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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 17:13

Ciceron.jpgUne amie, particulièrement optimiste (!), me fait remarquer que, plutôt que de

 me référer à Molière ,

j'aurais dû citer la belle exhortation suivante:

 

"Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l'arrogance de l'administration doit être combattue et contrôlée et l'aide aux pays étrangers doit être diminuée, de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l'aide publique."

 

Ces paroles ont été prononcées par

Cicéron

55 ans avant Jésus Christ.

Cela ne vous rappelle rien?

Pas rassurant....

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 16:02

Diafoirus.jpgQue de questions sur la crise actuelle! La crise est-elle finie? De quelle crise s'agit-il d'ailleurs: crise financière, crise bancaire, crise sociale, crise politique, crise de l'Europe, crise de l'euro? Quelle sera le prochain soubresaut? Y a-t-il des solutions?

     Plus je lis, plus j'écoute les analyses et les prises de position des économistes, des responsables politiques, plus je me dis que les Français, les Européens et même les Américains doivent être perdus! Et, devant les vérités succesives, les erreurs de diagnostic, les solutions "miraculeuses" qui échouent, la question la plus grave et la plus lancinante est certainement: qui croire?

     Il est certain que nos Diafoirus modernes, tels les médecins de Molière* qui prétendaient soigner toutes les maladies par des clystères, des saignées et des purges, ne sont plus crédibles en proposant chaque jour la rigueur, l'austérité, les coupes dans les budgets sociaux, sans se rendre compte que le remède risque de tuer le malade.

    Pour essayer d'y voir plus clair, j'ai sélectionné trois textes, dont je vous recommande la lecture:

 

    1- une analyse extraite du rapport parlementaire sur le projet de loi de finances 2010, dans laquelle le député (UMP) Gilles Carrez montre que les baisses d'impôt et les "niches fiscales" créées depuis 2000 ont privé l'Etat de 100 milliards d'euros de recettes! Alors que l'on cherche des financements pour les retraites, pour la réduction du déficit budgétaire, pour les invetissements d'avenir, M.Fillon ose proposer une économie de 2 milliards sur les "niches fiscales" et envisage une réforme des retraites qui rabotera les revenus les plus modestes.....Comme disait Molière: "Clysterium donare, Postea seignare, Ensuitta purgare"

                      Lire le texte

 

    2- un intéressant article du prix Nobel d'économie Paul Krugman sur l'erreur des Européens, qui, depuis Maastricht, ont omis de mettre en place la gouvernance économique indispensable pour gérer une monnaie unique.

                      Lire l'article du New York Times

 

    3- un long, mais pertinent texte de Frédéric Lordon ("Crise, la croisée des chemins"), qui considère que sauver les finances publiques grecques ne sauvera pas le système. En voici un extrait:

"A supposer que le calme revienne prochainement, il serait tout à fait temporaire. Le plan grec est auto-invalidant ! La brutalité de la récession qu’il va produire condamne le rétablissement budgétaire à être toujours à la traîne de l’effondrement des recettes fiscales et tous les efforts mis à réduire le déficit aboutiront à le creuser davantage (ou à le maintenir très haut) ! C’est pourquoi si elle ne vient pas aujourd’hui, l’heure de vérité sonnera d’ici douze ou dix-huit mois, lorsqu’on s’apercevra de cette dynamique du désespoir et que, la solvabilité grecque apparaissant pour ce qu’elle est, à savoir irrattrapable dans ces conditions, il faudra bien rendre les armes et passer à autre chose."

                         Lire le texte

____________________________________________________________

* Molière- Le Malade Imaginaire (acte III, scène XIV, 3ème intermède)

     - BACHELIERUS:  Clysterium donare,

                                  Postea seignare,

                                  Ensuitta purgare

    - CHORUS: Bene, bene, bene, bene respondere:

                      Dignus, dignus est entrare

                      In nostro docto corpore.

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 18:57

Buzz   L'histoire de l'humanité est jalonnée de découvertes d'outils et de procédés utiles à l'Homme et qui ont permis son développement, mais dont l'utilisation peut être détournée et mettre alors en danger ceux qui les utilisent ou ceux contre qui ils sont employés.

    Les nouvelles technologies de communication font partie de ces outils et il serait stupide, comme on l'entend parfois, de les condamner au motif que certains de leurs usages sont jugés dangereux ou d'une utilité discutable. Elles représentent une formidable avancée pour les hommes, qui disposent désormais d'une capacité sans précédent de s'instruire et de s'informer sans intermédiaire.

    Je me souviens d'un discours que j'ai fait au Japon, au début des années 90, au cours d'une visite ministérielle où je présentais les technologies françaises de télécommunications. Lorsque j'ai annoncé la perspective d'une information instantanée et mondialisée avant la fin du siècle, j'ai rencontré quelques sourires moqueurs.

    Et pourtant, les choses sont allées très vite. Le phénomène s'accélère même de façon impressionnante et nous ne sommes qu'au début de l'explosion entraînée la conjonction du numérique, de la miniaturisation et des télécommunications. Les innombrables développements promis par des innovations comme l'iPhone ou l'iPad posent quand même la question de l'utilité de certaines applications censées répondre à des besoins...créés pour l'occasion.

    Il n'est cependant pas question de contester l'utilité de cet outil exceptionnel pour rapprocher et instruire les hommes. Par contre, il me semble indispensable de s'interroger sur les risques d'une utilisation détournée, qui le rendrait dangereux, aliénant et qui pourrait le transformer en moyen de manipulation.

    Cette réflexion salutaire devrait être abordée de façon directe et sérieuse, notamment avec les plus jeunes, en évitant les anathèmes (les "ringards", les "archaïques") et les affrontements caricaturaux (les "pour" et les "contre").

    J'ai bien aimé à ce propos l'intervention courageuse de Barack Obama, qui, devant des étudiants de l'université de Hampton, a osé émettre des réserves sur les bienfaits des nouvelles technologies, regrettant que .  l'information devienne "une distraction, une diversion, une forme d'amusement, plutôt qu'un outil d'épanouissement ou un moyen d'émancipation";

    Le président américain a ensuite regretté que "certaines informations les plus folles" puissent "rapidement être amplifiées" par des blogs ou des stations de radio. "Tout cela non seulement met de la pression sur chacun de nous, mais aussi sur notre pays et notre démocratie", a-t-il jugé.

            Lire l'article du Point.fr à ce sujet.

  

    Puisque j'ai évoqué la possibilité de manipuler avec les nouveaux moyens de communications, je vous suggère de lire cette dénonciation par le journaliste Daniel Schneiderman du "buzz" organisé sur Internet pour imposer (!) un point de vue. En voici un extrait:

 

    "Loin de moi, l'intention sacrilège de critiquer ce merveilleux instrument, que sont les sondages, et qui offre de si délicieux aliments au buzz du matin. Pourtant, une descente dans les profondeurs du même sondage Ifop-Match, sous-section popularité, recèle bien des mystères. Pourquoi Borloo a-t-il gagné cinq point de "bonnezopinions" depuis avril ? Pourquoi Lang en a-t-il perdu 6 ? Pourquoi Morin en a-t-il gagné 7 ? Pourquoi Devedjian en a-t-il perdu 4 ? Quelles interventions décisives, quels actes courageux, quels prodiges d'éloquence, de ces très estimables personnalités, expliquent de telles variations ? Envoyez vos perspicaces réponses au site.
    Vous n'en savez rien ? Rassurez-vous : les buzzeurs non plus. Et pourtant, ils buzzent, c'est leur fonction, avec une unanimité qui rappelle les jités de lundi, s'ouvrant comme un seul homme sur les miraculeux rebonds boursiers, qui indiquaient évidemment, c'était entendu, que l'Euro avait terrassé la spéculation. Le point commun des traders et des journalistes politiques, c'est le panurgisme. Et un toujours stupéfiant court-termisme. Seul existe l'instant présent. Leurs facultés cérébrales semblent s'être racccourcies à 24 heures environ. Le chiffre éphémère, le chiffre dérisoire, le chiffre indéchiffrable, est leur aliment quotidien."

    Consulter cet article sur le site "Arrêt sur images"

 

    Enfin, je vous recommande, dans un autre style, cette tribune assez décapante de Michel Onfray publiée par le Monde, sur les dégats du fonctionnement "compulsif" des rubriques de commentaires sur Internet. 

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 10:26

    Quilès, Rocard, Juquin avec le JDD    Comme chaque année, me reviennent en mémoire tous les instants de cette journée exceptionnelle. Il faut dire que je les ai vécus, comme directeur de la campagne de François Mitterrand, avec une intensité et une émotion particulières.

 

   Je pense notamment à ma conversation téléphonique avec François Mitterrand vers 18h30, pour lui annoncer que les sondages "sortie des urnes"

le donnaient gagnant.

 

    Je pense aussi, bien sûr, à la fantastique fête que j'ai organisée place de la Bastille

en ce soir du 10 mai 1981 .

 

    Afin que ces beaux souvenirs ne se transforment pas en nostalgie, il faut que la gauche n'oublie pas

 le message fort de François Mitterrand*,

 toujours d'actualité:

FM 1à mai

 « Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche, à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut. » 

 

Souhaitons que pour le 30ème anniversaire de la victoire du 10 mai, dans un an, la gauche fasse la preuve qu'elle n'a pas oublié son message et que, par son rassemblement, elle se prépare à  donner une traduction concrète à l'espérance de millions de Français.

 

Message aux socialistes lors du Congrès du PS de Liévin (18, 19 et 20 novembre 1994)

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 16:32
Ecole photo DépêcheAu moment précis où les plus hautes autorités de l'Etat s'intéressaient à la façon d'éviter la violence à l'école,
j'inaugurais la nouvelle école bioclimatique
de Cordes sur ciel.
Il m'a semblé intéressant et même symbolique à cette occasion de montrer dans mon discours que certains bâtiments favorisent le "vivre ensemble".
Dans cette nouvelle école, le confort, l'agrément de vie, les équipements modernes, les préoccupations écologiques ne sont pas un luxe ou un effet de mode. Ce sont autant d'éléments qui facilitent la pédagogie et contribuent à former des enfants moins enclins à la violence si souvent présente dans notre société.
Voir aussi sur ce blog:
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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 21:51

Ce texte de Rémi Lefebvre,

Professeur de sciences politiques à l’université Lille 2

et membre du Conseil politique de Gauche Avenir,

est le résumé d'un article publié

dans Le Monde diplomatique (mai 2010).

 

     « Nous pensons que s’il y a peu de candidats aux primaires du PS, entre quatre et cinq, nous pouvons faire un scrutin à deux tours sans difficulté. En revanche, s’il y a un grand nombre de candidats, nous ne voudrions pas passer des mois à porter une dizaine de candidatures. Ce serait peu lisible, incompréhensible (…) Nous ferons, avant l’été 2011, une sorte de préqualification[i]»

 

     Dans un passé pas si lointain, le député et secrétaire national du PS à la rénovation, M. Arnaud Montebourg, prônait la suppression de l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Le 13 avril, il a remis un rapport sur l'organisation de primaires aux instances du parti.

      Les militants socialistes seront appelés à l’approuver par vote, le 20 mai prochain. Dès l'été 2011, ce processus doit permettre de désigner le candidat socialiste – et peut-être celui d’une partie de la gauche – à l’élection présidentielle de 2012. Pour la première fois, ces primaires « ouvertes et populaires » concerneront tout le corps électoral. Pour y prendre part, il suffira d’être inscrit sur les listes électorales, de s’acquitter d’une cotisation volontaire destinée à leur autofinancement et de signer une déclaration marquant son adhésion aux « valeurs de gauche ».

     Pour ses promoteurs, ce nouveau mode de désignation offre un moyen efficace de trancher la question lancinante du « leadership » – nouveau mot fétiche du discours socialiste et médiatique – de « déverrouiller » un parti miné par les divisions et d’élargir la base de légitimité du futur candidat. Présentée par les médias comme une forme de « démocratisation » – puisqu’elle donne aux sympathisants un rôle qui relevait jusque là du monopole des adhérents –, cette nouvelle procédure consacre en fait la dépolitisation du débat public et la dévaluation du militantisme.

     Selon toute évidence, la procédure départagera des leaders avant de trancher des options idéologiques ou programmatiques. Elle entérine la délégitimation d’une forme héritée du mouvement ouvrier, le parti, qui, renvoyé à une forme d’archaïsme, est voué à ne plus être à l’avenir qu’une machine électorale. Le PS se conforme ainsi, jusque dans son fonctionnement interne, à la présidentialisation du régime de la Cinquième République – renforcée par M. Nicolas Sarkozy – qu’il cherchait jadis à subvertir. La personnalisation de la vie politique, donnée jugée intangible, est de fait avalisée par les socialistes comme l’horizon indépassable de la démocratie – à l’instar de l’économie de marché.

     Comment les primaires se sont-elles imposées comme « la » solution procédurale à la « crise » que traverserait le PS ? C’est la conjonction de l’activisme d’une coalition  – associant outsiders du jeu interne, le think tank Terra nova et une partie de la presse de centre gauche – ainsi que la lente décomposition organisationnelle du parti, sa désidéologisation et son incapacité à se « rénover » qui ont rendu possible, pensable et « incontournable » ce nouveau mode de désignation.

     Les primaires renforcent une tendance qui s’était déjà manifestée au PS lors de l’élection de 2007, marquée par un premier glissement vers la « démocratie d’opinion » et l’affaiblissement des logiques partisanes. Consacrée « présidentiable » par les médias, Mme Ségolène Royal avait largement contourné le parti, disqualifiant son « appareil » et ses « éléphants » et s’imposant dans l’opinion, avant d’être investie par les militants qui avaient entériné le verdict des sondages. S’émancipant alors significativement de leur tradition historique, ceux-ci choisirent la porte-parole qui optimisait le mieux leurs chances collectives de victoire et non celle qui incarnait leur préférence programmatique ou idéologique. Mme Royal fut ainsi désignée sans avoir conquis préalablement le leadership au sein de son parti (à l’inverse d’un François Mitterrand ou d’un Lionel Jospin) ni exercé de responsabilités éminentes en son sein.

(….)

     Le PS est l’héritier lointain d’une tradition issue du mouvement ouvrier qui valorise la légitimité militante. Celle-ci renvoyait à l’idée d’avant-garde théorisée par le marxisme qui fut longtemps une des matrices idéologiques du socialisme français. Dans cette perspective, le parti est un outil d’émancipation, aux avant-postes de la société. Il l’éclaire, la structure, l’encadre, la politise, donne aux dominés « la science de leur malheur ,» pour reprendre l’expression de Fernand Pelloutier[ii]. Ce modèle, le PS ne l’a jamais historiquement pleinement incarné, mais il constituait une fiction nécessaire.

     C’est cette conception du parti comme creuset politique, lieu de délibération, d’éducation de mobilisation qui est aujourd’hui démonétisée. Le militant est en quelque sorte dépossédé de ses prérogatives traditionnelles. A quoi bon militer dans un parti politique si rien ne distingue le militant du sympathisant ? Si les frontières du dedans et du dehors du parti disparaissent ? Si l’opinion tend à faire le parti (ou le défaire) et si les médias font l’élection ?

     Incapables de se « rénover », les socialistes installent et légitiment l’idée que le PS lui-même est dépassé, qu’on peut en faire l’économie. Plus : si on ne peut  le changer, pourquoi ne pas le liquider ? 



[i] Arnaud Montebourg, France Inter, 13 avril 2010.

[ii] Une des grandes figures du syndicalisme au XIXe siècle, qui a développé les Bourses du travail. 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 21:03

     Absent-isme.jpg     Ils étaient donc une vingtaine, cette nuit, dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, à s’intéresser au débat, suivi d’un vote, sur le prêt à la Grèce.

     Seulement 20 sur 577 ! Probablement parce que les 557 autres pensaient qu’il s’agissait d’un "petit sujet" et que, de toute façon, ce que disent les députés importe peu….

    "Petit sujet", il est vrai, que l’avenir d’un pays ami, membre de l’Union Européenne, étranglé par la spéculation internationale, à la suite de la gestion calamiteuse  d’un gouvernement de droite….

     "Petit sujet" que de savoir comment va réagir le peuple grec, à qui l’on administre une cure d’amaigrissement sans précédent ….

     "Petit sujet" que de s’interroger sur l’attitude de l’Europe devant pareil drame….

 

 

     Depuis des années, je ne cesse de dénoncer ce désintérêt du Parlement, censé être « la voix de la France » à l’égard de questions sérieuses.

    Ainsi, le 15 janvier 2009, je m’indignais de voir que plus de 500 députés avaient « séché » le débat sur l’intervention israélienne à Gaza (lire) , alors que l’opinion du monde entier et les médias s’inquiétaient de la montée des passions à la suite de ces affrontements sanglants.

     Il y a 10 ans, j’avais déjà analysé* les raisons et les conséquences de ce fonctionnement désastreux de nos institutions et j’avais formulé des propositions pour y remédier. La plupart d'entre elles sont encore malheureusement d’actualité.

     La plus évidente de ces mesures consiste à mettre fin à ce que le constitutionnaliste Guy Carcassonne appelle, dans un excellent article (lire), une « plaie » et une « absurde exception française »: le cumul des mandats.

     J’ai, à de multiples reprises regretté les mauvais arguments qu’utilisent trop de parlementaires et de responsables des partis politiques pour refuser cette mesure de salubrité démocratique. Tant qu’elle ne sera pas adoptée, le Parlement restera une chambre d’enregistrement ou un théâtre d’ombres et nos concitoyens se détourneront un peu plus de la vie politique et de ceux qui l’animent. Certains peuvent s’en satisfaire. Pas moi. 


* Dans un livre écrit avec Ivan Levaï : « Les 577, des députés, pour quoi faire ? »

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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 15:50

B-r-govoy-copie-2.jpgIl y a 17 ans aujourd'hui, Pierre Bérégovoy disparaissait dans des conditions tragiques.

J'ai eu l'occasion de lui rendre hommage sur ce blog (lire). Je vous propose aussi ce beau texte qu'un ami me rappelle opportunément. Il s'agit du message adressé par François Mitterrand en avril 1995 à l'association Pierre Bérégovoy :

 

"Il est juste et nécessaire d'entretenir, comme vous le faites, le souvenir que chacun garde de lui. Pour beaucoup, c'est la reconnaissance de sa valeur qui s'est imposée trop tardivement, mêlée à un attachement profond dont a témoigné et témoigne encore l'émotion sincère qui n'a pas quitté les cœurs depuis deux ans.

Pour certains, dont je suis, c'est le souvenir d'un ami pudique, fidèle et généreux. Son regard exigeant, son sourire ne nous ont pas quittés. Tous se souviennent du militant sincère et désintéressé, de l'homme politique compétent et vigoureux qui a mis toute son énergie et sa vie même au service de la nation, d'une France forte, reconnue et généreuse.

Il a consacré toute son énergie à convaincre ses concitoyens que la justice sociale doit être le but de toute action politique et qu'elle ne peut être construite que sur une économie solide, moderne et transparente. Il savait que ce sont d'abord les plus modestes qui paient les illusions de la facilité."

 

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 19:05

Un article de la Dépêche du Midi

sur la production d'électricité photovoltaïque par la nouvelle école bioclimatique de Cordes.

panneaux-solaires-ecole.jpg

"C'est parti. Depuis la semaine dernière, l'école de la communauté de communes du Cordais produit de l'électricité. Une énergie qui part dans le réseau EDF"

....... Lire la suite

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 11:20

Cet appel a été publié par

Le Monde daté du 28 avril 2010.

Je l'ai signé avec 18 autres personnalités issues des différentes composantes de la gauche:

 

Jean AUROUX (ancien ministre), Jean-Paul BACHY (président de la Région Champagne Ardenne), Etienne BUTZBACH (maire de Belfort), Gérard CHARASSE (député de l’Allier), Augustin DUMAY (violoniste), Maxime DUMONT (responsable syndical, CFDT), Jacques DURON (responsable syndical, UNSA),  Daniel FONTAINE (maire d’Aubagne), Caroline FOUREST (essayiste), Eric GAUTIER (président du Conseil général des Deux-Sèvres), Daniel GOLDBERG (député de Seine- Saint Denis), Rémi LEFEBVRE (universitaire), Jérôme LAMBERT (député de la Charente), Marie-Noëlle LIENEMANN (ancienne ministre), Alain LIPIETZ (les Verts), Jean MICHEL (député du Puy de Dôme), Stéphane PEU (vice président de la communauté d’agglomération de Plaine Commune), Paul QUILES (ancien ministre), Lucile SCHMID (Europe Ecologie)  

 

******************************** 

            Oui, un espoir est né depuis la belle victoire de la gauche et des écologistes aux élections régionales : celui de mettre fin à la politique actuelle de la droite, dont les dégâts deviennent insupportables à un nombre de plus en plus grand de Français.

 

            Malgré une abstention et un doute politique alarmants qui touchent d’abord les milieux populaires et les jeunes, il devient clair que nos concitoyens souhaitent un changement radical, qui doit notamment prendre la forme d’un nouveau modèle de développement. L’urgence sociale et environnementale, la crise, avec ses graves conséquences, rendent indispensables des transformations profondes de la société et des conditions de vie des Français. A deux ans de l’élection présidentielle et des élections législatives qui suivront, le temps presse pour imaginer les contours de ce modèle et organiser un passage à l’acte économique, écologique et social.

 

             Pour être  au rendez-vous de cette attente, la gauche et les écologistes doivent non seulement préparer l’alternance, mais aussi proposer une véritable alternative. Pour cela, deux exigences s’imposent à eux : celle du rassemblement de l’ensemble des forces de gauche et écologistes, sans lequel aucune victoire électorale n’est possible, celle de la formulation d’une véritable alternative de pensée et de gouvernement.

 

Réussir le rassemblement

            L’idée du rassemblement a fait du chemin, comme celle d’accords législatifs ou d’une plateforme commune avant la prochaine élection présidentielle. L’unité est largement défendue mais il faut maintenant passer aux actes, sous peine de réduire la politique à de l’incantation.

 

            C’est pourquoi nous estimons essentiel de définir, ensemble, les moyens d’aboutir au nécessaire rassemblement pour l’alternative. Ensemble, c'est-à-dire, au-delà des partis, avec celles et ceux qui, engagés dans les syndicats, les associations, la vie citoyenne, constituent les forces vives de la gauche et de l’écologie.

           

            Nous refusons d’être prisonniers des institutions actuelles de la Vème République, qui tendent à réduire la démocratie à des choix de personnes. Tout montre les faiblesses et les dangers de cette hyper présidentialisation, tant pour le pays que pour la gauche. C’est par un projet et des propositions de changements réels que l’on pourra mobiliser largement les électeurs et les citoyens. C’est en donnant au travail des idées la place qui doit être la sienne –première- qu’on pourra ramener vers les urnes tous ceux qui ne croient plus à l’exemplarité et à la sincérité de leurs dirigeants. C’est aussi la seule manière de créer une dynamique entre les élections présidentielle et législatives qui permette de dépasser la seule logique du fait majoritaire présidentiel.

 

            Aussi, nous considérons que toute dynamique unitaire doit partir de l’établissement d’un manifeste, d’orientations partagées, d’une base commune en vue d’une nouvelle majorité législative et gouvernementale.

 

Des Etats Généraux maintenant !

            Dans cet esprit, nous, militants, responsables issus de différentes sensibilités de la gauche et de l’écologie, lançons une adresse pour la tenue d’Etats Généraux en vue d’un rassemblement pour l’alternative. Au cours de cette confrontation large et constructive, seront débattues et élaborées les grandes orientations d’une politique de gauche et écologique pour la France, qui devront s’inscrire dans une vision de long terme. Il ne s’agit en rien de nier les différences, voire les désaccords, mais de clarifier quel peut être le socle commun d’une action transformatrice et de privilégier la coopération à la stricte concurrence entre les diverses cultures. L’éducation, les modes de production et la création d’emploi dans un modèle qui préserve l’avenir des hommes et de la planète, la place du travail, les choix en faveur d’une société fondée sur la solidarité et la confiance, sont les principaux thèmes qui sont devant nous.

 

            Pour préparer ces Etats Généraux, il faut un lieu de rencontre. C’est pourquoi nous demandons la constitution immédiate d’un « Comité de préparation des Etats généraux », qui en précisera la forme, l’organisation et les finalités et qui pourra également valoriser les initiatives associatives ou locales, dans la perspective d’un manifeste commun pour 2012.

 

            Le temps n’est pas à choisir un ou des candidats à la présidentielle et à se focaliser sur leur mode de désignation. Notre adresse –qui peut être signée sur le site http://gauche2012.org/  est un appel à tous ceux qui veulent être acteurs de ce mouvement d’unité, hors duquel il ne peut y avoir ni rénovation ni reconquête. Telle est aujourd’hui l’urgence absolue pour la gauche. 

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CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez