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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 17:48

L'ensemble des débats du forum
"La gauche, c'est nous",
organisé par Gauche Avenir
le 28 janvier 2010,
est maintenant diponible sur le site du club.
Pour écouter les 20 interventions
cliquer ici

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Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 11:14

Freche.jpgL'affaire Frêche ne concerne pas seulement quelques départements du sud de la France. Elle est révélatrice d'un malaise profond qui touche l'ensemble du monde politique.
   Pour ma part, cela fait des années que je mets en garde contre les conséquences de la dérive populiste du président de la région Languedoc Roussillon, bien loin des valeurs de la gauche (
voir sur ce blog).
    Il est regrettable que la direction du PS, après avoir exclu G.Frêche, n'ait pas adopté plus tôt la position ferme qu'elle a décidé de prendre aujourd'hui.
    Les soutiens que lui apportent en ce moment certains responsables socialistes (et non socialistes!) sont confondants. Ils relèvent à l'évidence de lamentables petits calculs.     
    Ils prouvent un peu plus le besoin urgent de redéfinir ce que sont véritablement les valeurs de la gauche.
   C'est pourquoi j'apprécie tout particulièrement  
cette prise de position argumentée et solide des élus socialistes du Gard, publiée ce matin sur le site de Rue 89.
    Je vous invite vivement à relayer ce message de salubrité politique!

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 12:37

inegalites.jpg     Dans la période de grave crise économique et sociale que nous traversons, les citoyens, quel que soit leur statut (travailleurs, chômeurs, retraités…..), sont particulièrement sensibles aux injustices et aux inégalités.

     Il faut dire que l’actualité est riche en excès difficiles à supporter et, pour beaucoup de Français, difficiles même à comprendre. La reprise des bonus, les résultats exorbitants des banques, les salaires indécents de certains grands chefs d’entreprise …..tout ceci a de quoi choquer, quand on sait par exemple que 600 000 chômeurs en fin de droits risquent de ne pas être indemnisés cette année ou que 3,5 millions de personnes sont logées dans des conditions indignes !

     C’est dans ce climat que le gouvernement et l'UMP cherchent à affoler l’opinion avec des phrases fortes et définitives (« il faut sauver le système de retraites », « il faut sauver la sécurité sociale »), à partir de chiffres présentés comme des évidences.

     Ecoutez-les justifier des mesures qui affaiblissent notre système de santé, pour résorber le déficit de la sécurité sociale….en oubliant que celui-ci est du même ordre de grandeur que le montant des exonérations de cotisations (30,7 milliards € en 2008).

     Ecoutez-les préparer une réforme des retraites qui va accentuer les inégalités et la précarité….en oubliant que d’autres réponses sont possibles (voir sur ce blog « le devoir de clarté de la gauche »).

     Ecoutez-les annoncer les mesures de RGPP* destinées à réduire le déficit du budget de l’Etat (149 milliards €), en se focalisant sur le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux…alors que ce dispositif ne rapportera que 500 millions €, soit 0,5% du déficit !

     La gauche, qui dit vouloir lutter contre les inégalités, doit avoir le courage et la volonté de:

1) poser clairement les problèmes, sans s’abriter derrière des slogans ou des formules ;

2) proposer des choix destinés à modifier la répartition des richesses et des charges, pour que la solidarité ne soit pas un vain mot, ce qui implique de dire qui gagnera et qui perdra ;

3) débattre des priorités, car on voit bien par exemple qu’il ne sera pas possible de faire disparaître toutes les exemptions -les fameuses « niches »- sociales et fiscales**, causes de tant d’injustices et de pertes de recettes. Certaines présentent un intérêt économique ou social (recherche, emploi…), mais ce n’est pas le cas de bon nombre d’entre elles. Pour ne prendre que quelques exemples:
- L’exonération fiscale et sociale des heures supplémentaires, mesure coûteuse (3 milliards €) et scandaleuse en période de chômage
- Le « bouclier fiscal », moins coûteux (700 millions €) mais tout aussi scandaleux, puisqu’il concerne moins de 20 000 personnes et qu’un millier d’entre elles ont touché environ 500 millions € !
- La TVA à 5,5% dans la restauration (2,4 milliards €), cadeau aux effets particulièrement faibles, notamment sur le niveau des prix.
- L
’exonération d’impôt sur les sociétés des plus values de cessions de filiales***. Grâce à l’opiniâtreté de Didier Migaud, Président de la commission des finances de l’Assemblée nationale, on a découvert que ce  cadeau fiscal, accordé par le Ministre des finances en 2004 (un certain N. Sarkozy !), a coûté à l’Etat 22 milliards € sur 3 ans…une bagatelle qui équivaut au déficit de la sécurité sociale en 2009 !! 

 

     Relever les omissions de la droite et ses présentations fallacieuses–qui sont autant de mensonges- est indispensable, mais ce n’est pas suffisant.
     Dans ce domaine si sensible de la justice sociale et fiscale, d’autres choix, à condition qu’ils soient débattus puis présentés par l’ensemble de la gauche, peuvent mobiliser une majorité de Français et leur rendre l’espoir qu’une autre politique que celle qu’ils subissent depuis plusieurs années est possible.

_______________________________________________
 

* Révision Générale des Politiques Publiques

** Ces niches représentent 140 milliards € chaque année (voir l’excellent dossier publié à ce sujet par Libération le 28 janvier 2010)

*** Ce dispositif permet aux entreprises de ne pas payer d’impôt sur les plus- values encaissées lors de la vente de filiales ou de participations, à condition de les avoir détenues au moins 2 ans. C’est ainsi que le groupe Danone a pu économiser 500 millions € !

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 14:30

Tribune publiée par Le Monde.fr
et que j'ai signée avec

Marie Noëlle Lienemann, David Cayla (économiste), Gérard Gaumé et Maxime Dumont (syndicalistes), membres du Conseil politique du club Gauche Avenir

 

            Depuis une vingtaine d’années, les replâtrages successifs des régimes de retraite n’ont répondu en aucune façon au problème de fond, tel qu’il est généralement posé : comment garantir à la fois le financement du système et le pouvoir d’achat des retraités ? Ils ont même, d’une certaine façon, aggravé les injustices et les inégalités de notre système.

            Cette question complexe, préoccupation majeure des Français, mérite mieux que les approximations, les positionnements tactiques, les campagnes politiciennes et les discours mystificateurs. La gauche ne doit pas tomber dans ce panneau et, sous prétexte de prouver son « réalisme »,  l’asseoir sur de fausses solutions.

            Il lui faut d’abord poser le bon diagnostic et rappeler quelques vérités peu fréquemment mises en avant. Ainsi, l’allongement continu de la durée de cotisation, l’indexation des pensions sur les prix (et non plus sur les salaires) et la remise en cause de droits sociaux spécifiques ont eu pour conséquence de faire fondre le niveau des pensions. Alors que la moyenne des pensions versées aux retraités actuels s’établit à 1300 euros, de nombreux retraités (surtout des femmes) touchent moins de 1000 euros par mois. Par ailleurs, plus de 600 000 personnes ne bénéficient que du minimum vieillesse, soit 677 euros par mois. Enfin l’OCDE a montré[1] que la France est un pays très inégalitaire dans le versement des pensions.

            La gauche doit aussi dénoncer l’idée, vieille antienne des tenants de la pensée unique, selon laquelle la répartition serait incompatible avec l’allongement de la durée de la vie. Plus on vit vieux longtemps, plus on touche de retraite et plus il serait difficile de la financer : l’équation paraît simple et imparable. On comprend que le gouvernement s’en saisisse pour faire peur. Il doit préparer une négociation difficile avec les syndicats de salariés dans le cadre du rendez-vous de 2010 et cherche à tout prix à faire passer pour une réforme l’allongement de la durée de cotisations des salariés.

            Face à cette menace de régression sociale, la gauche doit au contraire défendre ses valeurs et montrer  qu’elle n’adhère pas à cette logique. L’augmentation de l’âge légal de départ en retraite au moment où la crise fait exploser le nombre de chômeurs et où les générations de jeunes qui entrent sur le marché du travail ne trouvent pas d’emploi ne peut en aucun cas être une solution. Au mieux, cette méthode de « sapeur Camembert » permettrait de combler le trou des régimes de retraite en agrandissant le trou de l’indemnisation des chômeurs et du RSA. Au pire, allonger la durée d’activité entraînerait un accroissement des inégalités entre les générations et entre les salariés du haut de l’échelle (qui pourront effectivement travailler plus et toucher une bonne retraite) et ceux du bas de l’échelle, qui sont les premiers à être licenciés à 55 ans et qui doivent alors se contenter d’une retraite incomplète.

            Repousser l’âge de la retraite ne conduirait pas à un accroissement de la période de travail. En effet, depuis la réforme de 2003, malgré l’allongement de la durée de cotisation, le taux d’emploi des 55-65 ans n’a pratiquement pas bougé et se situe toujours en dessous de 40%. L’âge moyen de cessation d’activité, quant à lui, s’établit autour de 58 ans. Dans ce contexte, proposer de travailler jusqu’à 61 ou 62 ans est une fausse bonne idée, qui aurait pour conséquence de grossir les rangs des chômeurs et des retraités pauvres. Seule une minorité de cadres supérieurs pourrait alors bénéficier d’une pension complète.

            La gauche ne peut pas accepter qu’une telle situation se maintienne et elle doit refuser toute réforme qui conduirait à accentuer les inégalités et les injustices. Il n’est naturellement pas question de nier qu’il existe un problème du financement. De nombreuses solutions sont imaginables et il faut en débattre.

            Par exemple, il est possible de faire participer davantage les revenus du capital au financement de la protection sociale. Pourquoi ne pas instaurer une cotisation spéciale pour les entreprises qui abusent du travail précaire et qui ne jouent pas le jeu des négociations salariales ? On peut aussi envisager de mettre à contribution les revenus non salariaux, tels que les primes, les bonus, l’intéressement et la participation, les stocks options ou encore les indemnités que reçoivent certains grands patrons. Tous ces revenus sont aujourd’hui pratiquement absents du financement des retraites.

            Enfin, il ne faut pas craindre de proposer une hausse des taux de cotisations des employeurs et des employés, ce que suggèrent d’ailleurs les Français en premier lieu dans les sondages d’opinion. Cette hausse pourrait même être compensée par des augmentations salariales et une véritable politique d’emploi, dans la mesure où des salaires plus élevés et un emploi plus important facilitent le financement du régime de retraite.

            C’est par un diagnostic et des propositions de cette nature, loin des analyses de la droite et du gouvernement, que la gauche crédibilisera sa démarche visant à bâtir un système de retraites plus juste et plus solidaire. C’est ainsi qu’elle pourra rassembler une majorité de Français.



[1]  Dans une étude de 2007, l’OCDE montre que la France, avec un revenu de remplacement net moyen représentant 62,8 % du salaire médian, contre 72.1 % dans les pays de l'OCDE et se situe au 21ème rang sur les 31 pays en matière de générosité de son système de retraite.

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 13:46

Rassemblement-populaire-36.jpgCet article, que j'ai signé
avec Marie Noëlle Lienmann,
a été publié
sur le site MEDIAPART
            

 

           
           Un retour sur le passé peut parfois aider à comprendre les contradictions de notre époque. Il ne s’agit naturellement pas de plaquer des recettes d’hier sur une situation d’aujourd’hui, mais il arrive que l’on puisse tirer des leçons utiles d’évènements forts de notre histoire.

            C’est ainsi que l’on considère le 6 février 1934 comme une date noire de notre « calendrier politique ». Ce jour là, une grande manifestation de l’extrême droite face à l’Assemblée Nationale dégénère dans un affrontement sanglant avec les forces de l’ordre. On se souvient moins du 12 février 1934, qui vit la gauche et les républicains se mobiliser contre les ligues fascisantes, dans une dynamique unitaire qui débouchera sur le Front Populaire et permettra la victoire de la gauche en 1936.

            Replongeons-nous dans le contexte de l’époque. Au lendemain du 6 février, se constituent  plusieurs comités antifascistes. Ils  réunissent des socialistes, des radicaux et des représentants de divers groupes de gauche, mais pas de communistes. A l’époque, de lourds clivages idéologiques persistent entre les deux grandes branches du mouvement ouvrier. Et en dépit d’un péril redoutable, les logiques d’appareils poussent chaque parti à prendre des initiatives propres et séparées. Le 9 février, le PCF et la CGTU organisent un grand rassemblement place de la République, contre le fascisme et pour dénoncer les ambiguïtés du gouvernement. La SFIO préfère, elle, relayer par une manifestation l'appel de la CGT à la grève générale pour le 12 février.

            Ce jour là, le PCF décide de se joindre à la manifestation et il place des groupes et des orateurs tout le long du cortège, espérant attirer à lui les militants socialistes. Mais c’est un tout autre scénario qui va s’imposer. Le peuple de gauche a d’autres priorités que la préoccupation des dirigeants des partis d’exercer le rapport de forces. Il a sans doute une conscience plus aigue du danger et de la nécessité d’imposer une autre politique. On voit alors la base communiste se joindre au cortège socialiste et, aux cris de "Unité ! Unité !",  les militants des deux partis défilent côte à côte.

            C’est donc un mouvement populaire puissant qui s’impose, contre la volonté des états-majors et des dirigeants des deux grands partis, malgré les ressentiments profonds qui se sont accumulés depuis près de 15 ans entre socialistes et communistes et malgré de réels désaccords idéologiques et politiques. La manifestation unitaire du 12 février 1934  préparera les esprits à l'idée du rassemblement de la gauche, des partis et, bien au-delà, des associations, des syndicats, de personnalités et d’intellectuels. C’est ainsi que le terme de Front populaire prendra tout son sens.

            La crise profonde que nous vivons n’est pas comparable à celle de 1929. Certes, la situation économique et sociale est très préoccupante et des dérives inquiétantes montrent que notre société perd ses repères et que parfois, les esprits s’égarent, comme on l’a vu avec certaines réactions malsaines qui ont jalonné le récent «  débat » sur l’identité nationale. Pourtant, la donne a radicalement changé, notamment en raison des nombreuses conquêtes sociales remportées depuis cette période. Quant à la menace fasciste, elle n’a fort heureusement pas la même acuité.

            En revanche, l’état de la gauche, ses divisions, une surestimation de la nécessité d’affirmer un rapport de force entre partis, révèlent d’étranges similitudes. Aujourd’hui comme hier, il est à craindre que les appareils politiques soient incapables, sans une pression populaire, de se dépasser, d’offrir un nouveau cadre unitaire où pourra s’exprimer la diversité de la gauche et du mouvement écologiste, où auront envie de s’engager toutes ces femmes et hommes qui aspirent à une victoire de la gauche en 2012 : une victoire pour changer leurs conditions de vie, notre société, notre mode de développement.

            Dans l’histoire politique de la France, les années 30 ont été un moment d’affrontements majeurs, à forte visibilité, où les citoyens étaient interpelés. Aujourd’hui, ce qui marque notre période, c’est plutôt un apparent désintérêt et l’abstention, manifestations d’une crise démocratique et politique réelle. La division de la gauche, son incapacité à s’unir autour d’objectifs porteurs d’espoirs, les querelles personnelles, les jeux d’appareil constituent autant de facteurs aggravants. Il faut donc inventer des formes nouvelles de mobilisation citoyenne, pour imposer à nouveau le slogan  « unité, unité » et lui donner un contenu, afin qu’il devienne le départ d’un nouveau rassemblement des forces populaires, porteur de progrès, d’espérance et de victoire !

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Published by Paul Quilès - dans Réflexions à haute voix
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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 00:11

"La gauche a perdu le sens du peuple.
Le divorce avec les catégories populaires n’est pas seulement en cause. Le phénomène est plus profond. La gauche ne « représente » plus la société à tous les sens du terme (incarner, donner une image de, figurer, défendre les intérêts de…)......"
Lire la suite de ce très intéressant article de
Rémy Lefèbvre
sur le site de Gauche Avenir

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 12:39

profits.jpgL'abondance de l'information et son caractère trop souvent superficiel nous empêchent de mesurer l'ampleur des désordres qui touchent notre planète. Il n'y a pas que le réchauffement climatique qui la menace....
Au cours de mes dernières lectures, j'ai été frappé par quelques chiffres qui donnent à réfléchir.

- L'objectif de la scolarisation des enfants.

L'ONU avait fixé comme "objectif du millénaire" la réalisation de l'enseignement primaire universel pour 2015. Or, il apparaît qu'il restera 56 millions d'enfants non scolarisés à cette date!
Quand on sait l'importance de l'éducation pour aider à sortir des populations du sous développement et de la misère, on peut s'indigner, en constatant avec Kevin Watkins (rapporteur pour l'UNESCO) que les 11,7 milliards de dollars nécessaires pour réaliser la scolarisation pour tous "représente environ 2% des montants mobilisés pour sauver seulement 4 grandes banques des Etats-Unis et de Grande Bretagne!".

- L'abandon par Barak Obama du projet de retour des Américains sur la Lune en 2020.
Sans rentrer dans le détail des raisons techniques et des choix qu'explique cette décision, il s'agit probablement ici du contrecoup de la 2ème phase de la crise économique, qui amène les Etats à se poser la question du remboursement des énormes dettes accumulées. Ils doivent économiser et faire des choix.
Les Etats-Unis, pour leur part, ont choisi: ils continueront à consacrer plus de 700 milliards de dollars aux dépenses militaires....soit autant que l'argent consacré à sauver le système bancaire américain!
D'autres, comme les pays du Sud de l'Europe, vont être amenés, si l'Union Européenne ne les soutient pas, à prendre des mesures douloureuses, aux conséquences sociales imprévisibles.

- Pendant ce temps là, on apprend  dans le Figaro de ce jour que "l'appétit de luxe est de retour "
"Après un coup d'arrêt brutal au lendemain de la faillite deLehman Brothers suivi d'une année à se terrer, les riches de toute la planète ressortent leurs cartes platinium sans fausse honte. La distribution ces jours-ci de bonus records dans la finance à New York, Londres ou Paris ne fera qu'encourager la fièvre après une année de diète".

  Comme disait "l'autre", il faut moraliser le capitalisme.......

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 17:08

                    Communiqué de presse 

      Le club Gauche Avenir, qui réunit des représentants des partis de gauche, ainsi que de nombreux animateurs de la société civile, associations et syndicats, se félicite de la réussite du forum « La gauche c’est nous », qu’il a organisé ce jeudi 28 janvier, à l’Assemblée Nationale. (voir ci-après le compte-rendu sommaire du forum).

        A l’issue de ce forum, suivi par près de 200 personnes, il apparaît que l’idée, défendue depuis des mois par Gauche Avenir, de préparer un accord législatif, rassemblant toute la gauche et les écologistes pour 2012, fait du chemin.

        Elle est même maintenant soutenue publiquement par de nombreux responsables des partis. Il ne faut plus en rester aux mots et aux intentions et associer tous ces militants et personnalités qui, au-delà des partis, constituent des forces vives pour changer la société.

        Alors, vite des Etats Généraux de la Gauche ! Pour cela, Gauche Avenir propose que, compte tenu de l’urgence, soit créé au lendemain des élections régionales, un comité de préparation des Etats Généraux de la gauche.

 

Compte-rendu sommaire du forum 


        
Pendant plus de 4 heures, ce forum, suivi par près de 200 personnes, a permis l’audition d’une douzaine de « grands témoins », personnalités du monde associatif et syndical, puis l’interpellation de responsables politiques des partis de la gauche sur la capacité à porter un projet et une volonté unitaire pour une victoire de la gauche en 2012.

        Le forum a mis en évidence une certaine déception, mais aussi la force des  attentes des responsables associatifs et syndicaux à l’égard des partis politiques de gauche : déception en raison du décalage entre les appareils politiques et le « peuple de gauche », de la division des partis et de l’absence de projet politique ; attentes envers les partis d’une affirmation plus effective des valeurs de la gauche et d’ implication plus forte face aux nombreuses remises en cause dues à la politique de N. Sarkozy.

        Des points d’accord sont apparus entre responsables associatifs et syndicaux et responsables politiques, portant par exemple sur la notion de travail créateur de richesse et porteur de citoyenneté, l’urgence d’une reconnaissance effective des travailleurs dans l’entreprise, dans la société, la réussite scolaire comme ambition collective, la « république laïque et sociale » pour lutter contre les intégrismes et le communautarisme, la solidarité avec tous les exclus, le logement pour tous, la défense et la promotion du service public républicain, l’alter mondialisme et  la social- écologie, la nécessité de mieux associer ceux qui trouvent, notamment chez les jeunes, d’autres espaces d’échanges que la politique, la promotion de la démocratie participative à l’échelon local comme national……

        Ces thèmes et les choix qui doivent en résulter en matière de politique économique, sociale et fiscale, peuvent constituer la base d’un projet prenant en compte les évolutions de la société et rassemblant la gauche autour d’une plateforme de transformation économique, sociale et écologique.

 

 

 

 

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 16:13

C'est fou comme certains responsables politiques oublient vite....
Le 11 décembre 2009, j'ai pris position contre l'acceptation par le PS de la candidature de G. Frêche comme tête de liste en Languedoc Roussillon. Avec Martine Chantecaille et Michael Moglia, nous avions expliqué nos raisons dans une tribune publiée par MEDIAPART (voir sur ce blog).
Il faut relire ce que nous avions écrit alors et notamment cette phrase, malheureusement prémonitoire:
 
"A trop vouloir s’adapter « pragmatiquement » à une réalité présentée comme s'imposant fatalement, les socialistes risquent de se fracasser contre elle."

Voila pourquoi nous venons de faire le communiqué suivant, en espérant être, cette fois-ci,
 entendus:

"Le 11 décembre dernier, nous avons cosigné une tribune demandant à la direction du Parti Socialiste de ne pas prendre acte d’une liste conduite par G.Frêche, exclu en 2007  pour des propos déjà incompatibles avec les valeurs socialistes.

Si nous n’avons pas alors été entendus, les dernières paroles de G.Frêche évoquant la « tronche non catholique » de L.Fabius imposent de revenir sur cette décision.

Par les candidats qu’elle présente, par les alliances qu’elle noue, une liste envoie toujours un message aux électeurs : rien ne peut justifier celui envoyé par une « tête » de liste qui s’appelle G.Frêche."

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 09:00

Logo.jpgLe quotidien Libération a publié une version plus courte de ce texte dans son édition du 28 janvier 2010

    L’élection présidentielle est, depuis 1962, l’évènement majeur de la vie politique française. Les décisions prises en 2000 par L. Jospin (quinquennat et inversion du calendrier) ont malheureusement accentué le phénomène. On peut le regretter, ce qui est mon cas(1), mais on est bien obligé d’en accepter les conséquences.
    La principale d’entre elles est que tous ceux qui participent à l’animation de la  vie politique -partis, commentateurs, médias- ont les yeux rivés en permanence sur l’échéance présidentielle. Logiquement, même s’ils s’en défendent, les états-majors des partis se mobilisent très longtemps à l’avance pour bâtir des stratégies de conquête ou de conservation du pouvoir.
    Dans cette tâche, il est essentiel pour la gauche de ne pas se tromper de diagnostic et de ne pas se laisser abuser par de « fausses évidences ». Il est de loin préférable de partir de constats qui, à défaut d’être des évidences, sont largement partagés à gauche. Contentons-nous ici d’en énoncer quelques uns :
 - au niveau international, c’est la fin du modèle soviétique, les insuffisances du modèle social- démocrate dans la crise économique et sociale actuelle, l’origine structurelle de cette crise, la redistribution des influences entre grandes puissances et blocs, les effets discutables du libre échange généralisé, la nécessité de faire évoluer le fonctionnement et les objectifs de l'’Europe;
 - au niveau national, c’est le rejet d’une certaine forme de monarchie républicaine et l’aspiration à d’autres formes de prise de décision, l’attachement au « modèle social » français, l’éparpillement de la gauche institutionnelle et la floraison de lieux de réflexion et d’organisations diverses, la nécessité pour la droite de faire des concessions aux idées d’extrême- droite, si elle veut l’emporter.
     Bien entendu, il ne suffit pas d’énoncer ces constats pour en déduire automatiquement la conduite à tenir. Par contre, ce qui me paraît plus dangereux, c’est la démarche qui consiste à bâtir une stratégie à partir d’hypothèses considérées comme des évidences, parce que « politiquement correctes » et largement véhiculées par les médias, les politologues et les sondages.
    Toute démarche fondée sur ces « fausses évidences » conduit en effet à coup sûr à l’échec. Par exemple:

 N. Sarkozy est en perte de vitesse, voire en chute libre ; il ne se « relèvera » pas.
C’est un raisonnement de ce type qui a conduit à sous-estimer la candidature de J. Chirac en 2002 (L. Jospin) et en 1995 (E. Balladur), avec les conséquences que l’on connaît.
Même si l’image de N. Sarkozy est abîmée, ce que personne ne conteste, la stratégie de la droite peut fonctionner et l’actuel président être réélu, si la gauche continue à se diviser (projets, candidats). De plus, personne ne paraît en mesure de rivaliser avec N. Sarkozy, l’éventuelle candidature de Villepin ne pouvant agir qu’à la marge et celle de F. Bayrou mordant surtout sur l’électorat de gauche.
Le danger pour la gauche d’accepter cette « fausse évidence» est qu’elle accentue l’émulation entre les nombreux candidats. Quand la victoire semble à portée de main,  chacun pense avoir sa chance. Le combat premier consiste alors à chercher à imposer sa candidature dans son propre camp, en n’hésitant devant aucune surenchère interne et en faisant passer les idées et le projet au second plan.

 Il suffit d’observer les sondages prévisionnels pour déterminer dans quel sens il faut aller.
Fausse évidence encore ! Ceux qui en douteraient feraient bien de méditer ces cinq exemples, pris parmi bien d’autres dans l’histoire politique récente. Que nous disaient en effet les sondages et les commentaires dominants?
- 1981 : « V. Giscard d’Estaing sera élu sans problème. Les socialistes ont commis l’erreur de choisir comme candidat F. Mitterrand, qui a une mauvaise image, au lieu de M. Rocard »
- 1995 : « E. Balladur sera élu dans un fauteuil, face à J. Chirac, au plus mal dans l’opinion »
- 2002 : « L. Jospin devrait l’emporter, face à un président sortant, dont l’image s’est dégradée »
- 2004 : «F. Hollande, proclamé homme de l’année, sera certainement le rival de N. Sarkozy à l’élection de 2007 »
- 2006 : « Les socialistes devraient choisir S. Royal comme candidate, car elle est la seule à pouvoir l’emporter »


 Le PS est le parti dominant à gauche et il peut définir seul son projet et choisir son candidat. Les « autres » seront bien obligés d’accepter ses choix et de rejoindre son candidat au 2ème tour de la présidentielle.

Cette thèse s’appuie sur une appréciation ancienne de la situation politique à gauche et d’une vision erronée des rapports de forces, réduite à l’observation des résultats d’élections, dont la nature est très différente de celle de l’élection présidentielle. Depuis 20 ans et même depuis 10 ans, il s’est passé nombre d’évolutions et d’évènements, qu’il serait dangereux de négliger : les 3 échecs successifs du candidat socialiste à la présidentielle, l’hésitation de certains dirigeants du PS sur la question des alliances, la lutte interne pour le leadership, l’incapacité à imposer une ligne, l’éparpillement de la gauche institutionnelle, l’existence d’un foisonnement d’organisations et de clubs, non assimilables aux partis et souvent peu attirés par eux.
Vouloir forcer l’ensemble de la gauche à entrer dans une conception du combat politique de moins en moins adaptée à cette réalité peut conduire à des affrontements brutaux, avec par exemple une multiplicité de candidatures au 1er tour en 2012, au prétexte de laisser aux électeurs la responsabilité de déterminer le rapport de forces entre les partis. On se souvient de ce qu’il est advenu de cette stratégie en 2002 !

 Les alliances doivent se bâtir à partir de considérations chiffrées, issues des précédentes élections.
Pour arriver à 50%, on imagine des alliances sur la base des résultats des précédentes élections, censées  se reproduire fidèlement et permettre d’atteindre le chiffre qui donne la victoire. C’est ce que j’appelle « la fausse évidence arithmétique ». Elle conduit certains socialistes à lorgner du côté du Modem (en feignant de ne pas savoir que F. Bayrou sera, quoi qu’il advienne, candidat au 1er tour). D’autres, au contraire, considèrent que le faible score du PC aux dernières élections rend inutile la recherche d’alliance de ce côté. D’autres socialistes, enfin, attendent que les prochaines élections régionales viennent fixer le rapport de forces avec les Verts.
Tous ces raisonnements négligent les dynamiques inhérentes à la vie politique, qui s’accentuent au moment des campagnes électorales. Plus grave, ils font l’impasse sur la question du contenu du projet, de sa crédibilité et de sa capacité à mobiliser l’électorat.

 Les primaires sont le meilleur moyen de faire émerger un candidat crédible et reconnu.
Vouloir s’inspirer du système américain ou italien n’a pas de sens, compte tenu des différences considérables institutionnelles, politiques, culturelles et historiques entre nos différents pays. Vouloir s’inspirer de la méthode utilisée par le PS en 2006 et désigner le seul candidat socialiste en accroissant et généralisant le système des « adhérents à 20 euros », c’est déconnecter la primaire du choix des alliances et du projet. De plus, il n’est pas compliqué d’imaginer l’ambiance et les dégâts que créerait un affrontement public, largement médiatisé pendant plusieurs mois, entre 6 ou 7 candidats socialistes, tentés de pratiquer une surenchère médiatique pour mieux convaincre des électeurs qui ne seraient plus des militants. Sans dynamique associant la plateforme, les alliances, le rassemblement de la gauche et le choix du candidat de cette unité à la fin du processus, les primaires sont dangereuses et donc inacceptables…si l’objectif est bien de l’emporter en 2012 !


     La seule solution qui permettra à la gauche de mobiliser une majorité autour d’un projet et de désigner un candidat porteur de ses espoirs est d’adopter une démarche comportant plusieurs temps (2) :
  -  le lancement des Etats généraux de la gauche, rassemblant  non seulement les responsables des partis, mais aussi des personnalités du monde associatif, syndical, intellectuel, représentant les forces vives de la gauche  ;
   - l’élaboration d’un «manifeste pour le changement», issu de ces Etats généraux et fixant les grands engagements de la gauche pour 2012, servant de base à une plateforme législative ultérieure et de charte pour tout candidat à l’élection présidentielle ;
   - l’organisation de primaires, auxquelles participeront les militants et adhérents de toutes les organisations ayant accepté la Charte.

     Cette démarche de «nouveau Front populaire» n’est pas encore très médiatisée. Il est vrai qu’elle n’est pas née autour de l’un de ses 12 candidats potentiels actuels (3) . Elle commence néanmoins à faire son chemin dans les esprits et cela est réconfortant pour tous ceux qui espèrent que la gauche saura se défaire des démons de la division et saisir la chance historique d’offrir une véritable alternative aux Français en 2012.
_____________________________________________


[1]  J’ai été l’un des rares à m’élever contre cette décision

[2]
  C’est dans cet esprit que le club Gauche Avenir organise le 28 janvier le forum « La gauche, c’est nous ». Des représentants des forces vives de la gauche exprimeront leurs attentes et interpelleront des responsables des partis de gauche sur les voies démocratiques nouvelles permettant de construire un projet commun. Voir sur ce blog

[3]  Pour l’instant : 3 candidats « certains », 3 candidats qui se positionnent pour 2017, 3 candidats qui hésitent et attendent (« au cas où… »), 3 candidats non socialistes….cela fait bien 4X3=12

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Published by Paul Quilès - dans Politique française
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Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez