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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 18:57

jaures.jpgPaul Quilès et Claude Moreau

rendent hommage à Bernard-Pierre Donnadieu, qui avait magistralement interprété Jean Jaurès

en août 1994

dans la grande fresque

 « Ils ont tué Jaurès »
Ce spectacle, réalisé à Carmaux, à l’initiative

de Paul Quilès, alors député du Tarn

et mis en scène par Claude Moreau,

avait rassemblé 40 000 spectateurs,

enthousiasmés par la présence et la force de l’acteur.

 

Pour regarder un extrait du spectacle,

 cliquez ici

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Published by Paul Quilès - dans Jaurès
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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 23:25

Creche.jpgRien de tel que l'humour pour comprendre les excès de "l'hypercommunication".
Peut-il aider à les éviter?

A l'approche de la nouvelle année,

il n'est pas interdit d'être un peu optimiste!

Cliquer ici

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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 12:00

Jimmy

Paul Quilès est l'invité de Thierry Ardisson

sur la chaîne de télévision Jimmy,

mardi 21 décembre

à 20h40

Pour visionner,
cliquer ici
 

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 19:39

    Il y a quelques jours, à Lyon, la vice-présidente du FN a évoqué les prières des Musulmans dans la rue, établissant un parallèle avec l’occupation en France.

    La réprobation a été unanime, à gauche comme à droite et le MRAP a porté plainte pour incitation à la haine raciale.

     Marine Le Pen a répété que ses propos n’étaient en aucun cas un dérapage!

    Pour comprendre ce qui est en jeu dans cette stratégie du Front national, regardez ce très intéressant débat qui a eu lieu sur la chaîne France 24:

1ère partie.......cliquez ici

2ème partie.....cliquez ici

 

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 16:29

     J'ai reçu cette lettre d'un collègue maire, ancien de Météo-France, scandalisé par les propos du Premier Ministre à la suite de ses déclarations lors de la pagaille qui a suivi l'épisode neigeux de la semaine dernière.
     Ayant eu à 2 reprises la tutelle de cet établissement public en tant que ministre de l'équipement et des transports, je comprends son émotion, que je partage et je publie donc cette lettre.

                                          Paul Quilès 

_______________________________________

    "Par une assertion aussi mensongère que péremptoire, qui est rapidement devenue une contre-vérité vérifiable et vérifiée, Monsieur FILLON a cru bon de s’en prendre au professionnalisme des ingénieurs et techniciens de Météo-France depuis la Russie.

    Ignorait-il aussi que la traçabilité des prévisions de l’Etablissement Public (certifié ISO 9001) n’est pas sujette à caution, que ces prévisions soient bonnes ou mauvaises ? 

    Peut-être s’agissait-il de couvrir la bourde de son Ministre de l’Intérieur parti en dérapage incontrôlé dans une côte verglacée….

    Il aurait, paraît-il, fait son mea-culpa devant un petit parterre de députés UMP en feignant d’oublier qu’à offense publique doivent correspondre des excuses publiques.

    Le  PDG de Météo-France, Monsieur François JACQ aurait pu faire entendre sa voix pour défendre son Etablissement et ses personnels …Bien au contraire, il a intimé l’ordre à ces derniers de ne pas parler aux médias. Si on se souvient que l’actuel PDG de Météo-France était dès mai 2007 le conseiller pour l'industrie, la recherche et l'énergie de François FILLON puis, en août 2008, son conseiller pour le développement durable, la recherche et l'industrie…..on comprend mieux son mutisme. Tous les Hauts Fonctionnaires n’ont pas forcément la classe et le courage de Nicole BELLOUBET-FRIER, alors rectrice de l’Académie de Toulouse, qui remit sa démission à son Ministre de tutelle en mars 2005 … un certain François FILLON.

   Pourtant, dans le cas présent, le travail des prévisionnistes de Météo-France avait été presque parfait. Des félicitations auraient été plus logiques qu’un blâme de Russie.

    La carte de Vigilance annonçant la neige du 8 décembre sur l’Ile de France était en effet on ne peut plus précise. Annoncer de la neige au sol à Paris et sur sa région quand, au même moment, il va faire 12°C à Dijon, 15°C à Clermont-Ferrand ou 18°C à Bordeaux relève d'une qualité de travail remarquable. Qu’il tombe finalement 12 cm de neige quand, 48 heures à l’avance, on en a prévu 10 n’est pas une « erreur » en l’état de l’art, surtout dans une zone où il est extrêmement rare qu’il en tombe seulement 5 !

    On sait d’ailleurs par expérience que 3 cm de neige suffisent à mettre la pagaille sur les routes, lorsque les gens n’y sont pas habitués. Qu’il en tombe ensuite 5 ou 10 cm de plus n’est pas très important ; on attendra simplement un peu plus longtemps le retour à la « normale », selon l’adage bien connu depuis cet épisode et immortalisé par la ministre de l’écologie, Nathalie Kosciusko-Morizet: « Quand la neige tombe, il faut attendre qu’elle soit tombée pour la ramasser ».

    Il n’est pas bien malin de faire des reproches a posteriori à des scientifiques qui ont déjà su prévoir … l’exceptionnel, surtout quand l’Etat n’a pas ou n’a plus les moyens d’assurer sa propre mission de sécurité des biens et des personnes face aux effets de seulement 2 cm de neige !"

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14 décembre 2010 2 14 /12 /décembre /2010 16:48

Avant la réunion publique que nous avons animée à Poitiers

sur le thème

"Les priorités pour la victoire de la gauche en 2012",

nous avons donnée, Marie-Noëlle Lienemann et moi,

une conférence de presse.
Voici la vidéo des principaux moments
de cette rencontre.

 

1ère partie (11’04)

Accueil par Alain Claeys, maire de Poitiers. Quelle stratégie pour gagner ? Définir un socle commun à gauche avant de parler de primaires.

cliquez ici

 

2ème partie (11’52)

Vraies et fausses divergences au sein de la gauche. Reconquérir l’électorat populaire. Pourquoi "18 mois chrono"?

cliquez ici

 

3ème partie (11’38)

"18 mois chrono", une fiction utile pour comprendre la vie politique, l’état de la gauche, la stratégie de N. Sarkozy et de la droite.

cliquez ici

 

4ème partie (1’50)

Qu’est-ce que le centre ? Le danger de l’extrême droite.

cliquez ici

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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 18:50

 

J'ai participé hier et avant-hier à deux passionnantes réunions

sur le thème de l'unité de la gauche

 

à Poitiers: Lire l'article de la Nouvelle République ("la gauche doit réviser pour passer en primaires"

- à Cognac: Lire l'article de Sud Ouest ("Quilès prêche l'union").
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Published by Paul Quilès - dans Primaires
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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 12:28

Cet article de Paul Quilès a été publié

sur le site marianne.fr

                                                 

                                           

            L’Europe de la défense est toujours en panne, malgré l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, qui était supposé lui donner un nouvel élan. La force européenne de 60 000 hommes dont la constitution avait été décidée en décembre 1999 au sommet d’Helsinki n’existe que sur le papier. Les groupements tactiques européens déclarés opérationnels en 2007 n’ont jamais été utilisés et leur emploi n’est pas envisagé dans un avenir proche. Le refus turc de reconnaître la République de Chypre bloque la mise en œuvre des mécanismes de « Berlin plus », qui devaient permettre à l’Union européenne de recourir aux moyens de l’OTAN pour ses interventions de gestion des crises. Les trois missions militaires que conduit actuellement l’Union sont modestes, la plus importante d’entre elles se bornant à des tâches de police maritime au large de la Somalie. Quant au budget de l’Agence européenne de défense, chargée de promouvoir la coopération en matière d’armement, il n’est que d’environ 30 millions d’euros.

            Et pourtant, le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN, décidé il y a 18 mois par N. Sarkozy, devait « donner à l’Europe de la défense sa véritable dimension », selon les termes mêmes de François Fillon devant l’Assemblée nationale. Il s’agissait de convaincre nos partenaires européens qu’« un pas de plus vers l’Europe de la défense » n’était pas « un pas en arrière dans l’OTAN ». En prenant toute sa place dans l’organisation militaire intégrée, la France devait apporter la preuve que ses initiatives en faveur de l’Europe de la défense n’avaient pas pour but caché d’affaiblir le lien transatlantique.  

            En réalité, au-delà des proclamations, force est de constater que l’action de défense de l’Union européenne en est toujours au stade du symbole. Lorsque les Européens ont recours à la force armée comme en Afghanistan, c’est l’OTAN qui est leur cadre naturel d’intervention commune.

            Cette situation n’est pas nouvelle, mais ce qui est nouveau, c’est l’absence d’initiative française pour la dépasser. Le Président de la République délaisse aujourd’hui le projet d’Europe de la défense, contrairement aux engagements du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale.

Londres et Lisbonne : deux étapes marquantes dans la voie de cet abandon.

            À la récente rencontre de Londres, Nicolas Sarkozy est revenu sur les acquis d’une autre rencontre franco-britannique, celle de Saint-Malo qui, en 1998, avait conclu à la nécessité pour l’Union européenne de disposer d’une « capacité d’action autonome, soutenue par des forces armées crédibles ». Au lieu de rechercher un accord sur les moyens de relancer l’Europe de la défense, il a choisi de mettre l’accent sur la convergence des intérêts nationaux de la France et du Royaume-Uni et leur « vision partagée de l’avenir de l’Alliance ».

            Les arrangements pratiques conclus entre les deux pays pour mutualiser certaines dépenses militaires, en particulier en matière de sûreté nucléaire, ne représentent, malgré leur utilité, aucun progrès pour l’Europe et ne sont liés à aucun projet européen. La rencontre semble surtout avoir été organisée pour dire au Président Obama et aux Européens partisans du désarmement nucléaire qu’il n’était pas question de porter atteinte aux dogmes de la dissuasion. Cette attitude traditionnelle avait quelque chose de suranné, au moment où l’urgence est de rassembler les Européens autour d’un projet de sécurité commun pour répondre aux défis du nouveau monde multipolaire.

            Lors du sommet de l’OTAN à Lisbonne[1], la question nucléaire a de nouveau occulté les priorités de la défense européenne. Pourquoi avoir mis tant d’énergie à défendre le stationnement en Europe d’armes nucléaires tactiques américaines ? Pourquoi avoir même marqué une réticence à l’égard d’une négociation américano-russe sur ce sujet ? Au lieu de chercher à renforcer le consensus européen dans les négociations sur le nouveau « concept stratégique » de l’OTAN, la diplomatie française s’est surtout attachée à minorer l’intérêt des processus de désarmement pour la sécurité européenne. Elle a de ce fait créé des occasions de conflit inutiles, notamment avec l’Allemagne et avivé, sous le regard des représentants américains, les divisions européennes.

            Le nouveau ministre de la Défense, Alain Juppé, saura-t-il marquer une distance à l’égard de ces crispations françaises ? Maintiendra-t-il ses positions d’octobre 2009, lorsqu’il lançait un appel aux puissances nucléaires[2] pour qu’elles engagent « un processus conduisant de manière planifiée au désarmement complet » ?

Défense anti-missiles : le ralliement à la position américaine

            Pour ce qui est de la défense du territoire européen contre les missiles balistiques, aucun programme n’était encore envisagé en ce domaine en 2008, lors de l’élaboration du Livre blanc et de la programmation militaire, si l’on excepte un projet de démonstrateur radar d’alerte avancée. A Lisbonne, le ralliement aux positions américaines a donc été brusque.

            Ceci est d’autant plus regrettable qu’aucune réflexion n’a été menée entre Européens sur la compatibilité de ces choix avec nos politiques de défense nationales et surtout sur la préservation des chances d’une autonomie stratégique de l’Union européenne. Dans les prochaines années, la France devra se conformer à des choix américains aux implications financières très lourdes.  Le risque est grand en effet que les éléments clefs du système de défense antibalistique (alerte avancée, détection, interception, commandement et contrôle) se trouvent tous entre des mains américaines. Certains pays européens seront tentés d’y apporter des briques et d’y développer des niches technologiques, en abandonnant la maîtrise de l’architecture globale aux États-Unis. Pour le reste, le futur « bouclier » antimissile risque d’être constitué, pour une très large part, d’éléments achetés sur étagère aux États-Unis.  

            Il a été décidé à Lisbonne de réaliser le « bouclier » antimissile en coopération avec la Russie. Une telle coopération, dont la faisabilité n’est pas encore avérée, contribuerait à la sécurité et à la stabilité générale du continent européen, mais elle représente aussi un défi pour l’Union européenne. Déjà dépendante des Etats-Unis, ne risque-t-elle pas en effet de voir sa position stratégique se dégrader à l’égard de la Russie ?

            Il semble bien que la défense antimissile des territoires se fera, avec ou sans l’Europe. Les Américains n’y renonceront pas et même un programme strictement américain concernera l’Europe, puisque qu’il nécessitera l’installation d’éléments essentiels de détection et d’interception sur son sol. Des décisions militaires d’application des orientations politiques de Lisbonne doivent intervenir dès mars 2011.

            Pour que la France fasse la preuve qu’elle n’a pas abandonné l’idée d’une défense authentiquement européenne, il faudrait qu’elle ouvre un débat au sein de l’Union, pour y examiner collectivement les conséquences à tirer des choix de Lisbonne. Elle devrait saisir de cette question le Président du Conseil européen, Herman Van Rompuy et la Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton. Le désintérêt manifeste de Nicolas Sarkozy pour l’Europe de la défense prépare toutefois bien mal la diplomatie française à cette responsabilité.

______________________________________________________________

(1) 20 et 21 novembre 2010

(2) Tribune publiée avec Michel Rocard et Alain Richard dans le Monde du 15/10/2009

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 16:32

 - jeudi 9 décembre: rencontre-débat à Cognac, sur le thème "Comment réussir une nouvelle étape de l'unité de la gauche?", en présence de représentants des différentes composantes de la gauche. 20h, auditorium de la Salamandre.

   Pour lire l'article de la Charente libre "Cognac: la base du PS veut imposer l'unité au national",  cliquez ici

 

- vendredi 10 décembre: débat public à Poitiers, "Quelles sont les grandes priorités pour la victoire de la gauche en 2012 ? Comment sortir de la crise ?" 20h45, Maison du peuple, salle Timbaud

   Dans l'après-midi, conférence de presse, puis signature, avec Marie-Noëlle Lienemann, de notre livre "18 mois chrono"

 

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 10:01

           Intervention de Paul Quilès, à l'occasion de

la plantation de "l'arbre de la laïcité" à Cordes sur ciel,

le 7 décembre 2010

 

Regarder le reportage de France 3 Tarn

 

             Il ne s’agit pas seulement d’une commémoration, même si nous tenons à ce que la date du 9 décembre 1905 demeure présente dans l’Histoire de notre pays et dans l’esprit des citoyens. Ce jour-là, les députés donnaient à la République le socle laïque qui lui assurerait un fonctionnement démocratique fondé sur la liberté de conscience, l’égalité de tous les citoyens devant la loi commune, la fraternité.

 

            Cette manifestation est l’occasion de rappeler :

  • que la République est "indivisible, laïque, démocratique et sociale" (ce sont les épithètes qui figurent dans l'article 1er de la Constitution) ;
  • que l'article 2 de la loi de 1905 proclame la séparation des Eglises et de l'Etat ;
  •  que le communautarisme comme organisation de notre société est dangereux pour le  « vivre ensemble pacifiquement ». La République faisait œuvre d’unité nationale en ouvrant l’enseignement gratuitement à tous les enfants sans considération de croyance, de situation sociale…. De plus en plus, la tendance est à la séparation des enfants dans des établissements privés à caractère religieux, régionaliste, linguistique, social, voire politique.
  • qu’il n’est pas bon qu’on affaiblisse l’enseignement public (réduction des moyens,  fermetures de classes, suppression de la carte scolaire, suppression des RASED….), en même temps que l’on renforce les privilèges des établissements privés et que l’on ouvre la concurrence à leur avantage.          

            Il faut redire, pour éviter les ambigüités et les procès d’intention, que la laïcité n’est ni pour ni contre les religions, qui relèvent de la vie privée. La laïcité est clairement définie dans la loi de 1905 :

  • l’article 1er dit que «L’Etat assure la liberté de conscience : chacun est libre de croire ou de ne pas croire. Il garantit la liberté des cultes sous les seules restrictions édictées dans l’intérêt de l’ordre public » Tout croyant peut donc pratiquer sa religion.
  • l’article 2 sépare ce qui relève de l’Etat et ce qui relève des Eglises. Il affirme ainsi l’indépendance de l’un et de l’autre. Il exclut donc le cléricalisme qui, comme le définit le dictionnaire, est l’intrusion des clergés dans les affaires publiques.           

            Malheureusement, on constate des évolutions inquiétantes dans de nombreux pays (pas seulement islamiques) et parfois même en France. Exemples :

- aux Etats- Unis, la doctrine créationniste, sous couvert d’une relation entre science et croyance, cherche à contrôler la recherche et fait effort pour s’introduire dans les programmes scolaires ;

- en Europe, les Eglises chrétiennes ont obtenu (traité de Lisbonne) qu’une procédure de consultation pré-législative, des sessions de travail régulières et un bureau de liaison leur permettent d’être consultées sur les lois en préparation.

-  en France, un décret du Ministre des Affaires Etrangères met en cause le monopole de la délivrance des diplômes universitaires qu’avait l’Etat, depuis une loi de 1880. Si ce décret était validé, des facultés privées délivreraient des baccalauréats, des doctorats ayant valeur de diplômes d’Etat, c'est-à-dire valeur universelle !

 

            C’est donc pour commémorer cette loi de 1905, fondamentale pour notre démocratie, que nous plantons aujourd’hui cet « arbre de la laïcité » devant l’école publique du Pays Cordais.

            Nous affirmons que démocratie et laïcité sont indissociables et qu’elles exigent l’égalité des droits entre tous les citoyens.

            Par ce geste symbolique qui défiera le temps, nous voulons aussi tirer la sonnette d’alarme devant les reculs et les régressions qui menacent et que nous n’accepterons pas.

            Cet arbre manifestera notre attachement à la loi de 1905, à la laïcité, qui n’a pas besoin

d’épithète et qui demeure une valeur universelle de paix entre les peuples.

 

                                        **********

Je vais maintenant vous lire ce message émouvant d'un ami, Pierre Pérez, bien connu des plus anciens

 d'entre vous.

 

 " Cher ami, 

          En ce mardi 7 décembre, vous allez planter un arbre de la laïcité à la nouvelle école de Cordes. Je considère cela comme un heureux événement, qui réveille chez moi des souvenirs d’une peu tendre enfance. Arrivé à Cordes à l’âge de 7 ans, au cours du mois de Février 1939, après avoir traversé la frontière dans les conditions que tu connais, c’est au groupe scolaire de Cordes que j’ai appris la langue française.

            C’était une bien triste époque et nous, petits Espagnols, souffrions du froid, de la faim et de la peur. Une classe fut créée avec un cours semi CP et semi CE1. Notre institutrice, Mademoiselle Pierrette Palis, était issue d’une famille très  estimée dans le Cordais. Malgré mon jeune âge, j’étais très au courant des évènements qui agitaient la France et le monde à cette sombre époque. J’avais vite repéré que mon institutrice était une opposante au régime en place et que c’est de très mauvaise grâce qu’elle nous amenait au lever du drapeau qui se trouvait au fond de la cour, où nous devions chanter le tristement célèbre « Maréchal nous voilà ! »

            J’avais aussi une très grande estime pour notre Directeur d’école, Monsieur Véronat, sachant qu’il aurait maille à partir avec les fanatiques pétainistes du village. Le canton de Cordes était peuplé par un afflux de Sarrois, d’Espagnols et de Juifs fuyant la zone occupée.

            Il y avait une école dans presque toutes les communes du canton. Après l’école de Cordes, j’ai fréquenté celle de Mouzieys-Panens. Après la Libération et le retour de mon père des camps nazis, j’ai fait mon cours de fin d’Etudes Primaires à l’école des Cabanes avec un maître dont je garde un très bon souvenir, Monsieur Paul Najac. J’ai passé mon Certificat d’Etudes Primaires à l’école de Cordes.

            L’école de la République, l’école laïque publique m’a accueilli sans me demander si mes parents étaient de droite ou de gauche, s’ils étaient croyants ou pas ou s’ils étaient riches ou pauvres ! Ses institutrices et ses instituteurs m’ont appris à lire, à écrire, à compter, à penser, à m’exprimer et aussi à aimer la France et la République! Grâce à la précieuse aide de toutes et tous les membres de l’enseignement, j’ai obtenu le prix de Français à cet examen qui avait tant de valeur à cette époque.

            De tout cela vient ma reconnaissance, sans faille, pour la France et pour sa grande Ecole Publique Laïque ! 

            Amicales salutations de ton ami Pierre."

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Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez