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18 décembre 2016 7 18 /12 /décembre /2016 10:46

     Lorsque, en 1919, le Président Woodrow Wilson suppliait (en vain, malheureusement), le Sénat américain de se joindre à la Société des nations, il expliquait que la notion "d'équilibre de puissance" reposait en fait sur "l'équilibre de la terreur". 

 

     Près d'un siècle plus tard, l'existence d'arsenaux nucléaires et de stratégies de dissuasion parfois incertaines rendent cet équilibre encore plus précaire et périlleux.

 

    Il n'est pas inutile de se replonger dans l'Histoire et de relire cette mise en garde de Woodrow Wilson..

La force, la force et toujours la force...
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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 22:20
Comment la France peut aider l’ONU à faire avancer la paix

      Alors que se déroule le terrible carnage d'Alep, les commentaires se déchaînent pour fustiger l'inertie de l'ONU, qui témoigne en fait de l'incapacité des grandes puissances à assumer leurs responsabilités.


    L'ONU va avoir dans quelques jours l'occasion de prendre une décision favorable à la paix, puisqu'il s'agira de voter le principe de l'élaboration d'un traité d'interdiction des armes nucléaires.


    Ici, le droit de veto des 5 pays qui en disposent au Conseil de sécurité (USA, Russie, Chine, Grande Bretagne, France) n'empêchera pas, contrairement à ce qui se passe pour Alep, le vote de cette résolution en Assemblée Générale.


    Bien que la majorité soit quasiment acquise pour ce vote (123 pays sur 193 y sont favorables), il serait regrettable que la France vote CONTRE. C'est ce que pensent nos concitoyens, comme on le voit dans le sondage qui vient d'être rendu public. Espérons que le Président de la République entendra ce message !


Voici une présentation du sondage communiqué hier

 

plus complète et plus facile à lire:

 

ICI

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 10:10
Un sondage explosif !

      Un sondage vient confirmer l’intérêt que portent les Français à l'appel au Président de la République, qui a rassemblé à ce jour plus de 25 000 signataires.


      Ce sondage (“Etude Opinion Way pour IDN réalisée entre le 30 novembre et 1er décembre 2016 à partir d’un échantillon de 1073 personnes, représentatif de la population des Français de 18 ans et plus) fait apparaître en particulier que : 


• pour 68 % des Français, la France doit réviser sa position à propos de l’ouverture de négociations d’interdiction de l’arme nucléaire, avec un élan notable de la majorité des Français (51%) en faveur d’un vote pour la résolution d’interdiction;


les Françaises sont encore plus fermes sur la nécessité de réviser le vote (74%) ainsi que les générations de moins de 34 ans (80 % de 25 à 34 ans, 77% de 18 à 24 ans);


• toutes les proximités partisanes sont en faveur d’une révision du vote: Europe Ecologie les Verts (84 %), PS (77%), PCF/Parti de gauche (75%), les Républicains (60 %);


la majorité des électeurs, quel que soit leur vote au deuxième tour de la présidentielle en 2012, invitent à une révision de la position de la France (74% pour les électeurs de François Hollande et 60% pour ceux de Nicolas Sarkozy);


• les électeurs de François Hollande en 2012 sont nettement plus insistants à vouloir un vote de la France pour (59%) que ceux de Nicolas Sarkozy (41%).


Je vous invite à prendre connaissance des détails de ce sondage

 

 ICI

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 11:04
Malgré les pressions diplomatiques…..
Malgré les pressions diplomatiques…..

      Dans quelques jours, l’ONU va très probablement prendre une décision forte pour engager la rédaction d’un traité interdisant l’armement nucléaire, malgré les pressions diplomatiques exercées par les « pays nucléaires » sur les 123 pays qui y sont favorables (voir ci-dessous*).

 

     L’appel au Président de la République, François Hollande a déjà recueilli plus de 25 000 signatures. C’est un soutien important à l'action que nous menons !

 

     Cela confirme le résultat du sondage de la société Opinion-Way (réalisé le 2 Décembre 2016 auprès d’un échantillon de 1073 personnes,  représentatif de la population des Français de 18 ans et +) indiquant que 68% des Français partagent notre souhait que la France ne vote pas CONTRE cette résolution (L 41) en faveur de la paix et de la sécurité mondiale.

 

      J'espère que les responsables français entendront cet appel, pour que la France adopte une posture qui corresponde à son image de patrie de la défense des libertés et des droits de l’Homme.

 

******************

     * Les pressions diplomatiques

 

       - Pour comprendre, lire l’analyse de Jean-Marie Collin : « L’Assemblée générale de l’ONU ouvre la porte à un traité d’interdiction des armes nucléaires »     

          Extrait 

 

      « Très clairement, les États-Unis, le Royaume-Uni et la France (possiblement la Russie) ont exercé depuis début octobre une forte pression sur tous leurs alliés et États avec lesquels ils ont des relations pour que ceux-ci n’expriment pas un vote positif. La presse a largement rapporté que les diplomates américains ont mené « une campagne agressive pour empêcher les États non nucléaires d'interdire ces armes atomiques », le Japon, la Corée du Sud, la Norvège et les Pays-Bas étant particulièrement visés.

      Il était assez logique de voir l’Amérique latine et les Caraïbes voter « Oui » (29 États sur 33) vu son histoire (première zone exempte d’arme nucléaire depuis 1967) et son soutien indéfectible à « l’Initiative humanitaire » depuis le début de celle-ci. Par conséquent, les abstentions de la Guyana et du Nicaragua apparaissent aller à contre-courant et à l’inverse du positionnement des organisations (CARICOM, CELAC, Opanal, UNASUR) dont ces États sont membres. Doit-on dès lors y voir un jeu de pression de la part des Britanniques (sur leur ancienne colonie de Guyana) et des États-Unis sur le Nicaragua ?

      La France a, quant à elle, envoyé des « lettres de préoccupation » à différentes missions diplomatiques francophones d’Afrique. Mais cette pression a également visé les eurodéputés pour qu’ils votent « non » à une résolution du Parlement européen approuvant la L.41. Le ministère des Affaires étrangères français a en effet adressé une lettre d’instruction aux 74 eurodéputé(e)s français(es) pour leur demander de rejeter cette résolution. La notion de séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif semble avoir été largement oubliée…

 

      - Pour savoir comment agissent les Etats-Unis, lire « les Etats-Unis cherchent à faire capoter le traité d’interdiction des armes nucléaires »

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10 décembre 2016 6 10 /12 /décembre /2016 16:24
C'est de la Bombe (suite)

Le Canard en a reparlé!

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1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 16:10

 

Le Canard Enchaîné est (pour l'instant) le seul média

à parler de notre pétition,

qui a déjà rassemblé près de 25 000 signatures.

 

Vous pouvez encore signer ici

 

l'appel au Président de la République

 

 

C'est de la Bombe.....dit le Canard !
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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 11:29
Plus que quelques jours avant le vote à l'ONU !

     Trop souvent, on entend dire que parvenir au désarmement nucléaire serait une tâche complexe, voire impossible.

 

     Et pourtant, le 27 octobre 2016, 123 Etats ont voté à l’ONU une résolution importante, qui ouvre la voie à des négociations en 2017 (mars et juin) sur un processus d’interdiction des armes nucléaires.

 

      La France a voté contre cette résolution et nous le regrettons.

 

    Dans quelques jours, le 5 décembre, ce texte sera soumis à l’Assemblée générale de l’ONU pour un vote de confirmation.

 

     Nous demandons instamment aux autorités françaises de réfléchir au type de vote qui va être émis au nom de la France.

 

   Voter négativement sur un texte qui propose d’interdire une arme de destruction massive ne sera pas compris par la très large majorité d’Etats qui souhaitent mettre fin au danger de l’armement nucléaire.

 

     Monsieur le Président, la France doit voter à l’ONU l’interdiction des armes nucléaires!

 

Signez l'appel au Président de la République

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 19:28
20 000 signatures pour l'appel à François Hollande!

        L'appel au Président de la République pour que, dans quelques semaines,  la France vote à l'ONU l'interdiction des armes nucléaires rassemble désormais plus de 20 000 signatures.

 

      Voici la déclaration faite à cette occasion par Valérie CABANES, Juriste en Droit International spécialisée dans les Droits de l’Homme et membre du Comité de parrainage d'IDN:

 

" Bravo pour ces 20000 premières signatures! Nous devons poursuivre cette pression citoyenne, pour que demain nos enfants et les générations futures puissent vivre dans un monde qui ne sera plus soumis au risque d’une guerre nucléaire.  En décembre prochain, la France ne doit pas voter à l’ONU contre le traité d’interdiction des armes nucléaires. Ce futur droit va renforcer la sûreté de la planète, ce dont je me réjouis en tant que juriste et au nom de mon engagement pour les droits de l’Homme et de la nature " 

 

************************

Si vous ne l'avez pas encore fait, vous pouvez signer l'appel ICI

 

Pour plus d'information, lire:

 

  "Et si la fin des armes nucléaires était pour demain?" 

 

   "Le vote négatif de la France à l'ONU"

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 18:14
Et si la fin des armes nucléaires était pour demain ?

Interview de Paul Quilès

 

publiée sur le blog de change.org

 

à propos de l'appel à François Hollande

 

 

      1/ Pourquoi avoir lancé cette pétition ?

 

     Nous venons de vivre un moment historique, puisque les 3/4 des Etats de la planète ont décidé d’aller de l’avant pour interdire les armes nucléaires. En mars et juin 2017, des Etats et des représentants de la société civile vont se réunir pour préparer et négocier un Traité d’interdiction des armes nucléaires. Il est assez extraordinaire de penser que, dès l’année prochaine, ce processus va être engagé à l’ONU !

 

     Alors que, de tous côtés, on nous alerte sur les dangers d’un retour de la Guerre froide, voici que 123 Etats (dont l’Afrique du sud, la Malaisie, l’Autriche, l’Irlande, le Brésil…) offrent une possibilité de rendre le monde plus sûr et plus stable en établissant une norme juridique de prohibition de l’arme nucléaire. Qui oserait aujourd’hui aller à l’encontre de l’interdiction des armes biologiques et chimiques ? Personne ! Et pourtant, la France va à l’encontre du projet d’interdiction de cette arme de destruction massive !

 

     Bien sûr, d’autres étapes devront être franchies, comme la mise au point des modalités pratiques de mise en œuvre de l’interdiction, notamment par des procédures et des techniques de vérification efficaces mais c’est la première fois depuis 1995 qu’il existe une possibilité concrète de faire avancer le désarmement nucléaire. Avec ICAN France (la Campagne Internationale pour Abolir les Armes Nucléaires) et l’organisation que je préside, IDN (Initiatives pour le Désarmement Nucléaire), nous ne pouvions pas rester silencieux devant ce refus français d’aller vers une plus grande sécurité internationale.

 

      2/ Quel a été le déclencheur de votre engagement en faveur de la lutte contre l'armement nucléaire?

 

     Pas simple de résumer en quelques phrases une prise de conscience qui date de mon court passage au ministère de la défense en 1985-86, où j’ai touché du doigt les mécanismes de décision. Puis il y a eu la chute du Mur de Berlin, la fin de la Guerre froide et les premières décisions de réduction des arsenaux nucléaires, contredites en 1995, pour ce qui concerne la France, par la décision du nouveau Président de la République, Jacques Chirac, de reprendre les essais nucléaires, alors que son prédécesseur, François Mitterrand, avait décrété un moratoire en 1992.

 

     C’est à ce moment véritablement que j’ai commencé à prendre position en parlant de la « nécessaire désescalade de l’armement nucléaire ». J’étais député et j’ai alors demandé un débat à l’Assemblée nationale, qui a eu lieu fin 1995. Songez qu’il n’y a pas eu de débat sur la dissuasion nucléaire dans l’hémicycle depuis cette date !

 

      3/ Comment expliquez-vous que la France ait voté contre la résolution le 27 octobre ?

 

     Quand on écoute les arguments de la France, on s’aperçoit que notre diplomatie semble un peu perdue depuis quelque temps. Désormais ce ne sont plus les 5 puissances nucléaires (« autorisées » par le TNP) qui dictent le calendrier des discussions du désarmement nucléaire, mais une large majorité d’Etats, du Mexique à la Nouvelle Zélande, qui revendiquent le droit de ne plus être soumis au risque destructeur d’une guerre nucléaire.

 

     La France répond que ce traité va être « déstabilisateur ». Comment un engagement qui interdit un système d’arme de destruction massive pourrait-il déstabiliser le monde ? C’est un non-sens. La sécurité du monde n’a cessé d’être renforcée par la création et l’application de traités de désarmement : sur les armements chimiques et biologiques, les mines antipersonnel, les sous munitions, ou encore le commerce des armes.

 

     En réalité, cette attitude correspond à une tentative de conserver l’illusion de puissance que donnent les armes nucléaires. Je dis bien illusion, car ce n’est pas l’arme nucléaire qui peut rendre la voix de la France plus forte ou plus crédible. De plus, les responsables français savent bien que notre pays va être stigmatisé lorsque le traité d’interdiction sera adopté et qu’il leur sera difficile de justifier leur opposition à ce traité, alors que le Président français reconnaît lui-même la nécessité à terme d’un monde sans armes nucléaires…

 

     4/ Qu'est ce qui, selon vous, permettrait de changer la donne et de convaincre la France?

 

     La principale difficulté est de changer un mode de pensée ancien, qui peut cependant évoluer, puisque l’on constate que de plus en plus de dirigeants politiques, de militaires, de scientifiques remettent en cause le rôle accordé aux armes nucléaires.

 

     Les jeunes aussi commencent à se mobiliser. C’est ainsi que ICAN France vient de réaliser une intéressante « Tournée des Facultés » à travers la France et une ICAN Academy, qui a vu  des étudiants français et européens se réunir pendant 4 jours pour comprendre ces enjeux. Cela aurait impensable il y a 25 ans. En tout cas, c’est une preuve de l’évolution des pensées, semblable à la prise de conscience de la sauvegarde environnementale de la planète.

 

     La France devrait considérer le processus d’interdiction de l’arme nucléaire et de désarmement nucléaire comme une opportunité et comme un moyen de renforcer son influence diplomatique. En adhérant à ce processus, la France se placerait clairement dans le camp du changement et de la transformation des relations internationales dans une perspective de paix et de renforcement de la sécurité internationale.

 

      5/ Nous sommes à quelques mois seulement de l’élection présidentielle. Quel message voulez-vous envoyer aux candidats sur le sujet des armes nucléaires?

 

     Nous ne pouvons plus fonder notre politique de défense sur un système qui date du XXème siècle et qui constitue une véritable Ligne Maginot. Le système de dissuasion nucléaire est lourd, dangereux, coûteux et loin d’être crédible. De plus, comme le rappelle le Livre Banc de la défense de 2013, « une force de dissuasion sans capacités conventionnelles verrait par ailleurs sa crédibilité affectée » et c’est bien le cas. Augmenter le budget de la défense, comme le prônent la plupart des candidats, ne résoudra pas les problèmes de sous- équipement que nos armées rencontrent, puisque la majorité des augmentations est allouée à la dissuasion nucléaire.

 

     Il est temps que les candidats réfléchissent aux conséquences dommageables de la poursuite de cette politique de défense :

  • Un non respect de nos engagements juridiques (« Traité de Non-Prolifération »), au risque d’être responsable de la fin du régime de non-prolifération nucléaire ;
  • Si nous ne respectons pas nos engagements, pourquoi d’autres n’agiraient-ils pas de même ?
  • Des dépenses de démantèlement des systèmes anciens inchiffrables, qu’il faudra bien payer un jour ;
  • Un armement qui accapare une partie importante des moyens budgétaires, empêchant ainsi de nous protéger correctement contre les menaces réelles, comme le terrorisme. Et on ne peut écarter les dangers climatiques, qui nécessiteront aussi des moyens matériels et financiers significatifs.
  • Et tout ceci sans compter bien sûr les dangers humanitaires incommensurables et de plus en plus fréquemment dénoncés, d’explosions nucléaires provoquées par accident, méprise sur les intentions de l’adversaire ou échec de la dissuasion.
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 09:48
Donald Trump et la Russie : quelles relations ?

     L’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis n’est pas une bonne nouvelle. Ses diatribes racistes et misogynes, son style de campagne agressif et méprisant étaient inacceptables.

 

     Mais son élection doit aussi donner à réfléchir : c’est l’expression du mécontentement profond d’un électorat de classe moyenne ou populaire qui n’a pas perçu de réduction des inégalités, que la mondialisation inquiète et que l’évolution du monde mécontente parce que les États-Unis n’y exercent plus leur ancienne prépondérance.

 

      Quant aux soutiens naturels d’Hillary Clinton, les minorités noires ou hispaniques, les femmes en butte aux discriminations, ils n’ont pas été assez forts pour lui donner la victoire. Sans doute par méfiance à l’égard d’une responsable politique perçue comme lointaine, sans réelle proximité avec les difficultés de leur vie quotidienne.

 

     S’y sont ajoutées des peurs exagérées dont le candidat Trump a su jouer : peur de l’immigration latino-américaine qui submergerait l’Amérique traditionnelle, peur d’étrangers musulmans qui transporteraient la menace terroriste sur le sol même des États-Unis, peur d’une implication dans des conflits perpétuels sans perspective et sans utilité pour la défense du pays.

 

     Au plan des relations internationales, le nouveau président est le contraire d’un pacifiste : il veut encore augmenter le budget militaire américain, qui, avec 600 milliards de dollars, est le premier du monde. A titre de comparaison, le budget militaire russe, malgré une forte croissance, représente moins d’un sixième de ce montant et celui de la Chine, environ un tiers. Il demande que les membres européens de l’OTAN portent leurs dépenses militaires à 2 % du PIB, ce qui représenterait pour l’Allemagne, premier pays concerné, un doublement de son effort actuel.

 

      Le nouveau président américain est un familier des changements de position. Sur l’arme nucléaire, il a lancé beaucoup d’affirmations contradictoires, par exemple sur la possibilité pour le Japon de s’en doter pour dégager les États-Unis du fardeau de sa défense face à la Corée du Nord. Mais il a aussi déclaré que la politique militaire qu’il préconisait avait pour objectif de rendre l’arme nucléaire moins nécessaire et que l’utilisation d’une arme nucléaire serait « une horreur ». Il s’est montré sceptique sur l’éventualité d’un tir nucléaire américain pour la défense du territoire de pays alliés.

 

      Mais Donald Trump dit aussi qu’il veut se rapprocher de Vladimir Poutine pour mettre fin aux tensions actuelles entre l’Occident et la Russie.

 

      Alors, prenons-le au mot et imaginons que, comme Reagan devant Gorbatchev au sommet américano-soviétique de Reykjavik, en octobre 1986, Trump accepte, sur la proposition de Poutine, de s’engager dans la voie du désarmement nucléaire. Imaginons alors que, contrairement à l’attitude de Reagan lors de ce sommet, il parvient à écarter l’obstacle de la défense anti-missile, en donnant à la Russie une garantie solide qu’elle n’est pas dirigée contre elle.

 

      Bien entendu, avec le caractère imprévisible, incohérent et très souvent excessif de Trump, rien n’est certain, mais il est légitime de se poser la question : face à la même réalité d’une absurde course aux armements nucléaires, les dirigeants américain et russe ne seront-ils pas contraints, par la force des choses, à y mettre fin d’un commun accord, dès lors que leurs relations seront redevenues à peu près normales ?

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CORDES

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la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
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 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez