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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 19:39
Les sous-marins nucléaires vulnérables aux cyberattaques ?Les sous-marins nucléaires vulnérables aux cyberattaques ?

      Jusqu'à présent, le risque de cyberattaque contre les arsenaux nucléaires était rarement évoqué. C’est pourtant une menace bien réelle, comme vient de le prouver un rapport de l’organisation britannique ELN.

 

      Les conclusions de ce rapport rejoignent les termes de la résolution de l’Union Interparlementaire , qui se dit « particulièrement préoccupée de ce que le piratage des systèmes de commande et de contrôle des armes nucléaires pourrait entraîner le lancement et la mise à feu d'armes nucléaires et causer des catastrophes sans précédent ».

 

      Cette menace qui pèse sur le système de la dissuasion nucléaire vient une nouvelle fois semer le doute sur la totale crédibilité de cette politique, qui est fondée, aussi bien pour la Grande Bretagne que  pour la France, sur un système de sous-marins indétectables.

 

      Andrew Futter souligne dans son rapport que, désormais « il ne sera jamais possible de dire que cette force de dissuasion nucléaire est entièrement sûre contre les cyberattaques, ou qu’elle ne peut pas être compromise à l'avenir. »

 

*************

      Pour en savoir plus, lire sur le site d’IDN

(association Initiatives pour le Désarmement Nucléaire, que je préside)

 

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      Ci-après, article publié par le Canard enchaîné.

Les sous-marins nucléaires vulnérables aux cyberattaques ?
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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 23:12
Briser le cycle de la prolifération nucléaire

Tribune publiée sur le site du quotidien La Croix,

sous le titre

"Corée du Nord : stopper la prolifération nucléaire"

 

          L’essai nucléaire réalisé par la Corée du Nord le 6 janvier dernier ne semble pas être le test d’une vraie bombe à hydrogène mais plutôt, selon des experts, celui d’une bombe à fission dopée, puisqu’il a notamment une puissance inférieure à 6 KT (kilo tonne), comparée aux 15 KT de la bombe lancée sur Hiroshima et à la puissance des méga-bombes à hydrogène américaine ("Castle Bravo" : 15 000 KT)  et soviétique ("Tsar Bomba" : 60 000 KT). Même si la Corée du Nord a un long chemin à parcourir avant de pouvoir construire une vraie bombe thermonucléaire, miniaturisée et emportée par un missile à longue portée, il n’en reste pas moins que cet essai est une mauvaise nouvelle pour la stabilité et la sécurité de notre monde et du monde de demain.

 

        Il montre d’abord que Pyongyang, conformément à sa volonté de continuer à développer son arsenal nucléaire, semble vouloir réaliser une vraie bombe H à fusion pouvant être placée sur un missile à longue portée, ce qui aurait comme effet non seulement de déstabiliser la zone Pacifique mais aussi de relancer la prolifération nucléaire.

 

          Cet essai présente ensuite le risque de conduire les Etats nucléaires -en particulier les cinq "pays dotés" consacrés par le Traité de Non-Prolifération (TNP)- à considérer comme légitime l’accumulation d’un grand nombre d’armes nucléaires (plus de 16 000). C’est le cas notamment des Etats-Unis et de la Fédération de Russie qui, conformément au Traité New Start, disposent chacun de près de 1500 armes prêtes à être lancées en quelques minutes.

 

          De plus, cet essai présente le risque de légitimer le concept –erroné- qui fait de l’arme nucléaire la pierre angulaire de la sécurité d’un pays, notamment en France et d’enclencher ainsi un nouveau cycle de crise nucléaire.

 

       Comment briser ce cycle ?

 

      1- Il faut d’abord que soient relancés les "pourparlers à six" : Corée du Nord, Corée du Sud, Chine, Japon, Russie, USA – au point mort depuis 2008 - et en particulier que la Chine accepte de s’impliquer davantage dans ce processus.

 

      2- Il faut profiter du fait que 2016 est l’année du 20ème anniversaire du Traité sur l’Interdiction Complète des Essais Nucléaires (TICE) signé en 1996 par 183 Etats. Actuellement,  sur les 44 Etats dotés de technologies nucléaires, 5 ne l’ont toujours pas ratifié (Chine, Egypte, USA, Iran, Israël) et 3 ne l’ont pas signé (Corée du Nord, Inde, Pakistan). La France, grand promoteur de ce traité et dont le Président Hollande a fait une priorité diplomatique de son mandat, devrait prendre une initiative à l’occasion de cet anniversaire, par exemple en relançant les pays qui n’ont pas encore ratifié ou signé ce Traité.

 

     3-Enfin et surtout, il faut briser ce cycle de prolifération verticale (modernisation des armes) et horizontale (augmentation du nombre d’armes et de pays détenteurs) en s’engageant de façon non équivoque sur la voie d’un désarmement nucléaire général et contrôlé. En signant le TNP, les 5 pays dotés officiellement de l’arme nucléaire se sont engagés, en échange d’une reconnaissance temporaire du droit à disposer de cette arme, à éliminer à terme leurs armes nucléaires (article VI du TNP). Ce désarmement est le seul moyen de briser ce nouveau cycle nucléaire, d’aller vers un monde plus sûr et d’éviter le risque de destruction de la planète.

 

      Alors que les risques de prolifération s’accroissent dangereusement, il est temps d’affirmer cet engagement. La France y trouverait un rôle conforme à sa vocation universelle et à ses idéaux.

 

Paul Quilès, Bernard Norlain, Jean-Marie Collin

Président et Vice-présidents de l’association IDN

("Initiatives pour le Désarmement Nucléaire ")

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 17:17
Lu dans le Monde du 12 janvier 2016

Lu dans le Monde du 12 janvier 2016

                       -  Voir aussi sur ce blog

 

                       -  Consulter le site d'IDN

     (association "Initiatives pour le désarmement nucléaire")

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 17:50
Les armes nucléaires, nées du péché, vouées à être interdites

 

      Dans cet excellent article, Marc Finaud (Conseiller Principal de Programme au Centre de Politique de Sécurité de Genève) retrace l'histoire du développement des armes nucléaires et montre combien le risque qu'elles représentent pour la planète dépasse de loin les avantages présumés de sécurité qu'elles apportent à quelques États possesseurs de ces armes.

 

**************

 

      Alors que la communauté internationale commémore la destruction de Hiroshima et Nagasaki par des bombes atomiques, il importe de rappeler qu’à l’origine de ces armes dévastatrices figure le régime nazi, l’un des pires de l’Histoire.

 

     Si la dissuasion nucléaire, en dépit de l’absence de preuve absolue, est créditée, au bénéfice du doute, d’avoir garanti la paix et la stabilité entre les deux superpuissances et leurs alliés au cours de la Guerre froide, la poursuite d’un tel équilibre de la  terreur n’est plus acceptable aujourd’hui par la majorité de nos sociétés, parce que les risques qu’il fait courir à la planète l’emportent sur les prétendus avantages qu’il confère à la sécurité de quelques possesseurs de l’arme nucléaire.

 

     La conscience collective associe communément la première arme nucléaire au Projet Manhattan  lancé en 1941 par le président américain Franklin D. Roosevelt. Cette mobilisation sans précédent de ressources scientifiques, industrielles et militaires fut en réalité la conséquence de la mise en garde solennelle adressée à Roosevelt en août 1939 par les scientifiques juifs allemands Leo Spitz (alias Szilard) et Albert Einstein à l’égard du projet nazi de mise au point d’une arme fonctionnant grâce à l’énergie nucléaire.

 

      Cette crainte avait été justifiée par les informations relatives aux succès des savants allemands dans la séparation de l’uranium publiées début 1939. Bien que le régime nazi n’ait jamais dédié à la recherche et au développement de l’arme nucléaire des ressources semblables à celles que les Etats-Unis lui consacreront en collaboration avec la Grande-Bretagne et le Canada, c’est bien l’Allemagne qui a réussi à produire de l’énergie nucléaire à l’automne 1944, quelque neuf mois avant les Américains.

 

      En effet, Hitler nourrissait l’espoir de mettre la main sur l’« arme miracle » qui renverserait l’avancée alliée en territoire allemand ou permettrait de lancer une riposte qui anéantirait les villes britanniques. Il expliqua dans sa tristement célèbre directive dite de la « terre brûlée » de mars 1945 : « Il se peut que nous soyons détruits, mais si c’est le cas, nous entraînerons avec nous un monde en flammes. » L’arme convoitée était décrite comme « d’un effet si puissant que toute vie humaine serait exterminée dans un rayon de trois ou quatre kilomètres autour du point d’impact. »

 

      L’avance gagnée par les Etats-Unis et l’effondrement de la machine de guerre nazie a sauvé le monde d’une bombe atomique nazie. Mais cet avantage a aussi permis aux Américains de choisir le Japon comme cible de leurs premières armes atomiques. La conséquence n’en fut pas réellement d’accélérer la capitulation du Japon, contrairement à la thèse officielle,  car Tokyo ne se résignera à cette capitulation qu’après l’entrée en guerre de l’Union soviétique contre le Japon et l’invasion de la Mandchourie. Certes, le président Truman entendait mettre un terme à la guerre le plus tôt possible, mais le bombardement du Japon devait principalement servir de test « grandeur nature » à la fois des armes à fission et à fusion et constituer une démonstration de force en direction de l’Union soviétique.

 

      Les Américains n’ont à aucun moment hésité devant des considérations morales ou juridiques quant au risque de causer des pertes civiles massives. Les bombardements conventionnels « stratégiques » et incendiaires sur l’Allemagne et le Japon avaient déjà provoqué la mort de centaines de milliers de civils, bien davantage que le nombre de victimes que causeront « Little Boy » et « Fat Man ». Certes, seulement deux bombes atomiques ont suffi au lieu de centaines de tonnes d’explosifs classiques, mais les effets de ces armes se sont révélés infiniment plus dévastateurs car la moitié des victimes non tuées immédiatement par la chaleur et le souffle de l’explosion ont succombé à des brûlures, à l’irradiation ou d’autres blessures aggravées par la maladie ou la malnutrition pendant plusieurs mois, sans mentionner l’accroissement de fausses couches, malformations de nourrissons, mortalité infantile ou cancers mortels durant de longues années.

 

     Aujourd’hui, sept décennies plus tard, avec neuf pays possesseurs d’armes nucléaires, en dépit de la réduction considérable du nombre d’armes par rapport au maximum atteint pendant la Guerre froide (environ  15 000 contre 70 000), la puissance destructrice des arsenaux nucléaires subsistants équivaut encore à 2 000 fois la puissance de feu totale utilisée au cours de la Deuxième Guerre mondiale. Un seul sous-marin Trident américain est capable de lancer l’équivalent de 7 000 à 11 000 bombes de type Hiroshima !

 

      Heureusement, les doctrines militaires ont évolué parallèlement au droit international, rendant le ciblage délibéré de populations civiles illégal et inacceptable pour les nations civilisées. Toutefois, les pays possesseurs d’armes nucléaires estiment toujours que leur sécurité repose précisément sur la menace de telles pertes civiles massives. En menaçant même de recourir à l’emploi d’armes nucléaires en riposte à toute attaque, fût-elle conventionnelle – comme le font toujours plusieurs puissances nucléaires – les possesseurs d’armes nucléaires ne sont pas loin de les considérer comme des armes de terreur si l’on se réfère à la définition des actes de terrorisme proposée par Kofi Annan en 2005: « tout acte […] commis dans l’intention de causer la mort ou des blessures graves à des civils ou à des non-combattants, dans le dessein d’intimider une population ou de contraindre un gouvernement ou une organisation internationale à accomplir un acte ou à s’abstenir de le faire. »

 

      C’est pour cette raison que les armes chimiques et biologiques ont été interdites et quasiment éliminées : après le Protocole de Genève de 1925, la Convention sur les armes biologiques de 1972 a reconnu dans son Préambule que «  la conscience de l'humanité réprouverait l'emploi de telles » armes, et la  Convention sur les armes chimiques de 1993 a exprimé la détermination d’exclure leur emploi « dans l'intérêt de l'humanité tout entière. ».

 

      De même, les mines terrestres anti-personnel ont été interdites par le Traité d’Ottawa de 1977 afin de « faire cesser les souffrances et les pertes en vies humaines causées par les mines antipersonnel qui tuent ou mutilent des centaines de personnes chaque semaine, pour la plupart des civils innocents et sans défense, en particulier des enfants. »

 

      La Convention d’Oslo de 2008 a également visé à « faire définitivement cesser les souffrances et les pertes en vies humaines causées par l’utilisation des armes à sous-munition. »

 

      Plus récemment, le Traité sur le Commerce des Armes a rappelé que « la grande majorité des personnes touchées par les conflits armés et la violence armée sont des civils et en particulier les femmes et les enfants » et s’est donné pour but de « réduire la souffrance humaine. »

 

     Ne serait-il pas paradoxal que les armes nucléaires, dotées de la puissance la plus dévastatrice et aptes à engendrer potentiellement des conséquences catastrophiques pour toute l’humanité, continuent à être exemptées de ce processus graduel d’interdiction et d’élimination ? La doctrine de la dissuasion nucléaire proclamée par la plupart des pays possesseurs considère précisément que tout agresseur serait dissuadé par les effets des armes nucléaires qui l’emporteraient sur tout avantage potentiellement retiré de l’agression. Mais cette doctrine ne repose que sur des suppositions, que certains comparent à des croyances religieuses. Si son succès était tellement garanti, pourquoi les puissances nucléaires investiraient-elles tant dans des capacités de riposte ou la défense antimissiles ?

 

     Certains affirment que, pendant toute la Guerre froide, les armes nucléaires ont assuré la paix et la stabilité entre les puissances nucléaires et leurs alliés. Mais il n’existe pas plus de preuve irréfutable de cette affirmation que de son contraire. Comme Noam Chomsky l’a noté en 2005 : « Si l’on met en relation le nombre d’actions étatiques étonnamment imprudentes et irresponsables, les accidents souvent répétés et terrifiants et la simple chance, on ne peut qu’en conclure qu’il est remarquable que nous ayons survécu à l’ère nucléaire jusqu’ici. » Dans le monde instable et incertain d’aujourd’hui, des conflits régionaux impliquant des pays possesseurs d’armes nucléaires pourraient connaître une escalade incontrôlée ; certains acteurs armés non étatiques puissants pourraient prendre le contrôle d’armes nucléaires ; même dans les pays avancés industriellement, scientifiquement ou militairement, des accidents ou catastrophes nucléaires sont toujours possibles comme à Tchernobyl ou Fukushima, mais aussi mettant en cause des armes nucléaires comme le montrent plusieurs rapports.

 

    De surcroît, la plupart des puissances nucléaires reconnaissent aujourd’hui que les principales menaces à leur sécurité proviennent de « groupes [terroristes] », d’« extrémistes violents », d’« Etats fragiles et affectés par des conflits [où] naissent et se propagent des maladies infectieuses, les armes illicites, les trafiquants des drogue ou les flots déstabilisants de réfugiés », les « faillites de gouvernance et la corruption endémique », le « danger de cyber-attaques perturbatrices voire destructrices », le « risque d’une nouvelle crise économique mondiale »  (extraits de la "Stratégie nationale de sécurité 2015 des Etats-Unis)

 

     . Laquelle de ces menaces peut-elle sérieusement être dissuadée par les armes nucléaires ? Même si l’on prend en considération la prolifération potentielle des armes de destruction massive, comment tout le régime de non-prolifération peut-il demeurer crédible et durable tant qu’il repose sur l’argument selon lequel les armes nucléaires sont légitimes pour quelques Etats privilégiés, afin de garantir leur sécurité mais trop dangereuses entre les mains d’autres Etats ?

 

      Le processus sur l’impact humanitaire des armes nucléaires lance à Oslo en 2013 et poursuivi au Mexique en 2014 puis à Vienne en 2015 a démontré sans équivoque que la vaste majorité des Etats  et des représentants de la société civile étaient déterminés à interdire l’arme nucléaires. Certes, un traité international se bornant à interdire les armes nucléaires (probablement en l’absence des pays possesseurs) ne conduira pas automatiquement ou rapidement à leur élimination. Il aura fallu près de 25 ans pour éliminer les armes chimiques après leur interdiction. Mais cette étape historique dans le développement des normes viendrait couronner l’édifice juridique construit depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale et ouvrirait une nouvelle ère au cours de laquelle les possesseurs d’armes nucléaires subiraient la pression de la communauté internationale pour enfin négocier un véritable désarmement nucléaire, conformément à leur engagement aux termes de l’Article VI du Traité de Non-Prolifération. 

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9 août 2015 7 09 /08 /août /2015 09:33
Nagasaki

     Trois jours après le bombardement d’Hiroshima, qui fit de 95 000 à 166 000 victimes, celui de Nagasaki eut lieu le 9 août 1945 à 11h02. La bombe au plutonium 239 d'une puissance de 20 KT fit entre 60 000 et 80 000 victimes. Le choix de la ville de Nagasaki (195 000 habitants) fut fait au dernier moment, pour remplacer la cité historique de Kokura, en raison d’une mauvaise météo.

 

     Le 70ème anniversaire de ces bombardements a été l’occasion de nombreux débats dans les médias français et il faut s’en féliciter. La décision du Président américain, Harry Truman, n’est plus considérée, comme cela a été le cas pendant de nombreuses années comme « la solution » pour faire capituler le Japon et mettre fin à la seconde Guerre mondiale. (Lire cette analyse)

 

     Ces débats, auxquels j’ai participé, commencent à faire apparaître des doutes sur la nature de l’arme nucléaire présentée trop souvent comme indispensable pour assurer la paix et la sécurité dans le monde. Je m’en félicite et cela m’encourage à persévérer dans mon combat pour promouvoir un monde sans armes nucléaires et, je l’ai déjà dit, je ne me sens pas seul !

 

    J’ai retrouvé à ce propos une déclaration qui mérite d'être méditée, celle du Général Lee Butler. Elle a du poids, venant de l'ex-commandant en chef (1992-94) des Forces aériennes stratégiques (nucléaires) des Etats-Unis :

 

     « Nous n’avons pas de plus grande responsabilité que de mettre un terme à l’ère nucléaire (….)

     Nous ne pouvons continuer de soumettre à un blocage souverain les clés qui nous délivreraient enfin du cauchemar nucléaire.

     Nous ne pouvons refuser d’engager les ressources essentielles pour nous délivrer de son emprise, pour réduire les dangers qu’il représente.

     Nous ne pouvons rester là, assis, à acquiescer par notre silence aux sermons dépassés des grands prêtres du nucléaire.

     Il est temps de réaffirmer la primauté de la conscience individuelle, de redonner voix à la raison et aux intérêts légitimes de l’humanité. » (2 février 1998) 

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 07:08
"Un climat de paranoïa dangereux dans les années 80""Un climat de paranoïa dangereux dans les années 80"

J'étais l'invité de RFI ce matin

 

Au lendemain des 70 ans du largage de la bombe d’Hiroshima, nous faisons un point géopolitique sur les rapports de forces liés à l’armement nucléaire.

Paul Quilès, maire PS de Cordes-sur-Ciel, président de l’association ALB (Arrêtez la bombe) et ancien ministre de la Défense est l'invité de Vincent Souriau.

 

   Extrait de l'interview:

"Il y a une vingtaine de doctrines qui ont présidé à la défense de la religion nucléaire : c’était une super arme au départ. Après on a parlé de dissuader – faire peur – dissuasion minimale, proportionnée, flexible, concertée, élargie, étendue. Ensuite ça a été les représailles massives. Puis on a critiqué la théorie des représailles massives et on a parlé de riposte graduée, de stratégie antiforces, de DMA (dissuasion mutuelle assurée). Ensuite ça a été la doctrine Reagan dans les années 80 : c’était la guerre des étoiles, plus rien au sol, juste un bouclier, on vous protège (…).

Une espèce de folie qui a couté des fortunes et qui n’a servi à rien, sauf à créer un climat de paranoïa dangereux entre les Soviétiques complètement paranoïaques d’un côté et les Américains qui n’étaient pas mieux et qui pensaient chacun que l’autre allait les attaquer brutalement."

 

Ecouter

 

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 07:08
70 ans après Hiroshima, relire Camus70 ans après Hiroshima, relire Camus
70 ans après Hiroshima, relire Camus

Cette tribune est publiée ce jour sur le site de Marianne par 

 

Paul Quilès, Président d’ALB

Bernard Norlain, vice-Président d’ALB

Jean-Marie Collin, vice-Président d’ALB

Michel Drain, membre du bureau d’ALB

 

     Voici soixante-dix ans, deux bombes atomiques détruisaient les villes japonaises d’Hiroshima et de Nagasaki. Près d’un demi-million de personnes vivaient dans ces villes ; il a suffi de deux engins, d’une puissance considérée aujourd’hui comme faible (15 et 21 kt), pour en tuer immédiatement 200 000. Des dizaines de milliers d’autres devaient périr au cours des années suivantes des conséquences de leurs brûlures ou sous l’effet des radiations. (visionner le film "Hiroshima, la véritable histoire")

 

     Dans un premier temps, ces bombardements ont suscité peu d’émotion. C’était une nouvelle horreur, qui s’ajoutait aux innombrables horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Beaucoup d’observateurs n’y ont vu qu’une « prouesse scientifique et technique ».

 

     Albert Camus était bien seul lorsqu’il lançait, le 8 août 1945, dans un éditorial du journal Combat, son cri d’alarme :

 

     « La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques. En attendant, il est permis de penser qu'il y a quelque indécence à célébrer ainsi une découverte, qui se met d'abord au service de la plus formidable rage de destruction dont l'homme ait fait preuve depuis des siècles. Que dans un monde livré à tous les déchirements de la violence, incapable d'aucun contrôle, indifférent à la justice et au simple bonheur des hommes, la science se consacre au meurtre organisé, personne sans doute, à moins d'idéalisme impénitent, ne songera à s'en étonner. »

 

     Dans ce texte, écrit le lendemain de la destruction d’Hiroshima et la veille de celle de Nagasaki, Camus essayait quand même de se consoler en se demandant si ce bombardement ne pourrait pas pousser les Japonais à capituler. On sait aujourd’hui que la capitulation du Japon eut d’autres raisons, notamment l’entrée en guerre de l’Union soviétique, dont l’armée venait d’envahir la Mandchourie et l’île de Sakhaline.(Lire à ce sujet la passionnante analyse de Ward Wilson )

 

     Dans la période qui a suivi les bombardements d’Hiroshima et Nagasaki, les responsables politiques américains et, en premier lieu, le président Truman ont tenté d’éviter la course à l’arme nucléaire. Cela aurait pu être le cas si l’URSS n’avait pas opposé son véto au « plan Baruch » (décembre 1946), qui prévoyait d’éliminer l’armement nucléaire, sous contrôle international. On connaît malheureusement la suite : une folle et dangereuse escalade, qui a conduit le monde à accumuler entre 1945 et le début des années 1990 un immense arsenal de 70 000 ogives.

 

     70 ans plus tard, les fausses vérités ont toujours cours. C’est ainsi que l’arme nucléaire est encore présentée comme notre « assurance vie » ou comme « la garantie de notre sécurité et de notre indépendance ». On sait qu’il n’en est rien. Il suffit d’observer l’état du monde, des menaces et des relations internationales pour s’en convaincre. En quoi est-elle utile au Mali, en Syrie, en Ukraine, face au terrorisme djihadiste ?

 

     Malgré la très forte réduction des potentiels nucléaires américain, russe, britannique et français depuis le début des années 90, l’arme nucléaire continue à faire peser de sérieux risques et de réels dangers sur la sécurité du monde, où les zones d’instabilité ne cessent de s’étendre. Il y a d’abord le risque de tir par accident alors que des dizaines de systèmes nucléaires restent sous alerte permanente. Il y a aussi le risque de méprise sur les intentions d’un éventuel adversaire alors que le déclenchement d’un tir balistique ne laisserait que quelques minutes pour décider d’une riposte aux dirigeants d’une puissance qui détecterait un signal de lancement. Enfin il y a le risque du tir nucléaire « tactique » qui suivrait une confrontation conventionnelle majeure. Ce risque n’a pas disparu ; il s’est au contraire étendu et peut être identifié aujourd’hui sur plusieurs théâtres (Cachemire, Corée et à présent, selon l’OTAN, pays baltes, Pologne ou Ukraine). Il est d’ores et déjà prévu d’entrainer la future force de réaction ultra-rapide de l’OTAN à fonctionner en ambiance nucléaire. Or un seul tir considéré comme « tactique » pourrait égaler en puissance plusieurs Hiroshima. Comment pourrait-il ne pas être suivi d’autres tirs en riposte ?

 

     Les théoriciens de la dissuasion affirment que la détention de l’arme nucléaire n’est qu’une menace, mais, dans le même mouvement, ils insistent sur la nécessité de maintenir la crédibilité de cette menace, c’est-à-dire pour que toutes les conditions d’un emploi immédiat de l’arme soient en permanence réunies. Hiroshima et Nagasaki nous rappellent que, dès qu’une arme existe, elle peut être employée lorsque ses détenteurs considèrent qu’elle peut servir une stratégie de puissance. Ce fut pleinement le cas pour la bombe de Nagasaki, qui visait à montrer la puissance américaine au futur adversaire soviétique.

 

     Le récent accord avec l’Iran laisse espérer que la prolifération nucléaire pourra être endiguée, mais il faut se rendre à la réalité et constater que les 16 000 ogives nucléaires possédées par 9 pays (les 5 « autorisés » par le TNP- Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande Bretagne- plus Israël, l’Inde, le Pakistan et la Corée du Nord) constituent un arsenal toujours aussi dangereux pour la sécurité mondiale.    

 

    Plus que jamais aujourd’hui, la conclusion de l’éditorial d’Albert Camus devrait s’imposer : « Devant les perspectives terrifiantes qui s'ouvrent à l'humanité, nous apercevons encore mieux que la paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison. »

 

     Aujourd’hui, le nombre des pays qui militent pour affranchir le monde des risques mortels de l’arme nucléaire atteint 159. Ils viennent de souscrire à l’ONU à une déclaration sur « les conséquences humanitaires catastrophiques des armes nucléaires ».

 

    La France s’honorerait de prendre des initiatives ambitieuses, au lieu de camper sur des positions d’une autre époque et de se contenter d’utiles, mais timides propositions, notamment pour l’interdiction de la production de matières fissiles militaires. Elle pourrait par exemple appeler les puissances nucléaires à une conférence internationale, qui entamerait la marche vers un monde sans armes nucléaires. Elle pourrait faire de l’entrée en vigueur du traité d’interdiction des essais nucléaires une priorité de sa diplomatie, notamment lors de ses rencontres avec ses partenaires chinois et américains.

 

     Elle pourrait annoncer le gel de la modernisation de ses programmes nucléaires. (sous-marins nucléaires lanceurs d’engins, missiles balistiques et aéroportés) Elle pourrait demander d’inscrire le désarmement nucléaire parmi les objectifs prioritaires de la politique étrangère et de sécurité commune de l’Union européenne. Elle pourrait enfin plaider, au sein de l’Otan, pour la suspension de la modernisation des armes nucléaires tactiques américaines et pour l’ouverture de négociations concernant le retrait, la réduction et à terme l’élimination de ces armes en Europe.

 

     Ces initiatives auraient une valeur symbolique forte. Elles devraient être suivies d’un vrai débat parlementaire, associant la société civile, les scientifiques, les experts officiels et les militaires sur la possession de cet arsenal.

 

     Cette démarche, 70 ans après les bombardements nucléaires d’Hiroshima et de Nagasaki, serait certainement saluée et soutenue par une écrasante majorité des Etats des cinq continents. La France ne peut plus rester prisonnière de la pensée d’un monde ancien et vivre sur des mythes. Elle doit redevenir audacieuse et ceux qui se réclament de Jean Jaurès pourraient ainsi redonner tout leur sens aux valeurs issues de son héritage.

70 ans après Hiroshima, relire Camus
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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 11:17

Il y a 70 ans, la première bombe atomique

tombait sur Hiroshima 

 

        Rappel des faits (courte vidéo)

 

       Mes interventions:

 

Radio:

 

- France Inter, jeudi 6 août à 12h15

- RFI, vendredi 7 août à 7h50

 

Presse (tribunes):

 

- le Monde

- l'Humanité

- site de Marianne

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 10:28
Hiroshima....J-2Hiroshima....J-2

     Je vous conseille vivement de regarder ce soir un programme exceptionnel d’ARTE consacré au bombardement nucléaire d’Hiroshima :

 

     - mardi 4 août à 20h55: HIROSHIMA, LA VÉRITABLE HISTOIRE

 

     Présentation :

 

« Les noms sont entrés dans la mémoire collective, et ils résonnent encore de manière macabre. Le projet atomique américain s’appelait "Manhattan Project", la bombe "Little Boy", et l’avion qui a ouvert sa soute "Enola Gay". Le 6 août 1945, sur ordre du président Truman, un bombardier B-29 largue sur Hiroshima la première arme nucléaire jamais utilisée lors d’une guerre. "Il y eut un anneau de feu rouge et aveuglant. Je ne devrais pas le dire, mais c’était magnifique", dit aujourd’hui un des survivants. "L’aube d’une ère nouvelle", assurent certains scientifiques. 80 000 Japonais paient sur le champ ce basculement de l’histoire de l’humanité. Si, bien entendu, les suites immédiates et dantesques de l’explosion sont l’épicentre du documentaire, elles n’en constituent pas l’unique objet. Grâce à la révélation d’étonnants secrets, Hiroshima, la véritable histoire dissipe les écrans de fumée qui ont détourné le monde de la réalité des faits.

 

Test grandeur nature

 

Cette investigation ambitieuse éclaire aussi bien les motivations réelles des Américains que les conséquences sociales, sanitaires et environnementales du désastre. Little Boy était-elle un "mal nécessaire" pour forcer les Japonais à capituler ? Hiroshima démontre que le pays de l’empereur Hirohito avait de toute façon déjà perdu la guerre et s’apprêtait à négocier. Les objectifs de Truman étaient autres : tester in vivo l’efficacité de la bombe et devancer les Russes dans la course à l’armement. Même duplicité après la seconde explosion atomique (Nagasaki, le 9 août) : les Américains font des études scientifiques mais ne soignent personne. Le quotidien des irradiés est occulté : considérés comme des pestiférés, ils doivent subir l’emprise rapace des mafias japonaises et la désagrégation des rapports humains. Dans le même temps, aux États-Unis, une propagande gouvernementale massive tente de rendre populaire le recours au nucléaire. Bénéficiant d’images d’archives inédites et de documents confidentiels, le film de Lucy van Beek met en avant de nombreux  témoignages, notamment  japonais (experts, agents secrets, survivants). Les souvenirs et les histoires individuelles qu’ils esquissent aboutissent tous au même constat : les ondes de choc d’Hiroshima n’ont pas encore disparu. »

 

    - mardi 4 août à 22h30: JOHN VON NEUMANN, Prophète du XXIe siècle

 

     Présentation :

 

« Peu connu du grand public, le mathématicien hongrois John von Neumann (1903-1957) a pourtant élaboré des théories qui ont définitivement changé le cours de l'humanité. Installé aux États-Unis à partir de 1930, il a contribué aux découvertes les plus fondamentales (théorie des jeux, intelligence artificielle, physique statistique, entre autres) du siècle dernier et a initié la révolution informatique. Sous une bonhomie apparente, l'homme, dont le cerveau était aussi rapide que celui d'un super ordinateur, cachait en réalité une vision cynique et pessimiste de l'humanité. En 1943, c'est lui qui calcula la trajectoire de la bombe atomique qui allait détruire Nagasaki. En 1945, en se fondant sur sa théorie des jeux appliquée à l'analyse des conflits, il conseille au président des États-Unis une frappe atomique préventive sur l'Union soviétique. Pionnier de l'informatique, il conçoit Maniac, un calculateur utile aux tests de la bombe H et ancêtre des premiers ordinateurs.

 

Docteur Folamour

 

Grâce à d'exceptionnelles images d'archives, le film retrace le destin de ce savant qui inspira le personnage du film de Stanley Kubrick Docteur Folamour. Il l'éclaire avec de nombreux témoignages d'éminents scientifiques (Roger Penrose, Marvin Minsky, Ray Kurzweil…) qui concluent à l'inestimable apport de John von Neumann. Si, un jour, une conscience artificielle supplante l'intelligence humaine, ce sera en grande partie de son fait. »

 

     Voir aussi SCIENCE ET ÉTHIQUE- 70 ANS APRÈS HIROSHIMA

 

   - mardi 4 août à 23h30:  GUERRE FROIDE- L'HOMME QUI SAUVA LE MONDE

 

      Présentation :

 

« Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1983, en pleine guerre froide, le lieutenant-colonel Petrov est de service. Sa mission est des plus simples : surveiller depuis son bunker un écran de contrôle destiné à donner l’alerte en cas d’attaque nucléaire. Lorsque le militaire soviétique voit apparaître cinq points représentant des missiles nucléaires en provenance d’une base américaine, le doute l’envahit : pourquoi les États-Unis attaqueraient-ils à ce moment précis ? N’écoutant que son instinct, Stanislav Petrov décide de ne pas avertir son état-major. Il s’agissait bien d’une fausse alerte, due à une erreur technique… Par ce geste courageux, voire inconsidéré, Petrov a peut-être évité une riposte de l'URSS et, de fait, la fin de ce monde. Celui qui habite aujourd'hui dans une modeste demeure de la banlieue moscovite se souvient encore avec émotion de cet instant crucial. Vingt-deux ans plus tard, le héros oublié était invité en grande pompe aux États-Unis, l’ancien pays "ennemi", pour y rencontrer le journaliste Walter Cronkite (décédé l’année suivante), le documentariste David Hoffman et les stars Robert De Niro, Matt Damon ou encore Kevin Costner. Ce témoignage émouvant permet, au travers d’images d’archives saisissantes, une relecture inédite de cette histoire méconnue. »

 

    Voir aussi sur ce blog : "1983, au bord de l'apocalypse nucléaire"

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Published by Paul Quilès - dans Désarmement nucléaire
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2 août 2015 7 02 /08 /août /2015 23:05
Retour à Hiroshima

     Au lendemain du bombardement nucléaire d’Hiroshima et de Nagasaki, en août 1945, l’essentiel de la presse française, toutes tendances confondues, s’extasiait sur une victoire de la science.

 

     On pouvait lire par exemple:

 

     "L’Amérique vient de révéler au monde une découverte scientifique qui est bien la plus sensationnelle du siècle", "Une révolution scientifique", "Un des plus grands triomphes du génie américain"

 

     Albert Camus fut l’un des seuls à dénoncer l’explosion des bombes atomiques, dans l’éditorial du journal Combat du 8 août 1945 :

 

    "On nous apprend, au milieu d’une foule de commentaires enthousiastes, que n’importe quelle ville d’importance moyenne peut être totalement rasée par une bombe de la grosseur d’un ballon de football. Des journaux américains, anglais et français se répandent en dissertations élégantes sur l’avenir, le passé, les inventeurs, le coût, la vocation pacifique et les effets guerriers, les conséquences politiques et même le caractère indépendant de la bombe atomique. Nous nous résumerons en une phrase : la civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie"

 

    70 ans plus tard, il n’est pas inutile de revenir sur ce terrible évènement –les faits, les raisons, les mensonges, les conséquences- et de réfléchir à la signification de l’arme nucléaire dans le monde d’aujourd’hui.

 

     C’est ce que je ferai à plusieurs reprises au cours de cette semaine.

 

     En attendant, je suggère la lecture de 2 passionnants documents qui éclairent sur les vraies raisons de la destruction d’Hiroshima et de la capitulation du Japon :

 

     Les véritables raisons de la destruction d'Hiroshima

 

     Ce n'est pas la bombe atomique qui a poussé le Japon à capituler

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Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez