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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 11:10

    A la suite de l'intervention militaire française pour libérer les 2 jeunes otages enlevés au Niger et qui ont été tués, je suis intervenu à plusieurs reprises  (France Inter, Europe 1, RMC, Sud Radio, France 2, France Culture, BFM TV).

    Pour écouter:

 -  Interview à Europe 1....... cliquer ici

  - Interview à France Inter...... cliquer ici 

  -  Interview France 2... cliquer ici

 - Débat sur RMC Infos.....  cliquer ici

 

 

                                ************** 

       Je souhaite également donner à nouveau, comme je le fais périodiquement sur ce blog (voir par exemple), mon analyse du phénomène terroriste, sujet délicat trop souvent traité dans la hâte et dans l'émotion. 

                     

                    Approximations sur le terrorisme 

 

            Chaque fois que je parle de terrorisme, je me tiens à l’écart des approximations de ceux qui voudraient apporter des réponses trop simples et univoques à ces questions graves et complexes. 

            Il est naturel de se retrouver dans la compassion générale qui entoure les familles et les proches des victimes de ces actes inhumains. Il est tout aussi naturel qu’un large accord se fasse au sein de la communauté nationale sur l’objectif de lutter contre un fléau qui présente de graves dangers de déstabilisation de notre société.

            Pour autant, il n’est pas question, au nom de ce consensus, d’accepter aveuglément la stratégie déployée ou les moyens de lutte utilisés, par crainte d’être dénoncé comme un mauvais citoyen rompant l’indispensable unité nationale face à de tels évènements.  

            Tant que la réalité du terrorisme international ne sera pas clairement et publiquement analysée, à travers ses motivations, ses objectifs, sa diversité et ses contradictions, les réponses sommaires continueront à prospérer, sans convaincre. Au mieux, comme on vient de le voir à l’occasion de l’opération militaire qui a entraîné la mort de 2 jeunes Français, elles mobiliseront une partie de l’opinion, en donnant l’impression de la fermeté et de la détermination.

            Dans le passé, certains promettaient de « terroriser les terroristes » ….. avec le succès que l’on sait. Ceux qui prônent aujourd’hui, avec de males accents, la « guerre contre le terrorisme », en reprenant la malheureuse formule de George Bush, font la même erreur.  

            Il ne peut s’agir en effet d’une guerre, dans la mesure où les adversaires ne nous font pas face, que leurs objectifs sont confus, contradictoires et qu’il ne peut être question de négocier une issue avec eux. La lutte contre le terrorisme est un combat de l’ombre, dans la durée, qui fait appel à un grand nombre de moyens, touchant à des domaines divers comme le renseignement, les circuits économiques, la police, la communication, la coopération internationale,  l’armée. Par contre, croire que les seules interventions militaires, même si elles peuvent être parfois utiles, permettront d’éradiquer le terrorisme, est un leurre.  

            Il n’y aura pas de réponse sérieuse et efficace sans réflexion en profondeur sur les raisons qui ont favorisé son émergence, sans analyse des facteurs qui entretiennent son développement, surtout dans des pays pauvres et dans ceux où la contestation de l’influence occidentale –notamment celle de la France- est forte.  

              C’est dans ce contexte que devrait être reconsidérée l’opportunité de la présence en Afghanistan des troupes françaises, qui participent depuis 9 ans, à une guerre sans fin, aux objectifs flous. Chacun sait maintenant qu’il ne s’agit plus véritablement d’une lutte contre le terrorisme d’Al Qaïda. En revanche, cette participation donne de la France l’image d’un pays impliqué dans un conflit contre le monde musulman, au sein d’une coalition molitaire essentiellement « occidentale ». Pour ma part, je suis donc de plus en plus convaincu que la France devrait rapidement retirer son contingent d’Afghanistan.

                                                                Paul Quilès 

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 18:18

Mitterrand.jpg

Il y a exactement 5 ans, j'ai publié dans Le Monde un article ("Ce que François Mitterrand nous a appris"), qui résume bien les raisons pour lesquelles  je serai à Jarnac samedi 8 janvier, à l'occasion du 15ème anniversaire de sa disparition.

Je suis peu amateur des grands épanchements collectifs, dont je connais certains ressorts, mais je souhaite manifester ainsi ma reconnaissance à l'homme qui a rendu possible la venue -si improbable et si contestée à l'époque- de la gauche au pouvoir.

 

Voici cet article:

                                                 

    "Dix ans après la disparition de François Mitterrand, les témoignages et les rétrospectives sur le seul président de gauche élu par les Français sous la Vème République affluent. Cela ne doit pas surprendre. Qu'on ait aimé ou pas l'homme qu'il fut, force est en effet de reconnaître qu'il laissera une trace dans l'histoire de notre pays.

    François Mitterrand ne nourrissait aucune illusion sur les ressorts profonds de la nature humaine en politique. Il ne serait donc pas surpris d'entendre ceux de ses "amis" qui l'ont tant dénigré, surtout vers la fin, lui rendre aujourd'hui de vibrants hommages et se réclamer de sa filiation. Il sourirait certainement -et les apprécierait à leur juste mesure- en lisant les commentaires parfois élogieux de certains de ses adversaires, qui, après l'avoir durement combattu, reconnaissent aujourd'hui les qualités de l'homme politique et la valeur de ses enseignements.

   Le bilan des deux septennats de François Mitterrand est contrasté. Les responsables politiques ont naturellement tendance à le juger sans faire totalement abstraction de leurs engagements partisans. Quant aux commentateurs, il n'est pas évident qu'ils disposent encore d'assez de recul pour juger sereinement de cette tranche d'histoire.

    On entend dire qu'il s'agissait alors d'une "autre époque". Il est vrai que le monde a bougé depuis ce qu'on a appelé "les années Mitterrand". La scène internationale, de plus en plus dominée par l'hyperpuissance américaine, a vu également l'influence de certains acteurs se renforcer. La mondialisation des échanges est devenue un enjeu majeur des relations entre Etats. Des lignes nouvelles de fracture sont apparues, sous les coups de boutoir des extrémismes, qui se manifestent avec plus de vigueur, notamment à travers les dérives islamistes et le terrorisme mondialisé.

    En France aussi, la vie politique, les rapports de force, les débats ont évolué…même si les changements dans ce domaine sont probablement moins forts qu'on semble parfois le croire. Ce qui est sûr, c'est que les électeurs supportent de moins en moins  le carcan de la Vème République, que François Mitterrand avait malheureusement accepté et qui rend aujourd'hui le débat politique au sein des institutions trop fréquemment décalé par rapport aux réalités vécues par les citoyens.

    Pour autant, en dépit de ces évolutions, il est des enseignements de la vie publique de François Mitterrand qui perdurent. Je pense essentiellement au rôle que celui-ci attribuait dans la conduite de son action à la volonté et à la méthode.

    Volonté par exemple d'approfondir la construction européenne sans détruire la France, en liaison avec notre partenaire allemand. Volonté de moderniser l'économie de notre pays en l'appuyant sur des secteurs publics forts. Volonté de rechercher la justice sociale, même si la crise et certains manques d'audace n'ont pas permis d'aller assez loin.

    Quant à la méthode qui fut celle de Mitterrand et qui a toujours guidé sa démarche, personne ne peut nier qu'elle reste totalement d'actualité: des objectifs politiques clairement définis, une stratégie bien affichée, le souci permanent du rassemblement (des socialistes, de la gauche, des Français).

    Ceux qui, comme moi, ont eu la chance de connaître cet homme de près retiendront également un autre trait de sa personnalité, auquel il dut faire appel à de multiples occasions au cours de sa vie: une exceptionnelle capacité de résistance à l'adversité.    

    C'est sa ténacité et la volonté qu'il manifestait dans l'action, jointes à la clarté de ses objectifs qui expliquent sans doute pourquoi ce personnage au caractère trempé, qui pouvait parfois apparaître froid et distant, avait la capacité rare de savoir mobiliser et entraîner les hommes. Souhaitons que d'autres responsables politiques sachent s'inspirer de cette leçon, pour redonner l'espoir qui manque tant aujourd'hui à notre pays."

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Published by Paul Quilès - dans Toujours d'actualité
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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 11:00

 Tribune de Paul Quilès, publiée sur le site

Le Monde.fr

 

          Les cris d’orfraie qui ont suivi la sortie soigneusement médiatisée de Manuel Valls sur « le déverrouillage des 35 h » (sic) m’ont étonné.

            Non pas que j’approuve un seul instant cette déclaration, qui se veut provocatrice et qui fait le bonheur des leaders de l’UMP. Mais quand même….il faut être naïf ou inconscient pour ne pas comprendre que le feuilleton des primaires socialistes ne peut que conduire à de tels excès !

            Manuel Valls, on l’a déjà vu et on le verra encore, a fait le choix de prendre des positions ambigües, susceptibles de plaire au centre et même à la droite, quitte à choquer la gauche. Cela lui permet d’apparaître "raisonnable", "responsable", "moderne", autant de qualificatifs prisés par les commentaires et qui lui font gagner des points dans les sondages d’opinion.

            Tous les autres candidats, déclarés ou potentiels, de cette funeste compétition auront  -ou ont déjà- la même tentation. Quoi de plus normal, puisque chacun sait que les électeurs des primaires seront influencés, pour ne pas dire conditionnés, par les résultats des multiples sondages qui, sans aucun doute, vont fleurir dans les prochains mois !

            On sondera tout : l’image, la capacité présumée à gouverner, les idées originales des candidats….. et, bien sûr, malgré le caractère non significatif de ces chiffres, on donnera les intentions de vote sur le scrutin de 2012 dans divers cas de figure. Les chiffres seront alors disséqués, commentés, alors que chacun sait que ces prévisions à un an du scrutin ne signifient rien, comme on le vérifie régulièrement depuis 30 ans, à l’occasion de chaque élection présidentielle.

            Il n’est pas difficile d’imaginer que ce sont malheureusement ces données qui détermineront le choix des électeurs des primaires. Les responsables politiques les plus lucides ne l’ignorent pas. S’ils ne se laissent pas anesthésier par les discours grandiloquents et sans fondement sérieux sur les prétendus mérites des primaires, il leur suffit d’observer et d’analyser le passé. Ils constateront alors que des choix effectués sur de telles bases, qui négligent les programmes et les stratégies collectives, sont condamnés à échouer.

           Ce qu’attend au contraire l’électorat de gauche, c’est que la sélection du leader se fasse sur la base des idées, du programme et de la stratégie préalablement débattus dans un cadre plus large que celui de chaque parti politique. On peut imaginer par exemple à cet effet que se tiennent des Etats généraux de la gauche.

           Toute autre démarche que celle qui consiste à créer les conditions du rassemblement, indispensable à la mobilisation de toute la gauche ne pourra que causer de graves désillusions.

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Published by Paul Quilès - dans Primaires
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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 18:43

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 - En avant première, les voeux du Président:

 pour lire l'article de Renaud Chenu, qui reprend

le chapitre de notre livre

(écrit en août 2010!)

où N.Sarkozy présente ses voeux aux Français,

cliquer ici

 

- Une analyse de "18 mois chrono"

dans le Monde de ce jour:

 pour lire l'article de Michel Noblecourt,

cliquer ici

 

- Un article du Canard Enchaîné:

cliquer ici

 

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Published by Paul Quilès - dans 18 mois chrono
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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 17:40

Les voeux de Paul Quilès pour 2011

 

   Bonne année.....bien sûr! Comme chacun le fait traditionnellement en s’adressant à celles et ceux qu’il aime ou simplement qu’il estime, je souhaite que cette nouvelle année vous apporte le meilleur de la vie. Un « meilleur » qui sera naturellement différent pour chacun d’entre vous.

    Mais comment ne pas penser en cet instant à ces hommes et ces femmes dont le « meilleur » consistera à se contenter de peu, de très peu ? Ils sont près de nous, souvent sans que nous le sachions. Ils sont aussi, par millions, dans ce grand village qu’est devenu notre monde, où les injustices, les inégalités, les guerres, les menaces de toute sorte sont pourtant le lot quotidien.

    Si nous voulons bien sortir de la bulle dans laquelle nous enferment trop souvent nos habitudes, nos conformismes et nos égoïsmes, 2011 peut être l’occasion de refuser un « monde désenchanté ».

    Le cri d’alarme de Stéphane Hessel, grand résistant et co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, mérite d’être médité. A 93 ans, il vient de nous inviter, dans petit texte particulièrement incisif (« Indignez- vous »*) à trouver la force et la volonté de résister aux oppressions, aux injustices et aux dérives de toutes sortes qui affectent notre monde.

    Propos idéalistes ? Peut-être, mais que vaut la vie, sans idéal ? Que vaut l’action politique sans ces idéaux que sont –pour les hommes et les femmes de gauche, en tout cas- la paix, la justice, la laïcité, la démocratie ?

    Alors, redonnons du sens à tous ces mots et n’hésitons pas, comme le souhaite Stéphane Hessel, à nous indigner. C’est un meilleur guide pour l’action que la petite musique de la résignation, à laquelle trop de responsables ou de commentateurs nous invitent à chaque instant.

  

* « Indignez- vous »- Stéphane Hessel- Editions Indigène

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 10:12

sud-radio.pngPaul Quilès a été l'invité de Sud Info Matin

et s'est exprimé sur:

 

- la situation des 2 journalistes de France 3 otages en Afghanistan depuis un an

- la guerre d'Afghanistan

- l'imbroglio de la Côte d'Ivoire

- les voeux de N. Sarkozy

- le rassemblement de la gauche

- le 15 ème anniversaire de la mort de François Mitterrand

 

Pour écouter,

cliquez ici

et aller sur:

Sud Info Matin / Paul QUILES 

Mercredi 29 Décembre 2010

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Published by Paul Quilès - dans Médias
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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 18:37

Paul Quilès a été l'invité  

de Thierry Ardisson

sur la chaîne de télévision Jimmy,

dans le cadre de son émission
"Tout le monde en a parlé"  

Pour visionner,

cliquer ici

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 18:57

jaures.jpgPaul Quilès et Claude Moreau

rendent hommage à Bernard-Pierre Donnadieu, qui avait magistralement interprété Jean Jaurès

en août 1994

dans la grande fresque

 « Ils ont tué Jaurès »
Ce spectacle, réalisé à Carmaux, à l’initiative

de Paul Quilès, alors député du Tarn

et mis en scène par Claude Moreau,

avait rassemblé 40 000 spectateurs,

enthousiasmés par la présence et la force de l’acteur.

 

Pour regarder un extrait du spectacle,

 cliquez ici

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Published by Paul Quilès - dans Jaurès
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21 décembre 2010 2 21 /12 /décembre /2010 23:25

Creche.jpgRien de tel que l'humour pour comprendre les excès de "l'hypercommunication".
Peut-il aider à les éviter?

A l'approche de la nouvelle année,

il n'est pas interdit d'être un peu optimiste!

Cliquer ici

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Published by Paul Quilès - dans Médias
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19 décembre 2010 7 19 /12 /décembre /2010 12:00

Jimmy

Paul Quilès est l'invité de Thierry Ardisson

sur la chaîne de télévision Jimmy,

mardi 21 décembre

à 20h40

Pour visionner,
cliquer ici
 

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez