Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 novembre 2007 1 26 /11 /novembre /2007 23:53

logo-france3.pngPaul Quilès était l'invité aujourd'hui de France 3 Sud pour parler de l'action de Gauche Avenir.
Pour l'écouter,
cliquer ici. 

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article
16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 14:14

Photo-r--union-St-Jean.jpg

Jeudi 11 Octobre, Gauche Avenir Tarn et Gauche Avenir Haute-Garonne ont invité l'ancien directeur de la rédaction de l'Humanité, Claude Cabanes. 
Suite à cette rencontre, la Dépêche du midi a publié l'article que vous trouverez ci-dessous
 

 

logo-D--p--che.jpg« En ne se trompant ni sur le diagnostic, ni sur la méthode, nous redonnerons espoir à ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche ». C’est devant une cinquantaine de personnes, jeudi soir, à la salle Palumbo, que l’ancien ministre socialiste Paul QUILES est venu présenter le tout nouveau club Gauche Avenir. Il était entouré ce soir-là du député-maire Gérard BAPT, du journaliste Claude CABANES et du président du conseil régional Martin MALVY.

Sous forme d’appel mais aussi d’échanges avec le’ public, le député du Tarn et maire de Cordes-sur-Ciel a expliqué comment Gauche Avenir ambitionnait de redéfinir des « valeurs claires et mobilisatrices » mais également « des objectifs simples ». Paul QUILES, qui ne parle pas de rénovation mais préfère évoquer « une volonté de dialogue, d’écoute et d’ouverture à tous les courants de gauche pour retrouver une unité » a pu entendre les questions des hommes et femmes présents ce soir là, et répondre aussi à certaines inquiétudes. Aux côtés du fondateur de Gauche Avenir, le journaliste Claude CABANES a également pris part aux débats. Il a entre autres projets, expliqué « la nécessité d’un travail d’intervention et d’imagination ainsi que de nouveaux outils pour arriver à fonder un club d’intellectuels de gauche ».
Une gauche « offensive et décomplexée, une dynamique à créer, une unité pour mobiliser le peuple de gauche … » ne sont que quelques-unes de ce que le club appelle « les sept clés du renouveau à gauche ». Elles composeront aussi une charte que Paul QUILES dit vouloir écrire d’ici trois mois. Les dés sont jetés

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article
5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 09:01
Loin des enjeux de pouvoir et des rivalités de personnes, Gauche Avenir rassemble des militants d’origines et de sensibilités diverses, afin de devenir un creuset de la réflexion collective indispensable sur les valeurs de la gauche.
Aujourd’hui, près de 1300 militants ont rejoint les premiers signataires et participent au grand débat sur l’avenir de la Gauche.

Parce que l’attente est considérable et qu’il faut renouer avec la bataille idéologique et culturelle, Gauche Avenir 81 et Gauche Avenir 31 vous invitent à participer à deux rencontres débats avec l’un des premiers signataires de l’appel de Gauche Avenir :

Claude Cabanes, journaliste, ancien directeur de la rédaction de l’Humanité

Paul Quilès, ancien ministre, maire de Cordes sur Ciel sera également présent

- le jeudi 11 octobre 2007, de 18h à 20h à la Mairie de Saint Jean (salle Palumbo) (Haute–Garonne)

- le jeudi 11 octobre 2007, à 21h à Cagnac-les-Mines, salle de Camp-Grand (Tarn)


Contact : gaucheavenir81@orange.fr
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article
25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 14:17

Tribune publiée par Paul Quilès et Marie Noëlle Lienemann dans Le Monde du 26 septembre 2007, sous le titre Gauche:"l'unité est un combat"

 

La gauche n’est jamais arrivée au pouvoir que rassemblée. Ce fut le cas avec le Front populaire en 1936, avec l’Union de la gauche en 1981 ou même avec la Gauche plurielle en 1997. Ce rassemblement a toujours été le fruit d’une confrontation au sein de la gauche, à tel point que, dans les années 70, Etienne Fajon avait  lancé : « l’union est un combat ! ». Et c’est bien la rédaction d’un programme commun de gouvernement qui a permis l’union de la gauche, car, à l’évidence il était impossible à l’époque d’envisager l’unité en surmontant les divergences idéologiques. Cet accord décisif a permis de placer chaque parti devant la responsabilité de l’action gouvernementale sans se renier et il a assuré la victoire en 1981.

Aujourd’hui, la situation est différente, car le monde a bougé : chute du Mur de Berlin, avec ses conséquences sur le mouvement communiste, mondialisation accélérée faisant apparaître de nouvelles attentes, société française de plus en plus éclatée, éparpillement de la gauche qui n’est plus structurée par deux grands partis….Le succès de la gauche lors de l’élection de 2012, sa capacité à défendre ses idéaux et à transformer la société ne peuvent être espérés que si ces éléments sont pris en compte dans la définition de la nouvelle stratégie de la gauche.

Naturellement, celle-ci n’a rien à voir avec les opérations qui confondent rénovation et renoncement et qui croient trouver au « centre» la modernité  qui manquerait  aux idées de gauche. Ce genre de dérive a toujours conduit dans l’impasse et parfois aux pires compromissions. La nouvelle stratégie ne peut pas non plus se réduire à des alliances circonstancielles, à des accords électoraux de dernière minute, à des désistements « automatiques » au second tour.

Le nouveau cap : l’unité de la gauche

On voit bien qu’il faut aujourd’hui aller au-delà de l’union et fixer un nouveau cap stratégique, celui de l’unité. Cette perspective, qui exigera patience et détermination, est la seule qui permettra à la gauche de l’emporter, mais aussi de changer profondément  la société française.

L’unité de la gauche est certainement la clé de son renouveau, à condition  de redéfinir un cadre idéologique et, en tout cas, un corpus de valeurs et un projet  politique et culturel commun. L’exigence d’unité doit aller de pair avec l’affirmation forte et sans complexe de l’identité contemporaine de la  gauche, qui ne peut se réduire à quelques généralités ou formules creuses.

Elle suppose une vision critique du modèle capitaliste financier transnational dominant, la promotion d’une société laïque, émancipatrice pour chaque homme et chaque femme, le combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité sur tous les champs de la vie sociale, l’affirmation d’un internationalisme solidaire et respectueux de la planète, alternatif à la mondialisation néolibérale. Il s’agit bel et bien de redonner de la vigueur et de la crédibilité à l’idée d’alternative politique, mise à mal par la répétition de thèses –que nous devons contester- sur la droitisation de la société française, la nécessité d’accepter sans nuance le capitalisme sous prétexte de modernisme, le dépassement du clivage droite-gauche .

L’ambition de la gauche doit être aussi d’assumer le pouvoir et de transformer la société par l’action gouvernementale. L’affirmation du réformisme, qui s’appuie sur le primat de la démocratie, ne doit en rien empêcher une perspective culturelle et politique plus vaste et plus radicale, car le combat de la gauche ne se limite pas à la gestion des affaires publiques. L’unité doit permettre de faire la synthèse du militantisme et de l’engagement à gauche, de la culture réformiste et de la culture contestatrice. C’est ce que Jaurès appelait « l’évolution révolutionnaire ».

L’unité  contre l’impuissance et pour le rééquilibrage à gauche

Dans la Vème République et encore plus depuis les décisions sur le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral (2000), l’élection présidentielle est l’évènement directeur de la vie politique en France. Compte tenu du rapport de forces à gauche, c’est le candidat ou la candidate du PS qui apparaît comme le ou la seul(e) capable d’être élu(e) et qui  fixe donc l’axe central des propositions de la gauche.

Or, si des forces nombreuses -qui plus est, divisées- subsistent sur la gauche de ce parti, la désignation, les choix internes, les arbitrages stratégiques ne peuvent traduire correctement les attentes du peuple de gauche. Une fois ceux –ci établis, la « gauche non socialiste » a peu de prise pour les modifier et peser ! Au-delà des élections, ce même mécanisme s’observe lorsque la gauche gouverne. C’est ainsi que les incompréhensions n’ont cessé de croître, entraînant même une certaine vulnérabilité des couches populaires aux thèses du FN.

L’unité doit permettre un rééquilibrage à gauche. Seule cette dynamique de dépassement de chaque structure permettra de stopper la spirale d’atomisation qui n’a pu être conjurée en dépit de l’échec de 2002. Elle devra assurer aussi une véritable prise en compte de l’écologie politique ou de certains mouvements altermondialistes, qui ne peuvent plus être considérés par la gauche comme périphériques.

En tout cas, force est de constater qu’au pouvoir ou dans l’opposition, avec la division et la concurrence, l’affaiblissement d’un des partis de la gauche  n’a pas assuré le renforcement des autres ni le progrès de l’ensemble. Aucun parti de gauche ne se porte bien et bon nombre de leurs électeurs et de leurs militants sont en plein désarroi. La chute du nombre total de leurs adhérents et surtout des militants, depuis 30 ans, montre qu’ il y a  des forces inemployées, des hommes et des femmes de gauche qui ne voient pas l’intérêt de militer dans les partis ou se défient d’eux.

 

Vers un Congrès de l’unité de la gauche

Les rénovations en vase clos ne pourront pas lever ces handicaps. C’est pourquoi nous plaidons pour le dépassement des partis existants et la création d’une nouvelle organisation fédérant tous ces courants de la gauche, à partir d’un congrès de l’Unité de la Gauche.

Cela nécessitera, à l'évidence, de nombreuses étapes. La première se joue sur le  fond, avec l’actualisation des valeurs de gauche et l’affirmation du projet de la gauche du 21ème siècle. Une charte pour l’unité de la gauche pourrait en jeter les bases.  L’unité ne saurait se bâtir sur la base de l’uniformité, de l’abandon des héritages de chacun, de l’écrasement d’un courant minoritaire, de la discipline imposée sans juste représentation des différentes composantes. Il est sans doute trop tôt pour définir les formes concrètes que pourrait prendre cette nouvelle organisation, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle devra assurer le respect des histoires et de la diversité des cultures que seule la représentation proportionnelle peut garantir.

Ce n’est pas parce que l’unité risque d’être difficile à réaliser qu’il faut y renoncer. Toute l’histoire du mouvement socialiste et communiste montre qu’il a fallu que les militants de cette cause mènent bien des combats et un travail de conviction pour surmonter les tendances à la dispersion et aux querelles internes. Ce fut le cas, en 1905,  avec le congrès du Globe, où l’intelligence politique sut triompher des guerres picrocholines entre partis, des désaccords irréconciliables entre modérés et radicaux. On pourrait encore citer en exemple l’unité des socialistes réalisée à Epinay en 1971.

En tout cas, la gauche et les socialistes ne se sont jamais sortis des crises, n’ont jamais réussi leur renouveau sans une nouvelle dynamique unitaire. Voilà pourquoi nous affirmons aujourd’hui, comme on le disait hier pour l’union, que «l’unité est un combat». Avec d’autres, que nous espérons nombreux, nous y prendrons toute notre part.

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article
15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 09:34
Rencontre de presse Gauche Avenir
Lors d'une réunion tenue Paris le jeudi 13 septembre 2007, les propositions de Gauche Avenir pour le renouveau de la gauche ont été présentées à la presse, en présence de quelques uns de ses animateurs (Marie-Noëlle Lienemann, Paul Quilès, Jean-Claude Gayssot, Ivan Levaï, Claude Cabanes, Emmanuel Maurel, Alexis Corbière, Jean-Claude Duron, Jean Michel).

-  Marie-Noëlle Lienemann a dressé un rapide bilan de l'activité de Gauche Avenir depuis le lancement de l'appel le 4 juin 2007, qui rassemble d'ores et déjà 1200 signataires venant des principales sensibilités des partis, syndicats et associations de la gauche, militants, sympathisants, élus, responsables politiques (PS, PCF, Verts, PRG, MRC). Le site Internet www.gaucheavenir.org est particulièrement actif. Les débats sont nombreux et témoignent d'une forte aspiration unitaire. De multiples réunions décentralisées sont programmées et plusieurs documents sont en préparation.

Paul Quilès a présenté le texte intitulé
« Les 7 clés du renouveau de la gauche », en insistant sur la nécessité de réaffirmer un cap stratégique: celui de l'unité, qui ne se réduit pas à des alliances ou des unions de circonstance. Il a conclu par un appel aux responsables et aux militants de tous les partis, syndicats, associations et clubs de gauche à préparer ensemble la Charte de l'unité de la gauche.

-   Claude Cabanes a insisté sur l'importance de l'affirmation forte et sans complexe de l'identité de la gauche, qui implique que celle-ci renoue avec la bataille idéologique et culturelle.

-   Jean-Claude Gayssot et Alexis Corbière ont précisé que les signataires de Gauche Avenir agissent aussi dans leurs propres organisations pour faire progresser les idées qui ont présidé à la création de Gauche Avenir.

-   Emmanuel Maurel a jeté les bases de ce que pourrait être la Charte de l'unité de la gauche.

-   Ivan Levaï a souligné la spécificité de Gauche Avenir, « club » ouvert à toute la gauche et à ses composantes, et rappelé que, dans les périodes de doute et de crise, les clubs ont souvent constitué un espace de rénovation et d'initiative susceptible de déclencher un mouvement général au sein de la gauche
.
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article
14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 09:49

Jeudi 13 septembre, lors d'une rencontre de presse, j'ai présenté, avec les premiers signataires de l'appel de Gauche Avenir, le texte intitulé "les 7 clés du renouveau de la gauche", qui s'engage résolument en faveur d'une charte pour l'unité de la gauche. 
                                     Paul Quilès 
_______________________________________________________________________                       

    Face à une droite dure et déterminée, et après trois défaites consécutives aux présidentielles, la gauche n’est pas au mieux de sa forme. Fort logiquement, les appels au sursaut fleurissent. Même les plus fervents adeptes de l’immobilisme se sentent obligés de plaider en faveur de la nécessaire « rénovation ».

    Celle-ci ne doit en aucun cas se traduire par la liquidation pure et simple de nos valeurs et de nos principes. De même, il ne saurait être question de renoncer à la stratégie d'unité de la gauche, qui a toujours été la condition de la transformation sociale. Droitisation, renoncement, alliances au centre: nous n'accompagnerons pas cette mutation. 
   
     Au contraire, il est temps de renouer aujourd'hui avec la bataille idéologique et culturelle. La gauche ne peut rester passive face à une droite décomplexée qui a réussi à imposer son vocabulaire et à légitimer ses problématiques.  Face à cette offensive conservatrice, la gauche doit réaffirmer la modernité de ses valeurs et se réarmer idéologiquement. Cela suppose de renouer avec le débat et la réflexion intellectuelle. Telle est l'ambition de Gauche Avenir. 

Au delà de cette entreprise idéologique, nous voulons réaffirmer un cap stratégique : celui de l'unité.

-    L’unité est une nécessité historique pour reconstruire une gauche forte après les échecs répétés  des présidentielles et pour donner au camp progressiste une réelle capacité à combattre les reculs sociaux, les dérives néolibérales et à faire naître une véritable alternative politique. 

-    L’unité est une question majeure pour la  gauche et singulièrement pour ceux qui refusent les tentations d’alliance au centre ou l’affadissement de son projet de transformation sociale. 

  1)- L’unité de la gauche, pour une gauche offensive et décomplexée

L’exigence d’unité va de pair avec l’affirmation forte et sans complexe de l’identité contemporaine de la gauche. Cette identité ne doit pas être réduite à quelques généralités ou formules creuses. Elle suppose une vision critique du modèle capitaliste financier transnational dominant, la promotion d’une société laïque, émancipatrice pour chaque homme et chaque femme, le combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité sur tous les champs de la vie sociale, l’affirmation d’un internationalisme solidaire et respectueux de la planète, alternatif à la mondialisation néo-libérale.

  2)- Contre l’alliance au centre

Nous ne pouvons pas rester impassibles et impuissants face aux prises de positions répétées de responsables du PS  en faveur d’accords avec le Modem. Hier, ce fut la confusion entre les deux tours des présidentielles, aujourd’hui c’est l’appel de certains pour les municipales.  
L’unité de la gauche est la seule alternative à ces dérives. Elle seule redonnera du sens au clivage gauche-droite et peut créer une nouvelle dynamique qui dépassera, le moment venu, les partis existants. Elle doit mobiliser la jeunesse mais aussi les hommes et les femmes de gauche engagés dans des clubs, associations, syndicats, qui  ne se sentent pas utiles et  reconnus  dans les partis existants.

  3)- Concilier gestion et contestation

L’ambition de la gauche doit être aussi d’assumer le pouvoir, de transformer la société par l’action gouvernementale, en veillant à solliciter le concours des citoyens.  Les exigences de la gestion ne doivent en rien empêcher une perspective culturelle et politique plus vaste et plus radicale, car le combat de la gauche ne se limite pas à la gestion des affaires publiques !Son ambition doit être de retrouver le sens de ce que Jaurès appelait « l'évolution révolutionnaire »

  4)- L'unité, condition de la victoire électorale et du changement social

La gauche n’est jamais arrivée au pouvoir que rassemblée. Ce fut le cas, avec le Front populaire en 1936, avec l’Union de la gauche en 1981 ou même avec la Gauche plurielle en 1997. A contrario, les divisions ont toujours été fatales à la gauche et les ouvertures au centre se sont soldées par des désastres électoraux et des renoncements inacceptables. L’unité ne peut se décréter au dernier moment, uniquement dans un accord électoral et moins encore compter sur l’automatique désistement au second tour, qui en est la version minimale.  

   5)- L’unité, pour mobiliser tout le peuple de gauche

Même si, sur le terrain électoral, le PS se porte mieux que les autres, il faut reconnaître que tous les partis de gauche et du monde écologiste vont mal. Bon nombre de militants et de citoyens sont désorientés.  
Au delà des partis, il y a la gauche syndicale, des associations ou des clubs qui ont souvent incarné une forme de militantisme dans les phases de crises et de refondation.
La gauche n’est pas seulement représentée par ses partis. C’est particulièrement net aujourd’hui lorsqu’on regarde leur nombre d’adhérents et surtout de militants, qui a considérablement diminué depuis 30 ans. Il y a donc des forces inemployées, des hommes et des femmes de gauche, qui ne voient pas l’intérêt de militer dans les partis ou se défient d’eux.

   6)- Une dynamique à créer

Ce n’est pas parce que l’unité est difficile à réaliser qu’il faut y renoncer. Cela nécessitera, à l'évidence, de nombreuses étapes.
Toute l’histoire du mouvement socialiste et communiste montre qu’il a fallu que les militant(e)s de cette cause mènent bien des combats et un travail de conviction pour surmonter les tendances à la dispersion et aux querelles internes.
Gauche Avenir, dès son origine, a fait ce choix. Toutes les contributions, tous les échanges, toutes les réunions ont déjà montré une forte aspiration unitaire.

                   -> Actualiser les valeurs de gauche 

Gauche Avenir, sans prétendre se transformer en un nouveau parti, veut être un acteur déterminant de cette dynamique, notamment en poursuivant son travail de fond. Donner un contenu clair à nos valeurs, jeter les bases d’un projet rassembleur et offensif: telle est l'ambition de Gauche Avenir.
Le partage des richesses doit être remis au cœur du projet de la gauche. Il faut réaffirmer que les politiques publiques doivent viser à améliorer la situation du salariat et non à tenter d’amadouer un capitalisme prédateur et destructeur de l’environnement ; que la socialisation des services publics essentiels est la condition sine qua non pour repenser des services modernes, efficaces et véritablement accessibles à tous. Plus que jamais,  la démocratie et la république doivent s’imposer dans la sphère économique et sociale. Quant à l’écologie, elle devient une nouvelle frontière, qui impose une vision à long terme et « soutenable » du développement.
Dans les années 70, c’est la rédaction d’un programme commun qui a permis l’union, car à l’évidence il était impossible à l’époque de surmonter les divergences idéologiques.
Aujourd’hui, l’expérience gouvernementale et la réalité mondiale et culturelle nous imposent au contraire de redéfinir un cadre idéologique et, en tout cas, un corpus de valeurs et un projet  politique et culturel.  Comme tout est fait pour disqualifier l’idée d’alternative politique (pseudo-droitisation de la société française, acceptation sans nuance du capitalisme sous prétexte de modernisme, pseudo-dépassement du clivage droite-gauche, disparition supposée des classes sociales…), il s’agit bel et bien de redonner à celle-ci de la vigueur et de la crédibilité.
 
                   -> Une Charte de l’unité de la gauche.

La réflexion doit être commune et associer largement tous ceux qui souhaitent cette unité. Bien sûr, nous agissons dans nos partis, nos associations et nos syndicats respectifs dans cette direction. Mais nous pensons qu'il faut aller plus loin et préparer une Charte de l’unité de la gauche.
Il ne s’agit pas d’abandonner nos engagements, lorsque nous en avons, mais bien, comme ce fut souvent le cas dans l’histoire de la gauche et des républicains, de constituer un espace de rénovation et d’initiative susceptible ensuite de déclencher un  mouvement général.

   7)-Une « construction collective ».

« Fabrique » de la  Charte pour l’unité de la gauche, Gauche Avenir veut être un lieu de convergence de tous les combats progressistes contemporains.
La situation actuelle exige  de profonds changements  et l’émergence d’un monde meilleur. Il est temps de surmonter les divisions sclérosantes d’aujourd’hui et de trouver dans les profondeurs de la gauche française les raisons d’espérer et les forces de l’action.
Cette « construction collective » est une tâche exaltante et réalisable.
Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article
8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 11:08

« Cap à droite : une stratégie perdante », 
article de Philippe Marlière dans Politis 

 Maître de conférences en science politique à l’université de Londres, signataire de l’appel de Gauche Avenir, Philippe Marlière prévient le Parti socialiste : l’ouverture au centre de la gauche italienne s’est soldée par un échec.
Lire la suite

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article
16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 17:51

Dsc01459.jpg

Première réussie pour Gauche Avenir 81 !

 

Belle réussite pour la première réunion de Gauche Avenir 81 : le vendredi 13 juillet, à Cordes-sur-Ciel, plus de 80 personnes avaient répondu à l’invitation à débattre autour de Marie Noëlle Lienemann et Paul Quilès, deux des premiers signataires de l’appel national de Gauche Avenir.

 

Au fil des interventions, plusieurs constats ont été faits. Après le troisième échec consécutif de la gauche à l’élection majeure qu’est l’élection présidentielle, c’est la question de l’identité de la gauche qui est posée.

 

En premier lieu, il y a ce sentiment d’effondrement chez beaucoup d’hommes et de femmes de gauche au lendemain de la défaite, avec des défections, des pertes de repères. Combien de gens sont aujourd’hui désorientés en voyant l’état du Parti socialiste, et au-delà, de la Gauche en général ? Alors que la droite est totalement décomplexée (Sarkozy, quoiqu’on en pense, est parvenu à lui rendre une certaine fierté), beaucoup à gauche ont tendance à baisser les bras. Face à ce sentiment, quelles idées pour la reconquête ?

 

Pour Marie-Noëlle Lienemann, la société française n’a pas basculé à droite : le mouvement contre le CPE et le résultat du référendum sur le Traité constitutionnel sont des témoignages du fait que la critique du libéralisme reste une donnée forte. Sur la question de l’alliance sociologique sur laquelle doit s’appuyer la Gauche pour la reconquête, elle propose de s’appuyer sur la réalité de ceux qui produisent (quels que soient leur statut) face à ceux qui vivent de la rente notamment.

 

Dans un monde en mutation, traversé par des tendances inédites (montée de la Chine et de l’Inde, problèmes du dumping social) et face à de nouveaux défis (questions autour de la souveraineté alimentaire, des matières premières, de la ressource en eau ou de la protection de l’environnement et de l’enjeu écologique), la Gauche doit se définir en se positionnant sur la défense des biens publics mondiaux.

 

Sur la question nationale et le modèle républicain, la Gauche doit redonner du sens au rôle de l’Etat et en ouvrant des pistes nouvelles (droit effectif au logement, service civique…).

 

D’autres questions ont également été abordées dans le débat, comme celle de l’organisation de la Gauche (« ça n’est pas dans le huis clos des partis que les difficultés vont se régler »), du pacte stratégique entre idéologie et projet, ou de la nécessaire diversité de la Gauche.

 

Au bout du compte, loin du discours convenu des partis politiques, deux heures d’écoute et d’échanges riches en contenu, auxquels ont pris part des élus (vice-Président communiste du Conseil Général, plusieurs maires et conseillères régionales), des syndicalistes, des militants et des citoyens désireux de redonner un avenir à la Gauche.

 

A la demande des participants à la rencontre, rendez-vous est pris pour une nouvelle réunion à la rentrée.

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article
4 juillet 2007 3 04 /07 /juillet /2007 17:48

Succès, diversité, initiatives pour la réunion de lancement de « Gauche Avenir »

Gauche-Avenir-030707-4.jpg


La  première réunion des signataires de l’appel  « Gauche Avenir » a connu un vif succès, ce mercredi 3 Juillet. Plus de 250 personnes se sont réunis  à l’école Boulard (Paris 14ème) pour engager le travail de réflexion sur les valeurs, l’identité et l’actualité de la gauche indispensable à toute refondation, à toute relève après les graves échecs électoraux récents.

La soirée a été animée par Ivan Levaï, journaliste, en présence du Maire du 14ème arrondissement de Paris, Pierre Castagnou.

 La réunion a débuté avec les présentations :

-        de Marie Noëlle Lienemann, députée européenne PS, ancien ministre, qui a rappelé l’originalité de la démarche unitaire de « Gauche Avenir » et souligné le succès rencontré (en un mois, plus de 1000 signataires ont apporté leur soutien), la nécessité de reprendre pour la gauche française le combat des idées et d’offrir une perspective culturelle, voire civilisationnelle ;

-        d’Alexis Corbières, maire adjoint PS du 12éme arrondissement de Paris,  sur l’importance de réunir des socialistes, des communistes, des verts dans un cadre commun de débat ;

-        de Françis Wurtz( PCF, président du groupe GUE au Parlement Européen), dont un message a été lu,  soulignant que Gauche Avenir n’était ni un nouveau parti, ni un lieu qui se substituait à la rénovation engagée dans les différents mouvements de la gauche, mais qu’il la nourrissait.

 Différents rapporteurs ont présenté les premiers thèmes de travail retenus et qui ont déjà fait l’objet de nombreuses contributions via Internet :

- Les valeurs fondamentales de la Gauche: Gilles Candar, historien

- Le clivage gauche/droite et la base sociale pour la gauche d’aujourd’hui: Patrick Champagne, sociologue,

- La gauche et le monde: Emmanuel Maurel, conseiller régional Ile de France,

- Les causes profondes de l’échec de la gauche le 6 mai 2007: Rémi Lefebvre, politologue,

- La bataille des idées, « l’hégémonie » culturelle: Claude Cabanes, journaliste.

Au-delà des 19 premiers signataires, rassemblant des politiques, des syndicalistes et des associatifs, dont l’ancien ministre Jean-Claude Gayssot, on notait la présence de députés comme Alain Vidalies, Gérard Bapt, Jérôme Lambert, Marc Dolez, la députée européenne Anne Ferreira et des conseillers régionaux d’Ile de France comme M. Brunel, S. Méry, mais aussi de nombreux jeunes et des responsables étudiants qui avaient pris une part active dans les mouvements contre le CPE.  Le débat a confirmé cette diversité générationnelle et la soirée fut conclue par André Laignel( député européen et ancien ministre) et Paul Quilès( ancien ministre, Maire de Cordes sur  ciel), qui annonça les pistes de travail retenues :

-        Des auditions de personnalités : la première aura lieu le 12 Juillet à 18H30 avec Emmanuel Todd (sont prévus pour septembre Axel Kahn et Eric Dupin)

-        La création, en plus des 6 groupes existants, d’un groupe sur le thème de la place de la jeunesse dans la société et dans la gauche qui sera animé par Xavier Henry (ancien responsable de l’UNEF Sorbonne)

-        La poursuite des forums et groupe de travail sur les 6 thèmes qui ont fait l’objet de premiers rapports et le renforcement du débat sur le site Internet

-        La publication de brochures et cahiers dés l’automne, en particulier l’un sur    «  Y a-t-il droitisation de la société française ? » et l’autre sur «  les citoyens et l’information »

-        L’organisation de rencontres régionales et départementales, à l’instar de la première réunion parisienne.

  Un compte rendu plus détaillé et des informations plus complètes, ainsi que la liste des nombreuses personnalités signataires sont disponibles sur le site

www.gaucheavenir.org

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article
4 juin 2007 1 04 /06 /juin /2007 15:11


www.gaucheavenir.org

Appel de Gauche Avenir (4 juin 2007)

Face à une droite décomplexée, la gauche est aujourd’hui désorientée, écartelée et sans véritable repère unifiant. Elle a le devoir de redéfinir des valeurs claires et mobilisatrices ainsi que des objectifs simples. Il s’agit là d’un préalable à toute « refondation », « rénovation » ou « rassemblement ».
C’est ainsi, en ne se trompant ni sur le diagnostic ni sur la méthode, que l’on redonnera espoir à celles et ceux qui se reconnaissent dans la gauche.
En créant Gauche Avenir, nous voulons contribuer, en dehors des partis, de leurs enjeux de pouvoir et des rivalités de personnes, à cette « redéfinition ». Issus de différentes sensibilités politiques, sociales et culturelles, nous souhaitons rassembler toutes celles et tous ceux qui veulent s’associer à cette démarche et qui, sans se renier, ont compris que le monde a changé et que de nouvelles aspirations se sont fait jour. Cette démarche, patiente et sérieuse, s’appuiera sur une volonté de dialogue, d’écoute et d’ouverture à tous les courants de la gauche.
Nous appelons à nous rejoindre (www.gaucheavenir.org) les hommes et les femmes qui partagent notre analyse et qui veulent œuvrer à ce renouveau en redonnant toute sa place à la culture de gauche dans le débat d’idées.

Premiers signataires :
Attar Michèle (membre du Conseil économique et social), Candar Gilles (historien), Cabanes Claude (journaliste), Champagne Patrick (sociologue), Corbière Alexis (élu municipal à Paris), Duron Jacques (membre du Conseil économique et social), Gayssot Jean-Claude, Gendre Pierre (syndicaliste), Laignel André (député européen), Lefebvre Rémi (professeur de sciences politiques à l’Université de Reims), Levaï Ivan (journaliste), Lienemann Marie Noëlle (députée européenne), Marlière Philippe (politologue), Maurel Emmanuel (conseiller régional, Directeur de la revue « parti pris »), Moglia Michael (conseiller régional, Président du club CSPRG), Pena-Ruiz Henri (philosophe), Quilès Paul, Wurtz Francis (Président du groupe Gauche Unitaire Européenne au Parlement européen)

 

Repost 0
Published by Paul Quilès - dans Gauche Avenir
commenter cet article

Recherche

Cordes sur Ciel

CORDES

Faites connaissance avec

la cité médiévale

dont Paul Quilès est le maire
cordes-nuages-8-bp--R-solution-de-l--cran-.jpg

 Avant de venir à Cordes, consultez:

     * site de l'Office du tourisme 

     * site de la mairie     

Bibliographie

- 2013: Arrêtez la bombe (avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin)

- 2012: Nucléaire, un mensonge français

- 2011: On a repris la Bastille (avec Béatrice Marre)  
- 2010: 18 mois chrono (avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu)
- 2005: Face aux désordres du monde (avec Alexandra Novosseloff )

- 2001: Les 577, des députés pour quoi faire (avec Ivan Levaï)
-
1992: Nous vivons une époque intéressante
- 1985: La politique n'est pas ce que vous croyez