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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 17:43
COUV NUCLEAIRE PRINT modifié-1       J’ai été interrogé à la suite de la déclaration de Michel Rocard, qui propose d’économiser chaque année 16 Milliards € en supprimant la dissuasion nucléaire.
 
       Bien que le chiffre annoncé soit inexact, puisqu’il représente environ 50% du budget annuel de la défense (le coût du nucléaire militaire est en réalité de l'ordre de 3,5 Mds €/an et il doit donc s’agir de l’économie sur 5 ans qui serait réalisée au cours du quinquennat), je trouve que l’émotion suscitée par cette proposition est intéressante.

 

         

      Elle permet en tout cas de constater que cette question importante ne donne quasiment jamais lieu à un débat public. Et pourtant, il s’agit d’un thème majeur –la sécurité de la France, du monde, la prolifération….- traité la plupart du temps de façon sommaire, avec des formules à l’emporte pièce, qui tiennent du slogan ou de l’argument d’autorité. L’idée générale est « circulez, il n’y a rien à voir, il y a un consensus entre les Français, on ne discute pas de notre assurance vie »

 

         

      C’est parce que je pense au contraire qu’il faut débattre que j’ai publié « Nucléaire, un mensonge français », que je présenterai ce vendredi. J’aurai l’occasion notamment d’expliquer la nature de ce mensonge, qui se compose de 10 contre-vérités, que je me contenterai ici d'énoncer:

 

1- L’armement nucléaire est notre « assurance vie »

2- La dissuasion interdit toute attaque nucléaire.

3- Notre armement correspond au principe de « stricte suffisance ».

4- C’est indispensable pour lutter contre la prolifération.

5- Nous respectons le TNP (Traité de Non Prolifération)

6- Nous ne pouvons pas demander le retrait des ANT (Armes Nucléaires Tactiques) américaines encore stationnées en Europe.

7- Cet armement ne coûte pas cher.

8- Il assure notre indépendance.

9- Il nous permet de faire entendre notre voix au Conseil de sécurité de l’ONU.

10- Il y a un consensus en France sur la dissuasion nucléaire.

 

         

      Dans les prochains jours, je détaillerai plus longuement ces 10 affirmations et j'expliquerai pourquoi ce sont des contre-vérités .

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17 juin 2012 7 17 /06 /juin /2012 22:01

radio-ONU.jpg"Désarmement nucléaire:
le combat de Paul Quilès"



  "Paul Quilès est un homme politique français qui a occupé plusieurs postes dans le gouvernement de son pays dont celui de Ministre de la défense. Maire de la cité médiévale de Cordes sur Ciel, en France, Paul Quilès défend activement depuis plusieurs années l'idée du désarmement nucléaire. ......"

                  Ecouter l'interview de Paul Quilès sur Radio ONU

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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 16:38

ATTAC

L'avis du Conseil scientifique d'ATTAC

     

      "Paul Quilès a occupé plusieurs postes ministériels français dans les décennies 1980 et 1990 dont celui de la Défense en 1985-1986. A la légitimité, le devoir, qu'a tout citoyen d'intervenir, il ajoute les compétences technique et politique. C'est dire que le petit ouvrage "Nucléaire, un mensonge français - Réflexions sur le désarmement nucléaire" qu'il publie aux Éditions Charles Léopold Mayer, mérite l'attention. 
      

      L'ancien ministre affirme affirme à bon droit que "la prolifération nucléaire constitue, en revanche, le principal risque pour la sécurité du monde", cependant pour éviter toute ambiguïté à l'égard des puissances nucléaires, dont la France évidemment, il ajoute "c'est plus par le multilatéralisme et les traités qu'on la combattra que par la dissuasion". On montre assez dans ces colonnes que la compétition se révèle, toujours, moins efficace que la coopération pour ne pas être sensible à ce constat d'un connaisseur.
    

      Il dénonce la présentation omniprésente de cette" garantie ultime de notre sécurité" qui ne vise guère guère qu'à interdire le débat. Rien n'est dit, jamais, s'insurge-t-il, quant à la montreuse hypothèse où l'arme nucléaire serait utilisée ! L'auteur ne fait pas référence au deuxième amendement de la Constitution des États-Unis qui garantit le droit de porter des armes mais il s'inscrit en faux devant l'affirmation du nucléaire comme "assurance vie" ; c'est une prétention totalement fallacieuse !
   

     On trouvera aussi dans l'ouvrage de Paul Quilès une sorte d'instrument militant dans la trentaine de pages qu'il consacre à plusieurs textes de références et aux organisations et mouvements qui combattent l'armement."

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 10:58
COUV NUCLEAIRE PRINT modifié-1      Depuis plusieurs années, je défends activement l’idée du désarmement nucléaire, comme de très nombreuses personnalités* ayant exercé des responsabilités dans le domaine de la défense et des affaires étrangères.
 
     Je sais que ce n’est pas un sujet qui passionne ce que l’on appelle l’opinion publique. Et pour cause ! Le discours officiel, en France tout particulièrement, prétend que l’armement nucléaire fait l’objet d’un « consensus », qu’il constitue une « assurance vie », une « garantie de notre sécurité et de notre indépendance », la condition de notre présence parmi les « grandes puissances »….Autant dire que ceux qui osent contester ces affirmations sont vite traités d’irresponsables.
    
      Pourtant, l’armement nucléaire et la théorie de la dissuasion font partie de l’héritage d’une autre époque, celle de la guerre froide et de la course démentielle aux armements imposée par l’affrontement Est-Ouest pendant 45 ans.
     
     Si le débat avait lieu – un débat que ne souhaitent pas les défenseurs intraitables du dogme- il apparaitrait qu’il s’agit d’un mode de défense inefficace, coûteux et dangereux. On verrait aussi que, contrairement à leurs affirmations répétées, il ne répond plus aujourd'hui aux défis mondiaux de la sécurité.
    
      Ce sont ces thèmes que j’aborde dans un petit livre
(« Nucléaire, un mensonge français »),
qui sort en librairie** le 14 juin.

Lisez-le, il vous donnera peut-être envie d’en savoir plus et de débattre !    

        Lire aussi sur ce blog: désarmement nucléaire
  _______________________________________________________
  * Voir notamment les nombreux signataires de l'appel de Global Zero, anciens ministres de la défense et des affaires étrangères, anciens premiers ministres ou chefs d'Etat, parmi lesquels: Jimmy Carter, Mikhail Gorbatchev, Javier Solana, Massimo d'Alema, Carl Bildt, Margaret Becket, Igor Ivanov, Malcolm Rifking, Michel Rocard, Hans Blix.......
     
** Commander le livre par internet:  FNAC , Amazon        
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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 16:52

Quilès VienneIntervention de Paul Quilès
au
Comité préparatoire de la conférence d’examen
du TNP (Traité de non prolifération),
qui s'est tenu à Vienne le 2 mai 2012
 

 

      

     Il y a 22 ans, le Mur de Berlin tombait. Cet évènement majeur, suivi du démantèlement du bloc soviétique, mettait fin à la bipolarisation du monde et marquait une rupture majeure sur la scène internationale.           

 

      Pourtant, aucune nouvelle doctrine de sécurité n’a véritablement émergé de cette mutation géopolitique profonde. Force est de constater, par exemple, que la dissuasion nucléaire - qui consiste à exposer son adversaire à un risque de destruction massive - reste le pilier des politiques de défense de la France et la Grande-Bretagne.

 

         Hier, le contrôle des armes nucléaires symbolisait la volonté de maintenir un équilibre –même fragile- entre les blocs de l’Est et de l’Ouest.

 

         Hier, une certaine pertinence stratégique des armes nucléaires pouvait se concevoir.

 

         Aujourd’hui, les menaces auxquelles nous devions faire face sont à ranger au nombre des peurs du passé et la théorie de la dissuasion nucléaire n’est plus adaptée au monde en mouvement de ce début de 21ème siècle. Aujourd’hui, c’est l’existence même des armes nucléaires, couplée au risque de prolifération et de terrorisme nucléaire, qui constitue paradoxalement la plus grande menace.

 

         C’est plus par le multilatéralisme et les traités (comme le TNP) qu’on  combattra la prolifération nucléaire que par la dissuasion. De plus, établir un lien entre la possession de l’arme nucléaire et « le statut de grande puissance », comme on l’entend souvent, peut inciter certains pays à tenter de s’en équiper, alors que le but du TNP[1], ratifié par la quasi-totalité des membres de l’ONU (189), est au contraire d’aller vers une disparition des armes nucléaires.

 

         Aujourd’hui, la nouvelle donne internationale et son lot d’instabilités politiques profondes plaident pour faire de l’élimination des armes nucléaires le fer de lance d’une nouvelle doctrine de sécurité internationale.

 

         Malgré cela, le maintien des armes nucléaires n’est pas vraiment mis en cause, avec des formulations quasi incantatoires et peu de questionnements. Tout en les présentant à leurs peuples comme une garantie absolue de sécurité, les gouvernements des Etats dotés de l’arme nucléaire continuent à considérer leurs arsenaux comme un outil de prestige. En les possédant, ils ont le sentiment de détenir un statut de grande puissance.

 

         La nouvelle génération croit au contraire en un monde dans lequel la promotion du désarmement nucléaire confère plus de pouvoir politique et de prestige que la possession d’arsenaux surdimensionnés, dangereux et coûteux. C’est précisément parce qu’elle peut s’affranchir des inquiétudes passées que cette génération qui n’a pas connu la Guerre froide est capable de trouver un langage nouveau et de proposer une nouvelle démarche.

 

         Elle ne croit pas en la stabilité éternelle des Etats dotés de l’arme nucléaire. Elle a compris que les armes nucléaires dont elle hérite ne l’aideront pas à répondre aux désordres du monde du 21ème siècle : le terrorisme, la crise économique et financière, la pollution et le réchauffement climatique, la pauvreté, les épidémies… Elle s’indigne d’entendre parler de coupes budgétaires qui affectent les dépenses sociales, alors qu’elle sait que la charge financière globale des arsenaux dépasse 700 milliards d’euros pour la prochaine décennie.

 

         Faire évoluer les mentalités est un devoir stratégique et moral commun. Pour la première fois depuis des décennies, cette thématique trouve un écho auprès des jeunes. Comme eux et pour eux, je soutiens l’appel de Global Zero en faveur des premières négociations multilatérales de l’histoire pour l’élimination progressive et contrôlée des armes nucléaires. Les chefs d’Etats européens doivent s’engager à prendre part à ces négociations pour faire de la Guerre Froide un vestige du passé et ainsi laisser en héritage un monde sans armes nucléaires.   

 

       Pour ce qui concerne mon pays, la France, je crois qu’il pourrait contribuer au désarmement nucléaire en prenant un certain nombre de mesures (de préférence conjointement avec les autres pays membres de l’Union européenne).

        

       1.   Reconnaître expressément que l’arme nucléaire a perdu la fonction fondamentale qu’elle exerçait pendant la guerre froide dès lors que l’Europe n’est plus exposée à une menace d’agression massive.

 

         Dans le discours français actuel, l’arme nucléaire est « l’ultime garantie de l’indépendance nationale de la France et de son autonomie de décision stratégique ». Or, il est évident que, dans le monde d’aujourd’hui, il serait illusoire de vouloir fonder la sécurité de la France principalement sur la détention de l’arme nucléaire. Cette sécurité repose surtout à présent sur l’appartenance de notre pays à l’Union européenne et, au-delà, sur son insertion dans un réseau d’alliances, d’accords et de relations d’interdépendance qui garantissent la stabilité de son environnement.

 

         A cet égard, il est regrettable que le concept stratégique adopté par l’OTAN à Lisbonne en novembre 2010 ait conservé la formule selon laquelle « la garantie suprême de la sécurité des Alliés est apportée par les forces nucléaires stratégiques de l’Alliance ». Même si l’arme nucléaire joue un rôle dans la sécurité globale des Alliés, on ne peut plus considérer à présent que ce rôle est « suprême ». Il n’est tout au plus que complémentaire d’autres dispositifs non-nucléaires de sécurité militaires ou politiques. L’OTAN n’est plus, s’il elle l’a jamais été, sous la menace permanente d’une agression qui ne pourrait être conjurée que par le maintien en alerte d’un arsenal nucléaire considérable et son assignation à des cibles désignées.

 

 

      2.  Redéfinir en conséquence le rôle de l’arme nucléaire dans la stratégie de sécurité nationale.

 

         L’hypothèse d’une agression massive contre les intérêts vitaux de la France par des moyens classiques est devenue improbable. Seule une attaque menée avec des armes de destruction massive (en pratique une attaque nucléaire) justifierait, dans la situation présente, une riposte nucléaire. L’arsenal nucléaire de la France ne dissuade donc de fait que les agresseurs éventuels qui choisiraient d’avoir recours contre elle à l’arme nucléaire.

 

         Les armes biologiques et chimiques ne paraissent pas actuellement pouvoir exercer des effets de destruction comparables à l’arme nucléaire. Il n’en reste pas moins que le nucléaire pourrait encore garder la capacité de dissuader d’éventuels agresseurs d’employer de telles armes, tant qu’elles n’ont pas été éliminées sous contrôle international. En ce qui concerne l’arme chimique, le désarmement a considérablement progressé. Seul le Moyen Orient  pose encore problème, du fait de l’existence de l’arme israélienne. En matière de désarmement biologique, pratiquement tout reste à faire, en partie à cause de réticences américaines.

 

         Il serait en tout état de cause conforme à la réalité stratégique actuelle que la France cesse de déclarer qu’elle se réserve la possibilité (en application de son droit de légitime défense prévu par l’article 51 de la Charte des Nations Unies) d’avoir recours à l’arme nucléaire contre toute attaque menaçant ses intérêts vitaux, quelle que soit la forme de cette attaque. En réalité, la menace d’emploi de l’arme nucléaire ne peut être crédible que si elle est uniquement destinée à dissuader un éventuel agresseur d’employer des armes de destruction massive, c’est-à-dire en pratique, dans la situation actuelle, des armes nucléaires.

 

 

     3.  Examiner la possibilité de souscrire à un engagement de non usage en premier de l’arme nucléaire.

 

         Cet engagement n’a pas été pris du temps de la guerre froide en raison de la supériorité du Pacte de Varsovie dans le domaine des armements conventionnels. La nouvelle situation stratégique pourrait permettre un changement de doctrine à cet égard.

 

         Le processus actuel de revue de la « posture de dissuasion et de défense de l’OTAN » pourrait en être l’occasion. L’hypothèse d’une offensive conventionnelle massive dirigée contre les pays européens est devenue invraisemblable et le seul argument qui pourrait justifier le maintien d’une capacité nucléaire dans les forces de l’Alliance est l’existence des forces nucléaires, tactiques et stratégiques russes. Dans ces conditions, l’Alliance devrait déclarer que le seul but (« sole purpose ») des armes nucléaires est de dissuader un éventuel agresseur d’employer à son encontre des armes nucléaires. Les puissances nucléaires de l’Alliance, et en particulier la France, doivent corrélativement prendre un engagement de non-usage en premier de l’arme nucléaire.

 

 

     4.    Renforcer les « assurances négatives de sécurité » données aux pays non nucléaires.

 

         La France pourrait envisager d’accéder à la demande des pays non nucléaires tendant au renforcement des « assurances négatives de sécurité » qui leur sont données par les pays nucléaires.

 

         Il est vrai que, le 6 avril 1995, la France a donné, conjointement avec les autres puissances nucléaires reconnues au sens du TNP, l’assurance aux Etats non nucléaires parties au TNP qu’elle n’utiliserait pas d’arme nucléaire contre eux, sauf en cas d’invasion ou toute autre attaque contre elle, contre un pays allié ou contre un Etat dont elle s’est engagée à défendre la sécurité, dès lors que cette invasion ou attaque seraient menées en alliance ou en association avec un Etat nucléaire.

 

         Il semble qu’il serait plus conforme aux réalités actuelles de donner à cet engagement une forme moins restrictive. La France pourrait s’engager, comme l’ont fait les Etats-Unis, à ne pas employer son armement nucléaire contre les Etats non-nucléaires parties au TNP et qui en respectent les obligations. Une réserve pourrait éventuellement être faite concernant l’éventuel recours par un Etat non-nucléaire à des armes biologiques ou chimiques.

 

 

    5.   Accepter explicitement la perspective d’un monde libre d’armes nucléaires.

 

         La France pourrait, à l’instar du Royaume Uni, se rallier explicitement à la perspective d’un monde sans armes nucléaires, à une double condition :

 

- la mise en œuvre d’un processus vérifié et ordonné de réduction, jusqu’à leur élimination, des arsenaux nucléaires existants détenus par toutes les puissances nucléaires ;

 

- le renforcement du régime de non prolifération de manière à empêcher, au besoin par la contrainte, toute apparition d’un nouvel État nucléaire.

 

 

     6.    Améliorer la transparence des arsenaux existants.

 

         La France pourrait, également à l’exemple du Royaume Uni, s’engager dans une politique de transparence accrue concernant le niveau et la nature de ses propres arsenaux nucléaires. Les deux pays pourraient engager les autres puissances nucléaires à faire de même.

 

 

      7.    Accepter des contraintes négociées sur le niveau et la nature des armements nucléaires détenus par la France.

 

         Compte tenu de la disproportion entre les arsenaux nucléaires détenus par la Russie et les États‑Unis d’une part[2] et les autres puissances nucléaires d’autre part, il est difficile d’envisager à ce stade que la France entre dans une négociation de désarmement nucléaire. Une réduction négociée des armements nucléaires français supposerait que la Russie et les États‑Unis aient réduit leur nombre de têtes nucléaires de toute nature à un niveau de l’ordre d’un millier.

 

         La France pourrait toutefois s’engager, au besoin par traité, à geler le niveau de son armement, en réduisant l’ampleur des modernisations en cours (missile M 51), voire en les remettant en cause (tête nucléaire océanique) ou encore en renonçant à la composante aérienne de ses forces nucléaires.

 

              

   8.    Se prononcer en faveur d’une négociation américano‑russe sur l’élimination des armes nucléaires tactiques.

 

         La France pourrait appuyer la demande des pays favorables, au sein de l’OTAN, au retrait d’Europe des quelque 180 armes tactiques américaines actuellement destinées à armer des avions de combat européens. Ce retrait pourrait être conditionné à l’acceptation par la Russie d’une négociation avec les États‑Unis sur un processus de désarmement nucléaire qui engloberait les armes tactiques.        

 

         La proposition faite par certains de retirer dans un premier temps les armes nucléaires tactiques américaines d’Europe peut être une sorte de « porte d’entrée » dans l’incontournable négociation multilatérale sans laquelle le désarment nucléaire ne se fera pas. (Voir à ce propos la position du mouvement « Global Zero », que j’approuve et dont j’ai signé l’appel)

 

 

       9.      Organiser une démarche européenne auprès des États‑Unis pour leur demander instamment de ratifier le traité TICE d’interdiction des essais nucléaires.

 

         En faire un thème majeur des discussions transatlantiques. Il se pourrait d’ailleurs que, s’il était réélu, le Président Obama reprenne ses démarches auprès du Sénat américain pour qu’il accepte de ratifier le TICE.

 

 

   10.     Encourager, dans un cadre européen, l’ouverture immédiate de négociations sur l’institution d’une zone dénucléarisée au Moyen Orient.

 

         Le principe de ces négociations a été accepté lors de la conférence d’examen du TNP de 1995. Il a été réaffirmé lors de la conférence d’examen de 2010. Il est essentiel à la consolidation du régime de non-prolifération que ces décisions soient suivies d’effets.

 

 

   11.     Faire pression, dans un cadre européen, sur les pays (notamment le Pakistan) qui s’opposent à l’ouverture immédiate de négociations sur un traité d’arrêt de la production de matières fissiles à des fins militaires.

 

         Promouvoir dans ce contexte l’idée d’une internationalisation du cycle du combustible nucléaire.

 

 

                                                   ******************

 

         Naturellement, ces propositions n’engagent que moi, mais j’espère pouvoir convaincre les nouveaux responsables de la politique française….après le 6 mai prochain !


[1] TNP : Traité de Non Prolifération, signé le 1er juillet 1968. La conférence d’examen du TNP du 28 mai 2010 a élaboré un plan d’action sur les 3 volets du traité (désarmement, non prolifération, nucléaire civil) et prévu une réunion en 2012 sur la création au Moyen-Orient d’une  ZEAN (Zone Exempte d’Armes Nucléaires).

[2] La Russie et les États‑Unis détiennent plus de 95 % des arsenaux existants.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 12:09

COUV NUCLEAIRE PRINT modifié-1Retrouvez l' interview que j'ai donnée

à Jean-Marie Collin,

sur son blog "Alternatives Internationales"

à propos de mon livre

"Nucléaire, un mensonge français",

en cliquant ici

 

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18 avril 2012 3 18 /04 /avril /2012 15:51
COUV NUCLEAIRE PRINT modifié-1
Pour votre information, je signerai mon livre
"Nucléaire, un mensonge français"
samedi 21 avril, de 9h à 12h
à la Maison de la presse
2 place de la Bouteillerie
81170- Cordes sur Ciel


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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 11:03

FlyerNumerique-reduit---Copie.jpg         

       Nucléaire, un mensonge français
          Réflexions sur le désarmement nucléaire

    

 Un livre de Paul Quilès,
publié aux Editions Charles Léopold Mayer,

38 rue Saint Sabin- 75011 Paris

                        http://www.eclm.fr/

 

96 pages, 10€



Pour commander le livre,

    envoyer un mail à

                                       diffusion@eclm.fr    

 

                   

          Ce livre se veut un appel à la réflexion, au débat et à l’action. Certains trouveront probablement la démarche inutile, voire dangereuse. Pensez donc : mettre en cause « le consensus français » sur l’importance de la dissuasion nucléaire, cette « assurance vie », « garantie ultime de notre sécurité » et de nos « intérêts vitaux » !

            Je me suis efforcé de montrer que le climat qu’entretient l’utilisation de ces termes est démobilisateur, parce qu’il rend le débat sur ce sujet quasiment impossible, en dehors des cercles d’experts, militaires ou civils. L’invocation permanente du prétendu consensus sur l’intérêt de l’armement nucléaire anesthésie les politiques et les commentateurs, si bien que le caractère vital des enjeux en cause n’apparaît plus.

            Qui s’interroge pour savoir à quoi sert vraiment cette « arme de non emploi » ? Cette justification d’une arme, présentée comme efficace et même « morale », parce qu’elle ne doit pas servir (le non emploi), fait la terrible impasse du cas où elle serait mise en œuvre. Les conséquences terrifiantes ne sont jamais évoquées, pour la bonne raison que les théoriciens de la dissuasion proclament qu’il faut rester flou sur les cibles et sur les effets d’un bombardement nucléaire.

            Parce que je crois connaître le sujet, que j’ai eu l’occasion d’aborder à plusieurs reprises dans mes diverses fonctions politiques et parce que j’ai moi-même évolué dans mon approche, je ne peux me satisfaire de ce qui entoure la question de l’armement nucléaire: des silences, des approximations, des contre vérités, des slogans, des arguments d’autorité….qui constituent ce que j’appelle « un mensonge français ».

            Je suis heureux de constater que de nombreuses voix et, parmi elles, celles de personnalités internationales éminentes, s’élèvent pour défendre l’idée du désarmement nucléaire. J’ai souhaité présenter brièvement en annexe le cadre d’action des mouvements auxquels elles se rattachent. Leurs prises de position et leurs engagements sont un espoir pour les générations à venir, qui ne peuvent se satisfaire d’un héritage qu’elles contestent, comme l’affirment avec pertinence les trois jeunes étudiants qui ont bien voulu préfacer ce livre.   
                                                   

                                                                                       Paul Quilès

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3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 16:25
 explosion nucléaire       Voici plusieurs initiatives que j’ai prises concernant l’importante (bien que peu médiatique) question du désarmement nucléaire : 
  • Je participerai à 2 réunions dans les prochains jours:
-  le 5 avril, à Nancy, débat autour du thème « l’armement nucléaire en questions »
- le 2 mai, à Vienne (Autriche), au siège de l’ONU, table ronde dans le cadre du « Comité préparatoire de la conférence du Traité de Non Prolifération » 
  • Je publierai prochainement un livre à ce sujet, que je vous présenterai sur ce blog.
    En attendant, je vous recommande de lire ce texte admirable d’Albert Camus, alors journaliste à Combat* et qui dit son effroi et son inquiétude, au surlendemain du bombardement atomique d’Hiroshima (et à la veille de celui de Nagasaki!). 
Editorial de Combat  [1]
(8 août 1945) 
            Le monde est ce qu'il est, c'est-à-dire peu de chose. C'est ce que chacun sait depuis hier grâce au formidable concert que la radio, les journaux et les agences d'information viennent de déclencher au sujet de la bombe atomique. On nous apprend, en effet, au milieu d'une foule de commentaires enthousiastes que n'importe quelle ville d'importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d'un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l'avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.
            En attendant, il est permis de penser qu'il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte, qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles. Que dans un monde livré à tous les déchirements de la violence, incapable d'aucun contrôle, indifférent à la justice et au simple bonheur des hommes, la science se consacre au meurtre organisé, personne sans doute, à moins d'idéalisme impénitent, ne songera à s'en étonner.
            Les découvertes doivent être enregistrées, commentées selon ce qu'elles sont, annoncées au monde pour que l'homme ait une juste idée de son destin. Mais entourer ces terribles révélations d'une littérature pittoresque ou humoristique, c'est ce qui n'est pas supportable.
            Déjà, on ne respirait pas facilement dans un monde torturé. Voici qu'une angoisse nouvelle nous est proposée, qui a toutes les chances d'être définitive. On offre sans doute à l'humanité sa dernière chance. Et ce peut-être après tout le prétexte d'une édition spéciale. Mais ce devrait être plus sûrement le sujet de quelques réflexions et de beaucoup de silence.
            Au reste, il est d'autres raisons d'accueillir avec réserve le roman d'anticipation que les journaux nous proposent. Quand on voit le rédacteur diplomatique de l'Agence Reuter annoncer que cette invention rend caducs les traités ou périmées les décisions mêmes de Potsdam[2], remarquer qu'il est indifférent que les Russes soient à Koenigsberg ou la Turquie aux Dardanelles, on ne peut se défendre de supposer à ce beau concert des intentions assez étrangères au désintéressement scientifique.
            Qu'on nous entende bien. Si les Japonais capitulent après la destruction d'Hiroshima et par l'effet de l'intimidation, nous nous en réjouirons. Mais nous nous refusons à tirer d'une aussi grave nouvelle autre chose que la décision de plaider plus énergiquement encore en faveur d'une véritable société internationale, où les grandes puissances n'auront pas de droits supérieurs aux petites et aux moyennes nations, où la guerre, fléau devenu définitif par le seul effet de l'intelligence humaine, ne dépendra plus des appétits ou des doctrines de tel ou tel État.
            Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison. 
[1] Journal clandestin lié à la Résistance pendant l’occupation allemande. Camus y entre sans doute dés 1942. Le 24 Août 1944 paraît le premier numéro diffusé librement. Combat devient quotidien à la libération. Essayiste et romancier célèbre depuis Le Mythe de Sisyphe (1942) et L’Etranger (1942), Camus en sera le principal éditorialiste en 1944-1945.
 
[2] La Conférence de Potsdam (17 Juillet-2 Août 1945) avait défini les zones d’influence respectives des Russes et des Américains après la défaite allemande : elle avait notamment entériné la présence des Soviétiques en Allemagne de l’est (Koenigsberg) et placé la Turquie (donc les Dardanelles) sous influence américaine. 
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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 11:21
            explosion nucléaireCette tribune a été publiée sur le site de l'Express
         
           « On peut tout prouver, si les mots dont on se sert ne sont pas clairement définis ». Cette affirmation du philosophe Alain éclaire d’une lumière crue certains affrontements qui scandent la vie politique. En évitant de définir les mots, en les rattachant à des concepts eux-mêmes mal définis, en ne précisant pas le contexte dans lequel on les utilise, effectivement, « on peut tout prouver ». C’est ce qui se passe par exemple lorsque l’on aborde les questions de défense, sujet majeur dans un monde dangereux, instable et surarmé.          
            Autrefois, c’est à dire avant novembre 1989, date de la chute du Mur de Berlin, la stratégie de dissuasion nucléaire était, par excellence, l’instrument de l’équilibre militaire entre l’Est et l’Ouest. La question de sa pertinence aurait dû se poser dès lors que la confrontation des blocs a pris fin. L’état des risques et des menaces n’a en effet aujourd’hui plus rien de commun avec ce qu’il était dans la période de la guerre froide. Les scénarios dans lesquels la Russie ou la Chine s’en prendraient aux intérêts vitaux d’une puissance occidentale sont, dans la conjoncture actuelle, parfaitement improbables. Quant aux menaces qui trouvent leur origine dans des conflits locaux, elles ne peuvent être contrecarrées par la menace d’emploi de l’arme nucléaire et se situent en conséquence dans les « angles morts » de la dissuasion. Les menaces terroristes relèvent de cette catégorie. 
            La prolifération nucléaire constitue, en revanche, le principal risque pour la sécurité du monde, mais c’est plus par le multilatéralisme et les traités (comme le TNP[1]) qu’on la combattra que par la dissuasion nucléaire. De plus, établir un lien entre la possession de l’arme nucléaire et « le statut de grande puissance », comme on l’entend souvent, peut inciter certains pays à tenter de s’en équiper, alors que le but du TNP, ratifié par la quasi-totalité des membres de l’ONU (189), est au contraire d’aller vers une disparition des armes nucléaires. 
            Comment peut-on alors, loin de ces considérations, répéter sans sourciller que la dissuasion nucléaire est une sorte d’« assurance vie » ou qu’elle « garantit l’intégrité de notre pays » ? En réalité, le débat sur de telles affirmations n’a pas lieu, pour la bonne raison que celles-ci ne sont pas soumises à un questionnement public, au-delà des échanges au sein des cercles d’initiés. Normal, nous dit-on, elles font l’objet d’un consensus. Ce fameux consensus (mot clé de la démonstration) est d’autant plus facile à invoquer qu’on n’en a jamais vérifié sérieusement l’existence, et qu’on ne sait pas sur quoi il porte exactement. Comme il n’y a jamais eu de débat, précédé par une information sérieuse et encore moins de consultation des Français, la boucle est ainsi bouclée. Selon l’expression populaire, « circulez, il n’y a rien à voir ». 
            Ceux qui, sans même s’opposer frontalement au concept, souhaitent en parler et examiner la pertinence de certains choix sont vite traités d’incompétents, d’irresponsables, de démagogues, voire de mauvais Français. Quitte à courir ce risque, j’affirme qu’il ne faut pas avoir peur de traiter ces questions publiquement, en commençant, comme le suggérait le philosophe Alain, par définir clairement le sens des mots.           
            Je ne prendrai qu’un exemple pour illustrer mon propos : celui de la « Force aérienne stratégique », qui représente 15% de la dissuasion française[2]. Historiquement, c’est la première à avoir été créée en 1964, en raison de la simplicité de mise en œuvre du vecteur (un bombardier Mirage IVA) et de l’arme (la bombe AN-11). Aujourd’hui, 2 escadrons assurent 24h sur 24 l’alerte nucléaire avec le Rafale F3 ou le Mirage 2000K3 et le missile ASMP-A (capable de parcourir, une fois tiré à haute altitude une distance de 500 Km et de 100 Km à basse altitude), chargé d’une ogive nucléaire de 100 à 300 Kt !  
            A quoi est censée servir cette force ? On nous dit, dans un langage assez hermétique, qu’elle offrirait « les alternatives, les complémentarités et les capacités d’adaptation » pour le chef de l’Etat[3], car elle permettrait d’être « visible et donc démonstrative ». En clair, il s’agit d’une sorte de parade nucléaire avant ce que le Président Sarkozy appelle un « avertissement nucléaire ». Le rôle de la composante aérienne serait donc de parader, d’impressionner un adversaire !
            Pour essayer de comprendre ce que cela signifie, il faut imaginer une flotte de bombardiers nucléaires décollant, avec toute la logistique nécessaire (ravitaillement en vol, chasseurs accompagnant le convoi pour le protéger, transmissions des données….), puis tournoyant dans le ciel face à l’ennemi, pendant que des discussions diplomatiques se déroulent en parallèle, avant de recevoir enfin l’ordre de tir[4] ! Au-delà de l’aspect manifestement peu crédible de ce scénario, on voit bien que l’existence même de la composante aérienne[5]décrédibilise la dissuasion, en suggérant que, pour faire reculer un adversaire, les SNLE et leurs missiles ne seraient pas assez dissuasifs !
            De plus, on ne voit pas contre qui cette composante pourrait être utilisée, sachant que sa conception en fait une arme de proximité géographique. Sans doute est-ce pour cette raison que, faute d’ennemi proche et d'intérêt militaire, les Britanniques ont abandonné leur composante aéroportée en 1997 et les Américains ont retiré la plus grande partie de leurs bombes B-61 stationnées en Europe.
            Cet exemple montre que, si l’on veut bien s’éloigner du discours officiel, il y a place pour des débats, qui doivent dépasser le cadre étriqué du monde passé et prendre en compte les évolutions positives du monde et les nouvelles aspirations au désarmement nucléaire de la Communauté internationale.
[1]  TNP : Traité de Non Prolifération, signé le 1er juillet 1968. La conférence d’examen du TNP du 28 mai 2010 a élaboré un plan d’action sur les 3 volets du traité (désarmement, non prolifération, nucléaire civil) et prévu une réunion en 2012 sur la création au Moyen-Orient d’une  ZEAN (Zone Exempte d’Armes Nucléaires).
[2]  La force principale de la dissuasion française consiste en 4 SNLE (Sous marins Nucléaires Lance Engins). Cette composante océanique permet à la France de frapper en premier un adversaire étatique comme de répondre avec certitude à son attaque. Ces SNLE, en cours de modernisation, seront dotés chacun à l’horizon 2015 de 16 nouveaux missiles M51 (d’une portée de 9000 kms) et de nouvelles ogives nucléaires (TNO) d’une puissance de 100 Kt. De quoi dissuader tout adversaire situé sur n’importe quel point du globe. Une frappe d’un seul missile (avec 6 ogives au maximum) provoquerait des dégâts incommensurables, si l’on se souvient des 200 000 morts d’Hiroshima consécutifs à l’explosion d’une bombe….. de 15KT.
[3] Le décret du 14 janvier 1964 définit le rôle exclusif du Président de la République quant à l’engagement de l’arme nucléaire.
[4]  Une frappe nucléaire avec une ogive de 300 KT serait équivalente à 20 fois celle d’Hiroshima.
[5]  Il y a 20 ans, on nous assurait qu’il fallait absolument 3 composantes (océanique, aérienne, terrestre….soit une par armée !) pour garantir la crédibilité de la dissuasion française. La composante terrestre (missiles du plateau d’Albion, Pluton, Hadès) a été démantelée au début des années 90. Aujourd’hui, les théoriciens du nucléaire affirment avec la même force que la dissuasion nécessite 2 composantes.
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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez