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28 octobre 2010 4 28 /10 /octobre /2010 10:33

Paul Quilès parle du livre "18 mois chrono"

sur Radio Totem:

pour écouter l'interview,

cliquer ici

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 14:27

Essai-couverture--Resolution-de-l-ecran-.jpgJe signerai le livre (voir sur ce blog) dans le Tarn:

- à Carmaux, à la Presse Coin Dulac: vendredi 29 octobre, à partir de 9h30
- à Gaillac, à la librairie "Noir sur blanc": vendredi 29 octobre, de 14h30 à 16h30
- à Albi, à la librairie Guillot: vendredi 29 octobre, à partir de 17h
- à Cordes sur ciel, au Tabarium: samedi 30 octobre, à partir de 9h30
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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 14:04

    Je n'ai pas été surpris de voir ce matin les micros se tendre à la suite du décès de G.Frêche. On ne me demandait pas tant de faire l'éloge de l'élu attaché à sa ville et fier de ses réalisations, que de revenir sur les péripéties coûtumières du personnage.....

    J'ai préféré ne pas parler. Je me suis en effet assez souvent élevé, notamment sur ce blog*, contre le populisme sommaire de G.Frêche, pour ne pas en rajouter au lendemain de son décès. 
    Par contre, serait-ce trop demander que le respect que l'on doit à un mort ne s'accompagne pas d'éloges hypocrites et pas toujours politiquement désintéressés?

 

* sur ce blog:

http://paul.quiles.over-blog.com/article-un-message-de-salubrite-politique-45434003.html

http://paul.quiles.over-blog.com/article-freche-la-rechute--43815713.html

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 10:45

* Sur le site de Marianne.fr:"Et si Sarkozy optait pour la dissolution?" .....Lire

* Dépêche de l'AFP: "Cohabitation Aubry/Sarkozy: quand des socialistes s'amusent à la fiction"

 

PARIS, 22 oct 2010 (AFP) - Rentrée 2010: la loi sur les retraites est adoptée, Nicolas Sarkozy dissout l'Assemblée, la gauche remporte les législatives et Martine Aubry devient Premier ministre, 18 mois avant l'élection présidentielle de 2012.
Avec "18 mois chrono", deux anciens ministres socialistes de François Mitterrand, Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann, se sont essayés à la politique fiction.
Leur livre de 326 pages, écrit en juillet et août avec un journaliste, Renaud Chenu, imagine toute la période de la dissolution à la cohabitation Aubry/Sarkozy menant jusqu'à l'élection présidentielle de 2012, qui sera remportée le 6 mai par.....
L'ancien ministre de la Défense et l'ex secrétaire d'Etat au Logement se sont lancés avec jubilation dans l'écriture de ce livre, où tous les personnages sont réels et où "toute ressemblance n'est pas fortuite", préviennent les auteurs.
"Nous avons terminé le livre le 24 août, et regardez : certains événements que nous décrivons se sont produits, comme l'extrême tension sociale de la rentrée", font-ils remarquer, en défendant une démarche à la fois ludique et pédagogique.
"Nous avons choisi la fiction pour toucher le plus grand nombre de gens, et faire passer à travers un récit une analyse politique, un raisonnement", expliquent à l'AFP les auteurs, tous deux membres de l'aile gauche du Parti socialiste.
"Nous sommes actuellement dans une crise majeure, qui n'est pas traditionnelle. Notre message, c'est que rien n'est possible sans l'unité de la gauche", ajoutent-ils, et "on peut faire passer ce message avec de l'humour".
"Nous n'avons pas été méchants ou irrespectueux" dans la description des arcanes du pouvoir, estiment les auteurs. "Martine Aubry n'a pas encore lu le livre mais elle m'a dit, la mine réjouie, qu'elle allait le faire", s'amuse Paul Quilès.

(Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Renaud Chenu. "18 mois chrono. Une cohabitation du troisième type", Jean-Claude Gawsewitch, 18,90 euros).

cf/swi/bg

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21 octobre 2010 4 21 /10 /octobre /2010 16:11

 

Fiction….Pédagogie….Humour….Sérieux

 

 «18 mois chrono» est un livre de politique fiction, que  nous avons écrit au cours de l’été. C’est une fiction politique pleine de suspens et de rebondissements. Elle  permet de mieux comprendre les arcanes du pouvoir, à gauche comme à droite, mais aussi les enjeux de la période.

Marie Noëlle Lienemann, Paul Quilès et Renaud Chenu

 

Fiction…. pas si sûr ! 

Pédagogie…..certainement,  pour mieux comprendre la politique. 

Humour…. parce que nos responsables en manquent souvent et pourtant, ils nous font parfois rire jaune.

Sérieux….. parce que rien n’est joué pour 2012 et qu’il faut faire des choix, maintenant.  

 
L’intrigue commence aujourd’hui. Même si, depuis quelque temps, l’affaire couvait. Mais le réel parfois dépasse la fiction et, alors que nous avons bouclé le manuscrit le 24 août, nous sommes surpris de constater que notre imagination avait vu juste : la dégradation du climat politique et social en France, la chute de popularité de N. Sarkozy, les avances de certaines familles de la droite au Front national, l’évolution des risques internationaux (Afghanistan, Iran, Corée du Nord, terrorisme…), le procès de J. Chirac…..

 

Pour autant, nous ne sommes pas devins, mais nous nous sommes efforcés de rester proches des réalités de la vie politique. La fiction a surtout le mérite de mettre à nu certains mécanismes du pouvoir ou des arbitrages politiques. Les connaître peut éclairer les citoyens.


Nos personnages eux sont réels et ce sont les responsables de la vie politique actuelle. Vous y retrouverez N. Sarkozy, ses conseillers, Fillon, Hortefeux, Coppé, mais aussi Bayrou, Villepin et bien d’autres à droite ; Martine Aubry, DSK, Ségolène Royal, François Hollande, Benoit Hamon mais aussi Pierre Laurent, Jean-Luc Mélenchon, Jean-Pierre Chevènement, Cécile Duflot , Eva Joly , Daniel Cohn-Bendit et bien d’autres à gauche ou à Europe Ecologie.


C’est une fiction  au rythme haletant, pleine de rebondissements, tous probables….mais fort heureusement pas tous certains. Car nous vivons une crise aux multiples facettes, économique, sociale, morale, géostratégique, idéologique, bref politique  au sens le plus fort du terme. Face à de tels enjeux,  de véritables ébranlements  peuvent toucher notre pays et la scène internationale. Les subirons-nous ou pourrons-nous engager de profonds changements porteurs de nouveaux progrès?  Nous le souhaitons. « 18 mois chrono», en traçant des voies, incite le lecteur, de façon ludique, à y réfléchir.


Rien n’est joué pour 2012. Nicolas Sarkozy et la droite ont plus d’une corde à leur arc. L’extrême droite attend  au coin du bois. La gauche ne doit pas s’installer dans l’idée d’une alternance gagnée d’avance. A écouter certains protagonistes de notre livre, on peut parfois s’interroger.


Il y a une sorte de morale à notre histoire : la gauche doit être unie, autour d’un programme de transformation sociale non seulement pour gagner mais aussi pour durer. Sinon…..

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 14:25

RTL.jpgSur RTL, Paul Quilès, ancien ministre de l'Intérieur (PS), considère qu'il est logique que les jeunes se mobilisent,

en raison de "l'autisme du gouvernement"

(15 octobre-12h45)  

Pour écouter l'interview,

cliquer ici

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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 11:02

Samedi 16 octobre, à Saint Gaudens (Haute-Garonne), à l'invitation du GREP (Groupe de Recherche pour l'Education et la Prospective), conférence sur le thème : "Quelles menaces pour la paix dans le monde?"

lire l'article de la Dépêche

 

Mercredi 3 novembre, à Bourges (Cher), à l'invitation de la fédération du PS, réunion publique sur le thème: "Dans un monde dangereux, quelle place pour la France, quelle politique pour la gauche ?"

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13 octobre 2010 3 13 /10 /octobre /2010 15:07

Paul Quilès sur Sud Radio

- la mobilisation contre le projet de N.Sarkozy sur les retraites

- la préparation de l'élection présidentielle

- "18 mois chrono"

- les otages du Niger

Pour écouter, cliquer ici

(Sud Info Matin- mercredi 13 octobre 2010)

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11 octobre 2010 1 11 /10 /octobre /2010 10:33

Allais.jpgAlors que Maurice Allais, le seul Français ayant eu le prix Nobel d'économie, vient de disparaître, il est bon de relire cette "lettre aux Français" publiée par Marianne le 5 décembre 2009 et que j'ai donnée sur ce blog il y a 6 mois ("Contre les tabous indiscutés").

   Son analyse de la crise actuelle et de ses causes est d'une remarquable clarté. 

   Elle a été accueillie dans une quasi indifférence. Il est vrai que celui qui se définit comme "libéral et socialiste" a de quoi se mettre tout le monde à dos!

   Par sa dénonciation des responsables économiques et par les solutions qu'il propose, ce texte mérite pourtant d'être lu et médité.

           Lire la "lettre aux Français"

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9 octobre 2010 6 09 /10 /octobre /2010 17:16

Pourquoi parler des questions internationales? Comment en parler? Pour dire quoi? C'est à ces questions que je me suis efforcé de répondre lors de la Convention du PS sur

"la nouvelle donne internationale et européenne".

Mon intervention, assez brève, s'est inspirée du texte de référence plus détaillé qu'on trouvera ci-après.

_____________________________________________________________

   

 

Intervention  à la  Convention PS sur les questions internationales

du 9 octobre 2010

 

            Le 6 mai 2012, c’est dans un peu plus de 18 mois. Il nous reste donc 18 mois d’explication, de dénonciation, de proposition, pour convaincre les Français qu’il faut changer de politique et de président.

          Même si cela ne fait pas partie de nos thèmes favoris et que nous pensons trop souvent que ce n’est pas « porteur », il faudra aborder les questions internationales plus souvent que nous l’avons fait depuis quelque temps.

 

I- En parler : pourquoi ?

 

            Le début du texte de cette Convention décrit assez bien les 3 raisons qui doivent nous amener à intervenir plus fortement sur ce thème : l’influence des enjeux mondiaux sur les questions nationales, l’ampleur de la crise qui n’affecte pas seulement l’économie, l’attitude de N. Sarkozy à l’égard de la politique étrangère.

           D’une façon générale, le texte a le mérite de donner des clés pour mieux appréhender les problèmes mondiaux de ce début du 21ème siècle et de préciser la façon dont nous pensons pouvoir y répondre. En tant que socialistes, nous avons le devoir, à partir de nos valeurs, de présenter notre vision du monde et du rôle que nous entendons jouer. En tant que futur parti de gouvernement, nous devons dire clairement ce que nous proposons aux Français.

           La tâche n’est pas simple, parce que nos concitoyens ont, à l’égard de ces dossiers, une attitude qui oscille entre le désintérêt, l’incompréhension et la peur, ce qui se comprend, quand on sait la masse des soucis quotidiens qui les assaillent, la complexité des questions internationales (multiples crises, bouleversements géo politiques, multiplicité des acteurs…) et la somme des désordres mondiaux ! Cela a de quoi inquiéter les plus optimistes d’entre nous.

               Soyons lucides : notre monde ne va pas bien.

Le 20ème siècle a été marqué par des drames effroyables : deux guerres mondiales, dont la deuxième a vu l’utilisation de l’arme nucléaire, des dictatures sanguinaires, des génocides (arménien, juif, cambodgien, rwandais), des catastrophes environnementales comme celles de Bhopal et de  Tchernobyl.

 Le 21ème siècle ne s’annonce pas plus apaisé : la prolifération d’armes de destruction massive, le terrorisme international, qui instrumentalise la religion et se nourrit de l’exacerbation de certaines contestations, les extrémismes religieux, ethniques ou politiques, la criminalité organisée, les épidémies, la pollution grandissante, une crise économique qui n’en finit pas……

 

II- En parler : comment ?

 

Il nous faut donc parler de politique internationale, mais, pour nous socialistes, ce  ne peut pas être une façon de détourner l’attention de nos concitoyens de leurs soucis quotidiens ou de leurs inquiétudes devant l’avenir. Bien au contraire ! Pour certains, comme N. Sarkozy, le traitement des questions internationales est trop souvent l’occasion de manipulation, d’enfumage et de récupération. On va le voir de façon éclatante pendant un an, avec la présidence française du G20, puis du G8. Les grands discours et les vœux pieux masquent une idéologie, celle du renoncement et de la soumission à ce qui est présenté comme un ordre mondial complexe et difficile à faire bouger.

Selon cette vision étriquée, le fonctionnement du système international n’est que la perpétuation d’une certaine hégémonie occidentale sous l’égide des États-Unis. La France ne devrait avoir pour ambition que de faire fructifier ses atouts, tels que la possession de forces nucléaires, pour jouer un rôle diplomatique mondial et exercer une influence de premier plan au sein de l’Union européenne. Elle pourrait alors espérer exercer un rayonnement auquel elle ne pourrait plus prétendre par ses seuls moyens.

            C’est une vision du monde dépassée, parce que les pays occidentaux doivent, de manière croissante, tenir compte des intérêts et des aspirations des puissances émergentes et du monde en développement. Le Président Obama lui-même en a tiré les conséquences dans sa récente « stratégie de sécurité nationale », en affirmant que « les fardeaux du nouveau siècle ne sauraient peser sur les seules épaules américaines » et que l’intérêt des États-Unis leur commande de contribuer à l’instauration d’un ordre mondial où seraient pleinement reconnus « les droits et les responsabilités de toutes les nations souveraines ».

            On voit que la conception du système international de N. Sarkozy est plus proche de celle de George W. Bush que de celle de Barack Obama. Or c’est précisément cette politique qui a conduit les États-Unis dans les impasses dont le Président Obama peine à les sortir, comme en Irak et en Afghanistan.

 

III- En parler : pour dire quoi ?

 

             Dire que notre vision n’est pas celle de N. Sarkozy ne suffit pas.

           - Il faut être capable de faire le lien entre nos analyses, nos propositions et les valeurs qui fondent la tradition internationaliste, à laquelle nous sommes attachés : la solidarité, la réduction des inégalités, le règlement politique des conflits grâce à l’arbitrage international, l’utilisation mesurée de la force en dernier ressort……

- Il faut aussi montrer aux Français comment les grands sujets de politique internationale -la guerre, le terrorisme international, le sous développement, les délocalisations, la pollution….- peuvent avoir des retombées, positives ou négatives, sur leur vie et sur leur avenir.

- Il faut enfin éviter de se limiter à un catalogue de bonnes intentions. Nous devons  trier et hiérarchiser nos thèmes d’intervention, afin d’être audibles, convaincants et efficaces. Je prendrai quelques exemples, parmi les préoccupations majeures de la période :

 

              1- Le terrorisme international

            Plutôt que d’affoler la population, mieux vaut d’abord expliquer qu’il s’agit d’une forme nouvelle d’affrontement (guerre asymétrique, différente des conflits entre 2 armées ou 2 pays), qu’on ne peut naturellement pas aborder avec des réponses militaires classiques.

La priorité demeure de résoudre, avant tout par des solutions politiques, les conflits qui déstabilisent le monde musulman. Le règlement de l’ensemble des conflits régionaux, de l’Irak à la Palestine et de la Tchétchénie au Cachemire, enlèverait aux terroristes une bonne partie de leur raison d’être et du soutien dont ils bénéficient souvent auprès des populations locales.

La lutte antiterroriste est un combat de l’ombre, qu'il faut mener sans faiblir et qui ne être conduit par un seul Etat. Il doit s’appuyer sur un système international de coopération et de coordination (police, renseignement,…), pour tarir les sources – financières, militaires, humaines – du terrorisme, neutraliser les liens et les réseaux qui le nourrissent, modifier l'environnement qui lui a permis de prospérer.

   Parallèlement, il faut favoriser le dialogue entre les cultures. Le monde musulman doit avoir le sentiment qu’il est traité avec équité et qu’il n’est plus dominé de l’extérieur. L’opinion arabe doit sentir que l’Occident cherche une issue juste au problème israélo-palestinien.

Enfin, c’est un combat pour la diversité, la compréhension entre les cultures, le développement et l’éducation, seuls véritables moyens pour lutter durablement contre l’extrémisme, l’intolérance et le racisme.

 

               2- La construction de la paix

Ce thème est au cœur du message internationaliste des socialistes. Il faut rappeler que la construction de la paix passe par:

            - la prévention et l’anticipation, qui nécessitent d’analyser sérieusement l’état du monde, ses dysfonctionnements, les motivations des acteurs de la scène internationale ;

- l’intervention, qui doit être menée, lorsqu’elle devient inévitable, non pas de manière disproportionnée et même décalée, mais sur décision du Conseil de sécurité de l’ONU.

            - la consolidation de la paix, qui a pour objectif d’éviter qu’un pays ne retombe dans la crise. Cela nécessite un engagement de très long terme de la communauté internationale, pour remettre sur pied des pays et des économies dévastés par la guerre.

            Le rôle des Nations-Unies est central et nous avons raison de dire qu’une réforme de l’ONU est indispensable, notamment en élargissant la composition du Conseil de sécurité, pour faire avancer le multilatéralisme, c’est à dire la gestion collective des grands problèmes de la planète. L’ONU retrouverait alors auprès de tous les Etats, même les plus puissants, une plus grande légitimité et une plus grande autorité. La prévention des crises et des conflits serait améliorée. La fracture entre les pays du Nord et ceux du Sud serait réduite et les aspects sociaux et environnementaux du développement mieux pris en compte.

Malheureusement, le pouvoir actuel, qui transforme les armées françaises en une force de projection de plus en plus tournée vers les expéditions lointaines décidées au sein de l’OTAN, délaisse les responsabilités qui incombent à la France et à l’Europe dans le maintien de la paix sous l’égide de l’ONU. Les conflits donnant lieu à des crises humanitaires sont pourtant nombreux dans le monde, particulièrement en Afrique. La crise économique mondiale aggrave les risques de troubles sociaux et d’instabilité politique dans de nombreuses régions. Des missions de l’ONU sont déployées dans les pays connaissant des crises graves, mais les pays développés y participent peu ; ces missions travaillent avec de faibles moyens et elles ont du mal à exercer leur mandat dans toute son ampleur.

Il faut que l’Union européenne examine les moyens de mieux contribuer aux efforts de maintien de la paix de l’ONU ou d’organisations régionales comme l’OUA. Cette réflexion doit englober les questions militaires :

-  Comme le montre des drames comme celui du Rwanda, c’est souvent l’absence de troupes de maintien de la paix formées et disposant d’un mandat robuste qui explique les échecs de l’ONU dans les crises humanitaires. Il aurait suffi, au début du génocide rwandais, d’un contingent de quelques milliers d’hommes suffisamment formés et armés pour mettre un terme aux massacres.

- Aujourd’hui des conflits provoquent de véritables catastrophes humanitaires en République démocratique du Congo, dans le prolongement des massacres massifs des années 90 que vient de dénoncer l’ONU. Il est regrettable que l’Union européenne reste passive devant de telles situations et qu’elle ait refusé en 2008 de répondre positivement à l’ONU, qui lui demandait d’apporter un renfort limité de troupes performantes à sa Mission pour le Congo.

- La sécession probable du Sud Soudan pourrait également donner lieu à des violences d’ampleur majeure, mais aucune mesure n’est envisagée pour renforcer la Mission de l’ONU dans le pays.

LaFrance, membre permanent du Conseil de sécurité, s’honorerait à proposer à l’Union Européenne l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique d’appui aux efforts de maintien de la paix de l’ONU.

 

3- Le désarmement

 La maîtrise du désarmement constitue un mécanisme efficace au service de la paix et de la sécurité. Encore faut-il qu’il règne un climat de confiance entre les Etats et dans les rapports internationaux. Ceci implique que l’ONU soit capable de décider et de donner des garanties de sécurité en cas d’agression aux pays qui décideraient de réduire leur armement.

           - Comment agir? Par exemple, en incitant les Etats à signer des accords de réduction des armements conventionnels au niveau régional. On peut aussi penser à taxer les ventes d’armes ou encore à limiter les achats d’armement en fonction du niveau de développement des Etats. De manière générale, il faudrait un véritable traité, avec des sanctions en cas de violation, qui encadrerait cette activité et qui interdirait le commerce des armes quand elles sont utilisées contre les droits de l’homme, dans les zones de tension ou si elles permettaient à un pays de mener une guerre d’agression.

           - Le cas de l’armement nucléaire devrait faire l’objet de toute notre attention. Ce que l’on appelle la dissuasion nucléaire était l’instrument principal de l’équilibre militaire entre l’Est et l’Ouest dans la période de la guerre froide. La pertinence de cette stratégie se pose dès lors que la confrontation des blocs a pris fin. En effet, les risques et les menaces n’ont plus rien de commun avec ce qu’elles étaient dans cette période. Dans la conjoncture actuelle, les scénarios dans lesquels la Russie ou la Chine s’en prendraient aux intérêts vitaux d’une puissance occidentale sont parfaitement improbables. Quant aux menaces qui trouvent leur origine dans des conflits locaux, elles ne peuvent pas être contrecarrées par la menace d’emploi de l’arme nucléaire. La prolifération représente sans doute aujourd’hui la plus grave menace pour la sécurité internationale. Elle ne pourra être efficacement combattue qu’en renforçant le régime du Traité de non prolifération, ce qui implique d’en accepter sincèrement les trois piliers : non accès des pays « non dotés de l’arme nucléaire » à cette arme, libre accès de tous les pays aux technologies nucléaires pacifiques et désarmement nucléaire des pays « dotés de l’arme nucléaire ».

           C’est en considération de cette nouvelle situation stratégique que le Président Obama a lancé, dans son discours de Prague du 5 avril 2009, un appel en faveur d’un « monde sans armes nucléaires ». Il a proposé un ensemble de mesures concrètes pour atteindre cet objectif. Cette démarche, que nous devons soutenir, a jusqu’à présent conduit à des succès partiels, mais significatifs, comme la reprise de la dynamique du désarmement entre les États-Unis et la Russie.

           La position de N. Sarkozy sur ce sujet est regrettable. En opposant le « monde virtuel » du désarmement au « monde réel » du monopole de l’arme nucléaire, réservé à quelques pays, il isole la France des négociations internationales sur la non prolifération et le désarmement et, en dernière analyse, il affaiblit la légitimité de sa stratégie de dissuasion.

                                                      

                                          **********

           Sur d’autres sujets qui sont également d’une extrême importance pour la marche du monde et sur lesquels nous pouvons clairement marquer notre spécificité, je me contenterai d’évoquer rapidement quelques idées :

 

 Les relations économiques internationales

N’oublions pas que la répartition inéquitable des richesses à l’échelle de la planète entraîne de graves conséquences sur l’environnement et qu’elle accentue l’écart entre pays riches et pauvres, alors que le revenu mondial a régulièrement augmenté. La moitié de la population du globe vit avec moins de 2 $ par jour et près de 30 % souffre de malnutrition !

Ce qu’on appelle les « objectifs de développement du Millénaire » attend toujours les financements à la hauteur des défis : l’éradication de l’extrême pauvreté et de la faim, l’éducation primaire pour tous, l’élimination des discriminations à l’égard des femmes, la réduction de la mortalité infantile et de la mortalité lors des accouchements, la lutte contre le sida et les autres pandémies….

Nous devons aussi demander une annulation substantielle de la dette multilatérale des pays les plus pauvres. Cette mesure trouverait sa contrepartie dans l'essor des échanges commerciaux entre pays développés et pays en développement.

Répétons que la taxation des mouvements financiers internationaux pour décourager les mouvements spéculatifs réduirait la vulnérabilité de ces pays au risque et qu’elle leur donnerait les moyens de s’insérer par eux-mêmes dans les échanges internationaux.

Enfin, il faut à l’évidence repenser le rôle des institutions financières et commerciales multilatérales et la représentation des Etats membres au sein du FMI et de la Banque Mondiale.

 

L’environnement

C’est devenu une banalité de souligner les risques de la crise énergétique et climatique qui nous menace, mais on voit bien qu’il y a un fossé entre les mots et les actes. Il y a eu la démarche de Kyoto, timide mais encourageante, puis ça a été l’échec de la conférence de Copenhague.

Pour ralentir le réchauffement de la planète, il faudrait une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre de la part des plus gros pollueurs (les Etats-Unis, la Chine, l’Inde).  Il est évident qu’on ne peut pas compter pour cela sur le seul marché, pas plus que sur les décideurs, qui sont obsédés par le court terme et par le seul rendement des investissements et qui tablent sur une croissance sans fin et sur un environnement économique immuable.  

Pour prendre les mesures courageuses qui s’imposent, nous devons défendre avec force l’idée de créer une  Organisation mondiale de l’environnement (ONUE), qui aiderait cette évolution en permettant de mieux coordonner l’ensemble des actions.

 

L’Afghanistan

Alors que les opérations militaires ont commencé il y a exactement 9 ans, nous devons montrer que la France ne peut pas se contenter de suivre aveuglément une stratégie à laquelle nous ne sommes nullement associés et qui conduit à un échec programmé.

Je me félicite que mes amendements au texte de cette Convention aient été retenus ; ils rendent notre position plus claire et plus ferme.

 

Voilà donc quelques idées à mettre en avant et qui peuvent aider à renforcer

notre crédibilité en matière de politique internationale.

Si nous sommes cohérents avec nos valeurs, simples dans nos explications (sans tomber dans la caricature) et concrets dans nos propositions, nous pourrons vaincre ce que j’évoquais en commençant, à savoir le désintérêt, l’incompréhension et la peur qui caractérisent l’attitude de nos concitoyens à l’égard des questions internationales.
            Encore 18 mois pour montrer aux Français nos différences avec la politique de N. Sarkozy et pour les convaincre d'élire le 6 mai 2012 un président de la République de gauche, dont ils seront fiers.

Fiers de l’image qu'il donnera de la France

et surtout fiers de l’action qu’il mènera dans le monde.

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CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez