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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 20:19

Pour regarder la vidéo de l'intervention

de Paul Quilès,

 ancien ministre de l'intérieur, 

lors du forum du PS sur la sécurité de Créteil

(17 novembre),

cliquer ici

 

************************

 Réflexions sur la sécurité

           Il paraît que les socialistes seraient «tombés dans le piège de la sécurité» et que, «divisés sur le sujet, embarrassés par leur histoire et leur présent», ils ne seraient pas prêts, «à un an du débat présidentiel, à relever ce défi». C'est ce que j’ai lu dans le Monde il y a quelques semaines. C’est aussi, sous une autre forme, le type de message que les adversaires de la gauche distillent en permanence, espérant en récolter les fruits au moment des élections.  

            Sur ce sujet si sensible, essayons de nous éloigner des « fausses évidences », en constatant que, depuis les combats des années soixante-dix, la gauche et en particulier les socialistes défendent une ligne ambitieuse, la seule légitime et pérenne dans une démocratie moderne : assurer la sécurité publique dans le respect des libertés individuelles. Il a pu arriver que l'épreuve du pouvoir les conduise parfois dans les faits, à perdre de vue cette ligne, par exemple dans les durs combats contre le terrorisme et la criminalité, mais cela ne s’est pas produit au détriment de la sécurité. Et d’ailleurs, lorsque des critiques ont été portées sur des penchants trop sécuritaires de certains projets, les gouvernements de gauche ont su en tenir compte et les arbitrages, que ce soit avant 1993 ou après 1997, ont su reconnaître toute leur place aux libertés.    

 

            Quelques repères historiques 

          Le déploiement dans la police nationale des effectifs nécessaires à la conduite de ses missions, le relèvement du statut social de ses personnels commencent en 1982 avec Gaston Defferre. C’est ensuite, avec Pierre Joxe, la modernisation des techniques et des matériels, l'accent mis sur les impératifs déontologiques pour les fonctionnaires de police. Le ciblage d'actions prioritaires (la sécurité dans les transports urbains, la lutte contre les phénomènes de bandes,...) et la définition de « projets locaux de sécurité »[1] font partie du plan d'action que j’applique en 1992-93, cinq ans avant que Jean-Pierre Chevènement, à partir de Villepinte, poursuive ces actions, dont la mise en œuvre avait été interrompue par la politique de deux gouvernements de droite.

            Avec le recul, l'erreur des socialistes a probablement consisté à ne pas avoir assez parlé de ces orientations, de ces programmes, de ces actions, si justes pour notre pays et si importants pour nos concitoyens, de ne pas avoir assez défendu les grandes architectures qui les soutenaient. A force d'avoir trop souvent privilégié, dans le discours, la nouveauté au détriment de la continuité, d'avoir quelquefois pensé et même parlé à la place de la droite, les socialistes ont laissé celle-ci écrire tranquillement sa chanson de gestes. C'est d'autant plus dommage que les « naïfs » étaient rares dans les équipes de gauche en charge de ce secteur ! 

      

            Le présent  

         Le bilan déplorable de la droite en matière de sécurité depuis 2002, ses dérives sécuritaires, qui entament les principes-mêmes de la République, montrent les limites de sa compétence auto-proclamée.

            Quelques exemples suffisent à illustrer ce jugement: l'augmentation constante des violences aux personnes ; l'insuffisance des enquêtes sur les délinquances financières ; l'incapacité de comprendre, pourtant indispensable pour réagir face à la situation observée dans les banlieues ; le tout-répressif dans les textes et dans les dispositifs, qui s'empilent et se fragilisent en même temps ; la recherche systématique de l'accroissement statistique et du chiffre médiatisable, au risque de graves déviations[2] ; le recours systématique aux technologies les plus intrusives, coercitives, voire dangereuses (les fichiers, les fadettes, les flashguns,...) ; le choix récurrent de projections spectaculaires et de déploiements militarisés de forces de police, au détriment de leur proximité avec la population et de leur enracinement dans les quartiers, notamment en police judiciaire ; la priorité donnée aux zones urbaines et périurbaines aisées, au détriment des banlieues défavorisées et de la plupart des  zones rurales…

            Comme on le voit, s’il y a un piège, ce n’est pas sur un camp ou sur l'autre qu’il se referme, mais bien sur notre pays et nos concitoyens. C’est pourquoi il serait grave que Nicolas Sarkozy poursuive dans la voie qu’il semble avoir choisie, en haussant le ton, en dramatisant les enjeux, en désignant des boucs émissaires. Autant de gesticulations, dont le but électoraliste consiste à enfoncer dans les têtes cette idée simple mais fausse que la droite sait assurer la sécurité, contrairement à la gauche…qui serait finalement du côté des délinquants et pas des victimes !

 

            L’avenir  

          On peut espérer qu’une telle mauvaise foi ne fasse pas recette. L’observation du travail des élus locaux de tous bords sur les questions de sécurité montre que des expérimentations se développent et que des convergences se font jour. Bien entendu, cela ne gomme pas les différences d’appréciation qui peuvent exister entre les conceptions de la droite et de la gauche, mais, à condition que tout ne soit pas fait pour cliver, on peut imaginer qu’il soit possible de rassembler autour de ce que j’appelle des « consensus partiels ».

            La sécurité publique fait en effet partie des compétences régaliennes, dans la mesure où elle est un droit pour tous, sans exclusion sociale ou géographique et où elle participe pleinement à la cohésion de notre pays. Pour autant, l’Etat ne peut être le seul acteur et il doit faire appel à ceux qui, au niveau local, participent aux solidarités et aux disciplines entre les personnes.

            La sécurité devient ainsi une « coproduction », qui exige la construction de «consensus partiels», fondés sur la définition et l'adoption en commun de valeurs, de moyens, d'évaluations. Les objectifs à fixer aux acteurs de la sécurité doivent être modestes et il faut que les résultats concrets soient vérifiables par les observateurs, à l’aide de données statistiques et criminologiques fiables.

            La réussite d’une telle démarche exige aussi que trois principes soient posés:

- qu’aucune action ne soit envisagée sans consensus sur les valeurs et les objectifs (par exemple, le refus de toute tolérance aux économies souterraines dans certains quartiers, l’engagement de faire exécuter toute peine définitivement prononcée ou de sanctionner tout manquement à une obligation judiciaire);

- qu’aucune action ne soit entreprise sans que les moyens aient été dégagés ;

- que des moyens ne soient pas mis en œuvre sans que des objectifs précis aient été fixés.

 

            De nombreuses autres propositions pertinentes et plus ponctuelles ne manqueront pas d’être faites. L’objet de mon propos était plus général. Il s’agissait de tracer une démarche susceptible de permettre à la gauche de réussir à relever un défi : celui de répondre à l’attente des Français en matière de sécurité, dans la fidélité aux valeurs qui fondent le pacte républicain.  


[1]  500 « projets locaux de sécurité » ont été signés et engagés en un an

[2] Près d'un million de « gardés à vue » en une année ! 

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 15:38

lci-fr.gif "Paul Quilès commente l'actu" .

Pour regarder l'émission de LCI,

 cliquez ici

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Published by Paul Quilès - dans 18 mois chrono
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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 10:17

Alors que le PS organise demain à Créteil un forum sur la sécurité,

j'ai souhaité apporter mes réflexions

d'ancien ministre de l'intérieur

sur ce sujet majeur

pour la crédibilité de la gauche.
Lire l'article publié sur le site du Monde.fr

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:44

Invité hier soir

du JT de France 3 Sud,

Paul Quilès a commenté l'actualité.

Pour regarder, cliquez ici

 

- le remaniement et le gouvernement "Fillon 4"

....... de 2'20 à 4'

- la présentation du livre "18 mois chrono"

........de 5'40 à 8'45

- les écologistes et la gauche, le 11 novembre

.........de 12'15 à 14'

- les valeurs de la gauche

.........de 17'20 à 18'10

- les désordres du monde

.........de 19'50 à la fin

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Published by Paul Quilès - dans Médias
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14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 11:53

 

Fillon.jpgL'insoutenable feuilleton prend fin et il n’aura fait le bonheur que des commentateurs ! Avec le gouvernement "Fillon 4", les Français retrouveront la même politique qu’avec les versions précédentes des équipes Fillon, chargées de la mise en œuvre du bon vouloir de N. Sarkozy.

    Une attitude plus courageuse et plus conforme aux attentes des Français aurait consisté à consulter le peuple.

    Il fallait donc dissoudre l’Assemblée nationale, comme nous l’avons décrit dans « 18 mois chrono », un roman-fiction très utile pour mieux comprendre l’actualité politique*.

 

* « 18 mois chrono », par Paul Quilès, Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu (Editeur : Jean-Claude Gawsewitch)

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13 novembre 2010 6 13 /11 /novembre /2010 22:51

    Gilles Candar, président de la Société d'études jauresiennes et signataire de l'appel de Gauche Avenir, rappelait récemment dans une brochure de la Fondation Jean Jaurès ("La gauche et le pouvoir") la belle réponse qu'avait faite François Mitterrand à la question: "La gauche, c'est par où?"

    Comme le dit Gilles Candar, cette synthèse "rassemble en quelques mots les choix que doivent assumer ceux qui veulent transformer le monde dans lequel nous vivons".

________________________________________________________________

 

"C'est par le pouvoir, répondra le politicien. C'est par l'opposition, rétorquera le contestataire. C'est par l'engagement d'une vie, jour après jour, semaine après semaine, dans la patience d'un combat cent fois recommencé, dira le militant aguerri. C'est par l'enthousiasme créateur, le refus des dogmes et des conformismes, ajoutera l'adolescent impatient de bousculer l'ordre établi. C'est par la fidélité aux idéaux fondateurs, la méditation sur les leçons de l'expérience, diront ceux qui savent qu'on ne bâtit rien de durable sans références. C'est par l'adaptation au terrain, le renouvellement permanent, la capacité d'agir toujours avec une longueur d'avance, concluront ceux pour qui la gauche est mouvement. J'ai rencontré tous ces personnages. J'ai peut-être été chacun d'eux et chacun, à sa manière, est dans le vrai...."

(François Mitterrand-1er mai 1994)

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 23:48

France-3.jpgPaul Quilès sera l'invité

de France 3 Sud

dimanche 14 novembre à 19H.

A cette occasion, il présentera notamment le livre "18 mois chrono"

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Published by Paul Quilès - dans 18 mois chrono
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11 novembre 2010 4 11 /11 /novembre /2010 19:33

    11-novembre.jpg    La plupart des hommes et des femmes à travers le monde n’aiment pas la guerre. Vous non plus ! Moi non plus !

    Et pourtant, depuis le début des sociétés constituées, il y a eu des responsables qui ont voulu ou souhaité la guerre, qui l’ont encouragé, organisée. D’autres, par leurs décisions, leurs erreurs ou leur absence de décision, ont créé les conditions d’une guerre.

    Ces sentiments ont traversé mon esprit ce matin, lors de la commémoration traditionnelle de l’armistice du 11 novembre 1918 à Cordes. Cette cérémonie, empreinte de beaucoup d’émotion, a commencé par la lecture, par de jeunes élèves du collège, de témoignages de combattants de la « Grande guerre ». Ils ont souligné de façon poignante la réalité de la guerre, qui ne se mesure pas seulement en termes de victoire, de défaite, de nombre de morts et de blessés, mais en souffrances humaines parfois terribles.

    Le message officiel du secrétaire d’Etat aux anciens combattants, que j’ai lu ensuite, a rendu hommage aux lycéens et aux étudiants qui osèrent braver l’occupant nazi, en célébrant cet anniversaire à Paris le 11 novembre 1940.

    Ces rappels m’ont amené à exprimer à haute voix les réflexions que m’inspirait l’évènement et que je voudrais prolonger ici, en faisant d’abord remarquer que la guerre est le résultat d’un échec : échec de la prévention, échec de la négociation, échec de la médiation, échec du compromis. Clausewitz allait plus loin et considérait, au début du XIXème siècle, qu’elle était « la continuation de la politique par d’autres moyens ».

    Si tel est toujours le cas -ce qui est probable- les responsables politiques à tous les niveaux doivent prendre conscience en permanence de leur rôle fondamental pour anticiper et éviter qu’une menace ne devienne un danger, puis une crise et enfin une guerre.

    Le XXème siècle a été marqué par des drames effroyables : deux guerres mondiales, plusieurs génocides, l’utilisation de l’arme nucléaire, des catastrophes environnementales terribles (Bhopal, Tchernobyl). Le sentiment d’être aujourd’hui à l’abri, dans une Europe qui s’est éloignée de ses affrontements séculaires ne doit pas nous leurrer, car le XXIème siècle n’annonce pas une période plus apaisée, en dépit de la fin de la « guerre froide ». Des risques majeurs, parfois d’une nature et d’une ampleur nouvelles, surgissent au cœur du monde actuel : la prolifération des armes de destruction massive, le terrorisme international et ses objectifs messianiques, les extrémismes religieux, ethniques ou politiques, la criminalité organisée, les épidémies, une pollution grandissante, des catastrophes climatiques à répétition, une grave crise économique qui n’en finit pas.

    Ne pas voir ces menaces ou les minimiser serait faire preuve d’une myopie coupable. Nos concitoyens en sont confusément conscients et ils ont peur. Peur de tout, sans trop savoir ce qu’il faut faire et s’il est possible de conjurer ces menaces, avec qui, contre qui. Et surtout, ils s’inquiètent souvent de l’impuissance des responsables politiques.

    Le pessimisme ambiant considère que les crises sont inévitables et qu’on ne peut dès lors qu’en contrôler les effets. En réalité, les crises sont en général prévisibles ; il faut en comprendre les tenants et les aboutissants. La formulation d’une analyse sérieuse de l’état du monde permet de mieux cerner les crises, les dysfonctionnements, leurs origines, les motivations des acteurs de la scène internationale. Il est alors possible d’imaginer des solutions qui sont autant de réponses aux problèmes ainsi identifiés et analysés.

   Pour protéger les générations futures des menaces qui s’accumulent, les gouvernements et les gouvernants doivent retrouver la vision prospective qui manque trop souvent aujourd’hui et proposer des solutions susceptibles de réduire le désordre mondial.

   La construction de la paix passe par la prévention et l’anticipation, qui nécessitentt d’analyser sérieusement l’état du monde, ses dysfonctionnements, les motivations des acteurs. Lorsqu’une intervention militaire devient inévitable, elle ne peut être que le fait du Conseil de sécurité de l’ONU, qui doit ensuite organiser la « consolidation de la paix », dont l’objectif est d’éviter qu’un pays ne retombe dans la crise.

    Ces réflexions m’amènent à me demander si le ministère de la défense –qui s’est successivement appelé ministère « de la guerre », « des armées », « de la défense nationale »- ne devrait pas, aujourd’hui, changer de nom et s’appeler désormais « ministère de la défense et du maintien de la paix ».

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Published by Paul Quilès - dans International et défense
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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 17:29

Je viens de recevoir cette lettre d’un ami, ancien ambassadeur, qui a terminé la lecture de

« 18 mois chrono »…..et qui a apprécié !

 

    « C’est vraiment un régal ce livre de politique-fiction que tu as écrit avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu.

    Il fallait, certes, pour développer l'histoire, partir d’une improbable dissolution de l'Assemblée Nationale, mais, une fois franchi cet épisode, tout s'ordonne parfaitement.

    On s'amuse à regarder les tics de Sarkozy, son comportement brusque et dominateur, ses décisions tranchées et mal réfléchies, ses dérobades et dissimulations face à un gouvernement qu’il ne maitrise plus. On a l’impression d’assister en direct aux contorsions de son staff pour complaire au " patron ", d’entendre les propos subtils de son conseiller diplomatique Jean- David Levitte (que j’ai bien connu), de s' étonner du ton feutré, de la franchise biaisée qui enrobent les rapports des" caciques " du Parti socialiste.

    J'ai beaucoup apprécié les chapitres et les séquences consacrés aux relations internationales; en particulier les discussions et réflexions hésitantes qui font suite à l’attaque fort plausible d'Israël contre le site nucléaire iranien. Hubert Védrine n'aurait pas présenté une meilleure analyse des conséquences possibles de cette intervention.

Martine Aubry, Premier Ministre, décrite comme une femme calme, réfléchie, responsable, soucieuse de justesse et de justice. Tu la places réellement sur une orbite présidentielle, dégagée de tout satellite qui contrarierait sa trajectoire, une fois DSK consentant à rester dans son placard doré du FMI.

    Et si c'était vrai ? Il y aurait alors de quoi réjouir ceux qui, comme nous, attendent une alternance. Bravo et merci pour le plaisir qu’avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu, tu nous as procuré! »

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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8 novembre 2010 1 08 /11 /novembre /2010 12:56

Marie-Noëlle Lienemann a participé à l'émission de Laurent Ruquier du 6 novembre

"On n'est pas couché".

Si vous étiez couchés......vous pouvez retrouver les bons moments de l'émission, au cours desquels Marie-Noëlle a parlé

de notre livre "18 mois chrono"

(son intervention se situe entre 2h13 et 2h31),

en cliquant ici

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Published by Paul Quilès - dans 18 mois chrono
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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez