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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 14:51

Sarkozy-Latran-copie-1.jpgAujourd’hui, la laïcité est bafouée. Le club Gauche Avenir dénonce ces reculs, appelle à un réengagement de toutes les forces laïques et républicaines et sollicite la mobilisation des partis de gauche et écologistes, conformément à son "manifeste du 10 octobre "  (lire le manifeste)

 

    Gauche Avenir, à l'origine de l'action "Aux arbres citoyens", appelle tous les laïques de France à se rassembler dans leur commune et à organiser la plantation d'un "arbre de la laïcité", comme nos ancêtres plantèrent un arbre de la liberté en des moments cruciaux de notre histoire, en 1792 et en 1848.

 

Cette opération sera officiellement lancée le 19 juin par le Maire et Conseiller Général de Créon (Gironde) où, après une rencontre-citoyenne le matin, consacrée à "l'avenir de l'école républicaine et laïque", le Président du Conseil Général de Gironde plantera symboliquement le premier "arbre de la laïcité" sur une place de la commune.

 

   Ainsi sera ouverte la période de préparatifs qui conduiront le 11 décembre, dans toutes les communes qui le souhaiteront, à la plantation de milliers d'arbres comme celui de Créon, pour rappeler l'attachement de notre France à la laïcité de la République. Dès à présent, des initiatives en ce sens sont engagées dans 65 départements, dont Paris.

 

                   Deux dates symboliques

 
- le 19 juin, date anniversaire du Serment que prêtèrent, à Vincennes, il y a cinquante ans, 25 000 délégués de tous les départements, représentant près de 11 millions de pétitionnaires contre la loi du 31 décembre 1959, dite loi Debré. En décidant de financer sur fonds publics les établissements privés d'enseignement, la loi ouvrait, dans l'édifice laïque de l'Etat, la voie au communautarisme social, ethnique, religieux qui divise de plus en plus la société.
- le 11 décembre, jour anniversaire de la publication au Journal Officiel  de la loi de séparation des Eglises et de l'Etat, "clef de voûte de la laïcité" selon l'expression de la Cour Européenne des Droits de l'Homme : loi dont la valeur constitutionnelle est aujourd'hui menacée.

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 22:39

Lors du Conseil National du PS du 8 juin, il n'a malheureusement pas été possible de s'exprimer séparément sur les différents sujets en discussion:

les primaires, le non-cumul des mandats, l'organisation des congrès et

l'application de la parité, du renouvellement et de la diversité.

Un vote unique a été demandé et cela m'a conduit, bien que favorable à certaines dispositions proposées, notamment en ce qui concerne

le non-cumul,

à voter contre le texte,

en raison de mon opposition au projet d'organisation de primaires ouvertes.

Vous trouverez ci-après l'explication

de ma position.

 

********** 

Les primaires ouvertes, un pari intenable

 

            En 2000, j’ai été un des rares responsables socialistes à critiquer publiquement le changement imposé par L. Jospin (quinquennat et inversion du calendrier électoral). J’avais mis en garde contre le double danger dans lequel il nous enfermait : idéologique (le renforcement du présidentialisme, aspect le plus inacceptable du fonctionnement de la Vème république), la perte automatique des élections législatives, en cas d’échec  à la présidentielle. C’est malheureusement ce qui s’est passé et nombre de ceux qui se sont tus à l’époque regrettent aujourd’hui de n’avoir rien dit. 

            C’est pourquoi, comme d’autres j’espère,  je n’ai pas l’intention de rester silencieux devant une des dispositions proposées pour « rénover » le PS. La volonté à nouveau affichée par le Parti socialiste de se rénover n’est certes pas critiquable. Encore faudrait-il que les propositions qui sont faites soient à la mesure des intentions proclamées.  

            Affirmer que ces « primaires ouvertes » seraient un moyen de « mettre en mouvement la société française », de « donner aux citoyens la possibilité de peser sur l’histoire et le destin de notre pays », de se dégager des « états majors politiques, médiatiques et des instituts de sondage », alors qu’actuellement les citoyens et les militants « jouent jusqu’à la fin un rôle passif de spectateur, convoqués aux urnes lorsque la bataille est jouée et achevée »[1]….est pour le moins excessif et décalé !  

            Dire que ces primaires seraient « une méthode pour sortir enfin de l’ambigüité institutionnelle entretenue jusqu’ici par la Vème République »[2] est étrange, alors que ce processus tend à entretenir  ce qu’un éditorialiste appelle « la folie présidentielle » !  

            Quand, de plus, il est clairement expliqué que ces primaires seront une occasion de choisir par ce vote « projet, candidat, alliances »[3] (et un premier texte parlait même des « équipes » du candidat), on imagine la confusion qui peut s’emparer des électeurs de gauche !  

            Car ces primaires auront à l’évidence l’objectif de départager des candidats socialistes (les partenaires n’en veulent pas), sans qu’il ait été tenté de définir ce que pourraient être les grands axes d’une politique de gauche, à mettre en œuvre par un gouvernement issu des 2 victoires en mai et juin 2012. C’était pourtant le mandat que les militants socialistes avaient donné lors de la consultation du 1er octobre 2009 (option 1-2).

           Le risque est donc de crisper un peu plus les différentes composantes de la gauche et de l’écologie, à l’opposé de la démarche proposée par un certain nombre de responsables de gauche, qui consisterait à organiser des Etats généraux où seront débattues et élaborées les grandes orientations d'une politique de gauche et écologique pour la France. Il est en effet essentiel de chercher les convergences les plus ambitieuses, sans toutefois nier les différences d’approche, voire les désaccords. Le rassemblement  tirera sa force et sa crédibilité de ce que nous pourrons faire ensemble, de ce qui fera accord, de nos engagements communs. Il les tirera aussi de notre capacité à gérer les différences, à reconnaitre des désaccords.  

            C'est ainsi que l'on redonnera de la vigueur à notre démocratie, qui ne saurait être réduite à des choix de personnes. Les institutions de la Vème République et l’hyper-présidentialisation du quinquennat de Nicolas Sarkozy veulent nous enfermer dans ce piège, mais nous ne sommes pas obligés d’y tomber !

 

            Or, l'idée des primaires socialistes ouvertes, non seulement esquive la question du rassemblement de la gauche, qui ne peut se faire sans débat préalable sur les idées, mais elle suggère que le choix d'un candidat fera office d'arbitrage sur la ligne politique et les grands axes du programme.  

            Ceci est un leurre, d'autant plus que cet arbitrage pourrait bien être fait par l'électorat de droite, comme le montre de façon indiscutable le sondage CSA publié dans le Parisien du 4 juin. On y découvre en effet que 71% des sympathisants socialistes et 43% de "l'ensemble des Français" iraient voter.....ce qui signifie que 20 à  25% des électeurs de droite participeraient à ces primaires socialistes et même plus de 30% des électeurs du Front National!! Chacun imagine bien ce que pèserait dans ces conditions l'obligation qui serait faite aux votants de "soutenir les valeurs de la gauche"....  

            Sur la base de ce sondage, voici 2 cas de figure, avec 2 candidats (A et B), qui montrent la situation politiquement intenable créée par un candidat élu de justesse…contre la volonté de l’électorat de gauche !

 

Candidat

A

B

Electeurs de gauche

(65% du corps électoral des primaires)

55%

45%

Autres électeurs

(35% du corps électoral des primaires)

40%

60%

Résultat

49,7%

50,3%

 

Candidat

A

B

Electeurs de gauche

60%

40%

Autres électeurs

30%

70%

Résultat

49,5%

50,5%

 


[1]  Extraits du rapport de la Commission de la rénovation

[2]  Idem

[3]  Idem

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 11:16

Avez-vous entendu parler de la préparation des "Etats généraux du service public"?

    Probablement pas, parce que cette démarche sérieuse ne passionne pas les médias pour l'instant, dans la mesure où elle ne cherche pas à s'imposer par un de ces coups d'éclat si fréquents dans la vie politico-médiatique.

    Et pourtant, il s'agit bien d'une initiative exceptionnelle, puisque pas moins de 36 organisations -partis, syndicats, associations,...- travaillent depuis 6 mois, au niveau national et dans 39 comités locaux, à la préparation de ces Etats Généraux.

    Dans les réunions, les comités, les colloques, on parle des besoins à satisfaire (eau, transports, matières premières, édacation, santé...) et de la façon d'y parvenir. On rappelle que les Français sont attachés à leurs services publics et qu'ils ont conscience que la politique suivie par le gouvernement tend à en réduire le cadre, les missions et les moyens. On analyse de quelle façon la crise actuelle est utilisée pour accentuer cette évolution, qui porte tort à la solidarité, à la cohésion sociale et à l'aménagement du territoire. On s'interroge sur des questions essentielles comme celles du financement, du niveau de mise en oeuvre et de gestion (décentralisée ou nationale), de l'intervention des usagers.....

    Sur tous ces sujets, des nuances existent dans les analyses et les solutions proposées par les uns et les autres, mais il y a indiscutablement une forte volonté de définir un socle commun sur lequel la gauche pourra se retrouver. Il s'agira bien entendu de rassembler les défenseurs du service public dans les nombreux combats en cours et à venir, mais aussi et surtout de préparer ce que pourrait être le projet de la gauche au pouvoir.

*************************

    Cette démarche est cohérente avec la proposition que nous venons de faire aux responsables des partis de gauche et de l'écologie (voir sur ce blog: "D'abord les idées"), pour que soient organisés des Etats généraux où seront débattues et élaborées les grandes orientations d'une politique de gauche et écologique pour la France. Il est en effet essentiel de chercher les convergences les plus ambitieuses, sans toutefois nier les différences d’approche, voire les désaccords. Le rassemblement  tirera sa force et sa crédibilité de ce que nous pourrons faire ensemble, de ce qui fera accord, de nos engagements communs. Il les tirera aussi de notre capacité à gérer les différences, à reconnaitre des désaccords.

    C'est ainsi que l'on redonnera de la vigueur à notre démocratie, qui ne saurait être réduite à des choix de personnes. Les institutions de la Vème République et l’hyper-présidentialisation du quinquennat de Nicolas Sarkozy veulent nous enfermer dans ce piège, mais nous ne sommes pas obligés d’y tomber !

    A cet égard, l'idée de "primaires socialistes ouvertes" ne me paraît pas, dans sa forme actuelle, éviter ce piège. Non seulement elle esquive la question du rassemblement de la gauche, qui ne peut se faire sans débat préalable sur les idées, mais elle suggère que le choix d'un candidat fera office d'arbitrage sur la ligne politique et les grands axes du programme.

    Ceci est un leurre, d'autant plus que cet arbitrage pourrait bien être fait par l'électorat de droite, comme le montre de façon indiscutable le sondage CSA publié avant hier*. On y découvre en effet que 71% des sympathisants socialistes et 43% de "l'ensemble des Français" iraient voter.....ce qui signifie que 20 à  25% des électeurs de droite participeraient à ces primaires socialistes et même plus de 30% des électeurs du Front National!! Chacun imagine bien ce que pèserait dans ces conditions l'obligation qui serait faite aux votants de "soutenir les valeurs de la gauche"....

    J'aurai l'occasion de revenir sur cette initiative qui, loin des grandes proclamations auxquelles elle a donné lieu ( "sortir de l'ambigüité institutionnelle", "reprendre pied dans la société", "donner aux citoyens la possibilité de peser sur l'histoire"......  ), risque de se révéler une très mauvaise opération pour l'ensemble de la gauche.

___________________________________________________________________________

* Voir le Parisien du 4 juin 2010 et le détail de l'enquête CSA

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 10:46

Gaza.jpgDevant le fiasco de l'opération israélienne contre la "flotille de la paix" qui voulait forcer le blocus de Gaza, l'indignation est générale et à la mesure de la faute commise: violation des lois internationales, nombreuses victimes civiles, stupidité de l'opération elle même, incapacité à anticiper les conséquences de l'acte.

    Loin d'affaiblir le Hamas, elle le renforce, en affaiblissant la position de Mahmoud Abbas, qui avait accepté le principe de pourparlers avec les Israéliens; elle coupe Israël de son seul allié dans la région, la Turquie; elle handicape l'action de Barak Obama, favorable à la reprise du dialogue; elle détériore un peu plus l'image d'Israël dans le monde.....

   Ce matin (jeudi 3 juin) sur Sud Radio (écouter l'interview), j'ai rappelé ce que vivaient, dans un territoire dévasté par l'intervention militaire de janvier 2009, 1 million et demi de Gazaouis (dont 50% d'enfants) du fait de ce blocus inhumain, qui dure depuis 3 ans et comment cette situation ne pouvait que renforcer l'extrêmisme. Qu'Israël souhaite assurer sa sécurité, quoi de plus normal, mais cela ne peut justifier l'utilisation de méthodes condamnables et d'ailleurs condamnées par la Communauté internationale (voir par exemple le rapport de septembre 2009 du juge Richard Goldstone commandé par les Nations Unies).

    L'impunité dont bénéficie l'Etat hébreux depuis trop longtemps devient insupportable. Stephane Hessel, co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme et ancien déporté, la juge même "scandaleuse", en regrettant que les Etats Unis et l'Europe ne soient pas plus fermes dans la condamnation de ces excès.

    Comme je l'ai déjà écrit sur ce blog l'an dernier("Conflit Israël-Palestine: que peut-on espérer?"), si la Communauté internationale (en réalité, essentiellement les Etats Unis et l'Europe) ne prend pas une initiative forte* à la mesure de la gravité de l'enjeu, l'engrenage catastrophique se poursuivra, avec toutes les conséquences que l'on peut imaginer, pour le Moyen Orient dans son ensemble, mais aussi pour la paix dans le monde.

 

 

* "L’Union européenne pourrait prendre une initiative véritablement à la mesure de la gravité de l’enjeu, en saisissant le Conseil de sécurité de l’ONU du contenu de l’accord de Genève et en l’invitant à établir à brefs délais un mandat international provisoire dans des frontières correspondant à celles attribuées au futur Etat palestinien par l’accord de Genève.

   Le Conseil de sécurité devrait ensuite déployer rapidement à l’intérieur de ces frontières et autour des colonies juives une force d’interposition crédible, dont le commandement pourrait être confié aux Etats‑Unis.

  Parallèlement, le Conseil de sécurité devrait intervenir et   convoquer une conférence internationale chargée d’élaborer, en accord avec les parties israélienne et palestinienne, un règlement définitif de paix sur la base des clauses de l’accord de Genève. Ce règlement de paix serait accompagné d’un accord général de sécurité associant l’ensemble des pays de la région. Il devrait être complété et appuyé par un vaste plan de reconstruction économique sous l’égide notamment des Etats-Unis et de l’Union européenne. La prospérité économique sera en effet le meilleur garant de la consolidation de la paix."

(Extrait de l'intervention de Paul Quilès, au colloque de Berlin: "les voies de la paix pour le Moyen Orient"- 13 mai 2004)

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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 09:04
Faites connaissance avec Paul Quilès

   Né le 27 janvier 1942 à Saint-Denis du Sig (Algérie)
 

   Ancien élève de l’Ecole Polytechnique (promotion 1961)

  

  - Ingénieur, de 1964 à 1978   

 -  Député de Paris (13ème arrondissement)- élu en mars 1978, réélu en juin 1981, mars 1986 et juin 1988    

 - Directeur de la campagne présidentielle de François Mitterrand-  1981

- Conseiller de Paris, de 1983 à 1992

- Ministre de l’Urbanisme et du Logement – Septembre 1983 – Juillet 1984

- Ministre de l’Urbanisme, du Logement et des Transports – Juillet 1984 – Septembre 1985

- Ministre de la Défense – Septembre 1985 – Mars 1986

- Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Espace – Mai 1988 – Mai 1991

- Ministre de l’Equipement, du Logement, des Transports et de l’Espace – Mai 1991 – Avril 1992

- Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique – Avril 1992 – Mars 1993

- Député du Tarn, 1ère circonscription Albi-Carmaux – élu en mars 1993, réélu en juin 1997, réélu en juin 2002

- Président de la Commission de la Défense et des Forces Armées de l’Assemblée Nationale - Juin 1997 - Juin 2002

- Président de la mission parlementaire d'information sur le Rwanda- 1998

- Vice-président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale-2004-2007

- Président de la mission parlementaire d'information "Energie et géopolitique" -2006

- Responsable national auprès du 1er Secrétaire du PS, chargé des questions de stratégie et de défense- 1995- 2008

- Président de la Communauté de Communes du Cordais et du Causse (4 C)

- Maire de Cordes sur Ciel (Tarn) – élu en juin 1995, réélu en mars 2001, en mars 2008 et en mars 2014

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe! (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)
- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 15:46

Vingt personnalités* appartenant aux différentes sensibilités de la gauche viennent de faire parvenir aux  dirigeants des partis de gauche une adresse,

par courrier, leur demandant

 la tenue d'Etats Généraux de la gauche

et la constitution immédiate d'un comité pour les organiser.

 

    Ils sollicitent, de plus, une rencontre avec ces dirigeants afin non seulement de leur présenter cette demande mais aussi de recueillir leurs réactions et avis sur la démarche proposée. 
   

    Cette initiative prolonge l'appel de Gauche 2012, dont la variété des origines des signataires témoigne de l’intérêt croissant des militants de gauche et écologistes pour ces Etats généraux, pour un rassemblement sur un manifeste commun, pour le préalable accordé aux idées et aux propositions avant tout choix de candidatures.
 
* Jean AUROUX (ancien ministre), Jean-Paul BACHY (président de la Région Champagne Ardenne), Etienne BUTZBACH (maire de Belfort, MRC), Gérard CHARASSE (député de l’Allier, PRG), Augustin DUMAY (violoniste), Maxime DUMONT (responsable syndical, CFDT), Jacques DURON (responsable syndical, UNSA),  Daniel FONTAINE (maire d’Aubagne, PCF), Caroline FOUREST (essayiste), Eric GAUTIER (président du Conseil général des Deux-Sèvres, PS), Daniel GOLDBERG (député de Seine Saint Denis, PS), Rémi LEFEBVRE (universitaire), Jérôme LAMBERT (député de la Charente, PS), Marie-Noëlle LIENEMANN (ancienne ministre), Alain LIPIETZ (Les Verts), Jean MICHEL (député du Puy de Dôme, PS), Stéphane PEU (vice président de l’agglomération Plaine Commune -Saint Denis, PCF), Paul QUILES (ancien ministre), Lucile SCHMID (Europe Ecologie), Emile ZUCCARELLI (maire de Bastia, PRG).

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 10:05

Sarko-foot.jpgEuro-2016.jpgJe ne résiste pas au plaisir de publier ce message humoristique que m'adresse un ami, particulièrement attentif à la communication présidentielle!
 

                                     **************
Bonjour Paul,
Tu as vu que notre président avait mouillé la chemise pour emporter le morceau? Le championnat d'Europe de foot en France en 2016!
Tu te rends compte: 15000 emplois pour construire des stades ....
Trop fort le mec!
Si ce n'était pas "joué" d'avance, il m'étonnerait quand même qu'il se soit déplacé.
15000 emplois d'accord, mais va falloir faire des charters de ... turcs, et autres maçons "bronzés" que Besson expulse aujourd'hui, car s'ils ont des truelles, ils n'ont pas de papiers!
15000 emplois d'ici 2016: bravo, mais nos journalistes annonçaient en fin du même journal que Pôle emploi avait enregistré 15700 chômeurs pour le seul mois d'avril 2010......
Déjà un match nul....complètement nul.

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:50

retraite-60-ans.jpg     Passons sur l’amnésie du Figaro qui titrait hier en 1ère page : « Sarkozy dénonce l’héritage Mitterrand » et en sous-titre : « La France aurait moins de problèmes si son prédécesseur s'était abstenu d’abaisser l'âge légal de la retraite » !

    Auraient-ils déjà oublié que J. Chirac a été Président de la République pendant 12 ans avant l’arrivée de N. Sarkozy à l’Elysée ? Quelle ingratitude, surtout si l’on se souvient que ce dernier a été son ministre à plusieurs reprises…

    Mais venons en plutôt au fond de cette étonnante et tardive mise en cause. 

    Petit rappel : lors de la campagne présidentielle de 1981, François Mitterrand avait présenté aux Français 110 propositions, précises et touchant à tous les domaines de la vie nationale et internationale. Même si ce programme date d’il y a près de 30 ans et si le monde a connu beaucoup de bouleversements depuis, il est intéressant de constater qu’il s’agissait d’engagements cohérents, correspondant à des besoins forts de la société française et clairement exprimés. La plupart de ces engagements ont été respectés.

    Tel a bien été le cas de la proposition 82 (« Le droit à la retraite à taux plein à partir de 60 ans »), qui a trouvé sa traduction dans l’ordonnance du 26 mars 1982 fixant l'âge légal de la retraite à 60 ans à partir du 1er avril 1983.  

    Il est cocasse que le Président actuel mette en cause celui qui a respecté ses engagements de 1981, alors que lui-même n’hésite pas à contredire ce qu’il déclarait lui-même il y a 2 ans : "Je dis que je ne le ferai pas. Je n'en ai jamais parlé au pays. Et cela compte pour moi. Je n'ai pas de mandat pour cela".

    Encore plus cocasse….et assez incroyable, le même N. Sarkozy avait assuré en janvier 1993 que son parti, le RPR, n'avait «pas l’intention, bien sûr, de remettre en cause la retraite à 60 ans….Nous avons toujours été pour la retraite à 60 ans…J’ai voté pour le RMI et pour la retraite à 60 ans, que les choses soient claires».

    Que les choses soient claires : j’allais le dire !!

 

    Quant à savoir comment faire pour que la France ait, selon sa formule  « moins de problèmes », N. Sarkozy devrait plutôt s’interroger sur la succession des erreurs et, parfois même, des fautes, qu’il aurait pu éviter depuis 3 ans. Nous aurons certainement l’occasion d’y revenir…. 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 17:13

Ciceron.jpgUne amie, particulièrement optimiste (!), me fait remarquer que, plutôt que de

 me référer à Molière ,

j'aurais dû citer la belle exhortation suivante:

 

"Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l'arrogance de l'administration doit être combattue et contrôlée et l'aide aux pays étrangers doit être diminuée, de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l'aide publique."

 

Ces paroles ont été prononcées par

Cicéron

55 ans avant Jésus Christ.

Cela ne vous rappelle rien?

Pas rassurant....

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 16:02

Diafoirus.jpgQue de questions sur la crise actuelle! La crise est-elle finie? De quelle crise s'agit-il d'ailleurs: crise financière, crise bancaire, crise sociale, crise politique, crise de l'Europe, crise de l'euro? Quelle sera le prochain soubresaut? Y a-t-il des solutions?

     Plus je lis, plus j'écoute les analyses et les prises de position des économistes, des responsables politiques, plus je me dis que les Français, les Européens et même les Américains doivent être perdus! Et, devant les vérités succesives, les erreurs de diagnostic, les solutions "miraculeuses" qui échouent, la question la plus grave et la plus lancinante est certainement: qui croire?

     Il est certain que nos Diafoirus modernes, tels les médecins de Molière* qui prétendaient soigner toutes les maladies par des clystères, des saignées et des purges, ne sont plus crédibles en proposant chaque jour la rigueur, l'austérité, les coupes dans les budgets sociaux, sans se rendre compte que le remède risque de tuer le malade.

    Pour essayer d'y voir plus clair, j'ai sélectionné trois textes, dont je vous recommande la lecture:

 

    1- une analyse extraite du rapport parlementaire sur le projet de loi de finances 2010, dans laquelle le député (UMP) Gilles Carrez montre que les baisses d'impôt et les "niches fiscales" créées depuis 2000 ont privé l'Etat de 100 milliards d'euros de recettes! Alors que l'on cherche des financements pour les retraites, pour la réduction du déficit budgétaire, pour les invetissements d'avenir, M.Fillon ose proposer une économie de 2 milliards sur les "niches fiscales" et envisage une réforme des retraites qui rabotera les revenus les plus modestes.....Comme disait Molière: "Clysterium donare, Postea seignare, Ensuitta purgare"

                      Lire le texte

 

    2- un intéressant article du prix Nobel d'économie Paul Krugman sur l'erreur des Européens, qui, depuis Maastricht, ont omis de mettre en place la gouvernance économique indispensable pour gérer une monnaie unique.

                      Lire l'article du New York Times

 

    3- un long, mais pertinent texte de Frédéric Lordon ("Crise, la croisée des chemins"), qui considère que sauver les finances publiques grecques ne sauvera pas le système. En voici un extrait:

"A supposer que le calme revienne prochainement, il serait tout à fait temporaire. Le plan grec est auto-invalidant ! La brutalité de la récession qu’il va produire condamne le rétablissement budgétaire à être toujours à la traîne de l’effondrement des recettes fiscales et tous les efforts mis à réduire le déficit aboutiront à le creuser davantage (ou à le maintenir très haut) ! C’est pourquoi si elle ne vient pas aujourd’hui, l’heure de vérité sonnera d’ici douze ou dix-huit mois, lorsqu’on s’apercevra de cette dynamique du désespoir et que, la solvabilité grecque apparaissant pour ce qu’elle est, à savoir irrattrapable dans ces conditions, il faudra bien rendre les armes et passer à autre chose."

                         Lire le texte

____________________________________________________________

* Molière- Le Malade Imaginaire (acte III, scène XIV, 3ème intermède)

     - BACHELIERUS:  Clysterium donare,

                                  Postea seignare,

                                  Ensuitta purgare

    - CHORUS: Bene, bene, bene, bene respondere:

                      Dignus, dignus est entrare

                      In nostro docto corpore.

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Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez