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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 09:04
Faites connaissance avec Paul Quilès

   Né le 27 janvier 1942 à Saint-Denis du Sig (Algérie)
 

   Ancien élève de l’Ecole Polytechnique (promotion 1961)

  

  - Ingénieur, de 1964 à 1978   

 -  Député de Paris (13ème arrondissement)- élu en mars 1978, réélu en juin 1981, mars 1986 et juin 1988    

 - Directeur de la campagne présidentielle de François Mitterrand-  1981

- Conseiller de Paris, de 1983 à 1992

- Ministre de l’Urbanisme et du Logement – Septembre 1983 – Juillet 1984

- Ministre de l’Urbanisme, du Logement et des Transports – Juillet 1984 – Septembre 1985

- Ministre de la Défense – Septembre 1985 – Mars 1986

- Ministre des Postes, des Télécommunications et de l’Espace – Mai 1988 – Mai 1991

- Ministre de l’Equipement, du Logement, des Transports et de l’Espace – Mai 1991 – Avril 1992

- Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité Publique – Avril 1992 – Mars 1993

- Député du Tarn, 1ère circonscription Albi-Carmaux – élu en mars 1993, réélu en juin 1997, réélu en juin 2002

- Président de la Commission de la Défense et des Forces Armées de l’Assemblée Nationale - Juin 1997 - Juin 2002

- Président de la mission parlementaire d'information sur le Rwanda- 1998

- Vice-président de la Commission des affaires étrangères de l'Assemblée nationale-2004-2007

- Président de la mission parlementaire d'information "Energie et géopolitique" -2006

- Responsable national auprès du 1er Secrétaire du PS, chargé des questions de stratégie et de défense- 1995- 2008

- Président de la Communauté de Communes du Cordais et du Causse (4 C)

- Maire de Cordes sur Ciel (Tarn) – élu en juin 1995, réélu en mars 2001, en mars 2008 et en mars 2014

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe! (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)
- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 15:46

Vingt personnalités* appartenant aux différentes sensibilités de la gauche viennent de faire parvenir aux  dirigeants des partis de gauche une adresse,

par courrier, leur demandant

 la tenue d'Etats Généraux de la gauche

et la constitution immédiate d'un comité pour les organiser.

 

    Ils sollicitent, de plus, une rencontre avec ces dirigeants afin non seulement de leur présenter cette demande mais aussi de recueillir leurs réactions et avis sur la démarche proposée. 
   

    Cette initiative prolonge l'appel de Gauche 2012, dont la variété des origines des signataires témoigne de l’intérêt croissant des militants de gauche et écologistes pour ces Etats généraux, pour un rassemblement sur un manifeste commun, pour le préalable accordé aux idées et aux propositions avant tout choix de candidatures.
 
* Jean AUROUX (ancien ministre), Jean-Paul BACHY (président de la Région Champagne Ardenne), Etienne BUTZBACH (maire de Belfort, MRC), Gérard CHARASSE (député de l’Allier, PRG), Augustin DUMAY (violoniste), Maxime DUMONT (responsable syndical, CFDT), Jacques DURON (responsable syndical, UNSA),  Daniel FONTAINE (maire d’Aubagne, PCF), Caroline FOUREST (essayiste), Eric GAUTIER (président du Conseil général des Deux-Sèvres, PS), Daniel GOLDBERG (député de Seine Saint Denis, PS), Rémi LEFEBVRE (universitaire), Jérôme LAMBERT (député de la Charente, PS), Marie-Noëlle LIENEMANN (ancienne ministre), Alain LIPIETZ (Les Verts), Jean MICHEL (député du Puy de Dôme, PS), Stéphane PEU (vice président de l’agglomération Plaine Commune -Saint Denis, PCF), Paul QUILES (ancien ministre), Lucile SCHMID (Europe Ecologie), Emile ZUCCARELLI (maire de Bastia, PRG).

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 10:05

Sarko-foot.jpgEuro-2016.jpgJe ne résiste pas au plaisir de publier ce message humoristique que m'adresse un ami, particulièrement attentif à la communication présidentielle!
 

                                     **************
Bonjour Paul,
Tu as vu que notre président avait mouillé la chemise pour emporter le morceau? Le championnat d'Europe de foot en France en 2016!
Tu te rends compte: 15000 emplois pour construire des stades ....
Trop fort le mec!
Si ce n'était pas "joué" d'avance, il m'étonnerait quand même qu'il se soit déplacé.
15000 emplois d'accord, mais va falloir faire des charters de ... turcs, et autres maçons "bronzés" que Besson expulse aujourd'hui, car s'ils ont des truelles, ils n'ont pas de papiers!
15000 emplois d'ici 2016: bravo, mais nos journalistes annonçaient en fin du même journal que Pôle emploi avait enregistré 15700 chômeurs pour le seul mois d'avril 2010......
Déjà un match nul....complètement nul.

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 09:50

retraite-60-ans.jpg     Passons sur l’amnésie du Figaro qui titrait hier en 1ère page : « Sarkozy dénonce l’héritage Mitterrand » et en sous-titre : « La France aurait moins de problèmes si son prédécesseur s'était abstenu d’abaisser l'âge légal de la retraite » !

    Auraient-ils déjà oublié que J. Chirac a été Président de la République pendant 12 ans avant l’arrivée de N. Sarkozy à l’Elysée ? Quelle ingratitude, surtout si l’on se souvient que ce dernier a été son ministre à plusieurs reprises…

    Mais venons en plutôt au fond de cette étonnante et tardive mise en cause. 

    Petit rappel : lors de la campagne présidentielle de 1981, François Mitterrand avait présenté aux Français 110 propositions, précises et touchant à tous les domaines de la vie nationale et internationale. Même si ce programme date d’il y a près de 30 ans et si le monde a connu beaucoup de bouleversements depuis, il est intéressant de constater qu’il s’agissait d’engagements cohérents, correspondant à des besoins forts de la société française et clairement exprimés. La plupart de ces engagements ont été respectés.

    Tel a bien été le cas de la proposition 82 (« Le droit à la retraite à taux plein à partir de 60 ans »), qui a trouvé sa traduction dans l’ordonnance du 26 mars 1982 fixant l'âge légal de la retraite à 60 ans à partir du 1er avril 1983.  

    Il est cocasse que le Président actuel mette en cause celui qui a respecté ses engagements de 1981, alors que lui-même n’hésite pas à contredire ce qu’il déclarait lui-même il y a 2 ans : "Je dis que je ne le ferai pas. Je n'en ai jamais parlé au pays. Et cela compte pour moi. Je n'ai pas de mandat pour cela".

    Encore plus cocasse….et assez incroyable, le même N. Sarkozy avait assuré en janvier 1993 que son parti, le RPR, n'avait «pas l’intention, bien sûr, de remettre en cause la retraite à 60 ans….Nous avons toujours été pour la retraite à 60 ans…J’ai voté pour le RMI et pour la retraite à 60 ans, que les choses soient claires».

    Que les choses soient claires : j’allais le dire !!

 

    Quant à savoir comment faire pour que la France ait, selon sa formule  « moins de problèmes », N. Sarkozy devrait plutôt s’interroger sur la succession des erreurs et, parfois même, des fautes, qu’il aurait pu éviter depuis 3 ans. Nous aurons certainement l’occasion d’y revenir…. 

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18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 17:13

Ciceron.jpgUne amie, particulièrement optimiste (!), me fait remarquer que, plutôt que de

 me référer à Molière ,

j'aurais dû citer la belle exhortation suivante:

 

"Les finances publiques doivent être saines, le budget doit être équilibré, la dette publique doit être réduite, l'arrogance de l'administration doit être combattue et contrôlée et l'aide aux pays étrangers doit être diminuée, de peur que Rome ne tombe en faillite. La population doit encore apprendre à travailler au lieu de vivre de l'aide publique."

 

Ces paroles ont été prononcées par

Cicéron

55 ans avant Jésus Christ.

Cela ne vous rappelle rien?

Pas rassurant....

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16 mai 2010 7 16 /05 /mai /2010 16:02

Diafoirus.jpgQue de questions sur la crise actuelle! La crise est-elle finie? De quelle crise s'agit-il d'ailleurs: crise financière, crise bancaire, crise sociale, crise politique, crise de l'Europe, crise de l'euro? Quelle sera le prochain soubresaut? Y a-t-il des solutions?

     Plus je lis, plus j'écoute les analyses et les prises de position des économistes, des responsables politiques, plus je me dis que les Français, les Européens et même les Américains doivent être perdus! Et, devant les vérités succesives, les erreurs de diagnostic, les solutions "miraculeuses" qui échouent, la question la plus grave et la plus lancinante est certainement: qui croire?

     Il est certain que nos Diafoirus modernes, tels les médecins de Molière* qui prétendaient soigner toutes les maladies par des clystères, des saignées et des purges, ne sont plus crédibles en proposant chaque jour la rigueur, l'austérité, les coupes dans les budgets sociaux, sans se rendre compte que le remède risque de tuer le malade.

    Pour essayer d'y voir plus clair, j'ai sélectionné trois textes, dont je vous recommande la lecture:

 

    1- une analyse extraite du rapport parlementaire sur le projet de loi de finances 2010, dans laquelle le député (UMP) Gilles Carrez montre que les baisses d'impôt et les "niches fiscales" créées depuis 2000 ont privé l'Etat de 100 milliards d'euros de recettes! Alors que l'on cherche des financements pour les retraites, pour la réduction du déficit budgétaire, pour les invetissements d'avenir, M.Fillon ose proposer une économie de 2 milliards sur les "niches fiscales" et envisage une réforme des retraites qui rabotera les revenus les plus modestes.....Comme disait Molière: "Clysterium donare, Postea seignare, Ensuitta purgare"

                      Lire le texte

 

    2- un intéressant article du prix Nobel d'économie Paul Krugman sur l'erreur des Européens, qui, depuis Maastricht, ont omis de mettre en place la gouvernance économique indispensable pour gérer une monnaie unique.

                      Lire l'article du New York Times

 

    3- un long, mais pertinent texte de Frédéric Lordon ("Crise, la croisée des chemins"), qui considère que sauver les finances publiques grecques ne sauvera pas le système. En voici un extrait:

"A supposer que le calme revienne prochainement, il serait tout à fait temporaire. Le plan grec est auto-invalidant ! La brutalité de la récession qu’il va produire condamne le rétablissement budgétaire à être toujours à la traîne de l’effondrement des recettes fiscales et tous les efforts mis à réduire le déficit aboutiront à le creuser davantage (ou à le maintenir très haut) ! C’est pourquoi si elle ne vient pas aujourd’hui, l’heure de vérité sonnera d’ici douze ou dix-huit mois, lorsqu’on s’apercevra de cette dynamique du désespoir et que, la solvabilité grecque apparaissant pour ce qu’elle est, à savoir irrattrapable dans ces conditions, il faudra bien rendre les armes et passer à autre chose."

                         Lire le texte

____________________________________________________________

* Molière- Le Malade Imaginaire (acte III, scène XIV, 3ème intermède)

     - BACHELIERUS:  Clysterium donare,

                                  Postea seignare,

                                  Ensuitta purgare

    - CHORUS: Bene, bene, bene, bene respondere:

                      Dignus, dignus est entrare

                      In nostro docto corpore.

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 18:57

Buzz   L'histoire de l'humanité est jalonnée de découvertes d'outils et de procédés utiles à l'Homme et qui ont permis son développement, mais dont l'utilisation peut être détournée et mettre alors en danger ceux qui les utilisent ou ceux contre qui ils sont employés.

    Les nouvelles technologies de communication font partie de ces outils et il serait stupide, comme on l'entend parfois, de les condamner au motif que certains de leurs usages sont jugés dangereux ou d'une utilité discutable. Elles représentent une formidable avancée pour les hommes, qui disposent désormais d'une capacité sans précédent de s'instruire et de s'informer sans intermédiaire.

    Je me souviens d'un discours que j'ai fait au Japon, au début des années 90, au cours d'une visite ministérielle où je présentais les technologies françaises de télécommunications. Lorsque j'ai annoncé la perspective d'une information instantanée et mondialisée avant la fin du siècle, j'ai rencontré quelques sourires moqueurs.

    Et pourtant, les choses sont allées très vite. Le phénomène s'accélère même de façon impressionnante et nous ne sommes qu'au début de l'explosion entraînée la conjonction du numérique, de la miniaturisation et des télécommunications. Les innombrables développements promis par des innovations comme l'iPhone ou l'iPad posent quand même la question de l'utilité de certaines applications censées répondre à des besoins...créés pour l'occasion.

    Il n'est cependant pas question de contester l'utilité de cet outil exceptionnel pour rapprocher et instruire les hommes. Par contre, il me semble indispensable de s'interroger sur les risques d'une utilisation détournée, qui le rendrait dangereux, aliénant et qui pourrait le transformer en moyen de manipulation.

    Cette réflexion salutaire devrait être abordée de façon directe et sérieuse, notamment avec les plus jeunes, en évitant les anathèmes (les "ringards", les "archaïques") et les affrontements caricaturaux (les "pour" et les "contre").

    J'ai bien aimé à ce propos l'intervention courageuse de Barack Obama, qui, devant des étudiants de l'université de Hampton, a osé émettre des réserves sur les bienfaits des nouvelles technologies, regrettant que .  l'information devienne "une distraction, une diversion, une forme d'amusement, plutôt qu'un outil d'épanouissement ou un moyen d'émancipation";

    Le président américain a ensuite regretté que "certaines informations les plus folles" puissent "rapidement être amplifiées" par des blogs ou des stations de radio. "Tout cela non seulement met de la pression sur chacun de nous, mais aussi sur notre pays et notre démocratie", a-t-il jugé.

            Lire l'article du Point.fr à ce sujet.

  

    Puisque j'ai évoqué la possibilité de manipuler avec les nouveaux moyens de communications, je vous suggère de lire cette dénonciation par le journaliste Daniel Schneiderman du "buzz" organisé sur Internet pour imposer (!) un point de vue. En voici un extrait:

 

    "Loin de moi, l'intention sacrilège de critiquer ce merveilleux instrument, que sont les sondages, et qui offre de si délicieux aliments au buzz du matin. Pourtant, une descente dans les profondeurs du même sondage Ifop-Match, sous-section popularité, recèle bien des mystères. Pourquoi Borloo a-t-il gagné cinq point de "bonnezopinions" depuis avril ? Pourquoi Lang en a-t-il perdu 6 ? Pourquoi Morin en a-t-il gagné 7 ? Pourquoi Devedjian en a-t-il perdu 4 ? Quelles interventions décisives, quels actes courageux, quels prodiges d'éloquence, de ces très estimables personnalités, expliquent de telles variations ? Envoyez vos perspicaces réponses au site.
    Vous n'en savez rien ? Rassurez-vous : les buzzeurs non plus. Et pourtant, ils buzzent, c'est leur fonction, avec une unanimité qui rappelle les jités de lundi, s'ouvrant comme un seul homme sur les miraculeux rebonds boursiers, qui indiquaient évidemment, c'était entendu, que l'Euro avait terrassé la spéculation. Le point commun des traders et des journalistes politiques, c'est le panurgisme. Et un toujours stupéfiant court-termisme. Seul existe l'instant présent. Leurs facultés cérébrales semblent s'être racccourcies à 24 heures environ. Le chiffre éphémère, le chiffre dérisoire, le chiffre indéchiffrable, est leur aliment quotidien."

    Consulter cet article sur le site "Arrêt sur images"

 

    Enfin, je vous recommande, dans un autre style, cette tribune assez décapante de Michel Onfray publiée par le Monde, sur les dégats du fonctionnement "compulsif" des rubriques de commentaires sur Internet. 

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10 mai 2010 1 10 /05 /mai /2010 10:26

    Quilès, Rocard, Juquin avec le JDD    Comme chaque année, me reviennent en mémoire tous les instants de cette journée exceptionnelle. Il faut dire que je les ai vécus, comme directeur de la campagne de François Mitterrand, avec une intensité et une émotion particulières.

 

   Je pense notamment à ma conversation téléphonique avec François Mitterrand vers 18h30, pour lui annoncer que les sondages "sortie des urnes"

le donnaient gagnant.

 

    Je pense aussi, bien sûr, à la fantastique fête que j'ai organisée place de la Bastille

en ce soir du 10 mai 1981 .

 

    Afin que ces beaux souvenirs ne se transforment pas en nostalgie, il faut que la gauche n'oublie pas

 le message fort de François Mitterrand*,

 toujours d'actualité:

FM 1à mai

 « Je crois pour demain comme hier à la victoire de la gauche, à condition qu’elle reste elle-même. Qu’elle n’oublie pas que sa famille, c’est toute la gauche. Hors du rassemblement des forces populaires, il n’y a pas de salut. » 

 

Souhaitons que pour le 30ème anniversaire de la victoire du 10 mai, dans un an, la gauche fasse la preuve qu'elle n'a pas oublié son message et que, par son rassemblement, elle se prépare à  donner une traduction concrète à l'espérance de millions de Français.

 

Message aux socialistes lors du Congrès du PS de Liévin (18, 19 et 20 novembre 1994)

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5 mai 2010 3 05 /05 /mai /2010 16:32
Ecole photo DépêcheAu moment précis où les plus hautes autorités de l'Etat s'intéressaient à la façon d'éviter la violence à l'école,
j'inaugurais la nouvelle école bioclimatique
de Cordes sur ciel.
Il m'a semblé intéressant et même symbolique à cette occasion de montrer dans mon discours que certains bâtiments favorisent le "vivre ensemble".
Dans cette nouvelle école, le confort, l'agrément de vie, les équipements modernes, les préoccupations écologiques ne sont pas un luxe ou un effet de mode. Ce sont autant d'éléments qui facilitent la pédagogie et contribuent à former des enfants moins enclins à la violence si souvent présente dans notre société.
Voir aussi sur ce blog:
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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 21:51

Ce texte de Rémi Lefebvre,

Professeur de sciences politiques à l’université Lille 2

et membre du Conseil politique de Gauche Avenir,

est le résumé d'un article publié

dans Le Monde diplomatique (mai 2010).

 

     « Nous pensons que s’il y a peu de candidats aux primaires du PS, entre quatre et cinq, nous pouvons faire un scrutin à deux tours sans difficulté. En revanche, s’il y a un grand nombre de candidats, nous ne voudrions pas passer des mois à porter une dizaine de candidatures. Ce serait peu lisible, incompréhensible (…) Nous ferons, avant l’été 2011, une sorte de préqualification[i]»

 

     Dans un passé pas si lointain, le député et secrétaire national du PS à la rénovation, M. Arnaud Montebourg, prônait la suppression de l’élection présidentielle au suffrage universel direct. Le 13 avril, il a remis un rapport sur l'organisation de primaires aux instances du parti.

      Les militants socialistes seront appelés à l’approuver par vote, le 20 mai prochain. Dès l'été 2011, ce processus doit permettre de désigner le candidat socialiste – et peut-être celui d’une partie de la gauche – à l’élection présidentielle de 2012. Pour la première fois, ces primaires « ouvertes et populaires » concerneront tout le corps électoral. Pour y prendre part, il suffira d’être inscrit sur les listes électorales, de s’acquitter d’une cotisation volontaire destinée à leur autofinancement et de signer une déclaration marquant son adhésion aux « valeurs de gauche ».

     Pour ses promoteurs, ce nouveau mode de désignation offre un moyen efficace de trancher la question lancinante du « leadership » – nouveau mot fétiche du discours socialiste et médiatique – de « déverrouiller » un parti miné par les divisions et d’élargir la base de légitimité du futur candidat. Présentée par les médias comme une forme de « démocratisation » – puisqu’elle donne aux sympathisants un rôle qui relevait jusque là du monopole des adhérents –, cette nouvelle procédure consacre en fait la dépolitisation du débat public et la dévaluation du militantisme.

     Selon toute évidence, la procédure départagera des leaders avant de trancher des options idéologiques ou programmatiques. Elle entérine la délégitimation d’une forme héritée du mouvement ouvrier, le parti, qui, renvoyé à une forme d’archaïsme, est voué à ne plus être à l’avenir qu’une machine électorale. Le PS se conforme ainsi, jusque dans son fonctionnement interne, à la présidentialisation du régime de la Cinquième République – renforcée par M. Nicolas Sarkozy – qu’il cherchait jadis à subvertir. La personnalisation de la vie politique, donnée jugée intangible, est de fait avalisée par les socialistes comme l’horizon indépassable de la démocratie – à l’instar de l’économie de marché.

     Comment les primaires se sont-elles imposées comme « la » solution procédurale à la « crise » que traverserait le PS ? C’est la conjonction de l’activisme d’une coalition  – associant outsiders du jeu interne, le think tank Terra nova et une partie de la presse de centre gauche – ainsi que la lente décomposition organisationnelle du parti, sa désidéologisation et son incapacité à se « rénover » qui ont rendu possible, pensable et « incontournable » ce nouveau mode de désignation.

     Les primaires renforcent une tendance qui s’était déjà manifestée au PS lors de l’élection de 2007, marquée par un premier glissement vers la « démocratie d’opinion » et l’affaiblissement des logiques partisanes. Consacrée « présidentiable » par les médias, Mme Ségolène Royal avait largement contourné le parti, disqualifiant son « appareil » et ses « éléphants » et s’imposant dans l’opinion, avant d’être investie par les militants qui avaient entériné le verdict des sondages. S’émancipant alors significativement de leur tradition historique, ceux-ci choisirent la porte-parole qui optimisait le mieux leurs chances collectives de victoire et non celle qui incarnait leur préférence programmatique ou idéologique. Mme Royal fut ainsi désignée sans avoir conquis préalablement le leadership au sein de son parti (à l’inverse d’un François Mitterrand ou d’un Lionel Jospin) ni exercé de responsabilités éminentes en son sein.

(….)

     Le PS est l’héritier lointain d’une tradition issue du mouvement ouvrier qui valorise la légitimité militante. Celle-ci renvoyait à l’idée d’avant-garde théorisée par le marxisme qui fut longtemps une des matrices idéologiques du socialisme français. Dans cette perspective, le parti est un outil d’émancipation, aux avant-postes de la société. Il l’éclaire, la structure, l’encadre, la politise, donne aux dominés « la science de leur malheur ,» pour reprendre l’expression de Fernand Pelloutier[ii]. Ce modèle, le PS ne l’a jamais historiquement pleinement incarné, mais il constituait une fiction nécessaire.

     C’est cette conception du parti comme creuset politique, lieu de délibération, d’éducation de mobilisation qui est aujourd’hui démonétisée. Le militant est en quelque sorte dépossédé de ses prérogatives traditionnelles. A quoi bon militer dans un parti politique si rien ne distingue le militant du sympathisant ? Si les frontières du dedans et du dehors du parti disparaissent ? Si l’opinion tend à faire le parti (ou le défaire) et si les médias font l’élection ?

     Incapables de se « rénover », les socialistes installent et légitiment l’idée que le PS lui-même est dépassé, qu’on peut en faire l’économie. Plus : si on ne peut  le changer, pourquoi ne pas le liquider ? 



[i] Arnaud Montebourg, France Inter, 13 avril 2010.

[ii] Une des grandes figures du syndicalisme au XIXe siècle, qui a développé les Bourses du travail. 

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Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez