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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 09:45
Un budget de la défense augmenté...pour quoi faire ?

Tribune publiée dans La Croix

 

et co-signée par

 

-  Paul Quilès, ancien Ministre de la Défense, Président d’IDN *

 

- Bernard Norlain, général (2S), ancien Directeur de l’IHEDN **, Vice-Président d’IDN 

 

*******************

 

      C’est certainement la perspective de la future élection présidentielle qui a amené le Chef d’Etat-major des armées à s’exprimer dans la presse pour réclamer une augmentation substantielle du budget de la défense.

 

      Le caractère public de cette expression des besoins des armées par le plus haut responsable de la hiérarchie militaire a de quoi choquer, car elle est peu conforme aux règles qui définissent les relations politico-militaires de notre République fondées sur la fameuse formule "cedant arma togae" ***. Allons cependant au-delà et examinons le contenu de la déclaration du général de Villiers, qui a probablement reçu l’accord formel ou implicite du ministre de la Défense.

 

      Le constat est connu : nos armées sont aux limites de leurs capacités. Les personnels, les matériels sont épuisés par de nombreuses opérations sur des théâtres aussi divers que le territoire national, le Moyen-Orient ou l’Afrique, pour ne citer que les principaux. La vétusté des matériels et l’insuffisance des moyens attribués au "maintien en condition opérationnelle" entraînent un grave sous-équipement et un sous-entraînement des forces conventionnelles dédiées à ces opérations, exposant parfois de façon tragique la vie de nos soldats.

 

      Le verdict est clair : les moyens alloués à ces forces sont insuffisants, eu égard aux missions qui leur sont confiées. Il y a une inadéquation, plus criante que jamais, entre les missions ordonnées par le gouvernement et les moyens attribués aux armées.

 

      Dans les prochains mois, les candidats à la présidence de la République vont avoir à s’exprimer sur ce sujet. S’ils estiment que le budget de la défense doit être augmenté, ils devront dire à quoi sera utilisée cette éventuelle augmentation.

 

      La répartition du budget militaire entre les différentes catégories de dépenses doit en effet répondre à une définition préalable des objectifs et des moyens de notre politique de défense. Cette répartition devrait être le résultat d’un processus démocratique, d’un débat parlementaire, et d’orientations stratégiques définies par l’exécutif puis approuvées par le Parlement. Une politique de défense ne peut être que le fruit d’une réflexion stratégique et reposer sur une vision claire de nos objectifs.

 

      Parmi les choix budgétaires proposés, il est étonnant par exemple que le renouvellement de nos forces nucléaires soit considéré comme acquis alors qu’elles achèvent à peine leur dernière phase de modernisation. Est-il raisonnable de vouloir consacrer 15 % du budget de la défense et 25 % de son budget d’investissement à une arme dont on peut douter de l’utilité stratégique ? Cela se ferait inévitablement au détriment des forces engagées dans des combats bien réels, dont on ne voit pas l’issue à court et moyen terme ou encore au détriment de nouvelles formes de combat comme le cyber-terrorisme. Ces questions nécessitent une véritable réflexion stratégique et un débat, au moment de la préparation d’un nouveau Livre Blanc qui présentera les missions prévisibles des armées, les moyens nécessaires à leur exécution et donc le budget qui en découlera.

 

      Sans préjuger des conclusions de cet exercice indispensable, il est clair que les engagements actuels de nos forces conventionnelles constituent, d’ores et déjà, une contrainte forte dans la mesure où ils sont amenés à perdurer. L’effort devra donc porter en priorité sur ces forces et non sur une arme nucléaire non seulement inutile dans les conflits actuels et dans les scénarios de conflits imaginables, mais aussi dangereuse dans le contexte d’un monde qui voit la multiplication du nombre des Etats-puissances et l’apparition d’une tentation d’emploi de cette arme.

 

     Dans la période qui vient, il faudra donc se garder de choix budgétaires désastreux qui auraient comme conséquence de scléroser et fossiliser la politique de défense française, à l’image des erreurs faites par la France à la fin des années vingt.

         

     Il faudra aussi réaliser que, même avec un budget augmenté significativement, notre pays ne pourra pas maintenir ou obtenir une panoplie complète de systèmes d’armes lui permettant de faire face à l’ensemble des menaces. La réponse à cette nouvelle complexité stratégique et technologique passe par une coopération européenne d’abord capacitaire mais aussi politique. Il est temps de donner un contenu à cette Europe de la défense, espérée depuis de longues années et qui va devenir plus indispensable encore avec le Brexit et les intentions du nouveau président américain à l’égard de l’Europe.

 

           En définitive, la revendication de "plus de moyens pour le ministère de la Défense" ne doit pas, en s’appuyant sur de fausses évidences, se limiter à une vision quantitative des besoins. La seule façon de faire des choix budgétaires réalistes et lucides consiste à définir une nouvelle politique de défense et de sécurité en adéquation avec les défis stratégiques du présent. Cette démarche doit s’inscrire dans un processus démocratique, à partir d’une réflexion stratégique dégagée de l’influence du complexe militaro-industriel et qui ne pourra pas faire l’impasse d’un débat autour de la pertinence de l’arme nucléaire.


 IDN : Initiatives pour le Désarmement Nucléaire 

** IHEDN: Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale

*** "Que les armes cèdent à la toge" : formule de Cicéron, signifiant la supériorité du pouvoir civil sur le pouvoir militaire.

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30 décembre 2016 5 30 /12 /décembre /2016 10:57

      Comment puis-je vous souhaiter pour 2017 « tous mes vœux » ou « mes meilleurs vœux » de bonheur, de santé…..sans jeter un regard sur le monde dans lequel nous vivons ?

 

      Je le fais chaque année, mais je viens de réaliser avec un peu d’inquiétude que la description, dans mes vœux de 2007, d’un monde incertain et parfois anxiogène est toujours d’actualité.

 

Il faut cependant savoir garder l’espoir, comme nous y invite l’écrivain américain Howard Zinn:

 

“Avoir de l’espoir dans les mauvais moments, ce n’est pas seulement du romantisme...

Si nous ne voyons que le pire, cela détruit notre capacité d’agir.

Si nous nous rappelons ces moments et ces lieux — il y en a tant — où des personnes se sont comportées superbement, cela nous donne de la force pour agir…

Et si nous agissons, même de façon modeste, nul besoin d’attendre un futur utopique. Le futur est une infinie succession de présents, et vivre dès maintenant comme nous pensons que des êtres humains devraient vivre, au mépris de tout ce qui est mauvais autour de nous, est en soi même une merveilleuse victoire.”  

 

      Ce sont les victoires que je vous souhaite de remporter en 2017, avec comme objectif « la vie, l’espoir, la paix, plus que jamais ».*

 

* phrase qui annonçait le spectacle consacré à Jaurès à Carmaux en 1994

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29 décembre 2016 4 29 /12 /décembre /2016 20:36
Fêtes du Grand Fauconnier

Bel hommage du Point à l'association qui organise  chaque année à la mi-juillet, avec le soutien de la municipalité, les célèbres fêtes du Grand Fauconnier de Cordes sur ciel.

Fêtes du Grand Fauconnier
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27 décembre 2016 2 27 /12 /décembre /2016 19:13
Traité d'interdiction des armes nucléaires. Pourquoi? Comment?

Interview de Paul Quilès sur Radio Orient

 

     « Faire avancer les négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire: avec 70% des votants, l’Assemblée générale des Nations-Unies a adopté une résolution choisissant cette direction.

 

     Pour Paul Quilès, ancien ministre socialiste de la Défense, ce vote du 24 décembre va se traduire par des réunions dans le cadre de l’ONU en 2017 au cours desquelles doit être mis au point un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires en vue de leur élimination complète. »

 

Ecouter (4'24)

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24 décembre 2016 6 24 /12 /décembre /2016 15:59
Un vote historique !

Bonne nouvelle en forme de cadeau de Noël en ce 24 décembre !

 

Cette nuit, l’Assemblée générale des Nations-Unies a voté à une majorité de plus 70% des votants, la résolution qui prévoit de « faire avancer les négociations multilatérales sur le désarmement nucléaire », en préparant la négociation d’un Traité d’interdiction des armes nucléaires en 2017.

 

C’est un vote historique. En effet, il relance la perspective du désarmement nucléaire multilatéral, actuellement en pause depuis une vingtaine d’années, au moment même où le futur Président des Etats-Unis et le Président russe annoncent clairement leur volonté de relancer la course aux armements nucléaires.

 

Voici le détail du vote :

 

- 113 pays ont voté pour, dont l'Autriche, la Suède, le Mexique, le Brésil, l'Afrique du Sud, la Nouvelle Zélande.

- 35 pays ont voté contre, dont la France, les Etats-Unis, la Russie, la Grande Bretagne, tous les autres membres de l’OTAN (sauf les Pays-Bas), Israël, la Corée du Sud, le Japon, l’Australie.

- 13 pays se sont abstenus, dont la Chine, l'Inde, le Pakistan, la Finlande, les Pays-Bas, la Suisse.

 

Comme on le voit, parmi les pays disposant d’armes nucléaires, 5 d’entre eux (France, Etats-Unis, Russie, Grande Bretagne, Israël) ont voté contre et 3 d’entre eux (Chine, Inde, Pakistan) se sont abstenus.

 

Il est regrettable que la France n’ait pas rejoint ces derniers, pour manifester qu’elle ne s’opposait pas à la rédaction d’un traité d’interdiction des armes nucléaires. C’est ce qu’avaient demandé plus de 25 000 personnes (25 430 exactement) qui ont signé notre "appel au Président de la République" et c’est ce que souhaitaient 68% des personnes sondées à ce sujet (voir le sondage)

 

Et maintenant ? Le vote historique de cette nuit à l’Assemblée générale des Nations-Unies va se traduire par des réunions dans le cadre de l’ONU, du 27 au 31 mars et du 15 juin au 7 juillet 2017, au cours desquelles doit être "négocié un instrument juridiquement contraignant visant à interdire les armes nucléaires, en vue de leur élimination complète".

 

Le Président de la République, François Hollande, qui a pris connaissance de notre appel, a maintenu son opposition à la démarche de rédaction d’un traité d’interdiction. Il a cependant indiqué, en rappelant les actions engagées par la France dans le domaine du désarmement, qu’il souhaitait "une approche par étapes dans laquelle tous les Etats concernés doivent prendre leur part" et que soient prises en compte "toutes les garanties s’agissant de la préservation de nos intérêts nationaux".

 

On imagine mal que la France ne participe pas à ces travaux et pratique la politique de la chaise vide, envoyant alors un message négatif à la communauté internationale sur sa volonté d’arriver à un monde sans armes nucléaires. En participant, elle montrerait sa bonne foi quant à sa volonté de respecter le Traité de Non-Prolifération (TNP) dont elle est signataire et notamment son article VI, qui précise que " chacune des Parties au Traité s'engage à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire, et sur un traité de désarmement général et complet sous un contrôle international strict et efficace."

 

Le 23 janvier 2017, " Initiatives pour le Désarmement Nucléaire " (IDN) organise à Paris une conférence internationale sur le thème de la course aux armements, en présence de nombreuses personnalités françaises et étrangères. La question du traité d’interdiction des armes nucléaires sera abordée notamment par Béatrice Fihn, directrice de « la campagne internationale pour abolir les armes nucléaires » (ICAN) http://www.icanw.org/

 

Si vous souhaitez assister à cette conférence, vous pouvez vous inscrire ici.

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 16:32
Questions au Général de Villiers

En démocratie, les armées ne sauraient s’affranchir

 

de la prééminence du pouvoir civil

 

(Tribune de Paul Quilès publiée sur le site du Monde.fr)

 

      Le plus haut responsable militaire des forces françaises vient de publier une tribune[1] dans un grand quotidien économique pour demander que de nouveaux moyens soient accordés aux armées.

 

      Cette initiative est étonnante. Elle soulève au moins quatre questions :

 

    - A-t-il eu l’aval du ministre de la défense, sous l’autorité de qui il est constitutionnellement et légalement placé ?

 

      - Dans le cas contraire, peut-on considérer qu’il est resté dans les limites de la "réserve exigée par l'état militaire" selon les termes du statut général des militaires? A-t-il oublié que, s’il a pour mission de conseiller le président de la République et le gouvernement sur les questions militaires, il n’est pas habilité à distribuer publiquement les blâmes et les remontrances aux autorités constitutionnellement en charge de la défense ?

 

      - Sait-il qu’il y a en France un Parlement, censé voter le budget, après en avoir débattu ?

 

    - Où a-t-il vu que le maintien de la crédibilité de la dissuasion nucléaire impose nécessairement le renouvellement de ses deux composantes au prix d’un effort financier considérable au moins jusqu’en 2032 ? À quel titre qualifie-t-il toute autre option de « renoncement » ? Une question stratégique aussi essentielle ne relève pas de l’expertise militaire mais de l’appréciation politique et ce jugement politique ne saurait, dans une démocratie, être laissé à l’autorité militaire.

 

      Il n’est pas surprenant que le Président de la République ait réagi vivement, en contestant publiquement certaines affirmations du général de Villiers. Nul doute qu’il a dû lui rappeler (en privé) qu’il est, comme le précise l’article 15 de la Constitution, " le chef des armées".

 

      Si l’on peut comprendre qu’un responsable militaire plaide pour une revue stratégique afin de clarifier les missions des armées dans la situation internationale actuelle, ses résultats ne sauraient être déterminés à l’avance, et certainement pas par la hiérarchie militaire, confortée dans ses vues par l’industrie de défense. Il appartiendra au seul pouvoir politique issu des élections de l’année prochaine (président de la République, gouvernement et Parlement) de se prononcer.

 

      Espérons que ce pouvoir saura écarter les fausses évidences, notamment la fixation du budget de la défense à 2% du PIB sur la base d’une "norme OTAN" ou l’obligation de renouveler les deux composantes nucléaires.

 

      Le budget de la défense représente actuellement une charge substantielle : 1,8 % du PIB, pensions comprises, conformément à la nomenclature OTAN. L’avenir de notre sécurité serait-il suspendu à une augmentation de 0,2 point de PIB ? D’autant plus que les montants ne sont pas seuls en cause ; l’efficacité de la dépense compte aussi. Quant à la logique de la dissuasion et de la course aux armements nucléaires, ce n’est pas celle qui, à mon sens, renforcera au mieux les chances de la paix.

 

      Un débat doit s’ouvrir sur la défense de la France et de l’Europe. Les élections à venir donneront l’occasion aux politiques de proposer les grands choix, car, comme le suggère le mot célèbre de Clemenceau, ces questions sont "trop graves pour les confier à des militaires".


[1] « Le prix de la paix, c’est l’effort de guerre »- Tribune du Général Pierre de Villiers dans les Echos du 21/12/2016

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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 10:46

     Lorsque, en 1919, le Président Woodrow Wilson suppliait (en vain, malheureusement), le Sénat américain de se joindre à la Société des nations, il expliquait que la notion "d'équilibre de puissance" reposait en fait sur "l'équilibre de la terreur". 

 

     Près d'un siècle plus tard, l'existence d'arsenaux nucléaires et de stratégies de dissuasion parfois incertaines rendent cet équilibre encore plus précaire et périlleux.

 

    Il n'est pas inutile de se replonger dans l'Histoire et de relire cette mise en garde de Woodrow Wilson..

La force, la force et toujours la force...
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 22:20
Comment la France peut aider l’ONU à faire avancer la paix

      Alors que se déroule le terrible carnage d'Alep, les commentaires se déchaînent pour fustiger l'inertie de l'ONU, qui témoigne en fait de l'incapacité des grandes puissances à assumer leurs responsabilités.


    L'ONU va avoir dans quelques jours l'occasion de prendre une décision favorable à la paix, puisqu'il s'agira de voter le principe de l'élaboration d'un traité d'interdiction des armes nucléaires.


    Ici, le droit de veto des 5 pays qui en disposent au Conseil de sécurité (USA, Russie, Chine, Grande Bretagne, France) n'empêchera pas, contrairement à ce qui se passe pour Alep, le vote de cette résolution en Assemblée Générale.


    Bien que la majorité soit quasiment acquise pour ce vote (123 pays sur 193 y sont favorables), il serait regrettable que la France vote CONTRE. C'est ce que pensent nos concitoyens, comme on le voit dans le sondage qui vient d'être rendu public. Espérons que le Président de la République entendra ce message !


Voici une présentation du sondage communiqué hier

 

plus complète et plus facile à lire:

 

ICI

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 10:10
Un sondage explosif !

      Un sondage vient confirmer l’intérêt que portent les Français à l'appel au Président de la République, qui a rassemblé à ce jour plus de 25 000 signataires.


      Ce sondage (“Etude Opinion Way pour IDN réalisée entre le 30 novembre et 1er décembre 2016 à partir d’un échantillon de 1073 personnes, représentatif de la population des Français de 18 ans et plus) fait apparaître en particulier que : 


• pour 68 % des Français, la France doit réviser sa position à propos de l’ouverture de négociations d’interdiction de l’arme nucléaire, avec un élan notable de la majorité des Français (51%) en faveur d’un vote pour la résolution d’interdiction;


les Françaises sont encore plus fermes sur la nécessité de réviser le vote (74%) ainsi que les générations de moins de 34 ans (80 % de 25 à 34 ans, 77% de 18 à 24 ans);


• toutes les proximités partisanes sont en faveur d’une révision du vote: Europe Ecologie les Verts (84 %), PS (77%), PCF/Parti de gauche (75%), les Républicains (60 %);


la majorité des électeurs, quel que soit leur vote au deuxième tour de la présidentielle en 2012, invitent à une révision de la position de la France (74% pour les électeurs de François Hollande et 60% pour ceux de Nicolas Sarkozy);


• les électeurs de François Hollande en 2012 sont nettement plus insistants à vouloir un vote de la France pour (59%) que ceux de Nicolas Sarkozy (41%).


Je vous invite à prendre connaissance des détails de ce sondage

 

 ICI

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 11:04
Malgré les pressions diplomatiques…..
Malgré les pressions diplomatiques…..

      Dans quelques jours, l’ONU va très probablement prendre une décision forte pour engager la rédaction d’un traité interdisant l’armement nucléaire, malgré les pressions diplomatiques exercées par les « pays nucléaires » sur les 123 pays qui y sont favorables (voir ci-dessous*).

 

     L’appel au Président de la République, François Hollande a déjà recueilli plus de 25 000 signatures. C’est un soutien important à l'action que nous menons !

 

     Cela confirme le résultat du sondage de la société Opinion-Way (réalisé le 2 Décembre 2016 auprès d’un échantillon de 1073 personnes,  représentatif de la population des Français de 18 ans et +) indiquant que 68% des Français partagent notre souhait que la France ne vote pas CONTRE cette résolution (L 41) en faveur de la paix et de la sécurité mondiale.

 

      J'espère que les responsables français entendront cet appel, pour que la France adopte une posture qui corresponde à son image de patrie de la défense des libertés et des droits de l’Homme.

 

******************

     * Les pressions diplomatiques

 

       - Pour comprendre, lire l’analyse de Jean-Marie Collin : « L’Assemblée générale de l’ONU ouvre la porte à un traité d’interdiction des armes nucléaires »     

          Extrait 

 

      « Très clairement, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France (possiblement la Russie) ont exercé depuis début octobre une forte pression sur tous leurs alliés et États avec lesquels ils ont des relations pour que ceux-ci n’expriment pas un vote positif. La presse a largement rapporté que les diplomates américains ont mené « une campagne agressive pour empêcher les États non nucléaires d'interdire ces armes atomiques », le Japon, la Corée du Sud, la Norvège et les Pays-Bas étant particulièrement visés.

      Il était assez logique de voir l’Amérique latine et les Caraïbes voter « Oui » (29 États sur 33) vu son histoire (première zone exempte d’arme nucléaire depuis 1967) et son soutien indéfectible à « l’Initiative humanitaire » depuis le début de celle-ci. Par conséquent, les abstentions de la Guyana et du Nicaragua apparaissent aller à contre-courant et à l’inverse du positionnement des organisations (CARICOM, CELAC, Opanal, UNASUR) dont ces États sont membres. Doit-on dès lors y voir un jeu de pression de la part des Britanniques (sur leur ancienne colonie de Guyana) et des États-Unis sur le Nicaragua ?

      La France a, quant à elle, envoyé des « lettres de préoccupation » à différentes missions diplomatiques francophones d’Afrique. Mais cette pression a également visé les eurodéputés pour qu’ils votent « non » à une résolution du Parlement européen approuvant la L.41. Le ministère des Affaires étrangères français a en effet adressé une lettre d’instruction aux 74 eurodéputé(e)s français(es) pour leur demander de rejeter cette résolution. La notion de séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif semble avoir été largement oubliée…

 

      - Pour savoir comment agissent les Etats-Unis, lire « les Etats-Unis cherchent à faire capoter le traité d’interdiction des armes nucléaires »

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la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez