurélie Filipetti (députée, écrivain)

Jacques Fleury (ancien député)

Daniel Fontaine (maire d’Aubagne)

Gérard Gaumé (ancien dirigeant syndical CGT)

Louis  Gautier (président d’Orion)

Guy Georges (ancien responsable syndical)

Daniel Goldberg (député)

Benoît Hamon (conseiller régional d’Ile de France)

Stéphane Hessel (ambassadeur de France)

Marc-Antoine Jamet (maire de Val de Reuil, vice-président du conseil régional de Haute Normandie)

Pierre Juquin (ancien député)

David Kessler (directeur des Inrockuptibles)

Bariza Khiari (sénatrice de Paris)

André Laignel (secrétaire général de l’Association des maires de France)

Christian Larose (militant CGT, ancien président de la section du travail au CESE)

Rémi Lefèbvre (universitaire)

Marie Noëlle Lienemann (ancienne ministre)

Alain Lipietz (ancien député européen Europe Ecologie Les Verts)

Jean Mallot (député)   

Martin Malvy (président de la région Midi-Pyrénées) 

Philippe Marlière (professeur de science politique, université de Londres)

Emmanuel Maurel (vice-président de la région Ile de France)

Jean Michel (député)

Jean-Pierre Mignard (avocat)

Jean Musitelli (ancien porte parole de François Mitterrand)

Monique Nemer (éditrice)

Stéphane Peu (maire adjoint de Saint- Denis)

Thomas Piketty (professeur à l’Ecole d’économie de Paris)

Jean Baptiste Prévot (membre du CESE, ancien président de l’UNEF)

Franck Pupunat (mouvement Utopia)

Paul Quilès (ancien ministre)

Georges Saunier (historien, maître de conférences)

Hubert Védrine (ancien ministre, ancien secrétaire général de l’Elysée)

Michel Wieviorka (sociologue)

Emile Zucarelli (ancien ministre)    

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 07:09

Cet "appel du 10 mai", que j'ai signé avec

plus de 50 personnalités

issues de tous les courants de la gauche,

a été publié le 10 mai 2011 par le quotidien Libération .  

Signez vous aussi l'appel,

en cliquant ici

  

Pour un "accord de rassemblement de la gauche "

 

             "A l’occasion du 30ème anniversaire de l’élection du premier, et à ce jour seul, Président de gauche sous la Vème République, la nostalgie n’est pas de mise. La gauche, parce que c’est sa vocation historique, a le devoir de se projeter dans l’avenir, donc de remporter l’élection de 2012.

 

            Une société de plus en plus injuste, à qui l’on prétend faire croire que c’est une fatalité, une jeunesse en panne d’avenir, des classes moyennes et populaires désemparées, la précarité qui s’accroît, la laïcité républicaine menacée, une France controversée. Aujourd’hui comme il y a trente ans, la France a besoin d’espérance, et de profonds changements.

 

            Pour l’emporter, la gauche doit compter sur la vigueur de ses propositions et fédérer toutes celles et tous ceux qui veulent changer de politique pour changer la société. En ce 10 mai 2011, nous invitons donc toutes les forces de la gauche et de l’écologie à souscrire publiquement un « accord de rassemblement de la gauche » en vue de la prochaine élection présidentielle. Cet accord doit concerner le principe du rassemblement, la méthode de travail et la définition d’un « socle commun ». Au-delà, il reviendra aux formations et partis politiques envisageant d’exercer ensemble le pouvoir de discuter d’un programme de gouvernement et d’un accord législatif.

 

            Sans préjuger le choix des différents partis de présenter on non une candidature, nous insistons pour que la campagne présidentielle se déroule à gauche dans cette perspective et avec cet esprit de rassemblement. Nous sommes convaincus que c’est la condition de la victoire en 2012, mais aussi celle d’un véritable changement en faveur du développement durable, de la justice sociale et de l’émancipation humaine.

 

            C’est pourquoi, nous lançons un appel solennel aux responsables de la gauche et de l’écologie pour qu’ils s’engagent, dès à présent, sur le principe puis l’élaboration et la mise en œuvre de cet accord de rassemblement de toute la gauche qui, à partir d’un socle commun, doit  déboucher sur un accord de gouvernement.

           

          Pour notre part, nous nous engageons à porter ce message partout où nos responsabilités et nos activités le permettront."

__________________________________________________________________________________

« Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche, à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut ». (François Mitterrand- 18 novembre 1994)

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 16:39

François Mitterrand à Château ChinonTout au long de la journée de mardi 10 mai,

je serai largement mis à contribution:

 

* de 1Oh à 11h: dialogue avec les internautes de Métro....cliquer ici 

* à midi: en direct dans le JT 12-13 de France 3 Midi-Pyrénées

* à 12h30: inauguration de la journée "portes ouvertes" rue de Solférino, en présence de Martine Aubry

* déjeuner avec les participants aux "rencontres autour du 10 mai", débats organisés au Théâtre des Bouffes du Nord

* de 16h à 17h: dédicace du livre "On a repris la Bastille" au siège du PS, rue de Solférino

* de 18h15 à 19h: participation à l'émission "5/7 Boulevard" de France Inter 

* de 19h45 à 20h45: diner républicain à Lognes (77) autour de la commémoration du 10 mai

à partir de 21h15: (fin de) diner avec des "acteurs" du 10 mai 1981.....

 

*****************

Autres participations

 

- débat dans l'Humanité dimanche (n° 260): "1981, enfin la gauche!"

- interview dans Sud Ouest dimanche

- table ronde diffusée par Public Sénat

- débat sur France 3 Midi Pyrénées "la voix est libre"

- plantation de "l'arbre du 10 mai" et débat à Evreux

- témoignages diffusés sur RTL mardi 10 mai

                                         etc.........

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 11:32
Avec FM au Congrès de CréteilInterview de Paul Quilès par Bruno Dive,
publiée par Sud-Ouest:
« Il avait son plan en tête deux ans avant l'élection »
 
« Sud Ouest Dimanche ». Quels sont vos souvenirs les plus vivaces de ce 10 mai 1981 ?
    Parmi les moments forts, il y eut bien sûr la fête à la Bastille, qui avait l'air improvisée mais ne l'était absolument pas. Je l'ai organisée parce que Mitterrand m'avait empêché de faire un meeting au Parc des princes entre les deux tours. Plusieurs de ses conseillers l'avaient convaincu que c'était dangereux, qu'il y avait des risques d'attentat. Il ne faut pas oublier que nous étions encore traumatisés par le coup d'État au Chili contre Allende, sept ans et demi plus tôt. J'étais évidemment furieux car tout était prêt. Mitterrand, voyant ma déception, m'a dit alors : « Puisque vous dites que je vais gagner, vous organisez la fête pour ma victoire. »
    Nous avons opté pour la place de la Bastille, en raison du symbole, et parce que - contrairement à la place de la République - celle-ci n'était pas envahie par les cars de touristes. Nous avons prévu deux camions de sono, sollicité Claude Villers, animateur à France Inter et qui était l'un de ceux qui s'affichaient à gauche - il y en avait moins avant le 10 mai qu'après… Et là, nous avons retrouvé des images dont je ne me souvenais même pas. Jospin et d'autres chantant « L'Internationale » ! Rocard avait réussi à prendre la parole, alors qu'on n'avait pas pu le joindre de tout l'après-midi. Je ne voulais pas qu'il parle, je ne voulais aucune prise de parole et, ce soir-là, Rocard a fait un discours en totale contradiction avec tout ce qu'il avait raconté jusque-là.
    Sinon, il y a le moment où j'annonce sa victoire à Mitterrand. J'avais convoqué pour 18 h 30 une réunion dans mon bureau de Solférino. Dès 18 h 25, le directeur de la Sofres, Jérôme Jaffré, m'a appelé pour me dire que Mitterrand était dans une fourchette comprise entre 50,5 % et 52 %. « Tu peux appeler Mitterrand et lui dire que c'est gagné », m'a-t-il assuré. J'appelle donc Mitterrand à son hôtel du Vieux- Morvan, à Château-Chinon, et je l'informe de sa victoire. Sa réponse : « Bon, restons calmes. Attendons encore un peu. » Et il m'a demandé de lui passer Jospin (premier secrétaire du PS). Il gardait une distance par rapport à l'événement et un calme étonnants.

 
Quand avez-vous commencé à croire en la victoire ?
     Un an plus tôt, Mitterrand était très loin de Giscard, et même de Rocard, dans les intentions de vote… Le discours général en 1980, c'était : Mitterrand n'y arrivera jamais. Les communistes pronostiquaient une troisième défaite, Rocard le traitait d'« archaïque ». Même parmi ses amis, beaucoup songeaient à le dissuader d'aller au casse-pipe. Ça tanguait à l'intérieur du PS. « Compte tenu de son histoire, on ne peut pas lui faire ça », disait Pierre Joxe. « Il faut au moins lui laisser son libre arbitre », nuançait Jospin. D'autres, dont j'étais, considéraient qu'avec Rocard, nous perdrions l'élection car il n'aurait jamais les voix communistes au second tour.
    Beaucoup croient que Mitterrand s'est décidé très tard à être candidat. Il avait lui-même rencontré au cours de l'été 80 des tas de gens - dont l'ancien chancelier Willy Brandt ou les dirigeants du        « Nouvel Observateur » - pour leur dire qu'il ne se présenterait pas. Tous ces gens allaient ensuite le répéter à Michel Rocard, qui a donc annoncé sa candidature dans son fameux appel de Conflans. Mais c'était un leurre. Car pendant ce temps, j'avais sous le coude une liste de 60 premiers secrétaires fédéraux qui ont immédiatement appelé à une candidature de Mitterrand dès que Rocard est sorti du bois. Et lui, Mitterrand, travaillait à la rédaction d'un livre qui s'est appelé « Ici et maintenant », et qui était un livre de candidat.
  
Donc Mitterrand a toujours pensé à être candidat ? N'a-t-il jamais douté ?
    Il disait toujours : « Si j'obtiens 25 % des voix au premier tour, c'est gagné. » J'ai le souvenir du congrès de Metz, en 1979, que nous avons gagné face à Rocard et Mauroy. Nous avons discuté un moment de la date pour désigner notre candidat à l'élection présidentielle. Georges Dayan, un ami de Mitterrand, l'un des rares à le tutoyer, a avancé une date trop proche. Mitterrand l'a fusillé du regard : « Mais tu es fou, Georges ! Certainement pas ! » Ce qui prouve qu'il avait déjà son plan en tête, deux ans avant l'élection.
 
Et vous-même, vous y avez toujours cru ?
    J'ai écrit dans « Le Monde » du 23 novembre 1980, quand Mitterrand était encore très bas dans les sondages, un article qui annonçait sa victoire. Tout simplement parce que les sondages ne tiennent pas compte de la campagne, qui est un moment de polarisation extrêmement fort. Et Mitterrand savait comment faire campagne.
    Ce n'était pas facile pour nous. Chaque fois qu'on lui proposait une émission de radio ou de télé, il râlait. « Mais vous ne vous rendez pas compte ! J'ai une vie privée. » Ce qu'il voulait, c'était voir du monde en province. Il voulait aller dans tous les villages. C'était évidemment impossible, mais à chaque déplacement, il passait sa journée à rencontrer des gens, à discuter. C'était un travail de fourmi. Mais il nous disait : « À la télé, tout le monde se vaut. Certains sont meilleurs que d'autres, mais ça ne compte pas. Ce qui compte, ce sont tous les gens que vous allez voir. Si vous en voyez dix, vous en touchez cent, puis mille. Bien avant Internet, c'était le « buzz » selon Mitterrand…
 
Le 10 mai au matin, les derniers sondages (confidentiels) étaient favorables. Vous êtes-vous réveillé en vous disant : « C'est gagné » ?
    Certainement pas ! La droite avait largement fait campagne sur la peur. Et nous nous demandions si, au moment d'aller voter, certains électeurs n'allaient pas changer d'avis. Car beaucoup de gens ne savent pas encore pour qui ils vont voter quand ils se rendent au bureau de vote.
 
Avez-vous eu des contacts, au cours de cette période, avec des responsables du RPR ?
    À peu près un an avant l'élection, il y a eu un dîner entre Pierre Bérégovoy, Georges Sarre et moi d'une part, Bernard Pons, Georges Gorse et Jean Méo d'autre part. Nous avons discuté de manière très informelle. Nous leur avons demandé ce qu'ils feraient si Chirac n'était pas présent au second tour. Sans prendre d'engagements, ils nous ont dit que beaucoup d'électeurs chiraquiens ne voteraient probablement pas pour Giscard. Je pense aussi qu'ils voulaient tâter le terrain pour savoir si Mitterrand se présenterait ; ils pensaient alors que dans ce cas Chirac aurait des chances de se qualifier pour le second tour. Ils croyaient aussi que si Mitterrand était élu, il ne tiendrait pas deux ans. Ils se sont trompés sur toute la ligne…
 
Avez-vous été associé à la période de transition et à la passation de pouvoirs ?
    Pas beaucoup, parce que Mitterrand m'avait demandé de m'occuper du parti aux côtés de Jospin et de Poperen. Il attachait beaucoup d'importance au parti. Ce n'était pas simple de passer du statut de parti d'opposition au parti de pouvoir. Certains prenaient la grosse tête. Des secrétaires fédéraux allaient trouver le préfet pour lui demander de changer untel ou untel à tel poste. Cela m'inquiétait.
 
Témoignage de Paul Quilès, directeur de campagne de François Mitterrand en 81.
Photo: François Mitterrand avec Paul Quilès, sous le regard de Jacques Attali et Laurent Cathala, lors d'une convention nationale du PS, en janvier 1980.
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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 18:54
France-3.jpgPour visionner le débat ,
 
"La Voix est Libre" spéciale 10 mai 1981,
c’était samedi 7 mai à 11h20
sur France 3 Midi-Pyrénées.
                                                                                                         *******
Ce samedi, "La Voix est Libre" replonge dans une page politique marquante de l’histoire de France: celle de l’arrivée au pouvoir d’un président de Gauche, François Mitterrand.
Avec nous pour revivre et analyser cette période, ceux qui l’ont vécue.
 
- Paul Quilès, maire socialiste de Cordes a été 5 fois ministre sous Mitterrand, après avoir été son directeur de campagne.
- Martin Malvy, président de la région Midi Pyrénées.
Egalement ancien ministre de Mitterrand, il raconte le personnage dans son livre de mémoire.
- Rémi Pech, professeur d’université émérite et historien militant.
 
Présentation : Patrick Noviello avec Laurent Dubois ( politologue)
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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 17:10

     Ben LadenPendant toute la journée d’hier, j’ai suivi à chaque instant les informations concernant la mort de Ben Laden, à la suite de l'opération d'un commando américain menée au Pakistan. A plusieurs reprises, je suis intervenu pour dire que, si je comprenais la jubilation des Américains, qui se sentaient en quelque sorte « vengés » du drame du 11 septembre 2001, je me méfiais des conclusions hâtives et parfois superficielles.

     Ainsi, quand un conseiller de la Maison Blanche déclare à la télévision : « Al Qaida, c’est fini », il confond son souhait avec la réalité, parce que ce mouvement terroriste vient de perdre son icône, mais il peut encore malheureusement montrer sa capacité de nuisance. Il est probable par contre que ses objectifs seront plus territoriaux et que son discours délirant sur le Jihad global visant à détruire les Etats nationaux pour se débarrasser des « infidèles » et instaurer le « grand Califat » perdra de sa force. Déjà, les révolutions arabes ont montré qu’il n’était pas la référence des peuples cherchant à se libérer des dictateurs.

     Le terrorisme international ne disparaît pas avec Ben Laden et il faudra continuer à lutter contre cet ennemi de la démocratie et des Droits de l’Homme. Il ne s’agit pas d’une « guerre contre le terrorisme », contrairement à la malencontreuse formule de M. Fillon hier soir, empruntée au vocabulaire de George Bush. Les mots ne sont pas innocents, ils reflètent des concepts et on se souvient à quelles erreurs ils ont pu conduire. Le combat contre le terrorisme exige de nombreuses mesures touchant à plusieurs domaines (renseignement, forces spéciales, coopération internationale, finances….). C’est ce qu’on appelle un affrontement « asymétrique », parce qu’il n’est pas de même nature qu’une guerre entre deux Etats, entre deux armées. L’opération américaine contre Ben Laden (réussie sur le plan technique) en a apporté la preuve de façon indiscutable.

     On voit alors que l’argument de « la nécessaire  guerre contre le terrorisme et contre Ben Laden », souvent utilisée depuis des années pour justifier le désastreux engagement militaire en Afghanistan ne tient pas. Nul besoin de 150 000 hommes (dont près de 100 000 Américains) pour combattre Al Qaida, qui n’a quasiment plus d’effectifs sur le territoire afghan….et dont on réalise que son leader vivait paisiblement depuis six ans au Pakistan, à une cinquantaine de kilomètres de la capitale !

     Si Barack Obama veut conforter sa position aux yeux de ses compatriotes, mais surtout auprès du monde musulman, il devrait maintenant se saisir de ce « succès » et prendre des décisions fortes pour se désengager d’Afghanistan, puisque l’argument principal mis en avant par les Américains est tombé. J’ai souvent dit et écrit que la situation afghane devenait un bourbier, que l'engagement militaire de l'OTAN conduisait à une impasse et que le règlement du conflit ne pouvait être que politique et international.

     La France pourrait prendre les devants et annoncer par exemple un retrait rapide et programmé de notre modeste contingent (moins de 4000 hommes), mais je crains que N. Sarkozy, dont on sent bien qu’il est à la fois fasciné et agacé par les initiatives et la stature du Président américain, soit incapable, une fois encore, de prendre la bonne décision. Mais enfin, il n'est pas interdit de rêver….

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 15:01

Lettre-info-Cordes.jpg

 

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 09:00

          Les récents évènements internationaux (mort de Ben Laden, répression en Syrie…) ne doivent pas faire oublier ce qui se passe en Libye. Malgré l’affaiblissement de son potentiel militaire, Kadhafi a encore les moyens de conserver une partie du pays sous sa botte et de réprimer brutalement ses opposants. Il peut même troubler la communauté internationale par ses discours, ses promesses et ses mensonges. Le dossier libyen n’est donc pas refermé, tant s’en faut.
      Pourtant, à bien des égards, ce qui se passe ici est emblématique d’une évolution forte des relations internationales. Il ne me semble donc pas inutile d’essayer, dès maintenant, de tirer des enseignements de la masse des opinions et des jugements –approbations ici, condamnations là- à laquelle a donné lieu l’intervention en Libye.         

 

L'enchaînement des évènements

            Dans notre monde de communication instantanée et de profusion d’images, il n’est pas rare qu’un évènement en chasse un autre, qu’un nouveau drame relativise le précédent. Pour éviter les réécritures de l’histoire, volontaires…..ou inconscientes, revenons d’abord à l’enchaînement des évènements depuis 2 mois et rappelons les prises de position et les actes des différents protagonistes.

            Dès le 23 février, l’émotion grandit devant la brutalité de Kadhafi, qui réprime dans le sang la révolte de plusieurs villes, en mitraillant les populations et les écrasant sous les bombes. L’ONU et les organisations de défense des droits de l’Homme commencent à évoquer la possibilité de « crimes contre l’humanité ».

            Le 24 février, je lance un appel au Président de la République pour qu’il demande dans la journée à notre représentant au Conseil de sécurité (dont la France est un des 5 membres permanents), de proposer une résolution instaurant une « zone d’exclusion aérienne » au dessus de la Libye.

            Le 26 février, le Conseil de sécurité adopte la résolution 1970, qui impose des sanctions économiques au dictateur libyen et qui saisit la Cour Pénale Internationale (CPI), afin que Kadhafi et ses proches y soient déférés pour « crimes contre l’humanité », mais il ne figure aucune mention d’une « zone d’exclusion aérienne » !

            Le 28 février, le Premier ministre déclare qu’il s’agit d’un « option à l’étude », mais qu’elle n’est pas « évidente ».

            Dans les jours qui suivent et jusqu’au 19 mars, en l’absence de mesure militaire, les forces de Kadhafi vont continuer leurs exactions et à massacrer des civils. Des villes, qui avaient été investies par les opposants, sont reprises et saccagées. Le cœur de la révolte, Benghazi, avec sa population de près d’un million d’habitants, se trouve désormais sous la menace d’être bombardée et investie par les chars.

            Pendant ces 3 longues semaines, malgré l’urgence, la communauté internationale tergiverse et l’on assiste à un concours de mauvais arguments contre l’instauration d’une « zone d’exclusion aérienne », qui ne sont généralement que des prétextes à l’inaction. Pour certains, par exemple, cette opération serait risquée ; pour d’autres, elle serait inutile, compte tenu des la vétusté du matériel libyen ; certains la considèrent comme inefficace et d’autres la trouvent « trop » coûteuse. Quant à l’obligation d’obtenir une majorité des 2/3 au conseil de sécurité pour faire voter une telle mesure, c’est l’argument mis en avant pour expliquer pourquoi il aura fallu attendre trois semaines avant d’intervenir. Mauvais argument en réalité, car la configuration souhaitée (pas de veto de la Russie et de la Chine, vote positif de plusieurs pays africains et arabes) aurait pu être obtenue plus rapidement si la volonté politique avait été au rendez-vous.

            La détermination n’est apparue, côté français, que le 10 mars et encore de façon ambigüe et, par certains aspects, rocambolesque. Ce jour là, sous la houlette médiatique de Bernard-Henri Lévy, N. Sarkozy rencontre à l’Elysée des représentants du CNT (Conseil National Libyen de Transition) et annonce qu’il est favorable à des « frappes aériennes ciblées » contre la Libye. Cette prise de position française, exprimée sans concertation à la veille d’une réunion des chefs d’Etat européens à Bruxelles sur la question libyenne et dans le dos du nouveau ministre des affaires étrangères, Alain Juppé, ne contribue pas à accélérer la décision. 

 

La résolution 1973

            C’est dans ces conditions que le 17 mars, le Conseil de sécurité finit par adopter la résolution 1973, qui met en place une « zone d’exclusion aérienne » et qui autorise « l’utilisation de toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils » et imposer un cessez le feu à l’armée libyenne. Ne souhaitant pas apparaître comme complice du dictateur libyen, la Russie et la Chine n’utilisent pas leur droit de veto et s’abstiennent, tout comme le Brésil, l’Inde et l’Allemagne, ces trois pays préférant à l’évidence adopter une position « réservée », compte tenu de leur ambition de faire partie des nouveaux membres permanents du Conseil de sécurité[1].

            L’embarras de l’Allemagne est palpable à travers les déclarations contradictoires d’A. Merckel, qui refuse une participation de l’Allemagne à la coalition….tout en proposant d’augmenter le contingent d’avions en Afghanistan et de permettre ainsi aux Américains de disposer de plus d’appareils pour les opérations libyennes ! Il n’en demeure pas moins qu’il s’agit là d’un mauvais coup porté à l’image de l’Europe, qui s’ajoute aux tergiversations italiennes et aux hésitations turques. A l’évidence, les traités, les institutions, les engagements n’ont pas suffi. L’Europe politique et la défense européenne sont apparues incapables de se montrer à la hauteur d’une situation qui aurait pourtant dû susciter une réaction cohérente avec les promesses et les discours si souvent entendus.

            Une fois adoptée par le Conseil de sécurité, la résolution 1973[2] donne lieu à des interprétations divergentes, voire des rétractations, qui sont le révélateur des nombreux conflits d’intérêts qui traversent le monde et de ce que l’on appelle la « Communauté internationale ». Les Etats-Unis hésitent et changent à plusieurs reprises de position, mettant en avant l’OTAN, puis refusant de prolonger les premières frappes et annonçant ensuite qu’ils allaient utiliser des drones. La Ligue arabe, malgré les propos officiels rassurants, donne le sentiment de jouer un double jeu. Elle ne peut s’opposer à l’aide apportée aux insurgés libyens, mais son discours est confus, car elle est minée par des intérêts divergents et par l’inquiétude de certains Etats de voir la contagion de la liberté les atteindre. Quant à l’Union africaine, après avoir hésité, elle accepte la résolution 1973, mais bon nombre de ses membres, notamment les pays autour du Sahel, restent prudents. Ils se souviennent de l’aide financière appréciable que leur a apportée Kadhafi et ils le craignent, ayant pu constater sa capacité à soutenir les rébellions et même à utiliser l’arme du terrorisme. 

 

Aujourd’hui, la confusion persiste.

            Confusion dans les objectifs poursuivis, dans l’étendue des moyens utilisés, dans les stratégies à mettre en œuvre. Les arrière-pensées des uns et des autres, de plus en plus apparentes, éclipsent ce qui devrait être le souci principal : empêcher l’écrasement d’un peuple par une brutale répression. Pendant ce temps en effet, les civils libyens meurent par milliers ou fuient le pays par dizaines de milliers. Pendant ce temps, Kadhafi joue sur les hésitations et les contradictions de la Communauté internationale et propose même des corridors humanitaires, pour qu’une aide puisse être apportée aux victimes de ses bombardements….dont on apprend qu’ils utilisent les terribles bombes à fragmentation[3] !

            Cette rapide rétrospective laisse entrevoir, à chaque phase, la diversité, les ambigüités ou même les contradictions des analyses, le manque d’anticipation des acteurs et, pour certains des intervenants, une incapacité à intégrer leurs décisions (quand ils en prennent !) dans le cadre d’une politique globale. D’où ce sentiment de confusion, qui demeurera tant qu’on n’aura pas essayé de répondre à plusieurs questions.

 

Pourquoi intervenir en Libye ?

            Bien que largement approuvée en France et dans la plupart des pays occidentaux, l’intervention militaire en Libye fait l’objet de critiques, parfois vives. Les opposants avancent des arguments qui ne sont pas tous sans valeur, mais qui me semblent parfois difficiles à comprendre. Je lis, j’écoute leurs arguments avec d’autant plus d’intérêt que nous partageons en général la même analyse sur l’Afghanistan, l’Irak, Gaza. Mais que proposent-ils, quand ils proposent quelque chose ?

            Il est tout à fait exact que « l’on n’impose pas la démocratie par les bombes », mais doit-on pour autant laisser un peuple qui découvre la liberté se faire écraser par les bombes ? De même, le « 2 poids, 2 mesures » est effectivement insupportable et, sans remonter aux multiples exemples d’inaction ou d’action désordonnée, voire disproportionnée de la communauté internationale depuis 20 ans, on ne peut que regretter le silence du Conseil de sécurité devant les répressions sanglantes en Syrie, au Yémen ou au Bahrein.

            Alors, que faudrait-il faire ? Intervenir partout….ou nulle part ? On voit bien ici la difficulté, car aucune de ces deux réponses n’est pertinente. La seule réponse, complexe, mais cohérente, repose sur l’application de « la responsabilité de protéger », codifiée depuis 2005 par l’ONU[4]. Même si elle existait déjà dans la Charte de 1945 (chapitre VI et surtout chapitre VII), cette responsabilité de défendre un peuple opprimé et pris pour cible par ses dirigeants avait vu sa mise en œuvre entravée par le droit de veto que pouvaient exercer les cinq membres permanents du Conseil de sécurité[5].

            Cette responsabilité de protéger ne confère pas un droit d’ingérence aux autres Etats. Il s’agit bien d’une responsabilité collective de la communauté internationale, qui a « l’obligation de protéger les populations civiles contre la violence », lorsque l'Etat faillit à cette obligation. Elle est encadrée et s’exerce selon des règles bien précises. L’ONU a identifié cinq critères permettant une intervention légitime de la communauté internationale : la gravité de la menace, la légitimité du motif (l’opération militaire pourra-t-elle stopper les massacres ?), le dernier ressort (les autres modes d’action ont-ils réellement échoué ?), la proportionnalité des moyens et l’évaluation des conséquences de l’intervention (l’intervention a-t-elle des chances de réussir ?).

            Ces critères sont utiles, mais on voit bien que les instances de la Communauté internationale –dont il ne faut pas oublier qu’elle est la juxtaposition d’Etats aux intérêts souvent concurrents- ont du mal à se dégager de ces considérations. C’est la recherche difficile du compromis qui explique la lenteur des décisions. De plus, l’intervention, quand elle est décidée, est souvent difficile à mettre en œuvre, puisque l’ONU a fait le choix, en 1945, de ne pas disposer de moyen militaires propres, ce qui l’oblige à s’appuyer sur des contingents nationaux issus de différents pays. L’idéal serait naturellement que le Conseil de sécurité dispose d’un corps de Casques bleus bien équipés et bien entraînés, doté de moyens conséquents, notamment d’un système qui protège le renseignement, d’un outil logistique et d’un système de commandement adapté. Il est clair que, pour l’instant, ce choix stratégique et très politique ne sera pas fait, compte tenu des réticences de certains Etats, en particulier des plus puissants, à accepter une telle évolution.

            Malgré ces approximations et ces insuffisances, il est encourageant de constater que la résolution 1973 concernant la Libye marque un moment particulier et, souhaitons-le, porteur d’espoir : celui où la défense des principes (la défense des droits de l’Homme) rejoint les intérêts des Etats (malgré leurs différences) et ceux de la Communauté internationale (la paix et la sécurité collective). 

 

Quelles relations avec les dictatures ?

            Le redressement de l’image de la France dans le monde arabe ne peut faire oublier les graves erreurs de sa diplomatie et son incapacité à comprendre les révolutions tunisienne et égyptienne. Elle n’efface non plus l’indulgence dont a fait preuve pendant longtemps notre pays à l’égard de Kadhafi et l’ambigüité de ses relations avec les régimes dictatoriaux.

            Quitte à paraître excessivement idéaliste ou même naïf (mais c’est peut-être ainsi que l’on aurait qualifié il y a un an celui qui aurait osé de parler de « printemps arabe »), je fais une proposition : que la France fasse un inventaire des rapports qu’elle entretient avec les pouvoirs qui violent systématiquement les droits de l’Homme (pas uniquement au Moyen-Orient… ) et que soit élaborée une charte définissant des « règles de dignité » dans nos relations avec les Etats. Elles concerneraient notamment les contrats économiques, les ventes d’armes, les accords de coopération et de défense, les conventions d’extradition, les rapports du Président de la République et de son gouvernement avec leurs homologues étrangers.

            Cette réflexion pourrait être engagée au niveau européen. Incapable de dépasser les intérêts particuliers de ses membres et grande absente de cette dernière période, l’Europe a en effet bien besoin d’un souffle nouveau, si elle veut apparaître comme un pôle du monde multipolaire.

 

Quel avenir après ces révoltes?

            Ce qui se passe depuis 4 mois au sud de la Méditerranée n’est pas réductible à ce beau mot de « printemps », souvent utilisé pour qualifier les soulèvements populaires contre des dictatures. Même si chaque révolte a des origines spécifiques, on retrouve des traits communs dans leurs causes profondes et lointaines : absence totale de liberté, inégalités sociales, chômage, corruption des dirigeants. On saura bientôt si ce « printemps » est contagieux et si, comme la chute du Mur de Berlin, il annonce l’avènement de régimes démocratiques. Pour l’instant –et ce n’est pas négligeable- il marque la fin d’une fracture entre un Occident, considéré comme arc bouté sur ses valeurs et sur son passé colonial et un monde arabe évoquant l’islamisme, le fanatisme et l’immigration.

            Que devrait faire l’Europe dans ce nouveau contexte ? Jusqu’ici, elle a échoué dans ses tentatives de rapprochement avec les pays du pourtour méditerranéen. Le processus de Barcelone, lancé en novembre 1995, définissait un cadre et des projets de coopération, notamment dans le domaine de la sécurité, du développement et de la culture. L’Union pour la Méditerranée (UPM), qui lui a succédé il y a 3 ans, devait « créer les conditions politiques et institutionnelles de l'intégration euro-méditerranéenne ». Autant dire que tout est à reprendre et que l’Europe devrait dans un premier temps réfléchir à l’aide qu’elle peut apporter rapidement aux pays arabes qui ont connu des révolutions, afin qu’ils évitent les risques politiques consécutifs aux difficultés économiques et sociales qui les menacent. Deux exemples sont utiles à cet égard et, sans qu’il soit question de les copier, ils indiquent la bonne direction : le « plan Marshall » d’aide massive et sans conditionnalité des Etats-Unis à une Europe saignée par la 2èmeguerre mondiale et le plan d’aide aux pays de l’Europe de l’Est, qui devaient construire la démocratie et relancer leur économie dans les années 90.

            Il faudra certainement du temps à ces pays arabes pour trouver un cours normal, qui concilie la liberté et le développement économique et il y aura des soubresauts ; c’est ce qu’apprend l’histoire des nations. Si l’on veut bien prendre un peu de recul et observer ces évènements dans leur mouvement et leur globalité, on s’aperçoit qu’il s’agit bien d’un moment important de ce début de XXIème siècle.  

                                                                           

                                                     Paul Quilès  

___________________________________________

[1] La ratification des nouveaux membres devrait être votée par les 2/3 de l’Assemblée Générale des Nations Unies. 

 

2] La lecture attentive de l’article 4 de cette résolution permet de voir que certaines ambigüités sont le résultat de compromis nécessaires pour obtenir une majorité des 2/3 du Conseil et pour contraindre la Chine et la Russie à ne pas utiliser leur droit de veto. 

 

[3] Interdites par une convention internationale du 1er août 2010. Pour mémoire, on rappellera que les Etats-Unis, la Russie, la Chine et Israël n'ont ni signé ni ratifié ce traité.

 

[4] Rapport de Kofi Annan, voté à l’unanimité par l’Assemblée générale des Nations Unies.

 

[5] Essentiellement la Chine et surtout l’URSS, avant la chute du Mur de Berlin.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 14:11

Je participerai à plusieurs manifestations

à l'occasion du trentième anniversaire de la victoire

de François Mitterrand en 1981:

 

- mardi 3 mai: dîner débat avec Serge Moati, Ivan Levaï et Paul Quilès, à Paris.

 

- mercredi 4 mai:  plantation de l'arbre du 10 mai, exposition et débat, à l'initiative de la municipalité, à Evreux.  

 

- vendredi 6 mai:  en partenariat avec la chaîne de télévision Public Sénat, journée de débats avec analystes et grands témoins politiques, organisée par la Fondation Jean-Jaurès et l’Institut François Mitterrand.

 

- samedi 7 mai: publication dans l'Humanité Dimanche des débats de la table ronde sur "la gauche au pouvoir en 1981 et les leçons pour aujourd'hui", entre Anicet Le Pors, Jack Ralite, Jean-Pierre Chevènement, Marie Noëlle Lienemann, René Picquet et Paul Quilès

                            

                                                   .....à suivre

  

10-mai-Bastille.jpgPour commander le livre

"On a repris la Bastille-10 mai 1981",

cliquer ici

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 10:16

     Alors que reviennent en ce moment les souvenirs de celles et ceux qui ont vécu de près la victoire historique de la gauche en 1981, j'ai pensé utile de publier le texte que m'a adressé un militant qui n'était pas né à cette époque.

     Je trouve ses réflexions intéressantes et souvent pertinentes.

                                                       

                                     *************

    « Je suis né en 1982. Je n’ai donc pas participé à la victoire de François Mitterrand. J’ai néanmoins vécu sous sa présidence et j’ai été particulièrement ému à son décès qui fut commémoré dans les écoles de la République conformément au souhait de Jacques Chirac alors Président de la République.

    La victoire de 1981 a été un choc, à la fois pour les partisans de François Mitterrand, qui ont vécu l’arrivée à la plus haute fonction de l’Etat d’un socialiste, mais également aussi pour ses opposants, qui ont imaginé voir les chars soviétiques arriver sur Paris !

    François Mitterrand a su, malgré sa complexité, ou grâce à sa complexité, être la catalyseur de la Gauche, du Parti Communiste au Mouvement des Radicaux de Gauche, la candidature de Michel Crépeau (MRG) n’ayant été qu’une simple déclaration d’intention malgré toute sa qualité. Le rassemblement fut long à se dessiner. Laborieux dans le plein sens du terme. Le Programme commun de la Gauche en 1972, constamment revu et corrigé en vue de la présidentielle de 1981, fut l’acte fondateur d’un indicible espoir.

    Le premier septennat de François Mitterrand restera marqué du sceau des nationalisations, de l’abolition de la peine de mort, de la retraite à 60 ans, de la création des ZEP, d’une politique culturelle d’envergure....

 

    Quel bilan tirer de la longue présidence de François Mitterrand ?

   Il fut un Président dont l’action gouvernementale comporte un grand nombre d’avancées sociales et sociétales. Il fut également un fin politique et un humaniste respectueux de la République et de ses institutions. Les historiens semblent aujourd’hui juger son action de façon positive et même ses adversaires d’hier louent aujourd’hui ses qualités d’Homme d’Etat.

    D’un point de vue personnel, il fut un être complexe et contradictoire. Il fut également et surtout un rassembleur, capable de s’allier aux communistes et aux sociaux-libéraux. Beaucoup ont bâti sa légende, beaucoup ont tenté de se l’approprier, peu ont été véritablement critique, comme Jean-Pierre Chevènement dans son dernier livre, « La France est-elle finie ? ». Certes, on peut émettre de justes critiques sur le tournant libéral de 1983, sur la construction européenne. Tout ne fut pas réussi mais beaucoup fut tenté et nombre d’avancées sociales furent mises en œuvre durant ses deux septennats. Ce fut avant tout la première fois de l’histoire de la Vème République que la Gauche était au pouvoir.

    Une Gauche plurielle et unie avant l’heure, ainsi que nous l’espérons pour 2012 ; formons ce vœu ».

 

                  Yannick Boutot, militant socialiste

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dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez