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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 14:35

Afghanistan.jpgInterview de Paul Quilès par

 France Culture....cliquez ici

 

Interview de Paul Quilès par

France 3 Sud.....cliquez ici

 

Interview de Paul Quilès par

France Inter........cliquez ici

 

Interview de Paul Quilès

sur Radio France Internationale....cliquez ici 

 

Paul Quilès sur France Info....

cliquez ici 

Nombreuses réactions sur le site

du Monde.fr......cliquez ici

 

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29 juillet 2010 4 29 /07 /juillet /2010 09:01

chopin01.jpgA Cordes, nous avons le bonheur d'accueillir chaque année le merveilleux festival "Musique sur ciel", lieu de rencontre de jeunes solistes talentueux et de compositeurs en résidence.

    Cette 39ème édition va se terminer demain par "la danse des morts" d'Olivier Greif, dédiée et créée au festival en 1998.

    Elle m'a aussi permis d'apprécier, parmi les nombreux jeunes talents de l'ensemble "Le Balcon", la magistrale interprétation de la sonate n°2 de Chopin (qui comporte la célèbre "marche funèbre"), par Yannick Rafalimanana.

    Amoureux, depuis mes études de piano, de l'oeuvre de Chopin, je ne résiste pas au plaisir de vous recommander de consulter ce portail de France 3 "un été avec Chopin". Vous pourrez écouter (et regarder) son oeuvre intégrale, interprétée par divers pianistes, ainsi qu'une brève présentation de chacun des 60 épisodes par Pierre Arditi.

   Un vrai plaisir pour ceux qui aiment la musique classique. A ne pas manquer......

     Pour écouter et regarder, cliquez ici

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 11:40

Cet article a été publié dans le quotidien

Le Monde daté du 28 juillet 2010

 

            Le conflit afghan concerne un théâtre lointain, pratiquement inconnu de la grande majorité des Français. Notre contingent militaire, de l’ordre de 4 000 hommes, est engagé dans une zone relativement calme. Même quand il essuie des pertes, les marques de solidarité, y compris de la part de l’exécutif, ne sont pas toujours à la mesure des épreuves endurées, peut-être parce qu’il s’agit de soldats professionnels. Le coût de l’opération est présenté comme tolérable ; les chiffres officiels font état d’un surcoût de 330 millions d’euros en 2009. Pas étonnant dans ces conditions que ce conflit ne soit pas véritablement un sujet de débat politique en France.

            L’opinion pressent aussi que, contrairement aux affirmations officielles, cette guerre n’est plus, depuis longtemps, une guerre contre le terrorisme international. Et, de fait, les partisans du djihad international et d’Al Qaida, peu nombreux et isolés en Afghanistan, sont très largement repliés au Pakistan, où les Américains cherchent à les atteindre, notamment par des frappes de drones. Ce n’est pas cette poignée de fanatiques que combattent les 150 000 militaires étrangers aujourd’hui présents en Afghanistan, mais trois mouvements[1], dont les objectifs sont d’abord nationaux et qui bénéficient d’un soutien significatif, surtout parmi la moitié pachtoune de la population afghane. Certains de leurs représentants ont même d’ores et déjà noué des contacts, approuvés lors de la dernière conférence de Kaboul, avec le gouvernement du Président Karzai. Ils bénéficient en outre de complicités au sein de l’armée pakistanaise.

 

Quel est l’apport de l’engagement français ?

            Il est présenté comme un gage de notre fidélité atlantique, une contribution à la reconstruction d’un des pays les plus pauvres du monde et une participation à un effort de stabilisation, pour l’empêcher de retomber dans le chaos qu’il a connu après la chute du gouvernement Najibullah en 1992. Examinons ces arguments :

      - Fidélité atlantique ? Notre loyauté dans l’Alliance ne se mesure pas à notre suivisme à l’égard d’une politique d’intervention politico-militaire exclusivement décidée à Washington. Jusqu’en 2003, nous avons, avec raison, considéré que la reconstruction de l’Afghanistan était d’abord une tâche civile. Puis nous nous sommes laissé entraîner dans une opération militaire otanienne sur la totalité du territoire afghan. Ensuite, comme le souhaitaient les États-Unis, nous avons progressivement accru notre engagement, en souscrivant à chaque fois aux changements de stratégie décidés par les présidents Bush et Obama.

       - Contribution à la reconstruction de l’Afghanistan ? Le bilan de l’action menée à ce jour est très discutable : un régime à la légitimité incertaine après une élection présidentielle entachée de fraudes massives, une administration impuissante face au pouvoir des chefs de guerre et de l’insurrection, profondément corrompue et mêlée à une production massive de drogue, dont le développement à coïncidé avec l’intervention de l’OTAN[2]

       - Effort de stabilisation internationale ? La politique conduite en ce domaine souffre d’être trop largement occidentale, alors que c’est l’ONU et sa Mission d’assistance en Afghanistan (MANUA) qui devraient exercer la responsabilité principale de la gestion politique du conflit afghan.

 

Une initiative internationale s’impose

            Membre permanent du Conseil de sécurité, la France devrait proposer, comme l’a suggéré par exemple Henry Kissinger, de réunir les pays voisins de l’Afghanistan, les pays détenant un siège permanent au sein du Conseil de sécurité et les membres de l’Union européenne et de l’Alliance atlantique (de manière à associer la Turquie). Cette conférence aurait pour tâche d’établir un statut international de l’Afghanistan, qui en ferait un État neutre, dont les autorités, issues d’un processus négocié de réconciliation nationale, s’engageraient à n’apporter aucun soutien, sous aucune forme, au terrorisme international.

            Seul ce règlement, prévoyant un retrait total des troupes étrangères, à l’exception d’un volume limité et contrôlé d’assistance militaire technique, serait de nature à rassurer à la fois le Pakistan, l’Inde, l’Iran, la Chine et la Russie, qui ont chacun un intérêt direct dans l’évolution de la situation afghane. Il devrait en particulier comporter un engagement du Pakistan de cesser de soutenir les mouvements islamistes pachtounes, en échange d’une reconnaissance par l’Afghanistan de la frontière pakistano-afghane actuelle.

 

Comment susciter une telle démarche ?

            La France doit retrouver une liberté d’action et une crédibilité qu’elle a largement perdues, en raison de son engagement au sein des dispositifs militaires intégrés de l’OTAN. Il lui faut pour cela retirer son contingent d’Afghanistan. Ce retrait doit s’accompagner d’offres de participation aux efforts internationaux d’aide au développement et, en liaison notamment avec l’Allemagne, d’assistance à la restructuration des forces de sécurité intérieure, aujourd’hui très largement corrompues et inefficaces. L’intensification de l’effort militaire que vient de décider le Président Obama doit être relayée par une intensification de l’effort civil.

            Le développement l’Afghanistan est actuellement entravé par l’insécurité, que la présence de l’OTAN contribue d’une certaine façon à alimenter. Le Président Obama l’a bien compris en proposant de confier la responsabilité de la sécurité du pays aux forces afghanes à l’échéance de 2014. Cet objectif vient d’être endossé par la conférence de Kaboul. Il ne pourra cependant être atteint que dans le cadre d’un règlement international du type de celui esquissé plus haut, en associant toutes les parties intéressées, intérieures et étrangères, à la construction de forces militaires afghanes viables. L’Armée nationale afghane actuelle est en effet en grande partie incapable d’agir de façon autonome, notamment parce qu’elle est affaiblie par des désertions constantes et que ses soldats vont parfois jusqu’à retourner leurs armes contre les militaires étrangers qui les encadrent.

            Le retrait français doit être immédiatement annoncé et sa mise en œuvre coordonnée avec le désengagement programmé des forces américaines et internationales. Il pourrait par exemple avoir lieu en même temps que les premiers retraits des troupes américaines, prévus pour juillet 2011.

            Ainsi la France pourrait-elle renouer avec l’inspiration du « plan d’action pour l’Afghanistan » présenté en octobre 2001 par Hubert Védrine. Son action s’inscrirait dans une tradition de politique étrangère notamment illustrée par le discours de Phnom Penh de 1966. Dans ce discours déjà, le Général de Gaulle recommandait de renoncer à une « expédition lointaine » dès lors qu’elle apparaissait « sans bénéfice et sans justification » et de lui préférer « un arrangement international organisant la paix et le développement ».

                                                                                Paul Quilès


[1] Ces trois mouvements sont ceux du Mollah Omar, de Gulbuddin Hekmatyar et de Sirajuddin Haqqani.

[2]  L’Afghanistan est aujourd’hui à l’origine de 95% de l’opium produit dans le monde.

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 10:04

Sakineh Mohammadi Ashtiani,

une mère iranienne,

risque à tout moment d’être mise à mort

 

    "Le 10 juillet 2010 : Face à la mobilisation internationale, les autorités iraniennes ont indiqué qu’elles n’exécuteront pas la sentence de mort par lapidation contre Sakineh Ashtiani… mais sa mise à mort ou une peine de prison à vie sont des châtiments possibles.

   Rejoignez notre effort pour continuer de faire pression sur le gouvernement iranien afin d’obtenir la libération de Sakineh, la seule solution équitable possible.

    Cette Iranienne fait face à la mort après avoir été torturée pour avoir prétendument eu des relations hors mariage avec un homme, plusieurs années après la mort de son mari.

    En 2006, Mme Ashtiani avait reçu 99 coups de fouet après avoir été reconnue coupable de « relation illicite ». Depuis ce temps, cette femme âgée de 43 ans est en prison, où elle a rétracté la confession qu’elle avait faite alors qu’on lui assénait des coups violents.

    Tout récemment, les autorités lui ont imposé un autre procès. Elle a de nouveau été reconnue coupable et, en dépit de la dureté de la punition déjà infligée, elle a été condamnée à mourir par lapidation." ........

    Lire la suite et signer la pétition

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27 juillet 2010 2 27 /07 /juillet /2010 09:27

Voici l'interview que j'ai donnée au Figaro et qui a été publiée le 27 juillet 2010, sous le titre "On ne se présente pas à l'Elysée comme à un casting"

 

 

Vous étiez opposés aux primaires. Maintenant que ce mécanisme de désignation du candidat est entériné, qu’allez-vous faire ? 

Je n’y étais effectivement pas favorable. Avec ce type de primaires socialo-socialistes, le PS se retrouve devant un paradoxe. Soit il y a deux candidats - un favori et un faire-valoir- et alors pourquoi organiser des primaires ? Soit il y a 4, 5 ou 6 candidats et nous nous retrouvons devant une campagne télévisée à base d’affrontements. Cela a d’ailleurs déjà commencé. J’entends Manuels Valls régulièrement, François Hollande fait des réunions partout en France, Pierre Moscovici prévient que si DSK ne revient pas alors il se présentera. Quant à Martine Aubry, elle a la légitimité institutionnelle pour se présenter.

 

Les primaires sont présentées comme le moyen de créer le leadership qui manque au PS... 

C’est tout le contraire de ce que doit faire un parti. Avec de telles primaires, le choix du candidat sera fait en fonction de la personne, des programmes, des équipes et des alliances. Mais on ne part pas à la présidentielle comme on se présente à un casting. On ne peut pas l’emporter si l'on attend le lendemain du premier tour pour définir les points de convergence avec les autres formations de gauche.

Quant à savoir si les primaires provoqueront l’engouement populaire annoncé, cela reste largement hypothétique.

 

Mais si tel devait être le cas, ce mécanisme pourrait-il donner de l’élan au candidat de la gauche ? 

Sans m’attarder sur les risques de voir des militants de droite participer aux primaires pour en fausser le résultat, il faut souligner une autre contradiction de ce mécanisme. Il donne une importance majeure au choix de la personne, alors que tous les promoteurs des primaires dénoncent la présidentialisation du régime.

 

Comment auriez-vous procédé ?

 

Il faut partir des points de convergence avec les autres formations de gauche. J’ai réussi à obtenir de la direction du PS qu’elle présente vers la fin de l’année un état des lieux des contacts avec les autres partis de gauche. Cela fait longtemps que je défends, avec le club Gauche Avenir, l’idée d’organiser des Etats généraux de la gauche pour définir les thèmes principaux autour desquels créer la nécessaire mobobilisation.

 

Que ferez-vous si les militants désignent un candidat comme DSK qui est plutôt éloigné de vos convictions ? 

Nous n’en sommes pas là. Je ne veux pas anticiper. Je souhaite que le processus que je défends permette de faire émerger celui ou celle qui défendra le mieux ces idées et ces projets.

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Published by Paul Quilès - dans Primaires
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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 14:29

Pour ceux qui sont en vacances

ou qui vont en prendre,

voici des informations sur Cordes et sa région.

 

couvCordesinfosAvril09.jpg

- le dernier bulletin Cordes Infos

- le bulletin de la communauté de communes

logo_cordes-copie-1.gif

- le site Internet de la commune de Cordes

- le site Internet de l'Office de tourisme

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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 17:44

 

mazarinCette conversation entre Colbert et Mazarin est extraite d'une remarquable pièce de théâtre écrite par Antoine Rault, « le Diable  Rouge ".

Elle montre que les méthodes et l'idéologie du libéralisme puisent finalement leurs racines chez les conseillers ....de Louis XIV!

 

Colbert : Pour  trouver de l’argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. J’aimerais que Monsieur le Surintendant m’explique comment on s’y  prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu’au cou…

 

Mazarin : Quand on  est un simple mortel, bien sûr, et qu’on est couvert de dettes, on  va en prison. Mais l’Etat…  L’Etat, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l’Etat en prison.  Alors, il continue, il creuse la dette !  Tous les Etats font ça.

 

Colbert :   Ah  oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l’argent.  Et comment  en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?

 

Mazarin : On  en crée d’autres.

 

Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu’ils ne le sont déjà.

 

Mazarin : Oui,  c’est impossible.

 

Colbert : Alors, les  riches ?

 

Mazarin : Les  riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un  riche qui  dépense fait vivre des centaines de  pauvres.

 

Colbert : Alors, comment fait-on ? 

 

Mazarin : Colbert, tu raisonnes comme un fromage.......Il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches. Des Français qui  travaillent, rêvant d’être riches et redoutant d’être pauvres !  C’est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser…C’est un réservoir  inépuisable.    

 

**********************************************

  Pour voir l'interprétation de ce dialogue par Claude Rich.....cliquer ici 

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 16:15

Petain.jpgJ’étais hier à Vichy, aux côtés de nombreuses personnalités (le Président du Sénat, le Ministre de l’Intérieur, des parlementaires, des élus locaux…..) pour célébrer le geste des 80 parlementaires qui, il y a 70 ans, « furent l’honneur de la République », en refusant les pleins pouvoirs à Pétain.

Etait présente également la fille d’Augustin Malroux, un des « 80 », député de Carmaux, élu en 1936 dans la circonscription de Jean Jaurès, que j’ai représentée pendant 14 ans à l’Assemblée nationale.

    Autant dire que cette célébration fut empreinte d’émotion. Les discours des responsables politiques, de gauche comme de droite, ont rendu hommage avec justesse au courage de ces hommes et rappelé le contexte particulier de l’époque.

      Souvenons-nous (voir aussi ci-dessous*). En cet après midi du 10 juillet 1940, dans la salle de théâtre du casino de Vichy, les 2 chambres sont réunies en Assemblée nationale pour examiner le projet de loi constitutionnelle de Laval, vice –président du Conseil.

       Il s’agit d’un texte  qui stipule :

« L’Assemblée nationale donne tout pouvoir au gouvernement de la République, sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain, à l’effet de promulguer par un ou plusieurs actes une nouvelle constitution de l’État français. Cette constitution devra garantir les droits du Travail, de la Famille et de la Patrie. Elle sera ratifiée par la Nation et appliquée par les assemblées qu’elle aura créées. »

     Aucun débat n’a lieu et le représentant des opposants, Vincent Badie, député de l’Hérault,  est même physiquement empêché de prendre la parole ! Le texte est voté par 569 voix contre 80 (20 abstentions et 176 absents).

    Le lendemain, Pétain déclare assumer les fonctions de chef de l’Etat français, fixe l’étendue de ses fonctions et renvoie les chambres ! Il n’y aura jamais de nouvelle constitution et les actes constitutionnels ne seront pas ratifiés par la nation ni appliqués par de nouvelles assemblées. Autant dire que le vote du 10 juillet a ouvert la voie à un véritable coup d’Etat.

     En se replongeant dans cette période noire de notre histoire, on ne peut pas éviter de se poser la question : comment a-t-il été possible que 80 parlementaires seulement aient refusé la mise à mort de la 3ème République !

    Il est vrai que certains députés et sénateurs n’avaient pas pu voter (les « 27 du  Massilia »**, les 61 parlementaires communistes déchus de leur mandat pour avoir refusé de condamner le pacte germano-soviétique, d’autres étaient prisonniers des Allemands, pris dans l’exode….ou simplement absents parce que physiquement menacés). Il n’en demeure pas moins que, si tous ceux-là avaient pu voter, les défenseurs de la République n’auraient représenté que 20% du Parlement.

     Pour comprendre, il faut se souvenir que les divisions des groupes et des partis politiques -celles de la gauche issue du Front populaire, de la SFIO mais aussi de la droite- étaient très fortes. Des deux côtés, on trouvait à la fois des partisans des solutions autoritaires et des républicains sincères. L’anti sémitisme montait, même à gauche. L’éclatement de la scène politique a donc joué un grand rôle dans cette abdication. On ne peut pas non plus négliger le climat terrible qui régnait alors à Vichy, fait de rumeurs (coup d’Etat militaire), de peur, de pressions et de menaces sur les parlementaires.

     Beaucoup n’ont pas vu, ou voulu voir que la manœuvre à laquelle ils se prêtaient était en réalité sous tendue par une volonté de détruire la République. « Plutôt Hitler que le Front populaire », avaient-ils dit quelques années plus tôt! Et Weygand, dans une note du 28 juin 1940 approuvée par Pétain, qualifiait le régime républicain de « régime de compromissions maçonniques, capitalistes et internationales » et réclamait « un programme nouveau et des hommes nouveaux, capables de mettre en pratique un idéal résumé en quelques mots : Dieu, Patrie, Famille, Travail »

    Chaque période de notre histoire a ses particularités, mais il serait dommage de ne pas méditer quelques leçons de ce tragique évènement.

    Personnellement, j’en tire deux enseignements :

      - Le premier est que la République ne doit pas être considérée comme un acquis définitif. Elle est fragile et il faut en permanence en défendre les valeurs, parce que ses adversaires profitent toujours des périodes troublées pour la remettre en cause, même si leurs attaques se font aujourd’hui plus sournoises.

      - Le deuxième enseignement est que, dans les moments de désarroi national, les incertitudes et les doutes peuvent entraîner une perte des valeurs démocratiques dans les corps intermédiaires que sont les partis. Dans la décomposition de la vie politique qui s’en suit, la recherche de « l’homme providentiel » apparaît alors comme la solution et les institutions démocratiques ne sont plus un rempart contre l’autoritarisme.

      Même si le monde a bien changé depuis 70 ans et si de tels risques peuvent paraître improbables, les responsables politiques devraient s’inspirer des enseignements du 10 juillet 1940 et faire du combat pour les valeurs une priorité de leur action.

    Encore une fois, merci aux « 80 » pour leur geste courageux et à ceux qui, en le commémorant, nous rappellent opportunément que la résistance est un devoir lorsqu’il est porté atteinte aux valeurs et aux principes de la République

 

                                                          

* Quelques dates,

pour mieux comprendre le contexte :

13 mai 1940 : les troupes allemandes attaquent les lignes françaises dans les Ardennes et franchissent la Meuse.

14 juin : entrée des troupes allemandes dans Paris. Le gouvernement et les chambres (Assemblée nationale et Sénat) se replient à Bordeaux.

16 juin : Paul Reynaud démissionne. Le Président de la République, Albert Lebrun, nomme le maréchal Pétain président du Conseil des ministres.

18 juin : appel du général de Gaulle à Londres, où il est arrivé la veille.

19 juin : le gouvernement français décide de partir à Alger avec les chambres, pour se soustraire à l’avance allemande.

21 juin : ce départ est différé à la demande de Laval et sur la foi d’informations mensongères indiquant que les Allemands n’ont pas franchi la Loire. Le paquebot « Massilia »** part néanmoins du Verdon avec 27 parlementaires (dont Pierre Mendès France, Georges Mendel, Jean Zay).

22 juin : l’armistice est signé avec l’Allemagne.

23 juin : Laval entre au gouvernement comme vice-président du Conseil.

2 juillet : transfert du gouvernement français à Vichy.

10 juillet : vote du projet de loi accordant les pleins pouvoirs constitutionnels au gouvernement « sous l’autorité et la signature du maréchal Pétain »

11 juillet : Pétain s’attribue le titre nouveau de « chef de l’Etat ».

18 octobre : loi instituant un statut des juifs.
24 octobre : Pétain rencontre Hitler à Montoire.

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 18:23

 

 

liberte-egalite.jpg    "Liberté, égalité, fraternité" : telle est la devise nationale …. à laquelle on devrait d’ailleurs ajouter "laïcité".

    Dans les temps troublés que nous traversons, alors que les valeurs qui fondent notre démocratie et le « vivre ensemble » sont chahutées chaque jour un peu plus, nos concitoyens sont particulièrement attentifs aux excès qui portent atteinte au deuxième de ces quatre principes de notre République : l’égalité. Lorsque les difficultés de la vie quotidienne se font de plus en plus oppressantes pour les moins fortunés, que la précarité s’accroît, que l’inquiétude de l’avenir gagne de plus en plus de familles, le spectacle de certaines inégalités devient insupportable.

    Chacun sait bien qu’il n’est pas question d’aligner tous les revenus au nom d’un quelconque égalitarisme, qui n’a jamais existé et qui n’existera jamais. Par contre, l’affichage très ostentatoire de certaines richesses et de privilèges « légaux » a de quoi scandaliser. Ceux qui gouvernent la France aujourd’hui devraient se souvenir que, dans l’Histoire, la prise de conscience d’inégalités devenues insupportables a souvent été à l’origine de colères populaires, aux conséquences parfois violentes.

    Je ne m’appesantirai pas sur les turpitudes de l’affaire Bettencourt- Woerth, tant celle-ci souligne de façon évidente et caricaturale ces inégalités. Je me contenterai de prendre un exemple particulièrement parlant, au moment où le gouvernement dit vouloir « raboter » les niches fiscales…dont je rappelle qu’il s’agit d’avantages fiscaux concernant 468 domaines, qui font perdre à l’Etat 75 milliards  d’euros. On se doute bien que ces avantages profitent aux plus riches, qui, chacun le sait, sont moins nombreux que les autres! Mais peu de gens savent que 931 d’entre eux se partagent à ce titre 5,3 milliards d’euros, alors que 10 millions de contribuables profitent de 557 millions d’euros* !!

    Ces chiffres énormes montrent en tout cas que l’argent que le Premier ministre recherche, au nom de la rigueur, existe. N'aurait-il pas pu le prendre de ce côté là, plutôt que d'avoir choisi de désorganiser un peu plus les services publics et de couper dans les aides sociales et les subventions, comme il vient de l’annoncer ?

    Je rêve, c’est vrai, j’avais oublié : il est de droite, il a un électorat et des catégories sociales à satisfaire. Attention quand même, car une partie de cet électorat risque de participer à la colère populaire. 

_____________________________________________________________________ 

* chiffres cités dans le rapport de Gilles Carrez, député UMP et Rapporteur général du budget. 

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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 10:12

Cordes-coquelicots.jpgSi vous comptez venir à Cordes, n'oubliez pas de consulter

- le site de la mairie....cliquez ici

- le site de l'Office du tourisme.....cliquez ici

 

Regardez aussi le film de présentation du Grand Site de Cordes 

 

et

 

les vidéos des célèbres Fêtes médiévales du Grand Fauconnier

vidéo 2008

vidéo 2009

 

Prenez connaissance de

l'Agenda 21 de Cordes,

pour un développement durable

 

A propos du

"contrat de Grand Site Midi Pyrénées",

qui engage Cordes sur ciel

et ses partenaires (Région, Département) 

dans un partenariat jusqu'en 2013   

regardez l'intervention de Paul Quilès

sur France 3 Sud lors de la signature du contrat

 

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CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez